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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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Archives

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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COHEN Eveybody Knows
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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 08:17
Ma biographie n°185 -1981-Expo NRA à Paris

 

Je suis dans ma 44e année. En Janvier je suis souvent à Bruxelles, à la Librairie Post Scriptum (Bernard Mercélis), qui, auparavant se trouvait rue de l'Arbre bénit, librairie bien achalandée sur tout ce qui concerne l'art contemporain et avant-gardiste. La voiciLibrairie Post Scriptum1

Librairie Post Scriptum2

POST-SCRIPTUMJe me rends aussi au Palais des Beaux-Arts à l'Exposition "Tremplns" qui met à l'honneur le travail de mon ami Jean-Pierre Ransonnet. Eh oui les photos sont piquées, elles ont 30 ansTremplin Ransonnet

Tremplin Ransonnet2

Tremplin Ransonnet3

Tremplin Ransonnet4 Tout ceci ne m'empêhe pas d'avancer dans mon nouveau travail qui, en fait, se construit sur les matériaux ruinés de la maison, chevrons arrachés, pierres fracasséesdAtelier en Fév. Mon travail 2AtelierMon travail en FévrierAtelier en Fév. Mon Travail 3Vancau dans son atelier2Vancau dans son atelierEn ce mois de Janvier nous avons aussi la visite de nos amis Thierry Dion et Mireille Rousseau, un couple qui vit près Toulon et travaille à la Culture de la Mairie de La Seyne-sur-. Des anciens du Centre Dramatique ardennais, théâtre dont je me suis occupé fin des années 70 et qui est tombé en faillite, suite aux malversations de son directeur, notre ami  Michel De Paepe, en fuite, en France. Sur ces photos, il y a aussi notre ami sculpteur liégeois Attila Les Dion et tutta la famiglia à Moircy

Les Dion et tutta la famiglia à -2

Et en Février c'est PARIS à nouveau. Je suis en effet sélectionné  avec une dizaine de peintres belges,  pour une Expo sur "Le  Livre comme Objet d'Art" organisée à la Galerie NRA (Nicole Rousset Altounian) qui se tiendra au Forum des Halles en plein chantier à cette époque, rue du Jour, la rue qui passe derrière l'Eglise Saint-Eustache. Je suis accompagné par un ami de Libramont, lui aussi sélectionné , Jean-Pierre Devresse, son frère Etienne, et Céline ma femme. Le voyage commencera par un procès, payable cash à Rethel sur la route de Reims, là où Paul Verlaine enseigna jadis. Collège dont il s'est fait renvoyer 

Voici le lieu où nous allons exposer: L'Entrée de la rue du Jour avec à droite l'Eglise Sainte-Eustache et l'entrée de la galerie de 3 étages, qui est en fait une maison complètement imbriquée dans l'Eglise La Galerie NRA, Rue du JourLa Galerie NRA, Rue du Jour-2NRA Affiche

NRA Paris-Sélection Devolder

Presse Vancau 054+-0 NRA 2 Sélection belge

 

+-0 NRA Sélection belge

Nous avons retenu un hôtel dont je suis familier à l'époque, l'Hôtel de Roubaix, situé rue Greneta entre la Boulevard de Sebastopol et la rue de Turbigo, cette rue menant à la pittoresque Eglise Saint-Nicolas des Champs, à deux pas du "Trou des Halles" et du Centre Pompidou (inauguré en 1977)et donc du Centre Wallonie-Bruxelles, situé face à Beaubourg, rue de Quincampoix et inauguré en 1979 en présence d'Alechinski, Folon, Bury et Roulin). Voici l'Eglise St Nicolas des Champs, la nuit. Notre hôtel c'est le portique illuminé à gauche de la rue Greneta  Greneta et St Nicolas des Champs

 Après avoir pris possession de nos chambres, nous allons déposer nos travaux à la Galerie NRA. Passage forcé par le Trou des Halles, les anciennes Halles, le Ventre de Paris, ayant été démantelées et transportées  à la Villette et à Rungis. Voici le chantier à l'époque

Les Halles 2 en 1981

avec ce fameux mur sur lequel des artistes ont peint des Personnages en trompe-l'oeilLes Halles 1 en 1981-Trompe l'Oeil

Et enfin les premières galeries commerçantes en constructionLes Halles 3 en 1981Le  forum sera opérationnel en 1979 avec l'inauguration du 1er Centre commercial comportant en sous-sol, la plus grande gare souterraine du monde, celle du RER Châtelet-Les Halles 

Les Halles construites au départ par Napoleon avaient été recouvertes en 1863 par l'architecte Victord BaltardHalles de Paris, 1863

et en 1970, sous Giscard, on décide de les transporter à la Villette et à Rungis. Un espace vert sera aménagé à leur place ,avec des centres commerciaux et une gare RER "Châtelet-Les Halles". Voici l'espace en 2004

Les Halles en 2004

Là, nouvelle décison de changements. Multiple projets. C'est celui des arcitectes Patrick Berger et Jacques Anziutti, le Projet du petit carreau des Halles, qui s'imposera

Les travaux ont commencé en avril 2011. Et on recommence....300px-P1010076 Paris Ier Les Halles Travaux 2011

Et après NRA nous allons nous promener dans Paris. D'abord voir une exposition sur l'Allemagne aujourd'hui. Tous  les grands noms de la peinture allemande contemporaine des années 70

Expo Allemagne aujourd'hui

Anna Oppermann est ses chambres vôtives Ana Opperman

Eva-Maria SchoenSchoen

Michaël BUTHEMichel Buthe

Joseph BEUYSBeuys

Sigmar POLKESigmar Polke

Germaine RICHIERRichier

Wolf VOSTELL et ses camps concentrationnairesWolf VOSTELL

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 07:53
Ma bio n°184: Fin année 1980-Début de mon journal manuscrit

C'est en cette fin d'année 1980 que j'ai réellement commencé un journal manuscrit quotidien et c'est donc ce journal que je vais reproduire en partie dans ma biographie à partir de cet article 205. A noter que je suis installé surn mon territoire depuis octobre 1979. C'est le territoire et sa construction qui ont amené le journal et donc l'écritureJournal-2.jpg

 

 

1980 est avant tout une année d'expositions. Je suis sollicité partout et ce n'est pas facile car il y a encore de multiples travaux à réaliser à Moircy, maison dans laquelle je me suis installé fin 1979, au niveau du corps de logis. Il reste donc toutes les dépendances et avant tout l'atelier avec la construction d'un bureau, la mise en place d'un velux et l'achèvement de cette immene cheminée à trois conduits et deux feux ouverts et qui s'élève à 9 mètres de haut. Une vraie pyramide...

 

En outre tout est à faire à l'extérieur. Il n'y a pas un arbre et je projette la construction d'un étang, au départ de mon ruisseau qui traverse la propriété sur 45 mètres de long

 

En plus , toute une création est en train de naître, au départ des éléments inutilisables retirés de cette maison en ruines. C'est notamment au départ des poutres pourries venant du plafond de l'étable et qu'il va  falloir remplacer, que va naître l'envie de créer des totems.

 

Enfin ma banque est en train d'être absorbée par une grosse banque anversoise

 

Commençons par les expositions. J'ai commencé l'année 80 avec une expo à Liège, au Cirque Divers et une autre à Mons dans la Librairie Leto, rue d'Havré.

Je vais ensuite exposer à Izel, Gouvy, Arlon dans un resto tenu par une amie (Le Cerf-Volant), Bastogne,  Etalle et Libramont. Tous ces lieux étant situés dans la Province de Luxembourg .

A Izel tout d'abord, près de la Semois. Exposition itinérante appelée" L'art Jeune" et qui traversera Izel, Gouvy et Libramont24 Oct.80. Izel-L'Art Jeune

A Gouvy, dans une salle de cinéma lugubre, en Novembre 1980 Nov80 Expo Art Jeune à Gouvy

A Libramont, au Foyer Culturel en décembre 1980Fin Déc 80 Expo Art Jeune à Libramont

A Amnesty International à Bastogne, en septembre 1980Sep80 J'expose à Amnesty BastogneVancau à Amnesty Bastogne

Une expo personnelle cette fois dans le resto d'une amie à Arlon "Le Cerf-Volant"

Affiche Expo à Arlon Sep 80Cerf Volant Expo Arlon-2Cerf Volant Expo ArlonPresse Expo Arlon

A Etalle en Gaume. Expo de photos peintes, en ce qui me concerne, ici dans le fond (Château de Séviscourt)Fin Déc 80 Mon expo à Etalle

Donc ça carbure grave en 1980. Si on ajoute celle de Liège en janvier et de Mons en avril, cela fait 9 expositions sur un an 

 

Et pendant ce temps, je continue les travaux à Moircy. A l'intérieur d'abord:

 

Dans l'Atelier, voici le plan que j'ai dressé à l'époque. Principalement terminer la grande cheminée(à droite),  des deux feux ouverts et du chauffage central, construire un bureau dans mon atelier(à gauche dans le fond), terminer le plafond immense de l'atelier (2 couches de laine de Roche, clouer des plaqes d'eurotane et les peindre et installer un Velux)Mon Plan des travaux en cours en Août 80P1060590Pose Velux AtelierFinition de mon bureau en Août 80

Mon bureau au fond à gauche.avec un débarras au-dessus, sous toit. 

 

Et voici les travaux de l'extérieur. Aménagement d'une terrasse à l'arrière avec les pierres de schiste récupérées en ouvrant les deux gandes baiesDébut terrasse ce 2 Juillet 1980Jardin en sep 80

Cimentage des encadrements de fenêtre,'en briques rouges à l'origine, avec du mortier mélangé à des pigments noirs et bleus. Voici l'avant (briques rouges) et l'aprèsAvant cimentage fenêtres Sep 80

  Après cimentage fenêtres Sep 80

 

Voici  ensuite le ruisseau, que je suis en train de dériver vers l'entrée du futur grand étang que je commence à creuser à la pioche, un trou minuscule, qui fera bien vite 200 m2. Nous sommes en septembre 1980. On remarquera qu'il n'y a pas encore un seul arbre planté sur le territoire qui, en 2011, est devenu forêt Le 2e ruisseau en Mai1980

Oct.80 Le deuxième ruisseau et le 1er BarrageOct.80 Le début de l'Etang 1

En Juin, 3 jours à Ostende avec Céline, pour amener une de mes peintures mise en lice pour le Prix Europa 1980

Ostende 14-15 Juin1980-1Ostende 14-15 Juin1980-2

Ostende 14-15 Juin1980-3

 

Et à la fin de l'année 1980, la Banque IPPA, anversoise, donc flamande, absorbe ma sociéte, le Crédit Foncier de Belgique et vient placer de nouvelles enseignes sur la façade de mon bureau à Libramont au 17 de la rue de Serpont . Je suis encore loin de savoir ce qui m'attend. Comme tous les absorbés du Crédit Foncier, je suis indésirable, et wallon de surcroît, à savoir paresseux et inefficcace aux yeux d'une société flamande. C'est toujours le cas en 2011 ave Bart de Waever qui va arriver à détruire la Belgique

Face à ces crapules d'Ippa, je vais parvenir à résister pendant 9 ans. Ils vont me mettre à toutes les sauces. Moi je m'accrocherai à cause de mon territoire. Mais en 1989, je serai mis à pied, à 52 ans. Motif "Ne convient plus".  Après 24 ans.... J'accepterai leur préavis immédiat en refusant de signer une quelconque acceptation de mon licenciement et je les traînerai en justice pendant 4 ans, gagant mes procès en première instance et en appel, ce qui les obligera à me verser en plus les intérêts courus pendant les quatre annés de procès.

 

Voici mon bureau à Libramont . Nous occupions au privé les deux étages au-dessus de la Banque. J'ai emménagé à Moircy, en septembre 1979, et le bureau a été fermé définitivement en 1983

 

Fin Déc 80 Crédit Foncier devient IPPA

C'est enfin en novembre 1980 que je commence à rédiger un journal manuscrit qui à ce jour (juillet 2011) compte plus de 50.000 pages et 165 volumes

P1060624P1060626-1Journal 1981 001

Journal impubliable à cause de mon écriture devenue de plus en plus illisible et de la foule de documents diversifiés, y insérés, normalement sur la page de droite (beaucoup de photos de mon quotidien, de lettres, d'articles en tous genres)

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 07:36
Ma biographie n°183-Printemps-Eté 1980-Voyage en Hollande
Ma biographie n°183-Printemps-Eté 1980-Voyage en Hollande

 

Le 19 mars, je me retrouve à Musson (Lorraine belge) chez une jeune artiste qui ouvre ses portes pour montrer ses oeuvres. Elle vient de terminer ses études de sérigraphie au 75 à Bruxelles. Et là, catastrophe, c'est le coup de foudre. Elle a 21 ans et j'en ai 42. Mission impossible. Trop grande différence d'âge et en plus je suis marié et suis en train de reconstruire ma maison.

 

Mais pas de mensonge à mon épouse, je joue carte sur table. Je dois vivre cette expérience parce qu'à 42 ans, banquier, ayant acheté ma première maison et contracté un prêt hypothécaire, je crains d'être enfermé par ce système et d'être condamné à vie, en tant que banquier, gentil petit mari, père. modèle Je suis dans un mauvais chemin. Je n'ai jamais voulu être docteur en Droit, ni avocat, ni banquier. J'ai découvert ma vraie vie à 29 ans à travers la peinture. Je suis un artiste avant tout et donc, par défi, je tente une histoire avec une artiste, pour sortir de l'enfermement. Mais je sais que je puis tout faire éclater, oui je le sais, mais c'est plus fort que moi

 

D'ailleurs j'avais déjà donné un coup de canif dans le contrat à Liège en 1969, après 7 ans de mariage, avec une autre artiste, aujourd'hui célèbre et dont je tairai le nom

 

Et en juillet j'emmène cette demoiselle qui habite Arlon, vers le Nord, celui de Gand, ma ville natale, et puis la Hollande en passant par Anvers; Voyage à travers les lieux d'art contemporain en vogue à cette époque. Voici l'itinéraire au départ d'Arlon, puis arrêt à Liège, Bruxelles, Gand, Anvers et enfin la Hollande

 

D'abord je vous présente ma compagne de voyage, que personne aujourd'hui ne serait à même de reconnaître, du moins je le pense car je ne l'ai plus vue

depuis des annéesPascale Ravet

Pascale Ravet 2

ItinéraireVoici quelques pages et quelques photos retrouvées d'un journal de voyage plus que sommaire

D'abord à Bruxelles, le Palais des Beaux-Arts avec une installation de Gruyaert, une autre de Marcel Broodtaers,en bas, à gauche et une salle Bram Bogaert en bas à droite

Pascale Ravet -Voyage en Hollande -Bruxelles

  Gand, Place Saint-Bavon, face à la Cathédrale du même nom dans laquelle j'ai été baptisé en Novembre 1937

Gand

A Gand aussi pour voir cette expo-ci.: "L'art après 1968"Gent Juillet-Kunst na 68

Et encore à Gand avec des oeuvres de Panamarenko, de Mario Merz et la cour du Musée d'art contemporain de l'époque, le SMAKLe Smak à Gand

Puis Anvers, la place où l'on peut voir et Jacques van Artevelde et aussi des fabricants d'armes "Van Cauwenberghe and Co", sur le haut d'une façade,"même nom que le mien, quelle horreur !!! et à droite notre hôtel "Le Métropole", au 7 du Handschoenmarkt, Kathedraalplaats Anvers Armateurs

Anvers

 Arrivée à Eindhoven à l'intérieur de l'Evoluon de Iannis XenakisEindhoven.L'Evoluon de Xenakis

Ensuite Nimègue et son hôtel de VilleNimègue

Puis plus au Nord encore Otterloo et son Musée d'Art Contemporain. Le Parc magnifique..Otterloo

Puis Une sculpture de Claes OldenburgPascale et Claes Oldenburgr Otterloo. Pascale et Claes Olde

Puis moi, oui là tout au bout de la plate-forme, sur une structure de Jean DubuffetMoi sur Dubuffet à Otterloo-copie-1

Une dernière nuit hollandaise à Arnhem au bord du Rhin, à l'Hôtel RijnzichtLe Rhin à Arnhem-copie-1De ce voyage je n'e dirai rien de plus, sinon qu'il fut difficile, forcément entre un homme de 40 ans et une fille de 20 ans. Nous en resterons donc là ...Il restera néanmoins un voyage mémorable à travers l'art contemporain des années 80

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 07:17
Ma Biographie N° 182 -1980 - Romus-Soulages-Fluxus-Compost-Mons
Ma Biographie N° 182 -1980 - Romus-Soulages-Fluxus-Compost-Mons

Voici d'abord un article paru dans la presse sur mon ami peintre André ROMUS, l'ami de Pierre Soulages qui va d'ailleurs le faire exposer à L!ège au printemps 2008, ce qui me permettra de rencontrer ce grand "Monsieur"Le vernissage de Soulages à La Boverie à Liège aura lieu le 22 Février 1980

Mais le 18 Janvier, à Liège s'est aussi déroulé un grand Week-end FLUXUS au Musée St Georges et au Palais des Congrès, avec FILIOU, VOSTELL, BEN et CHIARI. Je retrouve donc Ben à cette occasion et le voici au premier plan à gauche, d'ailleurs, au Musée St GeorgesEt le soir vers 21h45, le grand concert Fluxus au Palais des Congrès. Des auto-collants "ON S'EN FLUXUS" sont distribuésEt Ben vend ses oeuvres "authentiques". Ce bout de papier signé doit valoir aujourd'hui dans les 50.000 Euros
Le 1er avril 1980 notre groupe COMPOST organise une exposition chez Mariette Devresse, mère des deux frères Devresse, à Libramont. Soleil splendide. Pas mal de monde. J'ai exposé dans le jardin de chez Devresse, rue de la Cité, les pierres fracassées des mangeoires de Moircy, que je vais exposer à Mons une semaine plus tard dans une librairie
. Terrifiante journée et soirée, en fait tout un week-end de liesse. Voici mes pierres parmi les feuilles mortes

Et nous voici à quelques uns dans la chambre de Jean-Pierre, le couple de Gothal (Claire et Jean-Pierre), Françoise ?, Marine Closset, Dominique Marx et Jacques Fonder réalisateur d'une video sur le groupe Compost pour le Service de affaires cullturelles de Saint-Hubert, sans oublier "Le Che". Bien d'autres personnes sont dans le jardin et notamment André Stas que je salue. Bien mauvaises photos. Elles ont trente ans et ont été prises avec un appareil de fortune
Et donc je vais installer mon exposition chez André LETO, libraire rue d' Havré à Mons, le samedi 19 avril, dans le fond de la Librairie, espérant avoir le passage de l'un ou l'autre ami, mais en vain. Un vernissage est prévu en fin d'exposition, le 17 mai 1980 et nous irons la veille loger chez nos amis Michon qui ont quitté la Bourgogne, pour venir vivre et travaillerà Valenciennes. Voici la librairie LETO bien connue des MontoisEt voici mes "Rocking Stones" c'est le titre de mon expo, à savoir les débris peints des mangeoires de mon écurie à Moircy. Mise en scène très théâtrale. Les petites figurines au pied des pierres ont été faites avec l'argile du fond de mon ruisseauEt voici le décrochage de l'expo le 17 mai 1980, avec les Michon et des amis français des Beaux-Arts de Valenciennes, ainsi qu'Etienne Devresse et Dominique Marx de Bertrix (le barbu)

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 07:05
Bio 181 - Fin 1979 - La Crémaillère à Moircy-Tendances actuelles-Mon expo au Cirque Divers
Bio 181 - Fin 1979 - La Crémaillère à Moircy-Tendances actuelles-Mon expo au Cirque Divers

Le 25 Octobre, on inaugure à Libramont une exposition de groupe qui s'intitule "Tendances contemporaines", organisée par Bernard Noirot de Libramont (qui a déjà organisé une expo avec les Hyperréalistes l'année précédente) au sein du SAC Saint-Hubert (Service des Affaires Culturelles) Bernard a fait ses études aux Beaux-Arts de Tournai. Il y a 6 groupes belges et français (les Malassis avec Cueco etc...) et 43 exposants. Pour la province de Luxembourg nous sommes cinq à être sélectionnés (Courtois-Devresse-Maillien-Ransonnet-Vancau). Il y a aussi Pol Mara. Bref dans la Province c'est un petit évènement. Cette expo circulera à La Louvière, à Gouvy et à Esch-sur-Alzette, jusqu'à la fin de l'année

Et nous voici donc le 27 octobre. Nous sommes installés à Moircy depuis près d'un mois et nous allons pendre la Crémaillère dans l'Atelier, c'est plus prudent. Les invités sont les couples Ransonnet, Romus, Rikkers, le couple Crahay (Raoul et Malvina Octors), le couple Michaux, les frères Jean-Pierre et Etienne Devresse, Marine Closset, Jean-Pierre Collignon et sa compagne Thérèse Guissart. Jean Vanesse et Toinette Francotte, Bernard Noirot et Andrée Verbeke, Louis Halleux, Jean-Luc Walewijns, Jean Oury et Geneviève Vandevelde, Céline et moi, celà fait tout de même 26 personnes. Ci-dessous nous avons de gauche à droite, JP Collignon, JP Ransonnet et Myette ma belle soeur, Jacqueline Michaux (Deleclos), André Romus Journaliste et peintre, ami de Soulages , sa femme Yvette et PauleAu début c'est calme, tout le monde est assis et on parle gentiment, tout en carburant pas mal.
Ci-dessus JP Collignon, JP Devresse, Raoul Crahay et sa femme Malvina Octors
Ici au-dessus on commence à sortir les guitares, Louis Halleux (Groupe Compost) et Jean-Luc Walewijns un libramontois.

 

Jean-Pierre Devresse très en retard, va s'amener avec des gâteaux à la crème fraiche achetés à Maastricht, ce qui va transformer notre fête en véritable partie de tartes à la crême. Me voici déjà barbouillé mais continuant à jouer de la guitare imperturbablementLà ça devient monstrueux. Trois "Jérôme Bosch", de gauche à droite, Etienne Devresse, moi et Jean-Pierre RansonnetJean-Pierre Ransonnet et Jean-Pierre Collignon entartrés. Noêl Godin n'a rien inventé, nous sommes en 1979

Et le 7 décembre c'est mon vernissage à Liège, une expo personnelle au Cirque Divers en Roture.  

 

André Stas et Jean-Pierre Ransonnet sont venus à Moircy, le 1er décembre et ont tout chargé dans une camionnette. Je les suis à Liège en voiture. On monte l'expo le jour même avec Jacques Jaminon (Cfr L'auberge du Vieil Engreux) et je loge à Crisnée ches les Ransonnet. Le 2 décembre je passe une soirée au Cirque avec Ben Vautier qui est venu voir mon expo et Jacques Lizène. Le lundi 3, j'ai rendez-vous avec la télévision (Arts-Hebdo Christian Bussy). Jacques Lizène qui a passé la nuit chez Stas assiste à l'interview par Christian Bussy. L'émission passera les lundi et mardi 10 et 11 décembre. Voici deux photos de l'expo dont la première est prise le jour de l'interview à la télévision belge par Christian Bussy et l'autre en semaine après le vernissage. Ce sont en fait tous mes objets ramassés en forêt et à la décharge publique de Libramont, qui sont exposés.

C'est ma première expo importante. Au vernissage du 7 décembre. Il y a un monde fou. Henri Pousseur est présent ce qui me fait bien plaisir. Mais j'ai le trac et je suis pété. C'est terrible un vernissage!!!. Cette expo qui me marquera, je la dois à Jean-Pierre Ransonnet car jamais le Cirque Divers ne serait venu me chercher à Libramont. C'est aussi cette expo qui me fera rencontrer André StasAu centre,Jean-Pierre Michaux et ses deux enfants

Ah mais voilà est-ce vraiment de l'Art. Dites-moi c'est quoi pour vous L'ART???
Et n'oublions pas la soirée à l'Auberge de l'Ourthe à Tilff reprise par mon ami Jean-Pierre Collignon, superbe lieu retro au bord d'une rivière, et lorsque j'arrive après mon expo, je m'aperçois que mon ami José Bedeur, le grand jazzman belge, contrebassiste et violoncelliste et pas seulement jazzman mais compositeur contemporain tout court, toujours en recherche, et que je n'ai plus vu depuis 1970 (Atelier Planète), est là sur scène et lorsque j'arrive, José  fait une impro en mon honneur et on tombe dans les bras l'un de l'autre. Le voici

Et le 9 décembre une visite à Embourg chez le peintre André Romus avant son exposition à Hong-Kong
Et fin décembre je vais encore me taper un vernissage de "Tendances Actuelles" où j'expose aussi avec Jean-Pierre Devresse, à Esch-sur-Alzette au Grand Duché. Une vraie horreur avec heureusement un gag. Sorti un moment pour photographier la place stalinienne de Esch avec le théâtre dans lequel nous exposons, je dépose mon sac sur le trottoir. Alors que je rentre, on me demande de piloter et d'expliquer l'exposition au Consul de Belgique et à son épouse. Je fais le tour avec eux et je sens  autour de nous, une odeur pas très catholique. Revenu au bar rejoindre mes amis, je m'aperçois que le bas de mon sac est rempli de caca de chien. Tout s'explique! Nous sommes écroulés de rire. Je pense que le consul et la consulesse ont dû garder un souvenir très marquant de l'Art Contemporain. Une expo odorante. Voici le théâtre en question et donc en bas à droite l'endroit maudit où j'ai déposé mon sacLors de cette exposition "Tendances actuelles" qui circule un peu partout pendant plusieurs mois, il faut signaler la présence d'une pièce magnifique de Jean-Pierre Devresse, mon jeune ami libramontois. Une sorte de cube dans lequel on rentre  et qui représente sa chambre "imaginaire" et ses peintres-stars du moment, disons son pantheon personnel. C'est plein d'humour!

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 09:36
Bio 180 - 1979-Les Travaux d'Hercule à Moircy

 

te "d'avant et après" La porte d'entrée va devenir une baie vitrée en creux, rentraLe samedi 6 janvier, j'en suis déjà à ma 36e séance de chantier, en plein hiver et dans une maison ouverte à tous les courants d'air. je travaille au niveau du coin de feu. Construire une cheminée, fracasser le beton du sol, boucher la porte d'entrée et faire une fenêtre à la place etc..Je vais aligner des photos en planches de deux ou de trois photos qui montreront l'avancée des travaux entre octobre 78 et Juillet 1979.
D'abord la façade avant. Ensuite la façade arrière côté jardin

Une ported d'entrée vitrée revenant à l'interieur du hall de la maison de manière à amener un maximum de lumière.

 

La porte de gauche va devenir une fenêtre. Ce sera notre futur coin de feu. Il faudra pour commencer que je fracasse le béton, recoule un béton de niveau, fasse une chape, soutienne la cheminée croulante du feu ouvert avec une colonne de pierres de schiste, relève les poutres du plafond, en remplace certaines, arrache tous les planchers qui sont pourris et rehausse les murs car les pièces sont trop basses (Il y a 350 ans les gens étaient nettement plus petits)
 

Un entrepreneur Robert Genin, travaille dans l'écurie avec un de ses hommes, dès le 31 Décembre 1978. En lever les poutres du plafond trop basses et inutilisables (futurs totems au bord de l'Etang) et percer de grandes baies dans les murs de schiste
 

Voici l'arrière du batiment. La future cuisine sera à droite, je transformerai la fenêtre en porte, l'excroissance c'est le poulailler et au-dessus on amènagera une chambre d'amis qui est devenue mon bureau ( étant donné que je n'ai plus d'amis..Oh c'est une blague). La fenêtre à gauche est l'ancienne porte du fenil donnant sur la grange qui deviendra mon atelier. Sous cette fenêtre on ouvrira une grande baie et une deuxième, dans le pignon de gauche. Epaisseur de murs  entre 60 cms et un mètre. Sur la gauche dans l'écurie et dans l'atelier je vais construire une cheminée de 9 mètres de haut en blocs, contenant trois rangées de boisseaux, une pour le feu ouvert que je vais construire dans l'écurie, futur living, une pour un feu ouvert en fonte que je vais installer dans l'atelier et une troisième pour le chauffage central, alimenté par une chaudière qui se trouvera dans un garage que je construirai en Juillet avec mon beau-frère Jean-Pierre Ransonnet et qui n'est pas encore présent sur ces photos-ci.
 

Et puis voici le fameux coin de feu avec un escalier que je déplacerai au 1er étage et au sol ce fameux béton imitant un carrelage mais qui n'est pas de niveau. Je vais devoir tout fracasser à la masse, travail de forçat, afin de réduire ce béton en bricaillons, qui soutiendront le beton que je mettrai ensuite. Je tiens à signaler que je n'ai même pas de bétonneuse. Je prépare mon mortier à la main sur une tôle et on peut le voir sur cette photo; mélange de sable jaune, de sable du Rhin et de ciment. Je gâche comme on dit. Je n'ai jamais fait celà de ma vie mais très vite je vais devenir un maçon passionné.
 

Je bouche la porte d'entrée et en fais une fenêtre, je plâtre les murs avec de la chaux hydrofuge, on vient me placer les canalisations électriques et les tuyaux de chauffage et en Juillet c'est ma femme et sa soeur qui vont s'atteler aux carrelages, un vrai métier, tandis que Jean-Pierre et moi sommes à la construction du garage.
 

Tous ces travaux, la manière de les éxécuter, je me les fais expliquer par les deux hommes de métier qui travaillent dans l'écurie. J'ai la chance de travailler une maison très primitive et donc de pouvoir me permettre des erreurs minimes. Mes murs ne sont pas droits mais ils n'en n'ont que plus de charme.
 

Et puis il y a ce feu ouvert. Le manteau en bois s'effondrait car il était uniquement soutenu par une vieille poutre. J'ai donc soutenu ce manteau par une colonne de schiste  sur la gauche, apprenant comment placer les pierres d'angles. Et j'ai fait une sorte de terrasse, pour élever l'âtre. Quant aux murs je les ai entièrement rejointoyés à la main car c'était du sable qui coulait sans arrêt dans la pièce. Ici les carrelages ne sont pas encore rejointoyés. Cette pièce donne sur la cuisine et sur le jardin. La cuisine que voici, avec un sol et

des canalisations à creuser pour évacuer les eaux usées et qui directement se sont remplis d'eau tant les sol est humide, une fenêtre à transformer en porte donnant sur le jardin, une fenêtre à ouvrir sur la gauche pour amener de la lumière car il n'y a pas d'autre ouverture. A droite il y a une cave non-enterrée, une vraie cave étant impensable étant donné la proximité du ruisseau et un terrain somme toute assez marécageux. Donc avant de couler les bêtons nous avons étalé des bâches imperméables sur tout le rez-de chaussée, à savoir sur une surface au sol  d'environ 200 m2 sans compter le futur garage. Sur la gauche on voit la porte de la cave. Les poutres en chêne ont plus de 300 ans.

Ci-dessous la cuisine en phase terminale. Le plan de cuisine se trouve sur la gauche. La porte donne sur le terrain et les deux potagers actuels. La cave à côté abrite le surgélateur et la machine à laver ainsi que le tableau d'électricité.
 

Depuis février, je ne suis plus seul, mon épouse étant venue me rejoindre à la fin des grands gels. Travailler à deux c'est tout différent
 

Nous sommes dans toutes les pièces à la fois car il faut aligner l'avancement des travaux. Outre la cuisine et le coin de feu, il faut travailler au 1er étage, la chambre de Valérie et la salle de bains, notre chambre au 2e étage et le grenier, le Hall d'entrée, qu'il faut terrasser, bétonner et dans lequel il faut construire un escalier en béton, seul accès possible aux étages. Je le ferai avec un menuisier pour construire le coffrage et je le remplirai de béton, ce béton que désormais je gâche devant le maison sur une grande tôle qui plus tard deviendra une peinture qui sera accrochée dans l'Atelier. Ce hall nous l'attaquons fin mars et j'en suis à ma 56e heure de travail. De temps en temps des amis viennent nous aider: les frères Devresse, les frères Bernard de Libramont, Frédéric Robaye, Francis Martinet, Michel de Paepe, Yvan Kerger et surtout le couple Ransonnet qui habite en Hesbaye et viendra nouis aider pendant 8 jours au mois de juillet 1979. Sans eux, nous n'aurions jamais terminé
 

En effet étant donné mon boulot je ne puis travailler que les fins de journées et les Week-ends, ainsi que pendant les vacances. Et nous ne pouvons pas traîner car nous payons un double loyer, celui de notre emprûnt et celui de la Banque à Libramont. Nous espérons donc pouvoir rentrer dans une maison habitable avant l'hiver. Voici deux photos du hall d'entrée, toujours avant et après. L'escalier est construit, les murs, surélevés. Nous avons ajouté une passerelle afin que tout reste ouvert et amène de la lumière dans la grange. ( Nous ajouterons un velux dans le toit du côté sud (Façade)habitable). Le sol a été bétonné, chapé et carrelé. Il a fallu aussi construire un escalier, pour pouvoir accéder aux étages. La porte à droite donne dans l'écurie, futur Living (5V0m2) un WC qui se trouve sur la gauche
 

Voici le travail du 1er étage, côté salle de bains. D'abord arracher tous les planchers pourris, faire un coffrage en bois, puis couler un béton et faire une chape. Rejointoyer tous les murs et amener les canalisations. La baignoire sera placée dans la fond contre le mur et au centre je construirai, en blocs, une table pour les deux lavabos avec 4 poutrelles en sapin, assemblées avec de la colle forte
 

Sur la photo du haut nous sommes au niveau de notre chambre à coucher et nous surplombons donc la salle de bains. La fenêtre de la salle de bains (photo du milieu) a été agrandie et celle de notre chambre, créée de toutes pièces, tout en plan horizontal et de là on a une vue panoramique sur le jardin et sur la forêt

Pour faire le plancher de notre chambre, nous installerons des poutrelles en sapin, à niveau, au-dessus des poutrelles en chêne qui, elles ont irrégulières, puis nous clouerons des plaques d'aggloméré
Photo du dessous, à gauche, nous avons récupéré l'escalier de bois qui se trouvait dans le coin de feu, afin de pouvoir accéder à notre chambre


Et voici notre chambre sous toit (voir photos en fin d'article) que je terminerai avec Jean-Pierre Ransonnet en juillet, juste après que nous en ayons terminé avec le garage
 

La superbe colonne de schiste, on se croirait au Mexique, c'est la sortie du feu ouvert qui se trouve au rez-de-chaussée dans le coin de feu. A droite de cette colonne j'en ai construit une autre en grosses pierres de schiste afin de pouvoir séparer notre chambre du grenier. Cette deuxième colonne je vais la plafonner de façon à faire resortir la colonne principale qui est vraiment superbe, une petite pyramide aztèque
 

Un menuisier me fera une structure en bois pour fermer le grenier et faire un faux-plafond et je n'aurai plus qu'a clouer des plaques de gyproc et à les peindre. Dans le fond à gauche, on voit l'ancien pignon de la maison dont le toit de chaume a brûlé en 1928, ce qui a provoqué un rehaussement de la maison et la possibilté d'un deuxième étage. J'ai plafonné cette partie surélévée afin à la fois de faire resortir le vieux mur et d'apporter une maximun de lumière. Les vieilles maisons ardennaises ont très peu de lumière car elles comportent un minimum d'ouvertures, étant donne la rigueur des hivers à l'époque sur les plateaux ardennais. Pour rappel nous sommes à 440 mètres d'altitude et la forêt voisine culmine à 547 mètres. Ce n'est pas la montagne, d'ailleurs en belgique nous n'en avons pas, mais ce n'est pas la plaine non plus. Et nous avons aussi un grenier attenant dont je devrai isoler le plafond avec de la laine de roche et du gyproclEt pendant ce temps voici ce que devient l'Ecurie. Toutes les ancienne poutres en chène, rongées par les urines du bétail ont éte enlevées. Ensuite on a percé les grandes baies sous le contrôle de l'entrepreneur. Disons que je les ai aidés sans plus. Il a fallu étançonner très sérieusement de peur que tout l'immeuble ne s'écroule.
 

Ensuite il a fallu rehausser le mur de séparation qui était beaucoup trop bas, puis régulariser les flancs des ébormes baies creusées à force pieds de biche et cimenter des pierres de schiste en parvenant à faire des angles réguliers. C' est un véritable métier qui ne se pratique quasiment plus, les corps de métiers préférant mettre des blocs et les plafonner ensuite, ce procédé coûtant évidemment beaucoup moins cher en main d'oeuvre. On m'a montré comment faire et j'ai vite compris; mais celà prend un temps fou car il faut chaque fois choisir les pierres qui conviennent et les retourner dans tous les sens
 En 2004, j'ai repratiqué ce métier en travaillant la porte qui sépare mon atelier de la galerie que j'avais fait construire au-dessus du garage, 25 ans plus tard

 

On voit ici les nouvelles poutrelles de sapin installées à une hauteur convenable car dans l'ancienne écurie, il fallait se baisser
 

J'ai dû aussi fracasser à la masse les mangeoires encore présentes sur la photos du dessus, mais il ne s'agissait que de briques enrobées de ciment avec un revêtement de ciment lisse par-dessus. Il ne s'agissait donc pas de pierre bleue. Il nous était impossible de garder ces mangeoires car nous devions installer nos meubles 'Aujourd'hui, il n'y a plus de meubles. Lors du divorce j'ai dit à ma femme de tout évacuer. les meubles ça prend vraiment trop de place
De ces briques rouges j'ai fait une oeuvre en construisant une sorte de village troglodyte saharien, rouge et jaune qui remplira un coin de mon atelier et que voici. Les briques rouges sont enrobées de mortier jaune
Et enfin voici l'atelier en transformation. Avec Jean-Pierre Devresse, je clouerai ensuite des plaques d'aggloméré, un travail infernal et puis avec mon menuisier-ardoisier Albert, nous mettrons, à deux échelles, de la laine de roche sur toute la sous-toiture et nous clouerons des plaques d'Eurothane de 5 cms d'épaisseur, de façon à rendre l'atelier vivable en hiver. une chambre en bois et en gyproc sera construite au niveau de la fenêtre de gauche, mon bureau actuel, quant aux deux à gauche, elles donnent sur la salle de bains et sur la chambre de ma fille. Enfin au milieu du pignon de la première photo je construirai cette fameuse cheminée-colonne de 6m50 de haut, sans compter les 2m50 qui sont sous le planche. C'est de là au-dessus que mon échelle, car je n'ai même pas d'échafaudages va glisser m'entraînant dans une chute de 6 mètres. Miracle, je m'en sui tiré avec quelques contusions

Et voici le plafond de l'atelier complètement isolé et peint au latex ainsi que le Velux du côté de la façade SudEn début de travaux, au mois d'octobre 1978, dans le grenier, j'ai sectionné à la pince un gros fil éléctrique, celui de l'arrivée d'électricité, tout simplement. Il y a eu un grand éclair, ma pince a sauté au plafond et je n'ai dû mon salut qu'à mes bottes de caoutchouc. Les 100.000 volts m'ont traversé de part en part.
Et voici Hercule sur le chantier. C'est une photo prise par Etienne Devresse. On dirait un film de Wenders (L'angoisse du gardien de but à l'heure du Penalty)Christian Vancau en 1979 rénove sa maison à Moircy(Belgique)

Quant au garage terminé en Juillet, il est en début de ce article. Celà fait 136 séances de travail depuis octobre 1978 et c'est loin d'être terminé. Après 200 séances, fin septembre 2008, nous emménagerons. En octobre j'isolerai le toit de l'Atelier, je terminerai le feu ouvert en y placant des briques réfractaires découvertes dans la forêt à Poix Saint-Hubert. Le carrelage de l'écurie et les radiateurs de l'écurie ne seront posés que par la suite car nous n'avons plus d'argent. J'ai calculé à l'époque que j'avais économisé 50.000 Euros en main d'oeuvre. Mais la maison est tout à fait habitable sur moins d'un an et nous pendrons la crémaillère le 27 octobre 1979

Chambre à coucher
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Chambre à coucher
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 09:13
Bio 179 - 1979 - Pierre SOULAGES
Bio 179 - 1979 - Pierre SOULAGES

Toute cette année va être consacrée à la restauration de la ruine de Moircy . Moi qui pensais ne jamais acheter un lieu, moi qui me croyais nomade, je vais dépenser une énergie incroyable, à me constituer un Territoire, un Eden, un Camp Retranché. A 41 ans. Pourquoi? Mystère total
 

En début d'année entre mes heures de chantier, je visionne à la Télévision

belge, un reportage sur Pierre SOULAGES et c'est un choc. Ce documentaire a été réalisé par André Romus, qui a fait comme moi ses études au Collège de Jésuites Saint-Servais à LIège
 

André Romus ici à l'avant-plan à droite, aux côtés de Pierre Soulages. Il a acheté une maison pas loin de celle de Soulages, très exactement à Autignac, à quelques 20 kms de Béziers. Et comme il gère une émission qui s'appelle Itinéraires, il en consacre une à Soulages. Cette émission me remue profondément car j'y trouve de nombreux points de convergence avec Soulages (Né en 1919). En effet il a la même fascination que moi, pour les matières brutes, pour celles travaillées par le temps (rouille etc...), celui qu'il fait et celui qui passe, pour les plateaux désertiques, et pour le travail du hasard (ce que j'appelle moi, l'inconscient en marche) avec l'intervention à un moment donné de l'opérateur-créateur. Voici ce que je note à l'époque "Soulages plonge une tôle dans un bain d'acide puis la retire mais la tôle continue de se creuser.Après l'avoir encrée, ill l'applique sur un papier pour en tirer une gravure et plus le renfoncement de la tôle continue de se faire, plus elle s'encre de noir et plus le noir apparaît sur le papier. Mais quand la tôle se troue c'est le blanc qui apparaît sur le papier. On peut donc dire qu'au moment de l'accident (la tôle sortie du bain continue à se creuser), c'est en cherchant à atteindre un noir de plus en plus intense que Soulages vit un deuxième accident et arrive au blanc. On pourrait dire que c'est en grattant de plus en plus profondément son inconscient(le noir, l'obscurité) qu'il arrive à la Lumière. Ne pourrait-on dès lors penser que finalement chez Soulages, le noir n'est qu'un passage, un moyen pour atteindre la lumière et que ce n'est pas tant le noir qui est important mais bien plutôt le blanc."
 

Bref une lecture de l'acte de peindre qui se rallie à une opération alchimique, ce que je crois profondément
 

Suite à cette émission , fin janvier 1979, je me rends chez André Romus à Embourg où il vient d'emménager et il me montre ses peintures car il s'est mis  à peindre lui aussi
 

La maison des Romus est pleine de charme. Au-dessus c'est leur chienne Joseph qui nous accueille et plus bas, André dans sa cuisine avec sa femme Yvette, tous deux occupés à préparer le repas de midi.
 

André organisera une exposition de
Soulages à Liège en avril 1980 au Musée de la Boverie,  en fait les oeuvres qu'il a présentées à Beaubourg en 1979 en présence de l'artiste et j'aurai l'occasion de parler et même de souper avec lui. Mais c'est un homme extrêmement réservé et je crois très peu à l'aise dans les mondanités du "Monde de l'Art". Autrement dit, c'est un vrai !

 

Et pendant ce temps mon ami Jean-Pierre Devresse est distingué lors d'un concours organisé par le Crédit Communal. A 21 ans c'est prometteur !

 



Et moi, j'organise une grande réunion avec mon réseau d'agents, comme chaque année. Il fallait tout de même que pour une fois je montre un document professionnel. Réunion très sérieuse le matin et puis banquet de banquiersEt puis en janvier, la rétrospective de la Galerie L'A , fondée à liège par un groupe d'artistes, dont principalement le couple Vandeloise et mon ami Jean-Pierre Ransonnet, galerie qui a accompli un excellent travail, rue Trappé durant les années 80

 

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 09:02
Bio 178 Fin 1978 - H. Pousseur à Libramont - Le Procès du Jeune Chien
Bio 178 Fin 1978 - H. Pousseur à Libramont - Le Procès du Jeune Chien

 

C'est le samedi 9 septembre 1978 qu'Henri Pousseur Henri Pousseur à Libramont-Paraboles-Mix-Sep 78-Foyer Culturelviendra donner une conférence-audition au Foyer culturel de Libramont dont je suis toujours administrateur.

Voici Henri en plein dans ses préparatifs acoustiques, accompagné de sa fille Marianne PousseurNotez que le 2 septembre nous avons inauguré une exposition des hyperréalistes belges, organisée par Bernard Noirot dans ce même Foyer Culturel et c'est donc dans ce décor de plage qu' Henri fera sa prestation, en compagnie de Pat en Veerle, deux superbes nanas en polyester que voici et qui prennent leur bain de soleil à l'entrée du Foyer Culturel
 

Henri et Marianne Pousseur arrivent dans notre appartement au-dessus de la banque vers 11h45. Nous partons directement faire des essais de son installation électronique au Foyer Culturel. Nous revenons pour l'apéro et le repas de midi. Le contact est excellent. Nous visitons mon atelier dans le grenier. Henri me dit que ma peinture plairait à Michel Butor, son meilleur ami, et qu'il va le faire venir à Libramont. Lui et sa fille partent à pied pour le Foyer Culturel vers 16h00. Les frères Devresse sont arrivés. Le spectacle commence à 17h15 après que j'aie présenté Pousseur au public. La salle paraît vide; 45 personnes dans une salle de 500 places. Presqu'aucune question. Je suis gêné. Michel De Paepe (CDA) est là. Nous revenons tous à la maison, les Pousseur, les Devresse, De Paepe, les Rikkers, Toinette Francotte et le Gros
Très belle journée donc si ce n'est cet absentéisme qui me reste en travers de la gorge

 

Le 26 septembre 1978, j'écris à Roger Thumilaire, responsable du Foyer Culturel, que j'arrête les Ateliers et qu'au surplus je démissionne du Conseil d'administration. Pour moi c'en est fini de l'animation dans cette région. Que les luxembourgeois restent dans leur Moyen-Age puisqu'ils ne veulent pas en sortir. J'aurais essayé pendant trois ans, en vain. Tout ce qui est pour moi fondamental, n'intéresse personne ici. Mon "fondamental, c'est une culture vivante, contemporaine, basée sur le risque, l'aventure, la remise en question et le questionnement sur un monde qui est au bord du précipice. L'heure n'est plus aux petits ronronnements folkloriques
 

Le 28 septembre, je rencontre André Romus, à Liège, rue de Londres. André est sous-directeur à la Radio Télévision belge à Liège, a fait de très beaux documentaires sur certains peintres dont Pierre Soulages avec lequel il est devenu ami (et auquel il me présentera un peu plus tard) et il s'est lui-même mis à la peinture il y a peu.
 

Le 3 0ctobre je commence mes travaux dans la nouvelle maison de Moircy
 

Le 5 octobre nous allons avec les Devresse voir à Liège  "Le Procès du Jeune Chien" un spectacle théatral et musical composé et mis en scène par Henri Pousseur. Pour moi, un chef d'oeuvre. Avec l'Ensemble "Musique Nouvelle" de Georges Octors Junior, le revoici, et à la Harpe la fille de Pierre Bartholomée.LE procès du Jeune Chien-Henri Pousseur-Michel Butor-1978-Conservatoire de Lièger

Il s'agit en fait d'une biographie "romancée" (ou plus exactement mythologisée)de Schoenberg, écrite avec Michel Butor. Il y a du Brecht, du Weil, du Kafka, du Thomas Bernhard,du Visconti des Damnés, tout celà à la fois. La fosse qui descend sous terre avec les musiciens de "Musique Nouvelle", le chef d'Orchestre délirant, l'intervention d'un comédien venu du fond de la salle, le Nazisme, les étendards, la statue de Moïse, les infirmières blanches, la double scène avec le rideau transparent, l'alternance de la musique électronique et de l'orchestre. J'en suis complètement retourné. Pousseur est un grand bonhomme
 

Le 7 octobre c'est la naissance de la fille de mes amis français Thierry et Mireille Dion : Aurelia
 

Et le 9 Octobre, comme un coup de tonnerre, un de mes agents, à Musson, en m'ouvrant la porte à 9h00 du matin, m'annonce la mort de Jacques BREL. Je reste pétrifié sur le seuil

 

Nous mettons au point notre projet "Groupe Compost" avec Jean-Pierre Devresse. )
Et puis je suis continuellement sur mon chantier et c'est dur car je suis tout seul et l'hiver ardennais se pointe. Toute la bande de Saint-Luc-Liège emmenée par les frères Devresse vient m'aider le dimanche 5 novembre avec en plus, Jean-Pierre Collgnon. Michel De Paepe vient m'aider le 22 décembre. Nous signons l'acte d'achat définitif le 20 décembre. Le 31  décembre  je me suis déjà appuyé 35 séances de travail

Ben m'écrit de Berlin; il y est pour un an. Edward Kienholz est aussi à Berlin avec sa famille et m'écrit de là-bas

Michel de Paepe décide de se mettre à son tour sur les listes du Rassemblement Wallon, un an après moi. Il me demande de prendre ses photos électorales dans la nature. Catastrophe mon film ne s'est pas déroulé

 

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 08:47
Bio 177-Août 1978 - Achat d'une Maison à Moircy
Bio 177-Août 1978 - Achat d'une Maison à Moircy
Bio 177-Août 1978 - Achat d'une Maison à Moircy

Le 17 Juillet 1978, ma fille Valérie qui a 15 ans est partie en Angleterre (Liverpool) chez son amie Helen
 

Je suis plongé dans Gaston Chaissac. J'aime mais je me sens très loin de son côté maladif et timoré. C'est de Paepe qui me l'a fait connaître
 

Début août, Celine ma femme m'emmène voir une ffermette en ruines à Moircy, à 10 kms de Libramont. Elle a vu une annonce dans le journal et est déjà passée

une fois. Cette maison est vendue par deux fermiers âgés, les frères Leriche, qui habitent à côté. Je ne suis pas enthousiaste. Ils en veulent 25.000 Euros avec 4 ares de terrain. La voici la maison, quatre murs et un toit. habitée pour la dernière fois en 1946. Construite en schiste. Murs allant jusqu'à un mètre d'épaisseur. C'est bien une ferme avec un tout petit corps de logis à gauche. Les planchers sont pourris. La façade est plate et rébarbative. C'est un peu mieux à l'arrière. Le toit incendié a été reconstruit en1928. Il y a des poules. Aussi des cochons à l'intérieur. Les 2/3 de la maison se composent d'une grange et d'une écurie. Elle serait âgée de 350 ans me dit-on. Il y a un travail colossal à effectuer
 

C'est alors que je vais faire un tour au bout de la pâture se trouvant derrière la maison et que vois-je un ruisseau !!! tout mince mais bien vivant. Je reviens vers les frères Leriche "Il est à vous ce ruisseau?" Oui" me répondent-ils. Je dis "J'achète la maison si vous me vendez tout le terrain. Et tout le terrain c'et ça, sur la photo du dessous, bien délimité par la ligne noire, avec un mur de potager que j'érigerai en 1979 avec les pierres de schiste sorties des murs pour faire des baies dans l'Ecurie. Le ruisseau c'est la ligne noire, derrière le potager.

PPas un seul arbre c'est vérifiable. A l'avant-plan les poutres qui plafonnaient l'écurie, imprégnées des urines du bètail , non manufacturées et donc inutilisables pour servir de plancher à l'atelier qui se trouve au-dessus de l'écurie. Ces poutres deviendront des Totems qui iront se placer au bord du 1er étang de 200 m2 que je creuserai à la main de part et d'autre du ruisseau en 1980-81-82

Ce terrain fait 3000m2; au lieu des 400m2 proposés à la vente.Il nous faut donc renégocier un prix. L'offre est lancée et nous attendons le Notaire Wagemans
 

Voici une vue de la grange et de l'Ecurie. Le sol de la grange ce sont des pointes d'épicéas sous la paille; quand on marche dessus on passe au travers. Quant  au plafond de l'Ecurie il est trop bas pour qu'on puisse circuler sans se baisser. Donc quand je dis "tout refaire" c'est aussi refaire les niveaux intérieurs. Et puis ouvrir portes, baies vitrées et fenêtres car il fait très sombre. Les murs de schiste sont reliés avec de l'argile et de l'orge. Il n'y a évidemment pas de sanitaires, encore moins de chauffage. Voici le hall d'entrée. Pas d'escalier pour accéder au 1er étage, juste une échelle. Aucune isolation du toit non plus comme on peut le voir. Une seule ouverture, la porte du Fenil. Et enfin un échantillon du corps de logis avec notre futur salon. C'est coquet, non?. Il y a un feu ouvert, on ne peut plus ouvert, avec la marmites à cabolées (destinée à cuire les pommes de terre pour les cochons ). Dans le fond à droite, la cuisineLe notaire arrive; grosse discussion. Nous emportons finalement le morceau pour 26.700 Euros plus les frais d'enregistrement et de notaire soit un total d'un peu plus de 30.000 Euros et nous avons les trente ares et le ruisseau. Nous emprûnterons 27.500 euros en complétant avec nos économies (environ 10.000 Euros), qui nous permettront de commencer les travaux. Par la suite nous devrons réemprûnter 15.000 euros pour achever les travaux. Ayant relevé toutes mes heures de travail pendant un an j'ai pu évaluer les économies réalisées en main d'oeuvre à 50.000 euros. Je ne parle ici que de l'aménagement  intérieur, avec construction de trois feux ouverts et d'un garage. L'écurie (futur living) ne sera carrelée et chauffée qu'après notre installation dans l'immeuble en octobre 1979
 

Le compromis de vente sera signé le 24 août avec les frères Leriche, Fernand et Octave
 

Au mois d'août j'ai dû prévenir la direction de ma banque, Monsieur Tyteca, pour lui demander si elle m'accorderait un prêt à des conditions favorables. Et là j'ai entendu :""Comment Van Cauwenberghe, vous n'allez tout de même pas rester là-bas. Vous êtes docteur en droit, vous avez fait vos preuves dans la banque, nous avons d'autres ambitions pour vous, ici à Bruxelles etc..". Le piège! "Eh bien non Monsieur Tyteca je ne veux plus remonter en ville, je veux rester ici" Autrement dit, je n'ai aucune ambition professionnelle.

Il a été chouette et j'ai eu le prêt tout de même. Mais ma carrière était bel et bien terminée. Deux ans plus tard notre banque était absorbée par un géant glouton, les anversois d'IPPA et nos directeurs prenaient leur pension anticipée. Nous les absorbés du Crédit Foncier de Belgique avons été traîtés comme des moins que rien par les gens de la Banque Ippa, banque anversoise. Je tiendrai encore 9 ans(1989) et ils finiront par avoir ma peau, après m'avoir mis à toutes les sauces mais je le leur ferai payer très cher à mon tour.((Procès de quatre ans que j'ai gagné en 1ère instance et en appel)
 

Quant à mon père qui m'avait formellement promis de m'aider pour cette maison, il m'a lâché au dernier moment, sous la pression de ma mère :"J'entre d'emblée dans ton projet pour la somme de 12.500 euros" m'avait-il écrit, et deux mois plus tard, contre-lettre. Pas un franc ! Trop tard j'avais acheté. Il ne me restait donc plus qu'à travailler double dans cette maison pour compenser et j'ai failli y laisser ma peau en tombant du haut d'une échelle dans l'atelier, faisant une chute de 6 mètres, alors que j'arrivais au sommet d'une cheminée colossale destinée à alimenter deux feux ouverts et le conduit du chauffage central. En fait j'ai été puni de ma rébellion, puni d'avoir quitté la religion catholique, puni de n'avoir pas voulu devenir cardinal (au moins), puni d'avoir fui l'ambiance familiale et abandonné mes frères malades, puni d'avoir voulu sauver ma peau. Ce jour-là, j'ai su que je n'avais pas de parents. Je n'ai jamais revu ma mère. Je connais des parents qui auraient été contents qu'un de leurs quatre enfants, s 'en tire, fasse sa vie, ait une belle petite fille, réussisse des études universitaires,, trouve un métier et en plus élabore une oeuvre artistique
 

J'ai répondu à mon père que lui, son père l'avait copieusement aidé lorsqu'il avait acheté son terrain et fait construire sa maison. Mais vrai mon père, lui était un petit garçon bien sage

 

Quand on naît rebelle, il faut assumer et ne rien attendre de personne

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Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 07:25
Bio 176 -1978 - Le Groupe Compost à Libramont
Bio 176 -1978 - Le Groupe Compost à Libramont

Et le 30 Juin c'est le vernissage de l'expo des Ateliers de Libramont. Il y a 6 filles dans ma classe, ma fille Valérie, Hortense et Geneviève Toussaint, Marie-Sophie Devresse, Anne Vermeylen et Anne Body . Vous voyez les filles, je me souviens de vous. Nous avons vécu ensemble, une belle aventure et je vous ai emmenées à la décharge de Libramont dans la forêt, en début de stage, histoire de me décharger d'une lourde responsabilité
 

Au festival de théâtre du Fourneau Saint-Michel, nous présentons une deuxième mouture de "La Colonie" de Marivaux et nous invitons Le Centre Dramatique de Bourgogne qui va nous présenter 'Les Chaises" de Ionesco, et "Les Bonnes" de Jean Genêt, deux très beaux spectacles.  

 

Installation en Forêt du Groupe COMPOST: Vernissage à Libramont  Bien sûr cette improvisation n'est pas due au hasard même si je n'en suis pas encore conscient. Un vernissage en forêt avec des animaux sauvages c'est bien plus gratifiant qu'un vernissage avec des humains. Bien sûr on a amené à boire et on verse du vin dans des bols pour abreuver les bêtes qui n'ont jamais connu une pareille fête. Ca les change de ces cons de blancs qui viennent les tirer à bout portant chaque année. Regardez le sanglier sur la photo ci-dessus, il me suit comme un chien. Ci-dessous Jean-Pierre Devresse en pleine action ( Devenu JP.Delirium)Groupe COMPOST-Libramont-1978-Sangliers-Groupe de Plasticiens belges des années 89 Nous sommes le 9 août 1978 et le Groupe Compost est né. Voici le manifeste que nous allons composer ensuite en 1979. On y voit apparaître l'indispensable Monsieur Jean-Pierre, alias Jean-Pierre Collignon, celui de la Radio, dont on  vient de supprimer l'émission irremplaçable il y a quelques annéesEt puis enfin une bande contact de l'évènement avec Jean-Pierre Devresse qui se met à improviser en amassant pierres et bois pour en faire une installation très primitive. Quatre personnes au vernissage  d'accord c'est pas mal mais qui peut se vanter d'avoir eu une centaine de sangliers à son vernissage???. Bien sûr me direz-vous, les sangliers n'achètent pas. C'est vrai mais par contre qu'est-ce qu'lls boivent!!!.

Vous voulez me dire où est est la différence avec un vernissage d'humains ?? Oui une peut-être, j'ai eu à un moment l'impression que les sangliers regardaient nos oeuvres. Ca c'est une très grande différence avec les humains qui, eux se contentent de boire et de jacasser

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