Et voici octobre.Un film à la télé dont on parlera beaucoup et longtemps, de Peter GREENAWAY," Meurtre dans un jardin anglais"
Le 3 octobre c'est la grande fête à Jehay-Bodegnée (Huy) chez Bernard Herbecq, l'architecte de Jean-Pierre Ransonnet à Cortil. Il habite une série de wagons en enfilade
et mon ami Beaudhuin Simon, y présente une expo, dont voici l'invitation
J'y vais seul. Céline boude et ne veut pas venir. Moi, je suis en mauvais état. J'arrive à 17h30. Le lieu est magnifique, des wagons enchaînés. J'aperçois Baudhuin Simon qui loge là-bas et me fait faire le tour du propriétaire. Et je tombe sur mon ami José Bedeur, le contrebassiste bien connu, originaire de Huy, (Il joue ce soir mais part d'abord à Liège pour une émission radio), José rencontré lui aussi en 1969 (Mouvement Planète). Je me présente à Bernard Herbecq. Ensuite je tombe sur un étrange personnage qui malheureusement doit partir. On aurait eu des choses à se dire. Il s'appelle François COBUT. Poète. Nous sympathisons et il m'offre un de ses recueils"Les Fleurs du Mâle", que voici


et disparaît et je n'ai plus jamais eu de nouvelles. Il est belge pourtant. Rien sur Internet ou si peu
Il y a un monde fou. Je suis bourré et rate toutes mes photos. Voici Jean-Pierre Ransonnet qui arrive, tard et avec une mine patibulaire. Je me souviens que j'initie une longue discussion au sein de l'expo de Bauduin. Parle longuement avec un certain André Galère d'Antheit. Plus tard José Bedeur joue avec son batteur. Dehors des petits cochons qui tournent à la broche. Ca me rend malade. Baudhuin est un défenseur du cochon qu'l considère être le bouc émissaire de toutes le turpitudes humaines. Faudrait savoir. Il en a un bien vivant dans les bras. Il s'appelle Adolphe et court partout. Alors ces cochons qui brûlent, je ne comprends pas. Malaise énorme. Voici Baudhuin et Adolphe
Donc je suis incapable de manger du cochon et rentre sans dire au-revoir à personne. Un retour cauchemardesque dans un état poche de l'Ohio
Pollution de mon ruisseau. J'appelle les Eaux et Forêts et reçoit la visite d'un garde bien sympathique, Jean-François Denis de Saint-Hubert. On parle de Tinguely, d'Arman, de César, de Roger Nellens le peintre hyper-réaliste qui a loué une chasse à deux pas de chez moi des expos organisées à Knokke à la Réserve par son père Gustave Nellens, de la Tenderie etc.
Heureusement la pollution s'avère sans gravité
Roger NELLENS
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Belgium 1937
Realism 
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Nellens Roger 1937-
Peintre de figures mécaniques, autodidacte. Fils du directeur du Casino de Knokke. Réaliste à ses débuts, peint des paysages et des marines. Par la suite, attiré par les machines, leurs rouages et assemblages. Applique la technique du tamponnage et des dégradés. Première exposition à Knokke en 1968, puis à la galerie Veranneman, en 1969. Dans les années 1980, développe un univers de signes volants, aux formes souples, baignant dans une lumière imaginaire. Réalise une frise de 14m. de long pour la station de métro Gribaumont. ...
Le 10 octobre. Visite de mon territoire par Ninette Offergeld, son mari Charles et de leurs deux enfants, en vue de l'expo de Rossignol. Très bon contact...
Le matin une autre visite d'un ami Directeur de l'Institut technique de Libramont, Gustave Bernard avec un couple d'Anglais, du côté de Brighton. Apéro. Questions très intéressantes posées par l'anglais, à propos de mon processus de création
Décès des peintres Hélion et André Masson
L'AFFAIRE BAUDHUIN SIMON.
Le 19 octobre, j'apprends que Bô Simon a été arrêté le 10. Perquisition à son domicile à Habay-la-Neuve. Confirmation du mandat d'arrêt par la Chambre du Conseil à Arlon.
Baudhuin est à la prison d'Arlon. Je trouve le nom de ses 2 avocats, Thiry de Virton et Nèves de Mévergnies à Liège et leur téléphone, ainsi qu'à un certain Dermagne de Rochefort. Une plainte pour pédophilie????J'envoie une lettre à Baudhuin à la prison, Baudhuin, qui depuis le 10 octobre, a entamé une grève de la faim.
Baudhuin a toujours lutté contre toutes les formes de 'Pouvoirs" et édite une revue anarchiste "R" qui dérange beaucoup de monde dans notre colnfortable petite province de droite. Cherche t'on à l'abattre définitivement???

Je passe à Rossignol pour voir les lieux de la future expo, dont Baudhuin est un des quatre participants. Très beau parc dans lequel chaque année se déroule le"Jazz Gaume Festival"
Le 20 octobre, je me présente à la Prison d'Arlon, suis introduit dans le bureau du Directeur, demande à voir Baudhuin.Je dis que Baudhuin est un ami, que je suis un ancien avocat, qu'il faisait une grève de la faim, que je voulais le voir pour le soutenir moralement, que j'avais peur qu'il y reste. Réponse "Il ne peut mal d'y rester" Le directeur téléphone néanmoins au Juge d'Instruction Kirsch. Refus catégorique. Je demande une confirmation écrite de ce refus; "Il n 'en est pas question". Je sors en disant que je vais mettre toute la presse au courant.
Ensuite je passe chez Baudhuin à Habay-la-Neuve où se trouvent son amie Anne R.et son meilleur ami Vital Lahaye que je reconduirai à Bertrix. Apparemment nous sommes suivis par un combi de gendarmerie. Il faut dire que l'affaire fait grand bruit. Il s'agirait d'une plainte des parents d'une petite voisine d'une dizaine d'années à peine. Baudhuin a un intérieur burlesque et fascinant, c'est un artiste, un collectionneur, un porcologue, il fait du mail-art et les enfants adorent venir chez lui
Le juge d'Instruction me confirme par écrit son refus de toute visite
Le 22 octobre je reçois une lettre de Baudhuin, de prison
Je vais voir à Arlon ce 23 octobre, le rédacteur en chef de l'Avenir du Luxembourg, Le journal de cette province, à savoir Jo MOTTET, à propos de Baudhuin. Très bon contact.
Mort de Lino Ventura...Emotion énorme
A "Apostrophes",un type a dit que nous étions dans une culture de mort et que le phénomène du SIDA était tout à fait symptômatique. Le Sida c'est la maladie d'une société sans éthique et sans âme
Et le 1er novembre, je fête mes 50 ans. Je ne le voulais pas, je n'aime pas les anniversaires, mais des amis sont venus tout de même. Jean-Pierre Ransonnet et Marcel Reynders, ceci pour la soirée du samedi 31 octobre et le lendemain ma fille, son mari, mon petit-fils Renaud et ensuite, un couple- ami de la région, les Martinet qui m'offrent un journal de 1937 relatant les évènements de l'année de ma naissance: "Tragédie à Guernica", un article sur Leon Degrelle, un autre sur Hitler, l'abandon au Tour de France de l'Equipe belge de Sylvère Maes, leader du Tout, le décès d'UNANUMO à 73 ans et de RAVEL à 62 ainsi que de Pierre de Coubertin (Jeux Olympiques) et de Jean HARLOW.
David Oistrak vainqueur du 1er Prix du Concours Eugène Isaye, Joe Louis un nouveau champion de boxe noir aus USA.
L'exposition internationale à Paris et la sortie de "La Grande Illusion"
Céline m'offre un cadran solaire
J'apprends par un mot d'Antoine de Gouberville que le Centre régional d'Art Contemporain de St Sauveur-en-Puisaye, un certain Jean-Louis Vetter s'intéresse à mon travail (est même"'très séduit")et voudrait m'exposer en 1988. J'entre en contact mais rien ne se passera jamais. Reports, tergiversations, scénario classique
A Europalia, à Charleroi, ce 6 novembre, exposition Egon SCHIELE (1890-1918) Mort à 28 ans de la grippe espagnole, trois jours après sa femme, ennceinte de 6 mois. Maturité picturale à 19 ans. Emprisonné 24 jours pour atteinte à la pudeur d'une jeune-fille de 14 ans. Elle avait posé pour lui. Dénonciation du père
Décès d'André Roussin et de Pierre Seghers, l'éditeur.
Me voici à nouveau à Redu où la Patronne du Fournil me raconte que quelqu'un sur sa terrasse lors d'un colloque sur "L'Exotisme de l'Autre" a remis à sa place le Prince Bertrand de Mérode, en faisant rire tout le monde, le Prince annonçant à la Patronne qu'elle le verrait le soir à la télé (en ajoutant "vous avez la télé ici???"), et le client en question rétorquant au Prince que de toutes façons la patronne l'avait déjà vu en direct, étant donné le cirque infernal qu'il menait depuis un quart d'heure...Monseigneur...
et moi de lui dire, oui Madame, ce client c'était moi, ce qu'elle me confirme en me disant :" il me semblait bien que je vous avais déjà vu quelque part".
J'achète Aurélien d'Aragon à la Librairie La Forge. Très belle écriture en bordure de l'Orfèvrerie
Marcel Reynders m'offre un Caïman d'Afrique pour mettre a bord de mes étangs. Un caîman en bois. Marcel est un ancien colonial. Voici le Caïman
Des rougeurs dans le visage vont me faire aboutir à Ochamps chez une dermatologue qui me prescrit un traitement homéopathique, le Docteur Jeangout. Elle pratique sur ma main droite un grattage car j'ai deux cercles rouges et il s'agit d'eczema; Nous avons parlé longuement. une sorte d'analyse. Cette femme est belle par dessus le marché. Elle me prescrira aussi une pommade et je guérirai. Ja n'avais jamais eu et n'ai plus jamais eu d'eczema. Je retrouverai cette grande dame en 1993. Elle organisera un souper en mon honneur, en tant que peintre. Ransonnet me dira plus tard que j'ai fait une hystérie de conversion par rapport à l'Affaire Simon (Prendre sa part de la maladie de l'autre), Baudhuin ayant toujours eu les joues en feu.
Reçu ce matin une lettre d'André Blavier qui se retire du FONDS QUENEAU

André Blavier, né le 23 octobre 1922 à Hodimont-Verviers et mort le 12 juin 2001 à Verviers, était avant tout un érudit d'une curiosité immense, un critique littéraire et pictural ainsi qu'un poète belge d'expression française.
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Biographie
Issu d'une famille ouvrière, André Blavier, homme à la pipe légendaire comme Simenon, a épousé Odette, dite Odette Blavier, auteur de textes, collages, et traductrice de l'allemand (notamment Les Aventures du baron de Münchhausen, de Carl Leberecht Immermann. Ed. Cartouche).
Sa découverte de Raymond Queneau va bouleverser sa vie. Ses lectures de Les Enfants du limon et Le Chiendent furent décisives. « Queneau m'a permis d'échapper au désespoir et au suicide que j'envisageais dans les années 1942-43… Je ne peux pas dire que j'avais lu tous les livres, mais la chair était déjà lasse, et tout m'ennuyait»1. Une amitié et une correspondance assidue vont lier les deux hommes2. Il fut le créateur du Centre de documentation Raymond Queneau de Verviers, qui devint opérationnel en 1976, à la mort de ce dernier. Il fut élu à l'Oulipo comme correspondant étranger en 1961.
Bibliothécaire communal de Verviers, spécialiste de René Magritte - dont il organisa à Verviers au début des années 1950 une exposition -, il fonda en 1952, avec Jane Graverol, la revue Temps Mêlés, dont il éclaire ainsi le titre : « Le mois est haïssable et la faim du moi difficile. Nous déclarons les temps mêlés. » Cette revue parut pendant près de vingt-cinq ans (150 numéros) : elle permit de découvrir ou faire mieux connaître en Belgique des artistes et des auteurs comme René Magritte, René Crevel, Raymond Queneau, Boris Vian ou Eugène Ionesco. André Blavier fit découvrir aussi des peintres naïfs et d'avant-garde, ou encore le peintre Maurice Pirenne.
Son ouvrage de référence, véritable monument, est Les Fous littéraires, compilation sur les fous littéraires et les excentriques de la littérature (Veyrier, 19823). Selon lui, le terme fou ne comporte rien de péjoratif. Parmi ces"fous littéraires" figurent Joseph Bouzeran, Charles Callet, Charles-Joseph de Grave, J.-M. Boisseau, Auguste Boncors, Jacques Lambrecht, sir Jean George Tollemache Sinclair...
Il rédigea aussi en alexandrins une ode à la femme dépassant en nombre de vers la Chanson de Roland, Le Mal du pays ou les travaux forc(en)és (La Pierre d'Alun, 1983) qu’il qualifie d’épopée morale et pornographique. Pessimiste drôle, Blavier avait reçu en 1977 le Grand Prix de l'Humour Noir Xavier Forneret pour Occupe toi d'homélies. Une de ses dernières œuvres fut La Nuit du 6 au 74, court métrage de 'Pataphysique élémentaire avec Cécile de France, réalisé par Patrice Bauduinet.
Wallon convaincu, il a signé le Manifeste pour la culture wallonne en 1983.
Il est inhumé à Verviers.
Distinctions[modifier]
Ses distinctions en disent long sur le caractère pataphysicien du personnage et de ses activités : Satrape du Collège de 'Pataphysique, Membre emphytéote et correspondant réel du Collège de 'Pataphysique, Commandeur requis de l'Ordre de la grande gidouille, correspondant à l'étranger de l'Oulipo, certifié du Débonnaire Séminaire Quercicanin, membre de la Libre Académie de Belgique, de la Confrérie des Chevaliers du Taste-Fesses et de diverses sociétés badines et/ou savantes, Grand Patacon de l'Empire Impérial, Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres et, accessoirement Chevalier de l'Ordre de Léopold.
Œuvres
- Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de la ville de Verviers, Verviers, 1950-1960
- Sept graphismes colorés, Verviers, Temps mêlés, 1954 (sous le nom d'André Dodet)
- La Roupie de cent sonnets, Verviers, Temps mêlés,1955
- Maurice Pirenne le peintre Malvaux, 1954
- Catalogue du Fonds Weber, Verviers, Administration, 1959
- De quelques inventions belges utiles et « tolérables », Verviers, Temps mêlés, 1960
- L’Ubu rwè mètou è lidgwès, Aa Editions, 1970
- Occupe-toi d'homélies : fiction policière et éducative, Paris, Cheval d'attaque, 1976 Réédition au format de poche avec une préface de Jacques Bens et une lecture de Claude Debon, Bruxelles, Labor (collection Espace Nord), 1991
- Écrits complets de René Magritte, Paris, Flammarion, 1979
- Les Fous littéraires, Paris, Veyrier, 1982. Réédition : Paris, Édition des Cendres, 2000
- Cinémas de quartier, suivi de La Cantilène de la Mal-baisée avec les remembrances du vieux barde idiot, et d'une Conclusion provisoire, Plein Chant, 1985
- Le Mal du pays ou Les travaux for(ce)nés, 1986
- Lettres croisées, 1949-1976. André Blavier, Raymond Queneau, correspondance présentée et annotée par Jean-Marie Klinkenberg, 1988
- À propos des Fous Littéraires, Éditions des Cendres, 2001
- Le Don d’Ubuquité, Didier Devillez Éditeur, 1997
- Le Mal du pays ou les travaux forc(en)és, Éditions Yellow Now, 1993
- La Nuit du 6 au 7, avec Patrice Bauduinet, Éditions Yellow Now / PBC p
Marcel Reynders prend l'avion pour OKLAHOMA;
Baudhuin Simon remis en liberté par la Chambre du Conseil d'Arlon ce 10 novembre 1987. Le jugement aura lieu en décembre.
Au même moment me trouvant à Cortil chez Ransonnet je me penche au bord de son puits pour essayer de voir la Salamandre dont il m'a parlé le soir de mon anniversaire. A force de me pencher sur ce puits peu profond, je finis par larguer au fonds du puits, toute ma quincaillerie de bics et de crayons, en fait mon matériel d'Inspection. Je suis donc descendu dans le puits et c'est alors que j'ai vu de près la SALAMANDRE magique, très jaune clair avec des taches noires, vraiment magnifique, beaucoup plus longue et plus fine qu'un Triton
Le gag c'est que le peintre liégeois Jacques Charlier, retour du Zaïre, viendra une semaine plus tard rendre visite à Ransonnet. Ils vont voir la Salamandre, dans le noir cette fois avec une lampe de poche. Charlier se penche sur le puits et patatras, tout jaillit de sa veste de cuir, bics, stylos, porte-feuilles, machine à calculer. Ransonnet descend dans le puits, essaie de récupérer et écrase à pleines bottes la machine à calculer de Jacques. Quant Martine Doutreleau rentre du travail (l'épouse de Ransonnet), un tas de billets de banque sont étalés sur les radiateurs et Charlier de se faire charrier "Mais t'es plein aux as, mec, tu trimballes toujours autant d'argent ??etc...
Ce 13 novembre, Jacqueline HUE dite JAJA ouvre sa galerie à Virton: LA NOMADIE
Vernissage. Je rencontre Carlo Chapelle, éditeur bruxellois. Passionné de Christian Beck. Recherche ses oeuvres. (Elles sont toutes chez Blavier. Introuvables, épuisées. Voudrait rencontrer André Blavier par mon intermédiaire. Après le vernissage on se retrouve au Bistro chez Blandy. Là je rencontre un certain Christian Lallemand de Virton qui me fait penser à Michel Boujenah. On se promet de se revoir. On n'en fera rien bien entendu. Céline et moi on se barre vers 3h du mat.
Une lettre de Foulek Ringelheim que j'ai sollicité pour l'affaire Simon. mais il me dit qu'il ne peut rien, que depuis 1984 (nous nous sommes revus à Bruxelles en 1983), il est Juge au Tribunal de Commerce. Foulek ancien condisiple et ami du Droit est le beau-frère de Jean Gol. lls ont tous deux épousé les soeurs Winkler
Jacques Anquetil est mort cette nuit d'un cancer de l'estomac à 53 ans !
Pierre Mertens, l'écrivain belge obtient le Médicis
Je passe chez André Blavier. Il me montre un Miro(un vrai) puis une litho 6/6 d'Alechinsky. Il me parle aussi d'une galerie à Theux et d'un certain Debaar ???qu'on y expose (Très proche de Pirenne). Il me montre de lui un tout petit format avec un bord blanc très large. Il me parle d'un répertoire sur "Les Temps mêlés" fait par des étudiants du Fond Queneau, qui va tenir son colloque à Limoges et dont il assumera la présidence. Il me donne l'invitation ci-dessous
Je suis loin de me douter que ce Thierry Zeno va devenir un ami près de 20 ans plus tard, qu'il va venir filmer mon territoire et que je vais entrer dans sa Fondation Rops à Thozée. Thierry a fait un film sur Rops et des films sur le Mexique
Retour de Verviers dans la neige et dans la nuit.
28 novembre. Viste de Bernard Herbecq, l'architecte de Jehay. Inquiet pour Baudhuin Simon
Ce mercredi 2 decembre 1987, jugement dans l'affaire Simon au Palais de Justice d'Arlon. Ambiance lourde et stressée. La télévison est dans les couloirs avec Gérard Rogge et toute l'équipe de "Au Nom de la Loi". Je serai interviewé. Je trouve que le Président Gardeur mène son interrogatoire d'une manière objective. Il y a des lacunes dans l'enquête. La petite victime s'appelle Mélanie Nothomb...Non, non pas Amélie. Je ne sais que penser. Le jugement est remis à une date ultérieure
Le 10 décembre, visite chez les Blavier à Verviers. 
Nous arrivons à 11 heures avec Céline. Très vite l'ambiance s'installe avec l'apéro-une liqueur italienne jaune.
Au rez-de-chaussée tous ces tableaux au mur, dont les Pirenne. J'offre une de mes pierres colorées . Un peu plus tard André m'offrira toute la collection des Temps Mêlés, les documents Queneau depuis 1978, 36 numéros. Magnifique cadeau...
On parle de ma Tante Maria Duesberg, la femme de Maurice Pirenne et soeur de mon grand-père maternel Jules Duesberg, qui serait morte vers 1958, folle et enfermée dans la Clinique du Docteur Tyteca à Bruxelles. André fréquentait le ménage depuis 1942-43. Maria disait qu'elle était la ratée de la famille.
La soeur de Maurice Pirenne avait épousé un certain Grenade, Juge au Congo.
Son fils Murzo était avec mon père en Angleterre pendant toute l'occupation. Il est venu à la maison après la guerre
Maurice avait un grand ami, un peintre verviétois, Louis Klinkenberg
On a aussi parlé de Florkin qui vit à Paris avec Claude Debon, co-présidente de Temps Mêlés.
On a reparlé de Suzanne Bagoli, la Médiéviste, de Jacqueline Lallemand et de Philippe Van den Brouck, l'autre romaniste. Puis de Mercier, le Libraire de La Proue à Bruxelles, sur qui un certain Bélanger a fait un film.
Odette m'a parlé d'un curieux bonhomme, un certain Sébastien EVOYE qui s'est installé à Verviers et a changé son ancien nom.
Le rouge a coulé à flots. On a reparlé des Schouteden, de Simone Toussaint, du Docteur Desaive, le cancérologue, chez qui Odette a travaillé, d'Henri Pousseur qui serait revenu à Liège (de Paris), dePatrick Lenfant du Laboratoire de Musique Contemporaine créé par Pousseur... et des enfants de Pousseur
Nous avons quitté André vers 18h30, après l'avoir reconduit à son QG actuel, le Café de Paris, face au théâtre, où il devait rejoindre Odette, partie voir son père malade (Odette est originaire de La Calamine, André un pur Verviétois d'Hodimont). Après-midi très chaleureux, vraiment superbe. Et mardi prochain, ils partent pour Limoges et André n'a encore rien écrit pour son discours. Je lui ai suggéré de n'en point faire et de dire simplement qu'il ne ferait plus de discours parce qu'il n'avait plus accès aux Archives du Fond Queneau à Verviers

Le 12 décembre "Questions à domicile " chez Yves MONTAND 
Le 17 décembre 1987 sur TF1, émission "Questions à domicile" chez Jean-Marie LE PEN
Décidément pas crédible ce marin breton, ancien baroudeur d'Indochine (en 1954 après Dien Bien Phu) et d'Algérie (il a perdu un oeil droit dans une rixe en manifestant pour l'Algérie française). Il a perdu son père en mer à 14 ans (il avait sauté sur une mine en 1942). Candidat à la Présidence de la République, les sondages lui donnnent 10% des voix. Il s'est fait coïncer par Anne Sinclair et Colombani qui lui ont repassé sur K7 sa conférence de presse à RTL, son histoire de "détail" à propos du passage à la chambre à gaz de 6 millions de juifs et il s'est laissé piéger puisqu'il a insisté en disant que certains historiens sérieux contestaient les chambres à gaz et leur existence. A la fin de l'émission on a repassé la K7 d'Yves Montand lors de son questionnement à "Domicile" du 12 décembre dernier où Montand avait déclaré que Le Pen avait des cheveux naturellement brun foncé et que ses cheveux blonds, surtout d'un tel blond, ne pouvaient être dus qu'à l'intervention d'un coiffeur obligé de lui entretenir les racines 2 à 3 fois par semaine. Le Pen a alors remis une déclaration de son coiffeur à Anne Sinclair certifiant que "Monsieur Le Pen qu'il coiffait depuis 20 ans, avait toujours eu les cheveux blonds" et s'indignant des allusions de Monsieur Montand. Et Le Pen de dire qu'il y avait des questions plus sérieuses à se poser et notamment celle de savoir, pourquoi Monsieur Montand ne se trouvait pas en 1944 dans la Résistance mais sur la Scène de Bobino...et qu'il n'allait pas faire l'injure à Monsieur Colombani (Directeur du secteur " Politique " au Monde), de lui prouver qu'il était un vrai blond. Colombani lui a répondu qu'il était à nouveau en train de déraper. Rideau dans un climat de tension insoutenable.
Vendredi 18 décembre. Mort de Marguerite YOURCENAR
J'achète un Yucca pour mettre dans le Hall
Je téléphone à Nina Auer à Tonny pour qu'elle vienne prendre des photos de mes oeuvres en vue de la préparation de l'expo de Rossignol. Nina est une berlinoise, ancienne étoile de l'Opéra de Berlin, ayant épousé en deuxième noces un gantois du nom de De Smed. lls ont acheté un chalet près de chez moi. Nina est présidente du photoclub de Libramont;
Ce dimanche 20 décembre, Céline et moi fêtons nos 25 ans de mariage (Noces d'Argent). Je pensais fêter cela à deux au resto, à Redu en tête à tête mais Céline avait invité notre fille et compagnie et ça a complètement dégénéré
Je clôture un carnet de chansons(le troisème) en contenant environ 70, parmi mes préférées depuis 3 ans. Chansons enregistrées, copiées à la main, puis travaillées à la fois à la guitare et au piano. Gainsbourg y tient la première place.
Je n'ai toujours rien à voir avec les gna-gnas "Papa-Mama" familiaux. Je sais que je suis un taré au niveau de la famille mais je me dis que c'est une chance. Que de temps et d'énergie gagnés. Si je m'étais laissé étrangler, je n'aurais ni oeuvre peinte ni oeuvre écrite
Ce 21 décembre, mon petit-fils Renaud a un an
En fait je suis en repos depuis 5 semaines à cause de ma tension. Il va falloir reprendre. Je n'en peux plus.
Encore une virée à REDU ce 22 décembre. J'achète d'Henri Miller, Max et les Phagocytes et Le colosse de Maroussi, ainsi que Fermina Marquez de Valéry Larbaud et le Horla de Maupassant
Depuis quelques semaines je suis plongé dans les Mille et Une Nuits en 4 volumes, un magnifique cadeau de ma belle-soeur
Réveillon de Noêl à Moircy, avec ma belle-soeur et Mohammed revenu de Tunisie. Je reçois une superbe Rose des Sables et "Les Eblouissements" de Pierre Mertens
Et le 19 décembre, en toute pour Liège où je viste l'Exposition Europalia Autriche sur les Celtes d'Hallstadt au Musée de l'Architecture, Impasse des Ursulines, au pied de la Montagne de Bueren
Voici le Musée d'Architecture
La Montagne de Bueren escaladée jadis par les 600 Franchimontois
Et pour terminer l'année une émission en hommage à Pierre SEGHERS, le garnd éditeur belge
Pas de réveillon. Nous sommes tous grippés. Je vais devoir reprendre le collier, c'est l'horreur. Je suis au 9e tôme de mon journal manuscrit(3215 pages)







