En 1352, les Valois font main basse sur ce Duché qui attire les convoitises, de apr ses villes prospères aux monuments grandioses pour l'époque, ses foires regorgeanr de produits du cru et son raonnement freligieux sans précédent dans l'histoire. Sous l'influence d'une étonnante dynastie ducale, la Bourgogne va se tailler une place dans la cour des grands. Voici dons les DUCS de BOURGOGNE dans l'ordre chronologique
PHILIPPE LE HARDY (1342-1404 )
Fils cadet du Roi Jean le BON, il reçoit en apanage le Duché de Bourgogne en souvenir de son courage à la journée de Poitiers où presqu'enfent, il combattit au côté de son pre. Son habileté politique lui permet de conforter ses positions vis-à-vis du royaume de France (dont le roi est Charles V)
Philippe II de Bourgogne (1342-1404), dit « Philippe le Hardi », est le quatrième et dernier fils du roi Jean II de France, dit « Jean le Bon », et de Bonne de Luxembourg. Il voit le jour à Pontoise le 17 janvier 1342. Il est désigné comme « prince de France, duc de Touraine, duc de Bourgogne, premier Pair de France, comte de Flandre et d'Artois, comte palatin de Bourgogne et de Franche-Comté ».
La bravoure dont il fait preuve lors de la défaite française de la bataille de Poitiers, en 1356, et alors qu’il est tout juste âgé de quatorze ans, lui vaut le surnom de « Hardi ». Appelé un temps Philippe « sans terre », son père le récompense au retour de sa captivité londonienne en lui donnant, en 1360, la Touraine en apanage. À sa majorité, en 1363, le roi lui concède le duché de Bourgogne. Son mariage, le 19 juin 1369 dans l'église Saint-Bavon de Gand avec Marguerite III de Flandre, riche héritière présomptive des comtés de Flandre, d'Artois, de Rethel, de Nevers et du comté de Bourgogne, et veuve du précédent duc de Bourgogne Philippe de Rouvres (décédé sans descendance à l'âge de 15 ans), puis la mort de son beau-père, Louis de Male, le rendent maître des territoires apportés en dot par sa femme.
Maître de la Flandre, de l'Artois, de Rethel, des seigneuries de Malines et de Salins, des terres champenoises, de Nevers, de la baronnie de Donzy, Philippe II rassemble encore sous son autorité les deux terres qui constituent le noyau de sa principauté : leduché de Bourgogne et le comté de Bourgogne qui vont, pendant un siècle, suivre à nouveau une destinée commune. La possession de cet ensemble territorial considérable fait de lui le plus puissant des « sires de fleurs de lys ». En 1370, il se pare des titres de « Duc de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois, comte palatin de Bourgogne (Franche-Comté), comte de Nevers, de Rethel, d'Étampes, de Gien, de Charolais, seigneur de Salins et de Malines ».
Cet amateur d'art, mécène fastueux, passionné par l'architecture, mais aussi homme politique habile, avisé et subtil, mène la politique bourguignonne avec prudence — « Il voyait loin » écrit le chroniqueur Jean Froissart dans ses Chroniques alors queChristine de Pisan, autre témoin de l'époque, souligne son « souverain sens et conseil ». Philippe II jette les bases d'un État bourguignon puissant qui, à son apogée, se dresse en rival du royaume de France, allant jusqu'à le mettre en péril. Il ouvre une page prestigieuse de l'histoire de la Bourgogne, et la dynastie des Valois de Bourgogne, qu'il fonde, règne plus d'un siècle.
C'est ainsi qu'il épouse Marguerite de Flandre, qui lui apporte un ensemble de comtés qu'il accroît par divers achats et héritages. Philippe le Hardi établit une paix durable et la Flandre est désormais acquise au Duc de Bourgogne.
Allié de la Bavière par le mariage de ses enfants. Après avoir hérité des terres de son beau-père, Philippe le Hardi se lance dans une politique matrimoniale active. De son union avec Marguerite de Male il a dix enfants, dont quatre filles et trois garçons atteindront l'âge adulte. Un lien plus étroit avec l'Empire lui permettrait d'assurer sa position. En 1385 Jean sans Peur, le premier fils de Philippe le Hardi, se marie à Marguerite de Bavière, et sa sœur Marguerite de Bourgogne épouse Guillaume IV de Hainaut,
Philippe le Hardi conclut un accord de paix avec l'Angleterre.(Edouard III) Ce penchant européen sear une constante de la politique de tous les ducs de Bourgogne. Philippe le Hardi meurt à 62 ans ayant fairt dr la Bourgogne, un duché aussi riche et puissant, sinon plus, que le royaume de France
Philippe le Hardi, Margerite de Flandre et en dernier Marguerite de Bavière
JEAN
SANS PEUR (1371-1419)
Fils de Philippe le Hardy, il est en compétition pour le trône de France avec son cousin le duc d'Orléans. Ses idées libérales, voire démagogiques, attisent les rivalités. Suite à la folie de Charles VI, le régence est confiée au duc d'Orléans. Rien ne pouvait plus irriter Jean
sans Peur, qui fait assassiner son rival en 1407. La voie semble libre pou conquérir le trône de France. Mais il trouve une forte opposition en la personne de Bertrand d'Armagnac, beau-frère du duc d'Orléans. La guerre civile est inévitable. C'est le moment que choisit l'Angleterre pour débarquer en Normandie. Jean
sans Peur refuse assistance aux Armagnacs qui se font battre à plate couture
à Azincourt (1415). Jean sans Peur passe alors une alliance secrète avec les anglais contre le royaume de France. En 1418, ls Bourguignons sont maîtres de Paris. Le dauphin, futur Charles VII, se réfugie à Bourges et conclut un accord avec Jean sans Peur. C'est en allant signer cet accord que le duc de Bourgogne est assassiné d'un coup de hache en septembre 1419
Jean sans Peur, les 4 premières photos et le Dauphin, la dernière
PHILIPPE LE BON (1396-1467)
Son règne commence par un drame: l'assassinat de son père Jean sans Peur, par un séide de son beau-frère (son épouse Michèle était la soeur du Dauphin). Quelle famille ! Du coup Philippe jette son duché dans les bras des anglais, en pleine Guerre de Cent Ans.
La guerre de Cent Ans est un conflit, entrecoupé de trêves plus ou moins longues, opposant de 1337 à 1453 la dynastie des Plantagenêts à celle des Valois, et à travers elles le royaume d'Angleterre et celui de France.
Au début du xive siècle, trois axes de tensions favorisent son émergence : la « grande dépression médiévale », les constants affrontements entre Plantagenêts et Capétiens pour la souveraineté et le contrôle des fiefs de Guyenne et, enfin, le conflit dynastique pour la couronne de France qui naît en 1328 à la mort de Charles IV, dernier fils de Philippe IV.
La guerre connaît plusieurs phases. L'Angleterre remporte d'abord de nombreuses victoires, avant que la France ne reprenne l'ascendant à partir de 1364 ; en 1378, les Anglais ne contrôlent ainsi plus que quelques villes sur le continent. À compter de 1380, l'affaiblissement du pouvoir royal, conjugué à un contexte économique difficile, conduit à une période de guerre civile dans les deux pays, situation dont le royaume d'Angleterre est le premier à sortir. Henri V d'Angleterre profite alors de la folie du roi Charles VI de France et de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons pour relancer le conflit. Fort de son alliance avec les Bourguignons, il obtient la couronne de France pour son fils Henri VI par le traité de Troyesde 1420. Cependant, le sentiment national naissant et la modification des circuits économiques rendent difficile le maintien des Anglais en France. En 1429, en renforçant la légitimité de Charles VII, l'action de Jeanne d'Arc est décisive. Six ans plus tard, celui-ci conclut la paix d'Arras avec le duc de Bourgogne ; les Anglais sont dès lors inexorablement repoussés et ne contrôlent plus en 1453 que Calais sur le continent, la paix étant signée en 1475 (traité de Picquigny).
La lutte est confuse entre Bourguignons, Anglais et Français. Elle cessera grâce à Jeanne d"Arc, que les Bourguignons remercieront en la livrant aux Anglais. Le bon Philippe réussira un coup de maître en négociant la paix avec Charles VII: la Boutgogne devient un duché indépendant et il peut se proclamer "grand-duc d'Occident". Créateur de l'Ordre de la Toison d'Or, mécène amoureux de la peinture flamande, Philippe le Bon fut également grand amateur de livres à tel point que la bibliothèque ducale devint une des plus riches du monde occidental
CHARLES LE TEMERAIRE (1433-1477)
Il reçoit une éducation européenne et parle le français, l'anglais et le flamand. Eloquent, travailleur brillant, il a tout pour réussir mais il va tout gâcher par son tempérament suspicieux, imûlsif et ambitieux. Devenu duc de Bourgogne en 1467, il épouse Marguerite d'York, soeur du roi d'Angleterre Edouard IV. Cette alliance fait trembler le roi Louis XI : le duché de Bourgogne déjà très puissanr, devient maintenant une menace pour le royaume de France, d'autant que le bouillant Charles n'a cessé d'établir une une continuité territoriale ente ses possessions de Flandre et celles de Bourgogne. Louis XI va tenter de rompre les alliances bourguignonnes, non par la guerre, car le rapport de force est incertain, mais par la diplomatie et la ruse, voire la félonie. De surcroît d'autres puissances commencent à concevoir quelque inquiétude devant ce bouilant et ambitieux grand duc: la Confédération suisse, l'Empire germanique, le duché d'Autriche, celui de Lorraine et quelques villes alsaciennes se coalisent contre la Bourgogne...et bénéficient du financement de Luois XI; Ca sent vite le roussi, d'autant que, après des succès comme la prise de Nancy en novembre 1475, Charles se prend quelques pâtées monumentales contre les Suisses. En mars 176 à Grandson, ses troupes sont exterminées et il doit abandonner son artillerie, son trésor de ghuerre, sa vaisselle d'or et d'argent, ses joyaux et tapisseries précieuses, et même le seau ducal en or. Entêté, le téméraire repart au combat et rencontre la coalition à Morat. Nouveau désastre avec de terribles pertes pour les Bourguignons: 14000 morts dont quelque 5000 noyés dans le lac de Morat. Le duc de Lorraine profite de la situation pour reprendre Nancy. Aussi en décembre, Charles repart-il derechef attaquer la Lorraine et assiège Nancy. Ses armées sont mal préparées, l'hiver est très rigoureux, le rapport de force leur est défavorable. Le siège tourne à la débacle
Le 5 janvier 1477, deux jours après la bataille, le corps du « Grand Duc d'Occident » est retrouvé, nu, le crâne fendu jusqu'aux dents par un coup de hallebarde, une joue rongée par les loups, au bord d'un étang marécageux dit « étang Saint-Jean », à l'emplacement de l'actuelle place de la Croix de Bourgogne, à Nancy (nul ne peut dire avec certitude qui, dans la soldatesque anonyme, lui porta le coup fatal mais la tradition relate qu'un obscur soldat nommé Claude de Bauzémont se serait jeté sur lui sans le connaître ; Charles aurait crié « Sauvez le duc de Bourgogne ! », ce qui aurait été compris comme « Vive le duc de Bourgogne ! » et aurait entraîné sa mise à mort immédiate). Une simple croix, au centre de cette place, a longtemps marqué l'endroit de sa mort (souvenir remplacé plus tard par un monument édifié à la mémoire du duc René II de Lorraine). Ramenée à Nancy, la dépouille mortelle du Téméraire est exposée sur un lit de parade dans la maison de Georges Marqueix, au numéro 30 de la Grande-Rue(cette maison n'existe plus aujourd'hui mais son emplacement est signalé par un pavage de granit noir et blanc dessinant une croix de Lorraine et la date 1477).
"Devant Granson, perdit ses possessions. Devant Morat, le coeur brisa. Devant Nancy, perdit la vie." (Vieux dire suisse)
Charles le Téméraire et Marguerite d'York. Cartes de la France et de la Bourgogne en 1477


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