LE PERIGORD
Le Périgord (Peiregòrd ou Perigòrd en occitan) est le nom du comté qui recouvrait, à peu de chose près, l'actuel département français de la Dordogne, dans la région Aquitaine. Le département de la Dordogne est essentiellement rural.
Présentation
Le nom « Périgord » vient du peuple gaulois des Pétrocores mais son histoire remonte à la nuit des temps.
À peu près dans les mêmes limites que le Périgord est créé en 1790 le département de la Dordogne. Légèrement remanié, il empiète sur quelques terres de l'Angoumois, de la Saintonge, du Quercy et du Limousin
Les habitants du Périgord sont appelés les Périgordins (les Périgourdins étant les habitants de la ville de Périgueux ).
Composition
Le Périgord quadricéphale s'inscrit dans le département de la Dordogne. Il se compose :
- Au nord, du Périgord vert (autour de Nontron, et vers le sud-ouest de Châlus en Limousin), ce nom vient des forêts de chênes clairs et châtaigniers qui s'y trouvent et, terres humides obligent, des prairies. Géologiquement, c'est la partie granitique de la Dordogne, qui appartient au Massif central.
- Au centre et nord-ouest, du Périgord blanc (autour de Ribérac et Périgueux), ce nom vient du sol calcaire de cette région. Les grands champs de céréales lui ont donné le surnom de grenier du Périgord.
- Au sud-est, du Périgord noir (autour de Sarlat-la-Canéda), historiquement la plus ancienne appellation des quatre, ce nom vient des forêts de chênes dits verts mais en réalité très sombres.
- Au sud-ouest, du Périgord pourpre (autour de Bergerac), cette appellation est la plus récente (1970). Elle est due à l'expansion du tourisme, le pourpre rappelant la couleur des feuilles de vigne à l'automne. Autrefois le Bergeracois faisait partie du Périgord blanc.
Sites exceptionnels
- En Périgord « vert »
- Le château de Puyguilhem à Villars3
- La grotte de Villars
- La ville de BRANTOME, la « Venise du Périgord »
- En Périgord « blanc »
- La cathédrale Saint-Front de Périgueux
- La vieille ville de Périgueux
- En Périgord « noir »
- La grotte de Lascaux (patrimoine mondial)
- Les Jardins du Manoir d'Eyrignac (jardin remarquable)
- Les gisements préhistoriques Cro Magnon aux Eyzies-de-Tayac
- Les vestiges d'habitations troglodytiques au Moustier
- Les cités médiévales : Sarlat-la-Canéda, La Tour de La Boétie à Sarlat
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- La Roque-Gageac,
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- DOMME
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- Les nombreux châteaux : Castelnaud, Beynac, Hautefort…
- En Périgord « pourpre »
- La vieille ville de Bergerac
- La villa romaine de Montcaret
- Le château de Monbazillac
- Les anciennes bastides médiévales de Beaumont, Lalinde et de Monpazier
- L'abbaye cistercienne de Cadouin
Histoire
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- Charles d'Orléans, comte du Périgord est fait prisonnier à l'issue de la bataille d'Azincourt, en 1415. Il reste prisonnier en Angleterre jusqu'en 1440.
- Le 14 décembre 1430, Charles d'Orléans donne à son frère naturel Jean, bâtard d'Orléans, futur comte de Dunois, le comté de Périgord en échange de celui de Porcien. Mais cette donation était peut-être fictive.
- Finalement, le 4 mars 1438, pour se procurer les fonds nécessaires à sa rançon, Charles d'Orléans vend le comté à Jean de Châtillon dit Jean de L'Aigle, fils de Jean Ier de Châtillon, seigneur de Laigle, comte de Penthièvre, vicomte de Limoges, moyennant la somme de 16 000 réaux d'or et 10 000 florins qui étaient dus par feu Louis d'Orléans à Olivier de Clisson, dont Jean de Bretagne était héritier.
- En 1454, Jean de Bretagne meurt. Le comté revient à son frère Guillaume.
- En 1455, à la mort de Guillaume de Châtillon-Blois, le comté revient à sa fille aînée Françoise qui apporte en dot le comté en 1470 lors de son mariage avec Alain, sire d'Albret.
- Le comté est possédé par Henri II de Navarre et d'Albret qui se marie en 1526 avec Marguerite d'Alençon, sœur du roi François Ier.
- À sa mort en 1555, le comté de Périgord revient à Jeanne d'Albret qui s'était mariée en 1548 avec Antoine de Bourbon.
- À la mort de Jeanne d'Albret, en 1572, le comté passe à son fils, Henri III de Navarre, qui devient Henri IV à la mort d'Henri III.
- En 1584, Henri de Navarre cède ses droits sur le Périgord à sa sœur Catherine de Bourbon.
- Par l'édit de juillet 1607, le comté de Périgord est réuni à la couronn4.
Littérature
Jacquou le Croquant, d'Eugène Le Roy, raconte l'histoire de la révolte des Croquants, et la destruction du château de l'Herm.
Gastronomie
Outre son artisanat, le Périgord est célèbre pour sa gastronomie et les fruits de son terroir, comprenant:
Personnalités célèbres
- Pierre Grellety, (XVIIe siècle), le « dernier croquant »
- Étienne de La Boétie (1530-1563), écrivain
- La Calprenède, (~1614-1663), romancier
- Lagrange-Chancel (1677-1758), écrivain et pamphlétaire, natif de Razac.
- Michel de Montaigne (1533-1592), écrivain et philosophe
- Jean de Vienne (1557-1608), contrôleur général des Finances, président de la Cour des comptes
La Sixtine de l'art pariétal », selon une expression attribuée à Henri Breuil qui la nomme également « Versailles de la Préhistoire » ou « Altamira française ».
Les peintures et les gravures qu'elle renferme n’ont pas pu faire l’objet de datations directes précises : leur âge est estimé entre environ 18 000 et 17 000 ans à partir de datations et d’études réalisées sur les objets découverts dans la grotte. Elles sont attribuées au Magdalénien ancien, et, par certains, au Solutréen qui le précède.
Géographie et contexte géologique
La grotte est située dans le Périgord noir en vallée de la Vézère sur la commune de Montignac (Dordogne), à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Périgueux et à 25 kilomètres de Sarlat-la-Canéda.
Elle s'ouvre sur la rive gauche de la Vézère, dans une colline calcaire au sein de l'étage coniacien (Crétacé supérieur). Contrairement à de nombreuses autres grottes de la région, la grotte de Lascaux est relativement « sèche ». En effet, une couche de marne imperméable l’isole de toute infiltration d’eau, empêchant toute nouvelle formation de concrétion de calcite.
Historique
Découverte
Différentes versions parfois contradictoires ont été rapportées de la découverte de la grotte de Lascaux. Celle-ci a été effectuée en deux temps, les 8 et 12 septembre 1940.
Le 8 septembre 1940, Marcel Ravidat découvre l'entrée de la cavité lors d'une promenade sur la commune de Montignac en Dordogne avec ses camarades Jean Clauzel, Maurice Queyroi et Louis Périer. Au cours de cette promenade, son chien poursuit un lapin qui se réfugie dans un trou situé à l'endroit où un arbre avait été déraciné : un orifice d'environ 20 cm de diamètre s'ouvre au fond de ce trou, impossible à explorer sans un travail de désobstruction8. En jetant des pierres pour essayer de faire sortir le lapin, Marcel Ravidat constate que le trou communique avec une vaste cavité. Comme cela se situe à 500 mètres du château de Lascaux, il pense qu'il s'agit de la sortie d'un souterrain
Quatre jours plus tard, le 12 septembre, Marcel Ravidat, muni d'un matériel de fortune (lampe à huile, coutelas) pour s'éclairer et élargir l'orifice découvert précédemment, revient sur les lieux accompagné cette fois de Georges Agniel, Simon Coencas et Jacques Marsal. Les quatre jeunes gens pénètrent ainsi une première fois dans la grotte et y découvrent les premières peintures. Après des visites quotidiennes et une première exploration du Puits, Jacques Marsal dévoile leur découverte à ses parents, qui s'étonnent de le voir revenir couvert de poussière. Ils avertissent leur ancien instituteur Léon Laval le 16 septembre9. Une descente est organisée. Le préhistorien Henri Breuil, réfugié dans la région pour fuir l’occupant, est le premier spécialiste à visiter Lascaux, le 21 septembre 1940, en compagnie de Jean Bouyssonnie, d'André Cheynier, bientôt suivis de Denis Peyrony et de Henri Begouën, propriétaire du lieu.
Études et relevés
H. Breuil est le premier à authentifier Lascaux et à la décrire sommairement10. Il entreprend quelques relevés dès la fin de l'année 1940 et passe plusieurs semaines sur place pour étudier les œuvres qu’il attribue au Périgordien.
Après plusieurs années passées en Espagne, au Portugal et en Afrique du Sud, il revient en 1949 et entreprend une rapide fouille avec Severin Blanc et Maurice Borgon,au pied de la scène du puits où il espère trouver une sépulture. Il y met au jour des pointes de sagaies décorées en bois de renne.
De 1952 à 1963, à la demande de Breuil, les relevés des gravures sont réalisés sur 120 m² de calques par André Glory qui comptabilise 1 433 représentations (aujourd’hui, 1 900 sont répertoriées).
Par la suite, les représentations pariétales sont également étudiées par Annette Laming-Emperaire, André Leroi-Gourhan (et toute son équipe pluridisciplinaire) de 1975 à nos jours et, de 1989 à 1999, par Norbert Aujoulat.
Protections
La grotte est classée au titre des monuments historiques l'année même de sa découverte, par arrêté du 27 décembre 1940. Les parcelles de terrain où se trouve la grotte ou voisines de celle-ci sont classées au titres des monuments historiques par arrêtés du 8 mai 1962 et du 5 septembre 1962.
En octobre 1979, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, parmi différents sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère.
Exploitation touristique et problèmes de conservation
En 1948, l'accès à la grotte est aménagé afin de permettre des visites touristiques qui vont se multiplier rapidement et mettre en péril la conservation des figurations pariétales. D’importants travaux de terrassement sont lancés et modifient le niveau et la nature des sols. Un éclairage électrique est installé et un escalier est mis en place pour accéder aisément à la salle des Taureaux. L’entrée est close par une lourde porte de bronze. Malgré l'installation de cette porte pour limiter le danger de déséquilibre atmosphérique et la présence d'appareils de climatisation, le problème du conditionnement de l'air n'a pu être résolu.
Acidification des parois, « maladie verte » et « maladie blanche »
Dès 1955, les premiers indices d'altération sont constatés. Ils sont dus à un excès de dioxyde de carbone induit par la respiration des visiteurs, qui provoque une acidification de la vapeur d'eau expirée corrodant les parois. En 1957 est mis en place un premier système destiné à régénérer l'air ambiant et à stabiliser la température et l'hygrométrie. Les visites continuent pourtant à se succéder au rythme effréné de plus de 1 000 touristes par jour, dégageant environ 2 500 litres de dioxyde de carbone et 50 kg de vapeur d’eau dans une cavité dont le volume est relativement faible, de l’ordre de 1 500 m³. André Glory, qui effectue des relevés durant cette période, doit travailler la nuit pour ne pas perturber le rythme des visites.
En 1960, la « maladie verte » fait son apparition : les émanations de dioxyde de carbone liées aux visites, une température trop élevée et les éclairages artificiels permettent la dissémination de colonies d'algues sur les parois. L’enrichissement de l’atmosphère en dioxyde de carbone génère la « maladie blanche », un voile de calcite qui se dépose sur les parois et sur certaines œuvres. En 1963, les micro-organismes continuent à proliférer malgré la mise en place de filtres à l'ozone. En avril 1963, André Malraux, alors Ministre chargé des Affaires culturelles, décide d'interdire l'accès de Lascaux au grand public.
De 1965 à 1967, l'ensemble du système de régulation thermique et hygrométrique est modifié afin de recréer les conditions de circulation des masses d'air qui avaient permis la conservation de Lascaux durant des millénaires. Le principe de ce système statique de refroidissement consiste à utiliser la convection naturelle pour condenser la vapeur d'eau à un endroit déterminé.
Au début des années 1970, la réalisation d'un fac-similé d'une partie de la grotte est mise en œuvre. Elle est ouverte au public en 1983 (cf. infra Lascaux II).
Les moisissures blanches
En 2000, le matériel de gestion du climat de la cavité est remplacé. Au printemps 2001, Bruno Desplat et Sandrine van Solinge, les agents chargés de la surveillance du site, signalent l'apparition de moisissures dans le sas d'entrée de la grotte. Le sol se couvre en effet d'un champignon extrêmement résistant, Fusarium solani. Ce phénomène coïncide avec l'installation du nouveau système de régulation hygrothermique qui a été mal conçu. Les souches de Fusarium solani présentes dans la grotte sont résistantes au formaldéhyde employé depuis des décennies pour la désinfection des pieds des visiteurs. Le champignon s'est propagé aux peintures, bientôt recouvertes d'un duvet blanc de mycélium. Le champignon vit en symbiose avec une bactérie nommée Pseudomonas fluorescens, qui dégrade le fongicide employé jusque là. Celui-ci doit dès lors être combiné à un antibiotique.
En 2002, le Ministère de la Culture met sur pied un Comité scientifique international de la grotte de Lascaux, qui doit gérer le problème.
De juillet 2001 à décembre 2003, des traitements d’urgence appliqués dans la grotte sont destinés à ralentir le développement rapide des moisissures observées (compresses imbibées de fongicides et d’antibiotiques ; épandage de chaux vive sur les sols ; pulvérisations de produits biocides) 12.
En 2006, la contamination est à peu près maîtrisée, mais toutes les deux semaines une équipe revêtue de combinaisons spéciales est chargée de débarrasser à la main les parois des filaments de mycélium qui réapparaissent malgré tout.
Quinze années de fréquentation touristique intense ont donc perturbé l'équilibre fragile qui avait permis la conservation miraculeuse de Lascaux et ont failli entraîner sa disparition.
Les taches noires
Après une première apparition sur la voûte et le sas d'entrée fin 2001, des taches noires dues à deux champignons ont fait leur apparition en juillet 2007 dans certaines parties plus confinées de la grotte, le Passage, la Nef et l'Abside. Un traitement biocide a été effectué en janvier 2008 et a été suivi d'un repos complet de la grotte pendant 3 mois. Le 11 avril 2008, le comité scientifique international a indiqué que les soins apportés étaient encourageants dans neuf des onze zones tests. Cependant, dans les deux dernières zones tests, le développement des taches noires continue.
D'après la conservatrice en chef du site, les mouvements de l'air se sont profondément modifiés depuis les années 1980 dans la partie tachée de la grotte. L'air circulait auparavant alors qu'il semble immobile aujourd'hui.
Le Ministère de la Culture a annoncé le 10 juillet 2008 que le comité du patrimoine mondial de l'Unesco n'avait pas jugé opportun d'inscrire la grotte sur la liste du patrimoine mondial en péril18. En réalité, le comité en question, réuni à Québec le 5 juillet, parle d'un sursis d'un an. Pendant cette période, la France devra répondre aux questions de l'Unesco concernant « la gestion de la crise et la conservation du site ». Il s'agirait notamment d'assurer des études d'impact avant toute intervention sur les peintures et les gravures dans la grotte, d'inviter une mission extérieure et indépendante mandatée par l'Unesco pour examiner Lascaux, mais aussi les autres sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère, et enfin, de fournir un rapport de conservation avant le 1er février 2009. En l'absence de progrès substantiels, la grotte pourrait se voir inscrite sur la liste du patrimoine en danger en juillet 200919.
Le ministre de la Culture Christine Albanel s'est rendue sur place le 25 juillet 2008 pour visiter brièvement la grotte. Soulignant l'importance de la régulation de l'air dans la grotte, elle a annoncé le changement du système de climatisation installé en 2000. Elle a par ailleurs envisagé l'élargissement du Comité scientifique à d'autres experts, notamment étrangers20.
Le 26 novembre 2008, Christine Albanel a confirmé21 que les taches noires subsistaient dans la partie droite de la grotte. Elle annonce un symposium. Celui-ci, intitulé « Lascaux et la conservation en milieu souterrain », s’est tenu à Paris les 26 et 27 février 2009 sous la présidence de Jean Clottes. Réunissant près de trois cents participants provenant de dix-sept pays, il avait pour but de confronter les recherches et travaux menés dans la grotte de Lascaux depuis 2001 avec les expériences conduites dans les autres pays du monde sur la question de la conservation en milieu souterrain22. Les actes en sont parus en 2011, dans un volume qui regroupe les études présentées lors des séances ainsi que la transcription intégrale des débats. Soixante-quatorze spécialistes de domaines aussi variés que la biologie, la biochimie, la botanique, l'hydrologie, la climatologie, la géologie, la mécanique des fluides, l'archéologie, l'anthropologie, la restauration et la conservation, issus de nombreux pays (France, États-Unis, Portugal, Espagne, Japon, Australie, Allemagne, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande...), ont été associés à sa rédaction23.
Le 21 janvier 2010, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand confie au paléoanthropologue Yves Coppens la présidence du conseil scientifique chargé de la conservation de la grotte.
Description de la grotte
La grotte de Lascaux est relativement petite : l'ensemble des galeries n'excède pas 250 mètres de long pour un dénivelé d'environ 30 mètres. La partie décorée correspond à un réseau supérieur, le réseau inférieur étant difficilement pénétrable du fait de la présence de dioxyde de carbone.
L Abbé BREUIL
Henri Édouard Prosper Breuil, né le 28 février 1877 à Mortain (Manche) et mort le 14 août 1961 à L'Isle-Adam (Val-d'Oise, à l'époque Seine-et-Oise), est un préhistorien français. Universellement connu sous le nom d'« abbé Breuil » et surnommé le « pape de la Préhistoire »1, il s’est illustré par ses contributions à la classification des industries lithiques, paléolithiques et à l’étude de l’art pariétal préhistorique.
Né d'un père Procureur de la République à Clermont-de-l'Oise et de Cécile Mario de l'Isle, il entre au prestigieux séminaire de Saint Sulpice en 1895 en même temps que Jean Bouyssonie (1877-1965), il suit les cours de sciences naturelles de l’abbé Jean Guibert, auteur d'un traité - « Les Origines » - sur les rapports de la science et de la religion - , dont l'enseignement fait une large place aux idées évolutionnistes alors relativement nouvelles. Il va faire un certain nombre de rencontres cruciales qui vont conforter son intérêt pour la science préhistorique naissante : G. d’Ault du Mesnil, Louis Capitan (1854-1929) en 1896, Edouard Piette en 1897 chez qui il peut admirer des chefs-d’œuvre de l’art mobilier préhistorique, Denis Peyrony.
Ordonné prêtre le 9 juin 1900 à Saint-Sulpice, l'abbé Breuil obtiendra2 de ne pas être attaché à une paroisse afin de pouvoir se consacrer entièrement à ses travaux de préhistorien dans un but d'apologétique catholique3. Il obtient sa licence d'Histoire Naturelle en 1904.
Dès 1905, il enseigne la Préhistoire à l’Université de Fribourg, puis à Paris prend en charge la chaire d'ethnographie historique de l’Institut de paléontologie humaine en 1910 (ce qui fait de lui le premier préhistorien professionnel de France4) et professe au Collège de France de 1929 à 1947. Il est nommé membre de l’Institut de France en 1938. Bien que détestant l'enseignement, il construit paradoxalement sa carrière dans ce domaine afin de le faire reconnaître et financer par l'université et la Caisse des Monuments Historiques et Préhistoriques.
Henri Breuil et l’art pariétal
En 1901, avec Louis Capitan et Denis Peyrony, il participe à la découverte de deux grottes ornées majeures de Dordogne, les Combarelles et Font-de-Gaume. Il commence à réaliser des relevés des gravures de la première et des peintures et gravures de la deuxième. En 1902, Émile Cartailhac le convie à étudier les peintures de Marsoulas et d’Altamira. Dès lors, il va participer à l’étude de nombreux sites ornés, en France (le Tuc-d’Audoubert, les Trois-Frères), en Espagne (Castillo) mais aussi en Afrique du Sud. Il sera notamment le premier préhistorien à visiter et décrire sommairement la grotte de Lascaux, avant de gagner l'Afrique.
Ses études vont lui permettre d'être reconnu désormais comme le spécialiste international de l'art pariétal préhistorique : en 1929, il reçoit une chaire au Collège de France, et en 1935, il obtient la première chaire du genre à l'Université de Bordeaux.
Son ouvrage majeur, Quatre cents siècles d'art pariétal, paru en 1952,
Sa contribution majeure concernant les industries lithiques reste sa révision de stratigraphies de références du Paléolithique supérieur et la restitution en 1906 de la véritable position de l’Aurignacien dans la chronologie de cette période, au terme d'une étude méthodique de l'outillage lithique et osseux d'Europe en stratigraphie menée depuis 1905.
Sa passion le conduit à s’intéresser à toutes les formes de la culture matérielle paléolithique, toutes périodes confondues. Avec le père Pierre Teilhard de Chardin, exilé en Chine dans les années 1930, il participe aux recherches concernant le Sinanthrope à Zhoukoudian en Chine.
Henri Breuil et l'Afrique
Ses nombreux voyages en Afrique lui permettent de se lier à sir Ernest Oppenheimer, alors leader mondial de l'industrie de l'or et du diamant. Il peut examiner de nombreuses collections et livrer les premières publications synthétiques traitant de la Préhistoire africaine.
En Afrique du Sud, il prend une part importante au développement académique de la discipline et est même élu Président de la South African Archeological Society. Il se lie d'amitié avec le maréchal Jan Smuts, grâce à qui il obtient les moyens financiers et logistiques de ses expéditions. Plus tard, il se lie avec l'anthropologue sud-africain Philip Tobias.
En 1918, le prospecteur et topographe allemand Reinhard Maack découvre sur une paroi rocheuse, une importante fresque rupestre, dans les monts du Brandberg (2 573 m), le plus haut massif montagneux de Namibie. En 1947, Henri Breuil visite cette découverte dont le personnage central, qu'il appelle la « dame blanche », le hante depuis qu'il a appris son existence dix-huit ans auparavant.
Des pratiques discutables
L'œuvre de pionnier de H. Breuil reste immense même si nombre de ses théories et de ses interprétations ont été infirmées par les analyses ou les études ultérieures. Il est également possible aujourd'hui, avec le recul, d'émettre des réserves quant à certaines de ses méthodes, parfois approximatives, ses préjugés idéologiques5 dont certains seraient aujourd'hui qualifiés de racistes, ses discours scientifiques fortement imprégnés d'une mythologie populaire, sa douteuse omniscience, son refus d'admettre l'erreur et son souci de se construire une image flatteuse pour la postérité.
Monuments à visiter
- En Périgord « vert »
- Le château de Puyguilhem à Villars
- La grotte de Villars
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- La ville de BRANTOME, la « VENISE DU PERIGORD »
- En Périgord « blanc »
- La cathédrale Saint-Front de Périgueux
- La vieille ville de Périgueux
- En Périgord « noir »
- La grotte de Lascaux (patrimoine mondial)
- Les Jardins du Manoir d'Eyrignac (jardin remarquable)
- Les gisements préhistoriques Cro Magnon aux Eyzies-de-Tayac
- Les vestiges d'habitations troglodytiques au Moustier
- Les cités médiévales : Sarlat-la-Canéda, La Roque-Gageac,(ci-dessous)
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- DOMME
- Les nombreux châteaux : Castelnaud, Château Les Milandes où vécut Joséphine Baker(photos ci-dessus et ci-dessous)
Joséphine Baker
Le château constitue la résidence de la chanteuse et meneuse de revue Joséphine Baker et de son mari Jo Bouillon qui le louent à partir de 1937 et l'achètent dix ans plus tard. C'est à cette époque que sont installés l'eau courante, l'électricité et un système de chauffage central. Elle y développera un complexe touristique avant-gardiste, baptisé « Village du Monde », et y vivra avec ses douze enfants adoptés de neuf nationalités différentes qu'elle surnomme sa « Tribu Arc en Ciel ».
En 1964, suite à des problèmes financiers, la mise en vente aux enchères du château est annoncée. Malgré un répit grâce à l'intervention de Brigitte Bardot qui lance un appel aux Français et le refus par Joséphine Baker de l'offre de Gilbert Trigano, le château est finalement vendu pour un dixième de sa valeur en 1968. Faisant jouer la loi française, elle obtient néanmoins un sursis qui lui permet de rester au château jusqu'au 15 mars 1969. Cependant, alors qu'elle est en tournée, elle apprend que le nouveau propriétaire a investi les lieux. Elle s'y oppose et investit seule la cuisine dans laquelle elle se barricade, ses enfants étant confiés à sa sœur. Profitant d'une de ses sorties de la pièce pour aller chercher de l'eau, les ouvriers, qui ont pour consigne de la faire partir du château, referment la porte derrière elle. Elle passe la nuit devant la porte et doit être transportée à l'hôpital le lendemain. Cet évènement tourne en faveur de Joséphine Baker qui obtient finalement une autorisation de réintégration dans la cuisine par la justice.
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- Beynac, Hautefort…
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- Château de HAUTEFORT ci-dessous avec ses superbes jardins
- En Périgord « pourpre »
- La vieille ville de Bergerac
- La villa romaine de Montcaret
- Le château de Monbazillac
- Les anciennes bastides médiévales de Beaumont, Lalinde et de Monpazier
- L'abbaye cistercienne de Cadouin
Histoire
- Charles d'Orléans, comte du Périgord est fait prisonnier à l'issue de la bataille d'Azincourt, en 1415. Il reste prisonnier en Angleterre jusqu'en 1440.
- Le 14 décembre 1430, Charles d'Orléans donne à son frère naturel Jean, bâtard d'Orléans, futur comte de Dunois, le comté de Périgord en échange de celui de Porcien. Mais cette donation était peut-être fictive.
- Finalement, le 4 mars 1438, pour se procurer les fonds nécessaires à sa rançon, Charles d'Orléans vend le comté à Jean de Châtillon dit Jean de L'Aigle, fils de Jean Ier de Châtillon, seigneur de Laigle, comte de Penthièvre, vicomte de Limoges, moyennant la somme de 16 000 réaux d'or et 10 000 florins qui étaient dus par feu Louis d'Orléans à Olivier de Clisson, dont Jean de Bretagne était héritier.
- En 1454, Jean de Bretagne meurt. Le comté revient à son frère Guillaume.
- En 1455, à la mort de Guillaume de Châtillon-Blois, le comté revient à sa fille aînée Françoise qui apporte en dot le comté en 1470 lors de son mariage avec Alain, sire d'Albret.
- Le comté est possédé par Henri II de Navarre et d'Albret qui se marie en 1526 avec Marguerite d'Alençon, sœur du roi François Ier.
- À sa mort en 1555, le comté de Périgord revient à Jeanne d'Albret qui s'était mariée en 1548 avec Antoine de Bourbon.
- À la mort de Jeanne d'Albret, en 1572, le comté passe à son fils, Henri III de Navarre, qui devient Henri IV à la mort d'Henri III.
- En 1584, Henri de Navarre cède ses droits sur le Périgord à sa sœur Catherine de Bourbon.
- Par l'édit de juillet 1607, le comté de Périgord est réuni à la couronne[4].
Littérature
Jacquou le Croquant, d'Eugène Le Roy, raconte l'histoire de la révolte des Croquants, et la destruction du château de l'Herm.
Gastronomie
Outre son artisanat, le Périgord est célèbre pour sa gastronomie et les fruits de son terroir, comprenant:
- la truffe noire ;
- le foie gras ;
- les vins de Bergerac (13 AOC dont Monbazillac, Pécharmant...)
- le papitou (pâté composé à 30% de fois gras de canard) ;
- les confits ;
- la sauve Périgueux ;
- les pommes de terre « sarladaises » ;
- les terrines ;
- les fruits : pommes, fraises du Périgord (IGP), noix du Périgord (AOC).
Personnalités célèbres[modifier]
- Pierre Grellety, (XVIIe siècle), le « dernier croquant »
- Étienne de La Boétie (1530-1563), écrivain
- La Calprenède, (~1614-1663), romancier
- Lagrange-Chancel (1677-1758), écrivain et pamphlétaire, natif de Razac.
- Michel de Montaigne (1533-1592), écrivain et philosophe
- Jean de Vienne (1557-1608), contrôleur général des Finances, président de la Cour des comptes à Paris
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LE GOUFFRE de PADIRAC (ROCAMADOUR)
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A 103 mètres sous terre, légendes et paradis naturel s'entremêlent pour faire du Gouffre de Padirac un lieu de visite des plus insolites. Situé au bord de la vallée de la Dordogne, à la croisée des chemins du Quercy et du Périgord Noir, près de Rocamadour, le site offre une belle balade au milieu de multiples galeries où baigne sur près de 2 400 mètres la rivière de Padirac.
Visite des entrailles du Gouffre de Padirac
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Ce gouffre à ciel ouvert s'est formé à partir des eaux de pluie qui, au fil des siècles, ont creusé la terre. C'est en 1889 que le père de la spéléologie, Edouard Alfred Martel, s'y aventure et découvre un des affluents de la Dordogne, la rivière de Padirac. Depuis de multiples galeries et lacs ont été mis à jour.
Cette cavité naturelle de 33 mètres de diamètre et de 75 mètres de hauteur est accessible au public depuis 1898. Aujourd'hui, deux ascenseurs et un immense escalier permettent aux visiteurs de s'infiltrer dans ce souterrain.
Cette descente vertigineuse vers les eaux vertes et limpides de cette rivière souterraine donne déjà un avant-goût du voyage captivant qui attend les aventuriers d'un jour.
Au fur et à mesure que les visiteurs s'enfoncent à bord d'une barque dans ce gouffre aux parois de dentelles sculptées par l'érosion, le murmure de l'eau devient de plus en plus pressant.
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Apparaît alors le Lac de la Pluie avec une impressionnante stalactite de 60 mètres de haut nommée "la Grande Pendeloque". Les concrétions sont multiples et peuvent atteindre des tailles assez importantes. Il faut ensuite mettre un pied à terre à cause du rétrécissement de la Rivière Plane. Là, des concrétions aux formes les plus originales ressemblant à des champignons, des candélabres et des bénitiers naturels parsèment le chemin qui mène au Lac des Grands Gours.
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Passé le Pas du Crocodile, cet immense bassin de 120 mètres de long surgit. Il dissimule en son sein de multiples barrages naturels et lorsque l'extrémité du lac est atteinte, une cascade bouillonnante se fait entendre. Le visiteur poursuit sa route vers la salle du Grand Dôme dont la beauté vaut en particulier le coup d'oeil. Outre sa voûte de 94 mètres de haut et son Lac Suspendu, cette salle se caractérise par ses piles d'assiettes naturelles et ses cascades de calcites.
La visite du Gouffre de Padirac se termine sur cette note de magie où la nature a révélé ses merveilles dignes d'un architecte de grand renom. On comprend mieux le fait que cet éden naturel souterrain ait séduit le diable comme le relate la légende du Gouffre de Padirac.
Bienvenue dans l'antre de Dante
Le site est réputé pour la légende diabolique qui lui est associée. Pendant des siècles, le site attisa les craintes et ce n'est pas le masque diabolique sculpté dans la roche au niveau du Lac Suspendu qui améliora les choses.
La légende raconte que Satan fit la rencontre de Saint-Martin et le défia afin de récupérer son sac d'âmes damnées. Le diable frappa du pied le sol et un trou béant apparut. Saint-Martin franchit l'obstacle avec sa monture et remporta donc le défi. Satan disparut de rage au fond du gouffre
ARNAC-POMPADOUR
Arnac est un ancien site gallo-romain.
Aux environs se dresse un ancien château bâti en 1026 par les seigneurs de Lastours, Vicomtes de Pompadour. Il fut considérablement agrandi au cours du XVe siècle, au moment de l'apogée de la maison de Pompadour, suite à l'héritage de la puissante Vicomté de Comborn. La vicomté fut ensuite élevée au rang de marquisat. Après l'extinction de la famille au début du XVIIIe siècle, l'héritage, comprenant le château, les terres et le titre, fit l'objet d'une longue bataille judiciaire entre le Prince de Conti et le Marquis de La Vallière. Finalement aucun des deux n'obtint gain de cause puisque Louis XV préempta le château au nom de la Couronne. Il en fit presque aussitôt don à sa favorite, Mme d'Etiolles, qui prit de là le nom de Marquise de Pompadour.
En 1760, quelques années avant sa mort, elle se sépara du château qui retomba dans le domaine royal. Louis XV y établit l'année suivante, sur la base du haras privé que la marquise avait créé en 1751, un Haras Royal, prospère jusqu'à la Révolution. Fermé avec la chute de la royauté, il est rétabli par le Directoire en 1795. Il devient Haras National en 1872.
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Et puis à ROCAMADOUR, étape suivante, on pourra assister à une spectacle de rapaces au Rocher des Aigles
Si l'on visite le rocher des aigles c'est avant tout pour assister à un spectacle de rapaces en vol libre. Pour l'avoir vu à 4 ans d'intervalle, il faut savoir que ce spectacle ne se renouvelle pas. Il est cependant riche et plaisant.
On assistera à des animations sur 2 types d'oiseaux : des rapaces (aigles, vautours, milans, etc...) et des perroquets (aras, cacatoès, gris du Gabon, etc...). Le spectacle sur déroule en pleine nature sur une esplanade au bord d'un rocher.
Le public se place autour de l'esplanade, soit en plein soleil, dos au bord du rocher et le long d'une rambarde en bois ou assis sur des bancs ombragés. On choisira selon son goût. En plein soleil, on a la meilleure vue et les plus grandes sensations. Sur les bancs, on est abrité des assauts du soleil qui sait être dur en plein été dans le Lot... mais le couvert des arbres, s'il offre de l'ombre, cache également le ciel et limite la vision qu'on peut avoir des rapaces quand ils sont hauts dans le ciel. Si une bonne partie du spectacle se fait au centre de l'esplanade, une autre partie s'apprécie en regardant les rapaces évoluer haut dans le ciel.
Une personne équipée d'un casque micro commente le spectacle et donne des informations sur les rapaces. La sono est bonne. Le commentaire est intéressant. D'autres assistants "manipulent" les oiseaux et sont équipés du gant habituel pour que le rapace agrippe le bras.
Plusieurs démonstrations sont offertes au public : un faucon qui attrape un appât accroché à une longe qu'un assistant fait tournoyer, des vols en face du public de diverses espèces de rapaces (vol d'une estrade en bois à une autre placées de part et d'autre de l'esplanade), vols libres où les rapaces partent en altitude puis reviennent à l'appel des assistants, aigle qui attrape en plein vol un bout de poisson qui flotte sur un bassin au milieu de l'esplanade, etc...
Les espèces ne sont pas toutes européennes, en témoigne un grand condor qui révèle son envergure en volant devant nous.
- Et les Perroquets
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ROCAMADOUR
Rocamadour est une commune française, située dans le département du Lot et la région Midi-Pyrénées. Les habitants sont les Amadourien(ne)s. Le village se trouve au-dessus d'un plateau dominant de 150 m le canyon de l'Alzou.
L'église Saint-Sauveur et la crypte de Saint-Amadour sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. C'est l'un des sites les plus visités de France avec plus d'1,5 million de visiteurs par an, après le Mont-Saint-Michel, la cité de Carcassonne, la Tour Eiffel et le château de Versailles2. Cette désignation touristique fut une véritable réussite digne des plus grands succès publicitaires, au moment où, durant l'après-guerre, la cité cherchait à valoriser son site plutôt que son pèlerinage
L'épée Durantal de Roland, fichée dans la façade
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AYEN
ROQUAMADOUR
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Ayen est un ancien comté, qui fut érigé en duché en février 1737 pour Louis de Noailles.
Une des plus importantes commanderies des chevaliers de Malte de la région se trouvait sur la commune au Temple d'Ayen
En 1137, Ayen, comme toute l'Aquitaine, est réuni au royaume de France par le mariage d'Aliénor et de Louis VII, mais après le divorce d'Aliénor, elle passe sous domination anglaise.
Après deux siècles mouvementés durant lesquels les barons limousins se livrèrent à des guerres incessantes, les Anglais réoccupent Malemort et Ayen dont le château a été notamment occupé par Richard Cœur de Lion.
En 1415, les Brivistes soutenus par le roi Charles VI abattent le château de Malemeort. Les survivants anglais qui l'occupaient se réfugient alors à Ayen. L'année suivante, les paysans du village mettent le siège au château.
Après 17 jours de blocus, vaincus par la famine et la soif, les Anglais se rendent. Afin d'éviter que la forteresse ne tombe aux mains de l'ennemi, Jean Ier de Comborn, futur chambellan de Charles VII, reçoit mission de raser le château d'Ayen.
Ayen fut une des étapes de la route dite de Richard Cœur-de-Lion qui guerroya en France deux siècles auparavant, depuis Ségur où il reste des vestiges du passage de sa troupe, en passant par Pompadour, Juillac, Ayen, et Noailles, pour finir sa vie tué au siège de Châlus en Limousin en 1199.
TURENNE
Un des Plus Beaux Villages de France
Le nom de cette localité était celui d'une vicomté qui forma pendant des siècles un véritable petit Etat souverain. De ce passé subsiste, dans la ville haute, les vestiges des trois enceintes et un donjon carré qui protégeaient le château. Celui-ci fut d'ailleurs démantelé au moment du rattachement de la vicomté à la Couronne de France, et il n'en reste que deux tours, dont l'une, la tour de César, date du XIIIe siècle. Dans les rues pavées de galets irréguliers, les maisons encastrées se regroupent autour de petites places. De riches bâtisses en calcaire sont adossées à la forteresse. Des hôtels particuliers flanqués de tourelles et de tours coiffées en poivrière datent du XVe siècle. En plus des nombreuses belles demeures anciennes, le village conserve deux monuments religieux : la collégiale du XVIe siècle et la chapelle des Capucins du XVIIe siècle.