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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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Archives

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 18:01

Saint-Jacques-de-Compostelle (en galicien et en espagnol : Santiago de Compostela) est une commune (municipio) située dans la province de La Corogne, en communauté autonome de Galice (Espagne). C'est la capitale de la comarque du même nom et de la communauté autonome. À ce dernier titre, elle héberge le siège du gouvernement (Xunta de Galicia) et du Parlement de la communauté. Elle comptait 95 671 habitants en 2012.

Le pèlerinage sur le tombeau supposé de Jacques de Zébédée était un des plus importants de la Chrétienté au Moyen Âge, avec ceux de Jérusalem et de Rome. Pratiquement disparu au xixe siècle, il connaît un regain de ferveur depuis la fin duxxe siècle, promu notamment par les institutions européennes. Ainsi, en 1985, Saint-Jacques-de-Compostelle a été lauréate duPrix de l'Europe.

La cathédrale est une église d'époque romane, mais, par la suite, elle a été agrandie et modifiée selon d'autres styles.

Géographie

 Saint-Jacques est situé au Nord-Ouest de l'Espagne. Elle bénéficie d'un climat océanique, caractérisé par sa douceur et son humidité tout au long de l’année.

La légende

La découverte du tombeau

Au ixe siècle, selon le récit relaté dans la Concordia de Antealtares écrite vers 1077, vivait un ermite nommé Pelayo (Pélage) qui aurait reçu la révélation du lieu du tombeau de saint Jacques signalé par des lumières surnaturelles. Alerté, l'évêque d’Iria Flavia (aujourd'hui Padrón), Théodomir, aurait décidé trois jours de veille et de prière et ordonné des fouilles au cours desquelles on aurait trouvé le Saint Corps ».

 

Étymologies
  • Campus Stellae (le champ de l'étoile) est une des étymologies proposées pour la ville de Compostelle, vraisemblablement depuis le xixe siècle, en référence à la légende qui veut que la sépulture de saint Jacques en Galice ait été retrouvée grâce à une étoile brillant avec insistance au-dessus d'un champ, dans lequel on a effectivement retrouvé le tombeau.
  • Une deuxième hypothèse repose sur l'existence de sépultures d'une antique nécropole cum-positum-ela (posé avec ou ensemble).
  • Une troisième étymologie plus précise, du latin componere, « arranger, mettre un mort dans un tombeau » et le nom verbal compositum > compostum avec diminutif :compostella, littéralement : « petit arrangement », qui signifie sépulture ou cimetière.
  • En 1897, Ernest Rupin proposait une étymologie astucieuse et simple : une contraction de Giacomo apostolo (Jacques apôtre), dont il faisait Giacomo apostolo. À noter que, dans le langage courant, le mot « Compostelle » est peu employé jusqu'au xviiie siècle, on parle plus volontiers de Saint-Jacques en Galice.

L'hypothèse selon laquelle « Campus stellarum », signifiant le « champ des étoiles », aurait été l'origine du nom « Compostelle » est abandonnée.

Histoire

Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle
Sur la route de Saint-Jacques de Compostelle

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou pèlerinage de Compostelle est un pèlerinage catholique dont le but est d'atteindre le tombeau attribué à l'apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne).

Créé et instauré après la découverte du supposé tombeau de saint Jacques au début du ixe siècle, le pèlerinage de Compostelle devient à partir du xie siècle un grand pèlerinage de la Chrétienté médiévale. Mais c'est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI déclare officiellement Saint-Jacques-de-Compostelle lieu d'un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté », avec ceux de Jérusalem et de Rome.

Récemment, l'interprétation du sanctuaire catholique subit une évolution doctrinale : le mot « tombeau » a disparu des discours des derniers papes depuis Jean-Paul II. Jean-Paul II parlant du « mémorial de saint Jacques », sans utiliser le mot « reliques » et Benoît XVI disant simplement que la cathédrale de Compostelle « est liée à la mémoire de saint Jacques ».

Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui correspondent à plusieurs itinéraires en Espagne et en France, ont été déclarés en 1987 « Premier itinéraire culturel » par le Conseil de l'Europe.

 

 

Origines

Statue de Jacques le Majeur dans la cour de l'Hôpital Saint-Jacques de Besançon, témoin d'un culte local à saint Jacques, mais sans lien avec Compostelle.
Représentation traditionnelle de Saint Jacques en Matamore
Pèlerins arrivant à Salamanque par la via de la Plata
La coquille Saint Jacques, un des symboles du pèlerinage.

Le pèlerinage est né de la découverte, dite miraculeuse d'un tombeau, faite en Galice vers l'an 800. Ce tombeau a été retrouvé par l'ermite Pelagius qui aurait eu une révélation dans son sommeil. Il aurait été guidé par une étoile dans le ciel, d'où une des étymologies avancées pour Compostelle : Campus Stellae ou champ de l'étoile. Suite à cette révélation mystérieuse et après concertation, l'Église locale déclara qu'il s'agissait du tombeau de l'apôtre Jacques, frère de Jean l'Évangéliste et premier apôtre martyr de la chrétienté. Les premiers écrits mentionnant la prédication de Jacques en Espagne remontent au viie siècle. Ils ont été repris au xiie siècle et incorporés auCodex Calixtinus. L'apôtre Jacques aurait quitté le Proche-Orient au ier siècle avec pour mission de prêcher la parole du Christ en Occident jusque dans la péninsule Ibérique. De retour en Palestine, il fut décapité sur ordre du roi Hérode Agrippa et sa dépouille, recueillie par ses compagnons, fut portée dans une embarcation. Guidé par un ange, l'esquif franchit le détroit de Gibraltar avant de s'échouer sur les côtes de Galice.

Théodomire, évêque d'Iria-Flavia (aujourd'hui Padrón), reconnut ce tombeau comme étant celui de Saint Jacques en 835 et le roi Alphonse II des Asturies y fit édifier une église. Il faudra toutefois attendre l'année 1884 pour que le pape Léon XIII confirme de son autorité, dans la lettre apostolique Deus Omnipotens, la reconnaissance des reliques de saint Jacques faite par l'archevêque de Compostelle.

Histoire

En 1121, en pleine période de croisade (dont la première est lancée en 1095 par le Pape Urbain II à Clermont-Ferrand) et 3 ans après la fondation de l'ordre des Templiers en 1118 à Jérusalem par le pape Pascal II pour protéger le pèlerinage de Jérusalem, le pape Calixte II(dont le frère Raymond de Bourgogne est roi de León et de Galice par mariage avec Urraque Ire de Castille, fille du roi de CastilleAlphonse VI de Castille) fait de Saint-Jacques-de-Compostelle un archevêché.

Il suscite le rassemblement de textes épars dans un manuscrit connu sous le nom de Codex Calixtinus pour assurer la dévotion à l'Apôtre et assure la promotion de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au cours des Xe et xie siècles, le culte de saint Jacques étroitement lié en Espagne à la Reconquista commence à se répandre grâce à la légende de Charlemagne qui mobilise la chevalerie européenne.

Suivant les routes commerciales de leur époque, des pèlerins de Saint-Jacques, de tous rangs, mais surtout nobles, ecclésiastiques et marchands se rendaient en Galice. L'idée de l'existence de voies précises et de lieux de rassemblement (ParisVézelayLe Puy-en-Velayet Arles) est une idée contemporaine basée sur l'édition en 1882 du dernier Livre du Codex Calixtinus qui n'en constitue pas une preuve historique. Les rois de Navarre et de Léon améliorèrent de leur côté les routes et construisirent des ponts afin de faciliter les échanges et le repeuplement du nord de l'Espagne après que les Sarrasins en eurent été chassés. S'ils bénéficièrent aux pèlerins, ces aménagements n'ont pas été faits pour eux.

Le dernier livre incorporé au Codex Calixtinus est attribué à un moine poitevin, Aimery Picaud. Il y indique sommairement quatre routes en France, les chemins de Paris, de Vézelay, du Puy et d'Arles qui fusionnent pour trois d'entre eux à Ostabat dans les Pyrénées-Atlantiques, puis à Puente la Reina en Espagne, pour former le camino francés1. Il y détaille les étapes, mais donne aussi des renseignements sur les régions traversées et leurs populations. Ce Livre n'a pratiquement pas été connu en Europe avant son édition (en latin) en 1882. C'est Jeanne Vielliard qui lui a donné le titre de Guide du pèlerin dans sa traduction de 1938. Depuis il est considéré, à tort, comme l'ancêtre des guides des pèlerins contemporains.

Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint-Jacques était le signe à l'issue du voyage que c'était un homme nouveau qui rentrait au pays. Elle deviendra l'un des attributs reconnaissables du pèlerin, avec lebourdon, la besace et le chapeau à larges bords. La coquille fut parfois gravée dans la pierre sur les frontons ou les chapiteaux des églises. Elle est le plus souvent un ornement architectural sans lien avec Compostelle. Au tout début de son histoire, la coquille Saint-Jacques n’a jamais été une preuve de l’arrivé à Compostelle selon l’écrivain allemand Gerhardt Derkönig. En effet, au tout début du moyen-âge, les pèlerins étaient de pauvres gens et partaient sans vêtement de rechange. Le retour était très ardu car les pénitences infligées à ces miséreux par les prélats de Saint-Jacques, consistaient à effectuer sur ce chemin du retour plusieurs fois par jour quelques centaines de mètres sur les genoux. Inutiles de préciser que les culottes se trouaient rapidement. Une idée vint à un illustre inconnu d’utiliser les coquilles vides comme genouillères, ces coquilles étaient percées de chaque coté de 2 trous et maintenus par des cordelettes. Mais la dureté même de la coquille était plus douloureuse pour les genoux que la terre. Cette pratique dura quelques dizaines d’années et l’on remplaça la coquille par des genouillères de cuir. C’est à partir de cette époque que la coquille perdit de son utilité pour un rôle plus symbolique, celui de preuve d'avoir été au bout de son chemin.Au file du temps les carnets de route faisant leur apparition, ils ne laissèrent à la coquille qu'un rôle décoratif, mais au combien prestigieux !

Le pèlerinage contemporain

S'il est parcouru depuis le ixe siècle par des chrétiens faisant étape dans des monastères, le pèlerinage de Saint-Jacques est également devenu une randonnée pédestre célèbre, où les marcheurs croisent les amateurs d'art roman.

Un chemin de Compostelle est bien identifié en Espagne : le Camino francés qui a été la voie de communication du Nord de l'Espagne très fréquentée après la Reconquista pour favoriser le repeuplement des royaumes du Nord. Cette voie conduisait à Compostelle mais tous ceux qui l'ont empruntée ne sont sans doute pas allés jusqu'en Galice. Des chemins de Saint-Jacques ont été tracés par la Fédération française de randonnée pédestre à partir du début des années 1970. Le premier exemplaire ronéoté du topo-guide du GR 65 pour le tronçon Le Puy - Aubrac date de 1972. Ce chemin de Saint-Jacques est devenu le Sentier de grande randonnée GR 65.

Certains pèlerins réalisent parfois le chemin inverse, après avoir atteint la Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, tandis que d'autres vont à Padron voir l'amarrage de la barque du saint, au cap Finisterre considéré au Moyen Âge comme le bout du monde, voire à Fátima au Portugal.

Statistiques de fréquentation du pèlerinage

Quels que soient les motifs de leur périple, près de 100 000 pèlerins ont demandé à recevoir la compostela pour l'année 1999, et 200 000 en 2004. Cette fréquentation est particulièrement élevée lors des années jubilaires selon le recensement du Bureau d'accueil des pèlerins de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, la ville recevant chaque année plus de trois millions de visiteurs.

Les pèlerins se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle à pied ou à vélo, parfois à cheval ou même en fauteuil roulant (22 en 2012)5.

Le carnet du pèlerin

Le carnet de pèlerin est un document qui s'apparente à un passeport et comporte un relevé d'itinéraire. Il a deux fonctions :

  1. permettre à son porteur de justifier de sa qualité de pèlerin donc de bénéficier des avantages accordés à ceux-ci, en particulier l'accès à certains gîtes. Si hors d'Espagne, les gîtes jacquaires acceptent de recevoir des pèlerins sans ce carnet, en Espagne, aucun Albergue de los Peregrinos (Auberge des pèlerins) n'accepte de pèlerins non munis du précieux sésame.
  2. récolter à chaque étape un tampon (selo) et l'indication de la date de passage permettant à son porteur de justifier l'itinéraire parcouru. Cette justification lui permet d'obtenir la Compostela à son arrivée à Compostelle. La condition est d'avoir parcouru au moins les 100 derniers kilomètres à pied (ou 200 km à vélo) et de les avoir fait valider sur leur carnet du pèlerin.

Ce document est connu sous différentes dénominations. L'appellation espagnole est credencial, francisée en crédenciale (mais on trouve d'autres orthographes). En 1998, l'Église de France a défini un carnet de pèlerin spécifique dénommé créanciale qu'elle souhaite remettre en mains propres aux futurs pèlerins. Voir une définition complète 

Credencial d'un pèlerin du Camino francés
Obtenir un carnet de pèlerin

Le carnet de pèlerin n'est pas obligatoire pour obtenir la Compostela. Il suffit d'une justification de l'itinéraire parcouru qui peut être apportée par exemple sur le carnet de route du pèlerin. Cependant, du fait de l'encombrement des gîtes, il est néanmoins prudent que le pèlerin qui souhaite en bénéficier se procure un carnet.

Il est possible d'obtenir un carnet en faisant appel au Service des Pèlerinages de son diocèse ou à une association locale d'anciens pèlerins. Elles sont nombreuses et une recherche sur un moteur de recherche sur internet permet de les trouver. La plupart des associations les délivrent en échange d'une adhésion, pratique intéressante à la fois pour le pèlerin qui y trouve le plus souvent un espace amical pour sa préparation et pour l'association. Les modèles de carnets des associations reflètent la grande diversité de celles-ci. L'Église donne la créanciale, mais vend un mode d'emploi. Certains prestataires vendent des carnets de pèlerin.

Au tout début de la créanciale, l'identité du pèlerin est précisée. Puis une recommandation aux différentes autorités, civiles et religieuses, est faite avant le départ. Cette recommandation est fournie par l'association, le service ayant procuré la créantiale ou, plus traditionnellement, par la paroisse de laquelle relève le pèlerin.

Les itinéraires]

Sculpture d'une coquille marquant le chemin de Saint-Jacques de Compostelle à lachapelle Sainte-Croix de Forbach
Les chemins de Compostelle
Chemins de Compostelle
 
 
Chemins contemporains en Europe pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Exemples de balisage des chemins de Compostelle.
Borne marquant l'entrée dans le municipio de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Depuis l'origine du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela en espagnol), les pèlerins ont emprunté les voies de communication de tous les autres voyageurs. Sauf à proximité immédiate des sanctuaires, il n'y avait donc pas à proprement parler de chemins de pèlerinage spécifiques.

C'est à partir de 1882, avec l'impression du dernier Livre du Codex Calixtinus, recueil composé au xiie siècle, que s'est répandue la notion de chemins de pèlerinage. Ce livre commence en effet par ces mots : « Quatre chemins vont à Saint-Jacques ».

Très sommairement décrits, ces chemins sont désignés par les noms des villes qu'ils traversent (cf infra). Comme l'ensemble du manuscrit, ils sont décrits et dénommés en latin. L'habitude a ensuite été prise de donner des noms à consonance latine aux chemins contemporains. Ceci peut être justifié quand ils suivent d'anciennes voies romaines. C'est plus folklorique quand il s'agit de créations contemporaines.

Les itinéraires modernes

Itinéraire culturel européen

Ce n'est qu'après la définition des Chemins de Compostelle comme premier itinéraire culturel européen, officialisé en 19871que de véritables itinéraires et chemins ont été plus ou moins arbitrairement tracés et balisés jusqu'aux confins de l'Europe.

Paru dans l'enthousiasme de cette décision européenne, un livre de référence leur a donné une existence et une notoriété accrues. Ce « Guide européen des chemins de Compostelle » est à la fois un guide sommaire pour les randonneurs et un guide routier pour les automobilistes et autres touristes contemporains. Son titre de « Guide des chemins » est trompeur. C'est cependant de lui que sont inspirées les descriptions ci-dessous pour les chemins européens. Elles correspondent à une vision contemporaine, conforme aux projets culturels et socio-économiques des institutions qui souhaitent à nouveau promouvoir les chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle, en leur donnant une place privilégiée dans la culture européenne.

Patrimoine mondial

Le Camino francés d'Espagne (cf. infra) a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1993.

La situation de la France n'est pas comparable à celle de l'Espagne. Un dossier a été présenté à l'UNESCO sous le titre général « Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France », mais seulement 71 édifices ou ensembles architecturaux et 7 tronçons du GR 65 ont été inscrits le 5 décembre 1998.

Depuis lors, une présentation abusive fait écrire que « les chemins de Compostelle en France sont inscrits au patrimoine mondial. » L'UNESCO se prête à la diffusion de cette interprétation élargie en la laissant graver sur les plaques de marbre apposées sur certains des monuments inscrits.

Les itinéraires classiques

Les quatre principaux itinéraires classiques sont très sommairement évoqués dans le Codex Calixtinius, par les principales villes ou lieux remarquables traversés :

« Il y a quatre routes qui, menant à Saint-Jacques, se réunissent en une seule à Puente la Reina, en territoire espagnol ; l’une passe par Saint-Gilles du Gard, Montpellier, Toulouse et le Somport ; une autre par Notre-Dame du Puy, Sainte-Foy de Conques et Saint-Pierre de Moissac ; une autre traverse Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, Saint-Léonard en Limousin et la ville de Périgueux ; une autre encore passe par Saint-Martin de Tours, Saint-Hilaire de Poitiers, Saint-Jean d’Angély, Saint-Eutrope de Saintes et la ville de Bordeaux. »

« La route qui passe par Sainte-Foy, celle qui traverse Saint-Léonard et celle qui passe par Saint-Martin se réunissent à Ostabat et après avoir franchi le col de Cize, elles rejoignent à Puente la Reina celle qui traverse le Somport ; de là un seul chemin conduit à Saint-Jacques. »

Le dernier Livre du Codex Calixtinus ne décrivait que le chemin en Espagne. Dans ce qui était la grande Aquitaine du xiie siècle, il ne donnait qu'une liste de sanctuaires balisant très imparfaitement les quatre routes qu'il mentionnait dès la première ligne.

Les cheminements en Europe

France
Article détaillé : Chemins de Compostelle en France.
Chemins de Compostelle contemporains en France, tracés à partir des années 1970 sur la base des lieux mentionnés par le Guide du pèlerin et d'hypothèses locales.

En France, depuis seulement la fin du xixe siècle, l'habitude a été prise de ne considérer que les quatre chemins indiqués dans le Codex Calixtinus, traduit en 1938 avec le titre contemporain, 

inexistant dans le manuscrit, de Guide du pèlerin. Mais l'étude des itinéraires réellement suivis par des pèlerins qui ont laissé des écrits ne permet pas de leur accorder l'importance qu'ils ont acquise aujourd'hui.

Les quatre chemins contemporains ont été tracés à partir des années 1970, sous l'impulsion de la FFRP (Fédération française de la randonnée pédestre) et de la Société des Amis de Saint Jacques. Ils passent par les grands sanctuaires qui bornaient la Grande Aquitaine, ToursVézelayLe Puy-en-VelayArles, mentionnés dans le Codex Calixtinus. Contrairement à une idée très répandue, ces sanctuaires n'étaient pas des lieux de rassemblement. Le Codex Calixtinus ne le mentionne d'ailleurs pas. Cette idée récente est née au xixe siècle.

  • 1 - La via Turonensis (1 460 km), qui passe par Paris et Tours. Aucun historien n'a jamais pu confirmer les indications de la plaque, donnée par l'Espagne à la ville de Paris en 1965, selon laquelle les pèlerins se rassemblaient à l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie à Paris (l'actuelle tour Saint-Jacques), l'une des plus anciennes paroisses de la ville. Les pèlerins en provenance de Picardie, du Ponthieu, des Flandres, du Hainaut, des Pays-Bas, de Scandinavie ainsi que les Champenois, les Belges et les Allemands prenaient ce chemin et le prennent encore. Ils rejoignent ceux qui partent de Paris et empruntent la rue Saint-Jacques, le faubourg Saint-Jacques et la Tombe Issoire.
C'est le Chemin de Paris. Il apparaît dans des récits de pèlerins médiévaux comme « grand chemin de Saint-Jacques ». Il présente une certaine réalité historique de chemin de pèlerinage, tout en ayant été utilisé par quantité d'autres voyageurs. Il traverse aisément Paris, franchit la Loire, n'offre pas de difficultés particulières, et permet de cheminer sous un climat tempéré.
On parle aujourd'hui de Chemin de Vezelay. Une association créée vers la fin des années 1990 s'est progressivement installée comme gérante de cette voie dont elle prétend défendre une historicité qu'aucun historien sérieux n'a pu établir.
  • 3 - La via Podiensis (1 530 km), qui tire son nom du Puy-en-Velay ; lieu de pèlerinage marial ; ce chemin est balisé comme « GR 65 », dès Genève ; le trajet préambulaire Genève-Le Puy est appelé via Gebennensis. Il y a deux autres trajets préambulaires: Cluny-Le Puy et Lyon-Le Puy.
On parle aujourd'hui de Chemin du Puy. Au Puy-en-Velay, on dit « le Saint-Jacques », comme on dit « le Stevenson ».

Ces trois premiers chemins se rencontrent dans les Pyrénées-Atlantiques à Ostabat, au niveau du « Carrefour de Gibraltar ». Ce dernier ne doit rien à Tariq ibn Ziyad, c’est simplement une déformation phonétique du sanctuaire de Saint-Sauveur, sur la colline. Chabaltore en basque, est devenu ChibaltareChibraltare et enfin Gibraltar. En 1964, le docteur Clément Urutibehety, promoteur local des chemins de Compostelle a fait poser à ce carrefour une stèle discoïdale provenant d'un ancien cimetière.

La traversée de la frontière se fait actuellement par le col de Bentarte ou par Valcarlos, en amont du col de Roncevaux. La suite du chemin prend le nom de Camino navarro, selon les acceptions : à Roncevaux, à la frontière espagnole, à Saint-Jean-Pied-de-Port, à la jonction d'Ostabat, voire dès l'entrée en Basse-Navarre.

  • 4 - La via Tolosane, qui passe par Toulouse, d'où son nom ; mais elle s'est aussi appelée via Arletanensis, du sanctuaire d'Arles.
Elle a eu aussi comme nom via Aegidiana, ou route de Saint-Gilles, du nom du sanctuaire de Saint-Gilles du Gard.
Ce chemin rejoint l'Espagne par le col du Somport. On parle aujourd'hui de Chemin d'Arles.
Cette via Tolosane était précédée par
* la via Domitia – Chemin de Compostelle (ou GR 653D), qui va du col de Montgenèvre à Arles, appelé aussi la via Francigena ainsi nommée par les italiens puisqu'elle passe en France.
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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 16:49

En 1352, les Valois font main basse sur ce Duché qui attire les convoitises, de apr ses villes prospères aux monuments grandioses pour l'époque, ses foires regorgeanr de produits du cru et son raonnement freligieux sans précédent dans l'histoire. Sous l'influence d'une étonnante dynastie ducale, la Bourgogne va se tailler une place dans la cour des grands. Voici dons les DUCS de BOURGOGNE dans l'ordre chronologique

 

PHILIPPE LE HARDY (1342-1404 )

 

Fils cadet du Roi Jean le BON, il reçoit en apanage le Duché de Bourgogne en souvenir de son courage à la journée de Poitiers où presqu'enfent, il combattit au côté de son pre. Son habileté politique lui permet de conforter ses positions vis-à-vis du royaume de France (dont le roi est Charles V)

Philippe II de Bourgogne (1342-1404), dit « Philippe le Hardi », est le quatrième et dernier fils du roi Jean II de France, dit « Jean le Bon », et de Bonne de Luxembourg. Il voit le jour à Pontoise le 17 janvier 1342. Il est désigné comme « prince de France, duc de Touraine, duc de Bourgogne, premier Pair de France, comte de Flandre et d'Artois, comte palatin de Bourgogne et de Franche-Comté ».

La bravoure dont il fait preuve lors de la défaite française de la bataille de Poitiers, en 1356, et alors qu’il est tout juste âgé de quatorze ans, lui vaut le surnom de « Hardi ». Appelé un temps Philippe « sans terre », son père le récompense au retour de sa captivité londonienne en lui donnant, en 1360, la Touraine en apanage. À sa majorité, en 1363, le roi lui concède le duché de Bourgogne. Son mariage, le 19 juin 1369 dans l'église Saint-Bavon de Gand avec Marguerite III de Flandre, riche héritière présomptive des comtés de Flandre, d'Artois, de Rethel, de Nevers et du comté de Bourgogne, et veuve du précédent duc de Bourgogne Philippe de Rouvres (décédé sans descendance à l'âge de 15 ans), puis la mort de son beau-père, Louis de Male, le rendent maître des territoires apportés en dot par sa femme.

Maître de la Flandre, de l'Artois, de Rethel, des seigneuries de Malines et de Salins, des terres champenoises, de Nevers, de la baronnie de Donzy, Philippe II rassemble encore sous son autorité les deux terres qui constituent le noyau de sa principauté : leduché de Bourgogne et le comté de Bourgogne qui vont, pendant un siècle, suivre à nouveau une destinée commune. La possession de cet ensemble territorial considérable fait de lui le plus puissant des « sires de fleurs de lys ». En 1370, il se pare des titres de « Duc de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois, comte palatin de Bourgogne (Franche-Comté), comte de Nevers, de Rethel, d'Étampes, de Gien, de Charolais, seigneur de Salins et de Malines ».

Cet amateur d'art, mécène fastueux, passionné par l'architecture, mais aussi homme politique habile, avisé et subtil, mène la politique bourguignonne avec prudence — « Il voyait loin » écrit le chroniqueur Jean Froissart dans ses Chroniques alors queChristine de Pisan, autre témoin de l'époque, souligne son « souverain sens et conseil ». Philippe II jette les bases d'un État bourguignon puissant qui, à son apogée, se dresse en rival du royaume de France, allant jusqu'à le mettre en péril. Il ouvre une page prestigieuse de l'histoire de la Bourgogne, et la dynastie des Valois de Bourgogne, qu'il fonde, règne plus d'un siècle.

C'est ainsi qu'il épouse Marguerite de Flandre, qui lui apporte un ensemble de comtés qu'il accroît par divers achats et héritages. Philippe le Hardi établit une paix durable et la Flandre est désormais acquise au Duc de Bourgogne. 

Allié de la Bavière par le mariage de ses enfantsAprès avoir hérité des terres de son beau-père, Philippe le Hardi se lance dans une politique matrimoniale active. De son union avec Marguerite de Male il a dix enfants, dont quatre filles et trois garçons atteindront l'âge adulte. Un lien plus étroit avec l'Empire lui permettrait d'assurer sa position. En 1385 Jean sans Peur, le premier fils de Philippe le Hardi, se marie à Marguerite de Bavière, et sa sœur Marguerite de Bourgogne épouse Guillaume IV de Hainaut,

Philippe le Hardi conclut un accord de paix avec l'Angleterre.(Edouard III) Ce penchant européen sear une constante de la politique de tous les ducs  de Bourgogne. Philippe le Hardi meurt à 62 ans ayant fairt dr la Bourgogne, un duché aussi riche et puissant, sinon plus, que le royaume de France

 

 

 

 

Philippe le Hardi,  Margerite de Flandre et en dernier Marguerite de Bavière
Philippe le Hardi,  Margerite de Flandre et en dernier Marguerite de Bavière
Philippe le Hardi,  Margerite de Flandre et en dernier Marguerite de Bavière
Philippe le Hardi,  Margerite de Flandre et en dernier Marguerite de Bavière
Philippe le Hardi,  Margerite de Flandre et en dernier Marguerite de Bavière
Philippe le Hardi,  Margerite de Flandre et en dernier Marguerite de Bavière

Philippe le Hardi, Margerite de Flandre et en dernier Marguerite de Bavière

JEAN SANS PEUR (1371-1419)

Fils de Philippe le Hardy, il est en compétition pour le trône de France avec son cousin le duc d'Orléans. Ses idées libérales, voire démagogiques, attisent les rivalités. Suite à la folie de Charles VI, le régence est confiée au duc d'Orléans. Rien ne pouvait plus irriter Jean sans Peur, qui fait assassiner son rival en 1407. La voie semble libre pou conquérir le trône de France. Mais il trouve une forte opposition en la personne de Bertrand d'Armagnac, beau-frère du duc d'Orléans. La guerre civile est inévitable. C'est le moment que choisit l'Angleterre pour débarquer en Normandie. Jean sans Peur refuse assistance aux Armagnacs qui se font battre à plate couture à Azincourt (1415). Jean sans Peur passe alors une alliance secrète avec les anglais contre le royaume de France. En 1418, ls Bourguignons sont maîtres de Paris. Le dauphin, futur Charles VII, se réfugie à Bourges et conclut un accord avec Jean sans Peur. C'est en allant signer cet accord que le duc de Bourgogne est assassiné d'un coup de hache en septembre 1419

Jean sans Peur, les 4 premières photos et le Dauphin, la dernière
Jean sans Peur, les 4 premières photos et le Dauphin, la dernière
Jean sans Peur, les 4 premières photos et le Dauphin, la dernière
Jean sans Peur, les 4 premières photos et le Dauphin, la dernière
Jean sans Peur, les 4 premières photos et le Dauphin, la dernière

Jean sans Peur, les 4 premières photos et le Dauphin, la dernière

PHILIPPE LE BON (1396-1467)

Son règne commence par un drame: l'assassinat de son père Jean sans Peur, par un séide de son beau-frère (son épouse Michèle était la soeur du Dauphin). Quelle famille ! Du coup Philippe jette son duché dans les bras des anglais, en pleine Guerre de Cent Ans.

La guerre de Cent Ans est un conflit, entrecoupé de trêves plus ou moins longues, opposant de 1337 à 1453 la dynastie des Plantagenêts à celle des Valois, et à travers elles le royaume d'Angleterre et celui de France.

Au début du xive siècle, trois axes de tensions favorisent son émergence : la « grande dépression médiévale », les constants affrontements entre Plantagenêts et Capétiens pour la souveraineté et le contrôle des fiefs de Guyenne et, enfin, le conflit dynastique pour la couronne de France qui naît en 1328 à la mort de Charles IV, dernier fils de Philippe IV.

La guerre connaît plusieurs phases. L'Angleterre remporte d'abord de nombreuses victoires, avant que la France ne reprenne l'ascendant à partir de 1364 ; en 1378, les Anglais ne contrôlent ainsi plus que quelques villes sur le continent. À compter de 1380, l'affaiblissement du pouvoir royal, conjugué à un contexte économique difficile, conduit à une période de guerre civile dans les deux pays, situation dont le royaume d'Angleterre est le premier à sortir. Henri V d'Angleterre profite alors de la folie du roi Charles VI de France et de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons pour relancer le conflit. Fort de son alliance avec les Bourguignons, il obtient la couronne de France pour son fils Henri VI par le traité de Troyesde 1420. Cependant, le sentiment national naissant et la modification des circuits économiques rendent difficile le maintien des Anglais en France. En 1429, en renforçant la légitimité de Charles VII, l'action de Jeanne d'Arc est décisive. Six ans plus tard, celui-ci conclut la paix d'Arras avec le duc de Bourgogne ; les Anglais sont dès lors inexorablement repoussés et ne contrôlent plus en 1453 que Calais sur le continent, la paix étant signée en 1475 (traité de Picquigny).

 

La lutte est confuse entre Bourguignons, Anglais et Français. Elle cessera grâce à Jeanne d"Arc, que les Bourguignons remercieront en la livrant aux Anglais. Le bon Philippe réussira un coup de maître en négociant la paix avec Charles VII: la Boutgogne devient un duché indépendant et il peut se proclamer "grand-duc d'Occident". Créateur de l'Ordre de la Toison d'Or, mécène amoureux de la peinture flamande, Philippe le Bon fut également grand amateur de livres à tel point que la bibliothèque ducale devint une des plus riches du monde occidental

Philippe le Bon
Philippe le Bon

Philippe le Bon

CHARLES LE TEMERAIRE (1433-1477)

Il reçoit une éducation européenne et parle le français, l'anglais et le flamand. Eloquent, travailleur brillant, il a tout pour réussir mais il va tout gâcher par son tempérament suspicieux, imûlsif et ambitieux. Devenu duc de Bourgogne en 1467, il épouse Marguerite d'York, soeur du roi d'Angleterre Edouard IV. Cette alliance fait trembler le roi Louis XI : le duché de Bourgogne déjà très puissanr, devient maintenant une menace pour le royaume de France, d'autant que le bouillant Charles n'a cessé d'établir une une continuité territoriale ente ses possessions de Flandre et celles de Bourgogne. Louis XI va tenter de rompre les alliances bourguignonnes, non par la guerre, car le rapport de force est incertain, mais par la diplomatie et la ruse, voire la félonie. De surcroît d'autres puissances commencent à concevoir quelque inquiétude devant ce bouilant et ambitieux grand duc: la Confédération suisse, l'Empire germanique, le duché d'Autriche, celui de Lorraine et quelques villes alsaciennes se coalisent contre la Bourgogne...et bénéficient du financement de Luois XI; Ca sent vite le roussi, d'autant que, après des succès comme la prise de Nancy en novembre 1475, Charles se prend quelques pâtées monumentales contre les Suisses. En mars 176 à Grandson, ses troupes sont exterminées et il doit abandonner son artillerie, son trésor de ghuerre, sa vaisselle d'or et d'argent, ses joyaux et tapisseries précieuses, et même le seau ducal en or. Entêté, le téméraire repart au combat et rencontre la coalition à Morat. Nouveau désastre avec de terribles pertes pour les Bourguignons: 14000 morts dont quelque 5000 noyés dans le lac de Morat. Le duc de Lorraine profite de la situation pour reprendre Nancy. Aussi en décembre, Charles repart-il derechef attaquer la Lorraine et assiège Nancy. Ses armées sont mal préparées, l'hiver est très rigoureux, le rapport de force leur est défavorable. Le siège tourne à la débacle

Le 5 janvier 1477, deux jours après la bataille, le corps du « Grand Duc d'Occident » est retrouvé, nu, le crâne fendu jusqu'aux dents par un coup de hallebarde, une joue rongée par les loups, au bord d'un étang marécageux dit « étang Saint-Jean », à l'emplacement de l'actuelle place de la Croix de Bourgogne, à Nancy (nul ne peut dire avec certitude qui, dans la soldatesque anonyme, lui porta le coup fatal mais la tradition relate qu'un obscur soldat nommé Claude de Bauzémont se serait jeté sur lui sans le connaître ; Charles aurait crié « Sauvez le duc de Bourgogne ! », ce qui aurait été compris comme « Vive le duc de Bourgogne ! » et aurait entraîné sa mise à mort immédiate). Une simple croix, au centre de cette place, a longtemps marqué l'endroit de sa mort (souvenir remplacé plus tard par un monument édifié à la mémoire du duc René II de Lorraine). Ramenée à Nancy, la dépouille mortelle du Téméraire est exposée sur un lit de parade dans la maison de Georges Marqueix, au numéro 30 de la Grande-Rue(cette maison n'existe plus aujourd'hui mais son emplacement est signalé par un pavage de granit noir et blanc dessinant une croix de Lorraine et la date 1477).

"Devant Granson, perdit ses possessions. Devant Morat, le coeur brisa. Devant Nancy, perdit la vie." (Vieux dire suisse)

Charles le Téméraire et Marguerite d'York. Cartes de la France et de la Bourgogne en 1477
Charles le Téméraire et Marguerite d'York. Cartes de la France et de la Bourgogne en 1477
Charles le Téméraire et Marguerite d'York. Cartes de la France et de la Bourgogne en 1477
Charles le Téméraire et Marguerite d'York. Cartes de la France et de la Bourgogne en 1477
Charles le Téméraire et Marguerite d'York. Cartes de la France et de la Bourgogne en 1477
Charles le Téméraire et Marguerite d'York. Cartes de la France et de la Bourgogne en 1477
Charles le Téméraire et Marguerite d'York. Cartes de la France et de la Bourgogne en 1477

Charles le Téméraire et Marguerite d'York. Cartes de la France et de la Bourgogne en 1477

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 06:59

Moircy-Libramont  Ardennes belges centrales, région de Saint-Hubert

Ma maison a 350 ans. Je l'ai achetée en 1978, cadastrée "Ruine". Un an après je m'installais ayant terminé le corps de logis.

Je commencerai donc logiquement la visite par le Hall d'Entrée. On a compris on est tout de suite dans la "Jungle". Il faut voir la tête des gens qui viennent pour la première fois. Le corps de logis est à gauche sur 3 niveaux. Accès par l'escalier central, l'Atelier, ancienne grange se trouvant à droite au premier.

 

A droite au rez-de-chaussée, ce sont les anciennes écuries, devenues living jusqu'à mon divorce en 1989, puis salle d'exposition permanente d'une partie de mes oeuvres.

 

Une passerelle surplombe le hall et est remplie de plantes en pot. Non, nous ne sommes pas en Belgique, je suis d'ailleurs, très probablement de la Cordillère des Andes ou de l'HimalayaMoircy-Libramont-Propriété Christian Vancau-La maison-Rue de Vesqueville

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 16:19

 

 

Rencontre-signature avec Leïla Marouane

En 1989, Leïla Marouane est sauvagement battue par un commando et laissée pour morte. En publiant Le châtiment des hypocrites, elle a voulu exorciser ce traumatisme.

Leïla Marouane a toujours su qu’elle serait écrivain, dès sa première lecture. Bercée par la machine à écrire de son père, fascinée, façonnée par le combat militant de sa mère, elle éprouve le sentiment d’être venue à l’écriture “sans aucun mérite”. Tout naturellement.

Elle débute par le journalisme. Ses articles lui valent des menaces, jusqu’à cette agression où, en descendant du bus en 1989, elle passe très près de la mort. Elle quitte son pays peu après. L’exil confirmera son élan d’écriture.

Son troisième roman, Le châtiment des hypocrites, exprime une douleur longtemps contenue. Celle d’avoir été agressée personnellement. Celle aussi d’avoir perdu son amie d’enfance. “J’aurais pu débuter dans l’écriture avec Le châtiment des hypocrites. Par rapport au silence. Mais j’ai refoulé ma propre agression, j’ai refoulé la mort de Faddia. Jusqu’à ce livre... En l’écrivant j’ai eu la sensation de me dégager de mes propres refoulements. Je pensais me raconter moi ; je ne me rendais pas compte que l’histoire de Faddia était là, en filigrane. Faddia a été tuée. J’ai décidé qu’elle allait survivre”.

Leïla Marouane raconte le destin de son personnage, Fatima, dans un long récit à la troisième personne, à l’exception de l’épilogue, où l’héroïne devient narratrice et passe aux aveux, avec pour seul interlocuteur une tortue. “C’est un roman sur les silences, sur les non-dits. C’est aussi ma façon d’inviter toutes les femmes, celles qui me sont proches comme celles que je ne connais pas, les femmes du monde entier, à dire. A ne plus avoir peur de dire”.
 

L’auteur dit la violence sans la décrire : Fatima, enlevée, violée, puis prostituée, abandonne son premier enfant. Aucune de ses multiples grossesses n’atteindra son terme par la suite.
“La violence ? Ce thème revient constamment dans nos réunions. Parmi les femmes qui m’entourent et qui ont maintenant la quarantaine, rares sont celles qui ont des enfants. C’est une peur qui est restée. Un choix inconscient.”

La colère pousse Leïla Marouane bien au-delà d’un combat féministe, vers des questions existentielles. Elle évoque le monde méditerranéen comme une contrée où rien n’incite à l’épanouissement de la femme : “J’ai lu le Talmud, la Bible, le Coran. Aucun ne favorise jamais les femmes. Il y a dans la Kabbale une phrase magnifique qui dit “Dieu compte les larmes des femmes”… Je trouve ça merveilleux. Mais en même temps, dans la réalité, on s’en fout des larmes des femmes. Dans les textes, c’est la femme qui doit se couvrir. Pourquoi doit-on forcément dissimuler le corps comme si c’était une tare ? La femme est une négation dans tous les textes. On ne peut pas se permettre d’être mystiques, nous les femmes. J’aimerais bien avoir une vie mystique, être en rapport avec le spirituel . Mais je ne peux pas. Jusqu’à présent je n’ai pas trouvé de religion en ma faveur”.

Le livre de Leïla Marouane est un livre violent, douloureux, un roman presque noir. L’auteureur affirme la revendication d’une liberté absolue. Dans son parcours s’imbriquent violence, création et liberté.
“Dans un pays méditerranéen comme le mien”, dit-elle, “dès qu’on est une fille on vous rappelle tout de suite le sens de l’honneur. Dans les patios, les femmes ne parlaient que de ça : une femme qui n’était plus vierge, une femme qui tombait enceinte en dehors du mariage, c’était horrible, c’était une catastrophe. ça l’est toujours.(…) Je ne pense pas qu’il y ait un modèle idéal à suivre. J’ai remarqué qu’aujourd’hui encore, dans la société parisienne, les femmes ne sont toujours pas respectées et écoutées comme elles le devraient”.
 

Leïla Maouane tire cette conclusion amère et provisoire : “Dans mon pays, il y a beaucoup de femmes qui se mobilisent, ainsi que des hommes. La chose qui manque vraiment dans les régimes sous dictature, comme l’Algérie, ce sont des lois. On a besoin de lois pour respecter l’Autre, son espace, sa liberté”.

l Abbès

 

Donc en avant, Metro St Michel-Metro Saint-Placide. Je sors du metro , regarde la terrasse du café en face, aperçois une femme qui pourrait être Leila, elle m'a vu, on lève timidement la main, oui c'est celà, lorsque le virtuel devient réel. Elle est là sur la terrasse, avec ses lunettes de soleil, une star à sa façon, en retrait, mais je la reconnais. Il y a deux semaines nous sommes devenus amis su FB grâce à Michèle Laurence, la comédienne-écrivain de Montmartre, celle du cimetière (Voir mon article Cimetière de Montmartre 1 et 2)P1020367

Alors qui est Leila MAROUANE??? La Presse algérienne la décrit comme "la plus rebelle des écrivains arabes". De son vrai nom Leila Zineb Mechantel. Etudes de Médecine, interrompues. Cursus de lettres à Paris.Tous ses romans sont traduits en 6 langues  

"La Jeune-fille et la Mère" est publié au Seuil en 2005

En 1989, elle est sauvagement battue commando algérien et laissée pour morte (Lire " Le Châtiment des Hypocrites")

Vit à Paris

Leila41To72mkgRL SS400vLeila154996 154908744554453 6747613 n

Leila Marouane Bio

leila26937 120443624632361 14924 nQuelques-uns de ses ouvrages

D'abord celui que je viens d'acheter : La Jeune fille et la Mère. Prix Jean-Claude IZZO 2006Leila 51QlMvKRkqL SS500

D'autres....Leila bk vie sexuLeila Le ChatimentLeila à sa table de travail

Leila à sa table de travailPARIS Saint-Placide....Donc nous voici en terrasse, au coin de la rue de Rennes et nous nous mettons à parler, comme si nous nous connaissions depuis toujours. Le Bar s'appelle "L'Horizon"P1020366P1020367La voici tout en noir, lunettes comprisesP1020368Soudain dans la cohue du Carrefour, Leila aperçoit un grand jeune-homme et l'interpelle. Elle me dit " c'est un ami écrivain". Il vient s'asseoir à notre table et se présente "Enguerrand GUEPY". Il vient de sortir son premier roman "L'Eclipse" eh oui, même titre que le film d'Antonioni. Il a 36 ans et vit à Aix-en-Provence avec un pied à terre à ParisEnguerrand Guépy

 "Quel bel homme" dirait Jacques Lang.

L'Eclipse se déroule à un moment charnière de l'histoire de l'humanité. Entre la mort en croix et la Résurrection de Jésus de Nazareth 

L'Eclipse de Guépy

Enguerrand Guépy est aussi l'auteur de  L'effervescence de la pitié "(2006), autobiographie d'une qualité littéraire remarquable

 

On parle, on parle, et finalement Leila nous invite à souper chez elle. Elle part faire des courses avec Enguerrand et pendant ce temps, je vais à la Fnac, chercher un nouveau plan de Paris, ayant à nouveau égaré le mien dans le Metro

On se retrouve en terrasse, il fait presque nuit, la grève c'est dans 3 heures. Leila nous emmène chez elle, à deux pas de là, où nous retrouvons son fils Paul, 6 ans

Et tous les trois nous allons passer une soiré merveilleuse, pétillante de champagne, de bordeaux, de culture  et d'humour. Un vrai régal. une alchimie se produit. C'est rare, je ne crois pas au nombre trois. Voici quelques traces, en ce compris des photos de nous trois que je prends à bout de bras, exercice périlleux s'il en estP1020370 P1020374

P1020380

P1020377

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Leila et moiP1020383

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Enguerrand et moiP1020387

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Nous trois, à bout de brasP1020392

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 Leila à Ravenne le 22 juillet 2010Leila Marouane à Ravenne 

Remarquez tout de même, au travers de ces photos de fortune, qu'à aucun moment, on n'aperçoit mon appareil-photos. 

 Et c'est dans la plus grande joie que nous allons sortir prendre un verre, peu avant minuit. Les métros sont en grève, j'ai décidé de prendre un taxi. Nous ne trouvons plus de café ouvert à cette heure...bizarre, la grève peut-être???Je commence à traîner la patte, le dis à Leila, qui claque dans ses doigts, la rue est déserte, et un taxi apparaît le long du trottoir. Je vous jure que c'est vrai...??? La renommée tout de même, c'est quelque chose. Juste le temps d'embrasser mes deux nouveaux amis et Leila me pousse dans le taxi. Direction "Butte aux Cailles"

Nous sommes à l'aube du mardi 12 octobre 2010

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 09:29

Le jour de notre retour, dimanche 25 mai 2014, nous avons fait un crochet par Châtillon, qui en vaut la peine. Partis de Semur à 7h35, nous arrivons à 8h40 à Châtillon

Châtillon-sur-Seine
 
 
 
Châtillon-sur-Seine
Le vieux pont sur la Seine et l'église Saint-Vorles.
Le vieux pont sur la Seine et l'église Saint-Vorles.
Blason de Châtillon-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
(chef-lieu)
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Hubert Brigand
2014-2020
Code postal 21400
Code commune 21154
Démographie
Population
municipale
5 515 hab. (2011)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 12″ Nord4° 34′ 22″ Est  
Altitude Min. 211 m – Max. 298 m
Superficie 33,15 km2
 
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Châtillon-sur-Seine
 

Châtillon-sur-Seine est une commune française située dans le nord

6269 habitants) du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. La ville est traversée par le haut cours dee la Seine et se situe dans une région d'importants massifs forestiers. C'est le centre du Pays Châtillonnais qui regroupe 113 communes, et la ville de Haute Côte-d'Or la plus peuplée avec 6269 habitants au recensement provisoire de 2013.

La commune possède le label Ville fleurie (deux fleurs) et celui des plus beaux détours de France.

 

 

 

Géographie

La ville est située au cœur d'importants axes routiers et est avantagée par sa proximité à l'autoroute A6. Elle se trouve à234 km de Paris (2 h 45), 83 km de Dijon par la RD 971 (1 h 15), 68 km de Troyes par la RD 971 (1 h), 83 km d'Auxerre (1 h 15), 58 km de Chaumont par RD 965 (1 h), 49 km de Tonnerre (Yonne) (40 min), 75 km de Langres par RD 928 (1 h) et 33 kmde Montbard par RD 980 (30 min).

On peut se rendre à Paris en 1 h 50 par la gare TGV de Montbard et le bus de ligne Châtillon-sur-Seine - Montbard.

La ville est traversée par la Seine (qui prend sa source à 40 km) reçoit les eaux abondantes de la Douix, source de type vauclusien émergeant au coeur de la Cité. Elle est située sur un plateau dont l'altitude moyenne est supérieure à 300 m. Sa forêt est une des plus grandes forêts domaniales de Bourgogne avec ses 8 875 ha.

Son autre curiosité est le cratère de Vix. C'est au pied de la grosse colline(NO par la D971) du Mont Lassois qu'a été découvert le trésor de Vix. On suivra la petite route qui grimpe jusqu'au sommet pour la vue panoramique sur la plaine environnante et la petite église Saint-marcel du XIIe siécle

Le Musée du Pays châtillonais, Trésor de Vix, 14 rue de la Libération. Il est installé dans les bâtiments conventuels de l'Abbaye Notre Dame de Châtillon. Il présente un panorama élargi de l'histoire du Châtillonnais de la préhistoire à l période moderne: de la dame de Vix à l(histoire de la Métallurgie du XIXe siècle. Une dame très mystérieuse que cette dame de Vix, dont les archéologues pensent avoir redécouvert le palis (une demeure digne des premiers rois de Rome) sur le site du Mont Lassois. Incontournable le trésor de Vix (VIe siècle av J.C) qui comprend, entre autres, cet énorme vase en bronze (cratère) haut d'1m64 et pesant 208 Kgs, qui reste l'attraction n°1 du Châtillonais


 

Histoire

Châtillon fut relié, de 1891 à 1933, à Aignay-le-Duc par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique, dont on voit une rame passer devant le bâtiment de l’ancienne sous-préfecture.

La région compte de nombreux vestiges d’occupation aux époques pré-celtiques et celtiques (Lingons), pierres levées et surtout oppidum du mont Lassois, situé à 6 km de la ville et qui fut un important centre d’habitat dès l’âge du bronze. On sait qu’auviiie siècle, les populations se sont déplacées sur l’actuel site de laville et ont fortifié une colline, le Castel qui donna son nom à Châtillon. En 886, l’évêque de Langres, afin de mettre à l’abri les reliques de saint Vorles, les apporta à Châtillon. Cependant, une autre enceinte fortifiée existait sur l’autre rive de la Seine et Châtillon fut pendant tout le Moyen Âge séparée en deux entités rivales, l’une appartenant aux Bourguignons (Chaumont), dont le chancelier Nicolas Rolin fut propriétaire d’une maison forte, et l’autre à l’évêque de Langres (le Bourg). En 1638, les deux villes furent réunies par un traité sous l’autorité du roi de France.

En 1790, elle devient le chef-lieu du district de Châtillon-sur-Seine et en 1800, le chef-lieu de l’arrondissement de Châtillon-sur-Seine. Il fut supprimé en 1926.

À la fin du Premier Empire, Châtillon-sur-Seine accueille du 7 février au 11 mars 1814 le congrès de Châtillon, où ont lieu des négociations sans lendemain entre les ambassadeurs des souverains alliés et le représentant de Napoléon IerCaulaincourt.

Pendant la Première Guerre mondiale, c’est de son quartier général de Châtillon-sur-Seine (au château Marmont) que le généralissime Joffre lance l’ordre de la première bataille de la Marne, le 5 septembre 1914.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Châtillon est libérée le 12 septembre 1944, lorsque le 1er régiment de fusiliers marins (débarqué en Provence) et le 1er régiment de marche de spahis marocains (débarqué en Normandie) sont les premières unités des deux armées débarquées à faire leur jonction sur la commune.

 
 
 
47° 52′ 12″ N 4° 34′ 22″ Eosm carte
Châtillon-sur-Seine
 
 
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Châtillon.
Châtillon-sur-Seine
Le vieux pont sur la Seine et l'église Saint-Vorles.
Le vieux pont sur la Seine et l'église Saint-Vorles.
Blason de Châtillon-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
(chef-lieu)
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Hubert Brigand
2014-2020
Code postal 21400
Code commune 21154
Démographie
Population
municipale
5 515 hab. (2011)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 12″ Nord4° 34′ 22″ Est  
Altitude Min. 211 m – Max. 298 m
Superficie 33,15 km2
 
Localisation

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Châtillon-sur-Seine
Liens
Site web http://www.mairie-chatillon-sur-seine.fr/
 

Châtillon-sur-Seine est une commune française située dans le nord du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. La ville est traversée par le haut cours de la Seine et se situe dans une région d'importants massifs forestiers. C'est le centre du Pays Châtillonnais qui regroupe 113 communes, et la ville de Haute Côte-d'Or la plus peuplée avec 5 564 habitants au recensement provisoire de 2010.

La commune possède le label Ville fleurie (deux fleurs) et celui des plus beaux détours de France.

 

 

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située au cœur d'importants axes routiers et est avantagée par sa proximité à l'autoroute A6. Elle se trouve à234 km de Paris (2 h 45), 83 km de Dijon par la RD 971 (1 h 15), 68 km de Troyes par la RD 971 (1 h), 83 km d'Auxerre (1 h 15), 58 km de Chaumont par RD 965 (1 h), 49 km de Tonnerre (Yonne) (40 min), 75 km de Langres par RD 928 (1 h) et 33 kmde Montbard par RD 980 (30 min).

On peut se rendre à Paris en 1 h 50 par la gare TGV de Montbard et le bus de ligne Châtillon-sur-Seine - Montbard.

La ville est traversée par la Seine (qui prend sa source à 40 km) et est située sur un plateau dont l'altitude moyenne est supérieure à 300 m. Sa forêt est une des plus grandes forêts domaniales de Bourgogne avec ses 8 875 ha.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Châtillon fut relié, de 1891 à 1933, àAignay-le-Duc par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique, dont on voit une rame passer devant le bâtiment de l’ancienne sous-préfecture.

La région compte de nombreux vestiges d’occupation aux époques pré-celtiques et celtiques (Lingons), pierres levées et surtout oppidum du mont Lassois, situé à 6 km de la ville et qui fut un important centre d’habitat dès l’âge du bronze. On sait qu’auviiie siècle, les populations se sont déplacées sur l’actuel site de la ville et ont fortifié une colline, le Castel qui donna son nom à Châtillon. En 886, l’évêque de Langres, afin de mettre à l’abri les reliques de saint Vorles, les apporta à Châtillon. Cependant, une autre enceinte fortifiée existait sur l’autre rive de la Seine et Châtillon fut pendant tout le Moyen Âge séparée en deux entités rivales, l’une appartenant aux Bourguignons (Chaumont), dont le chancelier Nicolas Rolin fut propriétaire d’une maison forte, et l’autre à l’évêque de Langres (le Bourg). En 1638, les deux villes furent réunies par un traité sous l’autorité du roi de France.

En 1790, elle devient le chef-lieu du district de Châtillon-sur-Seine et en 1800, le chef-lieu de l’arrondissement de Châtillon-sur-Seine. Il fut supprimé en 1926.

À la fin du Premier Empire, Châtillon-sur-Seine accueille du 7 février au 11 mars 1814 le congrès de Châtillon, où ont lieu des négociations sans lendemain entre les ambassadeurs des souverains alliés et le représentant de Napoléon IerCaulaincourt.

Pendant la Première Guerre mondiale, c’est de son quartier général de Châtillon-sur-Seine (au château Marmont) que le généralissime Joffre lance l’ordre de la première bataille de la Marne, le 5 septembre 1914.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Châtillon est libérée le 12 septembre 1944, lorsque le 1er régiment de fusiliers marins (débarqué en Provence) et le 1er régiment de marche de spahis marocains (débarqué en Normandie) sont les premières unités des deux armées débarquées à faire leur jonction sur la commune

Châtillon-sur-Seine en Bourgogne
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Nous allons d'abod tomber sur L'église Saint-Nicolas qui est une église catholique située à Châtillon-sur-Seine

 

LocalisationL'église est située dans le département français de la Côte-d'Or, sur la commune de Châtillon-sur-Seine.

Historique

La construction de l'église Saint-Nicolas remonte au dernier quart du xiie siècle  Deux chapelles sont ajoutées au xve siècle siècle. Puis le chœur est reconstruit au xve siècle, avec des chapelles latérales. Le sol est surélevé xvie siècle et au xviie siècle, car l'édifice est inondable.

Saint-Nicolas devient église paroissiale en 1807. Une importante campagne de restauration se tient en 1896-97. Au début duxxe siècle siècle, une horloge est installée dans la tourelle, surélevée pour l'occasion en 1902-1903. À la suite des bombardements allemands du 15 juin 1940, l'église subit un incendie qui provoque de gros dégâts. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1942, puis entièrement restauré en 1947-58.

 

Description

Vue intérieure de la nef et du chœur

Saint-Nicolas est à l'origine une église de type cistercien. La voûte de la nef est en berceau brisé, celles des bas-côtés sont à berceaux brisés transversaux.

Le chœur, reconstruit en 1564 dans un style plus gothique, est à voûte d'ogive.

L'église comprend plusieurs verrières classées datant du xvie siècle. L'une d'elles, dans la chapelle nord, représente l'Arbre de Jessé. Une autre, dans la chapelle sud, relate l'histoire des pélerins de Saint-Jacques, connue aussi comme le miracle du pendu-dépendu. D'une hauteur de 8 mètres, cette verrière expose cet épisode en six scènes de trois panneaux chacune, commentées par une légende. Châtillon-sur-Seine était une étape pour les pèlerins venant de l'est de la France, notamment ceux désirant se rendre à Vézelay, point de départ de l'une des principales voies de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Ces deux verrières seraient l'œuvre de vitraillistes de Troyes.

Dans l'église se trouve aussi un groupe sculpté classé du xvie siècle, figurant sainte Anne enseignant la lecture à Marie.

Châtillon-sur-Seine en Bourgogne
Châtillon-sur-Seine en Bourgogne
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Châtillon-sur-Seine en Bourgogne
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Ensuite nous prenons en voiture la rue qui monte à gauche de l'Eglise Saint-Nicolas et nous arrivons à L'Eglise Saint-Vorles et à son cimetière. 

L'Eglise domine le quartier du Bourg. De la terrasse ombragée, la vue s'étend sur la ville bass. A proximité se dressent les ruines du château et la tour de Gissey.

L'édifice a plus de 1000 ans

L'église Saint-Vorles est une église romane dont la construction commença au xe siècle. Elle se situe à Châtillon-sur-Seine, en Côte-d'Or (Bourgogne).

 

Histoire

Avant le xe siècle, une autre église s'élevait sur cet emplacement, et elle abritait depuis 868 les reliques de saint Vorles.

L'église actuellement en place fut principalement construite sous l'impulsion de Brun de Roucy, qui fut évêque de Langres de 980 à 1016. Elle était alors dans l'enceinte du castrum. Édifiée dans un pur style roman, sa façade extérieure est ornée de bandes caractéristiques de l'art lombard. Le clocher qui se situe à la croisée du transept a été reconstruit au xiie siècle. Au xiie siècle fut également construit sur la même colline le château des ducs de Bourgogne, un cimetière existe au moins depuis le xixe siècle au milieu de ses ruines.

Le chœur est entouré de deux petites chapelles, la chapelle Sainte Thérèse et la chapelle du Carmel, qui datent du xive siècle et du xve siècle.

L'église fut l'objet d'importants travaux dans le premier quart du xviie siècle. Elle vit notamment la construction de la chapelle Saint-Bernard et de la chapelle du Rosaire.

Durant le xxe siècle, elle fut trois fois rénovée, entre 1927 et 1934, puis entre 1959 et 1974 et enfin dans les années 1990, puis de nouveau dans les années 2000. Plusieurs manifestations, agrémentées de fêtes à la mode moyenâgeuse, ont eu lieu à l'occasion du millénaire de saint Vorles.

Usage

Tout d'abord collégiale, l'église est paroissiale jusqu'en 1807.

On n'y célèbre plus aujourd'hui de cérémonie régulière. Elle est toutefois rouverte pour certains baptêmes et mariages. Selon la coutume, seules les personnes portant le prénom Vorles ou Vorlette sont autorisées à y être baptisées ou mariées.

Châtillon-sur-Seine en Bourgogne
Châtillon-sur-Seine en Bourgogne
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 05:57

Château-Chinon (Ville) , est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Considérée comme la capitale du Haut-Morvan, elle est bâtie sur les flancs d'une colline culminant à 609 m.compte tenu de sa situation stratégique, son histoire est chargée depuis les époques gauloise et gallo-romaine avec le peuple des Éduens, au Moyen Âge et à l'Ancien Régime comme étant une châtellenie puis un comté appartenant aux plus grandes familles duRoyaume de France, jusqu'à l'Époque contemporaine avec l'élection de son ancien maire à la présidence de la République :François Mitterrand.

Géographie

Carte de la Nièvre
Les 3 croix du Calvaire en 2007

La ville est bâtie en amphithéâtre sur les flancs sud et ouest d'une colline culminant à 609 mLe Calvaire, qui surplombe la rive gauche de l'Yonne et la plaine du Bazois.

Ce gros bourg est considéré comme la capitale du Haut-Morvan et se situe à l'est du département de la Nièvre, à environ 13 km de la limite avec la Saône-et-Loire.

Avec ses 428 hectares, Château-Chinon (Ville) est l'une des communes du département ayant le plus petit territoire.

La fontaine de Tinguely et de Niki de Saint-Phalle
La fontaine de Tinguely et de Niki de Saint-Phalle
La fontaine de Tinguely et de Niki de Saint-Phalle
La fontaine de Tinguely et de Niki de Saint-Phalle
La fontaine de Tinguely et de Niki de Saint-Phalle
La fontaine de Tinguely et de Niki de Saint-Phalle

La fontaine de Tinguely et de Niki de Saint-Phalle

Le Tacot du Morvan

Au début du xxe siècle, la commune était desservie par une des lignes du Tacot du Morvan : le chemin de fer d'Autun à Château-Chinon.

Le 1er juin 1905, la ligne fut prolongée et le terminus, situé précédemment aux hameaux de Athez et Corcelles (commune d'Anost) depuis son ouverture en août 1900, fut alors fixé à Château-Chinon (Ville), dans la bien nommée rue du Tacot, près de l'actuelle place Jean Sallonnyer.

Le 1er juin 1905, la ligne fut à nouveau prolongée et le terminus se trouva alors plus à l'ouest, à de Château-Chinon (Campagne), au niveau de la gare terminus de la ligne PLMqui rejoint Tamnay-en-Bazois.

Le trafic voyageurs fut stoppé le 31 juillet 1931, remplacé par un service d'autocars. La ligne, fermée définitivement en 1936, fut démontée entièrement en 1939.

Château-Chinon en Bourgogne
Château-Chinon en Bourgogne
Château-Chinon en Bourgogne
Château-Chinon en Bourgogne
Château-Chinon en Bourgogne
Château-Chinon en Bourgogne
Château-Chinon en Bourgogne
Château-Chinon en Bourgogne
HISTOIRE
Époque gauloise et gallo-romaine

Les observations et fouilles réalisées au sommet du Calvaire, ainsi que la physionomie du site permettent de penser à la présence d'unéperon barré d'époque protohistorique et d'une enceinte.

Les fouilles réalisées au xixe et xxe siècles ont en effet permis de découvrir, outre des objets datant des époques gauloise, gallo-romaine et médiévale, une hache en cuivre, un bracelet en bronze et d'autres « objets de l'âge de la pierre ».

On ignore le nom primitif, sans doute gaulois, de Château-Chinon (voir Toponymie), c'est-à-dire celui de l’oppidum gaulois établi par le peuple des Éduens au sommet du Calvaire. D'après les fouilles archéologiques, l’oppidum était constitué d'une enceinte ovale, d'une superficie d'environ 3,5 ha (~130 m x ~250 m). L'accès y était rendu possible par deux poternes : l'une située au nord-est près d'unesource, donnant accès aujourd'hui au bois de La Promenade, la seconde située au sud, tournée vers la ville actuelle en contrebas.

L'oppidum était divisé en deux parties inégales, séparées par une langue de terre entourée de deux fossés, encore observables de nos jours. La partie située au sud a ensuite servi d'emplacement au château féodal. Avant cela, l'oppidum gaulois fut également un castrum romain[Informations douteuses] occupant une position très stratégique de la voie romaine reliant Augustodunum (Autun) à Intaranum (Entrains-sur-Nohain)14.

Des fouilles dirigées par le Dr Edmond Bogros au xixe siècle ont mis au jour des bijoux, statues,lampes, poteries et divers objets en bronze. Des monnaies gauloises et romaines (de GermanicusVespasienDomitienMarc AurèleDioclétien et Constance Chlore) ont également été découvertes.

Château-Chinon fut d'abord le siège d'une seigneurie, puis d'une châtellenie, et enfin d'un comté duquel relevaient plus de 255 fiefs et seigneuries. Ces terres appartinrent aux plus grandes familles du Royaume de France.

La date d'érection de la châtellenie en comté est inconnue.
D'après l'
abbé Baudiau et le comte Georges de Soultrait, le roi Charles VI érige en 1389 la châtellenie de Château-Chinon en comté avec la châtellenie d'Ouroux, les seigneuries de Brassy et des Places, ainsi qu'une partie de la baronnie de LormesJoseph Pasquet reprend cette même date dans son ouvrage Le Haut-Morvan et sa capitale Château-Chinon.
Néanmoins, comme l'a souligné le 
Dr Bogros, aucune lettre patente ne confirme une telle érection. De plus, certains écrits officiels, postérieurs à 1389, mentionnent encore les terres de Château-Chinon sous l'appellation de « châtellenie ». C'est notamment le cas en juin 1462 dans une charte de Louis XI confirmant la création d'une élection et d'un grenier à sel dans « laditte terre, chastellenie et seigneurie de Chastel-Chinon » ; en janvier 1477, le même roi, dans une charte de cession de ces mêmes terres à Jean II de Bourbon, parle encore « desdites ville, chastel et chastellenie, terres et seigneurie de Chastel-Chinon ».
Toutefois, en 1506, Charles Quint porte le titre de « comte de Château-Chinon ».
L'érection en comté serait donc située à la fin du xve siècle ou au tout début du xvie siècle.

Article détaillé : Comté de Château-Chinon.
Maison Delorme de Beauregard (1095-1240)

Le plus ancien seigneur connu de Château-Chinon est Seguin de Lormes qui participe à la première croisade en 1096 afin de délivrer les Lieux Saints à la suite du concile de Clermont et de l'appel de Pierre l'Ermite en 1095.

En 1146, Hugues Ier de Château-Chinon assiste à l'appel de Bernard de Clairvaux pour la deuxième croisade. est est de retour sur ses terres en 115318.

En 1190, Hugues II de Blain (ou Hugo de Blino) participe, avec son frère, à la troisième croisade. À son retour en 1193, il donne les dîmes en sa possession sur la terre de Château-Chinon à l'abbaye Notre-Dame de Bellevaux, pour le repos de l'âme de son frère décédé durant la croisade.

Hugues III de Lormes (ou Hugo ab ulmis), petit-fils de Hugues II de Château-Chinon, hérite à la mort de son aïeul, de la totalité de châtellenie de Château-Chinon dont il était seigneur qu'en partie. Il confirme en 1208 les donations pieuses de ses ancêtres et en fait de nouvelles. Décédé en 1236, il laisse une fille prénommée Elvis qui épouse DreuxIer de Mello a qui elle apporte les châtellenies de Château-Chinon et d'Espoisse en dot.

Armes de la famille de Mello.

La seigneurie de Château-Chinon rentre dans la maison de Mello en 1240 à la suite du mariage de Dreux V de Mello avec la fille de Hugues III de la famille Delorme de Beauregard, qui lui apporte en dot les seigneuries de Château-Chinon, mais aussi de Lormes et d'Époisses. C'est à partir de cette époque que la seigneurie de Château-Chinon semble échapper à la suzeraineté des évêques d'Autun.

Le dernier seigneur de Château-Chinon issue de la famille de Mello meurt en 1323 lors de la bataille de Saint-Verain. Il laisse derrière lui un seul enfant : sa fille, Jeanne de Mello. Cette dernière s'étant mariée 4 ans avant avec Raoul Ier de Briennecomte d'Eu et de Guines, la terre de Château-Chinon passe entre les mains de la famille de Brienne.

Maison de Brienne (1323-1389)
Armes de Raoul Ier de Brienne.

Raoul Ier de Brienne devient donc seigneur de Château-Chinon en 1323 à la suite du décès de son beau-père. Il est nommé connétable de France par le roiPhilippe VI de France en 1328. Il décèdera en 1344 ou 1345.

Raoul II de Brienne, son fils, hérite de ses titres mais est fait prisonnier lors de la prise de Caen en 1346. Libéré à l'automne 1350, il sera décapité pour trahison dès le mois de novembre de la même année. Dès 1346, c'est alors sa mère, Jeanne de Mello, qui administre ses terres23. À sa mort, ses terres furent confisquées, puis la seigneurie de Château-Chinon est donnée à Gautier VI de Brienne, mari de sa fille, Jeanne de Brienne (sœur de Raoul II).

Gautier VI de Brienne décède le 19 septembre 1356 à la bataille de Poitiers et c'est sa veuve, la duchesse d'Athènes, qui administre la terre de Château-Chinon jusqu'à sa mort en 1389

La seigneurie est alors confisquée par le roi Charles VI et relève désormais directement de la Couronne.

Maison de Bourbon (1394-1454)

Durant 5 ans, Charles VI conserve la seigneurie, puis, en 1394, l'échange contre d'autres d'autres avec Louis II de Bourbon. À sa mort le 10 août 1410, son fils, Jean Ier de Bourbon, hérite de ses terres.

Durant la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, Jean Ier de Bourbon prend le parti de Louis Ier d'Orléans, contre les Bourguignons. Une troupe d'Armagnacs, dirigée par le capitaine Baquin-Beul, occupe à cette époque la seigneurie de Château-Chinon et gêne les proches fourrageurs de l'armée royale qui se voient obligés de se ravitailler dans leNivernaisJean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, décide alors d'éliminer ce contingent et met donc le siège devant le château de Château-Chinon à la fin du mois de juin1412.

Retenu au siège de Bourges, Jean Ier de Bourbon ne peut venir en aide aux assiégés. Les Armagnacs capitulent fin juillet ou début août, après un mois de siège. Ce fut une « capitulation honorable » puisqu'ils « sortirent de la ville avec les honneurs de la guerre, mais encore emportèrent une somme de 500 livres [...] comme prix de leur capitulation ». En effet, la petite forteresse était difficilement prenable du fait de sa position et, plutôt qu'une capitulation, il s'agissait plutôt de l'achat d'une reddition. Malgré tout, les Bourguignons démantèlent les murs de la ville et ruinent le château.

Jean Ier de Bourbon est fait prisonnier par les Anglais à la suite de la bataille d'Azincourt d'octobre 1415 et décède à Londres en 1434. Son fils, Charles Ier de Bourbon lui succède donc en tant que seigneur de Château-Chinon. Vingt ans plus tard, le 30 octobre 1454, sa fille, Isabelle épouse en secondes noces son cousin Charles le Téméraire, futur duc de Bourgogne, et lui apporte notamment en dot les terres de Château-Chinon.

Maison de Bourgogne (1454-1477)
Charles le Téméraire, seigneur de Château-Chinon de 1454 à 1477.

En 1462, Charles le Téméraire obtient de son cousin le roi Louis XI, la création d'un grenier à sel et d'une élection à Château-ChinonH 1,25.

Le 20 juin 1475, alors que Charles le Téméraire assiège en vain Neuss en Allemagne, une bataille éclate près de Château-Chinon entre les troupes de Louis XI et les Bourguignons dirigées par le comte de Boussi, gouverneur de Bourgogne. Le lieu de cette bataille reste incertain : Prosper de Barante évoque le combat de Guipy, près de Château-Chinon ; Adolphe Joanne indique qu'elle eut lieu près de Sermages ; Jean de Troyes mentionne Guy, près de Château-Chinon.
C'est ce dernier lieu qui semble le plus probable et défendu par 
René-Pierre Signé (ancien maire de la commune) ainsi que par le docteur Bogros(médecin et historien de la ville). Il s'agirait donc de Guy-lès-Château-Chinon, petit village aujourd'hui disparu, situé au nord de l'actuel territoire de Château-Chinon (Campagne) vers le lieu-dit Montbois, proche de l'actuelle chapelle Saint Roch.

À l'issue de la « bataille de Guy », les troupes bourguignonnes sont vaincues par celles de Louis XI. À cette occasion, le château et les remparts de la ville furent détruits. Seule subsiste de cette époque la tour de guet du château sur le faîte du Calvaire.

Charles le Téméraire meurt le 5 janvier 1477 à la bataille de NancyMarie de Bourgogne, sa fille, hérite donc des nombreuses terres de son père qu'elle a du mal à assumer du fait de la situation économique, la crise démographique et les épidémies de peste qui sévissent. Louis XI en profite pour attaquer la Bourgogne et donne également l'ordre de s'emparer de Château-Chinon qui se rend. Tout en promettant qu'il souhaite ainsi protéger les biens et droits de la duchesse de Bourgogne, le roi « cède » la jouissance de la seigneurie à Jean II de Bourbon, l'oncle de Marie, début 1477 

Quelques mois plus tard, le 18 août 1477, Marie de Bourgogne épouse l'Archiduc Maximilien d'Autriche, futur empereur du Saint-Empire romain germanique, et lui apporte en dotla seigneurie de Château-Chinon ainsi que l'État bourguignon. L'Archiduc ne put néanmoins profité de la jouissance de Château-Chinon, cédée à la maison de Bourbon, avant letraité d'Arras de 1482.

Maison d’Autriche (1482-1517)
La seigneurie de Château-Chinon et les autres terres bourguignonnes à la suite du traité d'Arras.

Le 23 décembre 1482, le traité d'Arras permet enfin à Maximilien d'Autriche de bénéficier de la seigneurie de Château-Chinon. Mais ce même traité prévoit que cette terre, avec d'autres, soit comprise dans la dot de sa fille alors âgée d'à peine 2 ans, Marguerite d'Autriche, à l'issue du mariage prévu avec le fils du roi Louis XI, le dauphin Charles.
Le mariage est finalement annulé et Maximilien conserve Château-Chinon à la suite du 
traité de Senlis du 23 mai 1493.

Articles détaillés : Traité d'Arras et Traité de Senlis.

Le fils de Maximilien, Philippe le Beau, alors roi de Castille, se fait « rendre foi et hommage par tous ses vassaux du Morvan en 1504 ».

Après sa mort en 1506, on note que son fils aîné âgé de 4 ansCharles Quint (futur roi d'Espagne, roi de Sicile et empereur du Saint-Empire romain germanique) porte le titre de comte de Château-Chinon.

Le 17 février 1508, le « conseil de famille » décide de redistribuer certaines terres en faveur de la tante de Charles Quint, Marguerite d'Autriche, notamment Château-Chinon et les comtés de Bourgogne et de Charollais. Elle en dispose réellement à compter du 4 mai de la même année. Marguerite usurpe certaines possessions de Jeanne de Hochberg, duchesse de Longueville. Indigné, le roi François Ier profite de la signature dutraité de Noyon avec Charles Quint, le 13 août 1516, pour ajouter une clause obligeant Marguerite à abandonner certaines de ses terres, dont celles de Château-Chinon, à Jeanne de Hochberg en compensation de celles usurpées. Cet échange devient effectif par procès-verbal le20 mai 1517.

Jeanne de Hochberg, veuve de Louis Ier d'Orléans-Longueville devient donc Dame de Château-Chinon en 1517. N'ayant plus d'héritier direct (son fils Charles était décédé en 1525 à la bataille de Pavie), elle donne en dot les terres de Château-Chinon et de Noyers le 10 septembre 1536 à François, marquis de Rothelin, fils de Louis Ier d'Orléans-Longueville issu d'un premier mariage.

François décède à Noyers le 25 octobre 1548 et le fief de Château-Chinon revient à son fils Léonor d'Orléans-Longueville. Seize ans plus tard, il l'abandonne, « pour ses droits maternels », à sa sœur Françoise d'Orléans Longueville qui épouse Louis Ier de Bourbon-Condé le 8 novembre 1565.

Maison de Condé (1565-1644)
La porte Notre-Dame flanquée de ses 2 tours.

Les bourgeois de la ville obtiennent du Prince de Condé que les matériaux issus de la destruction du château et des remparts en 1475 puissent être réutilisés pour rebâtir une partie des remparts. La Porte Notre-Dame, encore visible de nos jours sur la place du même nom, fut bâtie avec les pierres issues de l'ancienne porte du château fort.

Louis Ier de Bourbon-Condé, étant décédé le 13 mars 1569 à la bataille de Jarnac, le roi Charles IX confisque ses terres. L'année suivante, il restitue le comté de Château-Chinon à sa veuve, Françoise d'Orléans Longueville, duchesse douairière de Condé.

En 1587-1588, une épidémie de peste éclate dans le Morvan. Château-Chinon est fortement touchée, au point où il ne serait resté dans les murs de la ville que 2 habitants. Les autres habitants, qui n'auraient pas succombé à l'épidémie, auraient fui la ville.

Durant la 8e guerre de religion, Château-Chinon, comme beaucoup d'autres villes de la province voisine du Nivernais, se déclare pour la Ligue catholiqueJean VI d'Aumontcomte de Châteauroux et maréchal de France, ainsi que Louis de Gonzague, duc de Nevers, sont chargés de soustraire les villes rebelles de la région par le roi Henri IV. Le siège est mis devant Château-Chinon vers mars-avril 1591. Les forces dont dispose le maréchal d'Aumont sont peu conséquentes : deux compagnies de cavalerie, un régiment d'infanterie et de quatre canons. Le siège n'aurait duré qu'un mois et la ville emportée d'assaut. La capitulation est convenue le 18 avril 1591 par le vicomte de Marre, commandant des ligueurs de Château-Chinon. La ville est alors pillée et les archives détruites.

À la mort de Françoise d'Orléans Longueville le 11 juin 1601, son fils, Charles de Bourbon-Soissons, lui succède et devient comte de Château-Chinon. En 1607, il concède aux habitants de Château-Chinon et de ses faubourgs leurs bois-usages : « 811 arpents de bois de buissons et de terres vagues » dans lesquels les habitants pouvaient « prendre le bois mort pour le chauffage, le bois vif pour bâtir, pour chaussures [...] et d'y mener pâturer les porcs [...] ».

Charles de Bourbon-Soissons, qui avait épousé Anne de Montafié en décembre 1601, meurt le 1er novembre 1612. Le comté de Château-Chinon revient alors à sa veuve qui en jouit durant 32 ans. Leur plus jeune fille, Marie de Bourbon-Condé, épouse en 1625 Thomas de Savoie-Carignan, fils du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier. À la mort d'Anne de Montafié en juin 1644, le comté entre en partie en possession de la maison de Savoie-Carignan Louise de Bourbon-Condé, l'autre fille de Charles et d'Anne, étant décédée à cette date, c'est sa fille Marie d'Orléans-Longueville, duchesse de Nemours, qui demeure également propriétaire de ces terres en indivis.

Emmanuel-Philibert de Savoie, prince de Carignan

Le 26 février 1646Roger de Bussy-Rabutin, en route vers le 

Édifices religieux
L'église Saint-Romain
L'église Saint-Romain

L'église néo-gothique de la ville fut bâtie entre 1894 et 1896. Elle est placée sous le vocable de Saint Romain († 560), instructeur de Benoît de Nursie à Subiaco qui, venant d'Italie, s'installa dans une grotte à Druyes-les-Belles-Fontaines (Yonne), dont il fonda le village et son monastère en devenant le premier abbé. L’église fut consacrée en 1902.

Le bâtiment actuel, avec sa flèche de 41 m, fait suite à plusieurs reconstructions. La première église, en style roman, date du xiie siècle. Elle fut remplacée ensuite par une autre couverte en bois avec un clocher de style gothique. En 1722, l'église s'écroule en partie en faisant de nombreux tués et blessés. Dès l'année suivante, la foudre y provoque un incendie. Reconstruite à nouveau, elle est démolie durant la Révolution. Elle fut une nouvelle fois rebâtie en 1824, mais considérée trop petite, une ultime reconstruction eu lieu en 1894, par l'architecte Andoche Parthiot, pour faire place à l'église néo-gothique actuelle.

 
 
La chapelle du Chêne
La chapelle du Chêne

Sur le tracé d'une ancienne voie romaine reliant Château-Chinon à Moulins-Engilbert, on trouve la chapelle du Chêne édifiée en 1868.

À ce même emplacement, d'après un plan datant de 1676, se trouvait la « chapelle du Châgne » (chêne en morvandiau), vraisemblablement une autre chapelle détruite pendant la Révolution.

Le chêne fut remplacé il y a plus de trois siècles par deux tilleuls. L'un d'eux fut brisé par un ouragan le 5 avril 1882, et le second subit le même sort en 1918.

L'ancien couvent Sainte-Claire

L'ancien couvent Sainte-Claire, située rue du Château et datant du xviiie siècle, a été converti en musée du Septennat du Président François Mitterrand.

Prieuré de Saint-Christophe de Château-Chinon
Arcs de l'ancien prieuré

Le plus ancien document parlant de la ville, daté de 1076, mentionne également le prieuré de Saint-Christophe. Ce prieuré était dépendant de l'abbaye de Cluny. Il possédait entre autres dans ses dépendances le hameau de Vissengy (commune de Chaumard), avec moyenne et basse justice. La haute étant au comte de cette ville. Il ne reste rien aujourd'hui, de ce prieuré, sinon la place où il était situé et qui en conserve le patronyme, près de l'église Saint-Romain. Des ruines d'un arc en plein cintre et d'un arc rampant pris dans la maçonnerie d'une maison au no 3 de la place Saint-Christophe, pourraient en être des vestiges.

 
Édifices commémoratifs
Lieux divers
  • Lavoir couvert, dans la rue du Lavoir, dans la partie haute de la ville près du faubourg de Paris.
  • Rocher dit "Maison du Loup" faux dolmen naturel creux situé sur le flanc du Calvaire, qui aurait pu servir d'autel à sacrifices.

Foires, fêtes et événements locaux

Un marché a lieu sur la place Saint-Christophe tous les samedis, et une foire se tient le 2e lundi de chaque mois dans tout le centre ville. Un marché de Noël s'installe également le 1er dimanche de décembre.

Chaque mois de juillet, depuis 2001, Château-Chinon accueille les lignes de départ et d'arrivée de la course d'ultrafond des 100 km du Morvan

Lors de la fête nationale, une brocante est organisée ainsi que des animations musicales. La journée se termine par un feu d'artifice et un bal gratuit à la Maison des jeunes et de la culture.

Chaque année, lors de l'Assomption, la ville organise la fête populaire et folklorique « 15 août en Morvan » avec diverses animations de rue, des expositions de produits du terroir et d’artisans locaux, un spectacle folklorique, le tout clôturé par un feu d'artifice au stade Jean-Chevrier.

Personnalités liées à la commune

Venant de Saulieu par le Lac des Settons dans la région du Morvan ce 23 mai 2014 dans l'après-midi, nous sommes arrrivés à Chateau-Chinon et j'ai gravi la ville seul, Danielle souffrant de sa tendinite et s'étant attablée au Centre Ville, au Café de l'Agriculture. Gigantesque montée qui m'a demandé du courage pour en venir à bout. Je suis arrivé d'abord sur la place de l'Hôtel du Morvan, où François Mitterrand occupait la chambre 15 lors de ses séjours,un peu plus haut un square verdoyant puis L'espace François Mitterrand- Le Septennat, que je n'ai pas visité et j'ai continué mon ascension jusqu'à la table d'orientation. Récompense car une vue magnifique sur le Sud du Morvan, appelé le Haut- Morvan et son Mont Beuvray. Je suis redescendu à pied, suis allé chercher la voiture et ai emmené Danielle tout là-haut

La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray
La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray

La montée vers la Table d'Orientation avec l'Hôtel du Morvan et le Septennat François Mitterrand et enfin la vue sur le Mont Beuvray

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 06:40

Biographie

Née à Deer Park en Alabama, Beverly Jo Scott grandit à Bay Minette. Elle intègre la chorale de son église à 6 ans.

« Je n’avais pas de stabilité à la maison. Je ne vivais pas dans une famille soudée. »

— Beverly Jo Scott

Bercée par le gospel, la country, le blues, et le rock, Beverly Jo Scott quitte le domicile familial à l'âge de 17 ans et sillonne l’Amérique,notamment La Nouvelle-Orléans et la Californie, puis l'Europe. Elle arrive en Belgique en octobre 1981 et s’y installe.

Elle devient mère très jeune et sa fille Jo Anne lui est alors retirée pendant seize ans par la justice américaine. Elle a une fille et deux petites-filles qui vivent aux États-Unis. En avril 2012, lors de son passage dans l'émission Hep Taxi !, la chanteuse y révèle au grand public sa bisexualité, elle l'avait déjà déclarée précédemment.

Carrière musicale

Dès 1985, elle devient choriste et apparaît sur de nombreux albums. En 1990, elle sort un single chez PolydorC'est extra de Léo Ferré suivi l'année suivante par son premier album : Honey and Hurricanes. Elle collabore avec de nombreux artistes : ZinnoTriggerfingerTelexViktor LazloMauraneBernard LavilliersPaul PersonneAlain Souchon,Jacques HigelinCaroline LoebThe ScabsToots ThielemansThe SparksElliott MurphyTucker ZimmermanThe Black Box RevelationZap MamaDeep ForestSam Moore,Lara FabianMatmatahAlain ChamfortNiagaraEddy Mitchell et Arno.

En 1999, elle interprète en duo avec Arno Jean Baltazaarrr, mix dynamique de The Jean Genie de David Bowie et de La fille du Père Noël de Jacques Dutronc.

En 2005, son spectacle Planet Janis la mène à l'Olympia.

Autres activités

Beverly Jo Scott est jurée dans The Voice Belgique, une émission de télévision belge de télé-crochet musicale diffusée sur la RTBF depuis le 20 décembre 2011. L'émission a la particularité de reposer sur un principe d'auditions à l'aveugle, où le jury ne voit pas les candidats mais juge uniquement leur voix12.

B. J. Scott anime l'émission BJ Sunday Brunch sur la radio Classic 21 le dimanche de 12 à 13 h.

Accompagnée par sa fille, elle organise un festival annuel de musique à Mobile d'où elle est originaire.

Discographie

  • Honey and Hurricanes (1991)
  • Mudcakes (1993)
  • The Wailing Trail (1995) Album live
  • Amnesty for Eve (1999) – Be Ne#3013
  • Selective Passion (2000)
  • Divine Rebel (2003)
  • Cut and Run (2005) Album live – Be Fr#9814
  • Dix Vagues (2008)
  • Best Stuff (2009) – Be Fr#9614
  • Planet Janis (2010) Album live, spectacle en hommage à Janis Joplin
  • Collection (2012) Best of – Be Fr#2214
BeverleyJo SCOTT
BeverleyJo SCOTT
BeverleyJo SCOTT
BeverleyJo SCOTT
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BeverleyJo SCOTT
BeverleyJo SCOTT
Beverly Jo Scott: “J'aime mon mari mais... j'ai aussi aimé des femmes !”

NICOLAS DEWAELHEYNS

Après avoir été présente, tout cet été, sur Classic 21, Beverly Jo Scott poursuit chaque dimanche, entre 12 et 13 heures, dans le “ BJ’s Sunday Brunch ”. Elle apparaîtra également dans un des prochains numéros des “ Orages de la vie ” sur RTL-TVI. Où elle évoque notamment sa bisexualité
BJ Scott parle ouvertement des orages de sa vie. Belga Ads By Jump Flip

 

BJ Scott parle ouvertement des orages de sa vie. Belga

Vous avez enregistré un numéro des “ Orages de la vie ”, qui sera diffusé prochainement. Quels sont les orages de votre vie?

J’ai eu une jeunesse très turbulente, pas facile à vivre. Le message que je veux faire passer, c’est qu’on peut toujours se sortir de ses ennuis. J’y suis arrivée. Aujourd’hui, j’ai 53 ans. Mon devoir, c’est de montrer qu’on peut s’en sortir. J’espère que ça pourra aider d’autres gens. Je n’avais pas de stabilité à la maison. Je ne vivais pas dans une famille soudée. Il y avait beaucoup de difficultés dans ma vie. Je n’étais pas heureuse à la maison. J’ai deux sœurs, un frère et un demi-frère. On a beaucoup souffert. Il faut que les gens qui ont des difficultés chez eux comprennent quand les choses ne sont pas correctes. S’il y a des abus physiques ou mentaux, il faut que les gens sachent qu’aujourd’hui, on peut en parler, il faut en parler. Et ne pas hésiter à quitter la maison si TONmoral ou ta vie est en danger. Il faut chercher à se faire aider.

Vous avez des enfants?

J’ai une fille et deux petites-filles. Elles vivent aux Etats-Unis. C’est ma fille qui m’a encouragée à accepter “ THE Voice ”. Avec elle, je m’occupe d’un festival de musique dans ma ville de Mobile Alabama. C’est la quatrième édition de ce festival qui rassemble les hétéros et les homosexuels. C’est un festival qui mélange toutes les communautés. Tout le monde est le bienvenu. C’est un festival “ modern love ”.

Vous, vous avez déjà aimé des femmes?

Je suis bisexuelle. Oui, j’ai aimé des femmes. Beaucoup. Et aujourd’hui, je vis avec un homme. J’aime mon mari. Et tout se passe bien. Mais j’ai mon passé. J’ai toujours été très zen par rapport à mes choix sexuels. J’ai toujours dit: “ J’aime tout le monde! ”. C’est un trait de caractère. C’est un cadeau qu’on m’a donné à la naissance. Je le vis bien. Et à ceux qui le vivraient mal, je veux dire que parfois, il suffit de sortir de son milieu, de s’éloigner un peu de ses amis et de sa famille pour pouvoir être soi-même. Il faut aller dans les lieux où on se sent accepté, dans les communautés. Il faut prendre confiance par rapport à qui on est. J’ai les yeux bruns, je suis homosexuelle. C’est ainsi, ça fait partie de moi, c’est en moi. Ce n’est pas une maladie. Et je suis heureuse.

Vous avez toujours bien vécu votre bisexualité?

Oui. Mais j’ai souffert dans l’amour avec des femmes comme j’ai souffert dans l’amour avec des hommes. (Elle sourit.)

 
 
 

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 08:56
nous y sommes arrivés le vendredi 23 mai 2014 et après avoir visité la ville, nous sommes allés nous balader du côté de chez BErnard L'OisEAU, de son hôtel-restaurant et de sa boutiqUe. Non nous n'y avons pas mangé, les menus oscillant autour des 150 à 200 euros

Nous irons manger plus modestement dans le Parc du Morvan après avoir tourné autour du Lac de Chamboux et du Lac des Settons, puis nous gagnerons Châteauchinon dans le Sud du Morvan et remonterons vers le Nord par Montsauche et le Saut de Gouloux

SAULIEU PORTE DU PARC NATUREL RÉGIONAL DU MORVAN.

Faite de nature intacte et sauvage, de monuments purs de l’art romain, d’une chère exceptionnelle, d’une situation géographique privilégiée et d’uncertain art de vivre.

Ne manquez surtout pas la Basilique Saint Andoche, joyau du Moyen-Âge roman. On la visite pour sa nef sortie d’un seul élan de la création des maîtres de la pierre du XIIe siècle mais aussi pour ses chapiteaux illustrant les scènes de l’ancien et du nouveau testament, la flore universelle, les animaux familiers et fantastiques.
Vous admirerez le Sarcophage de Saint Andoche en marbre de Carrare, il daterait du IIIe siècle et les stalles sculptées du XIVe siècle. Dernièrement restauré, l’orgue se positionne comme un des instruments les plus novateurs de Bourgogne.

Passez par le Musée « François Pompon », enfant du pays, sculpteur animalier, élève de Rodin.

François Pompon
 
 

François Pompon

Naissance 9 mai 1855
Saulieu
Décès 6 mai 1933 (à 77 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités sculpteur
Maîtres Pierre Louis Rouillard
Élèves René DemeurissePaul Bablet
Mouvement artistique Artiste animalier
Influencé par Auguste Rodin
Récompenses Légion d'honneur

Œuvres réputées

François Pompon, né le 9 mai 1855 à Saulieu, mort le 6 mai 1933 à Paris, est un sculpteur français. Il est connu pour ses sculptures animalières dont le style se caractérise par une simplification des formes et des surfaces polies.

 

Biographie

François Pompon voit le jour à Saulieu, le 9 mai 1855, avec son faux-jumeau Hector (1855-1907). Il entre comme apprenti dans l'atelier de son père, Alban Pompon (1823-1907) qui était compagnon du devoir menuisier-ébéniste. Grâce à une bourse de 50 francs obtenue par le curé, il part en 1870 pour Dijon où il devient apprenti tailleur de pierre chez un marbrier. Il suit les cours du soir à l'école des beaux-arts de cette ville, d'abord en architecture et en gravure avec Célestin Nanteuil, puis de sculpture avec François Dameron (1835-1900).

Après un court passage dans l'armée en 1875, Pompon arrive à Paris où il devient ouvrier marbrier dans une entreprise funéraire près du cimetière Montparnasse. Il suit des cours du soir à la Petite École. Ses professeurs sont les sculpteurs Aimé Millet (1819-1891) et Pierre Louis Rouillard (1820-1881), également professeur d'anatomie, avec lequel il découvre la ménagerie du jardin des plantes.

Pompon débute au Salon de peinture et de sculpture de 1879 et, en 1880, travaille comme ornemaniste sur le chantier de reconstruction de l'Hôtel de ville de Paris. En 1882, il épouse la couturière Berthe Velain (1894-1932). Le couple emménage dans un atelier-logement au 3 rue Campagne-Première à Paris.

Collaboration avec Rodin et Saint-Marceaux
Coq dormant, 1923, plâtre,muséum national d'histoire naturelle,Paris.

En 1890, François Pompon entre dans l'atelier d'Auguste Rodin (1840-1917), où il travaille comme praticien au dépôt des marbres, rue de l'Université. Il y dirige l'atelier dès 1893, transmettant les comptes, payant les marbres et supervisant le travail. Dans l'effervescence et l'émulation créées par de jeunes talents, il fait la connaissance d'Ernest Nivet et de Camille Claudel. Il a pendant longtemps exercé son métier de praticien pour d'autres sculpteurs comme Jean Dampt en 1885, Antonin Mercié en 1888 et Alexandre Falguière en 1890, ouRené de Saint-Marceaux de 1896 à 1914.

Pompon s'intéressait à l'art d'Extrême-Orient et il fut profondément marqué par le japonisme en vogue. Il admirait aussi l'art égyptien exposé au musée du Louvre, comme le Taureau ApisHorus ou Babouin. Sa première sculpture animalière connue représente un Lucane(1874). Son choix définitif de ne travailler que des animaux fut pris en 1905, alors que l'animal-sujet était dans l'air du temps, avec la diffusion des découvertes de civilisations primitives et préhistoriques dans les revues comme Le Premier Volume des albums Reiber(1877) et Le Japon artistique (1888-1891), les expositions universelles de Paris (1867, 1878 et 1889) et les bronzes animaliers orientaux rapportés à Paris par Henri Cernuschi dès 1873.

Lors de la Première Guerre mondiale et la disparition de René de Saint-Marceaux en 1915, Pompon, trop âgé pour être mobilisé, se retrouve sans travail. Sa femme Berthe étant paralysée, ils ne peuvent plus aller dans leur petite maison de campagne à Cuy-Saint-Fiacre pour dessiner, et les animaux du Jardin des plantes sont abattus. Pompon doit arrêter son métier de sculpteur, et vit de petits métiers, comme employé de la Samaritaine en 1916, ou ouvrier dans des ateliers.

L’Ours blanc, 1928-1929, pierre de Lens, musée d'OrsayParis.
Le Grand Cerf, 1929, bronze,Arnhem.
Première grande œuvre et succès

En 1905, il prend définitivement le parti de simplifier la forme de ses sculptures. Il polit les surfaces et supprime les détails. Il envoie l’Ours blanc au Salon d'automne de 1922 où son œuvre tranche par son modernisme sur l'esthétique de la sculpture réaliste héritée duxixe siècle. Cette œuvre lui vaut une célébrité tardive.

Disparition et postérité

Pompon meurt seul, veuf et sans descendance, le 6 mai 1933 à la suite d'une opération de la prostate, à la clinique Saint-Jean de Dieu,rue Oudinot. Il est enterré le 10 mai à Saulieu, où sera installé un musée François-Pompon. Pompon accède à titre posthume à la reconnaissance de sa ville natale, lui qui avait été meurtri de n'avoir pas été sollicité pour le monument aux morts de Saulieu en 1919, alors qu'il vivait dans la pauvreté. On reconstitue son atelier de la rue Campagne-Première au muséum national d'histoire naturelle, dans l'attente des dix ans pour entrer au Louvre.

Le chanoine Kir (maire de Dijon) fit venir l'atelier au palais des ducs de Bourgogne, à Dijon en 1948, malgré les protestations de son exécuteur testamentaire et ami René Demeurisse dès 1936 pour que l’œuvre reste à Paris. Le musée national d'art moderne déposa ses œuvres au musée de Vire en 1972.

Citations

  • « C'est le mouvement qui détermine la forme. (…) ce que j'ai essayé de rendre, c'est le sens du mouvement. Au Jardin des Plantes, je suis les animaux quand ils marchent.(…) Ce qui est intéressant, c'est l'animal qui se déplace. »6
  • « Je fais l'animal avec presque tous ses falbalas. Autrement je me perds. Et puis, petit à petit, j'élimine de façon à ne plus conserver que ce qui est indispensable. »6
  • « Quand le public se décide à marcher, tu comprends, il faut toujours se méfier. »7
  • « Quand vous avez un succès, enfermez-vous dans votre atelier et travaillez. »

Prenez le temps de découvrir la ville dans  « les pas de l’ours » (circuit fléché au sol), rues paisibles, vieilles demeures, statues de Vierge nichées…, admirez l’élégant clocher de bois de l’église Saint Saturnin et la promenade Jean Macé à l’ombre de ses tilleuls centenaires.

Ne pas oublier d'aller boire un verre au Café parisien

 

Le Café  Parisien

Jean-Marie Tingaud, enfant du pays et photographe de renom à Paris, a choisi de sauver ce vieux café datant de 1832. Sous les glaces qui couvrent les murs, jeunes et moins jeunes se donnent rendez-vous autour des grandes tables pour le café du matin, l'apéritif ou la pause déjeuner. Au 1er étage c'est le coin des joueurs en tout ganre : billards, tables de jeux permettent de se retrouver pour papoter. Demandez le programme des concerts et des soirées contes

Saint-Andoche- Le Café parisien. Pompon et son taureau, Pompon et son Ours-Le Musée Pompon-Cartes de Saulieu et du Morvan
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Saint-Andoche- Le Café parisien. Pompon et son taureau, Pompon et son Ours-Le Musée Pompon-Cartes de Saulieu et du Morvan

Saulieu est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. Capitale du Morvan, commune du Parc naturel régional du Morvan, située au sud-est de Paris sur la route départementale 906, ex-nationale . Enbourguignon-morvandiau, on dit Saûyeu.

Ses habitants sont appelés les Sédélociens.

Géographie]

Saulieu est une ville fleurie.


Histoire

Le territoire de la commune était habité dès l'époque gallo-romaine, sous le nom de Sidolocus (ou Sedelocus), comme en attestent des stèles gravées et tombes retrouvées sur les collines qui dominent l'actuelle commune, ainsi que la célèbre Table de Peutinger.

Aux xiie et xiiie siècles, la famille féodale de Saulieu, vassale des évêques d'Autun, dirige la ville : Guillaume I vers 1147(chevalier), Guillaume II vers 1198 (chevalier, seigneur de Montbroin, vicomte et maire de Saulieu), Geoffroy vers 1252 (chevalier, vicomte et maire de Saulieu), puis Guillaume III vers 1276 (chevalier, vicomte et maire de Saulieu). L'unique fille de Guillaume III de Saulieu, dernière représentante de la branche aînée des vicomtes, épouse Ponce de Trechery et vend la vicomté en 1288.

En 1359, pendant la guerre de Cent Ans, la ville fut brûlée par les troupes anglaises.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saulieu est libérée le 10 septembre 1944, lorsque le 2e régiment de dragons (débarqué en Provence) et le U.S. 86th Cavalry Reconnaissance Squadron (Mechanized) (débarqué en Normandie) font leur jonction sur la commune

Le Tacot du Morvan
Article détaillé : Chemin de fer de Corbigny à Saulieu.

Au début du xxe siècle, la commune était desservie par une des lignes du Tacot du Morvan : le chemin de fer de Corbigny à Saulieu.

Sa gare terminus était située aux côtés de la gare de la liaison PLM. La ligne disposait ensuite de deux autres arrêts dans la commune : aux lieux-dits le Fourneau et Montivent. Le trafic voyaheurs fut stoppé le 15 mars 1939

 

Démographie

En 2011, la commune comptait 2 538 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du xxie siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année

 

Saulieu, Porte du Morvan en Bourgogne
Saulieu, Porte du Morvan en Bourgogne
Saulieu, Porte du Morvan en Bourgogne
Saulieu, Porte du Morvan en Bourgogne

Bernard Loiseau (13 janvier 1951 - 24 février 2003) est un des principaux chefs cuisiniers et restaurateurs français de la fin du xxe siècle, du restaurant gastronomique La Côte d'Or (trois étoiles au Guide Michelin et 19/20 au Gault et Millau). Il est un des cuisiniers les plus médiatiques des années 1980 et années 1990.

 

Biographie

Il naît le 13 janvier 1951 à Chamalières en Auvergne dans un milieu modeste. Sa mère est une fine cuisinière qui lui transmet l’amour de la cuisine française et ses recettes de prédilection : la tourte aux champignons et l’épaule d’agneau. Il épouse Dominique Brunet en 1989, avec qui il aura 3 enfants Bérangère, Bastien et Blanche.

En 1968, il entre en apprentissage à l'âge de 16 ans chez les frères Troisgros à Roanne, l'année où le restaurant obtient sa troisième étoile au Guide Michelin, et obtient son CAP de cuisine en 1971.

Il est engagé par le chef Claude Verger à La Barrière de Clichy à Paris, qui lui confie dès 1975 la gérance du restaurant qu'il vient d'acheter, La Côte d'Or de Saulieu en Bourgogne, où le chef Alexandre Dumaine a contribué à la gloire de la gastronomie française de 1935 à 1964.

Boutique Bernard Loiseau de Saulieu.

En 1982, après sept ans de gérance, Bernard Loiseau achète La Côte d'Or en s'endettant lourdement et voue alors sa vie à refaire de cet établissement, après Alexandre Dumaine qu'il admire, l'un des hauts lieux de la gastronomie et du prestige culinaire français.

En 1991, il obtient la consécration du milieu gastronomiquetrois étoiles au Guide Michelin, et publie son premier livre L'Envolée des saveurs.

Il sélectionne les meilleurs produits du terroir bourguignon, limite l’usage du beurre et de la crème, et privilégie les jus de cuisson. Sa cuisine aspire à la simplicité et à l'équilibre, aux goûts du terroir francs et puissants.

Il devient un chef populaire grâce à son sens des médias dont il se sert pour acquérir la renommée et pour faire vivre son établissement.

En 1995, il ouvre la Boutique Bernard Loiseau à côté de son hôtel-restaurant de Saulieu, dans lequel sont proposés des produits gourmands du terroir bourguignon, des vins sélectionnés, des accessoires et du textile de cuisine, des livres de cuisine, ainsi qu'une sélection d'articles issus de l'artisanat régional bourguignon.

Comme ses pairs Paul BocuseJoël RobuchonGeorges BlancAlain Ducasse ou Marc Veyrat, il souhaite développer des produits dérivés sous son nom, ce qui se révèle indispensable pour équilibrer les frais que génère la gestion d'un établissement comme La Côte d'Or, situé loin d'une grande ville. Deux restaurants ouvrent à Paris : Tante Louise et Tante Marguerite. Il développe aussi une gamme de plats cuisinés pour la grande distribution avec la société AGIS.

En décembre 1998, il fonde la société Bernard Loiseau SA qu'il introduit sur le second marché boursier devenant ainsi le premier chef au monde à être coté en Bourse, ce qui lui vaut la une du New York Times. Il poursuit ensuite son programme de développement dans son établissement bourguignon ; un spa de charme et une piscine extérieure sont créés.

En 2003, tout le programme d'embellissement du Relais & Châteaux est terminé, Bernard Loiseau conserve sa troisième étoile au Guide Michelin. Malgré cela, il fait l'objet d'une rétrogradation de 19/20 à 17/20 dans le guide Gault et Millau et d'une vive critique de François Simon dans Le Figaro début février 2003 qui indique qu'il perdrait légitimement sa troisième étoile. Très affecté par ce jugement, Bernard Loiseau indique à ses proches que les médias veulent sa peau. Il met fin à ses jours sans explication le 24 février 2003, à l'heure de sa sieste habituelle, à l'âge de 52 ans, dans sa maison de Saulieu, d'un coup de fusil de chasse.

Suite à sa disparition, son groupe et son épouse Dominique Loiseau, ainsi que le chef Patrick Bertron (son élève et bras droit durant 21 ans), ont repris le restaurant La Côte d'Or, qui, à ce jour, possède toujours ses trois étoiles au Guide Michelin et ce depuis 20 années sans discontinuer.

Ses enfants Bérangère, Bastien et Blanche sont tous les trois impliqués dans l'entreprise et souhaitent perpétuer l'œuvre de leur père.

En juillet 2007, son épouse Dominique Loiseau fait l'acquisition d'un quatrième restaurant, Loiseau des Vignes à côté des hospices de Beaune à Beaune, proposant plus de 70 grands vins au verre au cœur du vignoble bourguignon. Loiseau des Vignes obtient sa première étoile au guide Michelin en mars 2010.

 En juillet 2013, un cinquième restaurant ouvre ses portes à Dijon rue Vauban sous le nom Loiseau des Ducs. Situé au rez de chaussée d'un hôtel classé monument historique : l’hôtel de Talmay, anciennement dit hôtel des Barres, datant du xvie siècle. Il se distingue par une salle ornée de voûtes gothiques. Loiseau des Ducs obtient sa première étoile au guide Michelin en février 2014.

 

 

 

 

 

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît le 13 janvier 1951 à Chamalières en Auvergne dans un milieu modeste. Sa mère est une fine cuisinière qui lui transmet l’amour de la cuisine française et ses recettes de prédilection : la tourte aux champignons et l’épaule d’agneau. Il épouse Dominique Brunet en 1989, avec qui il aura 3 enfants Bérangère, Bastien et Blanche.

En 1968, il entre en apprentissage à l'âge de 16 ans chez les frères Troisgros à Roanne, l'année où le restaurant obtient satroisième étoile au Guide Michelin, et obtient son CAP de cuisine en 1971.

Il est engagé par le chef Claude Verger à La Barrière de Clichy à Paris, qui lui confie dès 1975 la gérance du restaurant qu'il vient d'acheter, La Côte d'Or de Saulieu en Bourgogne, où le chef Alexandre Dumaine a contribué à la gloire de la gastronomie française de 1935 à 1964.

Boutique Bernard Loiseau de Saulieu.

En 1982, après sept ans de gérance, Bernard Loiseau achète La Côte d'Or en s'endettant lourdement et voue alors sa vie à refaire de cet établissement, après Alexandre Dumaine qu'il admire, l'un des hauts lieux de la gastronomie et du prestige culinaire français.

En 1991, il obtient la consécration du milieu gastronomiquetrois étoiles au Guide Michelin, et publie son premier livre L'Envolée des saveurs.

Il sélectionne les meilleurs produits du terroir bourguignon, limite l’usage du beurre et de la crème, et privilégie les jus de cuisson. Sa cuisine aspire à la simplicité et à l'équilibre, aux goûts du terroir francs et puissants.

Il devient un chef populaire grâce à son sens des médias dont il se sert pour acquérir la renommée et pour faire vivre son établissement.

En 1995, il ouvre la Boutique Bernard Loiseau à côté de son hôtel-restaurant de Saulieu, dans lequel sont proposés des produits gourmands du terroir bourguignon, des vins sélectionnés, des accessoires et du textile de cuisine, des livres de cuisine, ainsi qu'une sélection d'articles issus de l'artisanat régional bourguignon.

Comme ses pairs Paul BocuseJoël RobuchonGeorges BlancAlain Ducasse ou Marc Veyrat, il souhaite développer des produits dérivés sous son nom, ce qui se révèle indispensable pour équilibrer les frais que génère la gestion d'un établissement comme La Côte d'Or, situé loin d'une grande ville. Deux restaurants ouvrent à Paris : Tante Louise et Tante Marguerite. Il développe aussi une gamme de plats cuisinés pour la grande distribution avec la société AGIS.

En décembre 1998, il fonde la société Bernard Loiseau SA qu'il introduit sur le second marché boursier devenant ainsi le premier chef au monde à être coté en Bourse, ce qui lui vaut la une du New York Times. Il poursuit ensuite son programme de développement dans son établissement bourguignon ; un spa de charme et une piscine extérieure sont créés.

En 2003, tout le programme d'embellissement du Relais & Châteaux est terminé, Bernard Loiseau conserve sa troisième étoile au Guide Michelin. Malgré cela, il fait l'objet d'une rétrogradation de 19/20 à 17/20 dans le guide Gault et Millau et d'une vive critique de François Simon dans Le Figaro début février 2003 qui indique qu'il perdrait légitimement sa troisième étoile. Très affecté par ce jugement, Bernard Loiseau indique à ses proches que les médias veulent sa peau1. Il met fin à ses jours sans explication le 24 février 2003, à l'heure de sa sieste habituelle, à l'âge de 52 ans, dans sa maison de Saulieu, d'un coup de fusil de chasse2.

Suite à sa disparition, son groupe et son épouse Dominique Loiseau, ainsi que le chef Patrick Bertron (son élève et bras droit durant 21 ans), ont repris le restaurant La Côte d'Or, qui, à ce jour, possède toujours ses trois étoiles au Guide Michelin et ce depuis 20 années sans discontinuer.

Ses enfants Bérangère, Bastien et Blanche sont tous les trois impliqués dans l'entreprise et souhaitent perpétuer l'œuvre de leur père.

En juillet 2007, son épouse Dominique Loiseau fait l'acquisition d'un quatrième restaurant, Loiseau des Vignes à côté des hospices de Beaune à Beaune, proposant plus de 70 grands vins au verre au cœur du vignoble bourguignon. Loiseau des Vignes obtient sa première étoile au guide Michelin en mars 2010.

En juillet 2013, un cinquième restaurant ouvre ses portes à Dijon rue Vauban sous le nom Loiseau des Ducs. Situé au rez de chaussée d'un hôtel classé monument historique : l’hôtel de Talmay, anciennement dit hôtel des Barres, datant du xvie siècle. Il se distingue par une salle ornée de voûtes gothiques. Loiseau des Ducs obtient sa première étoile au guide Michelin en février 2014.

La Côte d'Or-Bernard er Dominique Loiseau-Dominique Loiseau en 2006-La jardin de la Côte d'Or-Patrick Bertron, Bras droit de Dominique Loiseau, en 2006
La Côte d'Or-Bernard er Dominique Loiseau-Dominique Loiseau en 2006-La jardin de la Côte d'Or-Patrick Bertron, Bras droit de Dominique Loiseau, en 2006
La Côte d'Or-Bernard er Dominique Loiseau-Dominique Loiseau en 2006-La jardin de la Côte d'Or-Patrick Bertron, Bras droit de Dominique Loiseau, en 2006
La Côte d'Or-Bernard er Dominique Loiseau-Dominique Loiseau en 2006-La jardin de la Côte d'Or-Patrick Bertron, Bras droit de Dominique Loiseau, en 2006
La Côte d'Or-Bernard er Dominique Loiseau-Dominique Loiseau en 2006-La jardin de la Côte d'Or-Patrick Bertron, Bras droit de Dominique Loiseau, en 2006
La Côte d'Or-Bernard er Dominique Loiseau-Dominique Loiseau en 2006-La jardin de la Côte d'Or-Patrick Bertron, Bras droit de Dominique Loiseau, en 2006
La Côte d'Or-Bernard er Dominique Loiseau-Dominique Loiseau en 2006-La jardin de la Côte d'Or-Patrick Bertron, Bras droit de Dominique Loiseau, en 2006
La Côte d'Or-Bernard er Dominique Loiseau-Dominique Loiseau en 2006-La jardin de la Côte d'Or-Patrick Bertron, Bras droit de Dominique Loiseau, en 2006

La Côte d'Or-Bernard er Dominique Loiseau-Dominique Loiseau en 2006-La jardin de la Côte d'Or-Patrick Bertron, Bras droit de Dominique Loiseau, en 2006

Lundi 24 février 2003. Beau fixe sur le Morvan. A 15 heures, le cuisinier quitte le service du déjeuner. Il roule soigneusement son tablier, prend sa voiture, salue un habitant de Saulieu devant l'église d'un grand geste de la main, arrive chez lui et monte dans sa chambre. C'est l'heure de sa sieste. Bastien, son fils âgé de 10 ans, est allongé sur le lit devant un match de foot. Le chef l'envoie sans ménagement jouer dans le jardin.  

Puis Bernard Loiseau s'enferme à clef, se saisit du fusil de chasse offert deux ans plus tôt par sa femme, Dominique, et se tire une balle dans la tête. Le lendemain, la France se réveille sous le choc.  

Et Bernard Loiseau n'est pas encore enterré qu'une violente tempête médiatique se déchaîne. C'est Paul Bocuse, le chef 3 étoiles de Collonges-au-Mont-d'Or, considéré comme le "parrain" de Loiseau dans le métier, qui tire la première rafale : "Bravo Gault & Millau, vous avez gagné, votre appréciation aura coûté la vie d'un homme."  

Dans son édition 2003, publiée quelques semaines plus tôt, le célèbre guide gastronomique avait en effet rétrogradé le chef bourguignon de 19 à 17/20. Une grosse claque, certes, mais qui n'aurait sans doute pas suffi à déstabiliser le maestro du sandre sauce vin rouge.  

Très vite, l'opinion se trouve une nouvelle cibleFrançois Simon. Le critique gastronomique du Figaro entretient des relations complexes avec la toque de Saulieu. Il est parfois miel: en 2000, à la suite d'un article louangeur, Loiseau l'a remercié avec ce mot prémonitoire: "Cher François, je vous remercie pour le papier que vous avez fait. Si avec ça je ne remplis pas, c'est à se tirer une balle dans la tête." 

Et parfois fiel: quelques semaines avant le drame, le chroniqueur s'est fait l'écho de fuites en provenance du guide Michelin, selon lesquelles le chef de Saulieu serait "légitimement menacé" au sein de la célèbre institution. Loiseau se sent les ailes brisées.  

"Les médias veulent ma peau !" répète-t-il en boucle à sa femme et à ses amis. L'affaire prend un tour sulfureux lorsque Jacques Pourcel, chef du Jardin des sens, à MONTPELLIER, et président de la chambre syndicale de la haute cuisine, adresse une lettre indignée à ses confrères, où il désigne François Simon comme le "premier" coupable de la mort de Loiseau. "On a voulu me faire passer pour un assassin, confie aujourd'hui François Simon. Et le Michelin, qui a bel et bien envisagé de retirer la troisième étoile à Bernard Loiseau, s'est dédouané de toute responsabilité."  

Un dossier soigneusement dissimulé chez Michelin depuis 2003

Interviewé la semaine dernière par L'Express, Derek Brown, directeur du guide rouge à l'époque, affirme: "Nous n'avions aucun problème de fond avec Bernard Loiseau, juste des points de détail, comme la température d'une soupe." 

Vraiment? S'il y a bien eu entretien, celui-ci n'avait rien d'une simple visite de courtoisie, comme le confirment les deux documents confidentiels que nous publions. Ceux-ci ont été extraits du dossier "Bernard Loiseau", constitué par le guide Michelin et soigneusement dissimulé depuis 2003. Il n'est jamais réapparu depuis.  

Le premier document renferme le compte rendu d'une visite du couple Loiseau au siège du guide Michelin, avenue de Breteuil, daté du 6 novembre 2002.  

Derek Brown, le patron du guide rouge, y signale dans une note confidentielle avoir averti Bernard Loiseau de leurs "soucis" ; il précise, dans un français qui trahit sa nationalité anglaise, ce qui lui est reproché: "Irrégularité, manque d'âme, de caractère récente [sic] dans sa cuisine", ainsi que le courrier des lecteurs, "très mitigé en termes de qualité". Brown conclut sa note par cette formule : "Visiblement "shocké" [sic], [Bernard Loiseau] l'a pris au sérieux." On ne saurait mieux dire...  

Deux jours plus tard, le 8 novembre, Dominique Loiseau s'empresse de faire allégeance à Bibendum dans une lettre à en-tête du Relais & Châteaux bourguignon: "Nous avons bien compris votre avertissement et, dorénavant, tout est mis en oeuvre pour redresser au plus vite la barre." Las... Non seulement le capitaine de Saulieu ne redresse pas la barre, mais il est au début d'un irréversible naufrage.  

Ce n'était pas la première fois qu'il manquait de dévisser

Editeur, critique gastronomique et intime de Bernard Loiseau, Claude Lebey sort aujourd'hui de son silence: "A l'automne 2002, un inspecteur du Michelin que je connaissais bien m'a laissé entendre que la direction du Guide n'appréciait pas que Loiseau parade dans les médias sans avoir pris la peine de se rendre au siège depuis plusieurs années.  

Je me suis empressé d'en parler à Bernard, en lui conseillant de solliciter un rendez-vous urgemment. Ce qu'il fit. Bernard est sorti de ce rendez-vous dépité; il ne s'en est jamais relevé. Son talent en cuisine s'en est trouvé définitivement paralysé." Et Lebey d'ajouter: "L'histoire de Bernard Loiseau est celle d'un conquérant fragile, qui a escaladé l'Everest des 3-étoiles sans jamais envisager l'hypothèse de la redescente."  

Ce n'était pourtant pas la première fois que le chef manquait de dévisser. En 1992, après avoir vécu l'ivresse de la troisième étoile, obtenue un an plus tôt, Bernard Loiseau est frappé de graves crises d'angoisse alors qu'il se trouve au Japon pour y ouvrir un restaurant. Les médias n'en ont jamais rien su.  

En rentrant, il consulte un spécialiste, et vient à bout de cette première dépression après une cure de trois mois de Prozac. A nouveau "au taquet", Loiseau fanfaronne face aux micros: "Je suis dans les starting-blocks ! Si le Michelin créait une quatrième étoile, j'irais la chercher!"  

Pour comprendre la dépendance pathologique de Bernard Loiseau à ces fameux trois macarons, il faut remonter à un événement crucial survenu aux tout premiers jours de sa carrière. Le 1er mars 1968, l'adolescent né à Chamalières d'un père représentant de commerce et d'une mère charcutière, débarque à Roanne (il a 17 ans), chez Pierre et Jean Troisgros, pour son apprentissage. Quinze jours plus tard, les deux frères inventeurs du saumon à l'oseille décrochent leur troisième étoile. Le champagne coule à flots, les caméras du monde entier accourent.  

"A ce moment, il s'est passé quelque chose dans sa tête, comme un électrochoc, confie le chef Guy Savoy, qui fit partie de la même brigade. Il me serinait en permanence : "Un jour, moi aussi j'aurai trois étoiles." Jean Troisgros, qui méprise son côté grande gueule, réplique : "Si toi t'es cuisinier, moi je me fais archevêque!" Cette humiliation décuple la "niaque" de Loiseau et le pousse dans sa quête obsessionnelle de gloire.  

Un statut de star qui a suscité des jalousies

Il prend son envol à partir de 1975, à la Côte-d'Or, à Saulieu. "Il était comme l'entraîneur d'une équipe de foot : il nous répétait à longueur de journée qu'on était les meilleurs", raconte Patrick Berton, second de Loiseau à partir de 1982 et son successeur aujourd'hui. Perfectionniste, charismatique, le maître de Saulieu mène tambour battant sa petite révolution culinaire. Son obsession du produit, sa règle du "pas plus de trois saveurs dans l'assiette", ses sauces sans farine et ses déglaçages à l'eau lui valent, en 1991, de décrocher le Graal.  

Grâce au guide rouge, le monde entier sait désormais que ses jambonnettes de grenouille à la purée d'ail et au jus de persil valent le voyage.  

Ce nouveau statut de star en tablier suscite aussi des jalousies. "Beaucoup de chefs le méprisaient, témoigne Périco Légasse, critique gastronomique à Marianne. On le surnommait "Cui-Cui" en référence à son nom, on le prenait pour un simplet, et ses confrères bourguignons trouvaient qu'il prenait un peu trop de place dans la région!"  

Certains prétendent même que Loiseau aurait gagné sa récompense grâce à François Mitterrand. Le président socialiste, qui s'attablait deux ou trois fois par an chez son ami de droite, serait intervenu auprès de sa compagne Anne Pingeot, cousine de François Michelin, le patron de Bibendum. Et que n'entend-on pas quand Mitterrand remet à Loiseau la Légion d'honneur, en 1995...  

Trop occupé à filer sa légende étoilée, le "Monsieur 100.000 volts de la gastronomie" ne prête pas attention aux ragots. Ses chroniques dominicales sur RTL enflamment les foyers, ses livres de recettes s'arrachent en librairie. Sa notoriété internationale lui vaut la Une du New York Times, en 1995, et la visite en hélicoptère de Robert De Niro.  

Celui qui s'est toujours défini comme un "aubergiste" verse dans la folie des grandeurs. Travaux pharaoniques, spa et piscine dans son Relais & Châteaux de Saulieu, trois bistrots à Paris...  

Avec sa femme, il bâtit un petit empire à coups de millions, et l'introduit même en Bourse en 1998, au second marché, pour lever de nouveaux fonds. Une première mondiale pour un chef triplement étoilé. Loiseau exulte devant le Tout-Paris, qui défile à Saulieu. "Bernard était shooté au succès", explique Christophe Dechavanne, un habitué qui le recevait souvent dans ses émissions. En veine de confidences, le chef confia un jour à son ami présentateur: "Avec toutes mes dettes, je ne peux pas perdre mes étoiles. J'ai une épée de Damoclès au-dessus de la tête!"  

Les derniers temps, le chef répétait en boucle: perdre une étoile au Michelin, c'est dire adieu à 40% de son chiffre d'affaires. Or, quand on a tant investi d'argent... Deux semaines avant le drame, alors qu'il vient d'éteindre la télévision, il lâche un soir à sa femme, d'un air détaché : "Je crois que je vais me suicider." "Ceux qui le disent ne le font pas", se rassurait-elle. "D'autant, précise-t-elle aujourd'hui, qu'il venait d'apprendre, lors de la conférence de presse du Michelin, qu'il conservait son étoile dans l'édition 2003."  

Aujourd'hui, le Relais Bernard Loiseau est à l'équilibre financier grâce à Dominique Loiseau, qui a pris la succession de son mari. Et pourtant, le fantôme du grand chef s'agite toujours en coulisse, comme jadis lorsque l'homme s'enflammait devant les fourneaux. La façade saumon arbore toujours son nom - sa marque ! - en grosses lettres capitales. Dans la boutique, le moindre pot de confiture porte ses initiales entrelacées.  

Même à la table du restaurant 3 étoiles, ses mythiques grenouilles semblent coasser son nom et son éternelle rengaine : "Le produit! Rien que le produit!" A 1 kilomètre de là, au cimetière de Saulieu, la tombe de Bernard Loiseau est à son image: simple, en pierre de Bourgogne, fleurie de buis et de chrysanthèmes. Ornée aussi de curiosités: un poivrier ou une corne de cerf, grigris laissés par des anonymes sous la photo-portrait du chef au faîte de sa gloire. Tout sourire.  

Par F.-R.Gaudry 

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/restaurant/la-verite-sur-le-suicide-du-chef-bernard-loiseau_1212381.html#7O7YuYi21k0ulDpF.99

La Vérité sur le suicide de Bernard Loiseau
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/restaurant/la-verite-sur-le-suicide-du-chef-bernard Loiseau

-Lundi 24 février 2003. Beau fixe sur le Morvan. A 15 heures, le cuisinier quitte le service du déjeuner. Il roule soigneusement son tablier, prend sa voiture, salue un habitant de Saulieu devant l'église d'un grand geste de la main, arrive chez lui et monte dans sa chambre. C'est l'heure de sa sieste. Bastien, son fils âgé de 10 ans, est allongé sur le lit devant un match de foot. Le chef l'envoie sans ménagement jouer dans le jardin.  

Puis Bernard Loiseau s'enferme à clef, se saisit du fusil de chasse offert deux ans plus tôt par sa femme, Dominique, et se tire une balle dans la tête. Le lendemain, la France se réveille sous le choc.  

Et Bernard Loiseau n'est pas encore enterré qu'une violente tempête médiatique se déchaîne. C'est Paul Bocuse, le chef 3 étoiles de Collonges-au-Mont-d'Or, considéré comme le "parrain" de Loiseau dans le métier, qui tire la première rafale : "Bravo Gault & Millau, vous avez gagné, votre appréciation aura coûté la vie d'un homme."  

Dans son édition 2003, publiée quelques semaines plus tôt, le célèbre guide gastronomique avait en effet rétrogradé le chef bourguignon de 19 à 17/20. Une grosse claque, certes, mais qui n'aurait sans doute pas suffi à déstabiliser le maestro du sandre sauce vin rouge.  

Très vite, l'opinion se trouve une nouvelle cibleFrançois Simon. Le critique gastronomique du Figaro entretient des relations complexes avec la toque de Saulieu. Il est parfois miel: en 2000, à la suite d'un article louangeur, Loiseau l'a remercié avec ce mot prémonitoire: "Cher François, je vous remercie pour le papier que vous avez fait. Si avec ça je ne remplis pas, c'est à se tirer une balle dans la tête." 

Et parfois fiel: quelques semaines avant le drame, le chroniqueur s'est fait l'écho de fuites en provenance du guide Michelin, selon lesquelles le chef de Saulieu serait "légitimement menacé" au sein de la célèbre institution. Loiseau se sent les ailes brisées.  

"Les médias veulent ma peau !" répète-t-il en boucle à sa femme et à ses amis. L'affaire prend un tour sulfureux lorsque Jacques Pourcel, chef du Jardin des sens, à MONTPELLIER, et président de la chambre syndicale de la haute cuisine, adresse une lettre indignée à ses confrères, où il désigne François Simon comme le "premier" coupable de la mort de Loiseau. "On a voulu me faire passer pour un assassin, confie aujourd'hui François Simon. Et le Michelin, qui a bel et bien envisagé de retirer la troisième étoile à Bernard Loiseau, s'est dédouané de toute responsabilité."  

Un dossier soigneusement dissimulé chez Michelin depuis 2003

Interviewé la semaine dernière par L'Express, Derek Brown, directeur du guide rouge à l'époque, affirme: "Nous n'avions aucun problème de fond avec Bernard Loiseau, juste des points de détail, comme la température d'une soupe." 

Vraiment? S'il y a bien eu entretien, celui-ci n'avait rien d'une simple visite de courtoisie, comme le confirment les deux documents confidentiels que nous publions. Ceux-ci ont été extraits du dossier "Bernard Loiseau", constitué par le guide Michelin et soigneusement dissimulé depuis 2003. Il n'est jamais réapparu depuis.  

Le premier document renferme le compte rendu d'une visite du couple Loiseau au siège du guide Michelin, avenue de Breteuil, daté du 6 novembre 2002.  

Derek Brown, le patron du guide rouge, y signale dans une note confidentielle avoir averti Bernard Loiseau de leurs "soucis" ; il précise, dans un français qui trahit sa nationalité anglaise, ce qui lui est reproché: "Irrégularité, manque d'âme, de caractère récente [sic] dans sa cuisine", ainsi que le courrier des lecteurs, "très mitigé en termes de qualité". Brown conclut sa note par cette formule : "Visiblement "shocké" [sic], [Bernard Loiseau] l'a pris au sérieux." On ne saurait mieux dire...  

Deux jours plus tard, le 8 novembre, Dominique Loiseau s'empresse de faire allégeance à Bibendum dans une lettre à en-tête du Relais & Châteaux bourguignon: "Nous avons bien compris votre avertissement et, dorénavant, tout est mis en oeuvre pour redresser au plus vite la barre." Las... Non seulement le capitaine de Saulieu ne redresse pas la barre, mais il est au début d'un irréversible naufrage.  

Ce n'était pas la première fois qu'il manquait de dévisser

Editeur, critique gastronomique et intime de Bernard Loiseau, Claude Lebey sort aujourd'hui de son silence: "A l'automne 2002, un inspecteur du Michelin que je connaissais bien m'a laissé entendre que la direction du Guide n'appréciait pas que Loiseau parade dans les médias sans avoir pris la peine de se rendre au siège depuis plusieurs années.  

Je me suis empressé d'en parler à Bernard, en lui conseillant de solliciter un rendez-vous urgemment. Ce qu'il fit. Bernard est sorti de ce rendez-vous dépité; il ne s'en est jamais relevé. Son talent en cuisine s'en est trouvé définitivement paralysé." Et Lebey d'ajouter: "L'histoire de Bernard Loiseau est celle d'un conquérant fragile, qui a escaladé l'Everest des 3-étoiles sans jamais envisager l'hypothèse de la redescente."  

Ce n'était pourtant pas la première fois que le chef manquait de dévisser. En 1992, après avoir vécu l'ivresse de la troisième étoile, obtenue un an plus tôt, Bernard Loiseau est frappé de graves crises d'angoisse alors qu'il se trouve au Japon pour y ouvrir un restaurant. Les médias n'en ont jamais rien su.  

En rentrant, il consulte un spécialiste, et vient à bout de cette première dépression après une cure de trois mois de Prozac. A nouveau "au taquet", Loiseau fanfaronne face aux micros: "Je suis dans les starting-blocks ! Si le Michelin créait une quatrième étoile, j'irais la chercher!"  

Pour comprendre la dépendance pathologique de Bernard Loiseau à ces fameux trois macarons, il faut remonter à un événement crucial survenu aux tout premiers jours de sa carrière. Le 1er mars 1968, l'adolescent né à Chamalières d'un père représentant de commerce et d'une mère charcutière, débarque à Roanne (il a 17 ans), chez Pierre et Jean Troisgros, pour son apprentissage. Quinze jours plus tard, les deux frères inventeurs du saumon à l'oseille décrochent leur troisième étoile. Le champagne coule à flots, les caméras du monde entier accourent.  

"A ce moment, il s'est passé quelque chose dans sa tête, comme un électrochoc, confie le chef Guy Savoy, qui fit partie de la même brigade. Il me serinait en permanence : "Un jour, moi aussi j'aurai trois étoiles." Jean Troisgros, qui méprise son côté grande gueule, réplique : "Si toi t'es cuisinier, moi je me fais archevêque!" Cette humiliation décuple la "niaque" de Loiseau et le pousse dans sa quête obsessionnelle de gloire.  

Un statut de star qui a suscité des jalousies

Il prend son envol à partir de 1975, à la Côte-d'Or, à Saulieu. "Il était comme l'entraîneur d'une équipe de foot : il nous répétait à longueur de journée qu'on était les meilleurs", raconte Patrick Berton, second de Loiseau à partir de 1982 et son successeur aujourd'hui. Perfectionniste, charismatique, le maître de Saulieu mène tambour battant sa petite révolution culinaire. Son obsession du produit, sa règle du "pas plus de trois saveurs dans l'assiette", ses sauces sans farine et ses déglaçages à l'eau lui valent, en 1991, de décrocher le Graal.  

Grâce au guide rouge, le monde entier sait désormais que ses jambonnettes de grenouille à la purée d'ail et au jus de persil valent le voyage.  

Ce nouveau statut de star en tablier suscite aussi des jalousies. "Beaucoup de chefs le méprisaient, témoigne Périco Légasse, critique gastronomique à Marianne. On le surnommait "Cui-Cui" en référence à son nom, on le prenait pour un simplet, et ses confrères bourguignons trouvaient qu'il prenait un peu trop de place dans la région!"  

Certains prétendent même que Loiseau aurait gagné sa récompense grâce à François Mitterrand. Le président socialiste, qui s'attablait deux ou trois fois par an chez son ami de droite, serait intervenu auprès de sa compagne Anne Pingeot, cousine de François Michelin, le patron de Bibendum. Et que n'entend-on pas quand Mitterrand remet à Loiseau la Légion d'honneur, en 1995...  

Trop occupé à filer sa légende étoilée, le "Monsieur 100.000 volts de la gastronomie" ne prête pas attention aux ragots. Ses chroniques dominicales sur RTL enflamment les foyers, ses livres de recettes s'arrachent en librairie. Sa notoriété internationale lui vaut la Une du New York Times, en 1995, et la visite en hélicoptère de Robert De Niro.  

Celui qui s'est toujours défini comme un "aubergiste" verse dans la folie des grandeurs. Travaux pharaoniques, spa et piscine dans son Relais & Châteaux de Saulieu, trois bistrots à Paris...  

Avec sa femme, il bâtit un petit empire à coups de millions, et l'introduit même en Bourse en 1998, au second marché, pour lever de nouveaux fonds. Une première mondiale pour un chef triplement étoilé. Loiseau exulte devant le Tout-Paris, qui défile à Saulieu. "Bernard était shooté au succès", explique Christophe Dechavanne, un habitué qui le recevait souvent dans ses émissions. En veine de confidences, le chef confia un jour à son ami présentateur: "Avec toutes mes dettes, je ne peux pas perdre mes étoiles. J'ai une épée de Damoclès au-dessus de la tête!"  

Les derniers temps, le chef répétait en boucle: perdre une étoile au Michelin, c'est dire adieu à 40% de son chiffre d'affaires. Or, quand on a tant investi d'argent... Deux semaines avant le drame, alors qu'il vient d'éteindre la télévision, il lâche un soir à sa femme, d'un air détaché : "Je crois que je vais me suicider." "Ceux qui le disent ne le font pas", se rassurait-elle. "D'autant, précise-t-elle aujourd'hui, qu'il venait d'apprendre, lors de la conférence de presse du Michelin, qu'il conservait son étoile dans l'édition 2003."  

Aujourd'hui, le Relais Bernard Loiseau est à l'équilibre financier grâce à Dominique Loiseau, qui a pris la succession de son mari. Et pourtant, le fantôme du grand chef s'agite toujours en coulisse, comme jadis lorsque l'homme s'enflammait devant les fourneaux. La façade saumon arbore toujours son nom - sa marque ! - en grosses lettres capitales. Dans la boutique, le moindre pot de confiture porte ses initiales entrelacées.  

Même à la table du restaurant 3 étoiles, ses mythiques grenouilles semblent coasser son nom et son éternelle rengaine : "Le produit! Rien que le produit!" A 1 kilomètre de là, au cimetière de Saulieu, la tombe de Bernard Loiseau est à son image: simple, en pierre de Bourgogne, fleurie de buis et de chrysanthèmes. Ornée aussi de curiosités: un poivrier ou une corne de cerf, grigris laissés par des anonymes sous la photo-portrait du chef au faîte de sa gloire. Tout sourire.  

Par F.-R.Gaudry 

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/restaurant/la-verite-sur-le-suicide-du-chef-bernard-loiseau_1212381.html#7O7YuYi21k0ulDpF.99

Puis Bernard Loiseau s'enferme à clef, se saisit du fusil de chasse offert deux ans plus tôt par sa femme, Dominique, et se tire une balle dans la tête. Le lendemain, la France se réveille sous le choc.

Et Bernard Loiseau n'est pas encore enterré qu'une violente tempête médiatique se déchaîne. C'est Paul Bocuse, le chef 3 étoiles de Collonges-au-Mont-d'Or, considéré comme le "parrain" de Loiseau dans le métier, qui tire la première rafale : "Bravo Gault & Millau, vous avez gagné, votre appréciation aura coûté la vie d'un homme."  

 

Dans son édition 2003, publiée quelques semaines plus tôt, le célèbre guide gastronomique avait en effet rétrogradé le chef bourguignon de 19 à 17/20. Une grosse claque, certes, mais qui n'aurait sans doute pas suffi à déstabiliser le maestro du sandre sauce vin rouge.  

 

Très vite, l'opinion se trouve une nouvelle cibleFrançois Simon. Le critique gastronomique du Figaro entretient des relations complexes avec la toque de Saulieu. Il est parfois miel: en 2000, à la suite d'un article louangeur, Loiseau l'a remercié avec ce mot prémonitoire: "Cher François, je vous remercie pour le papier que vous avez fait. Si avec ça je ne remplis pas, c'est à se tirer une balle dans la tête." 

Et parfois fiel: quelques semaines avant le drame, le chroniqueur s'est fait l'écho de fuites en provenance du guide Michelin, selon lesquelles le chef de Saulieu serait "légitimement menacé" au sein de la célèbre institution. Loiseau se sent les ailes brisées.  

 

"Les médias veulent ma peau !" répète-t-il en boucle à sa femme et à ses amis. L'affaire prend un tour sulfureux lorsque Jacques Pourcel, chef du Jardin des sens, à MONTPELLIER, et président de la chambre syndicale de la haute cuisine, adresse une lettre indignée à ses confrères, où il désigne François Simon comme le "premier" coupable de la mort de Loiseau. "On a voulu me faire passer pour un assassin, confie aujourd'hui François Simon. Et le Michelin, qui a bel et bien envisagé de retirer la troisième étoile à Bernard Loiseau, s'est dédouané de toute responsabilité."  

Un dossier soigneusement dissimulé chez Michelin depuis 2003

Interviewé la semaine dernière par L'Express, Derek Brown, directeur du guide rouge à l'époque, affirme: "Nous n'avions aucun problème de fond avec Bernard Loiseau, juste des points de détail, comme la température d'une soupe." 

Vraiment? S'il y a bien eu entretien, celui-ci n'avait rien d'une simple visite de courtoisie, comme le confirment les deux documents confidentiels que nous publions. Ceux-ci ont été extraits du dossier "Bernard Loiseau", constitué par le guide Michelin et soigneusement dissimulé depuis 2003. Il n'est jamais réapparu depuis.  

Le premier document renferme le compte rendu d'une visite du couple Loiseau au siège du guide Michelin, avenue de Breteuil, daté du 6 novembre 2002.  

Derek Brown, le patron du guide rouge, y signale dans une note confidentielle avoir averti Bernard Loiseau de leurs "soucis" ; il précise, dans un français qui trahit sa nationalité anglaise, ce qui lui est reproché: "Irrégularité, manque d'âme, de caractère récente [sic] dans sa cuisine", ainsi que le courrier des lecteurs, "très mitigé en termes de qualité". Brown conclut sa note par cette formule : "Visiblement "shocké" [sic], [Bernard Loiseau] l'a pris au sérieux." On ne saurait mieux dire...  

 

Deux jours plus tard, le 8 novembre, Dominique Loiseau s'empresse de faire allégeance à Bibendum dans une lettre à en-tête du Relais & Châteaux bourguignon: "Nous avons bien compris votre avertissement et, dorénavant, tout est mis en oeuvre pour redresser au plus vite la barre." Las... Non seulement le capitaine de Saulieu ne redresse pas la barre, mais il est au début d'un irréversible naufrage.  

Ce n'était pas la première fois qu'il manquait de dévisser

Editeur, critique gastronomique et intime de Bernard Loiseau, Claude Lebey sort aujourd'hui de son silence: "A l'automne 2002, un inspecteur du Michelin que je connaissais bien m'a laissé entendre que la direction du Guide n'appréciait pas que Loiseau parade dans les médias sans avoir pris la peine de se rendre au siège depuis plusieurs années.  

Je me suis empressé d'en parler à Bernard, en lui conseillant de solliciter un rendez-vous urgemment. Ce qu'il fit. Bernard est sorti de ce rendez-vous dépité; il ne s'en est jamais relevé. Son talent en cuisine s'en est trouvé définitivement paralysé." Et Lebey d'ajouter: "L'histoire de Bernard Loiseau est celle d'un conquérant fragile, qui a escaladé l'Everest des 3-étoiles sans jamais envisager l'hypothèse de la redescente."  

 

Ce n'était pourtant pas la première fois que le chef manquait de dévisser. En 1992, après avoir vécu l'ivresse de la troisième étoile, obtenue un an plus tôt, Bernard Loiseau est frappé de graves crises d'angoisse alors qu'il se trouve au Japon pour y ouvrir un restaurant. Les médias n'en ont jamais rien su.  

En rentrant, il consulte un spécialiste, et vient à bout de cette première dépression après une cure de trois mois de Prozac. A nouveau "au taquet", Loiseau fanfaronne face aux micros: "Je suis dans les starting-blocks ! Si le Michelin créait une quatrième étoile, j'irais la chercher!"  

 

Pour comprendre la dépendance pathologique de Bernard Loiseau à ces fameux trois macarons, il faut remonter à un événement crucial survenu aux tout premiers jours de sa carrière. Le 1er mars 1968, l'adolescent né à Chamalières d'un père représentant de commerce et d'une mère charcutière, débarque à Roanne (il a 17 ans), chez Pierre et Jean Troisgros, pour son apprentissage. Quinze jours plus tard, les deux frères inventeurs du saumon à l'oseille décrochent leur troisième étoile. Le champagne coule à flots, les caméras du monde entier accourent.  

 

"A ce moment, il s'est passé quelque chose dans sa tête, comme un électrochoc, confie le chef Guy Savoy, qui fit partie de la même brigade. Il me serinait en permanence : "Un jour, moi aussi j'aurai trois étoiles." Jean Troisgros, qui méprise son côté grande gueule, réplique : "Si toi t'es cuisinier, moi je me fais archevêque!" Cette humiliation décuple la "niaque" de Loiseau et le pousse dans sa quête obsessionnelle de gloire.  

Un statut de star qui a suscité des jalousies

Il prend son envol à partir de 1975, à la Côte-d'Or, à Saulieu. "Il était comme l'entraîneur d'une équipe de foot : il nous répétait à longueur de journée qu'on était les meilleurs", raconte Patrick Berton, second de Loiseau à partir de 1982 et son successeur aujourd'hui. Perfectionniste, charismatique, le maître de Saulieu mène tambour battant sa petite révolution culinaire. Son obsession du produit, sa règle du "pas plus de trois saveurs dans l'assiette", ses sauces sans farine et ses déglaçages à l'eau lui valent, en 1991, de décrocher le Graal.  

Grâce au guide rouge, le monde entier sait désormais que ses jambonnettes de grenouille à la purée d'ail et au jus de persil valent le voyage.  

 

Ce nouveau statut de star en tablier suscite aussi des jalousies. "Beaucoup de chefs le méprisaient, témoigne Périco Légasse, critique gastronomique à Marianne. On le surnommait "Cui-Cui" en référence à son nom, on le prenait pour un simplet, et ses confrères bourguignons trouvaient qu'il prenait un peu trop de place dans la région!"  

 

Certains prétendent même que Loiseau aurait gagné sa récompense grâce à François Mitterrand. Le président socialiste, qui s'attablait deux ou trois fois par an chez son ami de droite, serait intervenu auprès de sa compagne Anne Pingeot, cousine de François Michelin, le patron de Bibendum. Et que n'entend-on pas quand Mitterrand remet à Loiseau la Légion d'honneur, en 1995...  

Trop occupé à filer sa légende étoilée, le "Monsieur 100.000 volts de la gastronomie" ne prête pas attention aux ragots. Ses chroniques dominicales sur RTL enflamment les foyers, ses livres de recettes s'arrachent en librairie. Sa notoriété internationale lui vaut la Une du New York Times, en 1995, et la visite en hélicoptère de Robert De Niro.  

 

Celui qui s'est toujours défini comme un "aubergiste" verse dans la folie des grandeurs. Travaux pharaoniques, spa et piscine dans son Relais & Châteaux de Saulieu, trois bistrots à Paris...  

 

Avec sa femme, il bâtit un petit empire à coups de millions, et l'introduit même en Bourse en 1998, au second marché, pour lever de nouveaux fonds. Une première mondiale pour un chef triplement étoilé. Loiseau exulte devant le Tout-Paris, qui défile à Saulieu. "Bernard était shooté au succès", explique Christophe Dechavanne, un habitué qui le recevait souvent dans ses émissions. En veine de confidences, le chef confia un jour à son ami présentateur: "Avec toutes mes dettes, je ne peux pas perdre mes étoiles. J'ai une épée de Damoclès au-dessus de la tête!"  

Les derniers temps, le chef répétait en boucle: perdre une étoile au Michelin, c'est dire adieu à 40% de son chiffre d'affaires. Or, quand on a tant investi d'argent... Deux semaines avant le drame, alors qu'il vient d'éteindre la télévision, il lâche un soir à sa femme, d'un air détaché : "Je crois que je vais me suicider." "Ceux qui le disent ne le font pas", se rassurait-elle. "D'autant, précise-t-elle aujourd'hui, qu'il venait d'apprendre, lors de la conférence de presse du Michelin, qu'il conservait son étoile dans l'édition 2003."  

Aujourd'hui, le Relais Bernard Loiseau est à l'équilibre financier grâce à Dominique Loiseau, qui a pris la succession de son mari. Et pourtant, le fantôme du grand chef s'agite toujours en coulisse, comme jadis lorsque l'homme s'enflammait devant les fourneaux. La façade saumon arbore toujours son nom - sa marque ! - en grosses lettres capitales. Dans la boutique, le moindre pot de confiture porte ses initiales entrelacées.  

Même à la table du restaurant 3 étoiles, ses mythiques grenouilles semblent coasser son nom et son éternelle rengaine : "Le produit! Rien que le produit!" A 1 kilomètre de là, au cimetière de Saulieu, la tombe de Bernard Loiseau est à son image: simple, en pierre de Bourgogne, fleurie de buis et de chrysanthèmes. Ornée aussi de curiosités: un poivrier ou une corne de cerf, grigris laissés par des anonymes sous la photo-portrait du chef au faîte de sa gloire. Tout sourire.  

Par F.-R.Gaudry 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 05:54

Stephane c'est mon ex-beau-fils et ami (sur la 3e photo ci-dessous). C'est un grand voyageur. Il habite à St Hubert-Belgique, près de chez moi
DSC01439.JPG

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 19:28
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-DSCN1543005190

DSC009671248 682 996cb57090d27a4287aa08a06a09acda-1378982872sur-la-routesscarte-copie-1xDu Lac Michigan au Golfe du Mexique. Entre Chicago et St Louis, nous emprûntons  la mystique route 66. Celle-ci file vers l'Ouest à partir de St Louis alors que nous suivons la 61 (Route du Bues) qui descend plein Sudcarte2xxUn peu moins de 2000 kms en 5 étapes, de Chicago à la Nouvelle-Orléans, à travers les Etats de l'Illinois, du Missouri, de l'Arkansas, du Tennessee, du Mississipi et enfin de la Louisiane. Durée totale du séjour = 11 jours

sur la route le magazine trois couleurs

 

   StEPHANE PONCIN de Saint-Hubert - BELGIQUE. Participant et auteur des photos et des textes les commentant...-DSCN1779

 

Prise en charge à l'aéroport de Chicago. Ce sont les véhicules de la CaravaneChicago Aitport. les véhicules de l CaravaneDSC00052

Nous sommes un groupe de 110 personnes, organisteurs compris, 65 Harley-Davidsson, 2 voitures, et une camionnette d'assistance pour le transport des bagages

CHICAGOChicago montage

14126460-chicago-skyline-image-of-the-chicago-downtown-skyl

Rte-du-Blues--3--copie-1.JPGDevant la ligne des gratte-ciel, le Navy Pear, bâti en 1916, où accostaient dans les années 30, les bateaux de croisière du Lac Michigan. Il sert aujourd-hui pour des foires et des expositions, réchauffe le ville en hiver et rafraîchit ses plages en été. Ses eaux sont si propres qu'on peut s'y baignerChicago 1916 Le NavyPear MichiganChicago Lac MichiganDivers 2le103

1 C 0064

Chicago est la troisième plus grande ville des États-Unis, elle se situe dans le nord-est de l'État de l'Illinois. C'est la plus grande ville de la région du Mid-Ouest, dont elle forme le principal centre économique et culturel. Chicago se trouve sur la rive sud-ouest du lac Michigan, un des cinq Grands Lacs d'Amérique du Nord. Les rivières Chicago et Calumet traversent la ville.

 

Fondée en 1770 en marge de la présence française aux États-Unis, Chicago devient une municipalité en 1833 et acquiert officiellement le statut de ville en 1837. Elle est le siège du comté de Cook. Chicago est aussi le siège d'une paroisse francophone sans nul doute signe de son histoire liée à la France.

blue skyline chicago illinois

La ville de Chicago compte 2 714 856 habitants et s'étend sur une superficie de 606 km22. Ses habitants s'appellent les Chicagoans (ou plus rarement Chicagolais). L'agglomération de Chicago est la troisième des États-Unis avec une population de 8 711 000 habitants s'étendant sur 5 498 km2. L'aire métropolitaine de Chicago(Chicago metropolitan area), communément appelée « Chicagoland » compte 9 785 747 habitants et s'étend sur 28 163 km2, ce qui en fait la quatrième aire urbaine d'Amérique du Nord après Mexico, New York et Los Angeles.

 

Chicago est une ville de classe mondiale alpha +

 

. Elle constitue le deuxième centre industriel des États-Unis et appartient à la « Ceinture des industries » (Manufacturing Belt), mais la ville est aussi l'une des plus importantes places financières du monde et la première bourse de matières premières agricoles au monde . C'est à Chicago que sont fixés les prix du blé et du soja aux États-Unis. La ville se classe au troisième rang national pour le nombre d'entreprises implantées dans son agglomération, dont les plus importantes sont Motorola, Boeing, United Airlines, McDonald's, Sears, Kraft Foods ou encore les laboratoires Abbott. D'autres entreprises y ont été créées, comme Hertz, l'une des plus grandes enseignes de location de voiture. L'industrie emploie plus d'un million de personnes dans l'agglomération de Chicago.

 

Grâce à sa situation exceptionnelle, la ville constitue un centre de communication majeur de voies terrestres (l'un des plus importants en Amérique du Nord), et de transports aériens avec ses deux aéroports internationaux, O'Hare et Midway. Elle acquiert une grande renommée culturelle grâce à son architecture moderne de gratte-ciel et attire des millions de visiteurs chaque année. En effet, la Willis Tower (appelée « Sears Tower » jusqu'au mois de juillet 2009) a été de 1973 à 1998, le plus haut gratte-ciel du monde et est à ce jour le deuxième immeuble le plus haut du continent américain après le One World Trade Center à New York.

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    Enfin, la ville compte de nombreux établissements d'enseignement supérieur, des musées prestigieux, des théâtres réputés et un orchestre symphonique de renommée mondiale.

Chicago aujourd'hui
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Vue sur la rivière Chicago depuis le Michigan Avenue Bridge, avec la Trump Tower à droite, le 360 North Michigan à gauche, et le 77 West Wacker Drive au fond.

Chicago river Ci-dessous,Chicago en 1987 vue d'avion. Sur les toits des piscines. La grande tour à gauche, dont on ne voit pas le sommet est le Sears, 443 mètres, 110 étages, le plus haut gratte-ciel du monde depuis 1974. Dans le lointain, le Water Tower Plaza, le John Hancock, et plus à droite le Standard Oil, trois des autres plus hauts de ChicagoChicago Le Sears 092Chicago LeSears Water tower-Hanconck Cage Building de Sull

 

Depuis les années 1990, Chicago gagne à nouveau des habitants. Certains quartiers connaissent depuis quelques années un processus de gentrification, comme dans d’autres villes américaines. Ils sont rénovés et attirent de nouveau une population de classe moyenne voire aisée. Les quartiers résidentiels du nord de la ville sur le front de lac connaissent un renouveau démographique.

 

L'Horloge du Wrigley Building, du non de l'inventeur du chewing-gum, et la rivière de Chicago. Pour assainir la ville on en a , depuis longtemps inversé le coursChicago Wrigley Building090220px-Chicago (9)Depuis Michigan avenue Bridge A droitr Tru

 

L’ambition de Richard M. Daley, fils de Richard J. Daley et maire de Chicago de 1989 à 2011, a été de favoriser la protection de l’environnement tout en maintenant Chicago parmi les métropoles mondiales les plus influentes. Les récents aménagements et les projets marquent cette ambition. Un grand nombre de nouveaux gratte-ciel sortent de terre, manifestant ainsi la prospérité économique de Chicago. La superficie des espaces verts s'étend et le centre de la ville est rendu plus sûr la nuit. Le dernier projet en date est la Chicago Spire : les travaux commencés en juin 2007 et devant s'achever en 2012 ont été stoppés à la suite de la crise financière de fin 2008[69], sans date de reprise. Le gratte-ciel devait alors être le plus haut du continent américain avec 150 étages et 609,60 mètres de hauteur .

Ci-dessous, le Losange vitré du très récent Associate Building sur Michigan

Chicago Associate Building sur Michigan095Ci-dessous le petit dôme et situé tout près de l'emplacement où en 1673, deux trappeurs français, Marquelte et Jolliet, arrivant au Canada, établissent un campement et où en 1784, Jean-Baptiste Pointe du Sable crée un ralai de poste qui deviendra en 1837, la ville de ChicagoChicago Relai de Poste098Tout juste achevé, le State of Illinois Center de l'allemand Helmut John  est le bâtiment le plus discuté de Ghicago. Les uns crient au génieChicago Michigan State of Illinois Center097cà cause de sa gigantesque verrière difficile à climatiser et des bureaux tous pareils, au moindre détail près, où travaillent des fonctionnaires de l'Illinois. Au rez-de-chaussée des restaurants

Chicago Stat of Illinois 2099Avec un nouvel horizon d'ici ces prochaines années, le centre-ville se développe plus rapidement avec une atmosphère plus dense et plus respirable. Le département des buildings (Chicago Department of Buildings) est un organisme de la ville responsable de l'application du Code du bâtiment à Chicago régissant la construction, la réhabilitation ainsi que l'entretien des bâtiments et le district des parcs de Chicago (Chicago Park District), l'organisme chargé de la gestion des parcs et des espaces verts municipaux, travaillent ensemble sur le projet de rétablissement de la biodiversité et de la réhabilitation des secteurs endommagés par la restauration de certains bâtiments de la ville ainsi que par la création de nouveaux édifices, y compris la création de jardin sur les toits des gratte-ciel à surface plate. C'est le cas notamment de l'hôtel de ville de Chicago (Chicago City Hall), qui depuis plusieurs années est dotée d'un toit vert.Toit vert de l'hôtel de ville de Chicago1280px-20080708 Ch

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Vue sur l'Aon Center, la Trump Tower et la Willis Tower depuis le John Hancock Center.

 

En matière de criminalité, la ville a presque définitivement fait oublier sa mauvaise réputation, héritée de la période agitée de la prohibition dans les années 1930. En 2006, elle ne faisait plus partie de la liste des 25 villes américaines les moins sûres[71]. Cela est dû au renforcement et à la présence policière quasi-permanente dans certains quartiers du South Side et du West Side de la ville qui étaient mal réputés.

 

Le 16 mai 2007, la ville de Chicago a été sélectionnée par le Comité international olympique (C.I.O) comme l'une des quatre villes candidates officielles à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2016. Ses concurrentes furent Madrid, Rio de Janeiro et Tokyo. Malgré le soutien de nombreuses personnalités influentes, Chicago sera éliminé dès le premier tour.

 

En 2008, Chicago obtient le titre de « Ville de l'année » par le magazine GQ pour ses récentes innovations architecturales et littéraires, son monde de la politique, ses musées réputés, ses universités prestigieuses, et son centre-ville qui est au premier plan dans les films The Dark Knight : Le Chevalier noir en 2008 et Transformers 3 en 2011 . La ville est également évaluée, en 2003, comme ayant l'économie la plus équilibrée des États-Unis en raison de son niveau élevé de diversification . En 2009, la société de services financiers UBS place Chicago à la 9e place sur la liste des villes les plus riches du monde].Chicago Illinois DSC00116-DSCN1553

 

Photo ci-dessous. Parmi les gratte-ciel les plus originaux on trouve" les Marina City" sur North Dearborn Street au bord de la Chicago River. Surnommés "les épis de maïs". Juste derrière notre hôtel (Sax Hôtel) et aux pieds "The House of Blues"-DSCN1552

Ci-dessous, face au lac, sur Michigan Avenue, des maisons représentatives de l'Ecole de Chicago; A droite légèrement plus haut que l'immeuble néogothique auquel il estMichigan Avenue Chicago Style101accolé, le Cage building de Sullivan (1898), avec sa décoration légère, et considéré comme l'un des meilleurs exemples de ce nouvel art de construire américainChicago Le Cage Building de Sullivan 1898093

CI-DESSOUS, QUELQUES AUTRES LIEUX CHICAGOANS; De gauxhe à droite, rescapée du grand incendie, la Water Tower, siège de l'Offisme du Tourisme, en 2 la première demeure de Frank Lloyd Wright, acolée à son studio de travail, en 3, déplacée en 1977, sur roulettes, Ckarke House, 1836, la plus vieille maison privée, en 4 la John Glessner House en 1887, en 5 Sullivan à ses débuts; des bronzes dorés sur les portes du grand magasin Carson Pirrie, en 6, dans Ook Park, de grandes villas résidenielles comme à la fin du siècle dernier, en 7, sur la place du State of Illinois, "La bête debout" du Français Jean Dubuffet, en 8, cet hôtel fantôme: tot ce qui reste du Métropole, le QG du gang d'Al Capone Chicago Divers100Ensuite en 1 , l'écran perlé et lumineux du Festival de Jazz, pour que chacun puisse voir les vedettes, en 2, Ook Park, où l'on viste des maisons victoriennes, et intact, le studio de Wright. En 3, le "Miro's Chicago", la seule oeuvre monumentale du grand artist espagnol, en 4, Robie House, la plus célèbre des" maisons prairie" de F.Lloyd Wright, en 5, détail d'une maison de Wright, en 6 chef d'oeuvre de Mies van de Rohe, l'IIT. Il enseigna aussi l'arcitecture, en 7 le Merchandise Mart, le plus gigantesque building au monde avant le Pentagone, en 8, toujours animé, le hall tropical et futuriste de l'Hôtel Hyatt Regency ChicagoChicago Divers 2le102R

 

Récit de Stephane Poncin

Juste à côté de notre hôtel, déjà un premier club "THE HOUSE OF BLUES"1 C 0016Buddy GuyRte du Blues (18)

Legends-DSCN1567Avec la fille de Buddy Guy, puis Buddy Guy en personneRte-du-Blues--22-.JPGRte-du-Blues--24-.JPGBuddy Gut, une légende du BluesRte-du-Blues--23-.JPGXBuddy Guy lance son écharpe dans le public, Stephane l'attrape et puis l'oublie dans le clubDSCN1571Stephane Un écharpe lancée par B.G et oubliée

Architecture

 

 

L'architecture de Chicago a pendant longtemps influencé et reflété l'histoire de l'architecture américaine. La ville de Chicago comprend certains des bâtiments figurant parmi les premiers à être réalisé par des architectes reconnus dans le monde entier. Comme la plupart des bâtiments du centre-ville ont été détruits par le grand incendie de Chicago en 1871, les bâtiments de Chicago sont réputés pour leur originalité plutôt que pour leur ancienneté.

 

L'Exposition universelle de 1893 fut l'occasion de mettre en œuvre les théories du mouvement City Beautiful et de construire des bâtiments de styles Beaux-Arts et néoclassique comme le Musée Field d'histoire naturelle, le Musée de la Science et de l'Industrie, le Chicago Cultural Center ou encore l'Institut d'art de Chicago.

 

C'est au début des années 1880 que l'école d'architecture et d'urbanisme de Chicago acquit sa renommée internationale dans la construction en armature d'acier, puis, à partir des années 1890, dans l'utilisation des vitres pour les façades. Jusque les années 1900, l'architecture de Chicago sera marquée par les réalisations de l'école par des architectes comme Daniel Burnham, Dankmar Adler, Louis Sullivan, William Holabird, Martin Roche ou encore John Wellborn Root. Parmi les premiers bâtiments modernes de la ville, le Home Insurance Building, construit en 1885 par William Le Baron Jenney est souvent considéré comme étant le premier gratte-ciel[ . Bien que la majeure partie du bâtiment était faite de brique et de pierre, il est le premier immeuble de grande hauteur à ossature métallique avec des colonnes en fonte et des poutres en acier. Les architectes de l'école de Chicago se concentrent sur les bases d'une architecture spécifiquement américaine qui favorise la simplicité des formes. Au début du XXe siècle, Chicago fut le principal foyer de la Prairie School avec les bâtiments dessinés par Frank Lloyd Wright, dont beaucoup sont classés Chicago Landmarks.

Le bâtiment de Montauk, conçu entre 1882-1883 par le John Wellborn et Daniel Burnham, fut le premier immeuble dont l'acier était le principal matériau pour la construction. Dans son livre sur l'Exposition universelle de 1893, Erik Larson déclare que le Montauk est devenu le premier bâtiment à s'appeler un « gratte-ciel ». En 1885, le premier gratte-ciel à charpente d'acier s'éleva à Chicago, déclenchant l'ère des gratte-ciel aux États-Unis, notamment à New York, puis dans le reste du monde. Dans le milieu des années 1890, Daniel Burnham, Racine et Charles Atwood conçurent des immeubles avec des armatures en acier, du verre et de la terre cuite. Ceux-ci ont été rendus possibles grâce aux entrepreneurs modernes comme George A. Fuller et aux ingénieurs professionnels, en particulier ceux issus de la migration européenne.

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Comme les autres métropoles américaines, l'architecture de Chicago se caractérise par une grande diversité. Ainsi, les bâtiments du campus de l'Université de Chicago, plusieurs églises, par exemple la Second Presbyterian Church, le Chicago Temple Building, et la Tribune Tower, sont de style néogothique. Le style Art déco s'est imposé à la fin des années 1920 et a explosé en 1930 avec notamment le Chicago Board of Trade Building, le Merchandise Mart, ou encore le Carbide & Carbon Building. Le Style international s'est surtout imposé après 1945 avec le Crown Hall. Enfin, les quartiers ethniques se distinguent par leurs styles architecturaux importés : Chinatown, églises orthodoxes à bulbes, entre autres. Dans les années 1960-1970, le désir de préserver le patrimoine architectural de la ville se développa. En 1966 fut créée la Chicago Architecture Foundation, pour permettre la sauvegarde de la John J. Glessner House construite par l'architecte Henry Hobson Richardson, l'une des plus anciennes demeures de Chicago.Immeubles anciens-DSCN1556-DSCN1576

Aujourd'hui, le panorama urbain de Chicago compte parmi les plus importants du monde . En effet, au mois d'août 2009, il y avait 1098 gratte-ciel dans la ville, ce qui fait de Chicago la seconde métropole du continent américain derrière New York à posséder autant d'immeubles de grandes hauteurs dans ses limites municipales . Par le nombre de gratte-ciel, Chicago est la quatrième ville dans le monde après Hong Kong, New York et Tokyo . Les bâtiments historiques du centre ville incluent le Chicago Board of Trade (Bourse de commerce de Chicago) dans le Loop, et d'autres immeubles situés en bordure du lac Michigan et de la rivière Chicago. Deuxième centre d'affaires derrière celui de Manhattan, le Central business district possède le deuxième plus haut immeuble du continent américain, la Willis Tower ; achevée en 1973 et comprenant 108 étages, la tour fut avec ses 442 mètres le plus haut gratte-ciel du monde de 1974 à 1998 et des États-Unis jusqu'en 2013. Des gratte-ciel actuellement en construction ou déjà construits comme la Waterview Tower, le Trump International Hotel and Tower, et la Chicago Spire (dont le projet est mis en attente depuis fin 2008), redessinent le panorama urbain de Chicago.

Voici le John Hancock Center, gratte-ciel de 344 mètres de haut, dénommé le Big John pat les chicagoans, achevé en 1969. Le plus haut gratte-ciel des USA après le World Trade Center de New-YorkhancockJohn Hancock Center

 

Le code postal 60602 est considéré par le magazine Forbes comme étant l'adresse américaine la plus charismatique du pays, comprenant ainsi dans ses limites, des bâtiments classés dans les prestigieuses listes des lieux et édifices protégés, comme les Chicago Landmarks (au niveau municipal) et les National Historic Landmarks (au niveau fédéral). Des immeubles tels que l'Auditorium Building, le Rookery Building ou encore le Fine Arts Building y sont classés. La dernière génération de gratte-ciel Chicagoans se trouve dans les secteurs de Near North Side et Near South Side, situés respectivement au nord et au sud du quartier du Loop. Ce quartier du Loop est le centre névralgique de la ville. Il doit son nom au métro surélevé qui tourne en boucle autur du Centre historique de Chicago. Bruyant, lent, surpeuplé, il est cependant devenu l'un des symboles de la villeCHICAGO 0158Quartier du Loop800px-ChicagoEl by ikcyzrteip Le Loop Metro En effet, si la grande majorité des immeubles de grande hauteur se situe dans le Loop, le quartier des affaires de la ville (Central business district) s'étend depuis plusieurs années sur les secteurs limitrophes. Des genres multiples de maisons urbaines, de condominiums et d'immeubles peuvent être trouvés dans les différents quartiers de Chicago. Situées en bordure du lac Michigan, de vastes zones résidentielles s'étirant sur de longues bandes nord-sud sont caractérisées par des pavillons construits pendant le début du XXe siècle et après la Seconde Guerre mondiale.

Il y a aussi le réseau de métropolitain célèbre pour ses nombreuses apparitions dans de films, séries télévisées ou clips videosLe Metro de tous les films et sériesDSC00098

 -DSCN1554Chicago River qui traverse le centre ville se jetait à l'origine dans le lac Michigan. En raison de la pollution de la rivière et donc du lac, provoquée par les abattoirs de bétail, le cours de la rivière fut inversé. Elle coule maintenant vers le Lac Michigan-DSCN1561Lac Michigan ci-dessouslake-michigan-copie-1

-DSCN16033408202-chicago-skyline-reflete-dans-le-lac-michigan-DSCN1604Rte du Blues (31)Rte du Blues (32)lake-michigan-copie-1vRte du Blues (36)-DSCN1676xRte du Blues (37)

dRte du Blues (38)

Et les Sculptures dans les rues   ???

 

Dans les années nonante, la ville s'engage à commander un grand nombre d'oeuvres d'art pour décorer et animer les rues austères de la ville. Vingt ans plus tard plusieurs centaines d'oeuvres ornent les rues de la ville

 

Voici "La bête debout " de Jean Dubuffet-DSCN1623Marc Chagall

Chagall La mosaïque des 4 saisonsVoici Chagall dans "Le mur des 4 saisons" en mosaîques -DSCN1630

Rte du Blues (58)Picasso-DSCN1627Joan Miro-DSCN1628De Calder "Les Flamands Roses"Rte du Blues (61)

Anish Kapour"Cloud Gate"Anish Kapour Cloud Gatec-DSCN1549c-DSCN1572-copie-1v-DSCN1621s-DSCN1679Au hasard de ma balade, je tombe sur le Défilé du Memorial Day, mémoire des tués de la Guerre de Sécession ( (1861-1865 ). Défilé qui est aujourd'hui dédié à tous les morts des dernières guerres-DSCN1640bMemorial Day- Guerre de Sécession-DSCN1641 

Et le soir nous dînons au ROCKIT BAR à deux blocs de notre hôtelLe Rockit Baravant de nous rendre dans un club de "Chicago Blues"1 C 0016Ensuite nous allons dans la banlieue black de Chicago. Nous sommes les seul blancs, pilotés par notre ami Patrick dans ces lieux improbablesCHICAGO 9383w-DSCN1695xDSCN1711wDSCN171448 heures ont passé. Nos héros de la Route du Blues vont demain matin prendre la route de St Louis, vers le Sud, la fameuse route 66. Ceci fera l'objet d'un nouvel article

 

 

HISTOIRE

Avant Chicago
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Fort Dearborn en 1816

 

Avant l'arrivée des premiers Européens, la région de Chicago est occupée par les Amérindiens Potawatomis, qui succèdent, vers le milieu du XVIIIe siècle aux Miamis et aux Sauk et Fox. Le nom de la ville proviendrait du mot miami-illinois « sikaakwa », déformé par les Français en « Chécagou » ou « Checaguar », qui signifie « oignon sauvage », « marécage » ou encore « mouffette », ce qui en dit long sur l'odeur pestilentielle régnant sur le site à l'origine. C'est le coureur des bois Louis Jolliet et le père jésuite Jacques Marquette qui, en 1673, revenant d'une expédition sur le Mississippi, parviennent à l'emplacement actuel de Chicago. Le site de Chicago fait d'abord partie du Pays des Illinois, dans la Louisiane française. Puis, les Britanniques s'emparent de la région au terme de la guerre de Sept Ans, en 1763. Cet ancien point de passage et de liaison des Amérindiens, des explorateurs et des missionnaires, entre le Canada et le bassin du Mississippi, devient un poste permanent de traite des fourrures.

 

Au XVIIe siècle, fort Chécagou ou fort Chicago est une forteresse, probablement occupée moins d'une année durant l'hiver 1685 ; le nom est désormais associé à un mythe selon lequel un Français y possède une garnison militaire. Deux mentions de ce fort qui apparu sur plusieurs cartes de la région au XVIIIe siècle existe; celui au fait que le fort fut construit en 1685, et celle qu'Henri de Tonti envoya Pierre-Charles de Liette comme commandant du fort jusqu'en 1702. Cependant, aucune preuve archéologique ne vient confirmer ces annotations cartographiques. Le premier établissement permanent est fondé par Jean Baptiste Pointe du Sable à la fin du XVIIIe siècle . Ce métis, fils d'un marin français et d'une mère africaine esclave, est originaire de la colonie française de Saint-Domingue. Il épouse une Amérindienne et s'installe à l'emplacement actuel de Chicago, où il établit un comptoir commercial.

 

Durant la guerre d'Indépendance (1775-1783), le colonel George Rogers Clark s'empare de la totalité du Pays des Illinois au nom de la Virginie et le transforme en « comté d'Illinois » afin d'exercer un gouvernement théorique sur la région. En 1795, par le traité de Greenville et sous la contrainte du colonel Anthony Wayne, les Amérindiens doivent céder les terres situées à proximité de l'estuaire de la rivière Chicago. En 1803, l'achat des immenses territoires de la Louisiane française par les États-Unis renforce l'importance stratégique du lieu. La même année, le capitaine John Whistler arrive sur le site puis érige le Fort Dearborn en 1808 . Entre temps, la région de Chicago est intégrée au Territoire du Nord-Ouest (1787-1809), puis au Territoire de l'Illinois (1809), avant de faire partie, depuis 1818, de l'État de l'Illinois.

Une « ville-champignon » (1833-1871)
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Chicago après l'incendie de 1871

 

Le 12 août 1833, la ville de Chicago se constitue avec une charte. Elle reçoit une charte par l'État de l'Illinois le 4 mars 1837 pour se constituer en municipalité dirigée par un maire et six subdivisions appelées « wards ». Pourtant, les contraintes naturelles du site posent rapidement des problèmes d'aménagement. Chicago souffre d'un environnement marécageux qui rend très difficile l'installation de routes et d'égouts. Le développement effréné génère beaucoup de déchets industriels qui sont rejetés dans la rivière, provoquant de graves problèmes de santé publique et de contamination de l'eau potable. Pour remédier à la situation, les autorités engagent des travaux importants afin de surélever les infrastructures et d'implanter un réseau d'évacuation des eaux usées dans les années 1850. Elles décident, en 1900, de détourner la rivière pour préserver l'eau potable du lac, en creusant un canal (Chicago Sanitary and Ship Canal) qui s'ouvre sur le Mississippi. Le canal étant plus profond que le lit de la rivière, le cours fut inversé, protégeant ainsi le lac des déversements polluants. Les berges de la rivière elle-même subiront des transformations majeures, principalement à partir des années 1970, jusqu'à devenir un des pôles touristiques majeurs de la ville.

 

Chicago est une « ville-champignon » qui grandit grâce à l'afflux d'immigrés en provenance d'Europe Dès le milieu du   XIXe siècle, la présence des immigrés provoque l'essor du Know Nothing, un mouvement nativiste. Son candidat, Levi Boone, soutenu par la Chicago Tribune, est élu maire. Il mène une politique discriminatoire et prohibitionniste, particulièrement préjudiciable aux immigrés allemands, ce qui provoque le 21 avril 1855, une émeute connue sous le nom de Lager Beer Riot, opposant WASP (White Anglo-Saxon Protestant) et immigrés catholiques.

 

Chicago devint un carrefour de communication avec le premier chemin de fer (Galena & Chicago Union Railroad) qui arrive en 1836. En 1860, onze lignes ferroviaires ont Chicago pour terminus et vingt autres y font un arrêt. Débutant sur la rivière Chicago et aboutissant sur la rivière Illinois, le Canal Illinois et Michigan est ouvert en 1848 et permet aux bateaux circulant sur les Grands Lacs de rejoindre le Mississippi en passant par Chicago. En 1854, Chicago est le plus grand marché de céréales du pays . La fondation du Chicago Board of Trade en 1848 s'inscrit dans ce développement économique considérable. Au XIXe siècle, Chicago fut le plus grand marché mondial du bois , qui était transformé dans les nombreuses scieries et dans les industries du meuble .

 

En 1847, Cyrus McCormick, l'inventeur de la moissonneuse, installe la production de machinerie agricole à Chicago. Les premières usines sidérurgiques ouvrent en 1858. C'est en 1865 que sont inaugurés les Union Stock Yards, les abattoirs de la ville où des méthodes modernes sont rapidement appliquées par les compagnies Armour et Swift .

Le Grand Incendie et l'essor industriel (1871-1895)x

 

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Wabash Avenue en 1900

En octobre 1871, environ 10 km2] sont réduits en cendres par le grand incendie de Chicago (Great Chicago Fire). Un grand nombre d'infrastructures et d'habitations, construites en bois, permettent au feu de se propager facilement. Le bilan est dramatique puisque 300 personnes trouvent la mort et 18 000 bâtiments sont détruits, jetant à la rue environ une personne sur deux. On dénombre au moins 100 000 sans-abri.

À la fin du XIXe siècle, l'économie de la ville se diversifie avec l'entrée dans la deuxième révolution industrielle. La reconstruction après le grand incendie de 1871 et le développement du chemin de fer stimulent les besoins en acier. Pendant la reconstruction qui fait suite au grand incendie, les abattoirs situés dans le sud de la ville connaissent un développement sans précédent grâce à la mise en service de wagons réfrigérés qui rendent possible l'expédition de la viande à New York. En 1956, les vestiges de la maison des O'Leary furent rasés pour la construction de l’Académie des Pompiers de Chicago, un camp d’entraînement pour les pompiers de la ville. La sidérurgie et les besoins en matériel contribuent au développement des industries mécaniques : Chicago produit des machines agricoles, des équipements pour les automobiles, des wagons (Pullman Company). La confection pour homme est dynamique jusque dans les années 1920. La chimie se spécialise dans le traitement de l'eau, la production d'acide sulfurique et les phosphates. Les industries agro-alimentaires restent florissantes (transformation des céréales, conditionnement de la viande, etc).

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Gravure de 1886 parue dans le journal Harper's Weekly représentant la tragédie de Haymarket Square.

 

En juillet 1877, les ouvriers du rail de Chicago se joignent et déclenchent une grève qui secoue les chemins de fer américains. Des affrontements entre la police et les grévistes ont lieu sur South Halsted Street et font 18 morts[. Le 1er mai 1886, des ouvriers se rassemblent à l'usine McCormick pour revendiquer la journée de huit heures de travail quotidien, pour laquelle une grève générale mobilisant 340 000 travailleurs avait été lancée. Deux jours plus tard, les policiers tuent deux grévistes ce qui déclenche des émeutes qui font plusieurs morts. Sept policiers sont tués par l'explosion d'une bombe (Massacre de Haymarket Square). Quatre anarchistes sont accusés et exécutés en 1887. Le 1er mai sert désormais de référence à la IIe Internationale pour la fête des travailleurs. Les grévistes des usines de la Pullman Company dénoncent les baisses de salaire en 1894. À la suite de la répression organisée par le maire et le président américain Grover Cleveland[40], 12 ouvriers sont tués. Comme membre de l'American Railway Union, Eugene Debs participe à la grève et est arrêté par les forces de l'ordre.

 

L'industrialisation s'accompagne d'une paupérisation d'une partie de la population. En 1889, en réponse au mouvement social dénommé settlement movement, Jane Addams fonde la première maison (Hull House) qui sert de centre d'accueil pour les pauvres. En 1895, Florence Kelley dénonce les conditions de travail dans les sweatshops de la ville[41]. En 1905, Upton Sinclair publie La Jungle, un roman qui décrit l'exploitation des immigrés lituaniens dans les abattoirs de Chicago. Les femmes de Chicago obtiennent le droit de vote aux élections municipales en 1913.

La grande migration (1870-1920)
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