La basilique des Saints-Pierre-et-Paul est l'église principale de la ville belge de Saint-Hubert située en
Région wallonne dans la province de Luxembourg. Ancienne église abbatiale de l'abbaye de
Saint-Hubert (687-1797), elle fut élevée au rang de basilique mineure en 1927.
L'église et le quartier abbatial font partie du Patrimoine majeur
de Wallonie.
La Basilique
Derrière une façade baroque se cachent
cinq nefs, un transept et un chœur construits en gothique flamboyant de type brabançon, sur des fondations romanes et à l'emplacement de plusieurs églises antérieures. Les reliques de saint Hubert
transférées au IXe siècle dans la basilique (ancienne église de l'abbaye bén édictine) attirèrent de tout temps de nombreux pèlerins.
Pour l'essentiel, la construction de l’église actuelle s’est étalée entre 1526
et 1564. L'intérieur des parties basses des tours date de 1230 environ. La voûte de la nef centrale a été élevée en 1683 (clés des bras du transept). Les voûtes des nefs latérales sont datées de
1564 (première clé de voûte du déambulatoire sud). La façade a pris son aspect actuel entre 1700 et 1702 (Frère Bérégise, bénédictin, et Jean-Arnold Hontoire).
De
fréquents incendies de la cité abbatiale ont contribué à une modification des bâtiments, au fil des reconstructions
successives. Le sac total opéré par les Huguenots français en octobre 1568 fut particulièrement dévastateur. Il faut ajouter à cela les spoliations par la France, puissance occupante, après 1795. Il subsiste aussi une des trois cryptes romanes, antérieure à 1080 et remaniée lors de la construction de l'abbatiale actuelle.
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Le décor général est de Jean-Arnold Hontoire ainsi que les autels latéraux, la sacristie. La statuaire a été réalisée par ses disciples, P.Vandervecken et R.Panhay de Rendeux, et surtout par Guillaume Evrard, le plus grand sculpteur liégeois du XVIIIe siècle, dont on peut admirer quatre des chefs-d'œuvres.
La basilique conserve un mobilier important :
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L'autel de saint Hubert de 1648 de Nicolas de Fanson, avec retable de 24 émaux de Limoges du célèbre émailleur Didier, réalisé d'après la petite Passion d'Albrecht Dürer et un remarquable ensemble de sculptures dont la plupart se trouvent dans le chœur.
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Les stalles, œuvre d’ébénisterie de qualité, terminée en 1733, ont été sculptées entièrement par Jean-François Louis, gendre de J-A Hontoire et construites par Pierre Martiny, menuisier borquin. Elles sont décorées de dix-huit panneaux de chêne sculptés en bas-relief et présentent les principaux épisodes des vies de saint Benoît et saint Hubert.
- Les orgues classiques, installées dans un buffet à deux corps daté de 1685, ont été construites par Antoine le Picard de Noyon, elles comptent actuellement 44 jeux complets, elles ont cependant été fortement modifiées vers 1930.
- Le cénotaphe de saint Hubert, sculpté par Guillaume Geefs en 1847, a été offert à l'église par le roi Léopold Ier de Belgique.
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Enfin un ensemble de 16 toiles monumentales sont conservées et ont été réalisées entre 1840 et
1865: le chemin de croix par trois professeurs de l'Académie de Leuven, la conversion de saint Hubert par
Lambert Mathieu et saint Hubert en prière dans la forêt par Maximilien Gillard, deux peintres importants de la région.
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Saint-Hubert (en wallon Sint-Houbert) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.
Elle doit son nom à Hubert de Liège et est surtout connue pour sa basilique des Saints-Pierre-et-Paul, son abbaye et le hameau-musée Fourneau Saint-Michel.
Géographie
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Situation générale
Saint-Hubert se situe au cœur de l'Ardenne belge, en Haute Belgique, à 61 km au sud de Namur et 60 km au nord d'Arlon. La ville se développe à proximité immédiate de la N89 reliant Bouillon (au sud-ouest) à Salmchâteau (au nord-est) et, dans une moindre mesure, à proximité de la N4 reliant Bruxelles à Luxembourg. Le point culminant de la commune (589,5 m) se trouve au nord-est de la ville, sur l'aérodrome militaire et il est seulement accessible via la route Hurtebisse.
Tellin Nassogne Tenneville
Sainte-Ode Libin Libramont-Chevigny Localités de la communeLes sections de la commune sont Arville, Awenne, Hatrival, Mirwart, Saint-Hubert et Vesqueville. Les autres localités sont Fourneau Saint-Michel, Lorcy et Poix-Saint-Hubert.
Histoire
En 2010 débutent des fouilles archéologiques sur la place de l’Abbaye : Denis Henrotay, archéologue, responsable de l'étude du sous-sol de la place de l'Abbaye a mis à jour la « Porterie » de l'ancienne abbaye, déjà connue. Quelque temps plus tard, à la surprise générale, c'est une cave d'une villa romaine qui est apparue. Les fouilles progressant vers la Basilique, les chercheurs ont découvert de nombreux ossements enterrés à une petite trentaine de centimètres du sol pavé, vraisemblablement un cimetière que des centaines de milliers de personnes ont piétiné durant des siècles, sans le savoir. Des ossements d'hommes, de femmes et d'enfants, recouverts de linceul et qui dateraient du XIe voire XIIIe siècle.x
Ces découvertes archéologiques représentent un bond de 300 ans d'histoire dans la connaissance des origines de la ville. La villa gallo-romaine découverte est sans doute celle que, d'après les archives, on attribue à Plectrude, mais beaucoup plus tardive. On sait qu'elle a brûlé à la fin du IIIe siècle. Les Archives de l'État possèdent bien des documents de l'année 687, mais ils ne sont pas clairs, beaucoup de zones d'ombre subsistent. « J'ai lu et relu les textes. On dit que « Plectrude arrive dans une vaste solitude à côté de la fontaine Andage». Jusqu'à aujourd'hui, ces textes ne nous satisfaisaient pas. Avec cette découverte, cela devient plus cohérent ! Il s'agit bien de la villa qui est évoquée dans nos archives de toute façon. » affirme Thierry Scholtes.
Saint-HubertAutrefois nommé Andage, le futur village de Saint-Hubert vit s'installer une communauté religieuse, à l'aube du VIIIe siècle. À l'initiative de Pépin de Herstal et de son épouse Plectrude, la communauté se voit dotée d'importantes possessions au cœur du fisc royal d'Amberloup. Un siècle plus tard, vers 819, la première communauté est remplacée par une abbaye, dirigée par celui qui deviendra saint Beregise. Les récits hagiographiques du milieu du Moyen Âge s'efforceront de discréditer le premier noyau de religieux installés à Andage, et son remplacement par une communauté obéissant à la règle de saint Benoît. Accusés de mœurs dissolues, les premiers moines d'Andage ont plus probablement souffert de leur isolement, sur une terre ingrate, parmi une population sans doute encore peu au fait des croyances chrétiennes. C'est peut-être dans cette même direction qu'il faut chercher la translation à Andage du corps de l'évêque de Liège, en 825. L'ancien évêque de Liège, déjà révéré dans son évêché, contribua largement au développement de l'abbaye d'Andage, à tel point que le nom de la ville évolua pour prendre le patronyme de Saint-Hubert.
L'église Saint-Gilles-au-PréHubert, fils de Bertrand, duc d'Aquitaine et arrière-petit-fils de Clovis est né vers 660. Il a été nommé évêque de Liège vers 700. Cet évêché comprenait anciennement le territoire actuel de la province de Liège, certaines parties des provinces d’Anvers, du Brabant, de Namur et de Luxembourg, ainsi que du Limbourg (belge et néerlandais). Au début, le lieu de résidence d’Hubert se trouvait à Maastricht, mais vers 710, celui-ci vint s’établir à Liège. Il est considéré comme un des fondateurs de la ville de Liège. Il fut évêque à une époque où il y avait encore beaucoup de régions non christianisées. Il voyageait à cheval ou en bateau à l’intérieur de son évêché pour y évangéliser les personnes habitant ces contrées, ce qu’il fit jusqu'à sa mort en 727. Ses bienfaits furent très vite reconnus par l’Église et il fut d’ailleurs sanctifié dès le 3 novembre 743.
Depuis le XVe siècle, la légende rapporte qu’alors qu’Hubert chassait un Vendredi Saint, il fit la rencontre d'un cerf blanc portant une croix lumineuse au milieu de ses bois.
Celui-ci
lui ordonna de se convertir et de vouer sa vie à l'évangélisation. De retour à Liège, il fut condamné par l’évêque Lambert à payer une amende et à faire un pèlerinage. Arrivé à Rome, le pape
le désigna comme successeur de l’évêque Lambert, qui venait d’être assassiné.
Temps ModernesAbandonnée en 1797, l'abbaye fut démembrée et ses biens vendus. Sous l'occupation française puis hollandaise, le palais abbatial accueillit pendant une décennie l'administration du département des Deux-Ourthes, avant de sombrer dans la léthargie qu'on lui connaît encore aujourd'hui.
Héraldique
La ville possède des armoiries.Blasonnement : D’azur à la rencontre de cerf crucifère soutenu d’un cor enguiché, le tout d’or.- Délibération communale : 7 avril 2000
- Arrêté de l'exécutif de la communauté : 24 août 2000
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia, 2002 .Économie et tourisme
Ressources naturellesSaint-Hubert est un centre touristique important de l' Ardenne . La ville jouit d’un vaste environnement boisé, partagé entre possessions privées, communales et royales. La forêt de Freyr et le domaine Saint-Michel sont ainsi deux ensembles contigus de forêts mixtes proposant une grande variété de paysages et une qualité biologique exceptionnelle sur près de 30 000 hectares (partagés entre plusieurs communes). La pratique du tourisme cohabite avec celle de l'exploitation forestière, des études agronomiques et de la chasse.
Patrimoine
Les principales curiosités touristiques de Saint-Hubert sont:
- La basilique des Saints-Pierre-et-Paul, le palais abbatial et l'église Saint-Gilles.
- À 7 kilomètres au nord de la ville, au bord de la Masblette, se trouve le Fourneau Saint-Michel, un hameau-musée consacré aux prémices de l’industrie du fer en Wallonie ainsi qu’un musée de plein air rassemblant différents types de maisons et bâtiments anciens provenant des différentes régions wallonnes.
- Le château de Mirwart, à Mirwart, est remarquable.
- La ville possède une dizaine de monuments inscrits au patrimoine immobilier classé.
AérodromeArticle détaillé : aérodrome de Saint-Hubert.L'aérodrome civil de Saint-Hubert (Code ICAO: EBSH) fut créé en 1930. Il a servi d'école d'aviation dès 1934 sous l'autorité du capitaine Orta. Il fut cédé à l'État belge en 1946. L' Aéroclub des Ardennes y exerce ses activités depuis 1958 et le Centre national de vol à voile depuis 1960. On y trouve également une station météo, automatique depuis 2007. Le vol à voile est l'activité favorite à l'aérodrome de Saint-Hubert et des stages ADEPS permettent également de s'y initier à cette activité.
Folklore et festivités
- Cortège carnavalesque le samedi 43 jours avant Pâques.
- Chaque année, le premier week-end de septembre, ont lieu les journées internationales de la chasse et de la nature.
- Chaque été, dans le cadre du Festival de Wallonie, le Juillet Musical organise des concerts dans la ville et les villages voisins.
- Le Borqtour, un festival de musique rock et electro logé sur la cour reliant la basilique à l'abbaye ayant lieu au début du mois d'août.
Sécurité et secours
La ville fait partie de la zone de police Semois et Lesse pour les services de police, ainsi que de la de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.
Personnalités liées à la commune
- Marc de La Brassine, né en 1953 à Saint-Hubert, magistrat belge.
- Pierre-Joseph Redouté (1759–1840), né à Saint-Hubert, peintre appelé le « Raphaël des fleurs ».
- Henri-Joseph Redouté (1766–1852), né à Saint-Hubert, frère du précédent, peintre.
- Arsène Vaillant (1922–2007), né à Saint-Hubert, footballeur et journaliste sportif.
CommentaireJacques Charneux et Bernard Wodon écrivent à propos de l'édifice religieux :





