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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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Archives

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 05:32

 

Nous continuons vers le Sud, le Madison Square Garden, puis Wallstreet le  World Trade Center-New-York-1971-En construction

quartier des Affaires avec ce monstre plat qu'est la Chase Manhattan. Royaume de la finance, Wall street se fraye un passage entre les murs des gratte-ciels qui l'enserrent. Ceux-ci cachent le ciel à une foule affairée, si dense qu'elle a presque réussi à chasser les voitures de la chaussée.
 

 L'origine de ce quartier: C'est en 1653 que le gouverneur hollandais Peter Stuyvesant fait édifier de l'Hudson à l'East River, une palissade de planches épaisses destinée à protéger la ville des attaques de indiens. Il s'agit donc bien d'un Wall, un Mur en bois. Mis à bas en 1699 par les Anglais, le mur est remplacé par une rue qui prend logiquement le nom de Wall Street mais le temps des "affaires" ne commencera qu'en 1840 et se met à fleurir véritablement en 1860 avec le contrôle du marché de l'or, par quelques financiers à l'époque de la fameuse "ruée vers l'or"
 

Ci-dessous la photo des deux tours en construction du Wold Trade Center. On en est au 102e étage et on doit aller jusqu'au 112eme  et donc le sommet des tours est recouvert de bâches en plastic. Tours en construction, les plus hautes de New-York, je suis loin de me douter qu'elles vont être démolies exactement 30 ans plus tard, "2001 odyssée de l'espace", à la demande de Georges Bush. Oui ben (laden) moi j'y crois à cette hypothèse. Un président réélu frauduleusement avait grand intérêt à faire croire à une conspiration terroriste internationale, pour prendre le contrôle de l'Irak et donc des puits de pétrole dans lesquels sa famille a pas mal d'actions. Il faut arrêter de rêver. Tout cette histoire est du pipeau, de A jusqu'à Z. Et l'Irak on a vu et on voit ce que celà a donné et donne encore.Le républicain Nixon c'était le Vietnam et le républicain  Bush c'était l'Irak, des centaines de milliers de morts. Et ces deux ordures qui se valent, adorent leur pays, comme de bien entendu. Ce sont des bienfaiteurs de l'humanité
 

Bon je me calme, je me calme. Sur la photo du dessus on voit Valérie à Battery Park, à la pointe de Manhattan, un terre-plein de 8 hectares et demi, avec une vue superbe sur la baie de New-York et ses navires arrivant du continent.  Battery Park était à l'époque un îlot rocheux sur lequel on avait édifié un fort,avec une batterie, la West Battery. En 1870, on combla le bras qui séparait cet îlot de la terre ferme
Et de là, nous allons nous embarquer pour la Statue de la Liberté qui est sur une île et qui a été conçue par un jeune sculpteur alsacien, Auguste Bartholdi dès 1874, qui prit sa mère comme modèle, puis finalement charpentée par Gustave Eiffel dont on nous dit qu'il aurait aussi réalisé une tour à Paris, tour dont le nom m'échappe à l'inst
ant.....
 

Et n'oublions pas que Woody Allen a dit"La dernière femme dans laquelle je suis entré, c'est la statue de la Liberté "
 

La tour mesure une centaine de mètres au niveau de la torche. C'est une femme couronnée avec les chaînes de la tyrannie reposant à ses pieds. Dans sa main gauche le livre de la Déclaration de l'Indépendance. Après avoir pris un ascenseur qui vous fait gravir les dix premiers étages, il reste à monter 168 marches soit encore 12 étages, mais à pied cette fois, et on se retrouve dans la tête de la statue, avec une vue imprenable sur New-York, on s'en doutera. La statue elle-même fait 46 mètres de haut; L'index de la main mesure 2m.40, soit plus du double de Vaérie, fortement intimidée part cette image maternelle. Et voici en épilogue de ce ce voyage,Statue de la Liberté-1971-Totems de Vancau-World Trade Center  ma fille posant devant les totems de son père, qui préfigurent les futures tours maudites et que j'ai eu le temps d'installer au cours de mes cinq nuits new-yorkaises, grâce aux immenses moyens mis à ma disposition par la Mairie de New-York, cette  oeuvre monumentale m'ayant  été commandée par la ville pour commémorer le souvenir des indiens vivant jadis sur cette île et massacrés par les hollandais puis par les Anglais.

Oeuvre remarquable qui fût malheureusement détruite en septembre 2001, trente ans plus tard, en même temps que les deux tours du World Trade Center et valut à Christian Vancau un dédommagement de 100 millions de dollars, versés conjointement par Messieurs Bush et Ben LadenNew-York-Attentat du 11 Sep.2001-World Trade CenterAttentat du 11 sptembre 2001

Quant à notre retour il fût, lui, laborieux puisque nous avons dû faire une escale technique en Irlande, à Channon Airport, par une meteo dégueulasse. Le moteur du DC 10 avait eu quelques hoquets durant le vol et à un moment j'ai bien cru...Il y avait une panique évidente à bord, à tel point que j'ai dû ouvrir le parapluie doré qui m'avait été offert à Wall Street, fort judicieusement

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 05:22

 

Les deux jours suivants nous allons descendre peu à peu vers le Sud; Nous repassons d'abord par le Rockfeller Center, en fait non pas seulement un building mais 18 immeubles 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1928 John RockfellerJunior un grand financier New-Yorkais, d'origine française (les Roquefeuille dans l'Aveyron) signe un bail avec l'université, bail renouvelable jusqu'en 2069 et il y construit un centre commercial;
 

Ensuite nous descendons sur Greenwich Village, refuge des artistes et d'un certain nombre d'intellos. Edgar Poe y écrivit "Gordon Pim" et "la Chute de la maison Usher" La Bleeker

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

street et immanquablement nous tombons à Washington Square , le rendez-vous de joueurs d'échecs que voici sur la photo de droite. Sur cette place c'est un silence total. On sort du brouhaha et tout à coup, sous les arbres, des gens assis face à face et complètement concentrés et silencieux. On pourrait l'appeler  la place des joueurs d'Echecs. En plein milieu de cette ville folle, c'est assez hallucinant.
Toute cette partie de Manhattan n'est qu'une succession de petits villages et l'on passe sans arrêt d'une atmosphère à l'autre. Brutalement on se trouve en Italie, puis tout à coup en Grèce, puis nom de Dieu, ce n'est pas vrai, on est en Chine "China Town". Rien à voir avec Dysneyland. Il s'agit bien  de villages grecs, italiens ou chinois, avec de vrais grecs, italiens et chinois, parlant leur langue et ayant leurs boutiques spécifiques; Aucun bluff, c'et la vie quotidienne, une nouvelle fois à New-York, on fait sans arrêt le tour du monde et d'ailleurs la preuve,
nous voici en Chine plus vrai que vrai, inscriptions en chinois, journaux chinois, habitants chinois (6000 à l'époque), c'est Le Lotus bleu de notre ami Hergé. Village créé par des Cantonais, ayant exporté leur trafic d'opium au 19e siècle. C'est là qu' eu lieu la fameuse guerre des gangs entre traficants (des associations de quartiers, les Tongs, chargées au départ de protéger les immigrants chinois mais devenues des organisations mafieuses chinoises rivales se faisant la guerre pour obtenir la maîtrise du marché de la drogue)

 

Des rues grouillant de gamins éveillés et de vénérables sages, les cabines téléphoniques à toit recourbé de pagodes, les enseignes multicolores couvertes de signes énigmatiques, les salons de thé où se réunissent parfois les joueurs de mahjong, les bazars fleurant le camphre et le santal, les épiceries où s'alignent des produits insolites, tels ces champignons séchés analogues à d'étranges plantes sous-marines, les pharmacies dans lesquelles s'élaborent des oréparations à base d'herbes aromatiques. Des restaurants profonds et odorants, offrant les spécialités gastronomiques chinoises: potages aux ailerons de requin (c'est bon mais ça pique) ou aux nids d'hirondelles, boulettes de viande appelées 'têtes de lion", riz aux pousses de bambous, oeufs pourris à la mode de Canton, le tout arrosé de thé vert ou d'alcool de riz
 

Voici donc une des cabines téléphoniques d'où Valérie va appler "en chinois" (allogne, mamagne, hi hi hi hi hi, à la Michel Leeb) sa maman restée en Europe
 

Il y a aussi, bien entendu, un temple bouddhique dans la Mott Street
 

Dès 1980, sa population a dépassé celle du Chinatown de San Francisco (Voir Polanski), faisant de ce quartier  la plus importante enclave chinoise du monde occidental. On suppute que de nos jours elle tournerait autour de 300.000 habitants (sur les 10 millions de Manhattan)

 

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 04:51

 

On peut dire qu'on ne va pas chômer pendant les trois jours qui nous restent. Nous allons nous taper trois musées. Le Musée d'Art Moderne au coin Sud-Ouest de Central Park et voici Valérie à côté de la vraie chèvre du vrai Picasso, dans le jardin du Musée qui abrite aussi Rodin, Henry Moore, Marino Marini, Calder, Germaine Richier.

Ensuite ce sera le Guggenheim, le Musée de Solomon magnat du cuivre, bâtiment construit dès 1956, par l'architecte Wright et qui fut surnommé, la "brioche indigeste" ou encore "la machine à laver" dont je n'ai pas de photos, terrible musée en colimaçon.. Les peintures sont présentées sans encadrement, leurs chassis reposant sur un support et se détachant des murs blancs. Parmi les 2500 oeuvres, dont 170 Klee, on y retrouve Chagall, Kandinsky, Delaunay et Léger. La Tannhauser collection au 1er étage montre surtout des impressionnistes, Pissarro, Renoir, Manet et d'autres peintres tels que Van Gogh, Cézanne, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Degas, Modigliani et le superbe "Square Vintimille" de Vuillard
 

 Et enfin le Musée d'Histoire Naturelle, une véritable performance, avec des mises en scène de paysages entiers reconstitués dans des chambres vitrées. c'est ce qu'on appelle des dioramas où sont campés de façon très vivante des animaux naturalisés: sol et végétation sont reproduits avec une fidélité extrême, tandis que les fonds de paysages ont été peints par des artistes habiles d'après les esquisses réalisées sur le terrain, les éclairages contribuant à donner l'illusion de la réalité (voir les photos ci-dessous ). On dirait des aquariums avec toute une faune et une flore "empaillées"
 

Aussi une très importante section d'art amérindien et océanien; tout ce que j'aime. Et nous voici parmi les Mayas, les Aztèques, les Olmèques et les Zapotèques, les Chichimnèques, les Totonaques. On voit sur ces photos, Valérie servant d'échelle, la dimension des pièces, extraites de leur paysage, ce qui est évidemment un non-senMusée d'Histoire Naturelle à New-York-1971s
Sur la photo ci-desous Valérie est entourée de statues précolombiennes, bref nous sommes au Yucatan, à Oaxaca, Monte Alban, et aussi en Colombie, en Amazonie et au Pérou. Il y a aussi une section sur les Peaux-Rouges, ou Indiens d'Amérique du Nord. C'est un musée hallucinant situé à l'Ouest de Central Park, et créé en 1869, avec 32 millions d'objets exposés, 45 salles d'expositions permanentes, un étage complet consacré à l'évolution des vertébrés et à l'histoire des Dinosaures, le Museum possédant le squelette du grand brontosaure qui pesait, vivant, près de 35 tonnes. Découverts en Mongolie dans le sable, les oeufs de dinosaures abritent encore un embryon.

 

Et pour finir une bibliothèquee comportant 485.000 volumes
 

Sans oublier le Hayden Planetarium, conçu peu avant la deuxième guerre mondiale et qui forme le département d'astronomie du Musée. Ayant extérieurement l'aspect d'un observatoire, il offre au public des spectacles expliquant de façon simple le mouvement du soleil et des astres. Nous y avons assisté, c'est remarquable

Bref on resort de ce musée complètement dépaysé, avec l'impression d'avoir fait un tour du monde et aussi un prodigieux bond en arrière


Les photos montrent bien comment Valérie a été "englobée" par les dioramas et quelle expérience pour une petite fille de huit ans. Sur la photo du bas, on réalise qu'elle a failli être absorbée par la banquise et ses pingouins. On est parvenus à apprivoiser les Mammouths en leur donnant quelques sucres

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 07:57

Nous voici donc dans notre Volswagen, Jan de Belder et moi et il me montre des choses et des quartiers hallucinants. Nous descendons jusqu'à la Bowery où des tas de clochards drogués, meurent dans la rue chaque jour, oui des tas de gens couchés et agonisants en plein coeur d'une ville prospère. La Bowery, un gigantesque mouroir
 

Ensuite, nous remontons tout au Nord  de Manhattan. Nous sommes en face du Bronx, entourés des fameux immeubles "brownstones" et nous longeons Harlem, sans y entrer car y entrer c'est exclu à cette époque. Les arrêts aux feu-rouges me permettent de jeter des regards dans les rues perpendiculaires de cette cité interdite. Et puis tout à coup, alors que nous sommes à l'arrêt, à la hauteur de la 125e rue, nous sommes rapidement entourés par 5 noirs, qui encerclent la voiture et sortent leurs crans d'arrêt. Les portières sont bloquées et mon ami de Belder démarre en trombe alors que le feu est encore au rouge, propulsant deux noirs sur le trottoir. Le tout a duré quelques secondes. Jan m'explique. "Ils  crèvent les pneux aux feux rouges, tu es obligé de descendre de voiture et ton compte est bon". C'est aussi simple et classique. Sueurs rétrospectives d'autant plus que nous frisons une collision en grillant le rouge. Notre promenade s'achève. Je ne raconterai évidemment rien à Valérie.
 

 Retour à notre hôtel et le lendemain on repart. En traversant Times Square, un homme en salopette blanche tombe devant nous sur le trottoir. On nous avait dit de ne jamais aider à se relever un homme qui tombe, car il vous empoigne, vous assomme et prend votre porte-feuille. Je vois les gens devant moi qui descendent du trottoir pour éviter le type qui ne bouge plus et je fais de même avec Valérie, évidemment. Les gens sont parfaitement indifférents. Moi pas, je voudrais aider cet homme qui en a peut-être réellement besoin et je l'aurais fait si j'avais été seul.

Voici Times Square, la grand-place de Broadway, entre la cinquième et la septième avenue avec son building où l'on vend chaque matin, les journaux du monde entier, et puis toutes ces salles de spectacle avec des files de gens  qui attendent de pouvoir acheter leurs tickets. Les studios de la Radio de New-York, Radio City, des tas de salles  de cinéma, tiens voici "Dustin Hoffman" dans "Who is Harry Kellerman and why is he saying those terrible things about me" et à côté Steve Mc Queen, dans" Le Mans"
 

Voici donc Valérie à Times Square  face à Dustin Hoffman et un peu plus loin, nous nous retrouvons devant le Restaurant de Jack Dempsey. Jack Dempsey a été champion du monde des poids lourds de 1819 à 1926. Né en 1895, il décèdera en 1983 à 88 ans. Il s'est retiré en 1935 et a ouvert ce restaurant célèbre jusqu'en 1974. Il est donc là derrière son comptoir et en tant qu'ancien boxeur, je vais lui serrer la pince. Tout de suite il me 

 

 

 

 

reconnait et me dit "Hey, van cauw" et moi "Salut Jack, ça va toujours pour toi les affaires, petit. Tu vois je passais par là et donc je suis là parce que je suis venu" "Hey me répond-il et tu boxes toujours? "Hey que je réponds, eh non Jack, j'ai raccroché les gants". En fait je ne suis pas entré, j'ai regardé cette façade et j'ai imaginé ce scenario.
 

Et nous allons arpenter New-York pendant les trois jours qui suivent. Et puis nous sommes le 14 Juillet, c'est l'anniversaire de ma fille et le soir nous irons manger dans un "French Restaurant"
 

Voici pêle-mêle, les endroits visités. Tout d'abord le Rockfeller Center et l'Empire State Building. Nous voici en terrasse du Rockfeller d'abord, dans les étages 80 et on voit derrière nous, la partie Sud de Manhattan avec l'Empire State Building le plus grand building du monde avec ses 102 étages, bien plus élévé que la Tour Eifel Evidemment Valérie et moi, nous nous photographions l'un l'autre, car je me vois mal confier mon appareil-photos, un Yashica à l'époque, à des passants anonymes. Je le garde au contraire bien entortillé autour de mon cou(oui j'avais un modèle entortillable, on ne fait plus celà aujourd'hui, c'était pourtant bien pratique ) La photo ci-dessous est prise du toit de l'Empire State Building au niveau du 86e étage (notez qu'i faut moins d'une minute d'ascenseur pour monter les quatre-vingt étages et il y a 74 ascenseurs transportant 10.000 personnes à l'heure. Quinze mille employés y travaillent dans les bureaux). Il est situé au Sud du Rockfeller Center et donc plus vers la pointe de Manhattan. On aperçoit donc les deux tours du World Trade Center à droite, pas encore complètement terminées. Il y a continuellement un voile de brume sur Manhattan

Bio 134 New-York 5 Harlem et Broadway
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 08:36

 

 
 
Et nous regardons vers le Nord, le Qeensborobridge qui surplombe une île, la Welfare Island. Voici le pont en question;
Ci-dessous le plan de New-York pour que nore périple soit plus concret pour ceux qui ne connaissent pas New-York. Voici donc:
 
Nous nous trouvons juste à gauche et au-dessus du "River" d'East River, donc à l'Est de Manhattan, juste à la sortie du tunel qui passe sous la rivière(Point 8). Derrière nous, toute la partie Sud , avec le village de Greenwich (point 14) et le Washington Square(Point 13), la Bowery, quartier de misère situé dans le Lower East Side (Point 9) et à gauche de ce quartier celui de China town (17) et tout à la pointe WallStreet (19) avec les deux tours maudites en construction (World Trade Center) et le Battery Park 20)(Embarquement pour la Statue de la Liberté).
 
En remontant vers le Nord, vous avez en 2, Broadway et Times Square où nous logeons, en 1 le Rockfeller Center avec au-dessus au coin de Central Park, le Columbus Circle et Le Musée d'Art Moderne,Central Park en 22, longé à l'Est par la 5e avenue et le Musée Guggenheim en 7
 
Harlem se trouve au Nord-Est de Central Park, on ne le voit pas sur ce plan mais bien sur celui-ci,
 
qui parle aussi du haut de Manhattan et qui montre les entités qui composent New-York City, à savoir, non seulement Manhattan, mais aussi le Queens, le Bronx, Brooklyn et Staten Island (en-desssous du New Jersey) et le New Jersey
 
Harlem est au-dessus à droite de central Park, entouré d'un cercle au crayon.
 
New-York-Ville fait 10 millions d'habitants, (en 1971) comme la Belgique eh oui... et l'agglomération 16 millions 600.000. Manhattan est bien une île comme l'est Venise
 
C'est donc dans cette gigantesque toile d'araignée que nous allons nous balader pendant 4 jours et bien sûr j'ai tout préparé pour ce voyage, sachant qu'il était périlleux. Ce 13 Juillet nous savons seulement que nous serons pris en charge en fin de journée par l'ambassade et donc nous rayonnons au départ de l'Onu, en reconnaissance. Nous nous retrouverons en fin de journée dans le building où habite un des délégués, Mr de Schrijver, un immeuble gardé, à 40.000 frs de loyer par mois (nous sommes en 1971). Nous entrons dans un hall immense, à peu près en face du Guggenheim Museum, nous sommes interceptésà la réception, on téléphone à notre hôte, oui ok on nous attend, nous pouvons prendre l'ascenseur pour le 40e étage. Dés le début de l'ascension, nous voyons un groupe d'enfants en maillot de bain, s'engouffrer dans notre cabine d'ascenseur. Nous comprendrons qu'il y a une piscine sur le toit. Tout à fait normal. A New-York, il y a une vie intense sur les toits des buildings, des jardins, des piscines, des terrains de tennis, une piste d'atterrissage pour les hélicos de la Panam etc.... La piscine nous irons la voir avec notre hôte à qui nous avons demandé pourquoi il y avait des enfants en maillot dans l'ascenseur et la voici ci-dessus avec Valérie ahurie, avec aussi tous les gratte-ciels dans   Güggenheim New-York-1971-Central Park-88e avenue
le fond. Quant à l'immeuble, il surplombe le Guggenheim, je ne l'ai pas fait exprès- Cette photo a été prise de la fenêtre de l'appartement et derrière le Guggenheim, il y a un des lacs de Central Park, le Receiving Reservoir. On disait à l'époque qu'il était moins dangereux de traverser le Viet-Nâm que de traverser Central Park, la nuit. Nous sommes donc bien dans la cinquième avenue, à hauteut de la 88e Rue Est
 
Mr de Schrijver a deux enfants, plus ou moins de l'âge de ma fille. Ils vont l'emmener dans leur chambre, jouer aus Indiens. J'ai pas très bien compris mais il s'agissait d'un jeu portant sur les réserves d'indiens et apparemment Valérie s'est bien amusée. On l'avait déguisée en Coyotte.
 
Et Monsieur de Belder, l'autre délégué d'Ambassade, vient me chercher avec sa VW Coccinelle, ce qui ne change pas mes habitudes. New-York by night avec quelqu'un qui y vit depuis 4 ans et est donc bien rôdé. Luxe que je n'aurais pu me payer évidemment si on n'avait pas pris Valérie en charge ce soir-là. Le seul problème c'est que j'ai failli ne pas revenir
 
Peu à peu, la nuit tombe....

 
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 07:04

C'est le lendemain 13 Juillet que nous sommes attendus au Secrétariat Général des Nations Unies. On vient nous chercher en voiture. Tout va aller très vite. Nous sommes accueillis par l'ambassadeur et son équipe et nous attendons l'arrivée de Monsieur Thant, dans l'antichambre de son bureau. Le voici. Cet homme est charmant et rayonnant. Il semble très humain. Autre chose que le fameux Autrichien Kurt Waldheim, qui lui succédera, fin 1971. Sur la photo du dessus, nous avons de gauche à droite, Monsieur de Belder attaché à l'ambassade de Belgique, Monsieur Longerstaey, ambassadeur, Valérie, Mr Thant et moi qui parle à ma fille avec mon regard, en transmission de pensée "Oui, oui, montre-lui ton dessin, petite, montre lui où il est..." On voit donc comment se présente cette carte postale dépliante, sortie de son

coffret. En dessous Valérie un peu stressée tout de même, il suffit de regarder ses pieds. Et regardez comme il a l'air gentil, ce joli chat birman. C'est adorable. Cérémonie intime mais il y a tout de même hors champ, quelques malabars et autres paparazzi, qui qui voudront d'ailleurs nous suivre pendant notre séjour à New-York, me rappelleront à mon hôtel le soir et que j'enverrai bouler
Mr. U Thant, un homme remarquable est né en Birmanie en 1909. Il a donc 62 ans sur la photo. Il a été élu Secrétaire Général en 1969 et reconduit par l'Assemblée Générale des des Nations unies en 1966.
C'était un opposant farouche de l'Apartheid en Afrique du Sud. Il a démissionné en décembre 1971 alors qu'on voulait lui attribuer un 3e mandat et c'est 'ex-nazi, l'autrichien Kurt Waldheim, qui lui a succédé
Il est mort en 1974 d'un cancer du poumon.

 

Ensuite, nous irons manger au Restaurant des Nations Unies et je vous jure qu'il y avait du spectacle. Nous avons aussi visité les lieux principaux. Les deux délégués belges ont été charmants avec nous. Mr de Schrijver a invité Valérie à venir jouer avec ses enfants le soir même, ce qui m'a permis d'accepter la proposition de Monsieur de Belder: Visiter le New-York by Night, ce qui a failli nous coûter la vie à tous deux. La suite dans notre prochain numéro que vous ne manquerez pas de lire, vu le suspens intolérable que je viens d'installer en fin de page

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 06:48

 

Bien sûr le film de Coppola n'était pas encore sorti et le 11 septembre n'avait pas encore eu lieu
 

Je pense que nous montons dans le train à Liège, ma fille et moi, le 12 Juillet 1971, nous arrêtons en Gare de Libramont," regarde fifille c'est là qu'on va habiter dans 2 semaines à peine, oh que c'est beau la gare de Libramont ", arrivons à Luxembourg assez tôt le matin, puis Findel Airport, pour monter à bord d'un DC10" d'Islandic Airlines"-Loftleidir, le Ryanair aérien de l'époque. Et ensuite un voyage interminable qui va nous conduire d'abord en Islande, Keflavik, puis à New-Y ork, en 17 heures, avec atterissage à Kennedy Airport. C'est très impressionnant et à 33 ans c'est la première fois que je prends l'avion. Un délégué d'ambassade, Mr.De Schriijver, nous attend avec sa voiture à la sortie de l'aéroport.

Il est aux alentours de 21 heures lorsque nous traversons Brooklyn, saluant au passage Henri Miller et Paul Auster, et que nous traversons le Brooklyn Bridge. Voici d'abord le vaisseau de Manhattan alors que nous traversons l'East River. C'est totalement irréel. Ce n'est pas une ville, c'est un mirage ! Il fait beau, le soleil se couche et je regarde ce vaisseau de Manhattan, flamboyant, c'est à tomber raide-mort. Jamais je n'oublierai cette image d'autant plus forte que le ciel est rouge. J'en rêve encore. Je la photographie et à mon retour je la peindrai, la Manhattan. Une sorte de Manhattan Transfer à la Dos Passos, si vous voyez ce que je veux dire, autrement dit si vous avez lu ce livre ! Je ferai deuxNex-York 1971-ONU-Mr.Thant-Valérie-Manhattan-Brooklyn Bridge peintures à l'huile sur papier, mauvaises mais peu importe, elles retranscrivent ma vision de new-York. Il y a  Manhattan et puis ce pont de Brooklyn, celui qu'on voit dans Marathon Man avec Dustin Hoffman. Il y a la vraie Manhattan ci-dessus, enfin la photo, puis la peinture,ci-dessous, faite à mon retour en Belgique. Hélas je ne m'appelle pas Turner mais enfin, je peins depuis 4 ans seulement et n'ai jamais pris le moindre cours, ni de peinture, ni de dessin, alors soyez indulgents et j'ajoute une autre peinture  de l'intérieur de Manhattan, reflétant bien cette impression que l'on ressent à Manhattan d'être un Liliputien et que tout, d'un seul coup, dans votre vie, absolument tout se passe à une autre échelle, que vous perdez tous vos repères, exactement comme si d'un coup de baguette magique, on avait réduit votre taille de 180 à trente centimètres. C'est totalement hallucinant!  La peinture qui

vient représente la sensation vécue le lendemain matin lors de ma première sortie dans New-York, car la veille je ne suis sorti de la voiture que pour entrer dans l'hôtel et aller m'y coucher avec ma petite donzelle, sans faire un autre pas dans la ville que celui consistant à traverser le trottoir de l'hôtel, Le Century Paramount situé en plein Broadway. A New-York, on se promène en levant la tête sans arrêt et donc en se cognant à tous les réverbères et voilà ce que celà donne
 

Mais en attendant, après avoir traversé en voiture la moitié sud de Manhattan, c'est de nuit que nous arrivons devant notre hôtel dont voici l'entrée avec un immense salon prestigieux, ensuite la montée au 10e étage avec un groom, des couloirs style "couloir de la mort à la Carryl Chessman" et devant notre porte, appuyé au mur, un cop, oui un flic, avec son "dubble meter", sa gigantesque matraque, ce qui me confirme d'emblée que New-York n'est pas une ville sûre, que les articles de presse n'exagéraient rien car tout de même nous sommes au centre ville d'un grand hôtel, à 2 pas de Broadway et au dixième étage. Un peu l'ambiance !!!. A moins que ce flic ne soit là à la demande de l'ambassade de Belgique et de l'Onu ???. Majesté c'est trop d'honneur. Et à peine rentré dans la chambre, je vois que la porte comporte non seulement la clé traditionnelle mais une énorme chaîne et un avis nous priant de bien l'arrimer ce que je m'empresse de faire tout en guettant du coin de l'oeil les réactions de ma fille. Je sais que je vais lui inventer une histoire abracadabran du genre" c'est le jour du mardi gras pour les flics de New-York et la chaîne est en chocolat, c'est pour le petit dèj, on la mangera demain, donc une histoire idiote, dont elle ne croira évidemment pas un mot. Sur la photo ci-dessus, à droite, deux réservoirs d'eau (classique à New-York), c'est la vue de notre chambre dont on ne peut ouvrir la fenêtre. L'air est conditionné. Autant vous dire qu'il ne faut pas être claustrophobe. Une fenêtre soudée, une énorme chaîne et un flic à matraque double-mètre dans le couloir, ça commence très fort. Voici un plan

d'une partie de Manhattan avec notre hôtel, au sud de Central Park et à gauche de Times Square et donc de Broadway, et les lieux essentiels que nous allons parcourir les jours suivants à savoir l'Onu, les abords et l'intérieur de Cental Park qui fait 4 Kms de long sur 1 de large, en bordure du Parc, le Musée d'Art Moderne, le Musée Guggenheim et le Musée d'Histoire Naturelle, Harlem, le Sud de Manhattan avec Greenwich, Washington Square et  Battery Park, ainsi que Wall Street et les deux célèbres tours du World Trade Center qui sont encore en construction, à savoir au niveau 102, pour 112 étages prévus, et enfin l'embarquement pour la petite île de la statue de la liberté, tout celà en 4 jours, réception aux Nations Unies comprise
Et enfin New-York,à la nuit tombante. Le crépuscule des Dieux

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 07:03
Quelques lettres de Christian Bobin à Christian Vancau
Christian-BOBIN-1992-001.jpgChristian-BOBIN-1992--suite-.jpgBobin Lettre1415cBobin Lettre 2416Bobin Lettre 2417Bobin Lettre 2418Bobin Aube404Bobin Aube405Bobin Aube407
Bobin Aube409Bobin Aube408Bobin Aube410
Christian Bobin-Nancy 2011 (1)cv
v MG 3741-copie-1 Nous nous sommes rencontré à Libramont, en automne 1976. Des amis bourguignons communs, Henri et Agnès Michon,  l'avaient emmené pour voir une expo commune que Jean-Pierre Ransonnet et moi-même présentions au Casino de Marche, sous l'égide du Centre Dramatique Ardennais. Christian a logé deux nuits, à Libramont, au 17 de la rue du Serpont au-dessus de la Banque, à savoir chez moi. Il avait l'intention de devenir écrivain. Après sa viste il m'a envoyé de petits recueils manuscrits, reliés par lui. Je pense qu'il l'est devenu, écrivain et pas un peu. Nous sommes restés en contact depuis lors.
 

Christian Bobin

Description de cette image, également commentée ci-après

Christian Bobin (Le Livre sur la place, Nancy, 2011)

Activités Écrivain
Naissance 24 avril 1951
Le Creusot
Langue d'écriture français
Genres Poésie, essai, fragment
Distinctions Prix des Deux Magots (1993), Grand Prix Catholique de Littérature (1993)
 

Christian Bobin, né le 24 avril 1951 au Creusot en Saône-et-Loire où il demeure, est un écrivain français.

Tour à tour poète, moraliste et diariste, il est l'auteur d'une œuvre fragmentaire où la foi chrétienne tient une grande place.

 

 

Biographie

 

Il est né d'un père dessinateur à l’usine Schneider du Creusot et d'une mère calqueuse.

Enfant, il était solitaire et aimait la compagnie des livres1.

À propos de son enfance, il a déclaré : « Je serais incapable de faire des récits d'enfance. Je me demande comment sont faits ces livres-là. Je me sens infirme devant ça. Et pour aggraver les choses, j'ai l'impression d'avoir une mémoire presque anéantie de tout ça2. »

Il a dit aussi au sujet de l'école : « Ce qui me paraît le plus insupportable — et c'est aussi ce que fait notre société — c'est que l'école me séparait de moi-même. Ce n'était pas d'une personne, mais de moi-même, dans le vagabondage des heures, des humeurs. C'était ça dont j'étais séparé. »

Après avoir étudié la philosophie, il a travaillé pour la bibliothèque municipale d’Autun, à l’Écomusée du Creusot et a été rédacteur à la revue Milieux ; il a également été infirmier psychiatrique.

Ses premiers textes, marqués par leur brièveté et se situant entre l'essai et la poésie, sont publiés aux éditions Brandes, Paroles d’Aube, Le temps qu'il fait, chez Théodore Balmoral, et surtout chez Fata Morgana (où il publie notamment Lettres d'or).

 

En 1976, rencontre du peintre belge Christian Vancau, dans sa maison à Libramont, rue de Serpont. Amené par deux amis bourguignons de Christian Vancau, Henri et Agnès Michon, Bobin vient voir l'expo de Vancau à Marche-en-Famenne, en octobre 1976

 

 

Dès la fin des années 1980, ses livres paraissent alternativement chez Fata Morgana et chez Gallimard, puis en alternance avec Gallimard aux éditions Le Temps qu'il fait.

Sa forme de prédilection est le fragment, une écriture concentrée faite de petits tableaux représentatifs d’un moment. Ses ouvrages tiennent à la fois ou séparément du roman, du journal et de la poésie en prose.

Connaissant le succès à partir notamment d’Une petite robe de fête (1991), il reste un auteur assez discret, « amoureux du silence et des roses », fuyant le milieu littéraire. « Ma vie, écrit-il dans Louise Amour, s’était passée dans les livres, loin du monde, et j’avais, sans le savoir, fait avec mes lectures ce que les oiseaux par instinct font avec les branches nues des arbres : ils les entaillent et les triturent jusqu’à en détacher une brindille bientôt nouée à d’autres pour composer leur nid. »

En 1992, il rencontre un autre succès, grâce à un livre consacré à saint François d’Assise : Le Très-Bas, Prix des Deux Magots en 1993 et Grand Prix catholique de littérature. Il publie en 1996 La Plus que vive, hommage rendu à son amie Ghislaine, morte à 44 ans d’une rupture d’anévrisme.

Il a également préfacé ou postfacé quelques ouvrages, notamment un livre de Maximine, L’ombre la neige (Éditions Arfuyen, 1991) ainsi que deux livres de Patrick Renou : Sorianoda (Éditions de l’Envol, 1992) et Tu m'entends ? (Éditions Deyrolle, 1994, rééd. Verdier).

Œuvres

  • Lettre pourpre (Éditions Brandes, 1977)
  • Le feu des chambres (Éditions Brandes, 1978)
  • Le baiser de marbre noir (Éditions Brandes, 1984)
  • Souveraineté du vide (Éditions Fata Morgana, 1985)
  • L’homme du désastre (Éditions Fata Morgana, 1986)
  • Dame, roi, valet (Éditions Brandes, 1987)
  • Lettres d’or (Éditions Fata Morgana, 1987)
  • Le huitième jour de la semaine (Éditions Lettres Vives, 1988)
  • Préface de Air de solitude de Gustave Roud Éditions Fata Morgana 1988
  • L’enchantement simple (Éditions Lettres Vives, 1989)
  • La part manquante (Éditions Gallimard, 1989)
  • Éloge du rien (Éditions Fata Morgana, 1990)
  • Le colporteur (Éditions Fata Morgana, 1990)
  • La vie passante (Éditions Fata Morgana,1990)
  • La femme à venir (Éditions Gallimard, 1990)
  • L’autre visage (Éditions Lettres Vives, 1991)
  • La merveille et l’obscur (Éditions Paroles d’Aube, 1991) - Entretiens avec Christian Bobin, ISBN 2-909096-00-9
  • Une petite robe de fête (Éditions Gallimard, 1991)
  • Le Très-Bas (Éditions Gallimard, 1992) - Prix des Deux Magots 1993, Grand Prix Catholique de Littérature 1993
  • Un livre inutile (Éditions Fata Morgana, 1992)
  • Isabelle Bruges (Éditions Le temps qu'il fait, 1992)
  • Cœur de neige (Éditions Théodore Balmoral, 1993)
  • L'Éloignement du monde (Éditions Lettres Vives, 1993)
  • L'Inespérée (Éditions Gallimard, 1994)
  • L'Épuisement (Éditions Le temps qu'il fait, 1994)
  • Quelques jours avec elles (Éditions Le temps qu'il fait, 1994)
  • L'Homme qui marche (Éditions Le temps qu'il fait, 1995)
  • La Folle Allure (Éditions Gallimard, 1995)
  • Bon à rien, comme sa mère (Éditions Lettres Vives, 1995)
  • La Plus que vive (Éditions Gallimard, 1996)
  • Clémence Grenouille (Éditions Le temps qu'il fait, 1996)
  • Une conférence d’Hélène Cassicadou (Éditions Le temps qu'il fait, 1996)
  • Gaël Premier, roi d’Abime et de Mornelongue (Éditions Le temps qu'il fait, 1996)
  • Le jour où Franklin mangea le soleil (Éditions Le temps qu'il fait, 1996)
  • Donne-moi quelque chose qui ne meure pas (Éditions Gallimard, 1996) - Photographies en noir et blanc d'Édouard Boubat accompagnées des textes de Christian Bobin - rééd. 2010
  • Autoportrait au radiateur (Éditions Gallimard, 1997)
  • Geai (Éditions Gallimard, 1998)
  • L'Équilibriste (Éditions Le temps qu'il fait, 1998)
  • La Présence pure (Éditions Le temps qu'il fait, 1999)
  • Autoportrait au radiateur (Éditions Gallimard, 2000)
  • Tout le monde est occupé (Éditions Mercure de France, 1999)
  • Ressusciter (Éditions Gallimard, 2001)
  • La Lumière du monde (Éditions Gallimard, 2001)
  • L’Enchantement simple et autres textes (Éditions Gallimard, 2001)
  • Paroles pour un adieu (Éditions Albin Michel, 2001)
  • Le Christ aux coquelicots (Éditions Lettres Vives, 2002)
  • Mozart et la pluie suivi de Un désordre de pétales rouges (Éditions Lettres Vives, 2002)
  • Louise Amour (Éditions Gallimard, 2004)
  • Prisonnier au berceau (Éditions Mercure de France, 2005),ISBN 2-7152-2592-X
  • Une bibliothèque de nuages (Éditions Lettres Vives, 2006)
  • La Dame blanche (Éditions Gallimard, 2007)
  • Les ruines du ciel (Éditions Gallimard, 2009)(Prix du livre de spiritualité Panorama La Procure)
  • Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, photos d'Édouard Boubat (Éditions Gallimard, 2010)
  • Un assassin blanc comme neige (Éditions Gallimard, 2011)
  • Éclat du Solitaire (Éditions Fata Morgana, 2011)
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Un poème que m'a adressé Christian Bobin en 1976. Christian Bobin et Christian Vancau à Marche-en-Famenne en 1976
Un poème que m'a adressé Christian Bobin en 1976. Christian Bobin et Christian Vancau à Marche-en-Famenne en 1976

Un poème que m'a adressé Christian Bobin en 1976. Christian Bobin et Christian Vancau à Marche-en-Famenne en 1976

Un collage de Christian Bobin "La Faune originelle" envoyé fin 1976 ou 1977 avec un texte au verso
Un collage de Christian Bobin "La Faune originelle" envoyé fin 1976 ou 1977 avec un texte au verso

Un collage de Christian Bobin "La Faune originelle" envoyé fin 1976 ou 1977 avec un texte au verso

Un des premiers recueils de Christian Bobin, relié par lui. Reçu en 1976

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Un de mes préférés
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De Christian Bobin à Christian Vancau-Correspondances et Biographie
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ISABELLE BRUGES
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Published by Christian VANCAU - dans Mes AMIES et AMIS
23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 07:25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En Janvier 1971 d'autres articles suivent. C'est l'évènement à Liège. Vrai tout de même qu'une petite fille de 7ans et demi, aille porter son dessin victorieux et soit reçue par le Secrétaire Général des Nations Unies à New-York, ce n'est pas banal. Le voici ce fameux dessin, en fait la partie de" la plus grande carte postale du monde", représentant le dessin de Valérie. Ca sent déjà les Ardennes où nous allons emménager six mois plus tard et ça ressemble aussi à la maison que nous allons acheter en 1978, à savoir mon territoire actuel. Etrange car notre maison de Liège est une maison de ville, sans aucun rapport avec ce dessin qui était peint à la gouache dans des tons assez pastels si je me souviens bien.

Une réduction de 2 ou 3 mètres de long sur 30 cms de haut, de cette carte postale de 20 mètres va être réalisée, puis coupée en segments reliés et donc repliables, afin de pouvoir les placer dans un coffret luxueux qui sera offert à Mr Thant. C'est une partie de ce dépliant que l'on aperçoit sur la photo ci-jointe, où Valérie, qu'elle est mignonne !!, se retrouve en juillet entre l'ambassadeur de Belgique aux Nations-Unies, Mr Longerstaey et Mr Thant. Elle semble tout à fait à l'aise entre ces deux éminences. Pourtant nous sommes au 36e étage du building du Secrétariat des Nations-Unies, au bord de l'East River entourés de garde-corps, d'ambassadeurs et de journalistes. Mais j'anticipe car tout ceci se passera en Juillet 1971 et non pas en février comme on nous l'avait dit.
 

En attendant je sillonne la province de Luxembourg à la recherche d'un lieu, Bastogne, Bertrix Arlon, Marche, Libramont. La plus grosse ville, Arlon, doit faire à l'époque 14.000 habitants.
 

Et puis il y a ce voyage à New-york dont on ne sait encore rien.

Enfin il y a notre emménagement futur en Luxembourg.
 

 Ca y est la direction du Crédit Foncier a  choisi,New-Yorh 1971-Vanérie Vancau-ONU-Rencontre Mr Thant

la ville la plus laide de la province(avec Bertrix) en l'occurence LIBRAMONT, sa gare (ligne Bruxelles-Arlon-Luxembourg-Bâle), sa position stratégique au centre de la province et son parc industriel et commercial en début d'extension, à savoir à cette époque ILA, entreprise de ramassage et de traitement du lait (actuellement SUD-LAIT) et L'OREAL qu'on ne présente plus. Ceci mis à part, il s'agit en fait d'un gros village de 3000 habitants, une sorte de clairière en béton taillée au coeur de la forêt. On pourrait se croire au Canada, ce Canada où j'ai failli émigrer définitivement 5 ans auparavant, fou que j'avais été dans mon enfance des livres de Grey Owl, l'ami des Castors, ou de Fennymore Cooper et autres Jack London.
 

Donc ville sinistre mais implantée au coeur de la forêt. On verra bien
 

Et c'est alors que nous apprenons que Mr Thant sera libre en juillet et que ma banque décide que  nous déménagerons, directement après New-York, à savoir le 21 juillet. Ils ont loué un immeuble et nous aurons un appartement. à loyer modéré, au-dessus de la banque. Il y a heureusement un jardin étroit mais profond. Il nous reste donc à gérer à la fois New-York et Libramont.

C'est moi qui partirai avec Valérie, d'une part parce que je connais l'anglais et d'autre part parce que je suis mieux à même de la protéger au cas où.... car en 1971, New-York est une ville très agressive et toute la presse en parle. Nous avons même failli ne pas y aller. Mais les organisateurs nous promettront la protection de l'Ambassade de Belgique

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 07:24

Au retour de la Yougoslavie de mon cinquième séjour en tout dans ce pays 1961-1967-68-69 et 1970, je pense utile de vous laisser une carte globale qui vous montrera les lieux essentiels parcourus lors de mes 5 séjours, séjours qui se sont aussi prolongés en Bugarie et en Turquie en 1968 et en Grèce en 1961. Il y a juste un lieu que je n'ai pu explorer c'est la Vojvodine, qui touche à la Hongrie, au Nord de cette carte, via Maribor, poste frontière. J'avais l'intention d' y aller en 1969 et de voir la Hongrie en allant au moins jusqu'au lac Balaton, mais j'ai renoncé à cause d'un régime politique peu clair et de  l'obligation de déclarer à l'avance les devises que l'on pensait dépenser sur place.

D'ailleurs, Yougoslavie exceptée, je supporte mal les pays de l'Est, averti par mon aventure bulgare. Mais on comprendra pourquoi j'ai vécu de près la dislocation de la Yougoslavie, chaque lieu suscitant en moi des images vécues et donc précises, difficiles à vivre, chaque fois qu'un de ces lieux était livré à la destruction. Sur cette carte globale, j'ai resouligné les frontières au crayon, ainsi que les lieux principaux, de même que l'axe autoroutier intérieur Ljubljana-Zagreb-Belgrade-Nis. Je dois aussi ajouter que de toutes ces "peuplades" rencontrées, ce sont les Serbes qui m'ont le moins plu et ceci bien avant l'appariton de Milosevic et de Srebrenica (pour la pronociation, je signalerai seulemnet qu'un C en serbo-croate se prononce ts, mais que s'il a un accent, il se prononce tch )
 Donc dès septembre 1970, les choses vont aller très vite. D'abord je quitte le Mouvement Planète en envoyant ma lettre de démission à Paris et je ne reverrai jamais personne, ensuite je quitte l'atelier que j'ai formé et le Mouvement belge en général. Mon atelier continuera à vagir pendant quelques mois sans moi. Je laisse les jeunes se débrouiller entre eux.

 

Ma situation professionnelle est en train d'évoluer. Il s'agit de me faire"Monter" car j'ai fait mes preuves en créant un réseau d'une soixantaine d'agents dans la Province de Liège et ça marche. A Liège, je suis bloqué au niveau promotionnel à cause du couple de mes collègues. Pas question de me faire passer avant le mari donc il faut m'envoyer ailleurs. Et on me propose de partir pour la forêt vierge, une autre province où il n'existe encore aucun réseau, la province de Luxembourg, Les Ardennes, La Gaume et la Lorraine belge. Je dis que je vais réfléchir car tout de même c'est dans un bled qu'on m'envoie, un endroit où je ne connais personne et qui va me couper de Liège et de tous mes amies et amis. C'est presque l'exil en Sibérie. J'en parle avec mon épouse, ce qui semble choquer la Direction qui pensait que j'allais accepter tout de suite ce cadeau magnifique. Il est clair que pour mes patrons, l'épouse suit la carrière de son mari, sans poser de questions. Mais voilà, je maintiens, je vais réfléchir. Et je donnerai une réponse quelques semaines plus tard. C'est oui !

Et je pars déjà en exploration dans cette province pour trouver l'endroit propice à l' installation d'un bureau du Crédit Foncier de Belgique, petite société hypothécaire et caisse d'épargne familiale (350 personnes) où tout le monde se connait. On est très loin des monstres bancaires actuels. Le Crédit Foncier existe depuis 1835 et est le secteur hypothécaire de la Société générale de Belgique. Il a son siège à Bruxelles, Place du Petit Sablon
 

Il est donc bien question de m'installer un bureau provincial, au départ duquel je vais créer un nouveau réseau d'agences, mais cette fois en territoire tout à fait inconnu
 

Voici donc l'athmosphère de la fin de l'année 70 avec en décembre un nouvel évènement. Je décide d'inscrire ma fille à un concours de dessin organisé par le Grand Bazar de Liège. L'idée m'en est donnée par mon ami Raoul Crahay qui travaille là comme décorateur. Il s'agit de demander à des enfants de moins de 21 ans de dessiner une partie d'une  immense "carte postale" d'environ 20 mètres de long, sur le thème "Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté " Le ou la jeune "vainqueur" ira porter cette carte en réduction, à Monsieur Thant aux Nations Unies à New-York. Voyage offert au lauréat et à un de ses parents. Bien sûr on n'y croit pas et on va conduire Valérie pour vivre l'expérience pendant une journée. Elle fait son dessin dans un coin de l'immense rouleau, entourée d'adolescents plus âgés qu'elle, en fait, une bonne centaine de participants. Je vais la rechercher le soir et on n'en parle plus. Deux semaines plus tard, on nous téléphone du Grand Bazar, c'est la délibération, ah bon? et alors???"C'est votre fille qui a gagné, il faut venir tout de suite, on vous attend, toute la presse est présente"."Désolé mais Valérie est à la campagne chez ses grands-parents, c'est impossible, néanmoins nous les parents on arrive". Je n'y crois qu'en traversant la foule pour monter sur l'estrade, recevoir les félicitations du jury de dessinateurs de BDs (Spirou), me faire flasher, complètement ahuri, je rêve???
 

Le voyage à New-York est prévu pour 1971, on ne sait pas encore quand, celà dépendra du Secrétaire des Nations Unies, le Birman U Thant. Dés Janvier 1971, les articles paressent dans la presse belge. Ma fille est célèbre.

Et moi, son père, peintre, qui n'ai jamais gagné de concours, c'est moral, ça???

 

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