Château-Chinon (Ville) , est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.
Considérée comme la capitale du Haut-Morvan, elle est bâtie sur les flancs d'une colline culminant à 609 m.compte tenu de sa situation stratégique, son histoire est chargée depuis les époques gauloise et gallo-romaine avec le peuple des Éduens, au Moyen Âge et à l'Ancien Régime comme étant une châtellenie puis un comté appartenant aux plus grandes familles duRoyaume de France, jusqu'à l'Époque contemporaine avec l'élection de son ancien maire à la présidence de la République :François Mitterrand.
Géographie
La ville est bâtie en amphithéâtre sur les flancs sud et ouest d'une colline culminant à 609 m, Le Calvaire, qui surplombe la rive gauche de l'Yonne et la plaine du Bazois.
Ce gros bourg est considéré comme la capitale du Haut-Morvan et se situe à l'est du département de la Nièvre, à environ 13 km de la limite avec la Saône-et-Loire.
Avec ses 428 hectares, Château-Chinon (Ville) est l'une des communes du département ayant le plus petit territoire.
Au début du xxe siècle, la commune était desservie par une des lignes du Tacot du Morvan : le chemin de fer d'Autun à Château-Chinon.
Le 1er juin 1905, la ligne fut prolongée et le terminus, situé précédemment aux hameaux de Athez et Corcelles (commune d'Anost) depuis son ouverture en août 1900, fut alors fixé à Château-Chinon (Ville), dans la bien nommée rue du Tacot, près de l'actuelle place Jean Sallonnyer.
Le 1er juin 1905, la ligne fut à nouveau prolongée et le terminus se trouva alors plus à l'ouest, à de Château-Chinon (Campagne), au niveau de la gare terminus de la ligne PLMqui rejoint Tamnay-en-Bazois.
Le trafic voyageurs fut stoppé le 31 juillet 1931, remplacé par un service d'autocars. La ligne, fermée définitivement en 1936, fut démontée entièrement en 1939.
Les observations et fouilles réalisées au sommet du Calvaire, ainsi que la physionomie du site permettent de penser à la présence d'unéperon barré d'époque protohistorique et d'une enceinte.
Les fouilles réalisées au xixe et xxe siècles ont en effet permis de découvrir, outre des objets datant des époques gauloise, gallo-romaine et médiévale, une hache en cuivre, un bracelet en bronze et d'autres « objets de l'âge de la pierre ».
On ignore le nom primitif, sans doute gaulois, de Château-Chinon (voir Toponymie), c'est-à-dire celui de l’oppidum gaulois établi par le peuple des Éduens au sommet du Calvaire. D'après les fouilles archéologiques, l’oppidum était constitué d'une enceinte ovale, d'une superficie d'environ 3,5 ha (~130 m x ~250 m). L'accès y était rendu possible par deux poternes : l'une située au nord-est près d'unesource, donnant accès aujourd'hui au bois de La Promenade, la seconde située au sud, tournée vers la ville actuelle en contrebas.
L'oppidum était divisé en deux parties inégales, séparées par une langue de terre entourée de deux fossés, encore observables de nos jours. La partie située au sud a ensuite servi d'emplacement au château féodal. Avant cela, l'oppidum gaulois fut également un castrum romain[Informations douteuses] occupant une position très stratégique de la voie romaine reliant Augustodunum (Autun) à Intaranum (Entrains-sur-Nohain)14.
Des fouilles dirigées par le Dr Edmond Bogros au xixe siècle ont mis au jour des bijoux, statues,lampes, poteries et divers objets en bronze. Des monnaies gauloises et romaines (de Germanicus, Vespasien, Domitien, Marc Aurèle, Dioclétien et Constance Chlore) ont également été découvertes.
Château-Chinon fut d'abord le siège d'une seigneurie, puis d'une châtellenie, et enfin d'un comté duquel relevaient plus de 255 fiefs et seigneuries. Ces terres appartinrent aux plus grandes familles du Royaume de France.
La date d'érection de la châtellenie en comté est inconnue.
D'après l'abbé Baudiau et le comte Georges de Soultrait, le roi Charles VI érige en 1389 la châtellenie de Château-Chinon en comté avec la châtellenie d'Ouroux, les seigneuries de Brassy et des Places, ainsi qu'une partie de la baronnie de Lormes. Joseph Pasquet reprend cette même date dans son ouvrage Le Haut-Morvan et sa capitale Château-Chinon.
Néanmoins, comme l'a souligné le Dr Bogros, aucune lettre patente ne confirme une telle érection. De plus, certains écrits officiels, postérieurs à 1389, mentionnent encore les terres de Château-Chinon sous l'appellation de « châtellenie ». C'est notamment le cas en juin 1462 dans une charte de Louis XI confirmant la création d'une élection et d'un grenier à sel dans « laditte terre, chastellenie et seigneurie de Chastel-Chinon » ; en janvier 1477, le même roi, dans une charte de cession de ces mêmes terres à Jean II de Bourbon, parle encore « desdites ville, chastel et chastellenie, terres et seigneurie de Chastel-Chinon ».
Toutefois, en 1506, Charles Quint porte le titre de « comte de Château-Chinon ».
L'érection en comté serait donc située à la fin du xve siècle ou au tout début du xvie siècle.
L'église néo-gothique de la ville fut bâtie entre 1894 et 1896. Elle est placée sous le vocable de Saint Romain († 560), instructeur de Benoît de Nursie à Subiaco qui, venant d'Italie, s'installa dans une grotte à Druyes-les-Belles-Fontaines (Yonne), dont il fonda le village et son monastère en devenant le premier abbé. L’église fut consacrée en 1902.
Le bâtiment actuel, avec sa flèche de 41 m, fait suite à plusieurs reconstructions. La première église, en style roman, date du xiie siècle. Elle fut remplacée ensuite par une autre couverte en bois avec un clocher de style gothique. En 1722, l'église s'écroule en partie en faisant de nombreux tués et blessés. Dès l'année suivante, la foudre y provoque un incendie. Reconstruite à nouveau, elle est démolie durant la Révolution. Elle fut une nouvelle fois rebâtie en 1824, mais considérée trop petite, une ultime reconstruction eu lieu en 1894, par l'architecte Andoche Parthiot, pour faire place à l'église néo-gothique actuelle.
Sur le tracé d'une ancienne voie romaine reliant Château-Chinon à Moulins-Engilbert, on trouve la chapelle du Chêne édifiée en 1868.
À ce même emplacement, d'après un plan datant de 1676, se trouvait la « chapelle du Châgne » (chêne en morvandiau), vraisemblablement une autre chapelle détruite pendant la Révolution.
Le chêne fut remplacé il y a plus de trois siècles par deux tilleuls. L'un d'eux fut brisé par un ouragan le 5 avril 1882, et le second subit le même sort en 1918.
L'ancien couvent Sainte-Claire, située rue du Château et datant du xviiie siècle, a été converti en musée du Septennat du Président François Mitterrand.
Le plus ancien document parlant de la ville, daté de 1076, mentionne également le prieuré de Saint-Christophe. Ce prieuré était dépendant de l'abbaye de Cluny. Il possédait entre autres dans ses dépendances le hameau de Vissengy (commune de Chaumard), avec moyenne et basse justice. La haute étant au comte de cette ville. Il ne reste rien aujourd'hui, de ce prieuré, sinon la place où il était situé et qui en conserve le patronyme, près de l'église Saint-Romain. Des ruines d'un arc en plein cintre et d'un arc rampant pris dans la maçonnerie d'une maison au no 3 de la place Saint-Christophe, pourraient en être des vestiges.
- L'« Espace François Mitterrand », lieu de mémoire, a été construit sur le circuit de la Promenade qui fait le tour de la colline du Calvaire.
- La « Fontaine monumentale » de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle sur la place de l'hôtel de ville, œuvre commandée par François Mitterrand après la réalisation de la Fontaine Stravinski de Paris par les deux artistes.
- Un buste de Monseigneur Cortet, évêque de Troyes et natif de Château-Chinon, dans l'église Saint-Romain.
- Un monument est dédié au poète morvandiau Louis de Courmont sur la « Promenade » qui fait le tour du Calvaire.
- Une fontaine du xixe siècle en basalte de Louis Compain et Jules Flacheboeuf-Compain, à 4 jets et représentant une allégorie et un buste de Marianne, située près de la place Gudin.
- Lavoir couvert, dans la rue du Lavoir, dans la partie haute de la ville près du faubourg de Paris.
- Rocher dit "Maison du Loup" : faux dolmen naturel creux situé sur le flanc du Calvaire, qui aurait pu servir d'autel à sacrifices.
Foires, fêtes et événements locaux
Un marché a lieu sur la place Saint-Christophe tous les samedis, et une foire se tient le 2e lundi de chaque mois dans tout le centre ville. Un marché de Noël s'installe également le 1er dimanche de décembre.
Chaque mois de juillet, depuis 2001, Château-Chinon accueille les lignes de départ et d'arrivée de la course d'ultrafond des 100 km du Morvan
Lors de la fête nationale, une brocante est organisée ainsi que des animations musicales. La journée se termine par un feu d'artifice et un bal gratuit à la Maison des jeunes et de la culture.
Chaque année, lors de l'Assomption, la ville organise la fête populaire et folklorique « 15 août en Morvan » avec diverses animations de rue, des expositions de produits du terroir et d’artisans locaux, un spectacle folklorique, le tout clôturé par un feu d'artifice au stade Jean-Chevrier.
Personnalités liées à la commune
- Edmond Bogros (1820 -1880) : médecin et écrivain régionaliste, il est né dans la commune dont il fut le maire en 1877.
- Léon Bondoux (1902-1976) : médecin de campagne né dans la commune, il fut également député de l'arrondissement de Château-Chinon de 1936 à 1942, conseiller généralde la Nièvre, maire de Château-Chinon (Ville) de 1945 à 1947 et cofondateur de l'Académie du Morvan.
- Monseigneur Pierre-Louis-Marie Cortet (1817-1898) : vicaire général de Nevers, puis évêque de Troyes, il est natif de la commune.
- André Prosper Davesne (1898-1978) : écrivain et enseignant, il est natif de Château-Chinon.
- Étienne Gaudet (1891-1963), artiste et peintre et graveur, né dans la commune
- François Mitterrand (1916-1996) : homme politique, maire de Château-Chinon de 1959 à 1981, puis président de la République de 1981 à 1995, il fut également député etsénateur de la Nièvre, ainsi que président du conseil général de la Nièvre et cofondateur de l'Académie du Morvan.
- Lucien Olivier (1919-1994) : médecin et archéologue né à Château-Chinon, il fut également fondateur du Groupement Archéologique du Haut-Morvan (GAHM), membre de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon ainsi que cofondateur et chancelier perpétuel de l'Académie du Morvan.
- Andoche Parthiot (1821-1900) : Architecte de la ville, il est, entre autres, l'auteur de l'actuelle église Saint-Romain et de l'hôpital d'Aligre.
- Joseph Pasquet (1888-1972) : professeur au Canada puis chef d'entreprise, écrivain régionaliste, cofondateur et premier chancelier de l'Académie du Morvan.
- Régine Pernoud (1909-1998) : historienne née à Château-Chinon.
- René-Pierre Signé (1930- ) : homme politique, maire de Château-Chinon (Ville) de 1981 à 2008 et ancien conseiller général de la Nièvre, il est sénateur de la Nièvre depuis1986.
Venant de Saulieu par le Lac des Settons dans la région du Morvan ce 23 mai 2014 dans l'après-midi, nous sommes arrrivés à Chateau-Chinon et j'ai gravi la ville seul, Danielle souffrant de sa tendinite et s'étant attablée au Centre Ville, au Café de l'Agriculture. Gigantesque montée qui m'a demandé du courage pour en venir à bout. Je suis arrivé d'abord sur la place de l'Hôtel du Morvan, où François Mitterrand occupait la chambre 15 lors de ses séjours,un peu plus haut un square verdoyant puis L'espace François Mitterrand- Le Septennat, que je n'ai pas visité et j'ai continué mon ascension jusqu'à la table d'orientation. Récompense car une vue magnifique sur le Sud du Morvan, appelé le Haut- Morvan et son Mont Beuvray. Je suis redescendu à pied, suis allé chercher la voiture et ai emmené Danielle tout là-haut
















