Les deux jours suivants nous allons descendre peu à peu vers le Sud; Nous repassons d'abord par le Rockfeller
Center, en fait non pas seulement un building mais 18 immeubles
En 1928 John RockfellerJunior un grand financier New-Yorkais, d'origine française (les Roquefeuille dans l'Aveyron) signe un bail avec l'université, bail renouvelable jusqu'en 2069 et il y construit un centre commercial;
Ensuite nous descendons sur Greenwich Village, refuge des artistes et d'un certain nombre d'intellos. Edgar Poe y écrivit "Gordon Pim" et "la Chute de la maison Usher" La Bleeker
street et immanquablement nous tombons à Washington Square , le rendez-vous de joueurs d'échecs que voici sur la photo de droite. Sur cette place c'est un silence total. On sort du brouhaha et tout à coup, sous les arbres, des gens assis face à face et complètement concentrés et silencieux. On pourrait l'appeler la place des joueurs d'Echecs. En plein milieu de cette ville folle, c'est assez hallucinant.
Toute cette partie de Manhattan n'est qu'une succession de petits villages et l'on passe sans arrêt d'une atmosphère à l'autre. Brutalement on se trouve en Italie, puis tout à coup en Grèce, puis nom de Dieu, ce n'est pas vrai, on est en Chine "China Town". Rien à voir avec Dysneyland. Il s'agit bien de villages grecs, italiens ou chinois, avec de vrais grecs, italiens et chinois, parlant leur langue et ayant leurs boutiques spécifiques; Aucun bluff, c'et la vie quotidienne, une nouvelle fois à New-York, on fait sans arrêt le tour du monde et d'ailleurs la preuve,
nous voici en Chine plus vrai que vrai, inscriptions en chinois, journaux chinois, habitants chinois (6000 à l'époque), c'est Le Lotus bleu de notre ami Hergé. Village créé par des Cantonais, ayant exporté leur trafic d'opium au 19e siècle. C'est là qu' eu lieu la fameuse guerre des gangs entre traficants (des associations de quartiers, les Tongs, chargées au départ de protéger les immigrants chinois mais devenues des organisations mafieuses chinoises rivales se faisant la guerre pour obtenir la maîtrise du marché de la drogue)

Des rues grouillant de gamins éveillés et de vénérables sages, les cabines téléphoniques à toit recourbé de pagodes, les enseignes multicolores couvertes de signes énigmatiques, les salons de thé où se réunissent parfois les joueurs de mahjong, les bazars fleurant le camphre et le santal, les épiceries où s'alignent des produits insolites, tels ces champignons séchés analogues à d'étranges plantes sous-marines, les pharmacies dans lesquelles s'élaborent des oréparations à base d'herbes aromatiques. Des restaurants profonds et odorants, offrant les spécialités gastronomiques chinoises: potages aux ailerons de requin (c'est bon mais ça pique) ou aux nids d'hirondelles, boulettes de viande appelées 'têtes de lion", riz aux pousses de bambous, oeufs pourris à la mode de Canton, le tout arrosé de thé vert ou d'alcool de riz
Voici donc une des cabines téléphoniques d'où Valérie va appler "en chinois" (allogne, mamagne, hi hi hi hi hi, à la Michel Leeb) sa maman restée en Europe
Il y a aussi, bien entendu, un temple bouddhique dans la Mott Street
Dès 1980, sa population a dépassé celle du Chinatown de San Francisco (Voir Polanski), faisant de ce quartier la plus importante enclave chinoise du monde occidental. On suppute que de nos jours elle tournerait autour de 300.000 habitants (sur les 10 millions de Manhattan)


