Une année riche qui sera marquée par la rencontre avec BEN, dans sa galerie à Nice, promenade du Paillon , et ensuite par la rencontre avec Henri POUSSEUR, grand musicien belge contemporain et Directeur du Conservatoire de Liège.
Non moins importante, une autre rencontre, celle de Jean-Pierre DEVRESSE, mon voisin à Libramont, jeune plasticien prometteur et un voyage à Paris, où, ensemble nous rejoindrons le Congrès du C.I.E.L (Comité des Intellectuels pour l'Europe des Libertés)où nous rencntrerons Philippe SOLLERS, Raymon ARON, Eugène IONESCO et Fernando ARRABAL
Mais l'année 1978 commence avec les ateliers de peinture et une exposition des ateliers à préparer pour le mois de Juin. Ensuite, m'étant rendu le 28 Janvier 1978, à une réunion de l'Assemblée Générale du Foyer Culturel de Libramont, dont la construction est terminée, et ayant posé ma candidature, je suis élu administrateur, avec le plus grand nombre de voix (47)
C'est aussi à cette époque que je me rends chez Mariette Devresse, rue de la Cité, voir le travail de son fils Jean-Pierre, rencontré aux fêtes de Wallonie l'année précédente et qui termine ses études de peinture, à St Luc à Liège. Son travail, original me paraît très prometteur
Pour ma part je continue à travailler mes panneaux photographiques sur le Château de Seviscourt, qui entretemps a été complètement démoli par un démolisseur de Forrières. Un acte iconoclaste
Et puis il y a mon atelier de peinture, 6 élèves dont ma fille Valérie et nous devons présenter une exposition au mois de juin. Enfin on me demande de peindre à même le corps, sur leur collant, deux amies de ma fille, en l'occurence, Murielle Huberty et Catherine Bossicart, fille du Mayeur de Libramont

Voici donc ma première peinture vivante, réalisée pour la Carnaval de Libramont (Grand Feu). Murielle est à gauche et Catherine à droite. Elles ont bien changé! Je sais c'est plus que macabre mais elles semblaient adorer celà et, une fois sorties dans la rue, elles ont fait leur petit effet; on a recensé onze crises cardiaques avec transport d'urgence à la Clinique de Libramont. Catherine et Murielle, je vous offre cette jolie photo qui témoigne à quel point vous étiez de belles petites gamines (15 ans environ)
On voit aussi la marque d'un père chirurgien othopédiste, le mien. Ces photos ont été prises dans mon atelier, au 17 rue de Serpont, eh oui, toujours au-dessus de la banque, qui, décidément en aura vu "de toutes les couleurs"
Nous sommes le 26 Février 1978
Et sur la photo du bas, c'est Hortense Toussaint, la fille du vétérinaire de Libramont, qui brandit fièrement sa première oeuvre, réalisée à base de collages de journaux et de peinture à l'huile, bref la technique que je viens d'abandonner avec l'irruption dans mon parcours d'une peinture tri-dimensionnelle
Et puis la voici aujourd'hui Hortense qui vient de m'écrire car elle a vu cette photo sur mon blog et a immédiatement réagi. . La voici trente ans plus tard et elle est magnifique ! Comme quoi le Net c'est phénoménal !
Dans le même temps nous recevons à la maison une petite anglaise, Helen. Etant le seul à parler l'anglais je dois jouer les interprêtes et lui apprendre à parler le français, car elle est là pour cela et Valérie va être invitée chez elle en Angleterre. Et puis il faut lui faire voir le pays et nous l'emmenons un peu partout. elle m'apprendra qu'à Liverpool dont elle provient, une tartine de frites se dit " Chip Buttie ". Ah la culture tout de même c'est quelquechose !.
Avec elle nous passons quelques jours à Liège, chez JP.Collignon, chez Jean-Marie et Odette Rikkers et chez Notre ami turc Savac Manco (dont j'ai retrouvé la trace grâce à mon blog et au réseau Internet et qui vient de m'écrire ce matin-même)
Voici quelques photos de notre périple liégeois avec Helen de Liverpool. Nous visitons quelques amis. Ci-dessus, Jean-Pierre Collignon qui à cette époque vit avec ses soeurs avenue du Luxembourg et a acheté une batterie,( à gauche sur la photo). Il ignore encore qu'il fera bientôt partie d'un groupe musical Punk liégeois, le Groupe TERRIL, qui va mettre la région liégeoise à feu et à sang (avec notre ami commun André Stas). De face ma fille et au premier plan à droite, Gonja, la fille de Savac Manco que nous voyons pour la première fois et qui vivra par la suite en Angleterre. Gonja a deux frères, des Jumeaux, Ural et Altaï (nom de deux montagnes turques). D'ailleurs nous logerons à nouveau chez Savac et Marie-France,
dans notre chambre habituelle, dans le dessus de la rue de l'Académie. Voici la chambre et la vue que nous avons par la fenêtre sur les toits de l'Académie des Beaux-Arts
Et pour terminer un tour chez Jean-Marie et Odette Rikkers, rue de Chaudfontaine (Quartier Saint-Vincent-Pont de Fragnée), anciens du Mouvement Planète, lui avocat. Bien plus tard ils lanceront et gèreront un groupe très sensibilisé à l'Art Contemporain, les A.P(Art Promotion). Ils sont très amis avec Manette Repriels, la patronne de la Galerie liégeoise d'avant-garde, VEGA. Au-dessus à gauche une de mes peintures sur tôle, totalement illisible sur cette photo et au fond à droite, dans la veranda, derrière Jean-Marie, un Jacques Luynist (Jacques-Louis Nyst pour les intimes); Nous sommes en avril 1978
Ce 2 avril 1978, grâce à mes amis Rikkers, je vais présenter des photos de mes oeuvres, chez Manette Repriels à Strivay (Plainevaux-Esneux) et nous discutons entre un "Gilbert and George" et un "Sol Lewitt", excusez du peu, tout ce qu'il y a de plus "chic" dans le domaine de l'avant-garde. Alors moi avec mes tôles brûlées et mes caisses en bois, j'ai vraiment l'air crado et je n'ai aucune chance d'entrer dans ce temple sacré
Voici mon arrivée dans cette villa "Bunker Paradise". Un panorama splendide et à l'intérieur, une de ces collections "méga géante et qui déménage grave"


