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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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Archives

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Texte Libre


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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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COHEN Eveybody Knows
Tibetan Song

Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 09:01

Voici ma chienne Craquotte. Elle m'accompagne dans toutes mes équipées bancaires merdiques depuis 1985. C'est ma première chienne. Elle m'a sauvé de la médiocrité des humains Craquotte116

Ma fille Valérie et son compagnon Stephane, toujours domiciliés au Luxembourg s'apprêtent à acheter une maison à Saint-Hubert, au lieu-dit Moulin d'en Haut, sur la route de Poix. Voici la maison en question, haut perchéeMoulin d'en Haut160C'est à Eupen que je termine ce 10e tome de mon journal, à savoir 3944 pages. Je commence donc le 11e tome ce 3 octobreMon Journal en 88149

 

Ce 4 octobre. je suis "aux 3 frontières" de Gemmenich, au N-E de la Belgique aux confins des Pays-Bas et d'Aix-la-Chapelle. KM 197, déjà 3 inspections ce matin et il est midi, je bouffe mes tartines car les restos en région allemande sont mortels. Je suis dans une impasse totale, la Banque veut ma peau, me surveille, tout mon territoire est en danger car hypothéqué par ces salopards. mon épouse ne travaille pas, je vais avoir 51 ans. Comment en sortir??Je suis à bout.

Je lis Vladimir Roubaïev de Serge Lentz un grand monsieur

Serge Lentz est un écrivain et journaliste français né le 15 janvier 1936, en Provence. Diplomé de l'Institut des Sciences Politiques (Paris) et de l'Université de Cambridge (Trinity Hall).

Il fut lauréat du prix des libraires en 1982 pour Les Années-sandwiches et du prix Interallié en 1985 pour Vladimir Roubaïev. Son dernier ouvrage paru est La Stratégie du Bouffon couronné « meilleur roman de l'année » par le magazine Lire.

Il est membre permanent du jury du Prix Interallié. Il est également le traducteur des premiers romans de Jim Harrison : Légendes d'automne et Sorcier.

 

Je reçois une lettre des "Réserves naturelles de Belgique" qui n'aura aucune suite, comme d'habitude. Mon problème étant la pollution de mon ruisseau, vu l'absence d'égoûts dans mon village (Ils seront installée en 2010, soit 22 ans plus tard)Jedwab143

 

Il n'a rien compris. Je pêche pour protéger mes poissons des pêcheurs et non pour les tuer.Et ce projet qui est le leur est celui d'instaurer et de soutenir dans certains jardins, des refuges "Nature". Laissez-moi rire....

Notre civilisation est morbide, sournoisement morbide. L'Homo oeconomicus prime. Il n'y a plus aucune éthique, ni aucun projet. La société masculine encore beaucoup trop masculine, ne se décharge plus que dans les ordinateurs. Elle ne baise plus que des robots. Nous vivons la culture du "Come-out" ou du "Jerk off" électronique. L'essentiel est de devenir CHEBRAN

 

Il y a eu aussi le décès accidentel de Madame Marmoy, mon agent de Signeulx, écrasée sur son vélo. Elle peignait, je l'aimais bien. J'ai téléphoné à son mari Claude Marmoy

 

Je lis le "Procès Verbal" de Le Clezio. Curieux bonhomme mais il ne m'emballe pas. C'est un déchiré mais il a un visage d'adolescent rosé d'Anjou

 

Vendredi 14 octobre, une journée chez Jean-Pierre Ransonnet à Cortil-Tilff  dans son atelier. On parle beaucoup de peinture. Et aussi de ce film qu'on est en train de tourner chez les Lainiers à Verviers et qui s'appellera Australia, en référence aux échanges de laines de moutons entre ce continent et la ville de Verviers, celle des lainiers, très prospère en début de siècle. Beaucoup de verviétois du côté de ma mèrAustralia129

c

  • un film de : Jean-Jacques Andrien
  • année : 1988
  • durée : 118.min
  • avec : Jeremy Irons (Edouard Pierson), Fanny Ardant (Jeanne), Tcheky Karyo (Julien Pierson), Agnès Soral (Agnès), Patrick Bauchau (André), Danielle Lyttleton (Saturday Pierson)
SYNOPSIS

A l’Est de la Belgique, une ville : Verviers, 1955.
Veuf, installé en Australie avec sa fille, le Belge Edouard Pierson revient dans sa ville natale de Verviers à la demande de son frère Julien. Leur famille y possède une usine de lavage de la laine en difficulté et Julien compte sur l’aide d’Edouard pour sauver l’entreprise. Durant son séjour,Edouard rencontre Jeanne, une épouse d’origine paysanne mal intégrée dans ce milieu de la bourgeoisie industrielle. Entre Edouard et Jeanne, une histoire commence.

Australia

C'est justement dans cette région de Verviers que je suis occupé à faire mes inspections

Soirée à l'Arlequin à St Hubert. Un petit con a le culot de sortir sur le comptoir une sorte de petit canon à braconnage. Il n'en est rien resté du petit braconnier. Je l'ai traîté de salopard, d'assassin, de petite crapule et ai ajoûté que si jamais il se retrouvait sur mon chemin en forêt, je le tuerais comme il tue les "bêtes". Mon beau-fils Stephane était à mes côtés. C'était un vendredi 14 octobre 1988

Le 21 octobre, lors d'une réunion Ippa, on m'annonce que l'on va réduire mon secteur d'd'inspections qui est le plus grand de Belgque. On va m'enlever toute la région germanophone. Il était temps, j'allais craquer, je ne pouvais continuer à rouler à cette cadence

Le 26 je suis à Verviers, à l'Ogre de barbarie. Le patron me montre 3 dessins de René Hausman. Magnifiques

Hausman, René
  • Identifiant BEL : 971
  • Nom : Hausman
  • Prénom : René
  • Scénariste Dessinateur Coloriste
  • Né le 21/02/1936 (BELGIQUE)
  • Site Internet : www.renehausman.be
 BiographieRené Hausman316

Né à Verviers le 21 février 1936, René Hausman écoule une partie de son enfance en Westphalie. À dix-huit ans, il rencontre Raymond Macherot et laisse tomber ses études pour se lancer dans le dessin, illustrant des publicités dans le journal local et réalisant des images pour films scolaires fixes. Durant son service militaire, il entame une collaboration avec l'hebdomadaire LE MOUSTIQUE. En 1957, il illustre les premières aventures de "Saki et Zunie" dans "Spirou", sur un scénario d'Yvan Delporte. C'est cependant dans un autre domaine que la BD qu'il va se faire connaître durant vingt ans. Pour le numéro spécial de printemps de SPIROU, en 1958, il improvise une illustration sur le règne animal, puis une deuxième... suivie par des centaines d'autres ! Les éditions Dupuis lui ouvrent des collections de prestige : "Terre Entière" ("La Forêt secrète", "Le Roman de Renart", "Bestiaire insolite", "Les Contes de Perrault" ou les deux tomes des "Fables de La Fontaine"), "La Comédie Animale" et "Le Grand Bestiaire". Homme de grand appétit et de forte constitution, Hausman se persuade que la BD nourrit mieux son artiste que l'illustration. Le développement d'un secteur graphique plus libre que la série traditionnelle pour tous le séduit. Il réalise à partir de 1976, quelques fables gentiment érotiques pour FLUIDE GLACIAL (sur des scénarios de Binet, Delporte, Dubois, Gotlib) ; celles-ci seront intégralement reprises en 1991 chez Dupuis dans l'anthologie "Allez coucher, sales bêtes !", complétée par quelques idées inédites de Yann. Après un passage remarqué de la charmante "Zunie" dans LE TROMBONE ILLUSTRE, Hausman aborde les grandes sagas d'héroïc-fantasy avec sa nouvelle héroïne "Laiyna", sur des scénarios de Pierre Dubois : "La Forteresse de pierre" (1985), puis "Le Crépuscule des elfes". Lorsque "Aire Libre" accueillera ces deux épisodes, il illustrera pour cette prestigieuse collection deux scénarios de Yann, "Les Trois cheveux blancs" et "Le Prince des écureuils", construits à sa démesure. Illustrateur aux ambiances et couleurs étonnantes, dessinateur de beautés brunes bien en chair et de trognes expressives, chantre de la nature et des animaux, Hausman vit à la campagne et se passionne pour la culture populaire. Sculpteur, musicien et joueur d'instruments sonores tels que la cornemuse ou la fujara tchèque, il a longtemps été la vedette d'un groupe folklorique wallon, Les Pêletêus, et a même enregistré un 45-tours en 1974.

 

Anniversaire de Céline ce 26 octobre-45 ans

Le 29, Nina m'apporte une de photos prise par Michael STUDTMAN, l'allemand d'Eilwangen, grand photographe, dans mon atelier, photo qui va faire le tour du monde, me dit-on !!!

Nous invitons à Moircy Nina Auer et les Barbusiaux, des amis à elle, un jeune couple. Lui est vétérinaire. C'est un enfant de la balle. Son père était clown. Il a commencé par soigner les animaux de cirque

 

Le 31 octobre, Jean-Pierre Ransonnet et sa compagne Martine Doutreleau annoncent leur visite ici pour le WE et comme je n'ai rien prévu pour mon anniversaire de ce 1er novembre-51 ans. Si tout de même un déjeûner chez ma fille Valérie et Stephane qui sont encore à Luxembourg, rue de Bragance. Nous y retrouvons les parents de Stephane

 

Voici une photo prise du fond de mon jardinMaison vue du fond146

 

Rêve du 2 au 3  novembre

Devant faire poser des pneux "neige", je vais chez mon garagiste, décide de prendre la marque Vredestein et mon garagiste me montre 4 ou 5 chiens vivants, sortes de bâtards mâtinés de chow-chows et de bergers, en somme plutôt des huskies, chiens de traîneaux, qu'il va devoir tuer pour m'en faire des pneus neige et il en paraît désolé. Je refuse net, apprenant que tous les pneus neige se font avec du chien, que c'est classique et bien connu

 

Voici des feuilles de GINKGO qui me sont envoyées par mon ami Baudhuin Simon d'Habay-la-Neuve. Ce sont eles mêmes que celles que l'on trouve au Cimetière des Aliskans à Arles. Je les colle dans mon journal

Gingko148

 

Mon appareil-photos actuel est un Yashica Minister D. Mon Mamyia a été volé à Paris dans ma voiture et j'ai repris mon ancien appareil. Je n'ai  plus de grand angle ce qui me manque beaucoup

 

Je dessine le paysage derrière chez moi, à même mon journal (Tome XI, p.4060)Derrière chez moi150Marianne Poncelet, 28 ans, retour de Malaisie, m'envoie des photos de totems, que je crois d'abord, être ceux de mon atelier; Eh bien non, surprise, ce sont ceux d'un artiste chinois exposant à Singapour. Marianne a été tellement surprise en les voyant là-bas qu'elle est retournée à l'expo pour les photographier. Les voici. C'est assez surprenant. Héls elle ne m'a pas donné le nom de l'artiste. Aurais-je, comme Hergé, trouvé mon Chang???Totems malais 1151Totems malais 2152

Ce 9 novembre, je suis à Habay-la-Neuve chez mon ami Bô Simon, porcologue et Mail-artistebô Simon à Habay 1153bô Simon à Habay 2154

Il passe en jugement mercredi prochain, en appel. D'autres amis passent chez lui, Paul et Elisabeth Depré et leur petit Louis et ensuite Maryse Sampaix. L'ambiance est tendue à cause du jugement à venir...que voici...La cataBô Simon Tribunal156

 

 

Baudhuin est condamné à 18 mois, dont 9 de prison ferme, alors qu'il avait écopé de 9 mois en correctionnelle. Il va donc devoir rentrer en prison

 

Vendredi 11 novembre, je plante 7 saules en amont du ruisseau. Je passe l'après-midi dans l'étang, avec de l'eau jusqu'aux cuisses, pendant 2h30, pour nettoyer les élodées canadiensis, devenues proliférantes

 

J'entame al lecture de Jens Peter Jacobsen, le plus grand prosateur danois(1847-1885). Il s'agir de Marie GRUBBE.

Stefan Zweig, Thomas Mann, Robert Musil furent ses admirateurs. Arnold Schoenberg mit en musique ses poèmes, les Gurrelieder et surtout Rainer maria Rilke, fit de ses ouvrages, ses livres de chevet (Niels Lyhne et Marie Grubbe). Il est mort à 38 ans de tuberculose

 

Succès de Guesh Patti, la  nouvelle révélation de la chanson française.... Etienne, Etienne, Etienne....

 

Une émission sur Jean Lapointe un sacré mec du Québec. Il se définit comme chanteur et non comme imitateur alors que ses imitations sont remarquables

Jean Lapointe (6 décembre 1935 à Price, comté de Matane - ) est un auteur-compositeur-interprète, acteur et sénateur canadien retraité.

 

Biographie

À l'âge de 14 ans (en 1950), Jean Lapointe participe à un concours d'amateurs à la station radiophonique CHRC (de Québec) et remporte quelques prix qui récompensent ses talents de chanteur et d'imitateur. Ce succès l'amène à se produire dans quelques cabarets de la région de Québec. En 1954, il tente sa chance à Montréal1.

Jean Lapointe travaille dans plusieurs cabarets montréalais, (dont le Casa Loma) et, en octobre 1955, est engagé au Théâtre national de Jean Grimaldi. C'est à ce moment que Jérôme Lemay, rencontré à Québec peu de temps auparavant, assiste à l'un de ses spectacles. Un tandem prend son envol, les « Jérolas » voient le jour. Le duo connaît un succès ininterrompu durant ses 15 années de carrière, jusqu'à leur dissolution en 1974.

Puis, en solo, Jean Lapointe confirme, par ses succès, son talent d'humoriste et de chanteur. Il présente des spectacles d'humour et fait de la chanson, mêlant ces deux arts avec brio. Entre 1977 et 1981, ses spectacles attirent plus de 300 000 personnes. Comédien et humoriste doué, Jean Lapointe sombre dans l'alcoolisme et devient ensuite très préoccupé par les problèmes reliés à la toxicomanie. En 1982, il fonde la Maison Jean Lapointe, où seront reçus en cure fermée des toxicomanes3.

Il fait un passage remarqué dans la télésérie Duplessis en 1978.

Philatéliste dans l'âme, il se lie avec Michel Strecko et ouvre, en 1979, la boutique La Timbragie, au Complexe Desjardins de Montréal. Ce commerce reste en opération jusqu'en 1989.

Le 13 juin 2001, le Premier ministre Jean Chrétien le nomme au Sénat du Canada. Il siège en tant que libéral jusqu'à sa retraite statutaire à l'âge de 75 ans, le 6 décembre 20104.

Au printemps 2011, il participe à un retour des Jérolas sur scène5. Ce retour fut interrompu suite à un malaise de Jérôme Lemay à la Place de Arts le 31 mars 2011. Jérôme Lemay est décédé peu de temps après, le 20 avril.

Le fils de Jean Lapointe, Jean-Marie Lapointe, est un acteur québécois. Son père Arthur-Joseph Lapointe fut quant à lui député fédéral de Matapédia—Matane.

 

 

 

Le 20 novembre: Premières neiges. Et me voici à nouveau sur les routes, 274 Kms enneigés, retour chez moi à 20h00, ce qui est courant

 

Où est Baudhuin Simon? Aucune nouvelle. Il n'a ni voiture, ni téléphone; Ah on me téléphone qu'il a introduit un recours en grâce et disons-le tout de suite, il sera grâcié d'une certaine façon

 

Mon père a 80 ans ce 22 novembre. Je roule 285 Kms dans la neige et pas sur autoroute mais dans des chemins de campagne

 

Pauline Laffont a été découverte au fond d'un précipice

 

Vendredi 5 novembre, à Verviers chez les Blavier avec Céline, à 17 heures et puis de 19 à 21h20 au parc, avec Guy Lemaire, le photographe, déjà rencontré un soir chez Blavier. Les parents d'Odette étaient instituteurs à La Calamine. On a parlé des photographes Grooteclaes et Van Dormael. André me montre ses Maurice Pirenne (mon grand'oncle, peintre verviétois); C'est d'ailleurs chez Maurice Pirenne à Stembert que j'ai rencontré André Blavier en 1967. J'ai déjà évoqué tout cela dans cette biographie et ailleurs

 

A Apostrophe hier un certain Noël GODIN, un liégeois, qui veint de publier un livre "L'ENTARTREUR"

 

RIMBAUD   1854 - 1891

VAN GOGH 1853-1890

Tous les deux morts à 37 ans

 

A MA CHIENNE CRAQUOTTE

"Tigron mon chien, bientôt tu seras un grand cerisier et je ne saisirai plus la connivence de ton regard, ni le tremblement de l'anse de ton museau, ni  se projetant de droite et de gauche, tes abois prévenants jamais ennuyeux. Quelle direction allions-nous prendre? J'entrais et sortais dans ta jeunesse, côtoyant une si longue existence qui ne deviendrait peut-être la mienne que pour s'ajouter un jour à mon oubli, tête anonyme; Puis se profilerait en fin de compte un champ qui pleurerait de se laisser traverser! Ni attentionné, ni indifférent. Tandis que je lirai sur ton coeur battant beaucoup trop vite; fatale séparation.

Ah celui-là perd sa convention, qui ne distingue sur le miroir disparu de sa maison que les deux mots entrer et mourir, n'ayant rien d'un passant triste. Du moins le croit-il sans chance aucune de retour. L'affection mon chien"

(René Char. Les voisinages de VanGogh)

 

Ce 2 décembre. Nuit et brouillard à Anvers

 

Le 9 un documentaire sur Guy Bedos et son fils Nicolas. Voyage à Alger et à Constantine. Les ruines de l'ami algérien, copain de classe, la rupture entre sa mère et son père en Algérie. Bedos cherchant la tombe de son père avec son fils Nicolas. Le grand pont et le suicide. Bedos devant une mosquée entouré agressivement pas des algérois et parvenant à les faire rire en disant "C'est une question de clientèle" pour expliquer le remplacement des églises françaises par les mosquéesBedos157

Le 12 retour chez les Offergeld pour voirs les quatre étangs de Charles, alimentés par des sources. Ninette est toujours en plien forme. Elle vient d'acheter un piano droit belge un Boene de 1914 qu'un certain Guy Pierson d'Etalle est en train de réaccorder

Etang Offergeld en déc 88Bedos158

en rentrant Charles me verse un whisky norvégien très "spécial". Excellent dis-je, on dirait qu'on a mis une plante dedans. Nous inspectons la bouteille. Charles s'est trompé, c'est du Rhum. Fou-rires

 

Le 13 j'achète plusieurs disques de jazz, Errol Garner, Duke Ellington, Count Basie, Charlie Parker

 

Le 16 je suis à Anvers. On m'enlève les régions germanophones mais on en met d'autres à la place. Résultat l'an prochain j'aurai 390 inspections à effectuer au lieu de 368 cette année

 

L'amitié ça peut être aussi la pudeur de ne pas "arroser" l'autre

 

 

Je constate que souvent les gens vont à Paris pour aller au spectacle ou visiter les musées, les expos dont on parle. Moi, je préfère flâner dans Paris, en humer l'air et la lumière et le grouillement barbare, croiser les éboueurs à 4 heures du matin, respirer l'odeur des trottoirs mouillés, tous ces trottoirs qu'on lave à grande eau chaque matin à Paris, trottoirs de cafés, trottoirs de boucheries, fauteuils de terrasses retournés les uns sur les autres. Paris c'est avant tout une lumière et une odeur et ce n'est pas dans les salles de spectacle qu'on les hume

 

Mi-décembre, mail-art de Baudhuin SimonLettre Bo Simon Déc159

Il paraît que sa peine de prison ne devrait pas être effectuée car on fête les 40 ans des Droits de L'Homme

 

Ma fille, son compagnon et son fils quittent Luxembourg et viennent habiter à Saint-Hubert dans la maison qu'ils ont achetée au Moulin d'en Bas. Voici la vue à l'arrière de leur maison, en direction de Poix Saint-Hubert

Moulin d'en Haut 2161

 

On est tous paumés, mais je différencie les gens en fonction de la forme qu'ils donnent à leur Jeu de paume

 

J'ai acheté une guitare filk, une Gibson

 

Une virée à Anseremme chez ma tante et ma cousine qui m'offrent Le Dossier Camille Claudel de Jacques Cassar. Très touché

 

Le 27 décembre j'achète de l'Ecoline pour la 1ère fois, à Bastogne. Envie de travailler ce medium. Première écoline ce 28 décembre

 

Je constate que beaucoup de gens vont à Paris pour aller au spectacle ou voir les musées et les expos dont on parle; Moi je préfère flâner dans Paris, en humer l'air et la lumière et les grouillements barbares, croiser les éboueurs à 4 heures du matin, respirer l'odeur des trottoirs mouillés, trottoirs des cafés, trottoirs des boucheries, fauteuils des terrasses retournés les uns sur les autres. Paris c'est avant tout une lumière et une odeur et ce n'est pas dans les salles de spectacle qu'on les hume

 

 

Le 30 décembre, exténué je vais chez mon toubib. Mise en congé pour 2 semaines et

examen cardiologique à passer le 9 janvier prochain

 

J'ai fait 41.000 Kms cette année au niveau professionnel

 

Ma vie va basculer

 

Un dernier docu sur Stefan Zweig

Zweig144

 

Rêves

Ce 31 décembre vers 4h du matin, j'ai rêvé que des salamandres surgissaient du sol autour de moi dans la forêt. J'essayais de les attraper pour les ramener à Moircy mais c'était très difficile. Ah ce jaune de la salmandre qui est celui que j'emploie dans mes gouaches

 

Cette nuit j'ai aussi été un résistant arrêté et attendant d'être fusillé. Grandes discussions entre les S.S et la Wehrmacht, à mon sujet. Enfermé dans un immeuble face à la Kommandantur, je regarde par la fenêtre et j'aperçois des soldats qui guettent le moindre de mes déplacements. Céline est avec moi. Je cherche un moyen de m'enfuir (Ca fait très "Armée des Ombres de Melville et aussi Topaze d'Hitchcock)


 

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 08:36

En visite chez Ninette ( Directrice du Centre Culturel de Rossignol) et Charles  Offergeld, à Willancourt  ce 7 juillet 1988. Magnifique soirée. Soleil resplendissant. Charles me montre son étang alimenté par une source. Dîner dehors, avec Rivaner de 10 ans, Saint-Emilion, Boulgour, Bettes et Jambon fuméWillancourt-Offergeld Juillet

La partie droite de la maison reçoit des stages . Il y a 7 ans que les Offergeld ont quitté Freylange, pour Willancourt. En fait ils sont originaires de Grand Halleux. Charles dont la famille a tenu le Musée du Coticule à Vielsalm, est professeur à Izel et est d'origine gantoise et allemande. On a beaucoup ri. Ils ont trois garçons à eux et une fille adoptive. On a parlé de l'Oncle de Charles, un certain Michiewski (polonais) antiquaire à Gand et que j'avais rencontré à Rossignol.

 

Avant Willancourt, nous étions passés chez Blandy Mathieu et sommes allés en voiture voir un café qu'elle voulait reprendre à Bakese (Virton). Avons rencontré Dominique Collignon, peintre comme Blandy, deux peintres gaumaises, son fils Marius et ses beaux-parents.

 

9 Juillet, ai téléphoné à nos amis français, Henri et Aghès Michon. Agnès a raté son oral au CAPES et ils vont construire à Châteaurenard, sur 5 ares de terrain  

 

Je suis en vacances mais très fatigué. Je dois continuer à travailler aux entrées et sorties des étangs (placement des grilles)

 

Pour la 1ère fois depuis 12 ans, je me remets sur un terrain de tennis à l'Arlequin à St Hubert, avec mon beau-fils Stephane Poncin. J'ai jadis joué pendant une vingtaine d'années.

 

Je ramène 18 tritons de la forêt dans mes étangs

 

Continue à travailler mes gouaches sur papier-pelure, sur le thème de étangs

 

Je pèche ma 78e truite de l'année dans mon ruisseau

 

Une émission sur Thadeus Kantor, l'un des personnages les plus épiques du théâtre contemporainThadeus Kantor122

Le 14 juillet, je fais une fugue car l'ambiance est  insupportable à la maison, avec ma femme. Je passe chez Nina Auer avec ma chienne Craquotte,lui offre deux gouaches, Nina a travaillé beaucoup pour moi, à photographier mes oeuvres. Elle habite Tony, à 5 Kms de chez moi.Elle est Berlinoise.

Ensuite je roule vers Blanche-Oreille, région de Bertrix, pour découvrir la maison qu'il vient de prendre en location. Dominique sculpteur et peintre, est infirmier de nuit à l'Institut Psychiatrique de Bertrix. Il est absent.

Alors je continue sur Carlsbourg chez Jacques et Nicole Poncelet. (Lui est de Alle-sur-Semois, Ingénieur des Eaux et Forêts) et tombe sur leur fille Marianne, la globe trotter. Elle revient de Malaisie et repart pour l'Espagne, demain. Je joue de la guitare mais j'ai une extinction de voix. Je rentre à 1 heure du matin

 

Je termine le sentier en gravier à l'Est du deuxième étang

 

Encore 8 gouaches

 

Je lis "Camp retranché" de John Cowper Powys

 

Bagarre avec ma femme à propos de mon courrier avec une écrivain Québecquoise, Monique Proulx de Montreal que j'ai rencontrée à un colloque à Redu et avec laquelle j'ai conversé longuement, rien de plus;

 

Dimanche 17 juillet. Ma belle-soeur Marie-Henriette Nassogne passe à Moircy. Elle va à Luxembourg pour y garder Renaud, fils de ma fille Valérie qui va travailler à plein temps pendant 3 semaines (Secrétariat de Direction); Mon beau-fils travaille dans une banque italienne à Luxembourg et ils habitent donc tous trois dans cette ville opulente du Grand Duché

 

Je continue ma série de polaroïds. Je commence à peindre les encadrements des cartouches en noir.

 

J'élargis mon ruissau en amont. Dans le fond la forêt de Saint-Hubert

Elargissement ruisseau124

Une émission télé sur Enki BILALBILAL123

Virée à Redu le village du Livre où j'achète Océans d 'Yves Simon, Le Procès Verbal de Le Clézio, Robinson Crusoé dans une vieille édition, Des Hommes et des Bêtes par Grey Owl, cet indien amoureux des castors qui a habité mon enfance, avec Fennymore Cooper et Jack London. Livre avec de nombreuses photos; Les castors me font tout à fait penser aus Rats Musqués que nous avons à Moircy

 

Décès de Josette de Bonhomme qui s'est occupée de nous, les 3 fils, durant notre enfance et notre adolescence. Elle était de Fraipont-Nessonvaux, Baronne et je l'aimais beaucoup. Elle venait d'épouser quelques années avant Jacques Van Esbroeck, un passionné d'ornithologie (AVES).

Josette est venue régulièrement nous garder chez mes parents à Liège de 1949 à 1960. Elle était belle, pleine de santé et d'équilibre, elle m'a aidé beaucoup...Le savait-elle???Nous avions en commun l'amour du soleil et des oiseaux. Elle était passée un jour à Libramont avec son mari, Jacques Van Esbroeck. Ils cherchaient des oiseaux. Je le avais envoyés sur le Plateau de BrasDécès Josette de Bonhomme128

Voici mon territoire fin Juillet 1988

Moircy Fin Juillet125

Ai pêché 90 truites à ce jour en 1988. Aucune tuée. Je ne tue pas. Je les ai mises dans mes étangs pour les protéger

 

Reprise du boulot, quelle horeur, inspections bancaires dans la région de Francorchamps. Depuis 10 ans, donc 1978, on vit vraiment une sale époque. On ne sait même plus faire la fête entre amis-rarement-ou alors avec un fond de tristesse et de nostalgie

 

Et puis tous ces morts qui s'accumulent autour de vous

 

Ma belle--soeur va repartir en Tunisie. Amoureuse....séduite par le Désert

 

Je connais mieux les chiens de mes agents(bancaires) que mes agents eux-mêmes

 

*Ma tante Ginette m'en veut de ne pas être allé à l'enterrement de son mari.  J'aurais dû me taper une incinération à Gand, environ 350 Kms aller-retour, entre deux journées dans la région d'Eupen. Je hais les enterrements, aurtant que les mariages. Que les gens me foutent la paix avec leurs cérémonies. Je n'irai même pas aux enterrements de mes parents. Alors pourquoi irais-je à ceux des autres???(Pourtant ça m'est arrivé)

 

Un an plus tard je n'irai pas à celui de mon père et 10 ans plus tard, je n'irai pas non plus à celui de ma mère. Je sais c'est scandaleux mais je m'en fous du scandale

 

Je suis dans la région de SPA

 

Pense à partir en Andalousie en automne mais m'aperçois que les Espagnols n'aiment pas les chiens, pas plus que les taureaux. Dans les guides d'hôtels, plein de chiens barrés. D'ailleurs dans Tintin, il y a toujours cette expression "Chiens de Roumis", prononcée par les arabes andalous ou non.
Nous les blancs, nous sommes des infidèles, nous ne sommes que des chiens.  Et pourtant rien de plus fidèle qu'un chien. Nous avons juste le droit d'aller vider nos porte-feuilles chez eux, mais sans nos chiens. Et en plus leur tauromachie m'est insupportable. Je ne retounerai jamais en Espagne

 

A ce jour (début août)j'ai fait 230 inspections bancaires depuis le début de l'année. Il m'en reste 24 pour terminer ma 2e tournée et ensuite on remet ça

 

Je continue à nettoyer mes étangs. Des seaux et des seaux de boue. 95 seaux ce 6 août

 

Je commande des écrevisses américaines pour les mettre dans mes étangs.Pauvre con, je ne sais pas qu'elles vont toutes se barrer par le ruisseau. Pourtant mon grand étang est bardé de murailles de pierres de schiste et de grès et les écrevisses adorent çaEcrevisses américaines137

Suis invité partout, concerts, théâtre, colloques etc.. Y en a marre. Il y a un âge où il faut cesser d'aller VOIR et se mettre à FAIRE

 

Je reçois enfin mon permis de bâtir pour mes deux étangs. Quelle bagarre, depuis 8 ans!!!!

 

Suis à Verviers. A la Librairie "La Dérive" j'achète "Oeuvres d' Arthur Rimbaud-Poèmes retrouvés. Préface de Claudel. Mercure de France 1945. Et aussi " Le Carnet noir" de Durrell, ce fameux manuscrit envoyé à Henri Miller et publié par lui, ce qui va enclencher l'amitié des ces deux hommes et leur "Correspondance privée" (Correa- Buchet-Chastel)

 

Le 14 août, viste de la Berlinoise Nina Auer avec un couple de photographes-amis, les Studtman, lui Procureur d'Etat, elle ancienne prof d'éducation physqiue. Ils n'ont pas arrêté de flasher mon atelier pendant 1h45, avec leurs "Canon,s"

 

Pauline Laffont, la fille de Bernadette n'est toujours pas retrouvé dans les Cévennes. Il y aurait eu une bagarre familiale

 

Dans la région de Verviers j'essaie de rentrer en contact avec Catherine Lieutenant, éditrice,Catherine Lieutenant135 toujours très affairée et les Blavier, nos amis communs sont à Ostende

 

La rentrée professionnelle s'annonce houleuse. Réunion à Charleroi le 9 septembre et à Anvers, le 12. Je suis inquiet

 

Pour lutter contre les pollutions de mon ruisseau, j'envoie un dossier aux " Réserves Naturelles". Je voudrais fair classer mon territoire comme réserve naturelle

 

Plan actuel de mon territoire, dessiné dans mon journal, avec les noms des plantes et des arbresPlan du Territoire130

Une visite chez les Depré à Florenville (Paul Silentblock) compositeur. Des amis de Baudhuin Simon. Pol a 26 ans mais à 16 ans il a été atteint aux poumons par un laminoir vômissant. Ensuite il est tombé d'un échafaudage de 12 mètres, d'où une jambe raccourcie, des tassements et de nombreux problèmes rhumatismaux;

 

Mon amie Françoise Lambinet est allée voir à Paris une exposition avec notammenr REQUICHOT et CHAISSAC. Son mari lui a dit "Mais ce sont des oeuvres de ton ami Vancau!!!"

 

Ce mercredi 24 août, au BARBARGIR, mon resto crétois de Verviers, avec les Blavier et une certaine Christine MERY de Tours, une Quenellienne.

 

Le lendemain je suis à Anvers, au Centre ordinateur d'Ippa, à Wilrijk. Des changements de structure sont imminents

 

Le lendemain, les Offergeld ici. J'apprends de Ninette que mon exposition dans la grande salle à Rossignol, a été jugée comme vide de sens et d'intérêt par la population locale et que l'on ne recommencera jamais pareille expérience. Ca fait toujours plaisir. Et pourtant j'y réexposerai en 1993 (mais Ninette ne sera plus là)

 

Depuis le 1er août j'ai retiré 583 seaux de boue, de mes étangs (17 Kgs par seau). Celà fait près de 11 tonnes

 

Mon travail ne rencontre pas plus d'attention auprès des intellectuels qui me jugent trop primitif, qu'auprès des primitifs qui  me jugent trop intellectuel. Toute ma vie, je resterai assis entre deux chaises

 

Ce 30 août. Je rêve qu'Alain Delon vient à Moircy. Très cool. Il y a  aussi d'autres gens (Anthony peut-être). Delon parle de la seule femme qu'il ait aimée (dit-il dans mon rêve), Valérie Kapriski, en ajoutant qu'il ne souhaitait à personne d'aimer une actrice. Anthony est en bas et tout d'un coup, une terrible bagarre éclate entre Céline (ma compagne) et moi. Elle me frappe sur le sol avec une pelle à neige qu'elle m'enfonce dans la poitrine et je fais semblant de mourir et d'agoniser alors qu'en fait je n'ai rien.

 

Peu après, Delon vient me dire au-revoir avec son staff de secrétaires, l'une d'entre elles me disant que mon oeuvre était bonne mais tout de même copiée. Et moi de rétorquer "Copiée sur qui, donnez-moi des noms" et elle me cite des peintres dont je n'ai jamais entendu parler

Anthony Delon et moi échangeons nos adresses

Or je n'aime pas du tout Delon.....Delon qui me parle de Kapriski qui me fait penser à une ex à moi d'où la réaction de Céline qui depuis cette aventure me surveille de près. Cette fille était très belle, artiste et avait 20 ans de moins que moi

 

Mon voisin nouveau-venu revendique une partie de mon terrain qui aurait été mal borné, en fait pas borné du tout et nos deux terrains appartenaient aux mêmes propriétaires, les frères Leriche. J'accepterai le bornage à mon désavantge et rachèterai la partie de terrain qui ne m'appartient pas en effet et paierai la moitié des frais du géomètre

 

Le 31 août je suis au bord du Barrage la Vierre sur la route qui va de Neufcâteau à Florenville. Superbe !!!Barrage de la Vierre 2Barrage de la Vierre Fin août132

Me voici à ChassepierreChassepierre133Puis à Muno, à la Roche à l'AppelMuno Roche à l'Appel134Muno La Roche à l'appel114

Nous voici le 11 Septembre. FOLON vient à Neufchâteau. Je suis invité à le rencontrer par Mr et Mme Ghislain de Neufchâteau, ce qui sera fait dès 11 heures, sur le terrain de Football et sous les yeux ahuris de l'Abbé Cornerotte, le Pape de l'art contemporain luxembourgeois, qui n'a jamais pu me voir "en peinture". Il s'agit de pousser 1000 enfants de Neufchâteau à dessiner 1000 pommes, sur un terrain de 5000 m2 sous l'égide de Folon. Le plus grand dessin du monde au profit des enfants du TchadFOLON 1138FOLON 2139

FOLON 3140un monde fou. Monsieur Meteo qui est de Neufchâteau, Monsieur Zygo, Marion, Julos Beaucarne et Somville. Les enfants sont au travail, on mange dehors après les interminables discours de l'Unicef, de Folon, des politiciens. Trop long mais beaucoup d'humour et de chaleur. Enuite on visitera une expo des artistes qui ont réalisé une pomme (Je n'en suis pas); Des horreurs et particulièrement les 8 pommes de Roger Somville, très soucieux de tourner son grand panneau vers les caméras de télévision. Grotesque!!!

 

Ensuite Madame Ghislain me prédente Madame Hergé, Fanny ainsi que sa ravissante adjointe à la Fondation, Viviane Van den Inden, ondulante comme un roseau et que je ne quitterai plus de l'après-midi

 

Je montre en fin d'après-midi les photos de mon territoire à Folon. Il est emballé. Plus tard il m'enverra cette carte de New-York où il résideFOLON Carte 1141FOLON Carte 2142Et le lendemain je suis à nouveau à Anvers-Ippa et l'orage gronde

Une expo de mes ami-es, à Tintigny, en GaumePlan du Territoire131Fin septembre un Colloque Queneau au Botanique à Bruxelles, auquel je ne pourrai me rendre avec les Blavier, tant ma banque m'étouffeColloque Queneau115

Cette année les J.O se déroulent en Corée du Sud. Je suis...

 

Un certain Marc-Antoine me demande d'exposer à Arlon, à la Maison de la Culture

 

Mon père a été placé par ma mère au Home Saint-Joseph à Liège. Il n'était pas sage à la maison, paraît-il! Il va avoir 80 ans. Il paraît qu'il écoute de la musique toute le journée. Mon père jouait du piano. Beethoven, Schubert, Schumann, Mendelsson.... Quant à ma mère elle est à la Côte d'Azur avec mon frère Etienne

 

Ma Réponse à Jean-Michel Folon à New-York

Préambule: A Neufchâteau, les pommes des enfants étaient bien plus intéressantes que celles ds adultes. Tout le problème de l'Art est là. Et tous les autres problèmes de notre petite terre en découlent...

Cher Folon

Merci pour ta lettre. Moi aussi j'ai séjourné à New-York en 1971. J'en reste marqué à jamais ! Né à Gand, y ayant vécu un peu, j'ai aussi vécu à Liège et à Bruxelles, avant d'échouer dans la Province de Luxembourg. J'ai aussi vécu en Suisse et des voyages j'en ai fait à la pelle. Rassure-toi, j'ai beaucoup bougé et je bouge encore.

Mais j'aime mon petit port d'attache et ce n'est qu'à 40 ans que j'en ai eu besoin. Et mon territoire c'est un Athanor. On peut aussi vivre le monde entier dans quelques mètres carrés;

"Isolé" oui, au niveau de ma peinture et seulement là. A savoir que, ce que je crois être l'expression la plus intense de ce que je suis, n'et comprise que par quelques uns et pas du tout par le plus grand nombre. Le contraire de toi en fait.....

etc...etc...c'est trop long

 

Octobre arrive. je suis dans ma 3e tournée d'inspections, dans la région de Gemmenich-La Calamine

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 07:18
1988 est une année très pénible. Je suis sur la route (200 à 300 Kms de route chaque jour) pour mes inspections bancaires de 8 heures du matin à 20h00, sans rentrer à midi. La pression pour me faire quitter ma banque où je suis un corps étranger est énorme. Je ne comprends pas comment je parviens néanmoins à réaliser tout ce que je relate dans les pages qui vont suivre, en travaillant 12 heures par jour au niveau professionnel...
Voici le Whisky que je me mets à déguster avant le repas de midi, de l'américain, du Bourbon. J'en avais goûté pour la première fois dans l'avion qui m'emmenait à New-York
en 1971
. Bourbon 88008
Un documentaire sur André Blavier "Les Temps Mêlés d'André Blavier", réalisé en 1974 par Christian Bussy. André dit qu'en 1942, ne croyant plus à grand'chose, il était tombé sur un livre de Queneau. Un révélation et pour lui une remise sur ses rails. Il avait 20 ans.
 
J'ai terminé 79 Polaroïds (Mes aquachtoniques), dans l'Atelier.
 
On vient de vendre une aquarelle d'Hitler pour un million de francs belges en Angleterre (25000 Euros). Contrairement à ce que tout le monde dit sur ce peintre raté, cette aquarelle ne me paraît pas du tout inintéressante. J'imagine donc que ce terme "raté" tient au fait qu'Hitler n'a pas réussi son examen d'entrée aux Beaux-Arts de Vienne...
 
Que ne l'a t'on laissé devenir peintre???.
 
Je termine "Les Eblouissements" de Pierre Mertens, l'écrivain belge, Prix Medicis. Livre beau et dur. Avec tout le temps la présence de la mort et de la pourriture.
 
Rencontre à la télé de Marguerite Duras et de Jean-Luc Godard. C'est lui qui, finalement dit les choses les plus intéressantes:
"Je fais des films pour occuper mon temps.SI j'avais la force de ne rien faire, je ne ferais rien-c'est parce que je n'ai pas la force de ne m'occuper à rien, que je fais des films. Pour aucune autre raison. C'est là le plus vrai que je puisse dire de mon entreprise..."
 
Plus avant il appelle Sartre, le Soljenytsine d'un pays sans goulag. De Sartre il n'aime qu'un seul livre "Cahiers pour une Morale"
 
Godard:"Les hommes ne peuvent pas se parler entre eux. C'est pour ça qu'ils écrivent, c'est pour ça q'ils font des films" Et Duras d'embrayer "Les hommes ne peuvent pas parler d 'eux-mêmes. Les femmes le peuvent. Les hommes ne peuvent pas, donc ils se servent d'alibis, ils parlent d'autre chose pour parler d'eux-mêmes:  ils parlent des femmes, ils parlent de leur travail, ils parlent d'idées.
 
Et Godard en conclusion: "Il me reste un sentiment d'insatisfaction de n'avoir pas pu faire de ce que je sais faire et je dirais, toi, de n'avoir pas fait un peu de ce que tu ne sais pas faire et moi pas assez de ce que je sais faire, mais bon c'est déjà ça, c'est déjà ça...."
 
Il est de plus en plus évident pour moi que ma relation à l'autre ne m'intéresse que si elle passe par le langage de la culture, à savoir de la forme prise par l'autre... et par moi.
 
Je lis "Histoire d'un crayon" de Peter Handke mais ça ne m'acroche pas.

Valé

Je lis "Fermina Marquez" de Valéry Larbaud.

On diffuse VIA MALA à la télévision d'après le roman de John Knittel, avec Mario Aldorf et Maruschka DetmersVia Mala010
Si je me sens perturbé c'est surtout à cause des gens qui le sont aussi, mais très mal, des gens qui boitent à côté de leurs pompes, des gens qui remplissent leurs trous avec du bruit, pas avec de la fureur.
 
J'achète 3 livres à savoir : Solfèges de Satie, Siloë de Paul Gadenne et Protection encombrante d'Heinrich Böll.
Je lis la 2e version du "Horla" de Maupassant
 
Desproges interrogé par Drucker à propos de Le Pen "Ce type-là n'est pas humain. Il y a plus d'humanité  dans l'oeil d'un chien quand il remue la queue, qu'il n'y en a dans la queue de Le Pen quand il remue un oeil..."
 
Je lis Gadenne mort de tuberculose à 49 ans. Le héros de son livre "Siloë "s'appelle Simon. Un intello qui sort  de la Sorbonne, peu avant la dernière guerre, et se retrouve dans un sana en Suisse, découvrant peu à peu, la nature, la femme et la métaphysique. Un côté Proust. Ecriture peaufinée, ciselée et plus que cela, des rapprochements brutaux et forts. Ce livre m'avait été conseillé par mon ami Eric Muller d'Arlon.(Siloë est la piscine de Jérusalem dans laquelle se baigne un aveugle-né, guéri par le Christ )
  

Paul GADENNE  Biographie

 

Chassée d'Armentières par la guerre, la famille Gadenne passe un temps à Boulogne-sur-Mer avant de s'installer à Paris, où Paul fait ses études à partir de 1918. Après avoir suivi les classes d'hypokhâgne et khâgne au lycée Louis-le-Grand, où il est notamment condisciple de Thierry Maulnier, Robert Brasillach et Maurice Bardèche, Paul Gadenne obtient à la faculté des lettres de l'université de Paris la licence ès lettres et le diplôme d'études supérieures, consacré à Proust. Il occupe un premier poste de professeur en 1932 à Elbeuf en Normandie.

La tuberculose le contraint en 1933 à interrompre sa carrière d’enseignant. Il passe alors de longs mois au sanatorium de Praz-Coutant situé près de Sallanches en Haute-Savoie.

Son premier roman, Siloé (1941), est en partie autobiographique et traite de ses séjours en sanatorium et de la réflexion qu’ils lui inspirent. Puis il tente de saisir, dans La Rue profonde (1948) et L'Avenue (1949), le mystère de la création artistique à travers un personnage de poète. La rencontre, la séparation et la culpabilité, dans le contexte de la guerre et de la collaboration, sont des thèmes également très importants et récurrents dans son œuvre ; La Plage de Scheveningen (1952) en fournit une parfaite illustration. Ce livre est l’un des plus réussis de Gadenne, avec Les Hauts-Quartiers, œuvre posthume publiée seulement en 1973, et qui a grandement contribué à sa reconnaissance. Ce dernier récit est écrit dans un style proche de Siloé, même s’il en constitue une parfaite antithèse. En effet, si Siloé relate l’éveil d’une conscience à la vie, dans Les Hauts-Quartiers est décrit cette fois un lent acheminement, dans l’enfer de la ville, vers les ténèbres, et une perte de soi à laquelle l’on ne peut échapper que par la médiation de l’écriture, qui permet d’atteindre un au-delà de la littérature qui est la vie même. Gadenne a écrit des nouvelles, désormais rassemblées sous le titre de Scènes dans le château (posthume, 1986), un recueil de Poèmes posthumes, et des réflexions sur l’art d’écrire et le métier de romancier : À propos du roman.

La maladie l'emporte après une longue agonie à l'âge de 49 ans.

Sa réclusion le pousse à la réflexion puis à l’écriture. Son œuvre a un remarquable pouvoir de suggestion. Gadenne parvient en effet à créer une atmosphère lourde, tout en utilisant des moyens narratifs très simples, où s’expriment la solitude de l’Homme et la difficulté même de son existence.

A "Apostrophes" le livre de Françoise Giroud sur Alma Mahler. Son père, Schneider était peintre. Alma épouse Mahler, puis ensuite vit avec l'architecte Gropius ainsi qu'avec les peintres Gustav Klimt et Kokoshka
 
Terrible tempête du 22 janvier 1988. Routes coupées. Plus d'électricité, ni de chauffage, des tas d'arbres abattus, comme ici, au-dessus de chez moi, le long de la route qui mène à Saint-HubertTornade 88011Tornade 88-2012Fin janvier. J'ai toujours de l'eczema dans le visage. Une hystérie de conversion qui se maintient car Baudhuin Simon va être jugé incessamment. Baudhuin que je vais voir chez lui à Habay-la-Neuve. Nous faisons une peinture en commun, au départ d'un verre de Mirabelle que je renverse sur un papier et à qui je prête 2 tomes (le 7 et le 8) de ce journal et qui me le rendra le 1er février, avec des annotations, collées dans le journal, une dizaine de pages. Voici une de ses annotations...Bô Simon016Il me laisse aussi l'intégralité de son dossier de Justice que j'irai photocopier à Charleroi - 79 pages...
Baudhuin est aussi allé voir l'exposition BEN à Anvers "IK BEN"
 
Ma mère aurait téléphoné à ma tante pour lui dire qu'elle avait placé mon père dans une maison de repos à Beaufays et qu'ils avient bu leur dernière tasse de thé ensemble????
 
Neige intense le 8 février
 
Sur la 7, un document sur Françoise GiroudFrançoise Giroud013On commence à parler de notre exposition à Rossignol qui va être perturbée par les passage d'un des 4 exposants en justice, Baudhuin Simon
 
Un autre documentaire sur George Simenon à la RTBFSimenon 85 ansArticle Avenir015
Lettre Bô Simon017
 
La Mort de Bernard GENGOUX et de ses parents.
En inspection bancaire à Grand Halleux ce 26 février 1988. L'agent inspecté, Monsieur Marichal, me dit :"Vous savez que Monsieur Gengoux est mort, il y a quinze jours. Il a pris des somnifères?" (Mr. Gengoux est un autre de mes agents, habitant le même village. Je connais aussi son fils, Bernard qui est un jeune peintre et que j'ai rencontré à plusieurs reprises). Je dis que je ne suis pas au courant et ajoute "Et sa femme?". Je vois le visage de l'agent qui se crispe et il me dit "Elle est morte aussi..." Quoi, quoi, je rêve !!!. Oui me dit-il, trois jours après, dans son lit ! Gêne...Je hasarde, elle s'est suicidée??? L'agent opine du bonnet. Et il me parle de Bernard et de son ami hollandais (avec lequel il était venu ici): " Il se trouvait avec lui dans la pièce du bas après la mort de son père, alors que sa mère était déjà morte dans la chambre du dessus...pendue...et Bernard n'en savait rien. Arrive sa soeur qui monte dans la chambre de sa mère et c'est l'Horreur...". La mère que je connaissais aussi avait 67 ans. Elle aurait laissé une lettre. Quant à Bernard, il ferait depuis, de nombreux séjours en clinique psychiatrique, à LierneuxMort de Gengoux 1988026
Extrait de mon journal.
Sculpture de Bernard GengouxGengoux 1984025-copie-1
Ce même jour j'ai rendez-vous avec Jean-Pierre Ransonnet (qui est de Lierneux), un autre peintre. Son père est mourant et il vient le voir à Vielsalm au Hôme Saint-Gengoux. Incroyable coïncidence. Nous mangeons ensemble à l'Aquarium à Vielsalm et je lui raconte cette horrible histoire...Le père Ransonnet va mourir peu après.
 
Le 30 mars, Ian Verhoeven, l'ami hollandais m'annonce qu'on a retrouvé le corps de Bernard dans la Meuse à Liège. Atroce. J'ai une longue tournée d'inspections dans la région allemande et décide de passer en fin de journée, à la Mortuaire à Grand Halleux (à Hourt, plus exactement )
 
Je pense à Bernard pendant le trajet. Il était homo-sexuel, je le savais. Ses parents l'ont appris et se sont tués. C'est impensable. Les bienfaits du catholicisme et de la culpabilité mal placée. Il était homo et alors??. Et alors ça fait trois morts, aussi sec. Trois morts inutiles.
 
Voici une des deux peintures que Bernard m'avait offertes. Elles sont accrochées dans la chambre d'amis. Bernard était doué, primitif. Je l'ai soutenu, encouragé, morigéné parfoisBernard Gengoux088
Je suis donc à Hourt, dans la maison, devant le cercueil de Bernard. Ses deux soeurs aînées sont présentes, effondrées. En 3 semaines, elles ont perdu leurs deux parents et leur frère. Ian Verhoeven de Maastricht me raconte dans le jardin. Ian a 39 ans, Bernard en avait 31 ou 30. On l'a vu pour la dernière fois en Gare de Vielsalm, le 5 mars. On l'a retrouvé le 28 mars dans la Meuse, sous le Pont de Wandre mais d'après les gens de la Morgue, il y était depuis 3 semaines. Il n'a rien dit à personne.
 
Dans sa chambre, Ian me montre de beaux dessins de lui, réalisés dans un cahier à l'Institut psychiatrique de Lierneux, ainsi que quelques peintures qui me paraissent intéressantes. Il a aussi peint les murs de sa chambre ainsi que ceux de la cave, côté jardin, à la bombe. Ian m'a donné une petite pierre de schiste que Bernard avait gravée juste avant sa disparition. Dans sa chambre sur le lit, un drap de lit non déplié et peint qu'il destinait à l'expo de l'ISELP à Bruxelles (voir plus loin).
Hier soir, veillée de prières. Aujourd'hui, jeudi, absoute. Enterrement le lundi de Pâques.
 
Retour en arrière, le samedi 27 février. Grande réunion à Rossignol, pour préparer notre expo à quatre.
Le lendemain je passe chez Nina Auer (de Smet) à Tony. C'est elle qui va réaliser des photos de mes oeuvres pour l'expo. Elle est photographe et ancienne danseuse-étoile à l'Opéra de Berlin. Elle préside le Photo-Club de Libramont. Elle a deux singes et 5 chiens dont 2 Rhodésiens.
 
Mars: Neige abondante et je roule dans des régions qui avoisinent les 600 mètres. Files interminables sur les auto-routes. Même chez moi où je ne suis qu'à 440 mètres, voici ce que cela donne dans ma rue. Le chasse-neige passe régulièrement, vous savez bien le "chasse-neige" cette machine qui sert à boucher l'entrée des maisonsNeige en mars 88018A Verviers je fréquente le restaurant Barbagir, tenu pas des grecs de Thessalonique. Il y a toute une colonie grecque du côté de la rue d'Hodimont et de Dison et ils viennent tous de la même région. Madame Barbagir m'apprend que le we dernier, 4 turcs se sont noyés, en voiture dans la Vesdre à Ensival, les deux parents et leurs deux enfants
   
Parfois je dors chez André et Odette Blavier. Voici la vue que j'ai de ma chambre, Place du Général JacquesChez Blavier ma chambre019"Ce matin, je quitte une femme éplorée et grippée, perpétuelle martyre. Une vie ne se sauve que par la mise en forme parallèle d'une autre vie, une vie des tréfonds, la vie quotidienne inévitable et puis une autre vie, liée mais distante, les deux vies parallèles se mélangeant parfois, mais la deuxième, celle de l'intérieur, ayant toujours le dessus, ce qui implique un certain nombre de choix donc de refus et de sacrifices. Ceci présuppose qu'on ne prenne jamais en compte " les autres" pour régler et assumer sa propre vie ou son mode de vie. ON EST SEUL POUR RESOUDRE SA VIE, tout seul et les autres interviennent AILLEURS. Faut pas tout mélanger. Vient un temps où il faut cesser de se projeter sur les autres-arrêter cette poursuite infernale-en se disant, je suis cela et cela  et de cela j'en fais un max et je livre SEUL, le meilleur de moi-même. Et si d'aventure, il y a des gens que ça intéresse, ce que je suis, mes déchirures, ma façon de les résoudre d'une manière non-profane, ils n'ont qu'à venir parler avec moi. Les autres, ceux qui me parlent de tout sauf de ce qui m'intéresse profondément, je n'en ai rien à foutre. Qu'ils dégagent mon territoire...."
 
A Verviers chez les Blavier, soirée avec Eric Ledent, Claire Gazon, Guy Lemaire, peintre et photographe et Catherine Lieutenant, editrice qui me parle de John Cowper POWYS, amoureux des mares et des poisssons (1872-1963). Mort à 91 ans.

John Cowper Powys

Description de l'image John-Cowper-Powys 2.jpg.
   
   
   
   
   

John Cowper Powys (8 octobre 1872 - 17 juin 1963) était un écrivain, conférencier et philosophe britannique (anglo-gallois).

Il s'est fait connaître en tant que poète et essayiste, puis se mit à écrire une série de romans remarquables pour leur recréation détaillée et intensément sensuelle du temps, des lieux et des personnages. Ils décrivent aussi des états élevés de conscience résultant d'une révélation mystique, ou de l'expérience d'un plaisir ou d'une souffrance extrême. Les plus connus de ces romans particuliers sont Les enchantements de Glastonbury (A Glastonbury Romance) et Wolf Solent. Il a aussi écrit des ouvrages de philosophie et de critique littéraire, comprenant un des premiers hommages à Dorothy Richardson. Son engagement contre la vivisection est aussi connu. De retour au Royaume Uni, il passa un bref séjour en Angleterre, puis s'installa à Corwen (en) au Pays de Galles, où il écrivit des romans historiques (dont deux situées au Pays de Galles) et des œuvres de fantasy magique. Il y demeura jusqu'à sa mort.

Les romans de Powys sont légendaires pour leur taille massive et leurs personnages innombrables. En plus de leur envergure, ses livres peuvent présenter des difficultés de par leurs références obscures à la culture et à la mythologie galloises. D'autres sources de difficulté pour le lecteur contemporain sont l'obsession de Powys pour l'occulte et une vision animiste du monde qui, entre autres choses, pourvoit des objets inanimés comme le soleil dans Les Enchantements de Glastonbury d'une âme et d'un point de vue. Le charme de ses livres n'atteint pas certains lecteurs, tandis que d'autres sont profondément touchés. C'est pourquoi ses œuvres exigeantes n'ont jamais été en vogue, mais elles ont gagné de fidèles partisans. Elles ont reçu les éloges de talents aussi divers que les écrivains Henry Miller, Robertson Davies, George Steiner et Margaret Drabble, Marc-Edouard Nabe1 ou le pianiste classique Glenn Gould. Le réalisateur John Boorman a confié avoir eu au début de sa carrière le projet d'adapter Les Enchantements de Glastonbury.

Powys fut aussi l'un des plus grands épistoliers du XXe siècle : sa correspondance soutient la comparaison avec celle de Charles Olson dans sa rapidité et son envergure intellectuelle. Un recueil de ses lettres à son ami de toute une vie et biographe Louis Wilkinson (lui-même connu pour sa relation étroite avec Aleister Crowley) fut publié de son vivant : les volumes suivants sont parus de manière posthume.

 

Lire aussi "Camp retranché", "Les Sables de la mer", "Givre et Sang" et "Autobiographie"Camp retranché095Camp retranché2096

Et grâce à elle, je deviendrai un lecteur de Powys et Camp retranché deviendra le nom que je donnerai à mon territoire

Elle me parle aussi de Marc Edouard NABE "Le Bonheur"
 
Bô Simon sera jugé le 30 mars prochain
 
Je lis Flaubert dans le Magazine Littéraire
 
Je suis dans la région de Spa (avec Victor Hugo). 
 
Ce 18 mars, départ pour le Lac de Genval pour la réunion annuelle des cadres d'Ippa, ma banque. Je passe d'abord chez mon cousin Pierre Vancau qui habite Céroux-Mousti, Pierre et son épouse Marcelle Dulait (nés respectivement en 1912 et 1916-Pierre est le cousin germain de mon père). Voici leur maison...Céroux Mousti Pierre Vancau020 A côté vit Denis Vancau, son frère, dans l'ancienne propriété de Robert Vancau et Daisy Beck
 
Et j'arriverai à Genval à 17h00 pour vivre un grand délire. Le nouveau Président du Conseil d'administration, un certain Van Houtte, un nain, nous fait un discours délirant, en tribune, devant un drapeau où il ne manque qu'une croix gammée, car il y a un aigle et un slogan "TOGETHER TO THE TOP". Le Dictateur de Chaplin. Grotesque. Halluciné par tant de connerie, je retourne chez moi  avant le grand dîner prévu pour les cadres, au premier étage. C'en est trop
 
A la radio, dans ma voiture, une émisssion sur Alma Mahler,. Eve Ruggieri. Délirant. Les conditions posées par Gustav Mahler qui a 22 ans, dans une lettre, lui écrit sous peine de ne jamais la revoir: "Tu abandonnes tout, y compris ta musique et tu viens vivre dans ma musique et assume ton rôle de compagne, de camarade, d'asistante par rapport à ma création ". Alma en parle à sa mère qui lui dit "Quitte-le tout de suite". Et Alma fait le contairre. Elle capitule sans conditions, tout en écrivant dans son journal, par la suite, qu'elle n'aime pas la musique de Mahler. Ahurissant !!!
 
Ce 24 mars en visite chez Schouteden (Simone Huby) à St Vith. Simone crée plutôt en trois dimensions, lui, Mathieu Schouteden est peintre (ancien professeur à St Luc à LiègeSimone Huby021Deux oeuvres de Simone HUBY dans son jardinHuby027Huby2028On a beaucoup parlé d'un certain Herberft FALKEN, le Curé-Peintre, curé de paroisse, non loin d'Aix-la-Chapelle
Simone et Mathieu, un couple, et chacun avec sa création sur le même territoire. Faut le faire....
 
Je dois réaliser une peinture sur un drap de lit pour une exposition de l'ISELP(L'Institut Supérieur pour l'Etude du Langage Plastique) à Bruxelles et je viens de la  terminer..La voiciDrap de Lit030ISELP029
Christine AVENTIN, une liégeoise de 16 ans, a publié un livre"Le Coeur en Poche" sous l'égide de Madame Gallimard. Gros succès de Librairie

 

Christine Aventin, née le 3 août 1971 à Hermalle-sous-Argenteau (Oupeye) est une femme de lettres belge contemporaine.

Biographie

Le cœur en poche, le premier roman de Christine Aventin, écrit à l'âge de 15 ans est publié en 1988 et se vendra à plus de 100 000 exemplaires. Ensuite, elle publie le Diable peint.

Lassée de son image médiatique de « phénomène » de la littérature, elle arrête d'écrire, mais garde néanmoins un fort lien avec la littérature puisque elle termine des études en langues et littératures romanes.

Après des années de silence, elle revient à l'écriture avec Le Désir demeuré en 2001, un roman bref dont la carrière est malheureusement abrégée par la disparition de la maison d'édition Ancrages.

En 2005, paraît Portrait nu aux éditions du Cercle.

En 2006, les Éditions du Somnambule Équivoque reprennent Le Désir demeuré dans une version remaniée par l'auteur.

J'achète une guitare folk, une Gibson, à Libramont, pour 550 Euros. C'est ma première guitare" Folk"
 
On commence à parler d'ARNO et de son premier 33 tours "Charlatan". On en reparlera de ce chanteur
 
Il y a eu une conférence de Presse pour notre expo à Rossignol, à laquelle je ne suis pas allé. Je la découvre dans le journal avec une photo de mon territoire. C'est assez surprenant. Réaction de ma fille Valérie: "Et les autres exposants ne sont pas jaloux que l'on parle autant de toi et que l'on n'ait mis qu'une seule photo, celle de Moircy, alors que tu étais le seul à ne pas être à la Conférence de Presse;..???" Très bonne question...Presse Rossignol022Presse Rossignol 2023Et fin mars, j'apprends le suicide de mon ami peintre Bernard GENGOUX. Nous sommes le 30 mars
 
Ma belle-soeur Marie-Henriette Nassogne, part en Tunisie avec son deuxième époux tunisien Mohammed Ben Khadri
 
Un Apostrophes avec William BOYD et "Les Nouvelles confessions". Génial dixit Pivot
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William Andrew Murray Boyd (né le 7 mars 1952 à Accra, Ghana) est un écrivain, scénariste et réalisateur britannique.

 

Biographie

William Boyd est né le 7 mars 1952 à Accra, Ghana. Il fait ses études à l'université de Glasgow, à l'université de Nice, au Gordonstoun School de Moray, Écosse, et à Oxford, au Jesus College. Après ses études, il enseigne la littérature à Oxford. C'est à cette époque qu'il publie son premier roman Un Anglais sous les Tropiques.

Il fut critique télé pour le magazine New Statesman, de 1981 à 1983, et il a également écrit de nombreux scénarios de téléfilms.

Il est depuis 1983 membre de la Société Royale de Littérature.

Il est marié et partage sa vie entre le Sud-Ouest de la France (Dordogne) et Londres.

En 2002, il publie avec la complicité de David Hockney une biographie imaginaire d'un artiste américain héroique Nat Tate apparenté à l'expressionnisme abstrait new-yorkais. Le nom de l'artiste est constitué de NAT (pour National Gallery) et TATE (pour Tate Gallery). La leçon inaugurale sur ce peintre fictif, (qui se voulait une plaisanterie), qu'il devait donner dans le musée avec photo, œuvre et biographie et analyse de l'œuvre a cependant été mal comprise: prise au sérieux elle provoqua un scandale qui le dépassait.

En 2003, il reçoit le Prix Jean Monnet des LITTERATURES EUROPEENNES DE COGNAC pour son ouvrage "A livre ouvert".

En 2012, la famille Fleming choisit William Boyd pour écrire la suite des aventures de James Bond.

 
Aux OSCARS, Bertolucci, meilleur film et meilleur réalisateur pour "Le Dernier Empereur".
Meilleur film étranger "Le Festin de Babette" du Danois Gabriel Axel d'après une nouvelle de Karen Blixen
Ce 13 avril, je reçois le journaliste Josy Barthol pour l'expo de Rossignol. Voici l'article qui paraîtra dans la Presse
 
Rossignol Presse2075
 
Article sur mon ami Daniel SERET, autre participant à cette expoSERET033Une émission sur Arthur MILLER à Apostrophes à la mi-avrilArthur Miller031Le 22 avril je suis l'invité d'honneur d'une expo organisée par le club Photos de Libramont, sur intervention de sa présidente, Nina de Smet. J'y présente des photos, noir et blanc, retouchées aux marqueurs de couleur, photos prises au château en ruines de Séviscourt. C'est la première fois qu'on expose un peintre au Club "Photos"Photoclub032Château1En attendant l'expo de Rossignol se prépare mais un des quatre participants, Baudhuin Simon est condamné à un an de prison avec sursis partiel par le Tribunal Correctionnel d'Arlon. Baudhuin interjette appel. Il est question de l'exclure de l'exposition. Réunion du collège échevinal de Rossignol mais fausse alerte, il exposera avec nousProcès Simon2035
Nous montons l'expo, tous les quatre les 28 et 29 avril. J'expose dans une salle à part située au premier étage du Centre Culturel de Rossignol. L'expo sera inaugurée le dimanche 1er Mai. Voici quelques clichés de ma salleRossignol1036Rossignol13048Rossignol8043Rossignol11046W-E assez fou, j'ai pris congé. De grands absents au vernissage, comme toujours. J'ai horreur des vernissages. Le lundi on se retrouve à Redu, avec les Devresse et Dominique Marx (Village du Livre), au Fournil, mon resto préféréFournil Redu053Le dimanche 8 mai, dans le cadre de l'exposition de Rossignol, sera organisé un colloque avec un galeriste de Bruxelles, Jan de Maere (il emploie 16 personnes dans sa galerie à Bruxelles, avenue Louise, possède une galerie à Paris et à New-York, vend 800 à 900 tableaux par an. C'est l'ancien entraîneur de l'équipe belge de Water Polo...), colloque animé par un certain Joseph Simon du Journal "Le Peuple" et par Dan Seret de Durbuy, un des exposants. Colloque énervant et assommant.
 
François Miterrand réélu par 54% des voix contre 45 à Jacques Chirac
Retour à Rossignol pendant l'exposition. Je rencontre et discute avec la Directrice du Centre d'Art contemporain à Bruxelles, Fabienne Dumont, qui se trouve au milieu de mes oeuvres. Aussi avec André Dartevelle de la Radio Télévision belge. Je refuse de descendre diner avec lui, sa femme et Baudhuin Simon car on m'attend à Moircy. Avec Maryse Sampaix, animatrice du centre adjointe de Ninette Offergeld, je vais déraciner au pied du mur donnant sur le parc, quelques branches de lierre, que je repiquerai au pied de mon garage et qui en 2012, recouvre toute la maison. Rossignol est un lieu très connu pour son cimetière français et son Festival de Jazz en Gaume."Jazz Gaume Festival" Nous ne sommes pas loin de la frontière française
 
A la mi-mai on donne à la télévision le fameux film de Jean Eustache "La Maman et la Putain"Eustache054Aussi un hommage à François TruffautTruffaut057Ippa ma banque anversoise est en train de se débarrasser des inspecteurs wallons, peu à peu. Sur les 6 Inspecteurs audits nommés en 1985, il en reste deux dont moi et un certain Juquelier de Mons.
 
L'éditrice Catherine Lieutenant (La THALAGENE) m'écrit une longue lettre
 
Mercredi 25 mai, visite du nouvel immeuble IPPA à Anvers, appelé la NASA. Une horreur de bâtiment, une vraie glacière. Admirez le raffinement des couleurs. En façade une grille noire gigantesque. A la réception "Spreek Vlaams", on doit s'immobiliser, donner son nom, attendre que l'on vienne vous chercher, entrer dans un ascenseur métallique insonorisé, un vraie cercueil, une prison inhumaine à l'image des banquiersIppa Anvers058
Et le 26 mai je pars à Bruxelles pour mon exposition collective à l'ISELP. Je passe d'abord à Ippa rue de Namur, puis ave Céline, ma femme nous partons vers le Botanique, voir une exposition  intitulée "L'attrait du Commencement", organisée par Max Loreau avec des peintures de Karel'Appel, d'Alechinsky, Asger Jorn (donc Cobra), de Kooning, James Brown etc.....Loreau094Max Loreau092
 
Voici les jardins et la serre du Botanique et ensuite la salle d'exposition
Le Botanique
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Botanique (homonymie).
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Le Botanique

Le Centre culturel de la Communauté française « Le Botanique », ou plus simplement Le Botanique, est un complexe culturel bruxellois ouvert en 1984 sur le site du Jardin botanique de Bruxelles. Il est situé rue Royale, sur la commune de Saint-Josse-ten-Noode.

Après avoir proposé une programmation variée (danse, musique, théâtre, arts plastiques), il est aujourd'hui spécialisé dans les concerts et les festivals de musique, dont le fameux Nuits Botanique, ainsi que dans les expositions d'arts plastiques et de photographie.

En plus de ses trois salles de spectacle (L'Orangerie, La Rotonde et le Witloof Bar) et de ses salles d'exposition (Le Museum et La Galerie), Le Botanique a également la possibilité d'organiser certains concert au Cirque Royal, notamment lors des Nuits Botaniques.

Botanique B xl059Botanique Bxl2060Botanique Bxl3061Une peinture de Karel Appel (Groupe Cobra): Le petit garçonKarel Appel093
Nous sommes tout un groupe venu du Luxembourg et nous émigrons ensuite vers l'ISELP qui se trouve à côté de l'Hilton et à l'arrière, dans un grand parc.Iselp Egmont2091 Le thème est "Le Drap de Lit". Un monde fou. Je retrouve mes amis peintres liégeois, Ransonnet, Lizène, les Vandeloise etc...Voici le couloir d'entréeIselp2063avec le nom des exposants, affiché au mur
Au fond du couloir les locaux de l'Iselp. Du monde à l'apéro du soir....Iselp3064Iselp4065-copie-1Iselp Hilton067
derrière l'Hilton.
Nous sommes dans le Parc d'Egmont avec le Palais d'Egmont (Palais du Gouvernement belge)  Iselp Egmont090
Et enfin le parc avec mon drap de lit-totems accroché parmi d'autres, entre les arbres. Je parcours le parc avec Jean-Pierre RansonnetIselp5066Jean-Pierre Ransonnet admirant mon drap de lit. J'ai reproduit l'Etang de Moircy avec deux totems...Iselp Ransonnet089
 
Et en fin de soirée nous sommes invités par Anne-marie Rona de la revue d'art contemporain "Plus ou moins Zero" à un débat  sur l'art à Ixelles, dans l'imprimerie, débat animé par le critique et professeur d'art Jean-Pierre Van Thieghem et je m'empoigne avec lui, lui dit qu'il est une "Institution". Je suis soutenu par des artistes français et le débat se termine dans le brouhaha et sous les flashes des photographes; En voici une trace dans la presse. Entre Van Thiegem et moi ...Michel BergerIselp Van Thiegem068
Juin 1988 Décès de mon Oncle Lucien Brunin, mari de la soeur de mon père, Juge à Gand. Ce couple m'a souvent hébergé à Gand et à Anseremme, me permettant de survivre et surtout de me réfugier. Je leur dois beaucoup.
Mon oncle Lucien était un cousin de Maeterlinck. Il allait avoir 84 ans. Mon oncle et ma tante ont caché pendant la guerre dans une cave à Gand sous une trappe, le fils de leur "servante" déportée. Ce garçon Nathanaël que je n'ai jamais vu à l'époque (pourtant un simple plancher nous séparait), a épousé la fille d'Isaac ShamirDécès Lucien Brunin069Mon père est toujours dans son home de Sprimont et il n'est pas loin de l'échéance finale. Il mourra l'année prochaine.
A nouveau en tournée dans les Cantons de l'Est.
Bilan de Presse de l'expo de RossignolRossignol Presse074
Le 11 juin je me retrouve à Redu à un colloque, où je retrouve Jean-Pierre Verheggen. Un colloque sur" La Lettre- l'Image"
 
Redu Coloque070
 
 
J'y rencontre une écrivaine Québecoise, Monique Proulx,Redu Proulx2072 avec qui je discute longuement et qui m'offre un de ses livres "Le Sexe des Etoiles"Redu Proulx071Redu Proulx3073
J'ai aggrandi le 1er bassin, en amont de mon ruisseau, celui qui déssert mon premier étang.Bassin 1056
Nina Auer la photographe esst venue prendre des photos de mon intérieur et de mon atelier avec un "Fish Eye". C'est assez surprenant...Voici mon Hall d'entrée. Ensuite l'Atelier
Moircy88077Moircy88078Moircy88079Moircy88080Moircy88081A nouveau dans la région de Verviers, cette petite ville qui me fascine par sa décadence d'ancienne capitale mondiale de la laine. Dans mon journal que je transporte dans mes pérégrinations, j'écris beaucoup dans les cafés et les restaurants, j'écris ceci: "Je souris à l'instant parce que je me souviens qu'avant d'entrer dans un café, il y a une heure, j'ai eu une "touche" manifeste d'une fille sur la terrasse, une touche qui m'a fait sourire devant la fille en question, une touche qui n'a pas arrêté ma route-et dont je me souviens à l'instant, peut-être est-elle toujours sur la terrasse, mais je m'en fous. J'entends pas là que je reste toujours plus ou moins extérieur aux évènements, aux gens que je croise. Je suis pourtant profondément attiré par les femmes, mais je suis aussi misanthrope (et non misogyne) à leur égard que je le suis à l'égard des hommes. Même retenue, même réserve naturelle, même protection de mon territoire, refus de vivre des aventures dispersées, légères, provisoires, refus finalement de me laisser sucer la moëlle essentielle..."
 
Fin Juin. A Virton, dîner post-exposition chez mon amie Blandy Mathieu dans son atelier. Je me fais agresser par Dan Seret qui me presse d'être plus clair dans mes choix. Dan est un militant de l'art. Et je n'en ai rien à foutre des militants, en général. Ils me fatiguent. Dans quel camp suis-je???, me demande t'il. Impossible de lui faire comprendre que je vis dans un "camp retranché" (Voir le livre de Powys). Lui et Baudhuin Simon veulent dresser un bilan de l'expo, un rapport circonstancié. Ils sont chiants. Pourquoi faire un bilan, contentez-vous d'essayer de faire de l'art ou alors devenez syndicalistes.
 
Je tourne tout ce discours laborieux en une gigantesque rigolade en mettant une de mes pierres plates des étangs, qui ressemble à un steak, dans l'assiette de Ninette Offergeld, qui pousse un cri en se retournant pour attaquer son repas. En fait c'est une pierre, extraite de l'expo et que je lui offre. Dan Seret et Baudhuin Simon que plus personne n'écoute, s'en vont dégoûtés et nous pouvons enfin nous amuser. Fi des Témoins de Jehovah de l'art !!!!
 
Le 30 juin je reçois une invitation à  payer une amende de 300 euros pour mon deuxième étang non-déclaré à l'Urbanisme. La journée commence bien...
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 10:21
Ma Bio 199 -1986 - 2e semestre-Voyage en Provence
Ma Bio 199 -1986 - 2e semestre-Voyage en Provence

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Juillet 1986. Je suis en vacances.Photo C6

Cette nuit j'ai rêvé de deux rats musqués nageant dans un des étangs. Je les faisais fuir en soulevant une pierre. Il étaient très longs (entre cinquante centimètres et un mètre) presque des castors...et rapides comme l'éclair. Depuis ma psychanalyse terminée en 1971, je note tous mes rêves "forts', prégnants.

 

J'ai lu dans Jung le rapport entre l'attrait pour les pierres et la recherche de SOI

 

Ce matin, je suis allé chercher de nouvelles plantes aquatiques sur la route de Remagne

 

Cette nuit, je rêve que je regarde l'étang avec une amie, Françoise Lambinet. Des carpes très colorées n'arrêtent pas de faire des bonds, en sortant complètement de l'eau-c'est un véritable ballet.  Une des carpes escalade la berge pour venir y manger des vers de terre. Tout à coup j'aperçois Praline, notre chatte noire des bois, qui nage dans l'eau et j'ai un peu peur que les carpes ne l'agressent (remarquez que c'est le poisson qui est sur terre et la chatte dans l'eau-belle inversion- le poisson-chat). Dans la réalité Praline est tout le temps au bord des étangs. Je réalise que Françoise ne voit rien de ce spectacle tant sa vue est mauvaise (vrai dans la réalité). Je me suis souvent demandé ce qu'elle pouvoit percevoir de mon oeuvre

 

Ce 10 juillet. Arrivée de Mathieu Schouteden et de Simone Huby, le couple de peintres ave Jean-Pierre Denevfe (Galerie Koma à Mons) avec sa femme et son beau-frère, tout ce petit monde dans la même voiture et venant de Saint-Vith. Dans l'Atelier jusqu' à 20h30.

 

Le lendemain je pars à Mons pour rencontrer Eric Müller et sa compagne  Edith Dekindt, plasticiens tous les deux. Je connais Eric depuis 1980. Il habitait Arlon et a fait des Beaux-Arts à Mons. Garçon brillant. Aussi passionné d'écriture et de musique. Eric expose à Mons et ils sont tous deux concierges dans un château à Kain-la-Tombe entre Mons et Tournai.

Voici le Beffroi de Mons

Mons Beffroi126

L'expo d'Eric Mueller à la Galerie KomaMons KOMA Eric Mueller Beffroi127

La maison qu'il a occupée pendant ses étudesMons Le Kot d'Eric129

Enfin Eric et Edith sur la Grand-Place de Mons, puis leur château à Kain-la-TombeMons Edith- Eric-Kain128

J'arrive à la la 2000e page de mon journal.

Je ramène de Redu, village du livre, Tel Quel de Paul Valéry, D'un Château l'autre de Céline, Sous la miséricorde du Christ d'Hector Bianciotti, Contrepoint d'Aldous Huxley, Thérèse Etienne de John Knittel, La Peste de Camus, La dernière nuit de Didier Decoin, Un cabinet d'amateur de Georges Perec, L'Ossuaire de l'Esprit de Michel Journiac, Les Scribes Inspirés en 2 volumes écrits par mon grand-oncle, Dom Hilaire Duesberg, Bénédictin.

 

Rêve

. Cette nuit (16 juillet), j'ai rêvé d'une ville qui doit être Istambul, ou alors Uskudar, l'Istambul d'Asie, ou alors d'un lieu située entre les deux Istambuls. Un soleil éclatant ou plus exactement une lumière très forte éclairant des dômes argentés, à l'horizon d'une grande place, sur laquelle j'arrive à cheval, au galop. Je descends du cheval pour prendre une photo de cette place avec la ville dans le fond et cette lumière extraordinaire. En fait j'essaie de pendre cette place au départ d'une cave, pas tout à fait enterrée avec une lucarne horizontale, dans le style des fortins allemands du débarquement. Et j'ai beaucoup de difficultés à cadrer cette photo que je suis pressé de prendre  cette lumière très vive, car elle peut disparaître d'un moment à l'autre, une lumière d'Orient, blanche et non-rougeâtre comme celle qui précède le coucher de soleil et que j'ai parfois perçue sur le Pont de Galata à Istambul ou sur la Corne d'Or. La place sur laquelle j'arrive à cheval ressemble à la Place rouge du Kremlin. Ma chienne Craquotte est avec moi. Les dômes ne sont pas dorés mais argentés. L'arrivée à cheval mise à part? c'est un rêve récurrent. Je me situe entre l'Europe et l'Asie, mais aussi dans une cave avec une lumière qui disparaît très vite et une impuissance à prendre mes clichés.

 

Virton, je vais à une exposition de Blandy Mathieu. Son compagnon, André Wargny est présent. En forêt je commence à ramasser des champignons ganodermes, ceux que l'on trouve sur les souches des Hêtres abattus.

 

Encore un rêve fin juillet. Ma fille et ma belle-soeur sont dans la salle de bains. J'entre et je vois le sol jonché de petits poissons rouges, mon épouse, les ayant sortis d'un aquarium brisé pour les mettre dans un seau plein à ras bord et non couvert. Ils avaient tous sauté du seau mais la plupart étaient encore vivants. Hélas dans cette salle de bains se trouvait aussi mon frère Marc, mon plus jeune frère, marchant lourdement avec ses prothèses et écrasant un grand nombre de poissons. Ma belle-soeur et Valérie, tout à leurs préparatifs, n'avaient rien vu. Quant à Céline, mon épouse, je l'appelais à tue-tête et ne parvenais pas à la faire monter dans la chambre. Alors j'ai crié à haute voix "Evidemment, toi tu t'en fous". Je me suis réveillé à ce moment et Céline éveillée m'a répété cette phrase que j'avais criée tout haut.

Les poissons et le monde des femmes et de la mère, il y en a trois dans mon rêve et ma fille Valérie est enceinte, j'ai réellement ramené de petits poissons rouges dernièrement dans les étangs et ils ont été bouffés par des poissons adultes. Les trois femmes s'en foutent de ce monde que je suis en train de construire, de la même manière qu'elles se désintéressent complètement de mon oeuvre depuis 20 ans. Et puis ce frère handicapé mental et moteur, suite à un accident, écrasé par un bus, lors d'une de ses fugues, ce frère qui écrase les poissons, lui, né de la même mère que moi.

Et en août, terminées les vacances, je reprends la route. Francorchamps d'abord (le circuit automobile), une agente qui est aussi hôtelière, l'Hôtel des Bruyères et cette Madame Aubinet épouse Schmit, qui me parle de ma femme et de sa soeur (Linette et Myette), qui ont habité Spa pendant des années, au 9 de lFrancorchamps020

la rue Chelui

A midi je vais pic-niquer au Lac de Warfaz à SpaSpa Lac de Warfaz021Les jours suivants je tournerai dans la région d'Erezée, Amonines, Fanzel où je découvrirai une charmante ferme-resto que voici..Fanzel Août 86022 J'accède à cette partie de mon secteur via Houffalize et la Baraque Fraiture, à l'orée des Fagnes et sur la route on est en train de détruire les maisons qui se trouvent sur le circuit de la future autoroute. On se croirait pendant la guerre...Baraque Fraiture023Baraque Fraiture2024Et voici la route entre La Baraque Fraiture, altitude 647 mètres et la petite ville d'Houffalize. Paysage désolé ...le même que celui que je ressens en moi. Chaque fois que j'ai l'occasion de charger des pierres qui m'intéressent le long de ces chantiers, je les mets dans mon coffreBaraque Fraiture041Le soir à la Télé, "VIvre vite" de Carlos SAURA, film franco-espagnol. J'aime Saura..

 

Ensuite et à nouveau à Spa qui est une partie de mon adolescence. Voici la villa de ma Tante Edmée, épouse de Jean-Pierre Duesberg, le frère de ma mère. Villa Pierre-Fleur. Route de Creppe, je penseSpa Tante Edmée025Et puis les Sources de Spa, ici" La Géronstère" et "Le Tonnelet". Céline et Craquotte en bas, à gaucheSpa Géronstère et Tonnelet026

La Place des quatre Heures et en-dessous le Centre des "HEURES CLAIRES"(Soins thermaux)SPA Place des 4 Heures049SPA Les Heures claires050Un peu plus loin, j'arrive à Stavelot, à la Haute-Levée, un car de touristes s'est embouti dans la CGER, il y a peu, à savoir le 17 août. Huit morts. Un nouvel accident avec cette fois un camion se produira en 1998Stavelot Haute-Levée028

 

Fin août vernissage de mon amie peintre de Virton, Dominique CollignonD Collignon à Torgny029

Souvent entre deux inspections je picnique au bord de l'eau pendant que ma chienne Craquotte, barbotte. Ici à l'Etang de Rabais (Virton). C'est de cet étang que j'ai ramené mes Elodées, fougères d'eau du Canada, qui tapissent le fond de mes étangs à MoircyCraquotte à Coo030Une surprise en arrivant chez un de mes agents à Willancourt, Lambert Goffinet, cultivateur et assureur. Sur sa table, l'ULYSSE de JOYCE, c'est son fils qui est en train de le lire et puis à côté "La Faculté de l'Inutile" de Dombrowicz

J'hallucine....

 

Fin août, à la télévision Edgar MORINEdgar Morin031

Rêve: Fou, fou, fou. je suis dans un village et dans une cour de ferme, je parle avec un jeune fermier. Je remarque alors un objet dans la cour et vais le ramasser et le jeune fermier me dit 'C'est une...."Trou de mémoire, ce mot que je connaissais ce matin en me réveillant, dans le style Girouette, je ne le retrouve plus. une espèce de branche de 50 cms en forme de point d'interrogation, sorte de serpent ou d'Hippocampe, une racine un peu velue. Une racine que j'ai dans mon atelier en plus petite et que j'ai ramassée il y a des années sur la plage d'Antibes. Je la trouve très belle et je signifie au fermier que j'aimerais l'emporter et lui n'arrête pas de me dire c'est une.......( Un rapport avec le fils du fermier avec lequel j'ai parlé hier de l'Ulysse de Joyce) Ce nom je le connais...une Gidouille ?? non ce n'est pas cela. Le fils du fermier m'explique alors que cette racine est un appât pour pêcher le poisson. Surgit le père fermier et je crois comprendre que cet objet est son enfant, un enfant très spécial, enfin disons-le "anormal". Sorte de petit monstre dont le père semble très fier. Et il me dit "Comment vous ne connaissez pas la....."et il esssaie de m'expliquer mais je ne comprends toujours pas. Quel refoulement...

Et tout à coup, là maintenant je me souviens. C'est une GIGOGNE. Je me rue sur le dictionnaire et voici ce que je lis: "Mère Gigogne ou dame Gigogne, personnage de théâtre créée en 1602, femme géante, des jupes de laquelle sortaient une foule d'enfants-Altération probable de Cigogne. Une mère gigogne, une femme qui a beaucoup d'enfants ou qui aime s'entourer de nombreux enfants..

Il y aussi les tables "Gigogne", meubles composés d'une série de tablettes s'emboitant les unes dans les autres

Une danse aussi..

Et une espèce de primevère..

 

Le 1er septembre, avec Craquotte je fais une promenade archéologique à une dizaine de Kms de chez moi, dans la forêt de Ste Ode, près d'Aviscourt et de Lavacherie. Grâce aux cartes de l'IRM, je repère différents lieux. J'y suis aidé par les livres de Willy Lassence, conservateur au Musée de la vie rurale au Fourneau St Michel. Le journalisme et l'archéologie m'ont toujours fasciné. Voici les cartes que j'ai reproduites dans mon journal. Site occupés par les CeltesSte Ode032Ste Ode2 Plan033Mais le boulot m'attend et me voici reparti dans les régions allemandes pour mes inspections d'agence. Les Schouteden m'on parlé d'un paysan qui avait aménagé sa maison et son jardin à la façon de l'Art brut, un certain Wiesen à Grüfflingen, non loin de Gouvy et de Beho. Je prends quelques photos mais n'ose pas entrer, je le ferai plus tard et discuterai avec Wiesen.

 

Raymond Radiguet à la Télévision, par Alain DECAUXRadiguet035

Toujours dans la région allemande, à Büttgenbach, toujours à la recherche des étangs , des carrières et des ruines. Voici le lac de Büttgenbach, côté Weivertz. Il est à sec.

 

 Butgenbach036  

 

Au Cinema OUT OF AFRICA de Sydney POLLACK d'après l'oeuvre de Karen BLIXEN.Superbe film: Kenya-Kiklimandjaro-Incroyable Nature. Les Lions, les guerriers Massaï et leur course dans la plaine, le survol de fleuve en avion, l'attaque des lions durant la nuit, le survol des Flamands roses, la Baronne Karen von Blixen.

Au Mess des Officiers, rue des Petits Carmes à Bruxelles je me laisse entraîner par mes collègues, j'aperçois sur la bouteille de vin rouge que nous ingurgitons," R.Van Cauwenberghe", à savoir mon nom, et mieux le prénom R.(mon père  c'est Roger) qui le précède. Trop beau pour être vrai. J'ai chauffé la bouteille vide, sous l'oeil d'un grand général, peint à l'huile, sur un champ de bataille, une façon de mettre les militaires en bouteille. Mais qui est donc ce R.Van Cauwenberghe????VIn rouge R Van Cauwenberghe

A Saint-Hubert, je découvre un café-resto sympa, au bord d'un étang, L'ARLEQUINL'Arlequin038

Fréquents passage chez les Schouteden à St Vith (Simone HUBY). Inspections à Amel (Amblève)-Iveldingen-Schoenberg et Lommersweiler...

 

Fin septembre je me retrouve dans la région de Verviers, cette fois bien décidé à visiter à fond ce quartier des Dardanelles, en bordure de Vesdre, qui m'intrigue

 

Au passage la vieille Gare de Dolhain-Gileppe. Un saut dans le passé..Gare-de-Dolhain039.jpgPlan Verviers

Les Dardanelles vues du Mamelon et en-dessous, vues du Pont Al Cute.Les Dardanelles,rue du Mamelon vert044Les Dardanelles vues du Pont Al cute043

 

En redescendant de la promenade des Récollets je découvre cette passerelle en fer complètement déglinguée, enjambant la rivière pour atteindre l'Athénée Royal. Cette rivière bordée de maisons en tous genres, des fabriques surtout, où l'on traitait la laine, avec leurs fondations plongeant dans la Vesdre, au milieu d'une végétation foisonnante et presque tropicale, des toits de feuilles transformant la rivière en mini-Amazone luxuriantVerviers La Passerelle046

 

A Verviers je vais aussi chercher de vieilles cartes postales des années 1900, celles qui sont légèrement coloriées particulièrement. Regardez ci-dessous le cheval qui tire un tram, ce qu'on appelait le Vicinal ,à l'époqueVieux Verviers1047Verviers Les Clarisses054Verviers, la rue de HodimontVerviersRue de Hodimont052La rue de HeusyVerviers Rue de Heusy055Je vais aussi souvent dans une librairie qui s'appelle "Le Fil d'Ariane"

Je lis Emmanuel BERL.

Je quitterai Verviers en photographiant des maisons à Colombages dans le quartier de la rue du Vieil Hopital et après avoir éré accosté par un jeune sicilien, qui tient un café et est arrivé à Verviers vers 1972, pour travailler dans l'Industrie lainière, début de la décadence totale, qui l'a amené à se reconvertir dans la restauration liquide

Entre le 22 septembre et le 3 octobre, j'aurai effectué dans vette ville, 21 inspections.

Ce samedi 4 octobre après une crise terrible, j'essaie seulement de tenir le coup jusqu'à la fin du mois, avant notre départ à la Côte d'Azur (plus exactement à la Côte bleue). Mais j'ai pris un terrible coup dans l'aile et mon incertitude par rapport à l'avenir est devenue totale.

 

J'aurais besoin pour en sortir d'être soutenu par des gens qui croient en mon oeuvre, en ma forme, qui dialoguent à ce propos avec moi. Et quand je dis "oeuvre", je parle de ma façon de vivre, de m'exprimer, y compris dans ce journal quotidien et sans fard. Mais il semble que dès que je me laisse aller à m'exprimer, avec passion, et je ne puis m'exprimer qu'avec passion, j'indispose tout le monde, j'écarte les gens de moi. Ma solitude est donc de plus en plus grande.

 

Je sais qui je suis, je ne changerai plus pour l'essentiel. Je suis fait pour vivre seul, car aux yeux des autres, ja suis invivable. Vivre seul, ne veut pas dire renoncer aux autres. Mais il me faut trier. Je suis un homme de moments forts, de communication intense. Ensuite je me retire, je déteste  jouer les prolongations, je déteste les étirements en longueur. Seulement le feu incandescent...pas les cendres.

Je n'aime pas les tièdes, ceux qui vivent leur vie à petit, à feu réduit, ceux qui font semblant de ne pas se soucier de leur mortalité. Pour moi, le seul sens de notre statut de mortel, est d'y répondre par la provocation d'une vie intense, multiple, profonde, sans demi-mesure.

Peut-on vivre intensément sa vie sans avoir aux yeux des autres "un caractère impossible"???. Peut-on vivre passsionnément sa vie sans faire peur à tout le monde, sans provoquer l'agressivité de ceux qui vous entourent.

 

Je lis "Grippe-Coeur" de Franz Hellens et de Modiano "Rue des Boutiques obscures". Modiano, un créateur d'athmosphères " Une petite fille rentre de la plage, au crépuscule, avec sa mère. Elle pleure pour rien, parce qu'elle aurait voulu continuer de jouer. Elle s'éloigne. Elle a déjà tourné le coin de la rue, et nos vies ne sont-elles pas aussi rapides à se dissiper dans le soir, que ce chagrin d'enfant"

 

Dans le Sud nous sommes attendus par les Michon qui habitent Graveson, près d'Avignon aisni que par le sculpteur belge Attila qui vit à Clermont sur l'Herault mais est à Berlin pour l'instant.

De plus en plus de problèmes avec les rats musqués

 

Ce 8 octobre, à la Baraque Fraiture, débouche devant moi, un Cerf, juste devant le capot. J'ai frêné par instinct et en faisant des appels de phares et l'automobiliste derrière moi a failli me rentrer dedans. Le gibier est déjà complètement perturbé par l'ouverture de la chasse.

A Halconreux, près de Gouvy, pour la deuxième fois, je tombe sur ce lieu étrange, avec des monolithes. J'apprendrai par la suite que ce sont des "défenses anti-chars" datant de la fin de la dernière guerreHalconreux Oct2061Souvent je me promène avec Craquotte, dans Les Champs d'en Haut, sur la route de Remagne. Là je suis à 550 mètres d'altitude.

 

Dans la région de Vielsalm, à Lierneux, j'essaie de retrouver les lieux dont  parle mon beau-frère et ami, Jean-Pierre Ransonnet, peintre. Lierneux est le village de la famille

.Lierneux Plan065

Il a publié à ce sujet et réalisé tout un travail sur l'enfance et sur l'adolescence, la mémoire "Lierneux, les Lieux et les Liens"Lierneux123

 

Je découvre la célèbre Pierre de la Falhotte, un des grands thèmes à l'époque de l'oeuvre de RansonnetLierneux1063

Et l'Etang PaquayLierneux L etang Paquay064

 

Je travaille sur des bouchons de bouteilles de vin, en liège. Je les colle par trois et en fais des totems.Les Bouchons-Totems de Christian Vancau 1986

Voici le territoire en octobre 1986. Il y a désormais 3 étangs. Si ça continue je vais arriver au pied de l'arrière de la maison. Moircy deviendra Venise. Je sortirai de la cuisine les pieds dans l'eau...Jardin Oct 86Une carrière dans la région de Vielsalm, à Grand-HalleuxGrand Halleux Oct066

 

Je me sens très détaché-surtout des gens, en général. Mis à part des moments privilégiés qui peuvent toujours surgir. Exactement ce que Jean-Pierre Kalfon disait hier soir de ses rapports avec les femmes? Pas de grand amour mais des flashes ectraordinaires, des tas de moments d'amour. De la quantité plutôt que de le qualité???Mais qui dit que la quantité ne puisse être qualitative???

 

Vive les fulgurances des éclairs mais vive aussi le travail en profondeur, le façonnage à travers le temps.

Je voudrais profondément me consacrer à la création sous toutes ses formes: Peinture-Sculpture-Ecriture-Musique, réaliser un spectacle total.
Pendant mes 25 premières années je n'ai rien pu dire. Après je me suis battu pendant vingt ans pour DIRE... ENFIN !!!. Et maintenant où tout pourrait fonctionner car j'ai l'expérience de la vie et de la forme et je pourrais enfin m'exprimer pleinement, je suis pris à la gorge par des crabes dont les pinces d'or se resserrent sans cesse

 

Ce 24 octobre, nouvelle plainte de la société de pêche locale "La Jennevilloise". Mes barrages ne coulent plus (obligation d'étiage).

 

Et le 25 octobre un rêve du petit matin. Je suis au bord d'un ruisseau avec Craquotte, à un endroit où l'on peut passer à gué. et tout à coup des poissons fantastiques, des carpes énormes, une rouge, presqu'un MEROU et des carpes arlequins, colorées roses et blanches, comme des chats arlequins, des poissons dont l'épine dorsale émerge de l'eau, tant l'eau est basse, des poissons d'un monde édénique, sans pêcheurs, dans les deux sens du terme, à savoir sans hommes....

 

Ce 28 octobre à Durbuy chez Daniel SERET. pour la première fois, visite de son atelier et de ses peintures récentes, rue Neuve-Voie. Me raconte son voyage sur le Danube entre Vienne et Budapest. Daniel Seret que je connais depuis 1976.

 

Ce 31 octobre ma banque IPPA liquide mon ami Jean-Pierre Michaux qui, à 47 ans, se retrouve sans boulot. Après 18 ans de "maison". Barvo les mecs!!. A quand mon tour??? C'est la Guillottine..

 

A ce jour j'ai enregistré 165 K7 Vhs de 90 minutes. Je continuerai des années et m'arrêterai vers 2010 avec 500 K7 de 10 heures chacune. En LP. Tous sujets confondus dont 350 films

 

Le samedi 1er novembre 1986, jour de mes 49 ans, départ pour la Provence à 6h30. Arrivée à Graveson (Avignon), chez nos amis les Michon à 15h40, Km 869Graveson Plan068Voici la maison de nos amis français, rencontrés au Ventoux en 1973Graveson Michon071Le dimanche tour de Graveson et trip à Avignon à nous quatre. Henri et Agnès, Céline et moi. C'est très joili Graveson...Graveson3075Avignon2074Ensuite le soir, on passe à Rognonas le long de la Durance et Henri nous emmène à Barbentane, au Mas de l'Enfant chez un couple qui tient une galerie, les GOUBERVILLE (Antoine de...et sa femme Dominique Ruelland). Il y a contact entre nous, nous sommes invités sur la route de notre retourBarbentane2125Le Lundi 3 novembre nous partons à Mazan au pied du Ventoux, chez une amie belge de Céline, Anne Pecheny de Nivelles, qui possède un mas entouré de vignes, dans les Dentelles de Montmirail. Céline reste chez son amie et nous montons au sommet du VENTOUX avec Henri et Agnès. Déjeûnons aux Grillons à Bédoin

Le Ventoux2077Le Ventoux076

Le 4 novembre avec les Michon nous partons sur Clermont-sur-Hérault, voir un ami sculpteur Attila, un liégeois (Alain Mercenier)Clermont Plan079Voici Clermont et la maison d'AttilaClermont 080Clermont Attila078

Environ 2 heures de voyage avec une traversée difficile de Montpellier après celle de Tarascon et de Beaucaire. Arrivée  peu avant midi, en plein soleil dans une ville, Clermont-sur-Hérault, accrochée aux rochers, tout comme la maison de notre ami qui lui a coûté 180.000 NF avant transformations. Beaucoup de maisons hautes et étroites avec pas mal de courants d'air. Cela ne m'emballe pas. Apéro à la Vodka, déjeuner froid et puis randonnée au Lac SALAGOU. Mistral. On dirait une mer intérieure. mais paysage étrange et prenant, quasi lunaire...Lac de Salagou081Retour à Clermont et départ des Michon vers Graveson.

Céline et moi, continuons notre périple vers le Sud, dès le lendemain, mercredi 5 novembre. Direction Montpellier. Des mendiants partout, des jeunes de 20 à 35 ans, avec des pancartes en carton et un bol "Pour notre manger merci. J'ai faim" ou "Pour mon chien". Là, je craque

Nous voici Place de la Comédie. Quelques beaux immeubles début de siècle mais aussi le centre commecial avec Sofitel..Affreux. Alors nous remontons dans le vieux Montpellier. Beaucoup de ruelles étroites avec de très belles maisonsMontpellier Place de la Comédie082

Très rapidement nous plongeons sur la Méditerranée, direction Arles, via Palavas-les-Flots, la Grande Motte et AIgues-Mortes, où nous déjeûnons chez LauretteAigues Mortes083

Ensuite les Saintes-Maries de la Mer et les étangs de Berre. mais tout cela sent le pétrole,(Fosse s/Mer) je ne me sens pas bien. Martigues est pourtant charmant "Située aus bord de l'étang de Berre, reliée à la mer par le Canal de Caronte, Martigues, naguère petite ville de pêcheurs, a vu le développement du complexe pétrolier, altérer son caractère de petit port provençal. Des peintres (Corot), des écrivains ont été séduits par la qualité de la lumière et par le pittoresque du lieu, Martigues a acquis de ce fait une grande notoriété dans les mileux littéraires et artistiques"Etangs de Berre105avec MartiguesMartigues106Côte Bleue Carte133Et en fin de journée nous aboutissons à la Côte bleue, à Carry-le-Rouet, où nous trouvons un petit hôtel. Nous sommes à l'Ouest de Marseille, au pied de la chaîne de l'Estaque (séparant l'etang de Berre de la méditerranée, au fond d'un de ces golfes appelés Calanques. L'Estaque est une chaîne calcaire, désertique et presqu'inhabitéeCarry Le Port087Carry 2086Nous visitons l'Estaque et le Cap Couronne que voici. Sausset est un très curieux village perché avec une plage désertique et un phare..Cap Couronne104Plan des Calanques097Et le lendemain jeudi nous piquons sur MARSEILLEMarseille088Marseille Plan du Port090Marseille069Ci-dessus, panorama vu de Notre-Dame de la Garde.

Le Port avec le Quai des BelgesMarseille Le Port089Marseille Le Port 3091Le Marché aux poissons sur le portMarseille Quai des Belges093Ensuite nous avons eu envie de mer et de plage et nous avons enfilé la corniche Président Kennedy, direction Plage du Prado. Mer superbe mais Mistral gagnant. Nous avons dû longer la mer jusqu'au Cap Croisette et Les Goudes, avant de revenir sur nos pas, nous installer sur un embryon de plage, près d'un canal avec de l'autre côté, le Parc Borely, le tout à l'est de l'avenue du Prado. Je ramasse des morceaux de verres arrondis par la mer, de toutes les couleurs, comme je l'avais déjà fait à BarceloneMarseille Plan cote Est095Marseille cote Est094Marseille cote Est 2096Par l'avenue du Prado, nous montons en début d'après-midi à Notre- Dame de la GardeMarseille070On en a marre de la ville, il y a déjà une circulation infernale et vers 15h00 nous prenons la côte- est, pour nous diriger vers Cassis,via le Col de la Gineste, laissant Les Calanques sur notre droitePlan des Calanques097

Cette route s'appelle d'ailleurs la route des Calanques. C'est la N.559 avec à droite les massifs calcareux du Puget et de Marseillenègre, massifs profondément échancrés par les Calanquesa l'Ouest des Calanques098Et voici CASSIS, superbe port de pêche, mais un monde, beaucoup trop de monde. Je vais sur la Plage avec Craquotte, ramasse encore des cailloux et puis nous rentrerons dormir à Carry-le-Rouet dans le calmeCassis3101Cassis5103Cassis4102Cassis2100Cassis099Retour à  Carry le jeudi soir 6 novembre. Voici Céline et CraquotteCarry le Rouet084Le vendredi 7 novembre, nous remontons par Fos, la plaine de la Crau et Arles, que nous visiterons e 12 à 15 heures. La plaine de la Crau où jadis passa Hercule est remplie de gros moustiques. Mais je veux ramener un caillou d'Héraclès et sors de la voiture, à toute allure et ramasse une pierre lourde... et un énorme moustique qui va me gonfler tout le visage dans les heures qui suivront.crau210

  

Mais Arles est superbe ! Nous l'avions déja parcourue 12 ou 13 ans auparavantARLES Arènes2111ARLES Arènes110ARLES1107Nous déjeûnons au Van GoghARLES Resto Van Gogh112Et puis c'est la visite des Alyskans. Quel cimetière!!!! Hommage au poète" Paul-Jean TOULET (un des plus grands poètes français du 19e siècle): "

 

Dans Arles où sont les Alyscans

Quand l'ombre est rouge sous les roses

Et clair le temps

Ecoute la douceur des choses

Lorsque tu sens battre sans cause

Ton coeur trop lourd...

 

Et que se taisent les Colombes

Parle tout bas si c'est d'amour

Au bord des tombes"ARLES Les Alyscans2109Voici notre itinéraire ce jour-là. Nous allons remonter sur Fontvieille, le Baux, traverser la chaîne des Alpilles et arriver chez nos amis à GravesonCartes Alpilles115Voici Fontvieille et le Moulin d'Alphonse DaudetFontvieille Moulin Daudet113Puis les Baux de Provence que nous connaissons et dont nous visitons les carrières en contrebas, une vraie merveille. On se croirait en Egypte. Carrières taillées dans la Bauxite bien entenduLes BAUX1116Les BAUX3118-copie-1Les-BAUX4119-copie-1.jpgLes BAUX2117-copie-1Ensuite traversée des Alpilles Les Alpilles114Nous nous arrêtons à Saint-Remy et à 17h00 nous arrivons à Graveson chez nos amis après ce voyage marathon de 4 jours. Nous somme invités le soir au Mas de l'Enfant à Barbentane. Voici le MAS de nuit  Barbentane170.jpg et faisons la connaissance du peintre belge Michel Moy qui nous parlera d'un autre belge Jacques Ducaju. En voici une trace, de la main de Michel Moy, qui habite dans le Haut-Gard et a été longtemps professeur à Versailles avant de se faire transférer à Montpellier. Il doit avoir 55 ans environ. Michel Moy est décédé en 2007

u Mas de l'Enfant120

Faisons la connaissance du chien aveugle d'Antoine, un bouvier noir, Chou-chou et du chat Bonux, blessé à la joue droite.

Nous avons mangé de la Tarasque, un délicieux gâteau au chocolat, en parlant de Dubuffet, Miller... et Durrell qui n'habite pas loin

 

Voici une des expositions organisées au Mas de l'Enfant: Jean-Pierre GRENIER

Barbentane124

 

La TARASQUE: "Un jour, un monstre amphibie sort du Rhone et dévore les habitants. Seize jeunes-gens lui livrent un combat au cours duquel, huit d'entre eux sont dévorés. C'est alors que Sainte Marthe, venant des Saintes-Maries, marche à la rencontre du monstre, l'asperge d'eau bénite et lui présente une croix. La bête devient docile comme un agneau, la sainte lui passe sa ceinture autour du cou et la conduit au peuple qui la tue à coups de pierres..."(dégueulasse...)

 

Ce samedi 8 novembre, nous quittons Graveson à 9h00 pour nous retrouver à Moircy (Belgique) à 18h45, avec un arrêt en Côte d'Or à Norges- la- Ville. Huit jours de voyage et 2422 Kms

 

Donc en 8 jours nous avons parcouru, Avignon, Graveson, Carpentras, Mazan, Bedoin, le Ventoux, Tarascon, Beaucaire, Montpellier, Clermont l'Hérault, le lac de Salagou, Palavas-les-Flots, Aigues-Mortes, Arles, la Côte Bleue avec Carry-le-Rouet et le Cap Couronne, Marseille, la chaîne de l'Estaque, Cassis, Martigues, la Plaine de la Crau, Fontvielle, le Baux, les Alpilles et Saint-Remy

 

Le 13 novembre, Décès de Thierry le Luron;

 

J'achète Croc Blanc de Jack London(John Griffith de son vrai nom), après avoir lu "L'Appel de la Forêt". Né en 1876, la boisson le conduira au suicide, à 40 ans, le 22 novembre 1916

Je travaille toujours mes bouchons-totems en liège.P1090365

Georges STEINER à ApostrophesGeotrges STEINER121Fin novembre, Droit de Réponse avec Michel POLAC obtient deux Sept d'Or aux Césars 1986Michel Polac Déc 86 new136

Je travaille aussi sur ce que j'appelle mes AQUACHTONIQUES, tous ces cashes de films polaroïds que je retourne (j'ai découvert que ça se démontait), pour former un creux que je remplis de la boue argileuse de mes étangs, enlevée à la main. Les cashes proviennent des films de ma banque que j'utilise pour faire mes expertises immobilières ainsi que de nombreux autres cashes fournis par mes collègues. En voici 20 assemblés sur un total actuel de 188. L'argile posé dans les encadrements, sèche, se craquèle, est durci au liant acrylique, puis peint à l'huile en tenant compte des craquelures et boursouflementsPola2.JPG

J'achète une guitare classique à Bruxelles avec un étui dur.

10 décembre, je termine "Méditation sur un amour defûnt" d'Emmanuel BERL.

Je reste en contact avec les Gouberville. Il est question de me faire participer à une exposition de groupe à Avignon, via la mère de Dominique;.

 

Ce 21 décembre, naissance de mon premier petit-fils Renaud à la Clinique de Libramont. Il est Capricorne comme Henry Miller et ascendant Gemeaux comme moi. Angoisse de cet accouchement. Car il fut long et laborieux Epreuve mon enfance retrouvée au travers de ma fille. Pourvu que l'enfant soit normal...Après la naissance la soeur de ma femme et la Marraine de Renaud, Marie-Henriette, instinctivement met le bébé Renaud dans mes bras, ce bébé que je n'ose pas prendre comme le font les autres, que j'ai envie de prendre mais que je n'ose pas, tout le monde le prend sauf moi. Et elle, la soeur de ma femme a cette  intuition formidable et quand elle s'en va, j'ai toujours le bébé dans mes bras...

 

Praline(rebaptisée Lola) morte, empoisonnée. elle luttait depuis 8 jours avec le vétérinaire. Suis allé l'enterrer dans la neige blanche, derrière le potager. Adieu petite. Je t'avais trouvée il y a 2 ans et demi dans la forêt de Mellier. Tu courais devant ma voiture. Tu étais toujours dehors la nuit. Sans doute auras-tu mangé une rate empoisonnée. C'est une quatrième mort de chat depuis peu. Il reste Chelidoine la Siamoise et Jojo le tIgré

 

Réveillon de Noël blanc avec Marie-Henriette et son mari tunisien Mohammed Khadri. Le jour de Noël, je lui mets le Coran en mains (acheté à istambul) et il chante dans l'atelier, à genoux, tourné vers La Mecque. Je l'ai enregistré.

 

Réveillon de l'An avec Jean-Pierre Devresse et Marine Closset, un couple d'amis- peintres

Je suis à la page 2400 de mon journal. Tôme VII.

Bilan en fin d'année de tous mes travaux depuis 1980:

1) Une cinquantaines de pierres provenant des mangeoires fracassées de l'EcuriePierres dans le jardin

2) Environ 120 pierres jaunes et rouges " sahariennes"P1090405

3) 41 mini-totems rouges et bruns environ 70 cms de haut + 7 totems effilés et plus hauts (180 à 200 cms)Peintures 160

4. Une vingtaine de totems effilés, rouges, bleu-pâles et jaunes (ancienne clotûre)

5. Une vingtaine de petites statues modelées avec mesdoigts, dans l'argile de l'étangP1090403

P10903656. Une centaine de pierres d'eau, tirées des étangs, peintes à l'huilePierres d'eau137

7. Quatre caisses de galets d'eau

8. 25 totems plus robustes de 150 à 200 cms.Bois de vancau4-1

9. Une vingtaine de souches.

10. 160 aquachtoniques

11 100 à 200 gouaches sur le thème de l'Etang

12. Environ 130 bouchons-totemsP1090365

13. Une dizaine de chevrons à poser en biais contre un murIMGA0580

14 Une vingtaine de carrés (25 cms sur 25) en liège. En voici quatre. Ca peut se poser au sol ou au mur comme un puzzle et dans un ordre chaque fois différent, ce qui fait chaque fois une peinture différente...P1090407

15) 4 grandes tôles

Bilan de l'année 1986. Tout ceci étant extrait de mon journal, textes, cartes et photos scannées et numérisées. Ces photos ont 26 ans d'âge et sont argentiques, bien entendu

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 09:48
Ma Bio 200-1987-1er semestre-Voyage à Portmontain

Un premier janvier fantastique avec les Devresse, encore ici toute la journée, l'arrivée de leur amie Christine Thomas (qui a une maison à Bertogne et dont la mère est avocate à Huy), à 15 heures avec son superbe chien "Pyramide"- la connivence immédiate, puis la visite innatendue de notre ami turc Savac Manco, frère du célébre chanteur pop Boris Manco, Savac de retour de Paris avec sa nouvelle "femme", Marie, une parisienne, je crois, qui a vécu 20 ans à Hollywood, avec un scénariste (John Landis) et qui réapprend tout doucement le français

Bref l'année commence fort avec un cadeau des Devresse "Le Voyage de Wim Wenders" Editions Yellow Now, et "Motel Chronicles" de Sam Shepard -Christian Bourgois, et un double 33 T. de Richard Jobson "The rIght Man"

Je lis le "Le livre de mes amis" d'Henry Miller

A l'Atelier je continue de travailler sur mes "aquachtoniques" (cashes de polaroïds remplis de l'argile des étangs)Aquachtoniques 1987171

Je reprends ma gymnastique, haltères, poids légers. Abdominaux sur un banc. Je fais cela depuis mes 17 ans.

 

Un magnifique documentaire d'Agnès VARDA à la Télé: MURS MURS. Les murs peints de Los Angeles" J'adore Varda. Je l'ai tencontrée quand j'avais 17 ans à un Ciné-Club à Angleur (Liège) après la projection de son film, "La Pointe Courte" avec Silvia Monfort.

 

We du 10-11 janvier. Entendu à la radio Hubert GROOTECLAES, photographe belge et notamment longtemps photographe attitré de Leo FERRE. Je pense que nous ne sommes plus vu depuis 1970, chez lui, à Embourg. C'était une nuit de neige. ma voiture ne voulait pas démarrer et Hubert me prête son break pour rentrer à Liège, rue Fond Pirette. Je rentre la voiture dans mon garage vers 1h.du matin. A 4 heures, réveil en sursaut: Deux flics au pied du lit avec une lampe-torche. Le klaxon de la voiture était déclenché depuis une demi-heure et les voisins avaient téléphoné à la police en se demandant ce qui se passait. Ma femme et moi n'avions rien entendu. Les flics étaient rentrés par l'arrière en forçant la fenêtre de la cuisine. Et moi, à moitié endormi..."Mais ce n'est pas ma voiture". Il m'a fallu tout expliquer. Le dimanche matin, je ramenais le break d'Hubert à Embourg et lui racontai le gag. Mort de rire.

hubert,grooteclaes,léo,ferré-3583b923f474858f47b-copie-1Voir sur ce blog mon article sur Hubert Grooteclaes, photograohe de Leo Ferré

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Curieuses impressions causées par mes changements de lieux continuels. Me retrouver vendredi dans un restaurant italien, à Virton, à quelques kilomètres de la frontière française, puis revenir dans la haute Ardenne froide des plateaux neigeux, puis deux jours après rouler dans un train et traverser des forêts, en passant devant des gares à la "Pol Delvaux" (Poix St Hubert-Hatrival).  Traverser Ottignies (Brabant wallon), pays de mes cousins Vancau, Céroux-Mousti-Court St Etienne-région de Moulinsart-Tintin-Hergé, me retrouver sur un quai glacé de Bruxelles-Nord, puis dans le train d'Amsterdam en passant par Berchem, pour me retrouver à la Gare Centrale d'Anvers, la Frankrijklei, la Langenieuwstraat, puis la banlieue nord...et me retrouver dans une magnifique voiture blanche toute neuve, une Ford Sierra 2 litres 3, mise à disposition par ma banque, me retrouver dans les Ardennes quelques heures plus tard et en Lorraine à Athus et Halanzy, à deux pas de Longwy, le lendemain matin.

 

Carte de nos amis les GOUBERVILLE qui viennent d'emménager dans la région de PROVINS, à Portmontain, entre Montereau (Est de fontainebleau) et Nogent. Voici une photo de leur maisonPortmontain244

Depuis que je roule pour ma banque (1966) j'ai fait 556.438 Kms soit près de 14 fois le Tour du Monde.

Je lis "Supervivant" de Chesterton et "A Rebours" d'Huysmans

 

En cette fin janvier, je travaille sur des carrelages muraux, côté arrachage, découverts dans une décharge clandestine , dans la forêt, au-dessus de ma ruecarrelages éternit189lls font 0.25 sur 0.25 piècecarrelages éternit2190

 

Un stage d'Informatique à notre Centre Informatique "IPPA" à WilrIjk- ANVERS en cette fin janvier. Arrivée à 10 heures après 3 heures de route par brouillard et verglas. A  Anvers pour 3 jours. C'est bien entendu la préhistoire de l'informatique car Internet n'existe pas. Il s'agit de nous permettre de faire des inspections "'Audit" auprès des agences qui vont être informatisées dans tout le pays.

Et revoici donc Anvers, une fois de plus...Anvers fin Jan 87174

Je loge au Schouwburg (Place du Théâtre), un hôtel complètement sinistre, sur une place stalinienne. C'est l'Hôtel ARCADE, je vous le recommande, une vraie mortuaire....Anvers le Schouwburg175Anvers Place du Theâtre178mon couloir, Cellule 2455, Couloir de la Mort, et ma chambreAnvers Couloir de la Mort176Anvers Cellule 288177Un plan sommaire du Centre d'Anvers, dessiné dans mon journal.Anvers Plan Center

Après 3 jours d'enfermement dans la camp de concentration de Wilrijik, je vais passer la sloirée chez mon cousin Jacques Van Cauwenberghe, (en fait le cousin germain de mon père Roger), peintre à ses heures et je découvre une propriété splendide de 7 hectares, Hazenveld Kasteel, à Braaschaet. Un grand parc, effectivement, rempli de lapins.Braaschaet-Anvers 179Braaschaet3181Accueilli par Jacques Vancau. Nous faisons le tour du proprio, avant l'obscurité. A peine croyable. On se croirait à Versailles....Braaschaet2180Sept Hectares de pelouses et de bois avec des arbres superbes, Chênes, Hêtres pourpres, Faux-acacias, Pins Sylvestres-un sol très sablonneux, des lapins sauvages débouchant de tous les fourrés, un étang, une piscine entourée de Rhododendrons. Un magnifique potager avec une longue serre. La propriété voisine de 5 ha appartient également à la famille Vanderlinden, (Françoise Vanderlinden épouse de Jacques Van Cauwenberghe, le cousin germain de mon père).

Ensuite on rentre dans le salon, Françoise est là, le whisky, la conversation à bâtons rompus sur Christian BECK , dit Bosse de Nage (dont la mère de Jacques, Daisy Beck,épouse Robert Van Cauwenberghe, ma "Tante Daisy" de Céroux-Mousty, est la cousine germaine) cet écrivain sur lequel André Blavier a écrit un livre, et qui est allé rencontrer Tolstoï à Moscou...à pied et dont la fille n'est autre que Béatrice Beck, Secrétaire d'André Gide et Prix Goncourt 1952 (Robert Van cauwenberghe était le frère de mon grand'père, gynécologue, André Van Cauwenberghe qui m'a mis au monde à Gand).

En bas dans un des salons, j'aperçois deux Permeke, magnifiques, quatre Rik Wouters et un Jakob Smits. Dans le hall un troisème Permeke. Je n'en crois pas mes yeux. Un peu plus loin je découvrirai un Ruysdael et aussi un certain Vranckx.

Mais je découvre aussi les aquarelles de Jacques Vancau, dont une remarquable, une petite, très sombre, proche de Maurice Pirenne.

Puis c'est la fête. Françoise que je ne connais pas, arrive au salon; Un 2e whisky. On parle de mes parents, de mon enfance. Ils ignorent que j'ai eu une soeur. Jacques a 7 ans de moins que mon père (1915-1908). Bref ce sera une conversation non-stop jusqu'à 22 heures. Nettoyage du givre posé sur les vitres de ma voiture et un projet, celui de revenir pour rencontrer leurs amis "Lejeune", collectionneurs de notamment Niki de Saint-Phalle, Tinguely etc...Un au-revoir aussi au magnifique chien Gypsy, un griffon Cortals au poil superbe et dont les mimiques et les jeux de pattes me rappellent ceux de ma chienne Craquotte.

Et c'est le retour sur Anvers où je loge une dernière nuitAnvers Plan182

 

Dans l'atelier, je travaille sur des pierres, ramassées sur la route d'Arlon, au lieu-dit "La Folie"Atelier184-copie-3Un reportage de mon ami André ROMUS sur Jean-Luc GODARD, ce 30 janvier. Godard raconte de sa voix traînante et suisse: "Je dis aux gens que je veux pas vivre en Suisse, seulement y venir en vacances. Alors, ils me disent...Mais vous êtes ici toute l'année et je réponds que c'est parce que je suis toute l'année en vacances...Et ils me disent, mais alors quand est-ce que vous travaillez??? Et je leur réponds que je ne travaille que pendant les vacances.

C'est Manu Bonmariage à la Caméra. En fait Godard ne veut pas recevoir la télé qu'il n'aime pas, car la télé pille le cinéma et filme sans jamais payer personne. Alors Bonmariage reviendra le lendemain matin, un dimanche avec du pognon et Godard le laissera entrer dans son studio où il est en train de faire le montage de "Passion". Il répond juste ce qu'il faut à Manu, tout absorbé par son travail de "petit patron d'entreprise" et il marmonne "Vous savez la différence qu'il y a entre un ouvrier et un petit patron???C'est que le petit patron lui, vient à l'usine, aussi le dimanche..."

Un article paru sur un ami poète liégeois François Jacqmain qui vient de recevoir le prix triennal de poésie, décerné par la Communauté françaiseFrançois Jacquemin185

J'ai connu François Jacqmain aux alentours de 1964, quand on sortait des nuits entières avec André et Odette Blavier et les peintres Vandeloise, Armand Silvestre, Plomteux et Josée Picon et aussi un certain Florkin, un pataphysicien.

11 février: "Situation de plus en plus intenable pour moi au niveau professionnel, monde de cons, harcèlements de la part de mes patrons anversois. Mon angoisse fondamentale étant de ne pouvoir conserver mon territoire de Moircy. Je dois encore près de 35.000 euros à ma banque qui a évidemment une hypothèque sur la maison. Autour de moi une famille riche à millions, qui sait et qui ne fait pas un geste vis-à-vis de l'insoumis que je suis. Et bien sûr je ne demande rien. Je n'ai plus aucun contact avec mes parents. Bref je suis un homme qui a 20 ans de créations derrière lui et qui aurait bien d'autres choses à donner que des centaines de kilomètres par jour, coïncé dans une ceinture de sécurité et effectuant dans des agences bancaires, des pointages idiots dans un monde d'imbéciles, amoureux de gros sous et de pouvoir"

 

Le 14 février, malgré mon épuisement, je me retrouve sur le chantier de mon ex beau-frère, le peintre Jean-Pierre Ransonnet qui a acheté une maison à Cortil (hauteurs de Tilff-ardennes liégeoises). Je ne puis faire autrement, Jean-Pierre étant venu m'aider dans mes travaux à Moircy en 1979.

 

Voici le chantier à Cortil. Il y a du boulot. Sur les 2 photos du bas on aperçoit Céline mon épouse, transformée en terrassière. Il y a des murs coriaces à abattre, Jean-Pierre et moi abattons à la masse, tapant 4 coups, chacun à notre tour. C'est ce que nous appelons "travailler à la Russe"

Cortil 1186Cortil 2187Et pour me reposer, la semaine qui suit, (du 16 au 20 février) je me tape des centaines de Kms sur la neige en perpétuel dérapage contrôlé, dans la région de Harre et de Vielsalm. Voici ma Ford Sierra, 2 litres 300, enfin la voiture de la Banque Ippa, mise à dispositionFord Sierra 2L3191Je me retrouve aussi en plaine à Hamoir-sur-Ourthe et vais revoir cette maison de ma tante Berthe Pirenne, celle que je quittais le matin et rejoignais en canoë le soir, durant mon adolescence. J'étais déjà, un indien. Cette maison peinte jadis par Maurice Pirenne.(la maison du centre sur la photo du bas)Hamoir 1192Hamoir2193

Bilan: 49 inspections et formation de trois nouveaux agents depuis le 6 janvier dernier

A la fin février, j'ai cependant un certain nombre de réalisations picturales en cours. Je travaille notamment sur des carrelages muraux, en éternit, trouvés dans une décharge et effectue ce travail côté colle, avec de l'huile très délayée. Mon but est d'assembler ces carrelages pour faire une pièce géante, dont chaque mobile sera interchangeablecarrelages éternit189

Un carrelage fait environ 30/30

carrelages éternit2190

Fin février, une émission sur Georges Simenon sur TF1. Georges Simenon, liégeois comme moi. J'apprends que comme moi il a été chez les Jésuites au Collège Saint-Servais, fait son service militaire à La Chartreuse et adorait dessiner des cartes géographiquesSImenon194

 

Début mars je me retrouve à nouveau dans la région de LIERNEUX, village natal de Jean-Pierre Ransonnet mon ami, le peintre. Ses parents y tiennnent une épicerie. le père est peintre en bâtiments. Le village est dominé par la présence d'un Institut psychiatrique dont les pensionnaires sont en semi-liberté et se mêlent aux gens du village, sont hébergée aussi dans des familles d'accueil. Ambiance très particulière donc. Voici le village(ardennes liégeoises)

Lierneux19054900Et l'Institut psychiatriqueLierneux chslierJean-Pierre Ransonnet a fait tout un travail écrit et pictural sur son villageLierneux123

En reparcourant cet endroit, j'essaie de comprendre à travers un décor, ce que fut l'enfance de mon ami, une enfance envahie par la présence de la mort, le cimetière est en face de la maison de ses parents et sa mère vendait des fleurs à la Toussaint, et par celle de la Folie, cet Institut psychiatrique et ces fous dans la rue, mais c'est une folie de campagne, une folie qui cotoie la soi-disante non-folie. Quand on se promène ici comme je le fais, on regarde la démarche des gens , leurs gestes, pour savoir s'ils sont "de l'Institut" ou pas. On ne s'y retrouve pas très bien. Folie subtile sans être apparemment dramatisée.

 

Lors d'une de mes inspections à Grand-Halleux, je fais la connaissance d'un fils d'un de mes agents. Il est peintre et s'appelle Bernard GENGOUX. Garçon ténébreux....

 

Mars-Avril 1987. Quelques travaux réalisés dans l'atelier sur toutes sortes de déchets, papier, caoutchouc, métaux rouillés, bois, morceaux d'éternit ondulés recouverts de mousses, des petits formats. J'en fais des paysages.

Papiers froissés

Papier mâché FéV 87188Fragment de bois ramené du chantier de CortilmiradorFragments de cortil2204Eternits ondulés recouverts de moussesEternit ondulé Mousse202Une ferraille rouilléePeinture Tôle196Un morceau de caoutchoucPeinture caoutchouc195Morceau de Balatum (chantier de Cortil)Balatum avril201Fragment de la cheminée de Cortil (Chantier 'Ransonnet)Fragments de cortil203Car je suis retourné au Chantier de Cortil aux alentours du 20 mars, cette fois avec un autre peintre Michel Boulanger de Liège, dit Bouboule, déguisé en ouvrier pour l'occasion. Photo du haut. Ransonnet sur la photo du basCortil3198Cortil4197Ci-dessus, une annexe dénommée Bogota qui sera transformée en remise, destinée à rassembler les peintures terminées et une des pièces transformées avec la fameuse cheminée fracassée dont je tirerai plusieurs oeuvres;

Ransonnet et Boulanger s'apprêtent à partir à Rome pour exposer sous l'égide de la Galerie liégeoise "Espace-Nord", gérée par Laurent Jacob. Moi, comme de bien entendu, je ne suis pas invité. Je suis un autodidacte, je ne suis donc pas un artiste. No comment !!!Ransonnet à Rome255

Fin mars je me retrouve à nouveau à Verviers sur la terrasse surpomblant la villeVerviers 26 mars199Et dans mes étangs c'est le grand coït des grenouilles rousses. Un vacarme infernal et des étreintes sanglantes. Les oeufs sont pondus ou en cours de ponteOeufs de grenouilles200Et en avril, je suis reparti pour Anvers, au Centre Informatique, pour écolage. Je précise à nouveau qu'à cette époque, Internet n'existe pas.

Voici la gare Centrale:

Anvers La Gare206 Le Grote Markt
Anvers Groote Markt208La Groene PlaatsAnversGroene Plaats207Le STEEN (le Port)Anvers Le Steen210

Avril 87. Je suis à Charleroi à une réunion d'inspecteurs IPPA. La Direction organise un concours pour nos agents, ceux qui ouvriront dans les mois à venir, le plus grand nombre de livrets et de comptes bancaires. Une certain Chris Peeters d'Anvers, service Publicité, nous présente les prix qui vont appâter nos agents et les faire travailler, pensent-ils. Quels prix???Tenez-vous bien, 3 sculptures de Van Hoeydonck, ce sculpteur belge pistonné qui est le seul à exposer une sculpture sur la lune, amenée fin des années soixante par les cosmonautes américains. Deux sculptures et une sérigraphie. Trois merdes. A la Banque tout le monde sait que je suis peintre et donc le Chris Peeters, en train de nous faire l'article, s'adresse à moi "Qu'en pensez-vous Monsieur Van Cauwenberghe, vous qui êtes un grand amateur d'art ???" Et moi le visage figé dans une grimace horrifiée, je ne réponds pas. Il insiste "Vous n'aimez pas?? et "Evidemment c'est assez révolutionnaire comme couleurs, mais on s'habitue...bien sûr c'est moderne...mais..." Et moi disant devant tous les inspecteurs en le regardant "Non ce n'est pas bon". Je ne puis mentir et je sais que je suis en train de saboter toute la promotion. Pas vraiment car ni mes camarades inspecteurs, ni nos agents n'en ont rien à foutre de ce genre de cadeau, dont le seul attrait imaginé par ces cons de banquiers est que ce sculpteur belge est le seul à avoir une sculpture sur la lune, que depuis lors il en fait des copies qu'il essaie de vendre partout. un petit copieur minable, un marchand du temple.

Mon atelier en avril. Atelier en avrilAtelier en avril 2213Les aquachtoniques. Argile de mes étangs dans mes cashes de polaroïds, récupérés de mes photos d'expertises pour Ippa. Ca commence à pulluler. C'est mon grand travail du moment et comme toujours je travaille par séries. Je suis un peintre sériel  Atelier en avril 3214Atelier en avril 4215Atelier fin mai 87A nouveau dans les cantons de l'Est fin avril. Je parcours pour le boulot 4183 Kms

L'émission Strip-Tease. Une merveilleux docu sur une prostituée- peintre (un pleonasme mais elle au moins elle assume), peignant en vitrine, en peignoir, une bonne grosse blonde, entre 30 et 40 ans, pètant la santé, avec un moral d'enfer. Extraordinaire!!!!

Un reportage sur l'A2. La collection PompidouPompidou257

Soirée Apostrophes sur Robert BrasillachBrasillach240

Arrivée des "Gouberville" ce vendredi 1er mai, en provenance de Portmontain; Antoine et Dominique Ruelland, leur jeune fils Mathieu et leur chien aveugle, Chouchou, le chien  noir aux yeux bleus.  Véritable fête, ivresse-comme des amis qui ne se seraient plus vus depuis longtemps. Voici Antoine et son fils Mathieu dans l'atelier. De dos Céline mon épousegouberville à Moircy 1 mai216Et voici Chouchou dans le jardin...gouberville à Moircy 1 mai Chouchou217Discussions extrêmement variées sur l'Ecole de Saint-Cyr (Antoine en est sorti), Daniel Cordier, le galeriste bien connu, Yves Bonnefoy, leur ami le peintre belge Moy. La boisson coule à flots. Piano et guitare. une  chaleur entre nous quatre, alors que nous nous connaissons à peine..

Et puis c'est le suicide de Dalida

Et à nouveau les tournées d'inspections. J'en suis à ma 126e inspection de l'année. je susi à nouveau en région allemande, côté Bullange et Maldingen. Passant à Grüfflingen, je vais sonner à la porte de WIESEN, cet arftiste- fermier devant la maison duquel je passe depuis 2 ans. Accueilli par un berger allemand aboyeur. Une fenêtre s'ouvre. C'est Wiesen. La conversation s'engage en allemand. il m'autorise à photographier et s'apprête à descendre, après avoir enfermé son chien.

Voici le lieu de WiesenGrufflingen mai218

Grufflingen mai218Grufflingen mai 2219Grufflingen mai 3220Wiesen m'emmène partout. Pas facile de suivre son patois allemand. il est proche de Chaissac mais n'en a jamais entendu parler, pas plus que de Dubuffet. Il m'entraîne à l'intérieur; C'est fou ! Beaucoup de bois, des racines mais aussi de la peinture naïve, beaucoup moins intéressante. Des sculptures avec des pommes de terre. Beaucoup de pierres de schiste peintes non en fonction de leur forme mais comme des "tableaux". En fait toute la maison est peinte, à l'intérieur comme à l'extérieur. Il est né en 1906-81 ans. je lui ai laissé ma carte afin de pouvoir repasser un jour; je lui ai montré des photos de mon territoire;

Dans le ruisseau je continue de renforcer mes barrages en faisant glisser mes poutrelles dans des piquets métalliques en U, prélablement enfoncés à coups de masse.

 

Ma chienne Craquotte est magnifique. Elle a un peu plus de deux ansSuper Craquotte a 1 an221A Cannes, Palme d'Or pour le Bernanos "Sous le Soleil de Satan" de Maurice PIALAT, qui monte sur scène sous les huées et dit aux journalistes "Et si vous ne m'aimez pas, eh bien sachez que je ne vous aime pas non plus !"

Je me sens solidaire de Pialat, le mal-aimé-et je me sens comme lui. Je provoque partout le malaise, à propos de mon art. Tout le monde s'enfuit et plus le temps passe moins ça s'arrange

Ma correspondance avec Jean-Pierre Ransonnet continue. Nous parlons des vrais créateurs, à savoir ceux qui se mettent en danger sans arrêt dans leur oeuvre et n'en ont rien à faire des modes et des courbettes. Et d'autre part, les faux artistes, prêts à tous les caméléonages pour obtenir fric et célébrité ephémère. Et enfin, 3e catégorie, tous les crabes des médias, les animateurs surtout ceux de la télé, qui ne se mouillent jamais dans rien et vivent comme les sangsues, du sang et de la sueur des autres, sans oublier la plupart des critiques parasites-créateurs avortés dans l'oeuf; Des suceurs de moëlle qui prennent de plus en plus de place et réalisent la prophétie de Mac Luhan "The Medium is the massage" on pourrait traduire "La façon d'exhiber une oeuvre ou un évènement, leur mise en scène, est plus importante que le message de fond de l'oeuvre ou de l'évènement. Ou "ce qui compte d'abord c'est le medium et non le message". Ce fait étant dû à la prise de pouvoir de la télévision . 

 

Déclaration d'Yves Montand, président du Jury, qui annonce qu'il ne se rendra au Festival de Moscou pour Jean de Florette que si Moscou acceptait de projeter L'Aveu de Costa Gravas. Parfait. Pourvu qu'il tienne le coup, lui qui n'a plus mis les pieds là-bas, avec Simone, depuis 1964, tous deux invités par Krouchtchev.

 

Fin mai: Je passe au Signal de Botrange, le point le plus haut de la Belgique(718 mètres, tour comprise-694 sans la tour... Tricheurs les belges)Signal de Botrange222

 

Et le 26 mai, nous partons à Portmontain, près de Nogent sur Seine, invités par nos amis "Gouberville", avec un crochet par la route Rimbaud-Verlaine, Charleville, la ferme de Roche, Attigny. Distance totale 307 KmsRoute Rimbaud-Verlaine228Moircy-Bouillon-Sedan et nous nous arrêtons devant la gare de Charleville, pour revoir le fameux Kiosque , réservé aux concerts du dimanche après-midi, là où le Capitaine Rimbaud, invita Vitalie Cuif, future mère dArthur, à danserCharleville Le Kiosque223

Via Attigny, où se trouve aussi un très beau KiosqueAttigny225nous remontons sur Roche, la ferme de Vitalie Cuif, où Rimbaud passa une partie de son enfance et de son agonie. Il n'en reste que des vestiges hélas. Ceci est une nouvelle maison reconstruite sur l'emplacement de la fermeRoche maison226Voici une photo da l'ancienne fermeRoche1Roche 2Roches8006005

aussi le lavoir et le petit étang où peut-être Rimbaud commenca à composer " Le Bâteau Ivre"Roches8005993Roches8005991Roches8005995Roche224Emus, nous arriverons à Chalons-sur-Marne à 12h30. La Marne c'est la terre blanche des cimetières et des champs de manoeuvre (et des taxis qussi). On tire à balles tous les jours entre les cimetières. Ce qu'on appelle "Les leçons de l'Histoire"Chalons258Chalons2259En sortant du restaurant "La Potée Champenoise" et en regardant un grand peuplier dans une propriété de Notaire, nous avons lié conversation avec un monsieur dont la mère était belge "Ingebosch" et qui est né près d'Attigny et de Roche à Sainte Vaubourg. Longue discussion sur Rimbaud...sur le trottoir...;

 

Et c'est l'arrivée à Portmontain vers 16h00, après plusieurs arrêts, notamment à Cézanne et à Fère Champenoise sans oublier Nogent sur Seine. Un soleil intense.

 

PORMONTAIN. Antoine nous accueille, seul, car Dominique est sortie faire soigner Mathieu, piqué par un frelon. Notre chambre est à l'extrême-droite dans le toit. Le nom de jeune-fille de Dominique est Ruelland. De la famille de Jacques Ruelland, l'écrivain fantastique, ami de Topor, rencontré il y a 20 ans à l'émission "Contraste" de la Radio télévision belge à  Liège, en même temps que Topor d'ailleursPortmontain

A 19 heures, Antoine ira chercher deux de ses trois filles. Sophie (de Gouberville), 28 ans, accompagnée de sa fille Charlotte (4 ans) et Bernadette dite Berbère (30 ans) avec son fils Boris, 6 ans. Nous passerons ensemble une belle soirée bien arrosée.

Le lendemain, premier debout comme toujours, j'irai me promener seul sur les bords de la Seine, ainsi qu'au village de Noyen et au Château de La Motte-TillyLa Seine à Portmontain231NoyenNOYEN230Le Château de La Motte-TillyLa Motte-Tilly232

En fin de matinée j'irai faire des courses à BRAY (le village du Rendez-vous) avec Dominique et Mathieu.

BRAY234On a reparlé avec Antoine de Daniel CORDIER, qui prépare un livre sur Jean Moulin, qu'il a très bien connu. il a une villa à Golfe Juan d'où on ne voit que la méditerranée. Daniel Cordier a quité le cirque des Galeries, il y a des années, avec grand fracas, accusant la culture française de se laisser envahir par les américains. Antoine qui l'a rencontré avec un ami, à propos de Jean Moulin justement, dont Cordier fut le secrétaire en 1942, ignorait qui il était et lui a dit qu'il tenait une galerie de peinture en Avignon (Barbentane). Cordier lui a dit "Oui, je connais un peu". Ce n'est qu'après, qu'Antoine a appris qui avait été Daniel Cordier dans les années soixante: un galeriste prestigieux. DanielCordier est décédé en 1999. C'est aussi lui qui a adopté et recueilli le chanteur Hervé Vilard

 

On parlera aussi d'Emmanuel Leroi-Ladurie (Territoires de l'Histoire) et de son chapitre Gilles, sieur de Gouberville, l'ancêtre d'Antoine, un Normand (Collection Tel. Gallimard)

 

J'ai feuilleté un superbe livre de Cordier, avec 200 dessins de Dubuffet, dédicacé à Antoine

 

Et l'après-midi nous irons tous à PROVINS, la ville d'Alain Peyreffite avec son église Saint-Ayoul du 11e siècle, tout à fait étonnante, dans le bas de la ville, un véritable puzzle s'étalant du 11e au 16e siècleProvins233

Nous sommes sous la pluie mais le lendemain jeudi nous aurons une journée magnifique avec un repas champêtre. Nous attendons la troisième fille d'Antoine, Nathalie, 25 ans qui arrivera à moto avec son cousin Manu

 

La matinée du jeudi se passera à coller de enveloppes pour un séminaire d'informatique organisé par Antoine. Franche rigolade avec Sophie

 

C'est le pastis pour tout le monde sous un ciel de Provence, suivi d'un déjeûner sur l'herbe. Nous sommes 13 à table. Antoine et sa femme Dominique, les 3 filles d'Antoine, Bernadette, Sophie et Nathalie. Celine et moi. Le cousin Manu, les 3 enfants, Charlotte, Boris et Mathieu, les deux chiens Chouchou et CraquotteEn Famille236

Antoine, son fils Mathieu et sa fille Sophie.

Bernadette de Gouberville en conversation avec CélineJuil Bernadette de Gouberville274ALtoine de Gouberville237

Charlotte, fille de Sophie. Mathieu ci-dessus qui a 14 mois est l'Oncle de

Charlotte qui a 4 ans et demi

Charlotte238

Nous devons partir après ce déjeûner mais impossible. Me voici ceinturé, ligotté par les filles.Tous nos bagages et ma guitare sont déjà dans la voiture. On va faire la fête une dernière fois. Je cède et décharge la voiture

En fin d'après-midi on chante Brassens, avec ma guitare bien entendu.

Et puis un repas du soir tonitruand. Gags sur Gags. le living est transformé en piste de danse. Fou-rires, chutes, impro, Flamenco et on terminera avec Supertramp. Je ne sais plus pourquoi Sophie m'a affublé du surnom de Gédéon (le canard de Benjamin Rabier)

...et le vendredi 29 mai, le départ, tôt matin avec toute la famille agitant les bras, sauf Antoine qui dormait. Destination, notre fille Valérie qui habite Luxembourg

 

 

DANIEL CORDIER

 

Alias_Caracalla.jpgOfficiellement, il fut le secrétaire de Jean Moulin de Juillet 1942 à Juin 1943. En pratique, il fut bien plus que cela : il fut son adjoint, l’épaulant de manière remarquable dans sa tâche proprement surhumaine. C’est ce que nous découvrons dans son livre "Alias Caracalla", ouvrage passionnant de plus de neuf cent pages que l’on lit d’une traite. Le terme "second rôle de l’Histoire" qui me sert d’intitulé à cette catégorie initiée il y a quelque temps maintenant ne parait pas des plus approprié – mais je n’en ai pas d’autre – à celui qui, alors qu’il n’avait pas encore 20 ans, fit le choix de l’honneur, du courage et du don de soi, et qui, hasard des circonstances, alors que son désir le plus cher était de se battre, se retrouva à seconder le représentant de De Gaulle chargé d’unifier la Résistance, d’établir l’autorité du Général sur les responsables militaires affirmant ainsi la légitimité de ce dernier à représenter la France aux yeux des Alliés.

Daniel Cordier parle de lui mais par la magie de l’écriture, c’est aussi Jean Moulin alias Rex que nous découvrons, "l’homme le plus important de la France libre après de Gaulle". L’admiration et l’affection que lui porte l’auteur sont présentes à chaque instant et nous font découvrir une facette du caractère de Cordier : c’est un affectif. Ecoutons le : " Depuis toujours, mes relations personnelles avec les êtres sont avant tout affectives : je les aime ou je ne les aime pas ; le reste est secondaire. (…) Avec le patron, c’est autre chose. Comme Jeanne d’Arc et de Gaulle - naguère Maurras et Napoléon -, il appartient à mon Olympe". A travers ce changement notable de références, nous abordons là une deuxième caractéristique  du personnage, la profonde transformation que ces années de guerre ont opéré chez lui, remettant en cause le déterminisme de son éducation. "Sous l’étreinte des circonstances" le jeune homme d’extrême droite, antisémite, est devenu un homme de gauche – cette gauche qu’il avait tant combattue – à qui la vue de l’étoile jaune portée par un vieillard et un jeune enfant inspire "une honte insupportable" en lui donnant le sentiment de trahir " l’humanisme, la fraternité entre les hommes" qu’il se vantait de pratiquer dans le christianisme. Mais une telle transformation est-elle si étonnante chez quelqu’un qui avait pour livre de chevet Les Thibault de Roger Martin du Gard et qui voyait en Jacques, le modèle à suivre ?

Pour décrire plus précisément Daniel Cordier et ce que fut son activité aux côtés de Moulin, le mieux reste encore de faire appel à Cordier lui-même. Ainsi, cette description qu’il fait de l’un de ses proches collaborateurs, semble lui convenir parfaitement: " (…) il risque sa liberté et sa vie sans états d’âme, transportant à longueur de journée lettres, argent, postes de radio, armes, paquets (…). Le moindre d’entre eux peut le conduire en prison, à la torture et à la mort. Cet inconnu inébranlable que j’ai appris à respecter est un exemple"

L’objet principal du livre reste néanmoins la Résistance, son action, son mode de fonctionnement, ses objectifs. Et ce que nous fait découvrir Cordier est bien éloigné de l’image exaltée que l’on peut en avoir. Les antagonismes et les conflits sont nombreux à l’intérieur de cette nébuleuse entre les Free French formés à Londres et les chefs de la Résistance qui n’ont jamais quitté le sol national, entre les divers groupes para militaires eux mêmes, ou encore avec les vestiges des partis politiques. Et surtout, la vie de tous les jours n’est pas faite d’actes héroïques mais de tâches essentiellement logistiques visant à assurer les communications entre les divers intervenants. "La légende égare aujourd’hui le lecteur, qui ne connaît que l’aspect romanesque de nos tâches. Je suis toujours frappé par les représentations actuelles qui occultent les difficultés de la vie quotidienne de la Résistance, peureuse, sans éclat, ou ne leur donnent pas leur véritable importance. Elles sont transfigurées par un romantisme de roman d’espionnage, fort éloigné de la véritable réalité." Plus encore que l’impérieuse obligation d’effectuer ces tâches ingrates mais nécessaires, la triste réalité de la Résistance vient de son impuissance à agir : "En dépit de leurs prétentions imaginaires, les mouvements sont incapables d’effectuer la moindre action de guérilla"

Cordier.JPGNous ne saurons rien sur Cordier après la guerre. Sa biographie sur Wikipedia nous apprend qu’il choisit de tourner la page et d'oublier radicalement cette période de sa vie, ne parlant plus de la Résistance en public pendant plus de trente ans. Il s'oriente alors vers une brillante carrière de marchand d'art . Comment ne pas voir ici l’influence décisive de Jean Moulin qui dans le court laps de temps où il l’a côtoyé, l’a initié à l’Art et ses mystères ?

Propulsé par Dotclear

 

L'Atelier fin mai 1987Atelier fin mai 87A Redu ce dimanche 14 juin, rencontre de l'écrivain belge Marcel Moreau, que nous présentent Jean-Pierre Verheggen et le couple Honet-Wagermans. Nous allons au Bâteau-Ivre

Marcel Moreau
 
Marcel Moreau est un écrivain belge de langue française né en 1933 à Boussu (Province de Hainaut) dans la région minière du Borinage.

Issu d'un milieu ouvrier dans lequel régnait comme il le dit lui-même un "[...] pur vide culturel,[...] une absence totale de repère pour l'esprit", il perd son père à l'âge de quinze ans et arrête quelque temps plus tard ses études. Il vit alors de divers métiers jusqu'à devenir aide-comptable à Bruxelles pour le journal Le Peuple, puis dès 1955 correcteur pour le quotidien Le Soir. Il se marie en 1957; de ce mariage naîtront deux enfants. En 1963, il publie son premier roman Quintes, salué notamment par Simone de Beauvoir. Suivent Bannière de bave (1965), La terre infestée d'hommes (1966) et Le chant des paroxysmes (1967). Il emménage à Paris en 1968 où il continue son métier de correcteur. Il exercera ainsi pour Alpha Encyclopédie, Le Parisien libéré en 1971 et pour Le Figaro. Il effectuera également de nombreux voyages: URSS, Inde, Cameroun, Chine, Iran, Népal, Canada, Mexique, États-Unis et se liera avec des personnalités telles que Topor, Anaïs Nin, Dubuffet et Paulhan.

Considéré comme un écrivain marginal, au style verbal particulier, organique teinté de lyrisme et d'envolée paroxystique, il est l'auteur d'une œuvre considérable.

Il a reçu en 2006 le Prix de Littérature Francophone Jean Arp pour l'ensemble de son œuvre.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 08:49
Ma bio 202-1987-4e trimestre-Les Blavier à Verviers
Ma bio 202-1987-4e trimestre-Les Blavier à Verviers

Et voici octobre.Un film à la télé dont on parlera beaucoup et longtemps, de Peter GREENAWAY," Meurtre dans un jardin anglais"Oct Greenaway300

Le 3 octobre c'est la grande fête à Jehay-Bodegnée (Huy) chez Bernard Herbecq, l'architecte de Jean-Pierre Ransonnet à Cortil.  Il habite une série de wagons en enfiladeOct Herbecq298

et mon ami Beaudhuin Simon, y présente une expo, dont voici l'invitationOct Bo Simon295Oct Expo porc299J'y vais seul. Céline boude et ne veut pas venir. Moi, je suis en mauvais état. J'arrive à 17h30. Le lieu est magnifique, des wagons enchaînés. J'aperçois Baudhuin Simon qui loge là-bas et me fait faire le tour du propriétaire. Et je tombe sur mon ami José Bedeur, le contrebassiste bien connu, originaire de Huy, (Il joue ce soir mais part d'abord à Liège pour une émission radio), José rencontré lui aussi en 1969 (Mouvement Planète). Je me présente à Bernard Herbecq. Ensuite je tombe sur un étrange personnage qui malheureusement doit partir. On aurait eu des choses à se dire. Il s'appelle François COBUT. Poète. Nous sympathisons et il m'offre un de ses recueils"Les Fleurs du Mâle", que voiciCOBUT1326COBUT2327COBUT3328

 et disparaît et je n'ai plus jamais eu de nouvelles. Il est belge pourtant. Rien sur Internet ou si peu

Il y a un monde fou. Je suis bourré et rate toutes mes photos. Voici Jean-Pierre Ransonnet qui arrive, tard et avec une mine patibulaire. Je me souviens que j'initie une longue discussion au sein de l'expo de Bauduin. Parle longuement avec un certain André Galère d'Antheit.  Plus tard José Bedeur joue avec son batteur. Dehors des petits cochons qui tournent à la broche. Ca me rend malade. Baudhuin est un défenseur du cochon qu'l considère être le bouc émissaire de toutes le turpitudes humaines. Faudrait savoir. Il en a un bien vivant dans les bras. Il s'appelle Adolphe et court partout. Alors ces cochons qui brûlent, je ne comprends pas. Malaise énorme. Voici Baudhuin et AdolpheNov Bo Porcologue312

Donc je suis incapable de manger du cochon et rentre sans dire au-revoir à personne. Un retour cauchemardesque dans un état poche de l'Ohio

Pollution de mon ruisseau. J'appelle les Eaux et Forêts et reçoit la visite d'un garde bien sympathique, Jean-François Denis de Saint-Hubert. On parle de Tinguely, d'Arman, de César, de Roger Nellens le peintre hyper-réaliste qui a loué une chasse à deux pas de chez moi  des expos organisées à Knokke à la Réserve par son père Gustave Nellens, de la Tenderie etc.

Heureusement la pollution s'avère sans gravité 

 

  Roger NELLENS
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Belgium 1937
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NELLENS Roger
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Nellens Roger 1937-
Peintre de figures mécaniques, autodidacte. Fils du directeur du Casino de Knokke. Réaliste à ses débuts, peint des paysages et des marines. Par la suite, attiré par les machines, leurs rouages et assemblages. Applique la technique du tamponnage et des dégradés. Première exposition à Knokke en 1968, puis à la galerie Veranneman, en 1969. Dans les années 1980, développe un univers de signes volants, aux formes souples, baignant dans une lumière imaginaire. Réalise une frise de 14m. de long pour la station de métro Gribaumont. ...

 

Le 10 octobreVisite de mon territoire par Ninette Offergeld, son mari Charles et de leurs deux enfants, en vue de l'expo de Rossignol. Très bon contact...

Le matin une autre visite d'un ami Directeur de l'Institut technique de Libramont, Gustave Bernard avec un couple d'Anglais, du côté de Brighton. Apéro. Questions très intéressantes posées par l'anglais, à propos de mon processus de création

 

Décès des peintres Hélion et André Masson

 

L'AFFAIRE BAUDHUIN SIMON.

Le 19 octobre, j'apprends que Bô Simon a été arrêté le 10. Perquisition à son domicile à Habay-la-Neuve. Confirmation du mandat d'arrêt par la Chambre du Conseil à Arlon. Nov Bo Porcologue311Baudhuin est à la prison d'Arlon. Je trouve le nom de ses 2 avocats, Thiry de Virton et Nèves de Mévergnies à Liège et leur téléphone, ainsi qu'à un certain Dermagne de Rochefort. Une plainte pour pédophilie????J'envoie une lettre à Baudhuin à la prison, Baudhuin, qui depuis le 10 octobre, a entamé une grève de la faim.

Baudhuin a toujours lutté contre toutes les formes de 'Pouvoirs" et  édite une revue anarchiste "R" qui dérange beaucoup de monde dans notre colnfortable petite province de droite. Cherche t'on à l'abattre définitivement???Revue R330Oct Bo Simon303

 

Je passe à Rossignol pour voir les lieux de la future expo, dont Baudhuin est un des quatre participants. Très beau parc dans lequel chaque année se déroule le"Jazz Gaume Festival"Oct Rossignol302

Le 20 octobre, je me présente à la Prison d'Arlon, suis introduit dans le bureau du Directeur, demande à voir Baudhuin.Je dis que Baudhuin est un ami, que je suis un ancien avocat, qu'il faisait une grève de la faim, que je voulais le voir pour le soutenir moralement, que j'avais peur qu'il y reste. Réponse "Il ne peut mal d'y rester" Le directeur téléphone néanmoins au Juge d'Instruction Kirsch. Refus catégorique. Je demande une confirmation écrite de ce refus; "Il n 'en est pas question". Je sors en disant que je vais mettre toute la presse au courant.

 

Ensuite je passe chez Baudhuin à Habay-la-Neuve où se trouvent son amie Anne R.et son meilleur ami Vital Lahaye que je reconduirai à Bertrix. Apparemment nous sommes suivis par un combi de gendarmerie. Il faut dire que l'affaire fait grand bruit. Il s'agirait d'une plainte des parents d'une petite voisine d'une dizaine d'années à peine. Baudhuin a un intérieur burlesque et fascinant, c'est un artiste, un collectionneur, un porcologue, il fait du mail-art et les enfants adorent venir chez lui

Le juge d'Instruction me confirme par écrit son refus de toute visite

Le 22 octobre je reçois une lettre de Baudhuin, de prisonSimon Lettre de prison329

Je vais voir à Arlon ce 23 octobre, le rédacteur en chef de l'Avenir du Luxembourg, Le journal de cette province, à savoir Jo MOTTET, à propos de Baudhuin. Très bon contact.

 

Mort de Lino Ventura...Emotion énorme

 

A "Apostrophes",un type a dit que nous étions dans une culture de mort et que le phénomène du SIDA était tout à fait symptômatique. Le Sida c'est la maladie d'une société sans éthique et sans âme

Et le 1er novembre, je fête mes 50 ans. Je ne le voulais pas, je n'aime pas les anniversaires, mais des amis sont venus tout de même. Jean-Pierre Ransonnet et Marcel Reynders, ceci pour la soirée du samedi 31 octobre et le lendemain ma fille, son mari, mon petit-fils Renaud et ensuite, un couple- ami de la région, les Martinet qui m'offrent un journal de 1937 relatant les évènements de l'année de ma naissance: "Tragédie à Guernica", un article sur Leon Degrelle, un autre sur Hitler, l'abandon au Tour de France de l'Equipe belge de Sylvère Maes, leader du Tout, le décès d'UNANUMO à 73 ans et de RAVEL à 62 ainsi que de Pierre de Coubertin (Jeux Olympiques) et de Jean HARLOW.

David Oistrak vainqueur du 1er Prix du Concours Eugène Isaye, Joe Louis un nouveau champion de boxe noir aus USA.

L'exposition internationale à Paris et la sortie de "La Grande Illusion"

 

Céline m'offre un cadran solaire

J'apprends par un mot d'Antoine de Gouberville que le Centre régional  d'Art Contemporain de St Sauveur-en-Puisaye, un certain Jean-Louis Vetter s'intéresse à mon travail (est même"'très séduit")et voudrait m'exposer en 1988. J'entre en contact mais rien ne se passera jamais. Reports, tergiversations, scénario classique

A Europalia, à Charleroi, ce 6 novembre, exposition Egon SCHIELE (1890-1918) Mort à 28 ans de la grippe espagnole, trois jours après sa femme, ennceinte de 6 mois. Maturité picturale à 19 ans. Emprisonné 24 jours pour atteinte à la pudeur d'une jeune-fille de 14 ans. Elle avait posé pour lui. Dénonciation du père

 

Décès d'André Roussin et de Pierre Seghers, l'éditeur.

 

Me voici à nouveau à Redu où la Patronne du Fournil  me raconte que quelqu'un sur sa terrasse lors d'un colloque sur "L'Exotisme de l'Autre" a remis à sa place le Prince Bertrand de Mérode, en faisant rire tout le monde, le Prince annonçant à la Patronne qu'elle le verrait le soir à la télé (en ajoutant "vous avez la télé ici???"), et le client en question rétorquant au Prince que de toutes façons la patronne l'avait déjà vu en direct, étant donné le cirque infernal qu'il menait depuis un quart d'heure...Monseigneur...

et moi de lui dire, oui Madame, ce client c'était moi, ce qu'elle me confirme en me disant :" il me semblait bien que je vous avais déjà vu quelque part".

J'achète Aurélien d'Aragon à la Librairie La Forge. Très belle écriture en bordure de l'Orfèvrerie

Marcel Reynders m'offre un Caïman d'Afrique pour mettre a bord de mes étangs. Un caîman en bois. Marcel est un ancien colonial. Voici le CaïmanNov Le Caiman304Des rougeurs dans le visage vont me faire aboutir à Ochamps chez une dermatologue qui me prescrit un traitement homéopathique, le Docteur Jeangout. Elle pratique sur ma main droite un grattage car j'ai deux cercles rouges et il s'agit d'eczema; Nous avons parlé longuement. une sorte d'analyse. Cette femme est belle par dessus le marché. Elle me prescrira aussi une pommade et je guérirai. Ja n'avais jamais eu et n'ai plus jamais eu d'eczema. Je retrouverai cette grande dame en 1993. Elle organisera un souper en mon honneur, en tant que peintre. Ransonnet me dira plus tard que j'ai fait une hystérie de conversion par rapport à l'Affaire Simon (Prendre sa part de la maladie de l'autre), Baudhuin ayant toujours eu les joues en feu.

Reçu ce matin une lettre d'André Blavier qui se retire du FONDS QUENEAUNov Blavier Fin Queneau2306Nov Blavier Queneau313

  Nov Blavier Fin Queneau7314

Fond Queneau343

André Blavier
  

André Blavier, né le 23 octobre 1922 à Hodimont-Verviers et mort le 12 juin 2001 à Verviers, était avant tout un érudit d'une curiosité immense, un critique littéraire et pictural ainsi qu'un poète belge d'expression française.

 
 

Biographie

 

Issu d'une famille ouvrière, André Blavier, homme à la pipe légendaire comme Simenon, a épousé Odette, dite Odette Blavier, auteur de textes, collages, et traductrice de l'allemand (notamment Les Aventures du baron de Münchhausen, de Carl Leberecht Immermann. Ed. Cartouche).

Sa découverte de Raymond Queneau va bouleverser sa vie. Ses lectures de Les Enfants du limon et Le Chiendent furent décisives. « Queneau m'a permis d'échapper au désespoir et au suicide que j'envisageais dans les années 1942-43… Je ne peux pas dire que j'avais lu tous les livres, mais la chair était déjà lasse, et tout m'ennuyait»1. Une amitié et une correspondance assidue vont lier les deux hommes2. Il fut le créateur du Centre de documentation Raymond Queneau de Verviers, qui devint opérationnel en 1976, à la mort de ce dernier. Il fut élu à l'Oulipo comme correspondant étranger en 1961.

Bibliothécaire communal de Verviers, spécialiste de René Magritte - dont il organisa à Verviers au début des années 1950 une exposition -, il fonda en 1952, avec Jane Graverol, la revue Temps Mêlés, dont il éclaire ainsi le titre : « Le mois est haïssable et la faim du moi difficile. Nous déclarons les temps mêlés. » Cette revue parut pendant près de vingt-cinq ans (150 numéros)  : elle permit de découvrir ou faire mieux connaître en Belgique des artistes et des auteurs comme René Magritte, René Crevel, Raymond Queneau, Boris Vian ou Eugène Ionesco. André Blavier fit découvrir aussi des peintres naïfs et d'avant-garde, ou encore le peintre Maurice Pirenne.

Son ouvrage de référence, véritable monument, est Les Fous littéraires, compilation sur les fous littéraires et les excentriques de la littérature (Veyrier, 19823). Selon lui, le terme fou ne comporte rien de péjoratif. Parmi ces"fous littéraires" figurent Joseph Bouzeran, Charles Callet, Charles-Joseph de Grave, J.-M. Boisseau, Auguste Boncors, Jacques Lambrecht, sir Jean George Tollemache Sinclair...

Il rédigea aussi en alexandrins une ode à la femme dépassant en nombre de vers la Chanson de Roland, Le Mal du pays ou les travaux forc(en)és (La Pierre d'Alun, 1983) qu’il qualifie d’épopée morale et pornographique. Pessimiste drôle, Blavier avait reçu en 1977 le Grand Prix de l'Humour Noir Xavier Forneret pour Occupe toi d'homélies. Une de ses dernières œuvres fut La Nuit du 6 au 74, court métrage de 'Pataphysique élémentaire avec Cécile de France, réalisé par Patrice Bauduinet.

Wallon convaincu, il a signé le Manifeste pour la culture wallonne en 1983.

Il est inhumé à Verviers.

Distinctions[modifier]

Ses distinctions en disent long sur le caractère pataphysicien du personnage et de ses activités : Satrape du Collège de 'Pataphysique, Membre emphytéote et correspondant réel du Collège de 'Pataphysique, Commandeur requis de l'Ordre de la grande gidouille, correspondant à l'étranger de l'Oulipo, certifié du Débonnaire Séminaire Quercicanin, membre de la Libre Académie de Belgique, de la Confrérie des Chevaliers du Taste-Fesses et de diverses sociétés badines et/ou savantes, Grand Patacon de l'Empire Impérial, Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres et, accessoirement Chevalier de l'Ordre de Léopold.

Œuvres

  • Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de la ville de Verviers, Verviers, 1950-1960
  • Sept graphismes colorés, Verviers, Temps mêlés, 1954 (sous le nom d'André Dodet)
  • La Roupie de cent sonnets, Verviers, Temps mêlés,1955
  • Maurice Pirenne le peintre Malvaux, 1954
  • Catalogue du Fonds Weber, Verviers, Administration, 1959
  • De quelques inventions belges utiles et « tolérables », Verviers, Temps mêlés, 1960
  • L’Ubu rwè mètou è lidgwès, Aa Editions, 1970
  • Occupe-toi d'homélies : fiction policière et éducative, Paris, Cheval d'attaque, 1976 Réédition au format de poche avec une préface de Jacques Bens et une lecture de Claude Debon, Bruxelles, Labor (collection Espace Nord), 1991
  • Écrits complets de René Magritte, Paris, Flammarion, 1979
  • Les Fous littéraires, Paris, Veyrier, 1982. Réédition : Paris, Édition des Cendres, 2000
  • Cinémas de quartier, suivi de La Cantilène de la Mal-baisée avec les remembrances du vieux barde idiot, et d'une Conclusion provisoire, Plein Chant, 1985
  • Le Mal du pays ou Les travaux for(ce)nés, 1986
  • Lettres croisées, 1949-1976. André Blavier, Raymond Queneau, correspondance présentée et annotée par Jean-Marie Klinkenberg, 1988
  • À propos des Fous Littéraires, Éditions des Cendres, 2001
  • Le Don d’Ubuquité, Didier Devillez Éditeur, 1997
  • Le Mal du pays ou les travaux forc(en)és, Éditions Yellow Now, 1993
  • La Nuit du 6 au 7, avec Patrice Bauduinet, Éditions Yellow Now / PBC p

 

 

Marcel Reynders prend l'avion pour OKLAHOMA;

Baudhuin Simon remis en liberté par la Chambre du Conseil d'Arlon ce 10 novembre 1987. Le jugement aura lieu en décembre.

Au même moment me trouvant à Cortil chez Ransonnet je me penche au bord de son puits pour essayer de voir la Salamandre dont il m'a parlé le soir de mon anniversaire. A force de me pencher sur ce puits peu profond, je finis par  larguer au fonds du puits, toute ma quincaillerie de bics et de crayons, en fait mon matériel d'Inspection. Je suis donc descendu dans le puits et c'est alors que j'ai vu de près la SALAMANDRE magique, très jaune clair avec des taches noires, vraiment magnifique, beaucoup plus longue et plus fine qu'un TritonSalamandreLe gag c'est que le peintre liégeois Jacques Charlier, retour du Zaïre, viendra une semaine plus tard rendre visite à Ransonnet.  Ils vont voir la Salamandre, dans le noir cette fois avec une lampe de poche. Charlier se penche sur le puits et patatras, tout jaillit de sa veste de cuir, bics, stylos, porte-feuilles, machine à calculer. Ransonnet descend dans le puits, essaie de récupérer et écrase à pleines bottes la machine à calculer de Jacques. Quant Martine Doutreleau rentre du travail (l'épouse de Ransonnet), un tas de billets de banque sont étalés sur les radiateurs et Charlier de se faire charrier "Mais t'es plein aux as, mec, tu trimballes toujours autant d'argent ??etc...

 

Ce 13 novembre, Jacqueline HUE dite JAJA ouvre sa galerie à Virton: LA NOMADIENov Jaja Hue310-copie-1Vernissage. Je rencontre Carlo Chapelle, éditeur bruxellois. Passionné de Christian Beck. Recherche ses oeuvres. (Elles sont toutes chez Blavier. Introuvables, épuisées. Voudrait rencontrer André Blavier par mon intermédiaire. Après le vernissage on se retrouve au Bistro chez Blandy. Là je rencontre un certain Christian  Lallemand de Virton qui me fait penser à Michel Boujenah. On se promet de se revoir. On n'en fera rien bien entendu. Céline et moi on se barre vers 3h du mat.

 

Une lettre de Foulek Ringelheim que j'ai sollicité pour l'affaire Simon. mais il me dit qu'il ne peut rien, que depuis 1984 (nous nous sommes revus à Bruxelles en 1983), il est Juge au Tribunal de Commerce. Foulek ancien condisiple et ami du Droit est le beau-frère de Jean Gol. lls ont tous deux épousé les soeurs Winkler

 

Jacques Anquetil est mort cette nuit d'un cancer de l'estomac à 53 ans !

 

Pierre Mertens, l'écrivain belge obtient le Médicis

Je passe chez André Blavier. Il me montre un Miro(un vrai) puis une litho 6/6 d'Alechinsky. Il me parle aussi d'une galerie à Theux et d'un certain Debaar ???qu'on y expose (Très proche de Pirenne). Il me montre de lui un tout petit format avec un bord blanc très large. Il me parle d'un répertoire sur "Les Temps mêlés" fait par des étudiants du Fond Queneau, qui va tenir son colloque à Limoges et dont il assumera la présidence. Il me donne l'invitation ci-dessousThierry ZENO331Je suis loin de me douter que ce Thierry Zeno va devenir un ami près de 20 ans plus tard, qu'il va venir filmer mon territoire et que je vais entrer dans sa Fondation Rops à Thozée. Thierry a fait un film sur Rops et des films sur le Mexique

Retour de Verviers dans la neige et dans la nuit.

28 novembre. Viste de Bernard Herbecq, l'architecte de Jehay. Inquiet pour Baudhuin Simon

Ce mercredi 2 decembre 1987, jugement dans l'affaire Simon au Palais de Justice d'Arlon. Ambiance lourde et stressée. La télévison est dans les couloirs avec Gérard Rogge et toute l'équipe de "Au Nom de la Loi". Je serai interviewé. Je trouve que le Président Gardeur mène son interrogatoire d'une manière objective. Il y a des lacunes dans l'enquête. La petite victime s'appelle Mélanie Nothomb...Non, non pas Amélie. Je ne sais que penser. Le jugement est remis à une date ultérieurePétition Simon332

Le 10 décembre, visite chez les Blavier à Verviers. BLAVIER Andre

Nous arrivons à 11 heures avec Céline. Très vite l'ambiance s'installe avec l'apéro-une liqueur italienne jaune.

Au rez-de-chaussée tous ces tableaux au mur, dont les Pirenne. J'offre une de mes pierres colorées . Un peu plus tard André m'offrira toute la collection des Temps Mêlés, les documents Queneau depuis 1978, 36 numéros. Magnifique cadeau...Temps mêlés004

 

On parle de ma Tante Maria Duesberg, la femme de Maurice Pirenne et soeur de mon grand-père maternel Jules Duesberg, qui serait morte vers 1958, folle et enfermée dans la Clinique du Docteur Tyteca à Bruxelles. André fréquentait le ménage depuis 1942-43. Maria disait qu'elle était la ratée de la famille.Chez les Blavier336-copie-1
La soeur de Maurice Pirenne avait épousé un certain Grenade, Juge au Congo.

Son fils Murzo était avec mon père en Angleterre pendant toute l'occupation. Il est venu à la maison après la guerre

Maurice avait un grand ami, un peintre verviétois, Louis Klinkenberg

On a aussi parlé de Florkin qui vit  à Paris avec Claude Debon, co-présidente de Temps Mêlés.

On a reparlé de Suzanne Bagoli, la Médiéviste, de Jacqueline Lallemand et de Philippe Van den Brouck, l'autre romaniste. Puis de Mercier, le Libraire de La Proue à Bruxelles, sur qui un certain Bélanger a fait un film.
 

Odette m'a parlé d'un curieux bonhomme, un certain Sébastien EVOYE qui s'est installé à Verviers et a changé son ancien nom.

Le rouge a coulé à flots. On a reparlé des Schouteden, de Simone Toussaint, du Docteur Desaive, le cancérologue, chez qui Odette a travaillé, d'Henri Pousseur qui serait revenu à Liège (de Paris), dePatrick Lenfant du Laboratoire de Musique Contemporaine créé par Pousseur... et des enfants de Pousseur

 

Nous avons quitté André vers 18h30, après l'avoir reconduit à son QG actuel, le Café de Paris, face au théâtre, où il devait rejoindre Odette, partie voir son père malade (Odette est originaire de La Calamine, André un pur Verviétois d'Hodimont). Après-midi très chaleureux, vraiment superbe. Et mardi prochain, ils partent pour Limoges et André n'a encore rien écrit pour son discours. Je lui ai suggéré de n'en point faire et de dire simplement qu'il ne ferait plus de discours parce qu'il n'avait plus accès aux Archives du Fond Queneau à VerviersFLveyrierFous Littéraires342

 

 

 Le 12 décembre "Questions à domicile " chez Yves MONTAND Montand 2335

Dec Montand320

Le 17 décembre 1987 sur TF1, émission "Questions à domicile" chez Jean-Marie LE PEN

Décidément pas crédible ce marin breton, ancien baroudeur d'Indochine (en 1954 après Dien Bien Phu) et d'Algérie (il a perdu un oeil droit dans une rixe en manifestant pour l'Algérie française). Il a perdu son père en mer à 14 ans (il avait sauté sur une mine en 1942). Candidat à la Présidence de la République, les sondages lui donnnent 10% des voix. Il s'est fait coïncer par Anne Sinclair et Colombani qui lui ont repassé sur K7 sa conférence de presse à RTL, son histoire de "détail" à propos du passage à la chambre à gaz de 6 millions de juifs et il s'est laissé piéger puisqu'il a insisté en disant que certains historiens sérieux contestaient les chambres à gaz et leur existence. A la fin de l'émission on a repassé la K7 d'Yves Montand lors de son questionnement à "Domicile" du 12 décembre dernier où Montand avait déclaré que Le Pen avait des cheveux naturellement brun foncé et que ses cheveux blonds, surtout d'un tel blond, ne pouvaient être dus qu'à l'intervention d'un coiffeur obligé de lui entretenir les racines 2 à 3 fois par semaine. Le Pen a alors remis une déclaration de son coiffeur à Anne Sinclair certifiant que "Monsieur Le Pen qu'il coiffait depuis 20 ans, avait toujours eu les cheveux blonds" et s'indignant des allusions de Monsieur Montand. Et Le Pen de dire qu'il y avait des questions plus sérieuses à se poser et notamment celle de savoir, pourquoi Monsieur Montand ne se trouvait pas en 1944 dans la Résistance mais sur la Scène de Bobino...et qu'il n'allait pas faire l'injure à Monsieur Colombani (Directeur du secteur " Politique " au Monde), de lui prouver qu'il était un vrai blond. Colombani lui a répondu qu'il était à nouveau en train de déraper. Rideau dans un climat de tension insoutenable.

 

Vendredi 18  décembre. Mort de Marguerite YOURCENAR

J'achète un Yucca pour mettre dans le Hall

Je téléphone à Nina Auer à Tonny pour qu'elle vienne prendre des photos de mes oeuvres en  vue de la préparation de l'expo de Rossignol. Nina est une berlinoise, ancienne étoile de l'Opéra de Berlin, ayant épousé en deuxième noces un gantois du nom de De Smed. lls ont acheté un chalet près de chez moi. Nina est présidente du photoclub de Libramont;

 

Ce dimanche 20 décembre, Céline et moi fêtons nos 25 ans de mariage (Noces d'Argent). Je pensais fêter cela à deux au resto,  à Redu en tête à tête mais Céline avait invité notre fille et compagnie et ça a complètement dégénéré

 

Je clôture un carnet de chansons(le troisème) en contenant environ 70, parmi mes préférées depuis 3 ans. Chansons enregistrées, copiées à la main, puis travaillées à la fois à la guitare et au piano. Gainsbourg y tient la première place.

 

Je n'ai toujours rien à voir avec les gna-gnas "Papa-Mama" familiaux. Je sais que je suis un taré au niveau de la famille mais je me dis que c'est une chance. Que de temps et d'énergie gagnés. Si je m'étais laissé étrangler, je n'aurais ni oeuvre peinte ni oeuvre écrite

 

Ce 21 décembre, mon petit-fils Renaud a un an

 

En fait je suis en repos depuis 5 semaines à cause de ma tension. Il va falloir reprendre. Je n'en peux plus.

 

Encore une virée à REDU ce 22 décembre. J'achète d'Henri Miller, Max et les Phagocytes et Le colosse de Maroussi, ainsi que Fermina Marquez de Valéry Larbaud et le Horla de Maupassant

 

Depuis quelques semaines je suis plongé dans les Mille et Une Nuits en 4 volumes, un magnifique cadeau de ma belle-soeur

 

Réveillon de Noêl à Moircy, avec ma belle-soeur et Mohammed revenu de Tunisie. Je reçois une superbe Rose des Sables et "Les Eblouissements" de Pierre Mertens

 

Et le 19 décembre, en toute pour Liège où je viste l'Exposition Europalia Autriche sur les Celtes d'Hallstadt au Musée de l'Architecture, Impasse des Ursulines, au pied de la Montagne de BuerenEuropalia Liege337Voici le Musée d'ArchitectureMusée de l'Architecture341-copie-1La Montagne de Bueren escaladée jadis par les 600 FranchimontoisMontagne de Bueren339Et pour terminer l'année une émission en hommage à Pierre SEGHERS, le garnd éditeur belgePierre Seghers340

 

Pas de réveillon. Nous sommes tous grippés. Je vais devoir reprendre le collier, c'est l'horreur. Je suis au 9e tôme de mon journal manuscrit(3215 pages)

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 07:41
Maison de Jean-Pierre Ransonnet à Cortil

Maison de Jean-Pierre Ransonnet à Cortil

Avertissement.Mon-Journal325.jpg

 

Comme depuis 1980 cette bibliographie est le reflet partiel de mon journal manuscrit, commencé précisément en fin 1980 (Biographie 203) et qui compte à ce jour (23 avril 2012)plus de 50.000 pages et 169 volumes, je suis amené de plus en plus à scinder mes années successives, passant de un article par année, à un article par semestre et maintenant à 3 articles par an et j'ignore où cela va finir. il faut noter que cette biographie est illustrée des photos de mon journal, à raison d'une centaine de photos par année. Photos scannées au départ de mon journal puis toutes retravaillées via Picasa. C'est un travail de Titan. 

Me voici il y a quelques années dans mon buraeu avec une partie de mes 169 volumes rouges

Vancau et son Journal

 

Juillet 1987. Je suis en vacances et je place ds pierres de schiste sur les parois de mon grand étang afin d'empêcher les ragondins de creuser des trous (terriers) en direction du ruisseau et de vider les étangs. En même temps je nettoie le grand étang et commence à emmurer le plus petit étang Juil Mur nord de létang 1263

 

Juil Nettoyage étang262

Juil Emmurement Etang2265

Voici l'arrière de la maison en juillet 1987

Juil Arrière maison266

 

J'ai pêché 110 truites depuis le début de l'année, dans le ruisseau

Finalement nous n'irons pas au Festival de photos d'Arles avec les Gouberville qui ne nous donnent plus signe de vie depuis notre séjour à Portmontain. Mystère total ????Juil Mas de l'Enfantt264Craquotte a invité des copains et copines. Voici Gina (Lassie) et Boubou, le BouvierJuil Boubou et Gina273

Le 15 Juillet à Redu, village europée du Livre à 35 Kms de  chez moi avec les Devresse, les Noirot et Dominique Marx. J'achète "Des Belles et des Bêtes de Jean Lorrain, et " Nord" de Céline.

De Jean Lorrain "Ce qui m'aide à vivre c'est de savoir que je suis odieux à tant de gens"

"La Vie est une tombe au détour d'un sentier

 

Le 16 juillet nous partons à Liège chez les Devresse mais faisons un crochet par Cortil chez Ransonnet pour voir l'état des travaux. Magnifique. On dirait un bâteau VikingJuil Cortil267Dec Cortil2317L'Atelier de Jean-Pierre Ransonnet

Dec Cortil Atelier318

Et nous arrivons à Liège, Place des Béguinages. La maison de Jean-Pierre Devresse et Marine Closset est marquée d'une flèche rougeJuil Devresse à Liège268Une première soirée où Jean-Pierre me fait rentrer dans son monde musical: Nick Cave, John Giorno, Einstürtzende Neubauten, John Lurie, Tom Waits. Nous parlons aussi Cinema, Jim Jarmush et son Down by Law et d'un écrivain Wystan Hugh Auden (1907 et 1973). Jean-Pierre m'offre un Captain Beefheart "Doc at the radar Station". Le lendemain nous irons chez Jean-Pierre Collignon rue St Leonard et je ferai la connaissance de sa nouvelle épouse Catherine Peccio et de son 2e fils Antoine. Je connais Jean-Pierre depuis mai 1969 (Ateliers Planète)

 

Avec Jean-Pierre Devresse on a aussi parlé d'un film télévisé que nous avons vu, avac Anna Karina et qui s'intitule "L'Invention de Morel" Film diffusé en 1977, réalisé par Jean-Claude Bonnardot, d'après un roman de l'écrivain argentin Adolfo Bloy Casares. Voici 2 Photos que j'avais prises à l'époque d'Anna Karina, sur mon écran de télévision, avec un pied photographiqueJuil Anna Karina269

 

Mon ami peintre libramontois Bernard Noirot nous offre des cartes qu'il a conçues pour la Foire agricole de LibramontJuil Bernard Noirot271

Je lis Béatrix Beck que m'a prêté Marine "L'Enfant-Chat". Beatrix Beck, Prix Goncourt est ma cousine éloignée. Voir le tableau ci-dessous. Elle est née en Suisse et a fait son université à Grenoble. Ancienne secrétaire d'André Gide et Prix Goncourt dans les années cinquante. J'en ai déjà parlé...Juil Les BECK270 

Je lis aussi " L'enfant brûlé" de Stig Dagerman, suédois né en 1923, mort suicidé en 1954, à 31 ans, époux en première noces de Anne-Marie Götz, fille d'un anarchiste et syndicaliste allemand et en seconde noces d'Anita Björk, la "Mademoiselle Julie" (Strindberg) du film d'Alf Sjöberg

 

 Coup de fil de ma belle-soeur. Séparée de Jean-Pierre Ransonnet, lequel a laissé chez elle une trentaine d'oeuvres, elle me dit qu'elle veut s"en débarrasser (elle est restée dans la maison du couple à Crisnée) et s'apprête à les donner à gauche et à droite. Je lui dis "Dans ce cas, tu me les donne à moi". Elle est d'accord et je vais embarquer 36 oeuvres de Jean-Pierre dans ma voiture, le 23 Juillet. Me voici propriétaire de 36 Ransonnet que je suis décidé à lui restituer en temps utile; Ce que je ferai en septembre après lui avoir annoncé la nouvelle par téléphone. Jean-Pierre pour me remercier m'offrira quatre belles oeuvres acryliques tournant autour du thème du "Pré". Les voici dans ma galerie construite en 2004Territoire 27.05.2009 014 Territoire 27.05.2009 014

  Nouvelle escapade à Redu fin juillet. J'achète: Moby Dick de Melville, Le Lac aux Dames de Vicky Baum, La Femme et la Bête de D.H Lawrence, La Poussière des Soleils de Raymond Roussell, Leon Morin prêtre de Béatrice BeckJuil Redu272

Et reprise du collier fin juillet. A Ensival je rencontre un certain Robert WINKIN, compositeur de musique de variétés, rentré de Paris où il a vécu 17 ans, repéré à 13 ans par Line Renaud et qui sert dans le resto où je mange, avec son petit-fils qui a 2 ans, qui s'appelle Renaud et vient d'être abandonné par sa mère, à savoir la fille de Winkin.

 

Août. Rencontre à la Braderie de Saint-Hubert, de Gustave Joassart un ex-ami, (avec lequel j'ai fait mes études de Droit à Liège) travaillant au service commercial de la Fabrique Nationale d'Armes de Guerre à Herstal. En 1965 j'avais accompli un stage de 6 semaines à la FN, au service juridique pour gagner ma vie en sortant du service militaire, marié avec un enfant. Je n'étais pas bien conscient de ce que pouvait être la FN mais là sur place j'ai compris très vite. Envoyé par ma banque à Libramont en 1971, j'ai perdu le contact avec la plupart de mes amis liégeois. Et voici qu'un jour  Gustave me téléphone, sachant que je voulais quitter la Banque. Il y aurait une place à prendre au service commercial, pour vendre des armes en Amérique du Sud. Lui s'occupe de l'Arabie et du Proche-Orient, marché juteux. Je crois rêver et lui demande si ça ne lui pose pas de problème moral d'être marchand d'armes et je refuse la proposition, évidemment. Et des années plus tard le revoici, rencontré par hasard et assis chez moi avec sa femme, fille de Notaire. Et je lui dis que son métier m'a empêché de rester ami avec lui. Et il me dit "Je ne suis plus à la FN, je me suis mis à mon  compte" comme armateur. Cynisme volontaire de bourgeois qui méprise le petit gauchiste que je suis devenu. Il s'en va bien vite; Ca pue la poudre et le sang.  J'ai entendu l'argument classique "Si ce n'est pas moi qui vends des armes, d'autres le feront". Imparable non??

La meilleure: Cette place que j'ai refusée a été attribuée à Juan MENDEZ, abattu le 7 janvier 1986, au volant de sa voiture sur l'autoroute Bruxelles-Namur, à Rosières. Lire l'article ci-dessous....

 

 

Affaire MENDEZ

L'affaire Mendez et les tueurs du Brabant
Wallons : la grande question ?
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Juan Mendez était un ingénieur commercial travaillant pour la Fabrique nationale d’armes
d’Herstal. Il était, vu sa parfaite maitrise de l’espagnol, responsable du département Défense
et Sécurité pour l’Amérique latine, l’Espagne et le Portugal. Mendez pratiquait le tir et
possédait une fort belle collection d’armes. Une partie de ses armes qu’il conservait à son
domicile furent volées par des inconnus en mai 1985. Mendez mena d’ailleurs sa propre
enquête sur ce vol et aurait fini par soupçonner un de ses amis proches : l’ancien gendarme
Madani Bouhouche. Lors de la double attaque des Delhaize le 27 septembre 1985, Mendez se trouvait à l’étranger. Il chercha directement à connaitre les armes utilisées par les tueurs du Brabant. Il craignait disait-il que les armes utilisées par la bande ne proviennent de chez lui. On ne saura jamais comment sont nés les soupçons de l’ingénieur Mendez : il est abattu le 7 janvier 1986 de plusieurs balles dans la tête dans son véhicule retrouvé à Rosières sur une  bretelle de l’autoroute Bruxelles-Namur.
Le juge d’instruction Schlicker sera chargé de l’affaire. Le commandant Dery s’occupera de
l’analyse balistique : la mort de Juan Mendez s’apparente à une véritable exécution. Son
assassin lui a tiré six balles dans la tête en utilisant des munitions Remington Hollow Point, interdites à la vente en Belgique.
Le premier réflexe des enquêteurs après la découverte du corps sera de se rendre au domicile de Mendez à Overijse. Ils y trouveront Madani Bouhouche, un de ses meilleurs amis.
Bouhouche sera interrogé et perquisitionné quelques jours plus tard. Il n’a pas d’alibi solide pouvant le mettre hors cause. Il est cependant remis en liberté dans un premier temps. Quinze jours plus tard, les médias annoncent que l’arme ayant servie à abattre Juan Mendez est entre les mains de la Justice. L’arme expertisée en question appartenait à Madani Bouhouche. Le 26 janvier 1986, le juge Schlicker délivre un mandat d’arrêt contre Bouhouche qui est aussitôt incarcéré. Il niera toujours sa participation à l’assassinat de Mendez. Il sera finalement acquitté par la cour d’Assises pour cette affaire (mais fut condamné à 20 ans de réclusion pourd’autres méfaits).
Les enquêteurs de la CBW se sont beaucoup intéressés à l’affaire Mendez où ils s’obstinèrent à y voir un lien avec les tueries. Il est vrai que Bouhouche fut longtemps soupçonné d’avoir trempé dans les tueries. Après l’attaque de l’armurerie Dekaise, les gendarmes qui poursuivaient le véhicule des tueurs affirmèrent avoir reconnu Bouhouche et Mendez.

 

 

En août, en tournée d'inspection en Gaume, je vais au Bistro à Virton chez mon amie peintre Blandy Mathieu qui me demande si je ne veux pas exposer dans son café. je ne suis pas chaud. 

Quelques jours après, à Tilff j'annonce à Ransonnet que j'ai 36 peintures à lui, engrangées chez moi. Choc ! 

Je m'apprête à rembourser une tranche de mon prêt hypothécaire à ma Banque qui est aussi mon employeur, afin de réduire ma dette à un peu moins de 25.000 euros. une intuition???

Une émission à la télé sur Pina Bausch. C'est ma belle-seour qui me l'a fait connaître, en même temps que Merce Cunnigham et Caroline Carlson. Ma belle-soeur fait de la dansePina Bausch322

Ce vendredi 14 août à Virton, rencontre fracassante avec Marguerite Brouhon, peintre bien connu, dans le café de Blandy Mathieu. Quand Marguerite entre avec un copain, je dis à Blandy de me la présenter et Blandy me dit "Chuuuuttt, laisse venir, il ne faut pas la brusquer sinon elle se cabre, tu vas voir elle va venir toute seule" Marguerite s'installe au comptoir avec son légionnaire (Il s'agit de Roland Goffinet, engagé à la Légion à 17 ans, y restera 11 ans. Né en 1938, il a 49 ans. ll est gemeaux, originiare de Bleid, un village voisin  et est le cousin  germain d' un certain Olivier Goffinet, journaliste (et Baron ) à l'Avenir du Luxembourg à Marche, que je connais bien. Ce légionnaire m'apprendra qu'un reportage sur mon territoire est passé à la Télévison belge environ un an et demi auparavant. Je ne suis pas au courant???? et ne verrai jamais ce film.

Ci-dessous Le Bistro, café de Blandy MathieuAout Bistro Virton275

Vissé à ma table je vois qu'en effet Marguerite se rapproche peu à peu de moi le long du comptoir et vient finalement s'asseoir à ma table en me demandant qui je suis. Je lui réponds simplement que je suis peintre comme elle. Nous allons vivre une romance qui va durer plusieurs heures. Il y a un match de tennis important à la télé dans le café et nous nous embrassons à bouche que-veux-tu. Femme très touchante. Je ne la reverrai jamais. Elle s'éteindra en 2004

Marguerite BROUHON

  Adamek Service du Livre Luxembourgeois Topic3
 
Marguerite BROUHON

Fiche fondée sur un dossier rédigé par Georges JACQUEMIN
Dossier L : n° 49, fascicule 1

Marguerite BROUHON
poétesse, peintre.

Marguerite BROUHON
 
Informations générales

Belgique PROV LUX
Né(e) le 17/06/1922

Biographie

Née à Virton le 17 juin 1922 et y décédée en 2004, Marguerite Brouhon a mené une existence qui l'a conduite dans de nombreuses villes et localités, dans une sorte de recherche juvénile du paradis perdu. Son enfance se passe à Virton dans un milieu sensible aux arts : ses parents sont liés avec Nestor Outer; son père, Eugène Brouhon, professeur de français à l'Athénée Royal, est également poète. Brusquement, en 1935, celui-ci décède, âgé seulement de quarante-six ans. C'est, pour la future peintre, un déchirement dont son oeuvre porte aujourd'hui encore la trace.

Amoureuse de la nature, elle est, à l'Athénée, une élève rêveuse, sensible, à l'esprit libre et vagabond. En 1939, Marguerite accompagne sa mère à Bruxelles, où celle-ci va s'établir. Elle commence puis interrompt des études à l'École des Arts décoratifs Fernand Coq : ses condisciples sont trop en retard sur elle. Fin 1940, elle se marie. Période pénible de la guerre, existence difficile, petits boulots. Séparation en 1947. Entre-temps, elle expose à La Licorne, à Bruxelles. C'est la première d'une longue série d'expositions.

En 1949, elle débute au service artistique du journal Le Soir que dirige, à cette époque, le critique artistique Paul Caso. Elle collabore notamment à la page destinée aux enfants et le fait jusqu'en 1968, quand le journal est restructuré. En 1959, elle part pour la Yougoslavie, où elle rencontre Henri Amouroux, journaliste avec qui elle se lie d'amitié. Revenue en Belgique, elle fait du théâtre dans la troupe du Rideau de Bruxelles, de Claude Étienne. En 1957, avec son ami du moment, elle quitte la capitale. Ils vont s'installer dans le Midi de la France. Échec. Nouvelle étape : Paris. Chambres d'hôtel, vie de bohème. Marguerite ne peut supporter cette existence, la voici à nouveau à Bruxelles pour un bref passage. La terre natale l'attire.

En 1957, elle s'installe à Grand Verneuil (en France, entre Montmédy et Virton). La maison qu'elle occupe et dont elle a décoré l'entrée, elle la baptise "La Moricie". Le couple se lance dans l'élevage de poules... Travail fastidieux. Abandon. 1959 : Marguerite Brouhon revient se fixer à Virton, ayant acheté une maison dont le Ton lèche inlassablement la façade. En 1961, elle épouse Francis Meurant. Depuis, elle mène une existence à la fois active et libre de peintre et d'amoureuse des chats, cultive son franc-parler et refuse toujours de s'embourgeoiser.

Poète, elle a publié plusieurs recueils de vers, le dernier paru, Pain de coucou, rassemblant l'essentiel de sa production. Les expositions, personnelles ou de groupe, de Marguerite Brouhon se comptent par dizaines. Si elle a exposé ses oeuvres à Virton (Hôtel de Ville, Galerie Artvision, chez elle ou au café Le Chalet, en période de fin d'année), elle a également été fort présente à Bruxelles, où elle s'était fait un nom. Citons, presque au hasard, la Galerie Breughel, le Cheval de verre, les galeries Racines et Vendôme, la Galerie Albert Ier. A Paris, elle fut à la Galerie Jean Camion; à Namur, à la Maison de la Culture; à Vresse, à La Glycine, etc.

Texte repris du Dictionnaire des peintres du Luxembourg belge, éd. Omer Marchal, 1995, et dû à l'auteur du Dossier L, Georges Jacquemin.

A consulter :

  • Georges JACQUEMIN, Marguerite Brouhon, article paru dans Not' Gaume, n°22, 1966.

  • Georges BOUILLON, Marguerite Brouhon, article dans La Dryade, n° 16, hiver 1958; texte repris dans Portraits dans un miroir, Ed. La Dryade, 1973.

  • Paul CASO, Un siècle de peinture wallonne, de Félicien Rops à Paul Delvaux, Ed. Rossel, 1984. Ce critique a consacré de nombreux articles à la peinture dans Le Soir.

  • Anne-Louise LAMBERT, Un artiste belge contemporain, Marguerite Brouhon, mémoire de licence en Archéologie et Histoire de l'art, UCL, année académique 1992-1993. Ce travail comprend une liste des expositions de l'artiste et un relevé des nombreux articles de presse consécutifs à celles-ci.

  • Dictionnaire des peintres du Luxembourg belge, ouvrage collectif, Ed. Omer Marchal, 1995.

 
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Ce 16 août départ pour Anseremme dans la propriété de mon oncle Lucien Brunin et de ma tante Ginette Van Cauwenberghe (soeur de mon père) en bord de Meuse, près de Dinant et de la Lesse. J'y ai passé de nombreux séjours lors de mon enfance et de mon adolescence, m'y réfugiant chaque fois que j'étais harcelé par ma mère. Lieu de sérénité, un vrai paradis, où je n'avais que le quai à traverser pour aller nager, pêcher, ou partir en barque sur la Meuse. Sans compter les idylles  de vacances. La haie ci-dessous est celle du jardin. Anseremme est situé à côté de Dinant en Belgique. Ses paysages ont été peints par Félicien RopsAout Anseremme 1276A droite la villa "Le Pâchis" Ma chambre est tout au-dessusAout Anseremme 2277La Meuse est derrière le rideau d'arbresAout Anseremme 3278k

 

Visite à Moircy de Myriam Hornard, peintre de Virton. Elle voudrait échanger un de mes chevrons adossé au mur de l'atelier, contre une oeuvre à elle. Non je ne puis dépareiller une série de 6 pièces. Mais j'irai voir son travail sur des papiers pliés et structurés à Redu ce 18 août. Elle expose au "Bâteau-Livre". Très beau travail..Aout 18 Redu-Myriam H280

Vu à Michel Polac, le compositeur français Pierre SHAEFFER, inventeur de la Musique concrète, animateur de la recherche musicale contemporaine à l'ORTF pendant des années, pas loin des septante ans. N'aime pas du tout Pierre BOULEZ. Par contre aprécie Pierre HENRI

Mort de Louis Scutenaire, surréaliste belge: "Il  n'aimait pas cette société"

23 août. Visite de mon beau-fils Stephane Poncin. Il a 25 ans, je vais en avoir 50Aout 18 Stephane et moi281Je continue d'approfondir mon 2e étang.Moi étang2 aout 87323

Un film de Luc Monheim à la télévision. Aussi peintre et sculpteur belge, est mort en 1986.

Avec Philippe Leotard

Luc Monheim324

Et fin août je repars en tournée dans les régions allemandes

 

En outre j'ai des problèmes avec le permis de bâtir de mes étangs, il ne serait pas valable ou pas complet. Je suis assigné par le Parquet. Risque d'amendes et obligation de tout reboucher. Décidément plus rien ne va dans ma vie..

 

Décès de John HUSTON et de Lee MARVIN

 

Une expo en vue pour Rossignol en 1988. Proposée par l'animatrice du Centre Culturel, Ninette Offergeld. Nous serions 4 exposants et amis: Daniel Seret, Baudhuin Simon, Blandy Mathieu et moi. Grande réunion le 12 septembre à Rossignol qui fête ses morts de la guerre 14-18

 

Une nuit chez ma belle-soeur (soeur de ma femme) à Crisnée, dans cette maison du couple dans laquelle elle est restée et qui est pleine de souvenirs des années septante et quatre-vingt. Une belle maison hesbignonne. En réalité c'est la 3e nuit consécutive que je passe chez des amis liégeois (les 2 précédentes chez Marcel Reynders et le couple Rikkers à Liège) tout en effectuant mes tournées d'Inspection. En fait je fuis Moircy et mon coupleSep Crisnée 1282Sep Crisnée 2283En fait je pense que ma belle-soeur a déjà quitté cette maison et a acheté une petite maison avec son deuxième mari tunisien Mohammed Khadri, dans un autre coin du village. Mohammed se trouve en Tunisie en ce moment. C'est donc dans cette maison du 2e couple, que je me rends. Voici donc Marie-Henriettei dans son  nouveau jardin à Crisnée

Crisnée Myette 1987321

 

Le 15 septembre, je perds mon porte-feuille avec de l'argent et mes cartes à Verviers. Deux jours après, on me téléphone de ma banque à Anvers pour me dire qu'il a été retrouvé par le fontainier et que je puis aller le chercher au Service des Eaux. Monsieur Grégoire. Merci à lui. Je lui apporte une bouteille de vin. Il y a encore des gens honnêtes

L'émission "Droit de Réponse" de Michel Polac suspendue et Polac menaçé de renvoi par TF1. une émission que nous étions nombreux à aimerSep Droit de Réponse284

Ma chienne Craquotte et mes étangs à la mi-septembre 1987Sep Etang 2 Craquotte2287Sep Etang 2 Craquotte286Une partie de mon deuxième étangSep Etang 2285

 

Visite chez les "de Cunchy" à Villers-sur-Lesse ce 25 septembre. Alphonse Zimmer devenu Comte de Cunchy a épousé Didi Cailler qui est la cousine germaine de ma tante Ginette Van Cauwenberghe, soeur de mon père. Céline et moi sommes invités à déjeûner dans leur maison de campagne (Les de Cunchy habitent Bruxelles)Sep Villers de Cunchy288Nous voici donc à l'apéro dans cette superbe propriété, Celine et moi, ainsi que mon Oncle Lucien et ma tante Ginette. On parle d'abord de François Laurent, l'arrière grand-père paternel de Didi Cailler, juriste et historien, né en 1801 et décédé en 1877. Une rétrospective a eu lieu à Gand et le discours a été prononcé par Pierrot Gothot de l'Université de Liège, une vieille connaissance. François Laurent a écrit une "Histoire de l'Humanité".

 

Ensuite on a parlé du concerto n°5 pour piano et orchestre et du 2e concerto pour violoncelle de Chostakovitch, interprété par Rostropovitch..Puis la conversation glisse sur l'actualité politique et autre. Sur la table du salon, le Figaro Magazine, Le Monde et L'Express..Et j'entends...."Comment Le Pen a t'il pu faire cette gaffe "les chambres à gaz, une affaire de  détail" (sous-entendu, jusque là, il était bien), et puis "Vous avez lu la chronique de Pauwels dans le Figaro...remarquable. Comment, tu as connu Pauwels Christian?? Oui j'ai travaillé avc lui pendant un an à Paris, Orléans, Genève et Dijon en 1970 mais il a changé et j'ai coupé tout contact...Un froid... et ça continue "En tout cas plus jamais la Gauche au Pouvoir en France...." là-dessus tout le monde est d'accord sauf Céline et moi qui sommes de gauche. Ca devient gênant. Et puis"il faut supprimer les Iraniens une fois pour toutes". Et Polac quelle horreur! Enfin il est expulsé...Dans le jardin 3 jeunes-gens travaillent. L'un d'entre eux, un petit costaud avec une moustache s'appelle Wladimir...c'est un polonais...un paresseux comme tous les polonais... Et puis les servantes aujourd'hui ne veulent plus accomplir aucune tâche difficile. Affollant. Je souffre l'enfer. Heureusement il y a la chienne Fanny, Teckel-à- poil, à savoir sans poils qui, elle se tait...ouf. Souvenir inoubliable...

 

Fin du mois de septembre toujours dans la région allemande. ManderfeldSep Manderfeld289St Vith et son égliseOct Egl de St Vith296Je repasse ches les Schouteden-Huby, à leur chalet à Wiesenfeld mais ils sont absents. Simone Huby, dont l'oeuvre est tout à fait intéressante est décédée le 13 novembre 2011 (Née en 1933, 4 ans avant moi). Son mari, peintre lui aussi, Mathieu Schouteden est mort avant elle mais j'ignore quand...Oct Chalet Simone Hubyith297Voici une oeuvre de Simone HUBY.Huby 000

Et peu à peu je redescends dans la région de Gouvy-Beho où je retrouve les fameuses défenses anti-chars d'Halconreux, qui me fascinentSep Halconreux290J'apprends qu'on a volé tous les meubles des "de Cunchy", peu après notre visite. je jure que je n'y suis pour rien !!!!! les polonais paresseux peut-être?????

Et les derniers jours de septembre je me retrouve souvent à Vielsalm et mange dans un resto 'L'Aquarium" situé au bord d'un lac artificielSep Vielsalm Lac292Sep Vielsalm Lac 2293Noté dans mon journal à cette terrasse, fin septembre "Il est 12h20, il y a quelques personnes et ça ramage ferme. Sur les rives du lac, une femme blanche avec deux chiens noirs, dont un surtout est formidable, sorte de croisement Bouvier-Griffon, qui plonge dans le lac sans hésiter Et je n'ai plus qu'un désir: quitter le resto, annuler les deux inspections qu'il me reste à effectuer cet après-midi et aller jouer chez moi avec ma chienne Craquotte. Décidément je préfère les animaux aux gens.

En fin de mois aussi, ZOUC dans une émission de la télévision belge. EmouvanteSep Zouc291

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 10:48
En 2 la maison de Victor Hugo à la Grand-Place à Bruxelles (1852)
En 2 la maison de Victor Hugo à la Grand-Place à Bruxelles (1852)

En 2 la maison de Victor Hugo à la Grand-Place à Bruxelles (1852)

  Pour rappel, tous ces articles, depuis 1980 sont extraits de mon journal manuscrit qui, à cette date du 8 mars 2012, compte plus de 50.000 pages, et 168 volumes inéditables, si ce n'est par le biais d'Internet et de mon BlogCarte de Visite IPPA002

Cette année 1986 va être marquée par mon nouveau secteur bancaire,énorme, où je vais entrer en lice en tant qu'AUDIT. Ce secteur va du Nord au Sud de la frontière allemande (Aachen), à la Frontière française (Sedan-Montmédy-Longwy), en longeant à l'Est, le Grand-Duché de Luxembourg. Voici d'abord la partie Nord avec deux régions allemandes celle d'Eupen et celle de Saint-Vith. Eupen prospère car proche d'Aix-la-Chapelle et une région plus pauvre et plus rurale, ce qu'on appelle "les Rédimés", régionde Saint-Vith, qui a été annexée par l'Allemagne à certains moments de son histoire. On m'attribue de secteur parce que je me débrouille en allemand, ce qui va être pour moi l'occasion de repratiquer cette langueSecteur Ippa Verviers 1986Ensuite la partie Sud de mon secteur, qui va jusqu'à la frontière française. Notez que Moircy est sur la gauche. Disons que du Sud au Nord mon secteur fait environ 200 Kms et Moircy (à la fois mon domicile et mon bureau) apparaît très clairement dans le haut de cette carte1986 Secteur Sud IppaJe vais donc vous faire visiter toutes ces régions en photos et en textes puisque je suis sur les routes environ 12 heures par jour, dans une Ford Sierra blanche, appartenant à la Banque.

Mon job consiste à arriver à l'improviste chez des "agents" qui sont indépendants, par exemple "courtiers d'assurances" et de clôturer la caisse et le reste, séance tenante, en transmettant par ordinateur à la Banque IPPA Anvers, le résultat de mes contrôles. J'insiste bien, ces agents ne font pas partie du personnel Ippa, je ne suis donc pas dans des agences bancaires mais chez des Indépendants. Je dois demander bien gentîment à effectuer les inspections et revenir le lendemain si les gens ne sont pas disponibles

Et nous sommes dans une époque où il y a de plus en plus de fraudes et de hold-ups. J'en ai donc vu de toutes les couleurs. En outre je suis surveillé de près, puisque  la Banque IPPA veut ma peau depuis 1980. Je m'apprête donc à vivre près de 4 ans  d'enfer.

En attendant l'hiver est rude.

Hiver 86Janvier. Période à nouveau très difficile pour moi. Incertitude totale quant à mon avenir. Incapacité de faire un choix. Quitter la Banque c'est perdre mon territoire et mon eouvre. A la limite de la tenabilité avec mes employeurs.... Je viens de passer 3 semaines de congé de maladie, grâce à mon hyper-tension. Quel bonheur !!!!

Je n'ai q'une vie, alors laissez-moi la vivre et foutez-moi la paix....

 

Mon ami Jean-Pierre VERHEGEN, écrivain belge publie "Pubères, Putains". Voici un article à ce sujet, qui paraît dans la Presse belge en ce début 1986JP VERHEGGEN 1986200Jean Pierre a déjà commis quelques livres qui ont eu un certain retentissement: "Le Degré Zorro de l"Ecriture" à ne pas confondre avec Barthes, "Ni-Nietzsche Peau de Chien", "Madame Mao "  etc...

Je les connais bien lui et son épouse Gisèle Fusani , italienne de la région de Carrare.

 

Jean-Pierre VERHEGGEN

 

Poète, romancier, conteur, péteur de mots...
 
 
Né(e) le 06/06/1942
Biographie kaléidoscopique

Jean-Pierre Verheggen n'accorde que peu d'importance à une biographie académique. Il ne révèle d'ailleurs que l'essentiel, c'est-à-dire ce qui influe directement sur son oeuvre. Comme il se plaît à le souligner, au-delà de cette limite, tout portrait de lui n'est plus valable.

Sa naissance, le 6 juin 1942, à Gembloux, l'inscrit déjà dans la mouvance linguistique. Son père est originaire d'Orléans, sa mère est wallonne. Français et wallon se côtoient et se mêlent dans son oeuvre comme dans sa vie. En effet, si Verheggen vit à Mazy, dans le Namurois, il n'en manie pas moins la belle langue française, mieux même, il l'enseigna à l'Athénée royal de Gembloux. Il fréquenta l'ULB, ce lieu où il n'est pas bon de se prendre pour un écrivain, et, plus précisément, la section de philologie romane. Quelques années plus tard, son mariage avec l'Italienne Gisèle Fusani l'immergera un peu plus encore dans les langues, langues multiples et plurielles d'où naîtra sa langue.

Il est malaisé de dénouer le fil des influences qui ont joué sur l'oeuvre de Verheggen. Il se recommande en effet de tous - de tout même! - et de personne. Notons qu'il eut pour professeur de littérature Raoul Vaneigem (Auteur du" Traîté de Savoir-Vivre à l'usage des jeunes générations " ) et qu'André et Cécile Miguel, ses voisins, le guidèrent, sans l'orienter. Rappelons aussi que le Namurois est la patrie de Michaux et de Rops. Pour le reste, demandez à Verheggen quelles sont ses sources d'inspiration. Il vous répondra volontiers, et le plus sérieusement du monde : Badoit, Volvic, Spa Monopole, Chaudfontaine...

De plus, pour lui, être écrivain ne veut pas dire limiter sa curiosité au seul domaine littéraire. Toutes les formes d'expression retiennent son attention : la peinture, par exemple, mais aussi les moyens audio-visuels. La langue, en effet, est multiple.

L'épisode biographique maoïste résonne dans Le degré Zorro de l'écriture, Divan le terrible, et Vie et mort pornographique de Madame Mao. Le vécu a imprégné ces textes d'un leitmotiv : lézarder les images figées et sacralisées des Pères du monde. Mao rejoint ainsi Nietzsche, Platini, Tintin, Sade, Buck Danny, Lénine et tout autre prétendant au piédestal. L'auteur y compris.

À chaque instant, derrière chaque mot, se retrouve donc la biographie rejouée de l'auteur. La vie et la langue s'imbriquent indissociablement. Miséréré, qui clôture Stabat Mater, voit Verheggen nous livrer ses impressions post-opératoires.

Le bistouri du chirurgien qui le taillade lacère son texte. Pour l'auteur, c'est très clair : plus rien ne distingue son oeuvre de sa vie. Pénétrer l'une, c'est s'immiscer au coeur même de l'autre.

Le voyeurisme est pourtant ardu. La démesure peut occulter la pudeur d'un homme qui se livre avec une sophistication non fardée comme dans cette Lettre d'amour à Gisella Fusani au coeur du Ridiculum vitae.

C'est en définitive par irrespect du lecteur et de lui-même que le luxuriant luxurieux Jean-Pierre Verheggen, actuellement «chargé de mission spéciale» à l'asbl "Promotion des Lettres belges de Langue française", nous livre ses Portraits de l'auteur où se rejoue ce que cet homme n'est peut-être pas.
 

Ce 28 février je me rends  à la clinique de Sainte-Ode, voir mon beau-père Louis Nassogne, qui est en mauvais état.

Ma belle-soeur Marie-Henriette Nassogne vient le WE. Elle lit "La Femme essentielle" de Philippe Solié et nous amène deux poupées "Vaudou", achetées par Marcel Reynders lors de son voyage dans les cajuns de la Louisiane

Je vais commencer sérieusement à voyager dans mon nouveau secteur, vissé au volant de ma voiture. Chaque lundi je reçois une volée de dossiers d'inspection à réaliser.

En mars je commence par la région arlonnaise. Voici les contreforts du quartier et de l'Eglise Saint-Donnat . Mon resto crétois El Greco et en fin de journée le Coconut, tenu par Murielle Huberty et son mari Jean-Marie Luntumbwe, Zaïrois et musicien, ceci avant de reprendre la route de Moircy, situé à une cinquantaine de Kms d'Arlon. Bien souvent des journées de treize heures, départ à 7h du mat, retour à 20h00.

16 mars. Aujourd'hui les élections en France et cette terrible crainte que la gauche ne soit virée après 5 ans de pouvoir. La peur du retour de ces vieilles et grandes gueules de la droite, ces éternelles et envahissantes bêtes gueules à cravattes aussi pincées que leurs lèvres

St Donat Arlon-copie-1J'ai envie de créer un club de pré-suicidés cioraniques. On ne vit vraiment que lorsque l'on accepte d'être en bordure de la mort

Depuis fin janvier 1986, je  commence à remonter vers le Nord dans ce qu'on appelle "Les Ardennes liégeoises". Région de Hamoir sur Ourthe, avec la maison de ma tante Berthe Duesberg-Pirenne, souvenir d'enfance et d'adolescence "Je suis à Hamoir le long de l'Ourthe, près du château Rancelot, sur la route de Lassus, là ou je péchais à longueur de journée quand j'étais adolescent et je viens de revoir les deux propriétés (Pirenne et Hanquet) dans les quelles j'ai passé plusieurs séjours, le dernier en 1956, avec mon ami Alex Jacquemin (devenu professeur d'Economie à l'Université catholique de Louvain). Dans cette villa nous avons parlé des "Jeunes Filles " de Montherlant, dont la lecture était interdite dans le collège de Jésuites dont nous sortionsHamoir Tante Berthe0004Ensuite je remonte sur la région de Verviers, via Theux, sur la place où vécut le peintre et écrivain Marcel MARIEN. Voici un article où Marien parle de l'héritage de MAGRITTEMarcel Marien067THEUX img032La colline des SIx-Cents FranchimontoisTheux-Les 600 Franchimontois

REMOUCHAMPS et l'Amblève, la cascade de Coo, La Reid,Remouchamps img022-copie-1STAVELOT, la ville d'Appolinaire    Stavelot img021-copie-2

SPA, ville d'Eaux et de Victor Hugo, voici son hôtel (ci-dessous) "La CHAMBOTTE"SPA Victor Hugo img026-copie-1Le Pouhon de Pierre Le Grand (Les Sources des Eaux de Spa)SPA Le Pouhon img027-copie-1La Promenade des Sept heuresSPA Promenade des 7 heures img024

La promenade des Artistes (nous sommes au bord des Fagnes)SPA Promenade des Artistes img025-copie-1

Et enfin VERVIERS, le berceau de ma famille maternelle, ville des LAINIERS (Les DUESBERG et les HOUGET, notamment))images

D'abord la Vesdre (l'arrière de la rue Spintay, vue du Pont des Récollets) Une villa en ruines à Stembert sur le haut de Verviers, ayant probablement appartenu à un riche patron lainier du début de siècle, Verviers étant devenue la Capitale mondiane de la Laine Stember255Verviers Du Pont des Récollets img028-copie-1

La rue Spintay sur une carte postale ancienneVerviers Spintay058

L'Harmonie (Société musicale de Verviers).L'Harmonie

Le Parc de l'HARMONIE.verviers1

Verviers L'Harmonie051La Gare de Verviersverviers Gare Centrale

La Place du Général Jacques où habitent André et Odette BLAVIER (vers le dessus à gauche)verviers Place du général Jacques img031-copie-1La même place vue du haut, donc de l'Eglise Ste Julienne. 

Un plan de Verviers , brossé dans mon journal

L'Hôtel de Ville de Verviers, face à la Bibliothèque de Verviers, où se trouve André BLAVIER, qui gère là-bas, le Fonds QUENEAU, son ami pataphysicienVerviers Hôtel de Ville img033Voici la Bibliohèque communale de Verviers

et son conservateur André BLAVIER, membre du collège de Phataphysique, celui de Vian et de Queneau et auteur, notamment des "FOUS LITTERAIRES", Fondateur de la revue "TEMPS MÊLES", dont il va me donner une série de  numéros que j'ai conservés soigneusement. Ajoutez à cela, héritier de tous les documents Queneau, qu'il mettra à la disposition des chercheurs et du public dans sa bibliothèque communale de VerviersTemps mêlés004BLAVIER AndreFLveyrierplan verviersA la mi-mars je ne suis pas allé à mes 30 ans de rhétorique au Collège Saint-Servais à Liège. Je m'y étais rendu en 1976, pour les 20 ans. Enorme erreur. Jamais plus.... Mais j'ai envoyé une lettre pour m'excuser (donc pas encore tout à fait libéré), donner de mes nouvelles, communiquer mes coordonnées. Aucune réaction. Ce qui prouve à suffisance l'inanité et la fausseté de ces réunions de vieux troupiers, d'anciens collègues boy-scouts, en culottes courtes. On bat le rappel tous les dix ans, mais comme on n'a plus rien à se dire-on n'a peut-être jamais rien eu à se dire d'ailleurs, on organise pour tuer le temps, une visite guidée des anciennes Mines de Blegny-Trembleur. Ensuite, Messe au Colège à Liège, mais non-obligatoire. Manquerait plus que cela !!!. Ensuite apéro feutré, du vin de messe coupé d'eau bénite et dîner dans un brouhaha indescriptible, une salle remplie de tables et de jubilaires de tous crus, avec des soutanes, des sermons et aussi plein de scouts, de "routiers-maîtres", traduisez de boy-scouts attardés, la cinquantaine, toujours en culottes courtes ( Il faut choisir, la culotte courte ou la jupe de la soutane) avec leurs jambes poilues et plissées dépassant péniblement, de leurs culottes bleu- libéral ou kaki-caca et leurs noms d'animaux, leurs" totems", Eléphant, Jumbo, Grizzly, Hamster, Spirou, Baloo, Isard, Fouine, Blaireau...tu parles d'une ménagerie...

Après cette première tournée dans mon secteur, fin mars, je me paie un petit séjour à Bruxelles avec ma compagne Céline. D'abord rue de Florence, chez notre amie hongroise Maya et son nouvel ami Serge Janssens, attaché au Service commercial du Crédit Lyonnais.. Nous traverserons" Le mont des Arts" et le magasin d'instruments de musique Old England (voir plus bas)...

Puis nous émigrerons vers le quartier Ste Catherine, où nous visitons la maison de la Bellone (1883-Art Nouveau).La Maison de la Bellone Nous nous retrouverons au grand café d'artistes de Bruxelles, au Falstaff (Brasserie), près de la Bourse, où nous buvons une bière à la framboise.Falstaff5-image2Falstaff à Bruxelles

L'Eglise Ste Catherine

Bruxelles Ste CatherineBruxelles Plan259

Le Mont des Arts et le magasin d'Instruments de Musique ex- Old EnglandOld EnglandBruxelles Mt des Arts257Puis la Gand'Place et la Maison de Victor Hugo (1851 en partant pour l'exil)Bruxelles Grand Place260au 26-27 de la Grand-Place "Le Pigeon". La maison du milieu sur la photo ci-dessous.Il y a une plaque commémorative Maison de Victor Hugo en exil à Bruxelles

Nous irons à la Libraire "La Proue" où je veux acheter "Les Fous littéraires" d'André Blavier mais les trois derniers exemplaires viennent d'être volés.. Discussion avec un certain Pochet, un client de mon âge (48 ans) qui me demande si j'ai des numeros de "Temps Mêlés" (la revue d'André Blavier) à revendre. André m'en a donné une série mais pas question que je m'en défasse. Pochet a participé à deux colloques Queneau (à Cerisy, je suppose).

 

Et le WE de fin mars qui est le we de Pâques, nous sommes à Redu avec notre ami Jean Bernard, le village européen du livre, situé à une trentaine de Kms de chez moi. Chaque maison est une librairie ou un café-resto. Il y a des nuits du livre. J'achète un livre de René Crevel "Mon Corps et moi-La mort difficile"  (Editions Rencontres-Lausanne) et un Une vie de Rimbaud d'André D'Hôtel. Rencontre de Mireille Gerard, peintre et de son ami Michel Olivier (le neveu d'Omer Marchal) qui tient une librairie très à droite, "L'Ile  lettrée". Gros malaise

 

Je retournerai seul à Redu le lendemain et rencontrerai un guitariste de 24 ans qui s'appelle Hughes DRAYE. Après quoi je veux reprendre ma voiture dans un terrain boueux et je patine a donf. Je serai dépanné par un tracteur. Je suis bel et bien en train de m'ENLISER et c'est un avertissement. Je ne vais pas bien du tout et je me suis pété la gueule à Redu. Ca ne marche plus avec mon épouse et je suis hyper harcelé par ma banque au point d'avoir envie d'en finir.

 

Ce 1er avril, à Apostrophes on parle du "Parfum" de Patrick SUSKIND.

 

Sur Télé 2 un autre reportage sur un peintre, écrivain, cinéaste belge Pierre MICHEL, mort accidentellement en 1981, à 32 ans. Un petit bonhomme, bourré de créativité, proche d'Alechinsky et de Cobra, entre autres, et qui se révèle incapable de répondre un mot lors de l'émission Arts-Hebdo de 1979 (RTB Christian BUSSY), dans laquelle je passerai un an plus tard, interrogé par le même Christian Bussy. Et il meurt à 32 ans, totalement méconnu alors que nos cimaises nationales et internationales sont bourrées de nullités tapageuses. Il a fallu qu'il meurt et qu'il ait sans doute 2 ou 3 amis fidèles pour que ce film superbe jaillisse, avec sa peinture, son écriture, sa musique et ses films! Une production abondante et remarquable d'originalité et de vibrationsPierre MICHEL Bio 86001-copie-2Nous sommes le 9 avril et je repars vers le Nord. J'en suis à ma 89e inspection depuis le 3 février avec des trajets harrassants en voiture et une obligation de surgir à l'improviste dans les agences, prévenir relève de la faute grave, et donc de tomber à de mauvais moments et de devoir revenir le lendemain ou les jours suivants. Découvrir les fraudes dans certaines agences et aussi les dépanner en cas de hold-ups, commis la veille. C'est l'enfer...

 

Je suis à nouveau dans la région de Verviers et je découvre un petit resto sympa "Le CANOTIER", rue des Raines. Au fond, l'Eglise Saint-Remacle. Le Canotier est un cabaret. Ils ont reçu les PLATTERS la semaine dernière, avec deux membres-fondateurs. C'est l'ancien Hôtel des Flandres au nos 65 et 67 de la rue des Raines. Je parle à un habitié un certain monsieur Froidthier car en fait je cherche la maison de l'historien Henri Pirenne et le patron ne sait pas, et ce client non plus. Pourtant il me parle de ma famille. Un certain Leon Duesberg, de son château de Soiron, d'un fils suicidé.

Verviers-Le-Canotier-Rue-des-Raines-copie-2.jpg
A 11h45 je me tire chez André Blavier et on revient avec Odette prendre l'apéro au Canotier. Monsieur Froidthier, toujours là (il habite rue du Centre et nous offre un verre). André me propose d'aller à la recherche de la maison d'Henri Pirenne, l'Historien. ll ne sait plus très bien laquelle mais il se souvient qu'il y avait un perron devant la porte d'entrée. Nous y sommes c'est le n °17 de la rue des Raines, au coin de la rue des Suisses ( La maison Vivroux). André s'est occupé du frère d'Henri, le peintre Maurice Pirenne, qui avait épousé la soeur de mon grand'père Jules Duesberg, ma tante Maria. Henri, lui est un historien célèbre mais dans sa rue on ne sait plus où est sa maison???Généa Duesberg003

André m'apprend que dans cette rue des Raines, il y avait des étangs, remplis de Rainettes. Finalement on mange là-bas. Un certain Williquet s'amène, il tient une galerie à côté du resto. André regarde mon journal et semble s'y intéresser beaucoup. J'en suis à cette époque à la page 1790 et  c'est mon 5e tome. André Blavier est mon premier lecteur

Je pars pour faire deux inspections-retomber dans ce stupide monde de la finance, sans transition, dans des villages avoisinants et serai rentré à la maison à 20 heuresVerviers. Maison d'Henri Pirenne-Rue des Raines img034Plan Verviers

Je demande à André d'où provient ce nom des Dardanelles attribué à un quartier de Verviers (voir le haut du plan ci-dessus), le long de la Vesdre. Il me dit que Victor Hugo qui est aussi venu à Verviers, s'était posé la même question. Mais pas de réponse. Verviers a été en relation avec l'Orient dans son commerce lainier. Alors Bosphore, Dardanelles et Vesdre (la rivière qui arrise Verviers)???

Je réalise qu'en un mois je suis tombé 3 fois sur Victor Hugo, à Spa, à Bruxelles et à Verviers

Nous sommes le 11 avril et à Moircy, il neige sans arrêt. C'est le week-end et je vais acheter des planches pour construire mon 1er barrage sur le ruisseau. Je plante aussi des tas d'arbustes

Le samedi 12 avril, nous partons pour Luxembourg où habite notre fille Valérie, récemment mise en ménage avec Stephane Poncin de Saint-Hubert. Ils travaillent tous deux dans cette ville, située à 60 Kms de chez nous. Luxembourg Avril 2006

Dès le 15 je vais repartir en inspection, encore plus au Nord à la frontière allemande, Welkenraedt, Montzen, La Calamine, Gemmenich. Gemmenich point extrême, faisant frontière avec l'Allemagne et les Pays-Bas, est à 135 kms de chez moi. Il me faut 1h45 pour y arriver, cela veut dire 3h30 de trajet aller -retour, plus les trajets dans le secteur. C'est une région sinistre et plate, située à 1/2 heure d'Aix-la-Chapelle. Voici MontzenMontzen-copie-1Gemmenich et son parc des trois frontières. Là j'aime bien. On descend à gauche on est en Allemagne, à droite on est en Hollande à VaalsGemmenich Les 3 FrontièresVoici Vaals aux Pays-BasVAALS-copie-1Et de temps en temps je vais pousser mon nez à Aachen-Aix-la-ChapelleAACHENAachen2Aachen3

Cette nuit du 20 au 21 avril, mort de notre chat siamois Colombo. Il était né le 13 avril 1973. Toujours cette rhinite dont il était resté atteint et qui avait, il y a 2 ans, entraîné la mort de son frère Congolais, de sa mère Mistinguett et de son demi-frère Figaro, la panthère noire. Seule Chélidoine, siamoise et Jojo le tigre en ont réchappé. Et une nouvelle venue Lola, la chatte des bois. Ici de gauche à droite, Chélidoine, Congolais et Colombo, frères et soeur d'une même portée, celle de leur mère Mistinguett

Trois-Siamois.jpgColombo, depuis des mois nous assistions à ta lutte contre la mort, appelant le vétérinaire, te donnant à manger, bouchée après bouchée, depuis plus d'un an. Nous avions failli te faire piquer, il y a un mois, mais tu avais repris vie. J'ai toujours dit qu'un morceau de moi mourrait, le jour où tu disparaîtrais. Ce fut le cas déjà avec Figaro. Mes  animaux sont des morceaux de ma chair.

Colombo, tu étais le chat parlant, oui tu parlais et tu répondais. Tu avais une terrible grosse bouille, mon Siamois tout blanc, tu étais celui pour lequel nous avions le plus de tendresse..et c'était atroce de te voir souffrir ainsi.

On t'a retrouvé tout raide dans la caisse où je t'avais couché cette nuit à minuit car tu titubais en cherchant un coin où te retirer-ton cerveau était atteint. Ce matin tu avais gardé cette position dans laquelle je t'avais couché, avant d'aller me coucher mais malgré tout, quand Céline t'a découvert ce matin...je n'y croyais pas...étant parvenu à refouler dans mon sommeil, cette angoisse de ta mort toute proche;.

Tu nous avais accompagné pendant treize ans. On t'aimait bien, tu sais !!!

 

Ce mercredi 23 avril me voici à nouveau dans le Nord, à Dolhain-Limbourg entre Verviers et EupenDolhain-LimbourgEnsuite ce sera EUPEN les 24 et 25 avril 1986, curieuse  petite ville, une mini-Aix-la-Chapelle. Inspection notamment dans un gros bureau d'assurances, chez Diether Thielen, bien connu sur la place, qui m'invitera à manger chez lui et me racontera la mort de son jeune fils noyé dans son étang.EUpen1EUPEN La ville hauteEupen PlanEUPEN005

Voici ce qui va devenir mon restaurant à chaque séjour dans la région, à savoir pendant 3 ans. Chez VISE-MEESSEN à la Haarstrasse. En fait Eupen est la capitale de la région allemande de Belgique.

Ensuite retour dans la région de Verviers et et le 30 avril, je serai en congé pour 10 jours. J'ai fait plus de 3.500 Kms en avril et 112 inspections en mars-avril.

Nous accueillons mon ami Marcel Reynders, retour de je ne sais plus quel pays d'Asie(Mongolie???) dont il a ramené un masque étrange. Le voici et moi en

 

Marcel Reynders

dessous

Masque ReyndersIl nous a rapporté deux Poupées Vaudou et des aiguilles pour pratiquer l'Envoûtement, ce que je n'ai jamais fait. Voici le prospectusPoupées Vaudou130

 

Pour me reposer j'entreprends la construction en béton armé de deux barrages au grand étang, un à l'entrée et un à la sortie. Voici un des éléments du barrage d'entrée. Les barreaux sont imposés par Les Eaux et Forêts, je n'ai pas le droit de capter le poisson du ruisseau-écart de 1 cm entre chaque barreauGrille d'Entrée de l'Etang

Sur ma lancée je vais renforcer les 6 barrages du ruisseau. reconstruction complète avec des "U" en fonte enfoncés dans le fond du ruisseau, à la masse, à chaque barrage et introduction des poutrelles en bois dans ces tenants en fonte
 

 Le 7 mai, je ramasse des tritons en forêt dans des ornières de tracteurs et les introduis dans les étangs. Les voici dans des bassins. Il y en a 61 et le lendemain j'en ramènerai encore 25Tritons-copie-1

Et en route vers l'étang. Superbes petite bêtes au ventre orangeTritons2-copie-1Il fait toujours aussi dégeulasse, nous n'avons pas encore vu le printemps. J'ai aussi agrandi le 2e étang et planté des Saules, y compris un Saule PleureurLa Mare ce 10 mai-2Voici l'étang n°2 à la fin de mon congéLa Mare ce 10 mai-1La mare ce 10 mai-3 (2)L'arrière de notre maison vue de l'étang 2

Et le 13 mai je repars pour les régions allemandes, la région de St Vith, ce qu'on appelle les Cantons de l'Est qui comme l'Alsace avaient été repris par l'Allemagne d'où leur nom de "Pays rédimés". Voici les villages que je vais me taper: Büllingen, Hepscheid-Heppenbach, Weismes, Amel, Elsenborn, Sourbrodt, Rocherath...et bien entendu Sankt-VithCartes Rédimés n°2Saint-Vith, capitale des "Rédimés"Saint Vith-copie-1Et redécouverte du barrage de Robertville. Les pions du collège Saint-Servais ont cherché mon corps au pied de ce barrage lors d'une excursion de fin d'année où j'avais fugué avec 2 copains. C'était en 1949Robertville006.jpg

Les 21-22 et 23 mai je suis en inspection dans la région du Sud de Saint-Vith, morne plaine. La voici. J'y accède par Gouvy et BehoCarte Rédimés008

 

Le 21 mai je suis avec ma chienne Craquotte dans un bois entre Saint-Vith et Manderfeld, à 2 pas de la frontière allemande, à savoir de la "Schnee-Eifel". Il est 12h45 et j'ai terminé une inspection ce matin à St Vith. J'ai mon pic-nique. Le soleil pointe enfin. A peine installés dans un chemin de traverse, nous voyons apparaître un garde-chasse à la Schleu. mais il se montre très aimable et me dit "Nicht den Hund zu weit laufen lassen.." ce qui me paraît évident. Und ich antwort "Ya ya , einverstanden. Krakooot, hast du gehört ?. Komst du hier, bei mir !!!"

C'est en fin d'après-midi que je passe chez les Schouteden à Wisembach, amis des Blavier. Deux peintres, Mathieu Schouteden et Simone HUBY, qui, comme moi, travaille beaucoup sur les déchets. Première prise de  contact. Ils vivent dans un chalet. Mathieu a été professeur-frère à Saint-Luc à Liège (Beaux-Arts). Voici une vue prise de leur chalet et en-dessous le vieux viaduc, juste avant d'accéder à leur chaletWiesembach Simone Huby-copie-1

Décès de mon Beau-Père

Je suis à mille lieues de me douter que mon beau-père est en train de mourir.

Le lendemain je suis à nouveau en "allemagne" à Hinderhausen Crombach et à Oudler-Thommen et le soir tard je me rends à la mortuaire située à On (Jemelle). Je lui avais rendu visite à mon beai-père, à Ste Ode le 28 février et lui avais amené de la bière de Vieuxtemps qu'il adorait. Et là je le vois enveloppé dans un drapeau belge, que les Résistants étaient venus lui mettre en cachette car il n'en voulait pas (il aurait trop souffert du statut de ses parents résistants???). Il ne voulait pas non plus être enterré à On parmi ses camarades résistants. Et donc le 24, nous irons tous à Robermont (Liège) le voir passer au four, puis on répandra ses cendres dans ce grand parc, celui où j'avais enterré mon grand-père Jules Duesberg en 1946.

Louis Nassogne, je l'aimais bien mon beau-père et lui aussi. Il travaillait à la meteo dans les champs d'aviation belges. On parlait de politique ( Il était PS), de Bob Claessen, de François Perrin, mon ancien professeur de Droit,  de Rocard et surtout d'Albert Camus qu'il aimait beaucoup. Louis Nassogne et son épouse Charlotte Collignon avait un fils aîné de mon âge et deux filles, Céline mon épouse et Marie-Henriette, qui, elle, avait épousé le peintre de Lierneux Jean-Pierre Rensonnet (alias Ransonnet)

 

Début Juin. J'en ai marre de ces inspections-travail stupide, emmerdant...et de ces routes qui n'en finissent pas.

Ici en allemagne belge on ne dit pas "wiedersehen" mais TSCHÜSS"

La seule chose positive est que je suis forcé de repratiquer l'allemand

Reprise de  contact avec Jean-Pierre Ransonnet

Tenir le coup jusqu'aux vacances

Je ne parviens plus à peindre, je suis complètement pompé par mon boulot

Ma seule compagne, ma chienne Craquotte, nullement les soi-disant "humains" qui m'entourent...

Halte au bord des lacs artificiels. Le Barrage d'Eupen. Seule l'eau m'apaiseEupen Le Barrage-1Eupen-Le Barrage-9 juinAussi dans la région de Vielsalm. Mon secteur est immense. Je mange au resto "Les Myrtilles"Vielsalm Les Myrtilles

 

Retour des Martinets ce 10 juin....

Réunion des Cadres Ippa  au Château de GENVAL(Brabant wallon) ce 18 juin .L'horreur...Cauchemard. Tous les cadres assis l'un contre l'autre à écouter les bla-blas de 6 cons successifs avec un exposé final d'un français Christian Loviton, nous parlant de notre avenir...éléctronique. Je me suis enfui à 20h45, avant le diner et suis allé rechercher ma voiture, garée heureusement à 2 kms de là, sinon on ne m'aurait pas laissé partir

 

Mort de COLUCHE en moto ce 19 juin, près de Grasse. CHOC !!!!Mort de Coluche-copie-1

Le 23 juin je pêche 6 truites dans mon ruisseau dont deux de 25 et 35 cms. Je continue de renforcer les barrages

En coupe du monde la Belgique bat l'Espagne et se qualifie pour les demi-finales où elle rencontrera l'Argentine

Valérie, ma fille est toujours en Grèce

Les rats musqués ont détruit le Massettes. Je ne me résouds pas à les faire piéger

Fin juin, je restaure la grande muraille du grand étang en remettant de la couleur à l'huile avec le pouceEtang juin 86009Et voici le décor, les deux étangs à la mi-86. Ils font chacun 200m2, creusés à la bêche, à la pioche et à la main....Preuve de ma résistance et les arbres grandissent peu à peu. Tout en bas en fond d'écran c'est un de mes quatre  AulnesEtang juin 86-2010

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 06:46
Ma Bio 197 - 1985 - 2e Semestre-Zélande-Normandie
Ma Bio 197 - 1985 - 2e Semestre-Zélande-Normandie

 

Il fait soleil depuis le 1er Juillet et je suis en congé. Nous restons chez nous cette fois-ci, bien qu'invités chez nos amis Agnès et Henti Michon à Graveson (Avignon). Excellent contact avec Jean Bernard, le fils du Directeur de l'Institut de Libramont, Gustave Bernard. Il a pourtant 20 ans de moins que moi. Nous sommes allés ensemble à Redu, village du Livre  à environ 35 Kms d'ici. Au resto Le Fournil. Nous étions les seuls clients et nous avons pris le Menu "Victor Hugo". Délicieuse cuvée du patron, un "Peyriac" 1981.

Je travaille beaucoup au jardin. Les plantes aquatiques qui commencent à s'imposer: renoncules d'eau, lentilles d'eau, Potamot nageant..Les Massettes grandissent mais on ne voit pas encore leurs joncs pointer à l'horizon.Cela ne va pas tarder. Les Joncs épars sont de plus en plus envahissants mais les larves de libellules aiment s'y accrocher pour y effectuer leur métamorphose. Les Nympheas laissent monter leurs feuilles à la surface de l'eau. Les chevelures de Neptune(grenouillette) ondoient et les min-fougères-" Elodées du Canada", ramenées de l'étang de Rabais, se développent un peu partout. Au bord du 2e étang, les Angéliques ont repoussé. Les libellules sont pour la plupart des aechnées bleues ou rouges(femelles et mâles) de la famille des Odonates, petites et fines. Et puis il y a tous ces arbrisseaux qui poussent et j'ai aussi introduit ma première Berce du CaucasePlantations aquatiques

A l'Ouest du grand étang, j'ai commencé à creuser un marais pour les oiseaux de passage.Il a déjà 17 mètres de long. Ici aussi des cailloux sans arrêt comme au fond du grand étang. Je dois être en train de déterrer une ancienne chaussée romaine.Voici le Marais photographié dans les deux sens:

 

Marais 2

A Arlon je fréquente le Coconut, rue de Diekirch tenu par une amie de ma fille Murielle Huberty et son compagnon et futur époux Jean-Marie, un Zairois, musicien, ceci en fin de journée après mes inspections dans le Sud de la Province. Je continue aussi à fouiller les carrières et leurs fossiles de coquillages à Freylange et à Fouches.

 

A Fouches le sable jaune d'Arlon devient orange et la carrière est remplie d'eau, un endroit que je surnomme Le Lac vertCarrières ArlonFouches Le Lac vertA Arlon je vais souvent déjeûner au Greco, rue de Diekirch. Une famille de Crétois. Je leur ai obtenu un prêt pour installer leur restaurant alors que les autres banques refusaient de les financer. J'ai souvent en tant que prêteur d'argent, défendu des causes perdues en peaufinant les dossiers de gens que je considérais comme valables.. Le patron est un jeune crétois, Angelos, mais ses parents travaillent en cuisine. La famille m'est reconnaissante et je suis toujours très bien accueilli et même invité en Crête. On va bientôt inaugurer l'établissement.Voici l'ambiance du GRECO, on y danse le SIRTAKI. Angelos est à droite sur la photoLe Greco

A Arlon encore j'achète à la Librairie Point-Virgule, Maurice PONS, Jean-Marc ROBERTS "Les Bêtes curieuses", Patrick GRAINVILLE "L'Ombre de la Bête", Jack THIEULOY "Les Os de ma Bien-aimée", Evguénie Sokolov de GAINSBOURG et le Tome II du "Journal" de GOMBROWICZ

Ma chienne Craquotte me suit dans toutes mes tournées. Nous pic-niquons au bord des étangs, tels que celui de Rabais où Craquotte adore se baigner, ou alors en forêt du côté de "La Croix Rouge"dans la région d' EtalleCraquotte à RabaisCraquotte en tournée 001Voici Craquotte à la maison avec ma dernière chatte Praline, ramassée précisément dans cette même région stabuloise, non loin de Bellefontaine et de Virton. Il s'entendent "comme chien et chat" à savoir très bienCraquotte et PralineAvec ma femme Céline nous allons assez souvent au Retro à Poix Saint-Hubert, le long d'une voie de chemin de fer, un Hôtel-Resto retro, plein de charmeRETROC'est dans ce café, un 21 juillet, que j'apprendrai que mon frère Etienne (né en 1946) vient de faire une tentative de suicide et qu'il est en réanimation à la Clinique de Libramont. J'y serai le lendemain à 9h30. On m'apprend que mon frère qui loue une maison à Naomé à une quarantaine de kms de chez moi, s'est jeté par la fenêtre. On a besoin de son carnet de mutuelle. on me donne une clé qui pourrait être celle de sa maison que je connais...dans la région de Paul Verlaine (Paliseul). J'y cours même si je n'ai quasi pas de contacts avec ce frère et celà depuis toujours. Bref me voici parti vers cette maison dans laquelle je parviens à entrer. J'y trouve, outre le carnet, une volée de crucifix et de bondieuseries en tous genres (mon frère voulait être moine et a postulé dans plus d'une vingtaine d'abbayes en Belgique et en France mais n'a jamais été autorisé à rester dans ces communautés religieuses. Ma mère voulait un fils curé et comme elle avait échoué avec moi...)

 

De retour à Moircy, coup de fil de mes parents qui rentrent de voyage. Avec eux non plus je n'ai plus aucun contact depuis des années. Mon père veut venir à la Clinique de Libramont...en train...mon père chirurgien n'a jamais voulu avoir de voiture. C'est donc Céline qui ira le chercher. Au téléphone ma mère a déjà déclaré qu'elle voulait confier mon frère à un atelier protégé au "Petit Bourgogne" à Cointe. J'ai rugi, calmement-pas d'éclat mais une menace contrôlée- pour que mon père ne se laisse pas embarquer dans ce nouveau cirque de ma mère. Etienne vit encore chez mes parents, à 39 ans et est complètement sous la coupe de ma mère qui le martyrise et le culpabilise sans arrêt.

 

Quant à moi je travaille et aussi m'aère loin de tout cela. Fréquente une librairie à Florenville "Lis tes Ratures", tenue par une certaine Rita Vaulet. Une deuxième librairie, à l'autre coin de rue vient dêtre ouverte par Michèle LAVEAUX. Je la connais bien Michèle, j'ai exposé dans son resto à Arlon, "Le Cerf Volant" en 1980 et la retrouve, et lui achète "L'exstase matéielle" de LE CLEZIO. Voici à gauche la librairie de Rita Vaulet et à droite celle de Michèle LaveauxLibrairies FlorenvilleGrosse bagarre au téléphone avec ma mère qui veut à tout prix faire revenir mon frère à Liège pour reprendre le contrôle. Moi je veux le garder à la maison et essayer de le remettre sur pied, de le tirer des griffes de cette femme. Et je la plaque au mur, elle s'écrase...provisoirement. Je vais en effet héberger mon frère chez moi pendant quelques jours. Il est complètement ailleurs, figé, parlant très difficilement et lentement. Nous passons des soirées pénibles.

 

Je reçois alors une lettre de mon père me disant qu'il va porter plainte contre moi pour " rapt". Ras le bol, qu'ils aillent tous se faire foutre et je laisserai partir mon frère.Néanmoins je l'ai mis en contact avec un psychiatre de la région, le docteur Jadoul de Villance et le contact semble s'être établi entre eux. Ce sera ma rupture définitive et totale avec ma famille.

 

Mon frère qui n'a en fait aucune envie de rentrer dans le giron, repassera à Naomé, son refuge de campagne, et fera une deuxième tentative de suicide le 29 juillet. il est à nouveau à la clinique de Libramont. Je téléphone aux Urgences, on ne veut rien me dire. Je téléphone au psy, il n'est pas au courant. Je ne préviens pas mes parents. Les évènements me donnent raison sur toute la ligne... Mon frère sera finalement transféré à l'Hôpital de Bavière à Liège;

 

Je termine "L'Ombre de la Bête" de Patrick GRAINVILLE. Livre remarquable. Un livre qui me concerne profondément. Un livre d'eau et d'Animalité, écrit dans un style superbe et bourré de sauvagerie avec en exergue une phrase de Julia KRISTEVA tirée de 'Les Pouvoirs de l'Horreur" :

"L'Abject nous confronte d'une part, à ces états fragiles où l'homme erre dans les territoires de l'animal. Ainsi par l'abjection, les sociétés primitives ont balisé une zône précise de leur culture pour la détacher du monde menaçant de l'animal ou de l'animalité. Imaginés comme des représentants du meurtre et du sexe.

Abject nous confronte d'autre part, et cette fois dans notre archéologie personnelle, à nos tentatives les plus anciennes de nous démarquer de l'entité maternelle"

 

Hier à la Télé un reportage confrontation entre Serge GAINSBOURG et JANE BIRKIN. Moments forts...mais il y a ce côté reac chez Gainsbourg qui me déplait, ce côté France, grande Nation- à se faire coller une légion d'Honneur et à chialer dessus. Et puis trop de sentimentalité du côté de sa mère, dont il porte une bague, cet Oedipe qu'il reproduit avec sa fille Charlotte. Ca m'emmerde beaucoup ce cordon ombilical qu'il n'est pas parvenu à couper.

 

Il y a aussi  sa réaction à une critique à propos de son Film "EQUATEUR" . Le mec a dit "Gainsbourg c'est un auteur-compositeur-musicien, ce n'est pas un metteur en scène. Serge râle d'être enfermé dans le ghetto du musicien. Il réussit comme musicien donc il ne peut pas être autre chose. De la même manière, il en remet trop sur son côté écrivain alors que son unique livre "EVGUENIE SOKOLOV" c'est bien mais sans plus-ce n'est pas extraordinaire ni spécialement nouveau. Et lui d'insister "ça a été traduit en anglais, c'est NRF, ça va être traduit en allemand. Vous comprenez si j'ai été publié chez NRF c'est que je suis un tout grand écrivain. Entre Gide et Genêt ". Assez ridicule. Perte de lucidité; On dirait que tout ce qu'il produit dans n'importe quel domaine artistique est forcément génial. Grand musicien, grand cinéaste, grand écrivain...et grand baiseur "J'en ai eu des Gonzesses". Et puis grand peintre méconnu. Son obsession, son ratage, son art majeur, son mépris pour la chanson qui est un art mineur :" J'étais un grand dessinateur, je pouvais croquer en quelques minutes la chute d'un ouvrier tombant d'un toit". Mais tu déconnes Lulu, c'est pas ça le génie en peinture. Rien à voir. Il veut revenir à la peinture. Je n'y crois pas. S'il avait eu la taille pour l'affronter, il ne l'aurait pas quittée.( la taille "crayon" bien entendu)

 

Il y a un gouffre énorme entre Vian que Gainsbourg a connu, qui est un créateur en écriture et Gainsbourg qui ne l'est pas, si ce n'est au niveau de l'écriture de ses chansons. On ne peut pas tout faire Serge. A vouloir être un dieu, on se casse la gueule. Moi j'ai toujours affirmé que je n'étais créatif que dans le domaine visuel. Je n'ai jamais prétendu l'être en écriture ni en musique. Pourtant je n'arrête pas de baver de la plume, du clavier et de la corde. Je sais que ce n'est pas ça mon vrai truc. C'est juste pour m'amuser. Mon vrai truc ce sont ces matières que j'ai envie de fignoler, de détruire , de reconstruire, à mains nues, c'est là que je me mets réellement en jeu, dans le monde visuel et c'est là que j'ai envie d'oeuvrer, d'inventer, de me créer un style propre, même si j'écris et si je compose parfois en musique, au piano. Mon vrai truc n'a pas de nom; ce n'est ni de la peinture, ni de la sculpture, ou alors les deux à la fois. Il n'y a pas de mot dans le vocabulaire actuel permettant de me définir au niveau plastique. Je sais seulement que mon travail est avant tout primitif, sauvage, qu'il précède le "VERBE". La Bible nous dit que le Verbe s'est fait chair. Pour moi c'est la Chair qui s'est faite verbe et je crois que si nous étions un peu plus "chair" et un peu moins "verbe", le monde se porterait mieux. D'ailleurs ne dit-on pas "La Chaire de Vérité". J'avoue néanmoins que j'adore jouer avec le verbe, avec les mots.

 

Michel Thevoz, conservateur de la Collection de l'Art Brut à Lausanne, m'écrit à nouveau pour me dire qiue tous les marginaux veulent exposer chez lui. C'est une lettre du 1er août 1985. Il est en train de se défiler. Ca m'amuse beaucoup. Je vais lui envoyer la lettre de Dubuffet qui a inauguré notre correspondance. Thevoz et son conseil d'administration n'auront qu'à gfaire un choix entre tous ces marginaux.

 

Pour la 1ère fois je vois à la télévision, Michel PETRUCCIANI, le pianiste nain. Sa croissance s'est arrêtée à l'âge de 4 ans. Révélé à 18 ans lors du festival de Jazz de Paris, il est aujourd'hui un des pianistes de jazz français les plus demandés. Aux Etats-Unis ses inerprétations avec de grands musiciens comme Charles Lloyd ou Lee Konitz, sont devenues célèbres auprès de tous les amateurs de Jazz.Petrucciani08

Je me sens bien en pleine nature avec ma chienne Craquotte. C'est un dialogue de silence. Je fuis la parole de plus en plus. Ca me fait penser à Bruno Bettelheim hier soir, à propos des autistes (Portrait de BRUNO BETTELHEIM: Un autre regard sur la Folie). D'origine autrichienne, Bruno Bettelheim est né à Vienne en 1903. C'est là qu'il fait ses études et acquiert sa formation de psychanalyste. Les recherches qu'il entreprend sur les psychoses infantiles et l'autisme sont brutalement interrompues par la guerre. Envoyé à Dachau, Bettelheim qui est juif, connait l'horreur des camps et n'échappe à la mort qu'en fuyant vers les Etats-Unis et en y devenant responsable de l' Ecole orthogénique de Chicago. Dans les camps de concentration, Bettelheim a pu observer le psychisme des déporttés réagissant à cet environnement effrayant par toute la gamme des réactions psychologiques. A Chicago dès son arrivée, il engagea des travaux de recherche sur l'autisme et les maladies psychotiques infantiles. C'est dans cette école que Daniel Karlin est allé planter sa camera et ses micros pour se mettre à l'écoute des petits malades)

Emission Apostrophes avec Vladimir JANKELEVITCH ce 23 aoûtJankelevitch

 

Et pendant ce temps, ma petite chatte Praline grandit. Belle petite panthère noire...PralineAttaques répétées des rats musqués qui trouent mes berges et dévorent les racines des nymphéas et autre plantes aquatiques qui flottent couchées sur le flanc. Je suis hors de moi et devrai me résoudre à faire piéger ces bêtes que j'aime par le piégeur de la région wallonne. Ca ne me plaît pas du tout mais que faire d'autre, sinon renoncer aux étangs qui sont à la base de l'achat de ce territoire et de mon travail artistique entièrement motivé par la présence de ce monde aquatique.

Deux pierres ramassées dans un chantier, celui de l'ancienne Poste d'Arlon, et que je suis en train de retravailler, deux pièces lourdesPierres route d'Arlon

 

J'en ai marre d'être agressé par les gens, de me laisser polluer par les projections de leurs insatisfactions, de leurs ratages personnels.La plupart des hommes de quarante et des ans, lorsqu'ils s'aperçoivent qui'ils ne feront jamais rien de personnel-donc qu'ils ne feront pas d'oeuvre au sens large du terme, passent le reste de leur vie à faire chier leur entourage pour se donner l'impression d'exister malgré tout surtout que le temps passe, que le temps est irréversible, que les rides apparaissent, que leurs poils blanchissent, que leurs bedons enflent et que leurs bilans sont plutôt catastrophiques. Une épouse qui n'inspire plus grand'chose, des enfants qui leur ont dit merde, une profession totalement instable et menacée par la crise.

 

Et à côté de ces vieux cons qui ont mon âge, il y a les jeunes cons, qui ne proposent rien de mieux, qui dorment debout, totalement anesthésiés, sans tripes, yeux révulsés de cabillauds crevés, échoués à flancs de rades, à flanc Dorades

 

J'achète un autre livre sur Henry Miller, celui de Norman Mailer "Vie et Débauche dans l'Oeuvre d'Henry Miller". Je suis d'ailleurs en train de lire un autre livre sur Miller "Toujours vif et joyeux: la vie d'Henri Miller" de Jay Martin

 

En cette fin août 85  j'en arrive à une négation totale de mon passé familial. J n'ai pas de famille, moins encore qu'avant, ni père, ni mère, ni frère, ni soeur. Ils me sont tous étrangers;

 

Reçois une carte de Jean Bernard, ce jeune ingénieur de 25 ans avec qui je me suis lié d'amitié. Il est dans la Vallée des Merveilles, dans l'arrière-pays niçois, avec son amie Véronique et suite à nos conversations du début d'année, ils se sont envoyé outre cette vallée, la Collection de l'Art Brut à Lausanne et une exposition Dubuffet à la Galerie Maeght à Saint-Paul de Vence. Cele me fait plaisir que des amis, somme toute assez récents, et en dehors du milieu de l'art, se soient façonnés un tel itinéraireVallée des MerveillesVoici mon whisky préféré, enfin disons quotidien, un verre avant le repas de midi en écrivant ce journal. Du Bourbon, ce whisky américain que j'ai découvert dans l'avion de New-York en 1971. Un verre suffit amplement à me mettre en verve épistolaire. A cette heure de la journée, avec mon repas qui mijote, j'ai déjà un énorme travail derrière moi, puisque je me lève à 6 heures en hiver et à 5h00 en été "Le Monde appartient.....".pas de miracle...J'ai horreur des lève-tard...)

 

Mon Whisky

Ce vendredi 13 septembre, jour du vernissage de mon exposition a l'Atelier 340 à Bruxelles, mais j'ai une réunion à Liège à ma banque Ippa où on nous annonce de nouvelles restructurations, sans en dire plus. Ca promet du plaisir.

Après la réunion, j'achète à la Librairie Pax un numero de L'ARC sur MUSIL ainsi que "l'Homme atlantique" de DURAS. Nous venons en fait de décider avec Céline, de nous rendre en Normandie. Ce sera la première fois que je verrai l'Atlantique, ayant toujours été aspiré par la Méditerranée, moi l'homme du Nord.

Ensuite je vais chercher mon ami Jean-Pierre Devresse à la Médiathèque où il travaille car nous partons ensemble avec Céline et Marine Closset, sa compagne, au vernissage du 340 à Bruxelles. Là, je tombe sur Daniel Seret un ami peintre de longue date (1976). Lui aussi a une exposition mais à Liège. J'entrevois aussi Jean Vanesse l'ancien chanteur du groupe Flop House de Libramont, groupe présent chez nous, lors de notre pendaison de crémaillère en 1979. Nous regagnons la rue Bassenge, domicile de Jean-Pierre et Marine et là nous attendent pour l'expédition bruxelloise, Dominique Marx, un ami sculpteur de ma région (Bertrix) et sa soeur Sonia, également artiste. Ils ont du mérite car ils ont reçu les invitations 48 heures à l'avance, seulement.

 

Nous y sommes à Bruxelles à la nuit tombante. Foule, la toute grosse.Des tas de participants. Choc,  mon aquarium est exposé dans une cour et il a plu dedans toute la nuit et  l'eau est trouble. Mon Champitronc est introuvable. Je croise Wodek Majewski qui me dit que cette pièce est dans son appartement, qu'il n'a pas eu assez de place pour l'exposer mais que l'essentel est que les deux pièces figurent dans le catalogue. Pauvre con. Cela fait dejà trois faux-pas depuis le début de l'expo dont voici quelques images Tout d'abord l'invitation et un extrait de la couverture du Catalogue. Animal-Végétal

animal-végétal2Catalogue 340En bonne compagnie... de Pierre Alechinsky et de Marcel Broodthaers.

Ensuite mon aquarium forestier et mon Champitronc que personne ne verraChampitronc 340-1

Et puis peu à peu dans la foule des amies et amis, Eric Muller et Edith de Kindt, André Moyaerts, avocat à Bruxelles, ex du Mouvement Planète, Françoise Klauner, Jean Bernard et Véronique, retour de la Vallée des Merveilles, etc...etc..Tout cela se termine au Café Le Falstaff, près de la Bourse de Bruxelles. Retour à 5h00 du matin dans le brouillard. C'est moi qui conduis...Inconscient..

le 19 septembre un bond à Luxembourg-Ville, coupée en deux par son énorme ravin verdoyant, au fond duquel coule Le Bocq. J'y rencontre Martine Schneider, patronne de la Galerie BeaumontLuxembourg 19 Sep 85

Le lendemain réunion de ma Banque à Bruxelles au petit Sablon. En fin d'après-midi, je repasse au 340 à Jette. Grande discussion avec Wodek Majewski, le "Président-Concierge". Rencontre les Mommaerts, des amis de Wodek. Et puis vers 19h00, arrive mon ami turc Savac Manco qui vient me chercher pour diner en ville. Wodek nous offre une bouteille de Rosé de Jette. Il fait déjà noir lorqsqu'avec Savac nous descendons vers la Gare Centrale et la Petite rue des Bouchers. Un monde fou aux terrasses des cafés. Chaleur. Ambiance lourde de "L'Etoile Mystérieuse" (Tintin). Nous sortons peu après minuit. Je suis complètement pèté, ne tetrouve pas ma voiture. Elle est au pied de la petite chapelle en totale contravention sur un talus. Je dois me rendre du côté du Cimetière d'Ixelles, rue César Franck, loger chez des amies de ma fille, rentrées à la campagne pour le WE, les filles Robaye de Libramont. J'ai un plan mais je ne vois rien. J'y arrive pourtant, me trompe d'étage, essaie d'ouvrir des tas de portes avec ma clé. Ouf enfin, j'y suis. Pourquoi je loge à Bruxelles???Parce que ma banque organise le lendemain, une grande croisière sur l'Escaut et qu'il est plus que conseillé d'y être, étant donné les restructurations en gestation.

Ce samedi 21 septembre je me réveille à 6h00. J'ai dormi 3 heures et ai la tête qui tourne et une gueule pas possible. Je cherche en vain du café dans l'apart. Y a pas. Je bois du thé. Je roule sur l'autoroute, direction Anvers. A 10 Kms de la ville, je m'arrête dans un parking et suis rejoint par un de mes agents de Paliseul, Monsieur Labbé. il ne connait pas Anvers. Son épouse l'accompagne. OK je les pilote jusqu'au Steen (Port d"Anvers) à travers cette ville que je connais par coeur. Voici l'embarcadère. Il fait superbe. Et là c'est l'horreur. Ils sont tous en costard-cravatte et les membres de la direction super-nippés nous accueillent sur le Pont. Demi-tour vers le parking, j'ouvre mon coffre, ma valise, empoigne ma chemise de la veille dans un état proche de l'Ohio, ma cravate, mon veston, enlève ma veste  verte américaine, mon pull mais n'ose pas changer de pantalon car tous les gens d'Ippa arrivent, mes agents du Luxembourg  compris, et se garent autour de ma voiture et marchent dans leur beau costume en direction du Flandria 20, notre bâteau. Me voici en haut de la passerelle accueili par un certain Poncin, grotesque personnage, une gravure de mode, le maître de Cérémonie. Je suis en veston clair, chemise bleue-heureusement qu'elle n'était pas blanche, cravatte rouge, pantalon en velours vert- eh oui ça ne va pas du tout ensemble et grand sac vert Ippa. Ouf il me laisse passer après m'avoir jaugé de la tête aux pieds. Difficile de me renvoyer, j'ai traversé toute la Belgique  du Sud au Nord, pour venir.
 

Nous appareillons vers 9h30, après de multiples péripéties. En fait il ya deux bâteaux qui se suivent. Nous sommes environ 300 cadres, des cadres que je ne puis encadrer. C'est probablement pour cela que je n'ai jamais mis de cadres à mes peintures.

Nous longeons la ZELANDE  et nous dirigeons  vers une de ses îles, Zierigzee. La traversée est longueCarte Zierigzee

Zelande 1 Fin Sep

Voici donc le  Zierigzee, petite ville en carton-pâte, sur une île. Nous sommes en Zélande. Et cette dame qui passe en vélo, qui nous écoute, qui est française mais vit là-bas depuis 20 ans; Michèle BALAGNASTRA, Hofferstraat 4 - 4103  Zierigzee;

L'impression de me trouver en Scandinavie. C'est la fête sur l'ïle et une fanfare "Nouvelle Orléans" qui me rappelle celle de l'Oxford Street à Londres en 1956 et puis on a mangé et pas mal bu sur le pont (encore). On va bientôt reprendre le car et vers 17h00, embarquement. Mais sur le ponton, je laisse tomber un carton à bière, celui sur lequel les amis de Wodek m'ont écrit leur noms et adresse. Alerte!!! carton à bière à la mer. Je redescends du bâteau, me retrouve sur une plage de groses pierres, en mets quelques unes dans mon sac et attend que la marée ramène ce carton-cela dure bien 20 mihutes, sous les quolibets de mes collègues qui sont sur le pont, aussi ivres que moi.En fait tout le monde m'attend et il y a une ambiance de mutinerie à bord. D'ailleurs les chefs ont disparu. Et si on enlevait le bâteau???. Et c'est là que je découvre des huîtres de Zelande (forcément), superbes, et des algues, et des pierres vertes. Comme j'ai en bandoulière mon grand sac vert Ippa, j'engouffre tout dedans. Enfin voici mon carton ramené par la marée haute. Je puis enfin m' embarquer, avec mon sac très lourd et une poignées d'algues vertes sur la tête. Bref je n'arrête pas de faire mon cirque. Sur le pont je vais de table en table et montre mes coquillages. Personne d'autre n'en a ramené. Ils ont pourtant tous sillonné cette rive qui jouxtait notre bateau

Arrivée en Zelande

Et c'est le retour à la nuit tombante, la remise des prix, l'ouverture du Bal, ben oui il y a des dames, les gens saouls au bar, le pont d'en dessous à la nuit tombante, les lumières du port, ce type dont j'ignore tout et qui m'invite à venir prendre un verre, un de ceux qui se trouvaient dans mon groupe pendant la visite guidée sur l'île et qui a , me dit-il beaucoup apprécié mon humour au second degré. Il doit rester des traces de cette visite guidée car plusieurs fois mon collègue Jean-Claude Parmentier m'a filmé pendant que je faisais le singe.
Ah cette arrivée de nuit dans le port d'Anvers avec ces nuées de lumières scintillantes. Il est 22h15. Je renonce à prolonger la fête-les rues sont pleines de monde. Alors je fonce  et en moins de deux heures je serai de retour à Moircy, havre de paix, ivre de paix.

 

Le 25 septembre mon ami José Lambinet Directeur du Centre de lecture publique à Libramont, ce centre où j'ai fait ma première exposition en 1976, vient avec sa fille infirmière (Dominique Lambinet) qui veut m'acheter une de mes peintures accrochées dans la bibliothèque de son père. Elle vit en Suisse et soigne Georges Simenon lors de ses cures. Marché conclu pour la peinture. Elle vient d'épouser le Docteur Tychon, un otho-rhino de Libramont que je connais un peu.

Et le jeudi 26 septembre en route pour la NORMANDIE. Arrêt pour le déjeûner à ROUEN, quelle belle ville avec en plus l'animation typique d'une ville universitaire

 

Rouen 2

Voici l'itinéraire que nous allons suivre avec une première nuit à HONFLEUR, à la ferme de la Grande Cour sur les hauteurs(à Genneville très exactement=. En 3 jours nous allons nous enfiler Rouen, Honfleur, Fécamp, Cabourg, Houlgate, Deauville,Trouville et EtretatItinéraire NormandieHonfleur-Le PortHonfleur la ville des peintres et celle d'Erik Satie aussi. Nous y passerons une deuxième nuit. Nous adorons le port.

Et puis la Lieutenance sur ledit Port .Et puis la Plage au soleil couchantHonfleur La LieutenanceHonfleur La Plage

 et ses coquillages que je ramasse comme de bien entendu, ainsi que des cailloux étranges et bien sûr comme toujours je ne puis m'empêcher de plonger dans cette mer irrésistible. Cette plage s'appelle " La Grève surveillée du Butin" !!! ??? Et hier soir en allant m'y promener avec Craquotte, j'ai aperçu deux panneaux interdisant toute baignade à marée basse. J'ignore pourquoi. A cause de la surveillance du butin sans doute...Coquillages d'HonfleurSans oublier la maison d'Erik Satie. Alphonse Allais aussi est de Honfleur, lui qui a fait graver sur sa tombe "Ci-gît Allais, sans Retour"Honfleur Erik SatieLe deuxième jour nous passons l'après-midi à CABOURG sur une plage superbe et ensuite sur une autre plage où les villas dévalent sur le sable, HOULGATE. Et après avoir ramassé des kilos de coquillages, je me suis à nouveau plongé dans cette mer irrésistible, caressante à souhait-presque pas de vagues et des mouettes à gogo sur le sable, à marée basse. Et Craquotte collée à Céline, que j'emmène de force vers 16 heures en direction de la mer.La voici les pattes dans l'eau, les vaguelettes lui pourléchant le ventre...et puis tout d'un coup, Miss Craquotte fonce dans la Manche, droit vers l'Angleterre, (comme mon père en 1940) sans peur aucune. Elle nage et je la suis-merveilleux moment. Craquotte dans l'Atlantique. LA CHIENNE ATLANTIQUE, chienne d'eau de mer.. Les plages sont mortes, la saison est finie-tout ce que j'aime. les hötels sont fermés. Alors on achète du saucisson, du jambon, deux baguettes et une bouteille de Cahors à 30 FF, la grande vie quoi ! Et on a dégusté tout cela sur la plage devant le Casino et les hôtels fermés. Et pas trace de marguerite Duras.

La veille nous avons parcouru Deauville, Trouville, Villerville, mais avec une plage et une mer plus belle et sans avoir dans la gueule cet horrible Port du Havre.

Houlgate-CabourgCe matin sur la plage de Honfleur (sur la route de Trouville) j'ai encore ramassé un énorme sac de pierres calcareuses de toutes tailles (En 2011 elles sont toujours chez moi à Moircy dans le jardin, comme toutes les pierres et coquillages ramassés durant ma longue vie). J'écris mon journal dans ce Port de Honfleur parmi les "Gens de Honfleur", qui se souvient de ce chanteur Québecquois, qui s'appelait STEPHANE GOLDMAN, début des années soixante, apparu en même temps que Brel et Brassens, dont il ne reste aucune trace et qui chantait "La Marie-Josèphe" et "Les Gens de Honfleur" (et Les Comédiens, Ma guitare et moi etc...) Je le chante et joue régulièrement mais plus personne ne se souvient de lui. Il a disparu brutalement, voix superbe à la Felix Leclerc..Rien sur Internet. Sur les terrasses de Honfleur je fais rien que de boire du Calvados. Un pays ça se mange et ça se boit aussi...DSC00117

Donc à notre droite sur le port, la LIEUTENANCE, ancienne demeure du gouverneur. Nous sommes en pleine civilisation VIKING et c'est loin de me déplaire. Et bien sûr c'est rempli d'anglais. On se croirait au lendemain de la Bataille de HASTINGSIl faut aussi parler des crevettes d Honfleur avec ces vieux pêcheurs en rade dans leurs petits cargots bleu et rouge et vert et blanc-délavés- et leurs nasses arrimées et leurs tamis où ils secouent les crevettes tressautantes-très très sautantes, rejetant les trop mini-shrimps à la mer, à la grande joie des goëlands. On aperçoit alors en surface les crevettes rescapées, les miraculées de la pêche miraculeuse, des crevettes ou des sardines peut-être, enfin toutes ces sardines crevant sur une mer d'huile-bref toutes ces sardines à l'huile en train de crever-rescapées de l'eau bouillante et-remuant faiblement à la surface de l'huile-enfin de la mer-trop anesthésiées pour plonger vers les bas-fonds, et se faisant cueillir, au lieu de se faire bouillir-par des mouettes zélées, tout aussi rapaces que les hommes qui venaient de les rejeter à la mer pour cause de non-rentabilité gastronomiquehonfleur-01

Trouville est étonnant, de par ses vieilles villas à colombages en bord de plage, des maisons à "La Psychose de Hitchcock". A Trouville je n'ai rencontré ni Duras, ni Louis Pauwels ni Jacques Sternberg, l'écrivain belge qui "barre à Honfleur"

Face à moi de l'autre côté du "bassin" de Honfleur, je vois "Restaurant Carlin, Galerie de La lieutenance, Crêperie du Vieux Bassin, Crédit Agricole. Aussi l'Hôtel du Cheval Blanc qui coûte très cher. D'ailleurs tout coûte très cher ici. Il y a aussi "Le Café de Paris". Nous sommes à la terrasse de "La Voile au Vent", au coin de la rue Saint-Antoine et au bout du Quai Saint-Etienne"honfleur-06

Deauville je n'ai pas aimé du tout. Ca pue le fric mais j'ai aimé le Marché aux Poissons...qui pue... le poisson.

Sommes allés à Fécamp jour de marché. Décevant. Poussières, entrepôts. Sans âme. Industrie de la pêche. La mer mais mise en conserves. Un chantier. On s'est vite tirés après être passé devant le Musée de la Bénédictine.

Et nous sommes partis pour ETRETAT. Bonne première impression en arrivant sur la petite place avec sa vieille Halle et sa "Maison du Calvados". Et nous voici sur la digue, les terrasses face aux fameuses falaises.Mais la marée est haute. Il fait soleil brumeux et la bise est nettement plus froide qu'à Honfleur.Par contre la mer est translucide, vert émeraude et la plage toute en galets ronds, dont Céline et moi remplissons un plein panier d'osie. On boit du Kirr sur la digue. On sent que la saison est finie. Avec les CHANOINES" (crevettes rosées), je m'enfile quelques crustacés (juste assez). D'ailleurs je n'ai fait que cela pendant 3 jours. Dur la mini-plage de galets, à marée haute, il y a des mouettes géantes, peut-être des Goélands, très familières et plus que gloutonnes.
 

C'est vrai que LES FALAISES D'ETRETAT sont typées même si on les a vues mille fois au cinema ou à la télévison. Mais l'amnbiance est assez sinistre et nous repiquons sur Honfleur par le Pont de Transcarville, transperçant la Seine que nous devinons très large à travers les brumes épaisses.Etretat

Nous croisons des vaches normandes aux énormes taches auburn (auburn-noires) et c'est Honfleur à nouveau. On y retrouve la chaleur autour du "bassin". on est samedi et c'est la foule du Saturday's Night Feve. Impossible de se garer. Temps splendide. Gerbes de robes blanches. Et de nous retrouver à notre terrasse habituelle, la seule exposée au soleil. Nous buvons de la Kanterbraü à "LA VOILE AU VENT". La foule est de plus en plus dense.honfleur-20

Derrière nous une petite place intérieure très belle, la Place Arthur Boudin et des tas de petites rues, style coupe-jarrets comme le disait le patron du "Petit Mareyeur"

A Honfleur du temps des Vikings, on coupait les jarrets des voyageurs débarquant de la mer pour les délester de leur or.honfleur-30honfleur-39Après une dernière nuit passée à ABLON, une très mauvaise nuit, ce dimanche 29 septembre, on s'est levés à 5 heures et en un quart d'heure on s'est retrouvés dans la voiture, dans une nuit pleine de brouillard et à tâtons on a cherché l'Autoroute Paris-Caen et miracle on l'a trouvé. A 8h45, nous sommes arrivés à Paris, décidés à contourner ce monstre de beautés par les périphériques Sud afin de reprendre l'autoroute Metz-Nancy, sans devoir traverser la ville. Complètement loupé car j'aperçois soudain la Tour Effel, puis l'ORTF et tant pis je continue vers le Pont Neuf par la rive droite, tant qu'à faire, puisque Christo l'a emballé et j'arrive Quai de la Mégisserie...je descends de la voiture, temps splendide, pépiements des volières et....C'est le coup de foudre immédiat..Je suis EMBALLE moi aussi par CHRISTO. Ce pont bâché d'ocre jaune me fascine et je prends des photos. Céline dort dans la voiture. On est dimanche matin. Je prends deux photos et remonte dans la voiture. Cet arrêt de 5 minutes en plein Paris me marque plus que tout le  reste du voyageChristo à ParisEt nous sommes de retour à Moircy à 12h45.

De la Normandie, mon souvenir marquant reste HONFLEUR.

Je constate une fois de plus cette façon que j'ai de m'immerger dans les contrées que je visite; Si je vais en Normandue je sais qu'il y a la mer, donc je n'arrête pas de plonger dedans. Il y a aussi les vergers et  les pommes du Calvados, donc je bois du Calva, nouvelle immersion. Il y a des poissons, des coquillages, des crustacés donc je bouffe du poisson et des crustacés et je ramène cailoux et coquillages sur mon territoire en  Belgique. Car ce n'est vraiment pas la peine d'aller en Normandie, si on n'aime pas les crustacés, ni le Calvados, ni l'eau salée des vagues sur le corps, des vagues à corps (on dit bien des" vagues à l'âme"). Donc j'ai tout pris à bras le corps, j'ai tout sucé jusqu'à la "substantifique moëlle" (N'oublions pas Rabelais au passage).

 

Ce jeudi 3 octobre, j'apprends que Simone SIGNORET est morte il y a 3 jours, à 7h00 du matin, à Auteuil, en l'absence de MONTAND qui était en tournage. Une très grand dame disparaît. L'inhumation a eu lieu mardi soir, au Père Lachaise, cimetière que je dois absolument visiter d'ici peu (ce ne sera fait qu'en 1989).

 

A Liège nous visitons une exposition qui a lieu dans les sous-sols de  la Place Saint-Lambert, à savoir l'ancienne gare des autobus. Son nom "INVESTIGATIONS". Une série de créations d'avant-garde intégrées au décor.

En voici un exemple. L'instigateur de cette exposition est Laurent JACOBSInvestigations

 

Notre Notaire Eric Wagmans se présente aux élections communales à Saint-Hubert. Il sera élu

Image-copie-3

 

Après celui de Simone Signoret, ce sont les décès successifs de ROCK HUDSON, YUL BRYNNER et ORSON WELLES, mort à 70 ans et qui ne faisait plus de films depuis 10 ans.

Aux élections je vôte Ecolo. Jadis je vôtais PS...

 

J'apprends mes nouvelles fonctions à la Banque IPPA. Je deviens AUDIT des agences bancaites sur un  secteur qui a triplé en superficie; 150 Kms quand de Moircy je remonte vers le Nord, jusqu'à la frontière allemande et à celle des Pays-Bas. On m'attribue donc les cantons rédimés, cette région germanophone de Belgique (Eupen et Sankt-Vith), parce que je me débrouille en allemand et une soixantaine de Kms lorsque je redescends vers la Gaume et la Lorraine. Pour la première fois je suis défait de toute mission commerciale. Mon rôle est d'arriver par surprise chez des agents qui sont tous indépendants (style courtiers d'assurances) et de tout contrôler. S'ils sont absents, je n'ai plus qu'à revenir une autre fois mais sans jamais donner rendez-vous. Et je vais tenir le coup dans ce boulot infernal, avec des 200 Kms par jour de route, encore pendant 4 ans, puisque je serai liquidée en octobre 1989. Le voici ce secteur:Mon Nouveau secteur Audit

 

Heureusement que BEDOS vient à Libramont le 3 NovembreBedos à Libramont

Et voici donc Guy au Foyer Culturel de Libramont. Bedos mon préféré. Une salle de 400 plages, remplie aux deux-tiers, lui qui fait salle comble partout. Pauvre Libramont. Heureusement qu'il y a "Les Femmes socialistes prévoyantes" de Saint-Hubert qui l'ont invité, un exploit car Bedos ça coûte tout de même 19.000 euros à l'époque. Alors avec 300 places à  16 euros, moins les invités, voyez le bide financier. Il n'en revenait pas Bedos de cette salle vide. Il a dit que ça lui était arrivé une fois en Afrique. Il a "cru" qu'il était dans une salle vide, mais quand le peuple noir s'est mis à rire, il a été tout de suite rassuré.

 

Pendant tout le spectacle, il a charrié un mec au 1er rang parce que celui-ci au moment où Bedos disait "Un jour je suis allé à Amsterdam...". Et le gars a dit "LE PORT" et Bedos est parti là-dessus, sur le côté nostalgique de Brel et que Brel était mort ...et même mort chez les noirs. Et tout le temps il revenait avec "Dans le Port" en appuyant sue "Le Port".

 

Pendant la grosse moitié de son spectacle, il a improvisé et joué avec nous, les belges. il s'est foutu de notre gueule, de "La Libre Belgique"(Journal catho évidemment), de notre extrême-droite "une tradition en Belgique avec Degrelle, Nols et consorts...et même Leopold III...".

 

Dès son arrivée sur scène, il a fait semblant que le roi et la reine étaient en coulisses-assis derrière un rideau de scène-pour ne pas être vus du public lors d'un spectacle comme le sien. Régulièrement il allait leur parler"Oui, Majestés, ça va être fini, on va aller souper-oh pour moi un waterzooi ça ira". Il a dit à Beaudhuin qu'il n'était pas responsable de ce qu'avait fait son papa (Leopold III) pendant la guerre, qu'il était trop petit à l'époque.

 

Il a aussi joué avec un fil de la moquette qui dépassait au milieu de la scène"Il faut que je m'occupe de tout, ici", en essayant de l'arracher.

 

Et puis nos sketches favoris et aussi une histoire belge pour clôturer "le type qui rentre chez lui avec une grosse merde dans sa main et qui, la montrant à sa femme, lui dit "Chérie regarde dans quoi j'ai failli marcher".

 

Après Bedos, vers 23h00 je me tape à la Télévision un reportage sur REISER, un autre pote. Ce film est signé Michèle Jouauaud-Castro, c'est-à-dite Michèle Reiser, la veuve du célèbtre dessinateur français. Elle a voullu reconstituer la carrière de Reiser,créateur de multiples personnages qui ont marqué la bande desssinée française, comme "Mon Papa", "Les Copines, "Gros dégueulasse". Reiser raconte, rit, explose dit son amour de l'art et de la vie. Itinéraire brillant qui se termine sur cet adieu pudique:"J'aime pas la maladie, j'aime pas la mort" confie doucement Reiser.

 

Le 7 novembre, raid sur Bruxelles pour aller voir l'exposition de notre ami ATTILA, sculpteur liégeois qui vit à Clermont-sur-Herault. Il expose à Fine Art, Galerie Le Bailli, avenue Louise, sous l'égide d'un certain Francis Puig. Nous y allons avec Jean-Pierre Devresse, ami peintre liégeois, ex-Libramontois. Belle expo d'Attila (alias Alain Mercenier)Expo Attila Bxlmais avant la galerie nous sommes allés voir une expo GOYA au Musée royal des Beaux-Arts (Europalia Espagne à Bruxelles). Goya, toujours avec ses femmes violées et égorgées par des brigands, avec ses fusillés, avec ses prisonniers blafards. Visions d'Enfer. Et aussi un côté sadique accusé, donc aussi maso.

Après cela TAPIES au Musée dArt Moderne, de grans panneaux récents (1984)TAPIESTAPIES 2 Et puis CHILLIDA que je n'aime pas. Et enfin LOPEZ-GARCIA, que je ne connaissais pas du tout et qui n'est pas n'importe qui. Curieux bonhomme. Le maître du réalisme en Espagne, dit-on.

Ensuite nous visitons une expo de groupe (ALEA) à l'Atelier Saint-Anne, rue des Tanneurs dans laquelle figure un autre de mas amis peintres de Grand-Halleux, Bernard GENGOUX, dont je reparlerai bientôt. Voici une de ses oeuvres. Un primitif lui aussi, qui ne tardera pas à se jeter dans la Meuse, à Wandre, près de LiègeBernard GengouxEt  nous terminons par une nouvelle visite à notre ami Majewski au 340, à Jette340 Bistro 2340 Bistro 3Hier en regardant Goya et son immense travail, je me suis dit: " tu dois, tu devrais encore beaucoup travailler, consacrer tout ton temps à développer tes moyens d'expression, aller beaucoup plus loin, tu n'en es nulle part. Il faut travailler, épurer, affiner, éliminer, et la vie te serre à la gorge et t'enlève toute ton énergie, qui n'est en fait bonne qu'à cela, à la création et tu n'en as rien à foutre d'investir ton CRI dans la Banque, to cri c'est dans ton art qu'il doit éclater. Alors que faire???Je suis complètement à côté de mes pompes. Cela en devient même "funèbre". Je le dis, je le crie. Personne ne peut rien pour moi. Je risque d'en crever très vite"

 

En cette fin novembre, abominable abattage à LA REID, près de Spa, de 3 LOUPS échappés d'un Zoo à travers une clôture défaillante. Toute la région sur les dents-des dents de Loup. Une localité que je traverse régulièrement lors de mes tournées. C'est la Curée, les frustrés-vampires. Quelle aubaine!!. Trente hommes armés contre trois loups désarmés. Pauvres connards...d'hommes. On ne pouvait pas les endormir les Loups avec un fusil-seringue??? Bande de crapules

.Les Loups à La Reid-copie-1

L'un des fuyards a été abattu vers 14h45 par un policier de Theux, le deuxième, une heure plus tard, par un particulier

Un nouveau stage à Bruxelles ces 9-10 et 11 décembre. Je loge chez Jean Bernard et Véronique, près de la Gare du Midi, rue du Maréchal Joffre, à Forest.Image (2)-copie-2

Resto grec le 1er soir, je mange une Mousaka et avec Jean nous vidons une bouteille de Résine. Veronique la psychiatre (Elle travaille à Erasme) va voir une projection sur Bruno Bettelhiem. Jean et moi allons prendre un verre à l'Atelier "Café Concert", 77 Rue Elise (parallèle au Bvd. Général Jacques). Soirée de fou-rires, surtout en gonflant mon matelas pneumatique..Image-copie-4

 

Le lendemain j'achète "LA ROUTE DES FLANDRES" de CLAUDE SIMON à la LIbrairie Pauly, rue de Namur, à deux pas du Petit Sablon où je suis en stage.

Le soir nouvelle soirée délirante avec Véronique et Jean. On fait des courses au Delhaize du coin, pour faire la nouba près de "L'altitude 100". Un Minervois, un Côte du Rhone 1985 et un autre rouge 1983. Nous ramenons de quoi préparer un plat avec des boulettes, un plat gratiné au four à gaz dont j'ai oublié le nom. Suite de gags en chute libre, dans une cuisine des anges trop petite pour pouvoir envelopper, les trois démons que nous sommes: une psychiatre, un ingénieur "Vianesque" et un banquier. Quel assortiment..

 

A midi le lendemain alors que je déjeûne au Casse-Croûte, rue Pépin (Porte de Namur), j'entends une voix de fausset à la table derrière moi. C'est le cinéaste belge André  DELVAUX qui mange avec deux élèves et parle sans arrêt. Comme je mange à une table collective avec mes collègues, je leur signale que c'est André Delvaux, le plus grand cinéaste belge à cette époque, celui de "Belle", de "Benvenuta, de "Un soir un train"..."Qui ça??? Connaissent pas???" Effarant ce milieu d'analphabètes dans lequel je vis depuis 20 ans.

 

Et ce dernier soir à Bruxelles, ce 12 décembre, je repasse au 340, rechercher mon aquarium. Ouf...

 

Le 15 décembre je repars en stage à Wilrijk-Anvers. Une journée d'informatique et je fonce vers Gand où ma tante Ginette m'attend (la soeur de mon père). Elle habite au Kouter. On va manger avec ma cousine Regine et mon Oncle Lucien. J'apprends que mon frère a fait une troisième tentative de suicide Il serait à l'Hopital de Bavière à Liège, pour plusieurs mois. Je loge à Gand et repars pour Anvers le lendemain, pour revenir à Gand, visiter un peu ce qui est tout de même ma ville natale, et dîner avec ma tantePlan de GandGand-StBavon-copie-1Voilà, je suis né dans ce quartier (Dans la Langenieuwestratt) où vous apercevez l'Eglise Saint-Nicolas à l'avant-plan, le Beffroi à gauche, et en arrière-plan, la Cathédrale Saint-Bavon dans laquelle j"ai été baptisé en novembre 1937. la soeur de mon père Ginette Van Cauwenberghe et son mari Lucien Brunin habitaient à la Ingelandgat (à gauche, au-dessus du plan. J'y ai passé de nombreux séjours.

 

Je termine l'année 1985 avec" La Route des Flandres" de Claude SIMON, Prix N.Image-copie-5.jpg

NOBEL 1985

Moi qui n'ai pas arrêté cette année de prendre la route de Flandres. J'apprends que Claude Simon est très proche de Jean Dubuffet:

"Si Claude Simon a souvent souligné la proximité de sa vision et de son sentiment artistique et de son travaill d'écriture avec les préoccupations et la production de Jean Dubuffet, celui-ci le lui rendant bien, puisqu'il présente en ces termes, ses peintures récentes: "le titre donné à celles-ci est ambivalent car, outre la possibilité qu'elles offrent de constituer des LIEUX DE MEMOIRE, elles sont aussi une figuration des multiples remémorations de lieux et de scènes qui, dans le même instant, se bousculent dans notre souvenir. Chacune de ces peintures, réunit en effet, dans un même tableau, des évocations qui se situent en des endroits différents comme il en advient dans notre pensée en tout moment et en quelque situation où l'on se trouve, voit en même temps, de nombreuses choses et non pas seulement celles qui sont devant les yeux mais aussi de celles qui sont derrière ou dans l'entour. Voir de celles qui y étaient l'instant d'avant"

 

Et ce texte correspond en effet exactement au style, à la forme, au revêtement de la route des Flandres

 

Le 31 décembre, ma fille et son compagnon Stephane Poncin m'offrent "Les CINQ Sens" de Michel SERRES

 

Je suis à la page 1590-début du 5e tome de mon journal...

 

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 06:49
Carte de la région des Verlaine, Evrard, Grandjean

Carte de la région des Verlaine, Evrard, Grandjean

 

Extraits de mon journal.

Ce 1er janvier, on est mardi et il neige comme à la Noël. Il est 8 heures. Tout est calme. Le bonheur de ne pas avoir réveillonné hier soir. J'ai horreur de ces fêtes sur commande qui, en plus, n'engraissent pas que les commerçants;..

Janvier Neige1

Janvier-Neige2.jpgBedos hier soir à la télé. Il a exactement la même déchirure que moi vis à vis du monde dans lequel nous vivons. Et son rire est grinçant. Il a un sens appuyé de la connerie humaine, comme moi, mais lui ça passe mieux parce qu'il en fait un show, tandis que moi j'exprime cela n'importe où, chemin faisant. Néanmoins, comme Bedos, j'aide certaines personnes à se défouler, grâce à mes singeries...

Il neige de plus belle...

Ce 2 janvier, à nouveau, au talus avec ma voiture. Tête -à-queue entre Assenois et Hamipré. Je me retrouve à gauche de la route et tourné dans l'autre sens avec l'arrière de la voiture enfoncé dans le talus. Quatre automobilistes, ont soulevé ma voiture pour que je puisse repartir. Pas le moindre dégât matériel.

Ce samedi 5 janvier, degré moins 13, 23 cms de neige. Les deux étangs sont gelés. Je nourris les oiseaux, pinsons et mésanges..Janvier Neige-Oiseaux 

Ce matin j'ai passé plus d'une heure à casser la glace dans le ruisseau d'hiver pour qu'il coule à nouveau

Près du ruisseau, le Héron

Janvier 85 Neige Héron

Du 7 au 11 janvier, FROID...FROID...Mazout gelé. Eau gelée depuis une semaine. On est allés jusqu'à -25° durant la nuit. La neige est épaisse. Tous les jours, je casse la glace des étangs.

 

Je lis" Rimbaud" en Abyssinie d'Alain Borer. Tragique...Dans ce livre je retrouve un mot, déjà entendu dans la bouche de Rocart "Procrastination". Introuvable dans le Larousse, mais présent dans le Robert. = Tendance à remettre au lendemain).

 

Je me retrouve à Bougnimont à 23h00, petit village à 6Kms de chez moi, blotti en pleine forêt. Tout cela pour aller pomper dans une citerne, 20 litres de mazout, afin d'éviter que le chauffage ne soit bloqué cette nuit et que tout regèle (plonger le tuyau d'arrivée directement dans le jerrycane).

 

J'entends parler d'Alma Mahler à France Musique.

 

Au niveau de mon travail artistique, voici 3 nouveaux totems, trois morceaux de bois, recueillis dans le ruisseau lors des crues; Ce sont, en fait des piquets de clôture arrachés par le courant du ruisseau, donc ...mais tout de même récupérés dans l'eau, les phallus coupés et entraînés par l'eau, afin de redresser ces phallus et leur rendre leur sens vertical (de piquets de clôtures), plantés au bord de l'eau horizontale.

 

L'harmonie et l'unité, la rencontre de l'horizontal et du vertical. C'est la symbolique de la CROIX et de son centre 

Janvier 85 Atelier

Après un repas de Nouvel-An au homard, j'ai durci les fragments de carcasse et je les ai placés dans des boites à cigarillos en plastique. 

Janvier 85 carcasses Homard

Ce 18 janvier, APOSTROPHES de PIVOT

D'abord il y avait Friedrich Dürrenmatt, le dramaturge mondialement connu, né en 1921, dans le canton de Berne et décédé en 1990, d'une crise cardiaque à Neufchâtel ( je croyais qu'il était mort depuis longtemps) Sa première pièce s'intitule "les Fous de Dieu".250px-Friedrich duerrenmatt 19890427

Et puis Robbe-Grillet, un jeune-homme de 62 ans, une renommée énorme, je suis incapable de dire si elle est justifiée ou non mais je me méfie. Mais au moins a t'il eu l'audace de fourguer une baffe retentissante à Sollers, en lui disant, à propos de Barthes et de sa présence dans le livre de Philippe Joyau (Le vrai nom du bordelais Sollers) "Femmes", qu'il n'aimait pas les gens qui vendaient les cadavres de leurs amis. Sollers est resté bouche bée (phénomène exceptionnel). Mais il s'en fout probablement, cela lui fera vendre son livre encore d'avantage. (Je l'ai lu, c'est nul, insipide).

 

Sollers, après avoir été maoïste, se présente de plus en plus au niveau des medias, comme un baiseur-jouisseur de premier ordre, un vrai spécialiste. "Femmes" semble se poursuivre dans  "Le Portrait d'un Joueur", roman auto-biographique où l'on semble aussi beaucoup parler des innombrables conquêtes de Sollers (enfin c'est lui qui le dit, en tout cas). J'ai l'impression que Sollers est mort-pour autant qu'il ait jamais existé. On hésite un peu à cause de sa revue "Tel Quel". Destin inévitable de celui qui poursuit le pouvoir à travers les medias et autres instruments du bord. Faire parler de soi à tout prix, livrer une création qui ne peut, dès lors, être que superficielle et donc ephémère. Se servir d'un certain talent que l'on a-en l'occurence surtout celui de la parole- l'utiliser avec efficacité, et en profiter de son vivant, ou alors poursuivre sa recherche beaucoup plus loin-dans la solitude et renoncer à entrer en scène, tant qu'on est vivant et s'en remettre à une éventuelle notoriété posthume, dont on ne profitera pas.

 

Et Dürrenmatt complètement déconnecté au milieu de tout ce parisianisme.

 

Et dans " Le Droit de réponse" de Michel Polac le lendemain, les participants (dont Jean-Jacques Brochier, fondateur et Directeur du Magazine Littéraire, décédé depuis) semblent s'accorder sur le fait que Robbe-Grillet et Sollers sont des gens surfaits et doués, surtout, du don de faire parler d'eux (Et aujourd'hui en 2011, je puis dire que je suis complètement d'accord avec eux).

 

A la même émission, un certain Jeauffrey, jeune critique assez chiant avait amené le futur Prix Nobel, Morgan Sportès, qui en fin d'émission a présenté un livre extraordinaire, paraît-il, intitulé "Un Homme exemplaire" et écrit par un jeune parano Yves LAPLACE. Je me suis souvenu que j'avais passé la soirée ave un jeune-homme de 22 ans à l'époque, à Lausanne chez Daniel Wilhem (Ecrivain suisse) et sa compagne Geneviève Roulin (responsable de la Collection de l'Art Brut au Château de Beaulieu-Lausanne, aux côtés de Michel Thevoz). Il m'avait dit avoir déjà sorti chez Latès, "Lahore" et "Le Gard". C'était en août 1981. Le voici donc publié au Seuil. "Digne de Dostoïewsky" nous dit Sportes. (Tous ces livres je les ai lus par la suite) 

 

On a encore parlé d'Herman Melville "Le Grand Escroc" et "Pierre ou les ambiguïtés dont Leo Carax tirera un film "POLA X", de Klaus Mann, pour "Le Tournant" (Klaus est le fils de Thomas Mann et s'est suicidé après avoir écrit ce livre), Edouard Limonov pour "Le Journal d'un Raté". JackThieuloy à lire absolument, pour "Les Voltigeurs de le Lune" et "La Passion indonésienne". Né à Beaucaire en 1931, voyageur, déserteur, solitaire a déjà publié "L'inde des grands chemins", "Le geste de l'Employé", "La Loi de Dieu"

Enfin Alain Dugrand pour "Le Désemparé"

 

Je continue à travailler mes gouaches sur papier pelure Gouache étang2

A la Télévision belge, un portrait en quatre parties sur l'écrivain Romain GARY, ce 23 janvier. On a beaucoup parlé de la  recherche de la féminité qui serait la clé de son oeuvre, la recherche des valeurs de la féminité et aussi de la féminité en lui. J'ai été surpris parce qu'il m'avait déplu lors d'interviews précédents. Je l'avais trouvé réac, très "de Gaulle-décorations", vieille France etc...Ahurissant la métamorphose dans cette émission "Propos et Confidences". Cela soulève le problème des facettes multiples de certains d'entre nous

 

Randonnée à Liège ces 25 et 26 janvier 1985, pour aller voir danser ma belle-soeur dans un one-woman show. En arrivant, je commence à acheter les deux premiers numéros de "L'Autre Journal"", ensuite dans un autre librairie j'achète la revue de Sollers "L'Infini", un numéro sur Céline, Rimbaud, Bataille, Joyce, Dali (quelle brochette), retrouve un ami de 68, Jean-Pierre Collignon, qui vient de se marier avec une certaine Catherine. grandes retrouvailles, une chope, deux chopes... Je retourne ensuite à la voiture pour y "parquer" mes livres, puis je retrouve Céline (ma femme, pas l'écrivain) au Café des Chiroux, après avoir croisé Maya et son "vieux beau" italien très sympa. Ils vont voir Leo Ferré; J'entre aux Chiroux, Céline est seule à une table, sa soeur, la danseuse n'est pas encore là. Entre alors Jean-Marie Rikkers, un autre ami. Il nous dit qu'Odette, sa femme, est à Bruxelles pour voir le spectacle "Plume" de Michaux dont je viens d'acheter "Les Cahiers de l'Herne".

 

Le soir, aux Chiroux, nous allons voir le spectale monté at interprêté par ma belle-soeur Marie-Henriette Nassogne, danseuse, spectacle d'une beauté absolue, qui m'émeut jusqu'aux larmes, ce qui me fera lui écrire la lettre qui suit: "...car de nouveau des larmes sur le chemin du retour. Non pas des larmes de tristesse mais seulement d'émotion profonde que tu as suscitée en moi, en érigeant en forme, en oeuvre, ta vie de ces dernières années...et quelles dernières années...

Et sur scène, j'ai vu apparaître Marie souffrante, combattant sa souffrance et devenant Marie sereine, Marie résistante, capable en plus, non seulement d'avoir appris à vivre seule mais en plus d'en avoir fait une oeuvre parallèle-Marie créatrice, s'exposant enfin vraiment, positivement, une victoire terrible pour toi, une réponse fulgurante, un défi relevé. Marie seule, en pleine lumière et non plus dans l'ombre du créateur (Son ex-mari est peintre). Et plus encore Marie vivante, ephémère, livrant tout, dans l'espace d'un spasme fugitif, puis disparaissanr, ne laissant pas de traces, si ce n'est dans les mémoires. Marie non-propriétaire et non-fétichiste. Marie en dehors de la gloire et de la renommée. Marie seulement...purement...authentiquement crétrice ! Quelle leçon ! 

Puis aussi Marie-Belle car tu étais belle, frêle comme une jeune fille mais avec, dans le regard et dans les gestes, toute la force d'une femme parvenant à maîtriser sa souffrance..."

 

Ce dimanche 27 janvier à la télé, merveilleux reportage sur TEOTIHUACAN (Toltèque). J'ai toujours été fasciné par ce lieu et le Mexique en général, tout particulièrement par les civilisations Toltèques et Zapothèques(Oaxaca-Monte Alban), civilisations expressionnistes, proches de la mort, aux couleurs proches des miennes, le rouge et le vert.

Apogée entre 300 et 650 après JC. Temple de QUETZLACOATL (Le Serpent à Plumes)-Grande pyramide du soleil. Pyramide de la Lune-Voie des Morts

A 48 Kms de Mexico.

 Voici deux des sculptures que j'ai réalisées d'après photos, en 1975IMGA0117.JPG Huehueteotl, le Dieu du FeuIMGA0147.JPG

 

J'achète Aracoeli, le livre d'Elsa Morante (épouse de Moravia). Aracoeli, a raz du ciel...et de l'Enfer....

 

 

Mes figurines modelées dans l'argile de mes étangs, grouillent dans mon atelier, c'est une véritable invasion. L'argile est solidifié avec du liant acrylique 

 

 

Janvier 85 Neige Mes Schtroumps

Ces petits personnages primitifs sont destinés à entrer dans mon décor de briques trogloditiques, rouges et jaunes, que voici. Ce sont donc des Troglodites d'argile.Février 85 Atelier Pierres jaunes

En même temps j'ai commençé un travail sur une vieille barrière, trouvée à la déchetterie, et dont j'ai totémisé les éléments

Février 85 Atelier Bois bleus et rouges

Février 85 Atelier Bois peints 1 

Dans la région d'Arlon, à Freylange, je découvre dans une carrière, un ancien site maritime, avec des pierres à coquillages fossilisés. Une sorte de "Grand Canyon". Inutile d'ajouter que des pierres j'en ai chargées quelques unes dans le coffre de ma voiture

Février 85 Carrière de Freylange

P1070030

 

Jean-Luc Godard à la Télé à propos de la sortie de son dernier film "Je vous salue Marie" qui fait scandale. Personnage étonnant ce Godard-Intelligent-Beaucoup d'humour-drôle de gueule avec l'âge-avait dans les yeux et autour quelque chose de Gainsbourg-Veston rapé et mal rasé aussi crado que Sollers, face à lui (encore) ne l'était pas avec son éternel visage poupin, boite à poudre vénétienne et avec ses franges, ses capoules comme on dit chez nous, un rien plus fournies que celles d'Hervé Bazin

 

En février ma petite chatte PralineFévrier 85 Praline

 

Ce 15 février, nous avons soupé à Neufchâteau chez le substitut de Procureur du Roi, Raymond Buren et son épouse, invités à faire la connaissance du nouveau Procureur du Roi, un certain BOURLET (qui venait d'acheter un moulin à Nollevaux) un liégeois, avec lequel j'ai discuté toute la soirée. J'étais loin d'imaginer et  lui aussi, qu'il allait devenir la véritable Star de l'Affaire DUTROUX.

Documentaire sur l'Egypte ce 17 février: "Il semble que tout dans l'histoire de notre planète, au niveau des grands territoires, des oeuvres monumentales et extérieures, branchés à la fois sur le ciel et sur le centre de la terre, que ce soit au Mexique, en Egypte, en Amérique du Sud, en Océanie, en Asie, dans les îles du Pacifique, aie atteint son apogée entre 2000 et 1500 av.J.C. Avec un art sacré, complètement relié à la nature, à l'environnement, tout comme l'est mon travail artistique à la différence que moi, je pratique un art sacré SANS DIEUX, comme Camus écrivait et vivait une éthique sans Dieu, lui aussi. Un art d'apostat finalement, non religieux au sens d'une religion déterminée- mais néanmoins "relié", mais...A QUI ou A QUOI???

Comme les égyptiens, mes mexicains, les andains, ma peinture a un côté répétitif et  obsessionnel, "mes séries" (je peins toujours par séries), et comme eux j'utilise la pierre comme support de ma peinture

Le deuxième étang en févrierFévrier 85 Etang 1


A nouveau Morgan Sportes, à Apostrophes, confronté à Marc-Edouard Nabe "Au régal des Vermines", un écrivain de droite qui affirme "Tout individu qui n'est pas moi, est un adversaire"

 

Un spécial Vienne à la télé: Vienne une ville que j'ai souvent côtoyée...jamais pénétrée

 

Bedos au Jeu de la Vérité. Bedos est mon humoriste préféré depuis toujours.

 

Il fait soleil, les glaces dégèlent tout doucement en cette fin février, mais on ne sent pas encore vraiment les odeurs du printemps. Je viens de casser la glace, très épaisse de ce côté-ci de la mare et bien sûr je n'ai pas pu m'empêcher d'y laisser tremper mon cul. Le nombre de fois où je me suis mouillé dans mes étangs, revenant vers la maison, avec des vêtements trempés. Le nombre de semi-noyades et immersions, aspiré par la mère, aspiré en tout cas par le pré-natal, ou le pré-monde, celui qui précède le monde social. La naissance de la vie, juste à ce stade, de la vie individuelle. L'élément dans lequel tout s'est mis un jour à grouiller, sur notre terre, comme dans le ventre de notre mère, et où tout continue de grouiller à chaque printemps. Car sans l'eau, pas de vie, pas de monde, pas de moi. L'eau est donc l'élément primordial par excellence.

L'eau polluée est donc en corollaire, la fin de la vie, d'un cycle, d'une civilisation. Polluer l'eau c'est polluer la vie à son niveau "racinal". Si on ne réagit pas à ce niveau, notre monde est d'ores et déjà, agonisant

 

Découverte d'un site à BUZENOL dans ma province de Luxembourg, commune d'Etalle. une fois de plus je tombe sur cet endroit avec un ruisseau, un étang et des maisons en ruines, d'anciennes forges sans doute. J'y picniquerai à plusieurs reprises entre deux tournées d'inspections dans cete région de la Gaume belge.

Extrait de mon journal: "A 2 Kms de Buzenol, en pleine forêt, ce jeudi 28 février à 12h00, avec mes tartines et le soleil en pleine gueule. Première véritable journée de printemps, la veille du 1er mars.

Février 85 Buzenol 1Février 85 Buzenol 2
Au-dessus de moi une buse, un seul cri d'oiseau dans les sapinières-.un silence total-Je me sens au-delà de la vie même. L'impression d'avoir largué toutes mes amarres, l'impression d'être déjà mort...indifférent...à la vie comme à la mort.

J'ai été beaucoup trop secoué, forcé, acculé...à faire des choses ineptes. J'ai résisté par orgueil, per instinct de défense d'un territoire que je n'ai même plus le temps de vivre. Conne la société des hommes. Conne le vie des gens-leur UNIQUE VIE ... qu'ils passent à se faire chier et à faire chier les autres.

Quelque part je parviens encore à vivre. Soleil et velouté de la Treille. J'ai toujours su vivre-m'arrêter-refuser. Je hais le travail forcé. Je suis un jouisseur profond...mais structuré...une jouissance à tête chercheuse. Oscillant entre le ras du sol et le ras du ciel ( entre le rat des villes et le rat des champs ).

Striement répété d'une corneille...et puis...le silence

Mon visage au soleil, à la portière de la voiture.

Mais dans une heure, coup sur coup, deux inspections. Quatre heures de chiffres, de vérifications, de pointages absurdes.

C'est alors que je vais en roulant vers mon boulot découvrir un autre site, MONTAUBAN et ses ruines romaines; En fait c'est mon amie de 1980 qui ma l'avait fait découvrir et c'est par hasard que je retombe dessus. Un donjon en ruines aurait été, selon la légende, bâti pas les quatre fils Aymon. C'et sur ce site où se trouve un musée lapidaire, que s'installera des années plus tard, le Centre d'Art Contemporain du Luxembourg belge. Des expositions y sont organisées pendant toute la saison d'été mais le bâtiment n'est pas encore en cours de construction Montauban 1985-copie-1

 

Ce 8 mars je visionne PARIS-TEXAS de Wim Wenders et Sam Shepard, avec Harry Dean Stanton, Sam Shepard, Aurore Clément et Nastasia Kinski...et aussi Dennis Hopper. Curieuse coïncidence car les paysages de Wenders font penser à ceux du peintre Edward Hopper.

 

Ce 14 mars, il neige à tout casser. Décidément quel climat dans ce pays, le contraire de la vie, le frigo, neuf mois sur douze

 

Je reçois une lettre de ma mère, pour la première fois depuis 4 ou 5 ans. Ma mère vient d'avoir 71 ans. On dirait qu'elle veut se faire absoudre par son fils renégat

Lettre de ma mère 1En bas de page: "Quand Danielle (ma soeur) est partie pour Louvain, il cas, moi me consolait "Tu verras, elle reviendra et alors elle saura parler"Lettre de ma mère 2

Même texte mais plus lisible Quelques extraits d’un cahier de notes de mes mots d’enfant, prises par ma mère, dès mes 16 mois, soit dès mars 1939

En mai 1941, ChrIstian se met à se passionner pour les constructions. Il dit « Ze vais faire un beau quelque chose que tu diras « Oh Christian, que c’est beau « 

« Qui est là dans la chambre ? « Personne » « Oh content, moi, voir personne ! »

Ma mère : « Tu pourras venir au salon à 18 heures. Je lui montre la place de la petite aiguille sur la pendule. Dès que je l’ai quitté, il monte sur une chaise et pousse l’aiguille »

« J’ai proposé à Christian de dessiner une fleur sur la lettre que j’écrirai à son papa, chaque fois qu’il aurait fait un effort. Cette idée l’a emballé. Il s’est mis à manger aussi vite que nous, n’a plus pleuré quand je le quittais ou quand il tombait. Quand il a vu toutes les petites fleurs sur la lettre, il est devenu tout rouge et s’est mis à trépigner de joie « Papa sera content, papa sera content, z’»aime bien moi, Papa !

L’autre jour son grand-père racontait des blagues à table. Christian l’a interrompu, « Petit farceur »

Il adore les alertes et les sirènes (Bombardements). Tout son bonheur est de descendre à la cave, la nuit

« Ze vais te donner ma croûte pour te faire plaisir »

Grand désespoir parce qu’il avait vu par la fenêtre, un chien qui était seul. Il croyait qu’il était perdu

« Tu es mon ange gardien » me dit-il

« Est-ce qu’il sait bien soigner, ce petit Docteur-là , il est si petit . (Docteur Massart) ? »

« Elles m’ennuient ces mouches. Est-ce qu’il y en aura encore après la guerre ? »

« Est-ce qu’on pourra prendre les petits oiseaux dans ses mains après la guerre ?»

Quand Danielle (ma sœur) est partie pour Louvain, il me consolait « Tu verras, elle reviendra et alors elle saura parler « 

Suis allée pour la première fois au concert avec lui. Il a été fort sage malgré les discours. Il imite tout le temps les violonistes, du haut du balcon supérieur du Conservatoire où il monte seul, mais bien en vue en croisant son bras droit, l’archet , sur son bras gauche, le violon et en se mettant une longue mèche devant les yeux

Un jour je m’habillais avec un air de mauvaise humeur. Il me regarde et dit « Tu as l’air désagréable ! »

Un autre jour que je faisais des tartelettes, il me dit « Même est-ce que ce serait mauvais, mois je dirais que c’est bon »

Sommes allés voir « Le bon Petit Diable ». Il a peine à distinguer la réalité de la fiction

« Je n’en peux plus tellement que je t’aime »

« Je suis fou moi, quand je vois cette petite fille au manteau violet »

Avons vu à Spa des soldats allemands unijambistes. Il me demande « Est-ce que tu es contente de voir ces boches sans jambes ? Moi « Non c’est toujours triste de voir quelqu’un qui a mal ! » « Ah bon, dit-il avec soulagement, il me semblait bien ! »

 

Le 16 mars mon ami liégeois, Jean-Pierre Collignon épouse Catherine Pecchio

 

Ca y est on installe des missiles en Belgique. Et il paraît qu'il ya maintenant un ROBOT qui joue du BACH. Epoque de cons. Vous finirez en Robots jouant du Bach avec un MISSILE dans le cul. Gigantesque concert dans un décor vitrifié. Une civiliation entière pétrifiée, enfouie, sans dos-missile connu !!!

 

A Anvers ces 21 et 22 mars 1985, en stage informatique au Centre Ordinateur de ma banque Ippa. Tout un parc indusriel informatique avec le bünker Ippa et derrière un bois de hêtre, heureusement. Apocalypse now. Air conditionné (j'adore). Vingt cinq banquiers flottant dans le softwareMars 85 Wilrijk-Le Centre OrdinateurDans ce bâtiment bûnker de la Moerele (lieu-dit), je me suis retrouvé au niveau des caves-visite guidée- entouré d'armoires électroniques at ai tout à coup réalisé que cet univers était en réalité une immense chambre à gaz. En effet notre guide, après nous avoir avoué qu'il y en avait là, pour des centaines de millions, nous a ensuite expliqué le système d'alarme mis au point dans cette salle où nous nous trouvions, pour combattre instantanément un incendie éventuel. ALARME !!! On a 5 minutes pour quitter le bâtiment ou du moins la cave car au plafond, il y a de petits cylindres prêts à dégager un gaz très puissant qui en quelques secondes fait disparaître toute trace d'oxygène, étouffant ainsi radicalement le feu....et les retardataires
 

Je regardais ce PLAFOND MEURTRIER et je m'imaginais à AUSCHWITZ ou à TREBLINKA. Vive le ZYKLON ! C'est cela le progrès.

Enfin le retour vers une Ardenne non gazéifiée. Ici je suis à la Barrière de Champlon, le long de la Converserie, ancien domaine royal, en direction de Saint-Hubert, à quinze minutes de chez moi. Il neige toujoursMars 85 La Converserie-retour d'Anvers

Deux de nos  7 chats, dans le Hall,  et Praline la petite chatte des bois et Jojo le Tigré

.Mars 85 Chats Jojo et Praline

 

Découverte à la mi-mars d'une petite gare en pleine forêt, la Gare de Saint-Vincent-Bellefontaine, en Gaume. Et là sur la place, à ma stupéfaction, un panneau le long de la voie de chemin de fer, avec trois pancartes directionnelles. Moscou = 3111 Kms, Nice = 1327 Kms et Marseille = 1141 Kms. Hallucinant !!! Mystère total quant à la présence de ces plaques...Ancienne voie romaine???Mars 85 St Vincent-Bellefontaine 1Mars 85 St Vincent-Bellefontaine 2Apparition dans mon 2e étang des premiers rats musqués. Ressemblent à des castors, taille d'un chat en ce qui concerne les adultes. Je pense aux Castors de mon enfance lorsque je dévorais les livres de l'indien GREY OWL.

RAT MUSQUE, Rat d'ewe en wallon (rat d'eau). Longueur totale = 55 cms. Rat énorme nous dit le Guide Nature de l'Ardenne. Pelage de couleur brune avec de longs poils noirs. Membres postérieurs plus longs que les antérieurs. Queue applatie verticalement, couverte d'écailles. Animal essentiellement végètarien. Trois portées par an, de 7 à 8 petits chacune. Peut se reproduire dès le printemps jusqu'au mois d'octobre. Ce rongeur aquatique creuse des terriers énormes en bordure des cours d'eaux. Il occasionne parfois d'importants dégâts dans les digues. Introduit en France et en Belgqiue vers 1930, à Prague en 1905, il est originaire d'Amérique du Nord. Il est élevé pour sa fourrure. Plusieurs sujets s'échapperont des élevages, prendront de l'extension et envahiront tous les pays d'Europe. Nom scientifique = Ondatra Zibethicus Linné. Excellent nageurRat Musqué-copie-1

 Rat Musqué 3 5684 9999-Pizmak-TB-copie-1

Dégats: Les rats musqués ont déterré toutes les racines de mes nympheas et ont commencé à les dévorer. Je les réenracine dans la boue du fond de l'étang

 Fin mars découverte d'une nouvelle carrière de sable à l'entrée d'ArlonCarrière d'Arlon Mars 1985

 Début avril, chez moi à Moircy, les grenouilles rousses sont en plein accouplement, féroce. Cela va durer environ trois semaines. Un vrai Jurassic Park...Avril 85 Les grenouilles

  Grenouilles avril 85-copie-1

Deux grenouilles mâles (plus petits que les femelles) sur le dos d'une femelle l'étreignent dans un combat furieux, à la surface de l'eau. Je parviens à décrocher un mâle mais l'autre est indécrochable. Ses pattes entourent la femelle et ses griffes sont enfoncées dans son ventre qui est perforé et laisse s'échapper un filet de tripes. Je parviens enfin à dégager la femelle inerte du second mâle et la mets à l'abri dans un coin tranquille de la mare. L'étreinte de l'amour est aussi celle de la mort...

 

Retour sur les lieux de mes amours de 1980 toujours en Gaume, région de Virton. Que de souvenirs.... L'étang de Rabais d'abord où je viendrai par la suite, cueillir de fougères d'eau, elodia canadiensis, pour apporter de l'oxygène dans mes étangs, et ensuite l'Etang de La Claireau, beaucoup plus difficile à trouver, et en trois, à nouveau l'étang de Buzenol. En parcourant tous ces étangs dans cette région gaumaise bien plus douce que les Ardennes, j'ai toujours une idée derrière la tête. Trouver des plantes aquatiques pour mes deux étangs. Dans le coffre de ma voiture, j'ai toujours un bassin et un maillot de bains car il m'arrive de plonger pour aller extraire les racinesAvril 85 L'étang de Rabais

Avril 85 L'étang de La Claireau 

Avril 85 L'étang de Buzenol 

Le 6 avril, je sors avec ma fille Valérie qui a 22 ans, et fais la connaissance de ses copains à l'Arlequin, un café de Saint-Hubert. Roland Noiret, Barnavol le Tutsi, Robert Felix dit Tatas, Francis Dupont, Jean-Jacques Ligot. Nuit folle et superbe. Rentré très péniblement à Moircy à 7h00 du matin par la forêt de Versqueville.

 

A Redu le village du Livre, ce 7 avril (Pâques).

 

Je regarde à la télé, un court-métrage de Jean Eustache (l'auteur de La Maman et la Putain), intitulé"Une sale affaire". L'histoire d'un type qui dans un café resto découvre en allant téléphoner dans les toilettes qu'une des portes des WC dames est rabotée à sa base et qu'en s'agenouillant dans une position de prière musulmane, son regard tombe juste à travers la fente, sur une autre fente qui est celle du sexe des femmes qui s'installent dans ce WC. Il ne voit que leur sexe. Pendant des mois plus rien d'autre ne l'intéresse. Il contemple les sexes de toutes ces femmes et puis il les voit sortir du WC et bien souvent le sexe et la femme ne correspondent pas. Belle femme, laid sexe. Beau sexe, laide femme. C'est Michel Lonsdale qui raconte cela et le film n'est que son récit sur cette obsession qui fut la sienne pendant des mois au point que toute relation autre avec les femmes, avait cessé de l'intéresser.

Voici un plan du 2e étang en avril et ensuite l'étang, en chair et en eauAvril 85 L'étang n°2-Plan

Avril 85 L'étang n°2-1

Avril 85 L'étang n°2-2

 

De Jacob Boehme : "Celui qui ne meurt pas avant de mourir est perdu quand il meurt".

 

Je termine "Le Temps des Assassins" d'Henri Miller (à propos de Rimbaud) et com- mence l'"Ecce Homo " de Nietzsche.

 

A propos du créateur qui accède à l'inconnu "Il finit par perdre l'intelligence de ses visions, nous dit Rimbaud. Il les a vues ! Qu'il crève dans son bondissement par les choses inouïes et innommables. Viendront d'autres horribles travailleurs; Ils commenceront par les horizons où l'autre s'est affaissé "

 

Je commence des recherches généalogiques du côté paternel. Dix-huit générations pour remonter à un certain Daneel Van Coudenberghe, de Wortegem-Wanegem, reçu en 1421 dans la bourgeoisie d'Audenaerde.

 

Ai ramené de chez mon ami Jean-Pierre Devresse une magnifique bouteille de Mezcal el Cortigo. C'est du Mezcal d'OAXACA. Nous revoici en pleine mythologie de l'écrivain Malcolm LOWRY et de son célébre roman "Au-dessous du Volcan"

 

100e anniversaire de la mort de Victor HUGO.

 

Le 24 avril je fais un détour par l'Abbaye d'Orval dans le Sud de la Province. Lieu magique occupé par les moines et leur fameuse bière d'ORVALAvril 85 OrvalEnsuite je me rendrai chez mes amis artistes de Virton. Je mange souvent à midi dans le restaurant ouvert par une amie peintre Blandy Mathieu et qui s'appelle "La Parantèle". Je me rends aussi parfois dans l'atelier de Jaja (Jacqueline Hue-peintre) le long de la petite rivière qui traverse Virton, rue des Tanneurs  (maison de droite sur la photo ci-dessous). J'y retrouve Guy Goffette, un excellent romancier belge de Virton, ayant émigré à Paris par la suite. Il y a aussi André Wargny, peintre et compagnon de Blandy MathieuAvril 85 Virton La Parentèle-Blandy MathieuJuin 85 Virton Quai des Tanneurs chez Jacqueline Hue 

 

Début mai, retour à l'étang de BuzenolAvril 85 L'étang de BuzenolCe dimanche 5 mai, Céline et moi, sommes allés chercher en forêt 11 Saules, 1 bouleau, 1 Pin Sylvestre, 1 Hêtre et 1 Chêne d'Amérique. Plantations.

Voici mon travail en cours en mai. L'atelier et les polaroïds de plus en plus nombreux et un aquarium forestier, entièrement retravaillé en fonction d'une expo à Bruxelles où je suis convié. Cet aquarium contient des végétaux et des statues modelées par moi et je l'arrose régulièrement afin d'y faire une peinture vivante

Mai 85 PolaroïdsMai 85 L'Aquarium Forestier exposé par VancauLe 11 mai en effet j'ai reçu la viste d'un certain Wodek Majewski, Polonais, patron d'un lieu culturel, le 340, situé à Jette-Bruxelles, accompagné d'un critique d'art liégeois, Jacques Renward, architecte.. Ils ont sélectionné deux pièces, l'Aquarium et le Champitronc. Majewski est un surréaliste et il est clair qu'il ne comprend rien à mon travail. Il choisit des pièces mineures que je refuse catégoriquement d'exposer et en fin de compte c'est moi qui impose ces deux pièces après moultes discussions. C'est une grande exposition internationale dont le thème est "Animal-Végétal dans l'art contemporain" 

Voici le Champitronc Mai 85 Le ChampitroncMai 85 L'Atelier

 

Jean DUBUFFET est mort. C'est intolérable. La nouvelle tombe ce mercredi 15 mai mais il est mort le 12. La nouvelle est diffusée par tous les médias. Je viens de perdre mon père en art...Il était tellement mal vu en France que le seul "Salon d'Eté" qu'il ait pu y construire, la Closerie Falbala, il a dû le construire dans son propre jardin. Tiens donc... (Voir mes articles sur Dubuffet dans ce Blog). On sait ce qu'il est advenu de son jardin construit pour la Régie Renault à Billancourt. Démoli par les bull-dozers. Ses autres jardins sont situés hors France:  en Hollande (Otterloo), à New-York, au JaponMort de Jean Dubuffet 1985 

 

Rencontre dans un village voisin, Tony, de Nina AUER, une berlinoise, ancienne danseuse étoile de l'Opéra de Berlin avant la guerre, j'apprendrai plus tard, épouse d'un chirugien berlinois, le couple étant très lié avec le couple Goebbels. Bien après la guerre, Nina avait épousé un gantois, ami de ma famille, un certain De Smedt. Ils ont fait construire un chalet à 10 Kms de chez moi et lui est décédé peu après ma première visite. Après la guerre Nina a fui l'allemagne et a fait des tournées comme chanteuse avec un orchestre, dans le monde entier. Belle femme, classieuse, aurait dit Gainsbourg. Elle est passionnée de photos et va par la suite abondamment photographier mon travail et développer les photos dans son laboratoire. Elle a deux singes et 3 chiens dont un Rhodésien. Belle rencontre. Elle est présidente du photo-club de Libramont et m'y fera exposer par la suite, au Centre culturel.

 

Je vais en reconnaissance au 340 à Bruxelles pour voir les lieux. il s'agit en fait d'une ensemble da maisons jumelées et communicantes situées à Jette le long du chemin de fer. Atelier 340 à la Rivierendreef à Jette-Bruxelles en 1985Voici Wodek Majewski de dos, dans un de ses ateliersMai 85 Atelier 340 Wodek Majewski

 

Henri Michon mon ami bourguignon, celui qui m'a amené Christian Bobin à Libramont en 1976, m'envoie une analyse graphologique sommaire, par écrit, car nous nous écrivons souvent:

 "L'écriture de Christian s'est un peu transformée, un peu plus grosse. Ce "Je" qui prend encore plus d'importance. L'affectivité déborde et puis cet accrochage au passé-terrible !!!. Si Christian pouvait faire reculer sa marge gauche, il le ferait ! Il semble la pousser, la repousser, s'y accrocher, ne pas s'en défaire et par contre cette marge de  droite, blanche, où l'encre noire ne va pas: celle de l'avenir, du père, de l'autre...

Intéressante écriture d'un Emotif-Actif-Secondaire (les plus grands créateurs en font partie). Quel débordement de vie et quelle passion.."

 

 Voici le plan des plantations autour du premier étang en juin 85, plan dessiné dans mon journal. Puis des photos des plantations qui commencent doucement à prendre formeJuin 85 Plan des Plantations

Juin 85 Les arbrisseaux de l'Etang 1

Le deuxième étang et sa flore en juinJuin 85 Les plantes de l'Etang2

Mais le grand événement c'est l'adoption d'une petite chienne de 3 mois qui nous arrive le 4 Juin. Elle s'appelle Watson, nous la rebaptisons CRAQUOTTE. C'est mon premier chien et c'est pour moi d'une importance considérable. La voici, c'est un Terrier de Bohême. Craquotte sera ma grande compagne des annés à venir, la chienne du divorce, celle qui m'accompagnera 6 fois sur les rives de la Méditerranée, dès 1990Juin 85 Arrivée de Craquotte

 

 

 

Juin 85 craquotte

 

 Gainsbourg au Jeu de la Vérité de Patrick Sabatier. Le billet de banque....Gains bourg a 10 ans de plus que moi et Brel avait 8 ans de plus

 

Je viens de terminer ce livre sur Paul Verlaine en Ardennes.Paul Verlaine et les Ardennes 

 Et donc je me paie une excursion de reconnaissance au pays de Paul Verlaine (Né en 1844 à Metz, décédé le 8 janvier 1896 à l'âge de 52 ans) ou plus exactement de son père, le Capitaine Nicolas-Auguste Verlaine, né à Bertrix en 1798, à savoir Jehonville, près de Paliseul, à une vingtaine de kilomètres d'ici. Paul Verlaine a écrit:

"Au pays de mon père, il y a des bois sans nombre

 Là des loups font parfois luire leurs yeux dans l'ombre

Et la myrtille est noire auprès du chêne vert".

Eh bien ce pays c'est ici et comme toujours je suis à la recherche des lieux fréquentés par mes écrivains préférés. Les Verlaine ont encore de la famille à Jehonville, les Evrard notamment. Je suis allé voir leur ferme (photo du dessous).

Il faut remonter au grand-père de Paul Verlaine, Henry Verlaine, pour s'y retrouver. Henry est né à Arville-Saint-Hubert en 1769, et fonda sous la Révolution l'étude notariale de Bertrix. Ce tabellion, féru de lettres, pilier de cabaret, mort mystérieusement à Luxembourg le 5 ventôse an XIII, avait épousé en 1795 une fille de Jehonville, Anne-Louise Grandjean  qui lui donna 3 enfants. En un, Louise-Henriette Verlaine, née à Bertrix en 1796, qui épousa son oncle, le lieutenant-colonel Jean-Nicolas Grandjean, et fut châtelaine de Carlsbourg ( à côté de Paliseul) avant de se retirer veuve et sans enfants à Paliseul où elle mourut en 1869, c'est elle la fameuse tante de Paliseul chez qui Paul vient régulièrement en vacances, en deux, le père de Verlaine, Nicolas Auguste Verlaine qui, à 16 ans, s'engagea dans les armées impériales. Il participa à la campagne de France en 1814... et en trois, Julie Verlaine née à Bertrix et décédé à Jehonville en 1880 et qui épousa Jean-Baptiste Evrard de Jehonville. La 3e génération des Evrard y vit toujours. C'est Julie qui après le décès de sa soeur Henriette,  y accueillit Paul Verlaine en avril 1873, après le douloureux épisode Rimbaud, qui l'emmena à être ensuite emprisonné à Buxelles et à Mons

Louise Henriette Grandjean, née Verlaine, tante de Paul Verlaine habitait Paliseul,  et chaque été, jusqu'à l'âge de 18 ans, Verlaine connaîtra en Belgique, d'heureuses vacances à Paliseul, Bouillon et Jehonville. Car Verlaine avait une autre tante, Julie Evrard née Verlaine et demeurant à Jehonville. A Paliseul il y a un Centre culturel "Paul Verlaine".

Et puis il y a Corbion sur la Semois, sur le haut de Bouillon, dont j'ai déjà parlé dans cette biographie. En effet en 1885, Verlaine franchit la frontière belge et s'arrête clandestinement pendant deux mois au village belge de Corbion dans une maison isolée, habitée par une veuve. il lui suffit de sauter le ruisseau pour mettre celui-ci entre lui et les gendarmes belges. Corbion est la paroisse de son ami d'enfance à Paliseul, Jean-Baptiste Dewez, devenu prêtre puis professeur à l'Université catholique de Louvain. La maladie a fait de ce savant un humble curé de campagne. Verlaine le rencontre en cachette le soir, à son presbytère, dans d'interminables colloques.

 

Carte Verlaine en Ardennes

 

Voici Jehonville et la ferme Evrard

 

Juin 85 Jehonville Le Pays du Capitaine Verlaine

 

A propos  de  la Collection de l'Art Brut à lausanne, voici ue petite rétrospective de mes contacts avec son directeur Michel Thévoz :

Notre correspondance a commencé en janvier 1979. Je suis allé le voir à Lausanne en août 1981. Le 14/12/1982, Thévoz m'écrit que les travaux d'extension de la Collection de l'Art Brut vont commencer en mai 1983. Il m'annonce sa visite prochaine à Moircy et laisse entrevoir une exposition personnelle de mes oeuvres dans cette nouvelle aile. Plus de deux ans ont passé...Silence total alors que j'ai reçu deux invitations  pour les deux premières expos organisées dans cette aile.

Parallèlement ma correspondance avec Dubuffet commence le 29 novembre 1982 et se termine le 29 mars 1984. Le 10 juillet Dubuffet se donnait la peine d'envoyer à Thevoz une photo de mon territoire avec les totems au bord de l'étang. Aucune réaction.

J'ai acheté deux livres-"Les mémoires du compositeur CHOSTAKOVICH" et "L'Eternel aujourd-hui" de Michel de GHELDERODE, ainsi qu'un numéro du Magazine Littéraire consacré à Henri MICHAUX

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