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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 07:05
Bio 181 - Fin 1979 - La Crémaillère à Moircy-Tendances actuelles-Mon expo au Cirque Divers
Bio 181 - Fin 1979 - La Crémaillère à Moircy-Tendances actuelles-Mon expo au Cirque Divers

Le 25 Octobre, on inaugure à Libramont une exposition de groupe qui s'intitule "Tendances contemporaines", organisée par Bernard Noirot de Libramont (qui a déjà organisé une expo avec les Hyperréalistes l'année précédente) au sein du SAC Saint-Hubert (Service des Affaires Culturelles) Bernard a fait ses études aux Beaux-Arts de Tournai. Il y a 6 groupes belges et français (les Malassis avec Cueco etc...) et 43 exposants. Pour la province de Luxembourg nous sommes cinq à être sélectionnés (Courtois-Devresse-Maillien-Ransonnet-Vancau). Il y a aussi Pol Mara. Bref dans la Province c'est un petit évènement. Cette expo circulera à La Louvière, à Gouvy et à Esch-sur-Alzette, jusqu'à la fin de l'année

Et nous voici donc le 27 octobre. Nous sommes installés à Moircy depuis près d'un mois et nous allons pendre la Crémaillère dans l'Atelier, c'est plus prudent. Les invités sont les couples Ransonnet, Romus, Rikkers, le couple Crahay (Raoul et Malvina Octors), le couple Michaux, les frères Jean-Pierre et Etienne Devresse, Marine Closset, Jean-Pierre Collignon et sa compagne Thérèse Guissart. Jean Vanesse et Toinette Francotte, Bernard Noirot et Andrée Verbeke, Louis Halleux, Jean-Luc Walewijns, Jean Oury et Geneviève Vandevelde, Céline et moi, celà fait tout de même 26 personnes. Ci-dessous nous avons de gauche à droite, JP Collignon, JP Ransonnet et Myette ma belle soeur, Jacqueline Michaux (Deleclos), André Romus Journaliste et peintre, ami de Soulages , sa femme Yvette et PauleAu début c'est calme, tout le monde est assis et on parle gentiment, tout en carburant pas mal.
Ci-dessus JP Collignon, JP Devresse, Raoul Crahay et sa femme Malvina Octors
Ici au-dessus on commence à sortir les guitares, Louis Halleux (Groupe Compost) et Jean-Luc Walewijns un libramontois.

 

Jean-Pierre Devresse très en retard, va s'amener avec des gâteaux à la crème fraiche achetés à Maastricht, ce qui va transformer notre fête en véritable partie de tartes à la crême. Me voici déjà barbouillé mais continuant à jouer de la guitare imperturbablementLà ça devient monstrueux. Trois "Jérôme Bosch", de gauche à droite, Etienne Devresse, moi et Jean-Pierre RansonnetJean-Pierre Ransonnet et Jean-Pierre Collignon entartrés. Noêl Godin n'a rien inventé, nous sommes en 1979

Et le 7 décembre c'est mon vernissage à Liège, une expo personnelle au Cirque Divers en Roture.  

 

André Stas et Jean-Pierre Ransonnet sont venus à Moircy, le 1er décembre et ont tout chargé dans une camionnette. Je les suis à Liège en voiture. On monte l'expo le jour même avec Jacques Jaminon (Cfr L'auberge du Vieil Engreux) et je loge à Crisnée ches les Ransonnet. Le 2 décembre je passe une soirée au Cirque avec Ben Vautier qui est venu voir mon expo et Jacques Lizène. Le lundi 3, j'ai rendez-vous avec la télévision (Arts-Hebdo Christian Bussy). Jacques Lizène qui a passé la nuit chez Stas assiste à l'interview par Christian Bussy. L'émission passera les lundi et mardi 10 et 11 décembre. Voici deux photos de l'expo dont la première est prise le jour de l'interview à la télévision belge par Christian Bussy et l'autre en semaine après le vernissage. Ce sont en fait tous mes objets ramassés en forêt et à la décharge publique de Libramont, qui sont exposés.

C'est ma première expo importante. Au vernissage du 7 décembre. Il y a un monde fou. Henri Pousseur est présent ce qui me fait bien plaisir. Mais j'ai le trac et je suis pété. C'est terrible un vernissage!!!. Cette expo qui me marquera, je la dois à Jean-Pierre Ransonnet car jamais le Cirque Divers ne serait venu me chercher à Libramont. C'est aussi cette expo qui me fera rencontrer André StasAu centre,Jean-Pierre Michaux et ses deux enfants

Ah mais voilà est-ce vraiment de l'Art. Dites-moi c'est quoi pour vous L'ART???
Et n'oublions pas la soirée à l'Auberge de l'Ourthe à Tilff reprise par mon ami Jean-Pierre Collignon, superbe lieu retro au bord d'une rivière, et lorsque j'arrive après mon expo, je m'aperçois que mon ami José Bedeur, le grand jazzman belge, contrebassiste et violoncelliste et pas seulement jazzman mais compositeur contemporain tout court, toujours en recherche, et que je n'ai plus vu depuis 1970 (Atelier Planète), est là sur scène et lorsque j'arrive, José  fait une impro en mon honneur et on tombe dans les bras l'un de l'autre. Le voici

Et le 9 décembre une visite à Embourg chez le peintre André Romus avant son exposition à Hong-Kong
Et fin décembre je vais encore me taper un vernissage de "Tendances Actuelles" où j'expose aussi avec Jean-Pierre Devresse, à Esch-sur-Alzette au Grand Duché. Une vraie horreur avec heureusement un gag. Sorti un moment pour photographier la place stalinienne de Esch avec le théâtre dans lequel nous exposons, je dépose mon sac sur le trottoir. Alors que je rentre, on me demande de piloter et d'expliquer l'exposition au Consul de Belgique et à son épouse. Je fais le tour avec eux et je sens  autour de nous, une odeur pas très catholique. Revenu au bar rejoindre mes amis, je m'aperçois que le bas de mon sac est rempli de caca de chien. Tout s'explique! Nous sommes écroulés de rire. Je pense que le consul et la consulesse ont dû garder un souvenir très marquant de l'Art Contemporain. Une expo odorante. Voici le théâtre en question et donc en bas à droite l'endroit maudit où j'ai déposé mon sacLors de cette exposition "Tendances actuelles" qui circule un peu partout pendant plusieurs mois, il faut signaler la présence d'une pièce magnifique de Jean-Pierre Devresse, mon jeune ami libramontois. Une sorte de cube dans lequel on rentre  et qui représente sa chambre "imaginaire" et ses peintres-stars du moment, disons son pantheon personnel. C'est plein d'humour!

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 09:36
Bio 180 - 1979-Les Travaux d'Hercule à Moircy

 

te "d'avant et après" La porte d'entrée va devenir une baie vitrée en creux, rentraLe samedi 6 janvier, j'en suis déjà à ma 36e séance de chantier, en plein hiver et dans une maison ouverte à tous les courants d'air. je travaille au niveau du coin de feu. Construire une cheminée, fracasser le beton du sol, boucher la porte d'entrée et faire une fenêtre à la place etc..Je vais aligner des photos en planches de deux ou de trois photos qui montreront l'avancée des travaux entre octobre 78 et Juillet 1979.
D'abord la façade avant. Ensuite la façade arrière côté jardin

Une ported d'entrée vitrée revenant à l'interieur du hall de la maison de manière à amener un maximum de lumière.

 

La porte de gauche va devenir une fenêtre. Ce sera notre futur coin de feu. Il faudra pour commencer que je fracasse le béton, recoule un béton de niveau, fasse une chape, soutienne la cheminée croulante du feu ouvert avec une colonne de pierres de schiste, relève les poutres du plafond, en remplace certaines, arrache tous les planchers qui sont pourris et rehausse les murs car les pièces sont trop basses (Il y a 350 ans les gens étaient nettement plus petits)
 

Un entrepreneur Robert Genin, travaille dans l'écurie avec un de ses hommes, dès le 31 Décembre 1978. En lever les poutres du plafond trop basses et inutilisables (futurs totems au bord de l'Etang) et percer de grandes baies dans les murs de schiste
 

Voici l'arrière du batiment. La future cuisine sera à droite, je transformerai la fenêtre en porte, l'excroissance c'est le poulailler et au-dessus on amènagera une chambre d'amis qui est devenue mon bureau ( étant donné que je n'ai plus d'amis..Oh c'est une blague). La fenêtre à gauche est l'ancienne porte du fenil donnant sur la grange qui deviendra mon atelier. Sous cette fenêtre on ouvrira une grande baie et une deuxième, dans le pignon de gauche. Epaisseur de murs  entre 60 cms et un mètre. Sur la gauche dans l'écurie et dans l'atelier je vais construire une cheminée de 9 mètres de haut en blocs, contenant trois rangées de boisseaux, une pour le feu ouvert que je vais construire dans l'écurie, futur living, une pour un feu ouvert en fonte que je vais installer dans l'atelier et une troisième pour le chauffage central, alimenté par une chaudière qui se trouvera dans un garage que je construirai en Juillet avec mon beau-frère Jean-Pierre Ransonnet et qui n'est pas encore présent sur ces photos-ci.
 

Et puis voici le fameux coin de feu avec un escalier que je déplacerai au 1er étage et au sol ce fameux béton imitant un carrelage mais qui n'est pas de niveau. Je vais devoir tout fracasser à la masse, travail de forçat, afin de réduire ce béton en bricaillons, qui soutiendront le beton que je mettrai ensuite. Je tiens à signaler que je n'ai même pas de bétonneuse. Je prépare mon mortier à la main sur une tôle et on peut le voir sur cette photo; mélange de sable jaune, de sable du Rhin et de ciment. Je gâche comme on dit. Je n'ai jamais fait celà de ma vie mais très vite je vais devenir un maçon passionné.
 

Je bouche la porte d'entrée et en fais une fenêtre, je plâtre les murs avec de la chaux hydrofuge, on vient me placer les canalisations électriques et les tuyaux de chauffage et en Juillet c'est ma femme et sa soeur qui vont s'atteler aux carrelages, un vrai métier, tandis que Jean-Pierre et moi sommes à la construction du garage.
 

Tous ces travaux, la manière de les éxécuter, je me les fais expliquer par les deux hommes de métier qui travaillent dans l'écurie. J'ai la chance de travailler une maison très primitive et donc de pouvoir me permettre des erreurs minimes. Mes murs ne sont pas droits mais ils n'en n'ont que plus de charme.
 

Et puis il y a ce feu ouvert. Le manteau en bois s'effondrait car il était uniquement soutenu par une vieille poutre. J'ai donc soutenu ce manteau par une colonne de schiste  sur la gauche, apprenant comment placer les pierres d'angles. Et j'ai fait une sorte de terrasse, pour élever l'âtre. Quant aux murs je les ai entièrement rejointoyés à la main car c'était du sable qui coulait sans arrêt dans la pièce. Ici les carrelages ne sont pas encore rejointoyés. Cette pièce donne sur la cuisine et sur le jardin. La cuisine que voici, avec un sol et

des canalisations à creuser pour évacuer les eaux usées et qui directement se sont remplis d'eau tant les sol est humide, une fenêtre à transformer en porte donnant sur le jardin, une fenêtre à ouvrir sur la gauche pour amener de la lumière car il n'y a pas d'autre ouverture. A droite il y a une cave non-enterrée, une vraie cave étant impensable étant donné la proximité du ruisseau et un terrain somme toute assez marécageux. Donc avant de couler les bêtons nous avons étalé des bâches imperméables sur tout le rez-de chaussée, à savoir sur une surface au sol  d'environ 200 m2 sans compter le futur garage. Sur la gauche on voit la porte de la cave. Les poutres en chêne ont plus de 300 ans.

Ci-dessous la cuisine en phase terminale. Le plan de cuisine se trouve sur la gauche. La porte donne sur le terrain et les deux potagers actuels. La cave à côté abrite le surgélateur et la machine à laver ainsi que le tableau d'électricité.
 

Depuis février, je ne suis plus seul, mon épouse étant venue me rejoindre à la fin des grands gels. Travailler à deux c'est tout différent
 

Nous sommes dans toutes les pièces à la fois car il faut aligner l'avancement des travaux. Outre la cuisine et le coin de feu, il faut travailler au 1er étage, la chambre de Valérie et la salle de bains, notre chambre au 2e étage et le grenier, le Hall d'entrée, qu'il faut terrasser, bétonner et dans lequel il faut construire un escalier en béton, seul accès possible aux étages. Je le ferai avec un menuisier pour construire le coffrage et je le remplirai de béton, ce béton que désormais je gâche devant le maison sur une grande tôle qui plus tard deviendra une peinture qui sera accrochée dans l'Atelier. Ce hall nous l'attaquons fin mars et j'en suis à ma 56e heure de travail. De temps en temps des amis viennent nous aider: les frères Devresse, les frères Bernard de Libramont, Frédéric Robaye, Francis Martinet, Michel de Paepe, Yvan Kerger et surtout le couple Ransonnet qui habite en Hesbaye et viendra nouis aider pendant 8 jours au mois de juillet 1979. Sans eux, nous n'aurions jamais terminé
 

En effet étant donné mon boulot je ne puis travailler que les fins de journées et les Week-ends, ainsi que pendant les vacances. Et nous ne pouvons pas traîner car nous payons un double loyer, celui de notre emprûnt et celui de la Banque à Libramont. Nous espérons donc pouvoir rentrer dans une maison habitable avant l'hiver. Voici deux photos du hall d'entrée, toujours avant et après. L'escalier est construit, les murs, surélevés. Nous avons ajouté une passerelle afin que tout reste ouvert et amène de la lumière dans la grange. ( Nous ajouterons un velux dans le toit du côté sud (Façade)habitable). Le sol a été bétonné, chapé et carrelé. Il a fallu aussi construire un escalier, pour pouvoir accéder aux étages. La porte à droite donne dans l'écurie, futur Living (5V0m2) un WC qui se trouve sur la gauche
 

Voici le travail du 1er étage, côté salle de bains. D'abord arracher tous les planchers pourris, faire un coffrage en bois, puis couler un béton et faire une chape. Rejointoyer tous les murs et amener les canalisations. La baignoire sera placée dans la fond contre le mur et au centre je construirai, en blocs, une table pour les deux lavabos avec 4 poutrelles en sapin, assemblées avec de la colle forte
 

Sur la photo du haut nous sommes au niveau de notre chambre à coucher et nous surplombons donc la salle de bains. La fenêtre de la salle de bains (photo du milieu) a été agrandie et celle de notre chambre, créée de toutes pièces, tout en plan horizontal et de là on a une vue panoramique sur le jardin et sur la forêt

Pour faire le plancher de notre chambre, nous installerons des poutrelles en sapin, à niveau, au-dessus des poutrelles en chêne qui, elles ont irrégulières, puis nous clouerons des plaques d'aggloméré
Photo du dessous, à gauche, nous avons récupéré l'escalier de bois qui se trouvait dans le coin de feu, afin de pouvoir accéder à notre chambre


Et voici notre chambre sous toit (voir photos en fin d'article) que je terminerai avec Jean-Pierre Ransonnet en juillet, juste après que nous en ayons terminé avec le garage
 

La superbe colonne de schiste, on se croirait au Mexique, c'est la sortie du feu ouvert qui se trouve au rez-de-chaussée dans le coin de feu. A droite de cette colonne j'en ai construit une autre en grosses pierres de schiste afin de pouvoir séparer notre chambre du grenier. Cette deuxième colonne je vais la plafonner de façon à faire resortir la colonne principale qui est vraiment superbe, une petite pyramide aztèque
 

Un menuisier me fera une structure en bois pour fermer le grenier et faire un faux-plafond et je n'aurai plus qu'a clouer des plaques de gyproc et à les peindre. Dans le fond à gauche, on voit l'ancien pignon de la maison dont le toit de chaume a brûlé en 1928, ce qui a provoqué un rehaussement de la maison et la possibilté d'un deuxième étage. J'ai plafonné cette partie surélévée afin à la fois de faire resortir le vieux mur et d'apporter une maximun de lumière. Les vieilles maisons ardennaises ont très peu de lumière car elles comportent un minimum d'ouvertures, étant donne la rigueur des hivers à l'époque sur les plateaux ardennais. Pour rappel nous sommes à 440 mètres d'altitude et la forêt voisine culmine à 547 mètres. Ce n'est pas la montagne, d'ailleurs en belgique nous n'en avons pas, mais ce n'est pas la plaine non plus. Et nous avons aussi un grenier attenant dont je devrai isoler le plafond avec de la laine de roche et du gyproclEt pendant ce temps voici ce que devient l'Ecurie. Toutes les ancienne poutres en chène, rongées par les urines du bétail ont éte enlevées. Ensuite on a percé les grandes baies sous le contrôle de l'entrepreneur. Disons que je les ai aidés sans plus. Il a fallu étançonner très sérieusement de peur que tout l'immeuble ne s'écroule.
 

Ensuite il a fallu rehausser le mur de séparation qui était beaucoup trop bas, puis régulariser les flancs des ébormes baies creusées à force pieds de biche et cimenter des pierres de schiste en parvenant à faire des angles réguliers. C' est un véritable métier qui ne se pratique quasiment plus, les corps de métiers préférant mettre des blocs et les plafonner ensuite, ce procédé coûtant évidemment beaucoup moins cher en main d'oeuvre. On m'a montré comment faire et j'ai vite compris; mais celà prend un temps fou car il faut chaque fois choisir les pierres qui conviennent et les retourner dans tous les sens
 En 2004, j'ai repratiqué ce métier en travaillant la porte qui sépare mon atelier de la galerie que j'avais fait construire au-dessus du garage, 25 ans plus tard

 

On voit ici les nouvelles poutrelles de sapin installées à une hauteur convenable car dans l'ancienne écurie, il fallait se baisser
 

J'ai dû aussi fracasser à la masse les mangeoires encore présentes sur la photos du dessus, mais il ne s'agissait que de briques enrobées de ciment avec un revêtement de ciment lisse par-dessus. Il ne s'agissait donc pas de pierre bleue. Il nous était impossible de garder ces mangeoires car nous devions installer nos meubles 'Aujourd'hui, il n'y a plus de meubles. Lors du divorce j'ai dit à ma femme de tout évacuer. les meubles ça prend vraiment trop de place
De ces briques rouges j'ai fait une oeuvre en construisant une sorte de village troglodyte saharien, rouge et jaune qui remplira un coin de mon atelier et que voici. Les briques rouges sont enrobées de mortier jaune
Et enfin voici l'atelier en transformation. Avec Jean-Pierre Devresse, je clouerai ensuite des plaques d'aggloméré, un travail infernal et puis avec mon menuisier-ardoisier Albert, nous mettrons, à deux échelles, de la laine de roche sur toute la sous-toiture et nous clouerons des plaques d'Eurothane de 5 cms d'épaisseur, de façon à rendre l'atelier vivable en hiver. une chambre en bois et en gyproc sera construite au niveau de la fenêtre de gauche, mon bureau actuel, quant aux deux à gauche, elles donnent sur la salle de bains et sur la chambre de ma fille. Enfin au milieu du pignon de la première photo je construirai cette fameuse cheminée-colonne de 6m50 de haut, sans compter les 2m50 qui sont sous le planche. C'est de là au-dessus que mon échelle, car je n'ai même pas d'échafaudages va glisser m'entraînant dans une chute de 6 mètres. Miracle, je m'en sui tiré avec quelques contusions

Et voici le plafond de l'atelier complètement isolé et peint au latex ainsi que le Velux du côté de la façade SudEn début de travaux, au mois d'octobre 1978, dans le grenier, j'ai sectionné à la pince un gros fil éléctrique, celui de l'arrivée d'électricité, tout simplement. Il y a eu un grand éclair, ma pince a sauté au plafond et je n'ai dû mon salut qu'à mes bottes de caoutchouc. Les 100.000 volts m'ont traversé de part en part.
Et voici Hercule sur le chantier. C'est une photo prise par Etienne Devresse. On dirait un film de Wenders (L'angoisse du gardien de but à l'heure du Penalty)Christian Vancau en 1979 rénove sa maison à Moircy(Belgique)

Quant au garage terminé en Juillet, il est en début de ce article. Celà fait 136 séances de travail depuis octobre 1978 et c'est loin d'être terminé. Après 200 séances, fin septembre 2008, nous emménagerons. En octobre j'isolerai le toit de l'Atelier, je terminerai le feu ouvert en y placant des briques réfractaires découvertes dans la forêt à Poix Saint-Hubert. Le carrelage de l'écurie et les radiateurs de l'écurie ne seront posés que par la suite car nous n'avons plus d'argent. J'ai calculé à l'époque que j'avais économisé 50.000 Euros en main d'oeuvre. Mais la maison est tout à fait habitable sur moins d'un an et nous pendrons la crémaillère le 27 octobre 1979

Chambre à coucher
Chambre à coucher
Chambre à coucher
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 09:13
Bio 179 - 1979 - Pierre SOULAGES
Bio 179 - 1979 - Pierre SOULAGES

Toute cette année va être consacrée à la restauration de la ruine de Moircy . Moi qui pensais ne jamais acheter un lieu, moi qui me croyais nomade, je vais dépenser une énergie incroyable, à me constituer un Territoire, un Eden, un Camp Retranché. A 41 ans. Pourquoi? Mystère total
 

En début d'année entre mes heures de chantier, je visionne à la Télévision

belge, un reportage sur Pierre SOULAGES et c'est un choc. Ce documentaire a été réalisé par André Romus, qui a fait comme moi ses études au Collège de Jésuites Saint-Servais à LIège
 

André Romus ici à l'avant-plan à droite, aux côtés de Pierre Soulages. Il a acheté une maison pas loin de celle de Soulages, très exactement à Autignac, à quelques 20 kms de Béziers. Et comme il gère une émission qui s'appelle Itinéraires, il en consacre une à Soulages. Cette émission me remue profondément car j'y trouve de nombreux points de convergence avec Soulages (Né en 1919). En effet il a la même fascination que moi, pour les matières brutes, pour celles travaillées par le temps (rouille etc...), celui qu'il fait et celui qui passe, pour les plateaux désertiques, et pour le travail du hasard (ce que j'appelle moi, l'inconscient en marche) avec l'intervention à un moment donné de l'opérateur-créateur. Voici ce que je note à l'époque "Soulages plonge une tôle dans un bain d'acide puis la retire mais la tôle continue de se creuser.Après l'avoir encrée, ill l'applique sur un papier pour en tirer une gravure et plus le renfoncement de la tôle continue de se faire, plus elle s'encre de noir et plus le noir apparaît sur le papier. Mais quand la tôle se troue c'est le blanc qui apparaît sur le papier. On peut donc dire qu'au moment de l'accident (la tôle sortie du bain continue à se creuser), c'est en cherchant à atteindre un noir de plus en plus intense que Soulages vit un deuxième accident et arrive au blanc. On pourrait dire que c'est en grattant de plus en plus profondément son inconscient(le noir, l'obscurité) qu'il arrive à la Lumière. Ne pourrait-on dès lors penser que finalement chez Soulages, le noir n'est qu'un passage, un moyen pour atteindre la lumière et que ce n'est pas tant le noir qui est important mais bien plutôt le blanc."
 

Bref une lecture de l'acte de peindre qui se rallie à une opération alchimique, ce que je crois profondément
 

Suite à cette émission , fin janvier 1979, je me rends chez André Romus à Embourg où il vient d'emménager et il me montre ses peintures car il s'est mis  à peindre lui aussi
 

La maison des Romus est pleine de charme. Au-dessus c'est leur chienne Joseph qui nous accueille et plus bas, André dans sa cuisine avec sa femme Yvette, tous deux occupés à préparer le repas de midi.
 

André organisera une exposition de
Soulages à Liège en avril 1980 au Musée de la Boverie,  en fait les oeuvres qu'il a présentées à Beaubourg en 1979 en présence de l'artiste et j'aurai l'occasion de parler et même de souper avec lui. Mais c'est un homme extrêmement réservé et je crois très peu à l'aise dans les mondanités du "Monde de l'Art". Autrement dit, c'est un vrai !

 

Et pendant ce temps mon ami Jean-Pierre Devresse est distingué lors d'un concours organisé par le Crédit Communal. A 21 ans c'est prometteur !

 



Et moi, j'organise une grande réunion avec mon réseau d'agents, comme chaque année. Il fallait tout de même que pour une fois je montre un document professionnel. Réunion très sérieuse le matin et puis banquet de banquiersEt puis en janvier, la rétrospective de la Galerie L'A , fondée à liège par un groupe d'artistes, dont principalement le couple Vandeloise et mon ami Jean-Pierre Ransonnet, galerie qui a accompli un excellent travail, rue Trappé durant les années 80

 

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 09:02
Bio 178 Fin 1978 - H. Pousseur à Libramont - Le Procès du Jeune Chien
Bio 178 Fin 1978 - H. Pousseur à Libramont - Le Procès du Jeune Chien

 

C'est le samedi 9 septembre 1978 qu'Henri Pousseur Henri Pousseur à Libramont-Paraboles-Mix-Sep 78-Foyer Culturelviendra donner une conférence-audition au Foyer culturel de Libramont dont je suis toujours administrateur.

Voici Henri en plein dans ses préparatifs acoustiques, accompagné de sa fille Marianne PousseurNotez que le 2 septembre nous avons inauguré une exposition des hyperréalistes belges, organisée par Bernard Noirot dans ce même Foyer Culturel et c'est donc dans ce décor de plage qu' Henri fera sa prestation, en compagnie de Pat en Veerle, deux superbes nanas en polyester que voici et qui prennent leur bain de soleil à l'entrée du Foyer Culturel
 

Henri et Marianne Pousseur arrivent dans notre appartement au-dessus de la banque vers 11h45. Nous partons directement faire des essais de son installation électronique au Foyer Culturel. Nous revenons pour l'apéro et le repas de midi. Le contact est excellent. Nous visitons mon atelier dans le grenier. Henri me dit que ma peinture plairait à Michel Butor, son meilleur ami, et qu'il va le faire venir à Libramont. Lui et sa fille partent à pied pour le Foyer Culturel vers 16h00. Les frères Devresse sont arrivés. Le spectacle commence à 17h15 après que j'aie présenté Pousseur au public. La salle paraît vide; 45 personnes dans une salle de 500 places. Presqu'aucune question. Je suis gêné. Michel De Paepe (CDA) est là. Nous revenons tous à la maison, les Pousseur, les Devresse, De Paepe, les Rikkers, Toinette Francotte et le Gros
Très belle journée donc si ce n'est cet absentéisme qui me reste en travers de la gorge

 

Le 26 septembre 1978, j'écris à Roger Thumilaire, responsable du Foyer Culturel, que j'arrête les Ateliers et qu'au surplus je démissionne du Conseil d'administration. Pour moi c'en est fini de l'animation dans cette région. Que les luxembourgeois restent dans leur Moyen-Age puisqu'ils ne veulent pas en sortir. J'aurais essayé pendant trois ans, en vain. Tout ce qui est pour moi fondamental, n'intéresse personne ici. Mon "fondamental, c'est une culture vivante, contemporaine, basée sur le risque, l'aventure, la remise en question et le questionnement sur un monde qui est au bord du précipice. L'heure n'est plus aux petits ronronnements folkloriques
 

Le 28 septembre, je rencontre André Romus, à Liège, rue de Londres. André est sous-directeur à la Radio Télévision belge à Liège, a fait de très beaux documentaires sur certains peintres dont Pierre Soulages avec lequel il est devenu ami (et auquel il me présentera un peu plus tard) et il s'est lui-même mis à la peinture il y a peu.
 

Le 3 0ctobre je commence mes travaux dans la nouvelle maison de Moircy
 

Le 5 octobre nous allons avec les Devresse voir à Liège  "Le Procès du Jeune Chien" un spectacle théatral et musical composé et mis en scène par Henri Pousseur. Pour moi, un chef d'oeuvre. Avec l'Ensemble "Musique Nouvelle" de Georges Octors Junior, le revoici, et à la Harpe la fille de Pierre Bartholomée.LE procès du Jeune Chien-Henri Pousseur-Michel Butor-1978-Conservatoire de Lièger

Il s'agit en fait d'une biographie "romancée" (ou plus exactement mythologisée)de Schoenberg, écrite avec Michel Butor. Il y a du Brecht, du Weil, du Kafka, du Thomas Bernhard,du Visconti des Damnés, tout celà à la fois. La fosse qui descend sous terre avec les musiciens de "Musique Nouvelle", le chef d'Orchestre délirant, l'intervention d'un comédien venu du fond de la salle, le Nazisme, les étendards, la statue de Moïse, les infirmières blanches, la double scène avec le rideau transparent, l'alternance de la musique électronique et de l'orchestre. J'en suis complètement retourné. Pousseur est un grand bonhomme
 

Le 7 octobre c'est la naissance de la fille de mes amis français Thierry et Mireille Dion : Aurelia
 

Et le 9 Octobre, comme un coup de tonnerre, un de mes agents, à Musson, en m'ouvrant la porte à 9h00 du matin, m'annonce la mort de Jacques BREL. Je reste pétrifié sur le seuil

 

Nous mettons au point notre projet "Groupe Compost" avec Jean-Pierre Devresse. )
Et puis je suis continuellement sur mon chantier et c'est dur car je suis tout seul et l'hiver ardennais se pointe. Toute la bande de Saint-Luc-Liège emmenée par les frères Devresse vient m'aider le dimanche 5 novembre avec en plus, Jean-Pierre Collgnon. Michel De Paepe vient m'aider le 22 décembre. Nous signons l'acte d'achat définitif le 20 décembre. Le 31  décembre  je me suis déjà appuyé 35 séances de travail

Ben m'écrit de Berlin; il y est pour un an. Edward Kienholz est aussi à Berlin avec sa famille et m'écrit de là-bas

Michel de Paepe décide de se mettre à son tour sur les listes du Rassemblement Wallon, un an après moi. Il me demande de prendre ses photos électorales dans la nature. Catastrophe mon film ne s'est pas déroulé

 

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 08:47
Bio 177-Août 1978 - Achat d'une Maison à Moircy
Bio 177-Août 1978 - Achat d'une Maison à Moircy
Bio 177-Août 1978 - Achat d'une Maison à Moircy

Le 17 Juillet 1978, ma fille Valérie qui a 15 ans est partie en Angleterre (Liverpool) chez son amie Helen
 

Je suis plongé dans Gaston Chaissac. J'aime mais je me sens très loin de son côté maladif et timoré. C'est de Paepe qui me l'a fait connaître
 

Début août, Celine ma femme m'emmène voir une ffermette en ruines à Moircy, à 10 kms de Libramont. Elle a vu une annonce dans le journal et est déjà passée

une fois. Cette maison est vendue par deux fermiers âgés, les frères Leriche, qui habitent à côté. Je ne suis pas enthousiaste. Ils en veulent 25.000 Euros avec 4 ares de terrain. La voici la maison, quatre murs et un toit. habitée pour la dernière fois en 1946. Construite en schiste. Murs allant jusqu'à un mètre d'épaisseur. C'est bien une ferme avec un tout petit corps de logis à gauche. Les planchers sont pourris. La façade est plate et rébarbative. C'est un peu mieux à l'arrière. Le toit incendié a été reconstruit en1928. Il y a des poules. Aussi des cochons à l'intérieur. Les 2/3 de la maison se composent d'une grange et d'une écurie. Elle serait âgée de 350 ans me dit-on. Il y a un travail colossal à effectuer
 

C'est alors que je vais faire un tour au bout de la pâture se trouvant derrière la maison et que vois-je un ruisseau !!! tout mince mais bien vivant. Je reviens vers les frères Leriche "Il est à vous ce ruisseau?" Oui" me répondent-ils. Je dis "J'achète la maison si vous me vendez tout le terrain. Et tout le terrain c'et ça, sur la photo du dessous, bien délimité par la ligne noire, avec un mur de potager que j'érigerai en 1979 avec les pierres de schiste sorties des murs pour faire des baies dans l'Ecurie. Le ruisseau c'est la ligne noire, derrière le potager.

PPas un seul arbre c'est vérifiable. A l'avant-plan les poutres qui plafonnaient l'écurie, imprégnées des urines du bètail , non manufacturées et donc inutilisables pour servir de plancher à l'atelier qui se trouve au-dessus de l'écurie. Ces poutres deviendront des Totems qui iront se placer au bord du 1er étang de 200 m2 que je creuserai à la main de part et d'autre du ruisseau en 1980-81-82

Ce terrain fait 3000m2; au lieu des 400m2 proposés à la vente.Il nous faut donc renégocier un prix. L'offre est lancée et nous attendons le Notaire Wagemans
 

Voici une vue de la grange et de l'Ecurie. Le sol de la grange ce sont des pointes d'épicéas sous la paille; quand on marche dessus on passe au travers. Quant  au plafond de l'Ecurie il est trop bas pour qu'on puisse circuler sans se baisser. Donc quand je dis "tout refaire" c'est aussi refaire les niveaux intérieurs. Et puis ouvrir portes, baies vitrées et fenêtres car il fait très sombre. Les murs de schiste sont reliés avec de l'argile et de l'orge. Il n'y a évidemment pas de sanitaires, encore moins de chauffage. Voici le hall d'entrée. Pas d'escalier pour accéder au 1er étage, juste une échelle. Aucune isolation du toit non plus comme on peut le voir. Une seule ouverture, la porte du Fenil. Et enfin un échantillon du corps de logis avec notre futur salon. C'est coquet, non?. Il y a un feu ouvert, on ne peut plus ouvert, avec la marmites à cabolées (destinée à cuire les pommes de terre pour les cochons ). Dans le fond à droite, la cuisineLe notaire arrive; grosse discussion. Nous emportons finalement le morceau pour 26.700 Euros plus les frais d'enregistrement et de notaire soit un total d'un peu plus de 30.000 Euros et nous avons les trente ares et le ruisseau. Nous emprûnterons 27.500 euros en complétant avec nos économies (environ 10.000 Euros), qui nous permettront de commencer les travaux. Par la suite nous devrons réemprûnter 15.000 euros pour achever les travaux. Ayant relevé toutes mes heures de travail pendant un an j'ai pu évaluer les économies réalisées en main d'oeuvre à 50.000 euros. Je ne parle ici que de l'aménagement  intérieur, avec construction de trois feux ouverts et d'un garage. L'écurie (futur living) ne sera carrelée et chauffée qu'après notre installation dans l'immeuble en octobre 1979
 

Le compromis de vente sera signé le 24 août avec les frères Leriche, Fernand et Octave
 

Au mois d'août j'ai dû prévenir la direction de ma banque, Monsieur Tyteca, pour lui demander si elle m'accorderait un prêt à des conditions favorables. Et là j'ai entendu :""Comment Van Cauwenberghe, vous n'allez tout de même pas rester là-bas. Vous êtes docteur en droit, vous avez fait vos preuves dans la banque, nous avons d'autres ambitions pour vous, ici à Bruxelles etc..". Le piège! "Eh bien non Monsieur Tyteca je ne veux plus remonter en ville, je veux rester ici" Autrement dit, je n'ai aucune ambition professionnelle.

Il a été chouette et j'ai eu le prêt tout de même. Mais ma carrière était bel et bien terminée. Deux ans plus tard notre banque était absorbée par un géant glouton, les anversois d'IPPA et nos directeurs prenaient leur pension anticipée. Nous les absorbés du Crédit Foncier de Belgique avons été traîtés comme des moins que rien par les gens de la Banque Ippa, banque anversoise. Je tiendrai encore 9 ans(1989) et ils finiront par avoir ma peau, après m'avoir mis à toutes les sauces mais je le leur ferai payer très cher à mon tour.((Procès de quatre ans que j'ai gagné en 1ère instance et en appel)
 

Quant à mon père qui m'avait formellement promis de m'aider pour cette maison, il m'a lâché au dernier moment, sous la pression de ma mère :"J'entre d'emblée dans ton projet pour la somme de 12.500 euros" m'avait-il écrit, et deux mois plus tard, contre-lettre. Pas un franc ! Trop tard j'avais acheté. Il ne me restait donc plus qu'à travailler double dans cette maison pour compenser et j'ai failli y laisser ma peau en tombant du haut d'une échelle dans l'atelier, faisant une chute de 6 mètres, alors que j'arrivais au sommet d'une cheminée colossale destinée à alimenter deux feux ouverts et le conduit du chauffage central. En fait j'ai été puni de ma rébellion, puni d'avoir quitté la religion catholique, puni de n'avoir pas voulu devenir cardinal (au moins), puni d'avoir fui l'ambiance familiale et abandonné mes frères malades, puni d'avoir voulu sauver ma peau. Ce jour-là, j'ai su que je n'avais pas de parents. Je n'ai jamais revu ma mère. Je connais des parents qui auraient été contents qu'un de leurs quatre enfants, s 'en tire, fasse sa vie, ait une belle petite fille, réussisse des études universitaires,, trouve un métier et en plus élabore une oeuvre artistique
 

J'ai répondu à mon père que lui, son père l'avait copieusement aidé lorsqu'il avait acheté son terrain et fait construire sa maison. Mais vrai mon père, lui était un petit garçon bien sage

 

Quand on naît rebelle, il faut assumer et ne rien attendre de personne

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 07:25
Bio 176 -1978 - Le Groupe Compost à Libramont
Bio 176 -1978 - Le Groupe Compost à Libramont

Et le 30 Juin c'est le vernissage de l'expo des Ateliers de Libramont. Il y a 6 filles dans ma classe, ma fille Valérie, Hortense et Geneviève Toussaint, Marie-Sophie Devresse, Anne Vermeylen et Anne Body . Vous voyez les filles, je me souviens de vous. Nous avons vécu ensemble, une belle aventure et je vous ai emmenées à la décharge de Libramont dans la forêt, en début de stage, histoire de me décharger d'une lourde responsabilité
 

Au festival de théâtre du Fourneau Saint-Michel, nous présentons une deuxième mouture de "La Colonie" de Marivaux et nous invitons Le Centre Dramatique de Bourgogne qui va nous présenter 'Les Chaises" de Ionesco, et "Les Bonnes" de Jean Genêt, deux très beaux spectacles.  

 

Installation en Forêt du Groupe COMPOST: Vernissage à Libramont  Bien sûr cette improvisation n'est pas due au hasard même si je n'en suis pas encore conscient. Un vernissage en forêt avec des animaux sauvages c'est bien plus gratifiant qu'un vernissage avec des humains. Bien sûr on a amené à boire et on verse du vin dans des bols pour abreuver les bêtes qui n'ont jamais connu une pareille fête. Ca les change de ces cons de blancs qui viennent les tirer à bout portant chaque année. Regardez le sanglier sur la photo ci-dessus, il me suit comme un chien. Ci-dessous Jean-Pierre Devresse en pleine action ( Devenu JP.Delirium)Groupe COMPOST-Libramont-1978-Sangliers-Groupe de Plasticiens belges des années 89 Nous sommes le 9 août 1978 et le Groupe Compost est né. Voici le manifeste que nous allons composer ensuite en 1979. On y voit apparaître l'indispensable Monsieur Jean-Pierre, alias Jean-Pierre Collignon, celui de la Radio, dont on  vient de supprimer l'émission irremplaçable il y a quelques annéesEt puis enfin une bande contact de l'évènement avec Jean-Pierre Devresse qui se met à improviser en amassant pierres et bois pour en faire une installation très primitive. Quatre personnes au vernissage  d'accord c'est pas mal mais qui peut se vanter d'avoir eu une centaine de sangliers à son vernissage???. Bien sûr me direz-vous, les sangliers n'achètent pas. C'est vrai mais par contre qu'est-ce qu'lls boivent!!!.

Vous voulez me dire où est est la différence avec un vernissage d'humains ?? Oui une peut-être, j'ai eu à un moment l'impression que les sangliers regardaient nos oeuvres. Ca c'est une très grande différence avec les humains qui, eux se contentent de boire et de jacasser

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 07:01
Bio 175-Juin1978 - Paris - Le Ciel
Bio 175-Juin1978 - Paris - Le Ciel
Bio 175-Juin1978 - Paris - Le Ciel
Bio 175-Juin1978 - Paris - Le Ciel

Article de l'Avenir du Luxembourg
Le 22 Juin 1978 je décide de partir à Paris pour assister au Congrès du C.I.E.L, le Comité des Intellectuels pour l'Europe des Libertés et j'emmène Jean-Pierre Devresse avec moi. Rendez-vous au Sheraton-Montparnasse. Mais le congrès ne commence que le lendemain et donc nous visitons Beaubourg et l'IRCAM de Boulez (photo ci-dessus) (pour rappel l'Institut de Recherche Acoustique-Musique) avec Christine Groult et Andy Moorer, et ensuite la célèbre librairie Shakespeare and C°, au 37 Rue de la Bucherie (Saint-Julien le Pauvre), "The bookstore Henry Miller calls a wonderland of bookscar il y venait souvent et y avait même une chambre  minuscule au 1er étage où il emmenait ses conquêtes "littéraires". C'est le patron écossais, Georges Whitman qui me l'avait montrée au début des années 60. Quelle merveille de petite librairie, fréquentée par une faune des plus diversifiées et dans laquelle les amis de Georges pouvaient passer la nuit sur des matelas de fortune, après un repas en commun, bien arrosé. J'ai eu cette chance à l'époque. Une majorité d'anglo-saxons évidemment. Durrell y est venu maintes fois, Anaïs Nin aussi
 

Le lendemain matin, nous sommes allés au nouveau Musée d'Orsay, l'ancienne gare du même nom, voir une exposition d'art contemporain intitulée "Comparaisons 1978". Je n'ai pas du tout trouvé que l'aménagement de cette gare magique était une réussite; c'est une très mauvaise utilisation du lieu. Reste heureusement la verrière qui est magnifique mais qui n'a pas été intégrée au reste du lieu à savoir principalement le rez-de-chaussée. Nous passons aussi à la Librairie de la Hune à Saint-Germain,
 

Et l'après-midi nous allons vers Montparnasse, j'achète mon liant acrylique comme d'habitude au magasin Adam, Boulevard Edgard Quinet  et à 15h00 nous entrons dans le Sheraton que voici ,vu de la rue Commandant Mouchotte.. En arrivant dans le hall du Sheraton, une idée me vient: je vais trouver les organisateurs et leur propose d'informer la Presse belge dès mon retour. Ceci nous vaudra d'être placés dans les premiers rangs avec les journalistes et surtout repérés par cette intelligentsia parisienne. Le but de ce mouvement est de lutter contre tous les totalitarismes, qu'ils soient de gauche ou de droite. Il y a des gens d'Art Press International, de Tel Quel (Sollers), un énorme mélange de gauche et de droite, Raymond Aron et Domenach (Revue Esprit) d'un côté et de l'autre Ionesco et Arrabal. Jean-François Revel aussi. Voici la grande salle de conférence et la tribuneCi-dessousCogrès du Ciel-Paris Sheraton-1978-Comité des Intellectuels pour l'Europe des Libertés-Fin Juin 1978-Raymond Aron, Philippe Sollers, Eugène Ionesco-Fernando Arrabal Nous avons de gauche à droite, Maria Antonietta Macchiochi, Philippe Sollers, je ne connais pas le suivant(un italien sûrement) et Raymond Aron. Très vite en fin d'après-midi nous formons des commissions et je tombe dans la commission sur le terrorisme en Italie dirigée par Philippe Sollers.

Et voici à la Tribune, Arrabal qui dit tout le temps" yé souis oune libertaire", ce qui fait marrer Sollers juste à côté. En allant vers la droite, nous avons encore un organisateur, puis Ionesco, puis Aron le grand philosophe, auteur de" L'Opium des Intellectuels" avec lequel, j'aurai un échange, lors d'un entr'acte

Le lendemain rebelotte. Je fais forcément la connaissance de Sollers, Ionesco s'endort tout le temps à la Tribune et en fin de journée, nous prendrons un verre avec Arrabal. Nous discuterons aussi avec Marc Devade et Guy Scarpetta (Mouvement Support-Surface). Jean-Pierre est totalemnet étourdi de tout ce qu'il a vécu. Pensez, il a 21 ans! Je vais en avoir 41 !

En fin de parcours Sollers me dédicacera un Tel Quel, sa revue, à côté d'un extrait de "Paradis" le livre sans ponctuation, qu'il vient de publier (voir ci-dessous)

A mentionner aussi une rencontre bien sympathique dans un petit resto de Montparnasse avec un certain Paul Roy de Houville-la-Branche. Jean-Pierre Devresse s'en souvient sûrement

 

"Pour Vancau, au ciel un peu bas et couvert, avec sympathie".

 

Le travail en commission avec lui avait été très intéressant. Une commission composée majoritairement d'italiens en pleine période de terrorisme

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 06:48
Bio 174 - 1978 - Ma rencontre avec Henri Pousseur - Le Karaté
Bio 174 - 1978 - Ma rencontre avec Henri Pousseur - Le Karaté

"Il n'existe pas d'Ecole où apprendre l'Art en dehors de la vie même"  Henri MILLER
 

Nous sommes donc rentrés trempés de notre séjour à la Côte d'Azur, le 7 mai. Dix jours de pluie sur 10 jours de séjour. La côte d'Azur n'est plus ce qu'elle était;
 

C'est alors que je vais faire la connaissance d'un immense compositeur belge de Musique Contemporaine, Henri POUSSEUR.

Mon jeune ami peintre Jean-Pierre Devresse est en relation avec lui et aménage un rendez-vous au Conservatoire de Liège, dans l'appartement que Pousseur occupe avec sa famille, en tant que Directeur du Conservatoire. Et la rencontre a lieu le 3 Juin 1978.
 

 Qui est Henri Pousseur ? Il est né à Malmédy en 1929 et fait partie avec Boulez, Stockhausen, Berio et Nono, de l'avant-garde internationale des années cinquante. Il a entrepris des études musicales aux Conservatoire de Liège, puis de Bruxelles de 1947 à 1953. Ses premières oeuvres témoignent de son admiration pour le sérialisme et pour Webern. A partir de 1960, Pousseur prend ses distances par rapport à l'Ecole de Vienne et au néo-sérialisme. En 1968, il achève l'opéra "Votre Faust", écrit en collaboration avec Michel BUTOR qui  participera à l'élaboration des oeuvres  suivantes: La Rose des voix (1982), Déclarations d'Orages(1989), le Sablier du Phénix (1993) etc... (N'oublions pas "Le procès du Jeune Chien que je verrai, créé à Liège en 1978")

Pousseur devient en 1970 professeur à l'Université de Liège et fonde le Centre de Recherches et de formation musicales de Wallonie. De 1975 à 1994 (date de son départ à la retraite), il est directeur du Conservatoire de Liège. En 1991 il écrit "Leçons d'Enfer" à la mémoire de Rimbaud et en 1993 une oeuvre qui paraphrase le Dichterliebe de Schumann
 

Donc ce 3 juin, je me retrouve chez Henri Pousseur avec les deux frères Devresse, Jean-Pierre, et Etienne qui suit des cours au Conservatoire. Pousseur me dit que le livre de Paul Klee sur les rapports Peinture-Musqiue est son livre de chevet. Il a opéré une scission avec Boulez (tiens donc, voir mon article sur Xenakis et Pousseur me confirme le côté dictatorial de Boulez) avec lequel il a été très lié dans les années cinquante.

Son fils peint et au mur il y a une peinture de lui assez proche de Rauschenberg. Henri a aussi deux filles musiciennes, Isabelle et Marianne. Je l'interroge sur le côté aléatoire de sa musique et sur la façon dont il se situe actuellement par rapport aux Post-Sériels. Comme Ben il me traîte d'envahisseur après avoir vu mon catalogue.

Nous parlons de son oeuvre de 1974 "Die Erpröbung des Petrus Hebraicus" créée aux Festivals de Berlin et de Venise. Il vient d'ailleurs de participer à la Biennale et a choisi un plasticien liégeois, Michel Boulanger, pour l'accompagner et exposer à Venise. Il me dit que s'il m'avait connu un peu plus tôt, c'est moi qu'il aurait choisi. Voilà donc comment je n'ai pas exposé à la Biennale de Venise. Il me dit qu'il y a un paradoxe "Xenakis" car il impose à ses musiciens de suivre scrupuleusement la partition de l'Ordinateur. Celà semble le gêner

Et bien sûr, on parle de son grand ami Michel BUTOR; Comme je suis administrateur au Foyer Culturel de Libramont, l'idée folle germe en moi de faire venir Henri pour partager sa musique et ce sera chose faite au mois de septembre, j'y reviendrai. Henri et moi allons rester assez liés pendant des années mais avec des intervalles immenses et uniquement par écrit, en dehors de son unique passage à Libramont, au-dessus de la Banque. Il ne verra donc jamais le territoire de Moircy, occupé dès octobre 1979.

En attendant je continue à préparer l'exposition de mon atelier avec mes élèves

Et je commence à prendre des cours de Karaté le 13 Juin, au Foyer culturel, avec un certain Gérard de Saint-Hubert qui y tient un magasin de jouets "'Gédé Loisirs " et est ceinture noire. C'est le Karaté Wado Ryu, plutôt défensif et très proche de la danse collective, du Ballet, pourrait-on dire, ce qui n'empêche pas l'organisation de combats individuels en fin de séance. C'est très exigeant. Je me souviens de certaines positions-figures, le Zenkutsu, le Kiba-dachi, le Seiken-Choku-Zuki, le Junzuki (poing en avant du même côté que la jambe en avant), le Hidari-Gamae, le Mar Geri (coup de pied de face), l'Uraken (poing avant-arrière)etc... Il est interdit d'utiliser ce Karaté ou du moins certaine passes fatales sous peine de se faire retirer sa licence. Que doit être alors le Karaté offensif.

Cette expérience très intéressante va mal se terminer en fin d'année car lors d'un combat libre, je vais me faire décoller les cartilages des côtes 8, 9 et 10 suite à un coup de pied d'un jeune de vingt ans (j'en ai 41) qui va me mettre dans une telle fureur que je vais l'allonger au sol suite à quelques crochets bien ciselés, un souvenir de mon passé de boxeur. Il se retrouve couché sous moi, terrorisé et bien sûr je m'en tiens là. Mais voilà faut pas m'emmerder. J'en prendrai tout de même pour 3 semaines de repos au grand dam de mes employeurs et je décide de m'en tenir là malgré l'insistance de mon professeur, un peu gêné aux entournures tout de même
Voici le catalogue de la Biennale de Venise 1978 que Pousseur m'a envoyé. Il y présentait "Paraboles croisées" Natures de l'Espace,qu'il me dédicace " pour Christian Vancau qui en sait quelquechose"(de l'espace évidemment)Henri Pousseur-Mai 1978-Liège Conservatoire-Biennale de Venise-Paraboles croisées-Nature de l'Espace

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 06:30
Bio 173 - Mai 1978 - Voyage à Biot - Ben à Nice
Bio 173 - Mai 1978 - Voyage à Biot - Ben à Nice
Bio 173 - Mai 1978 - Voyage à Biot - Ben à Nice
Bio 173 - Mai 1978 - Voyage à Biot - Ben à Nice
Bio 173 - Mai 1978 - Voyage à Biot - Ben à Nice

Nous avons réservé un Mas à Biot, chez les souffleurs de verre, près d'Antibes et nous quittons Libramont le 28 Mai. Voici la région que nous allons visiter et que je connais depuis 1956. Il manque juste Saint-Tropez. Le premier soir, nous ferons escale à Vienne dans la DrômeBiot-Antibes-Nice-Chez Ben-Promenade du Paillon-Pluchart-Ponchettes-Vasarely à Aix

 N'oublions pas qu'à cette époque, quand on vient du Nord, l'autoroute ne commence qu'après Dijon, au Km 405 et que nous devons traverser cette ville moutardière. Donc 5h25 pour arriver à l'entrée de l'Autoroute, à 16 Kms au Sud de Dijon. Voici Vienne où nous arrivons à 20H20, Km 623. Notre hôtel sous la flèche rouge à droite. Débarquement des bagages et on cherche un resto. Et qui vois-je à la table à côté , Le Docteur Claude Olivenstein, l'auteur de "Il n'y a pas de drogués heureux", le Directeur du Centre Marmottan. A l'époque on ne parle que de lui. Homme courageux. Grand respect. Il dîne avec un jeune, drogué ou non. J'irai le saluer et lui dire toute mon estime, à la fin du repas. "Tu prends des Olives, Einstein"Le lendemain nous repartons pour Aix- en-Provence où nous arrivons à 10 heures, principalement pour visiter la Fondation VasarelyEnsuite par Le Luc et Cogolin et La Garde-Frenet, Salut Serge Rezvani, nous atterrissons à Saint-Tropez, dans le vieux port. Quelle nostalgie, dix-huit ans plus tard, cette enclave qu'aucune mondanité n'a emportée. Nous sommes un 27 avril et comme on peut le deviner, il ne fait pas beau du tout. Nous arriverons à Biot à 16h00, au Km 1135. Nos propriétaires belges sont charmants et leur lieu tout autant. Dommage qu'il pleuve. ici probablement le seul rayon de soleil qu'il y ait eu de tout le séjour. Le seul avantage de ce type de temps, c'est que l'on visite tout le temps au lieu de se faire bronzer en terrasseEt donc nous avons commencé par visiter Biot et ses souffleurs de verre, puis le Musée de Fernand LEGER, car Léger avait acquis un domaine au Mas Saint-André peu avant sa mort en 1955 et c'est sur ce terrain que le Musée a été construit. Biot est un bien beau village perché sur une colline et ses ruelles m'ont permis de réaliser une très belle photo avec un chien, que j'ai aussitôt intitulée " Biot Dog" ou" Bi-Hot-Dog", au choix

Ensuite c'est Antibes et son fort, celui du Musée Picasso (Château Grimaldi) mais aussi celui à côté duquel Nicolas de Staël s'est auto-défenestré de son atelier, en 1954, à l'âge de 41 ans au pied du rempart Vauban. L'Antibes aussi de Sidney Bechet. Il faut réécouter "Dans les Rues d'Antibes" de Sydney BechetEt puis on va pousser vers l'Est de la côte d'Azur, avec une première étape à la Fondation Maeght, à Saint-Paul de Vence avec ses Miro, Klee, Giacommetti, Henri Moore et autres Germaine RichierEt un petit tour à Grasse dans les "Parfums de Süskind" Nous voici donc à la parfumerie Fragonard....Et il pleut toujours !!! Et puis c'est Villefranche-sur-mer, souvenirs de 1956 (voir dans cette bio). C'est charmant VillefrancheEt puis l'horreur, Monte Carlo et Monaco, à la veille du Grand Prix, à deux pas de la Riviera italienne, ensuite un petit détour à Tourettes-sur-Loup, ci-dessous,

nettement mieux. Et enfin, Nice où j'ai rendez-vous avec Ben Vautier et aussi avec François Pluchard, qui tient une revue d'art contemporain "Artitudes" et vient de sortir un livre sur le Pop Art. Donc d'abord un tour au vieux port de Nice que voici, puis chez Ben

dans sa galerie de l'époque, La Différence, à la Promenade du Paillon ((au-dessus de la gare des Autobus). Très bien accueillis, nous découvrons un personnage assez truculent et nous discutons longuement." Vancau, me dit-il c'est un nom occitan" et j'apprends son intérêt pour les langues dialectales en voie de disparition. Puis il regarde mon catalogue de peintures. Il flashe sur une des pièces "Ah Vancau, celle-là, je la veux" OK, je dis, on échange, OK qu'il me répond, tu me l'envoies et je t'en envoie une à moi "(Je viens d'apprendre que Beaubourg lui a racheté son ancien Kiosque niçois pour 50.000 Euros) Heu...heu..bon, on verra. A propos de mon oeuvre (qu'il viendra voir à Liège au Cirque Divers début 1981), il me dit "Vancau, tu es un envahisseur, tu as un côté "Facteur Cheval". Il te faudrait une maison où tu peindrais tous les murs " J'ignore encore que trois mois plus tard, je vais acheter la maison actuelle à Moircy et l'envahir complètement. J'apprends aussi que sa femme s'appelle Annie, qu'ils vivent à 6 Kms de NIce, route de Saint-Pancrace avec leurs deux enfants de 13 et 11 ans. Il me parle aussi du principe de compensation "tout ce que tu perds d'un côté, tu le gagnes de l'autre, c'est le Principe des vases communicants". Entretemps Noël Dolla est entré dans la galerie. Un ours, très anti-pathique, qui nous ignore complètement.Sur la photo, ma femme et ma fille à l'avant-plan et Ben, debout et plié sur la gauche. Je crois qu'il y avait une expo Maccaferri
 

Enfin deux heures plus tard nous fermons la galerie avec lui et il ouvre sa deuxième galerie située juste à côté, avec une expo de photos et il y fait entrer les clochards du Paillon, pour la nuit. Ensuite il les enferme jusqu'au lendemain matin
 

Eh bien moi je dis "châpeau à cet homme-là" et vais lui envoyer cet article
Ensuite j'ai rendez-vous avec Pluchard aux Ponchettes. Les voici les Ponchettes, c'est à voir. Mais pas de Pluchard. Je l'aurai au téléphone, il vit à Saint-Jeannet et j'apprends que son ami, avec lequel il avait fondé son journal, s'est suicidé. Je ne verrai jamais Pluchard
En rentrant en Belgique j'ai donc envoyé cette petite huile sur bois d'environ 20cms sur 10,
une planchette peinte en quelque sorte, représentant une plage de Nice, comme on peut le voir avec certitude (je plaisante mais c'est tout de même une plage qu'il a choisie) et ai reçu un mois plus tard, une peinture de Ben de 29 cms.sur 38 que voici, donc en Juin 1978 ; elle est datée de 1976

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 14:03
Bio 172-Début 1978-Ateliers de Peinture

 

Une année riche qui sera marquée par la rencontre avec BEN, dans sa galerie à Nice, promenade du Paillon , et ensuite par la rencontre avec Henri POUSSEUR, grand musicien belge contemporain et Directeur du Conservatoire de Liège.

Non moins importante, une autre rencontre, celle de Jean-Pierre DEVRESSE, mon voisin à Libramont, jeune plasticien prometteur et un voyage à Paris, où, ensemble nous rejoindrons le Congrès du C.I.E.L (Comité des Intellectuels pour l'Europe des Libertés)où nous rencntrerons Philippe SOLLERS, Raymon ARON, Eugène IONESCO et  Fernando ARRABAL
 

Mais l'année 1978 commence avec les ateliers de peinture et une exposition des ateliers à préparer pour le mois de Juin. Ensuite, m'étant rendu le 28 Janvier 1978, à une réunion de l'Assemblée Générale du Foyer Culturel de Libramont, dont la construction est terminée, et ayant posé ma candidature, je suis élu administrateur, avec le plus grand nombre de voix (47)
 

C'est aussi à cette époque que je me rends chez Mariette Devresse, rue de la Cité, voir le travail de son fils Jean-Pierre, rencontré aux fêtes de Wallonie l'année précédente et qui termine ses études de peinture, à St Luc à Liège. Son travail, original me paraît très prometteur
 

Pour ma part je continue à travailler mes panneaux photographiques sur le Château de Seviscourt, qui entretemps a été complètement démoli par un démolisseur de Forrières. Un acte iconoclaste
 

Et puis il y a mon atelier de peinture, 6 élèves dont ma fille Valérie et nous devons présenter une exposition au mois de juin. Enfin on me demande de peindre à même le corps, sur leur collant, deux amies de ma fille, en l'occurence, Murielle Huberty et Catherine Bossicart, fille du Mayeur de Libramont

Voici donc ma première peinture vivante, réalisée pour la Carnaval de Libramont (Grand Feu). Murielle est à gauche et Catherine à droite. Elles ont bien changé! Je sais c'est plus que macabre mais elles semblaient adorer celà et, une fois sorties dans la rue, elles ont fait leur petit effet; on a recensé onze crises cardiaques avec transport d'urgence à la Clinique de Libramont. Catherine et Murielle, je vous offre cette jolie photo qui témoigne à quel point vous étiez de belles petites gamines (15 ans environ)
 

On voit aussi la marque d'un père chirurgien othopédiste, le mien. Ces photos ont été prises dans mon atelier, au 17 rue de Serpont, eh oui, toujours au-dessus de la banque, qui, décidément en aura vu "de toutes les couleurs"
Nous sommes le 26 Février 1978

Et sur la photo du bas, c'est Hortense Toussaint, la fille du vétérinaire de Libramont, qui brandit fièrement sa première oeuvre, réalisée à base de collages de journaux et de peinture à l'huile, bref la technique que je viens d'abandonner avec l'irruption dans mon parcours d'une peinture tri-dimensionnelle


Et puis la voici aujourd'hui Hortense qui vient de m'écrire car elle a vu cette photo sur mon blog et a immédiatement réagi. . La voici trente ans plus tard et elle est magnifique ! Comme quoi le Net c'est phénoménal !

Dans le même temps nous recevons à la maison une petite anglaise, Helen. Etant le seul à parler l'anglais je dois jouer les interprêtes et lui apprendre à parler le français, car elle est là pour cela et Valérie va être invitée chez elle en Angleterre. Et puis il faut lui faire voir le pays et nous l'emmenons un peu partout. elle m'apprendra qu'à Liverpool dont elle provient, une tartine de frites se dit " Chip Buttie ". Ah la culture tout de même c'est quelquechose !.
 

Avec elle nous passons quelques jours à Liège, chez JP.Collignon, chez Jean-Marie et Odette Rikkers et chez Notre ami turc Savac Manco (dont j'ai retrouvé la trace grâce à mon blog et au réseau Internet et qui vient de m'écrire ce matin-même)Voici quelques photos de notre périple liégeois avec Helen de Liverpool. Nous visitons quelques amis. Ci-dessus, Jean-Pierre Collignon qui à cette époque vit avec ses soeurs avenue du Luxembourg et a acheté une batterie,( à gauche sur la photo). Il ignore encore qu'il fera bientôt partie d'un  groupe musical  Punk liégeois, le Groupe TERRIL, qui va mettre la région liégeoise à feu et à sang (avec notre ami commun André Stas). De face ma fille et au premier plan à droite, Gonja, la fille de Savac Manco que nous voyons pour la première fois et qui vivra par la suite en Angleterre. Gonja a deux frères, des Jumeaux, Ural et Altaï (nom de deux montagnes turques). D'ailleurs nous logerons à nouveau chez Savac et Marie-France, dans notre chambre habituelle, dans le dessus de la rue de l'Académie. Voici la chambre et la vue que nous avons par la fenêtre sur les toits de l'Académie des Beaux-Arts

Et pour terminer un tour chez Jean-Marie et Odette Rikkers, rue de Chaudfontaine (Quartier Saint-Vincent-Pont de Fragnée), anciens du Mouvement Planète, lui avocat. Bien plus tard ils lanceront et gèreront un groupe très sensibilisé à l'Art Contemporain, les A.P(Art Promotion). Ils sont très amis avec Manette Repriels, la patronne de la Galerie liégeoise d'avant-garde, VEGA. Au-dessus à gauche une  de mes peintures sur tôle, totalement illisible sur cette photo et au fond à droite, dans la veranda, derrière Jean-Marie, un Jacques Luynist (Jacques-Louis Nyst pour les intimes); Nous sommes en avril 1978
Ce 2 avril 1978, grâce à mes amis Rikkers, je vais présenter des photos de mes oeuvres, chez Manette Repriels à Strivay (Plainevaux-Esneux) et nous discutons entre un "Gilbert and George" et un "Sol Lewitt", excusez du peu, tout ce qu'il y a de plus "chic" dans le domaine de l'avant-garde. Alors moi avec mes tôles brûlées et mes caisses en bois, j'ai vraiment l'air crado et je n'ai aucune chance d'entrer dans ce temple sacréVoici mon arrivée dans cette villa "Bunker Paradise". Un panorama splendide et à l'intérieur, une de ces collections "méga géante et qui déménage grave"






 

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