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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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Archives

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:48
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ARTISTES 198-copie-1

Dans sa lettre du 21 août 1954, Brigitte Bardot dit: "Cher Christian (ça y est nous voilà copains pour le moins), je ne demande pas mieux que vous m'écriviez de temps en temps(ah c'et bon ça  ! )Si je ne réponds pas toujours immédiatement ça n'est pas par oubli ( j'espère bien ! ) mais seulement par manque de temps. J'ai 19 ans ( et moi presque 17. Brigitte est donc de 1935 ). Je suis mariée depuis presque 2 ans ( ah merde alors ! ) avec un journaliste de PARIS-MATCH qui s'appelle VADIM (Qui c'est celui-là ???) Nous sommes encore loin du cinéaste du film mythique  "Et Dieu créa la Femme" ( et quelle femme nom de Dieu ) J'ignore que pour un débutant en la matière, je me suis attaqué à un gros morceau, que je vais devoir partager, oh combien ! La nouvelle femme est née. Une femme animale et libre de son corps; une véritable révolution sexuelle et féministe, avant la lettre!
C'est donc à la rentrée de septembre 1954, à l'aube de mon avant-dernière année d'Humantés, celle que lon appelle, la "Poésie", oui on dit " Je suis en Poésie" et c'est donc avec Brigitte que je vais " entrer en Poésie " , brandissant fièrement sa lettre dans la cour de récréation. Désormais il sera dit que je m'intéresse aux femmes ce qui dans le contexte de l'époque d'un Collège de Jésuites, est considéré comme tout à fait "suspect". J'y reviendrai. Sur cette photo je me suis allongé soudainement et cette fois figure en haut de l'escalier parmi les grands. Avant-dernir à droite, deuxième rangée en partant du haut2e Latine-Guillaume 1954-1955
La " Poésie " va être pour moi, une année de rêve, l'année de tous les éveils. Mon professeur est un poète wallon, jésuite, le Père Guillaume. Cet homme repère très vite que je suis un littéraire et donc nous nous entendons très bien. C'est un timide, d'une grande pudeur. Il va nous faire découvrir moultes écrivains, poètes et peintres. je présenterai s'ailleurs cette année-là, un exposé oral sur Cézanne, peintre que je connais beaucoup moins que les Monet, Manet et autres Van Gogh car dans mon milieu liégeois en 1954, on en est encore à la découverte des " Impressionnistes".
Donc année privilégiée car c'est là que je vais commencer à réaliser que je me situe, du côté des artistes - saltimbanques (car il y en a d'autres : les artistes "de pouvoirs ", les traîtres, les bidons) et non de celui des hommes de pouvoir. Je continue d'ailleurs à rafler les premiers prix de composition française et d'orthographe, les seuls lauriers ramassés pendant mes études (avec ceux de Lecture et de Religion ). Car je suis par contre catastrophique en Algèbre et en Trigonométrie. Par contre en géométrie je me débrouille bien. Même si c'est surtout celle de BB qui m'intéresse (vous tirez un trait partant de l'angle B pour atteindre l'angle B opposé. Ensuite vous découpez la diagonale (du Fou) en segments et vous élisez ceux de votre choix, ou vous choisissez ceux de votre Elue ) Et en effet les murs de ma chambre, à la maison se couvrent de segments de Brigitte Bardot, dés l'année 1955, dont certaines photos dédicacées qu'elle continue de m'envoyer, mais il n'y a plus de lettres. Manque de temps. Elle est en train "d'effeuiller la Marguerite". Elle ne saura jamais ce qu'elle a perdu !
Pendant ce temps, notre professeur, le Révérend Père Guillaume S.J, publie un essai, que j'achète et qui s'intitule "Essai sur l'emploi du substantif dans Les Entrevisions et la Chanson d'Eve de Charles Van Leerberg " excusez du peu. Ce même homme va parallèlement nous offrir un show très curieux. En entrant dans la classe, il aperçoit, dessiné au doigt dans la poussière d'un carreau, un triangle renversé. Il rougit de confusion et de colère et demande à l'auteur de cette infâmie, de se dénoncer. Nous sommes sidérés car nous n'y comprenons rien et il est impensable que l'un d'entre nous ait pu dessiner un triangle pubien car nous ignorons tout de ce symbole et nous ignorons encore d'avantage, ce qu'il recouvre (ce qui est beaucoupplus grave "Dites Monsieur, c'est quoi, un pubis" ? ). Notre professeur est très en avance sur nous mais pourquoi considère t'il, que dessiner symboliquement ou non, les sexe d'une femme est une cochonnerie. Qu'aurait-il dit s'il s'était retrouvé devant l'Origine du Monde de Courbet, que Lacan cachait soigneusement dans un coffre mural dont la porte était dissimulée derrière un tableau de Masson, porte nénamoins non 'massonnée", que notre dandy de Jacques devait ouvrir fréquemment, histoire de pouvoir se "courber" et rincer son oeil oedipien

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:47

 

 

 

 

 

Je resterai une bonne semaine à la Clinique Sainte-Rosalie, la clinique préférée de ma mère, qui s'y connait. J'ai mal à la gorge, la cicatrisation est très lente. Ma mère  qui adore lire à haute voix, me lit "Le Bossu" de Paul Féval. Celà fait aussi partie de ses mythologies à la con "Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère iratatoi, et je me souviens avoir écouté aussi mais ça m'intéressait nettement plus, les trois volumes de  Flika, l'histoire d'une jument, gros succès de librairie de l'époque, écrit par une certaine Mary o' Hara, si ma mémoire est bonne. Mais ma mère avait censuré certains chapitres, probablement tout ce qui concernait la saillie et les accouchements de cette jument célèbre, à laquelle peut-être, elle s'identifiait inconsciemment. Même les animaux, je ne pouvais pas savoir ce qu'ils faisaient pour avoir des jeunes. Mais je préférais nettement ces histoires de bêtes à celle des mousquetaires de la garde de la Reine. Je pense que le troisième volume devait s'appeler "L'herbe verte du Wyoming" et les deux autres, ça me revient "Mon amie Flika" et " Le fils de Flika". J'ai aussi eu droit à "Les Gens de Mogador", un énorme succés de l'époque

 

3e Latine Moreau(Caca)1953-1954A la entrée se septembre 1954-3e Latine-Professeur Moreau, dit "Caca" je ne sais pas pourquoi, je sais juste qu'il postillonnait, il y a aussi l'épisode Brigitte Bardot. (Je suis debout au 2e rang,en veston clair, juste derrière le prof. en question). On joue, au cinéma "'Le portrait de son père" un film de Bertomieu avec Jean Richard et j'ignore pourquoi, nous sommes nombreux dans la classe à aller voir ce navet, qui est un des premiers rôles de BB, dont personne ne parle encore, à cette époque. Et tous, nous avons le coup de foudre pour cette petite bourgeoise et collégienne de Neuilly. Mais je suis le seul à lui écrire via "Ciné-Revue". Et miracle, trois semaines plus tard, BB me répond. L'exhibition de cette lettre dans la cour de récréation, fait un tabac ! Des centaines d'élèves autour de moi, essayant de lire la lettre dans mon dos. Je suis le premier à avoir osé introduire une femme dans une cour de Jésuites et quelle femme...animale...rebelle...et au parfum de souffre et...pas catholique pour un sou.

Sans aucun doute j'allais bientôt me trouver dans de beaux draps...autre chose qu'un suaire. Deux ans plus tard ce sera l'explosion de BardotARTISTES 200

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:46

Et je reviens au Collège Saint-Servais, pour les derniers jours de ma 4e greco-latine, juste avant les grandes vacances. Je suis très entouré. Le "tuberculeux" aventurier qui revient de la haute montagne, et qui n'est plus le même et qui  l'a, toute bronzée, non pas sa pine, mais sa mine. J'ai quinze ans. Photo de classe de fin d'année et c'est tout ! Au 2e rang, l'avant-dernier à droite, en veston clair. Dans la cour du Collège Saint-Servais à Liège en Juin 1953. J'ai 15 ans1953-Juin.-4e-Latine-Portos--Retour-de-Suisse.jpg
J'entre en troisième latine ( à savoir en Belgique la 4e année d'Humanités sur 6 ) et très rapidement, j'attrape une varicelle féroce que je vais faire soigner chez ma grand'mère maternelle et marraine, Adrienne de Neuville, veuve de Jules Duesberg, quai Mativa n°22, la maison où j'ai vécu pendant la guerre. Je passerai chez elle, un séjour prolongé. Comme d'habitude je préfère ne pas être chez mes parents. Un ami, Pierre Verlaine, vient m'apporter les cours. C'est alors qu'une nouvelle fois, ma mère va avoir une idée lumineuse; elle va me faire passer des tests à l'Orientation professionnelle, rue Saint-Gilles, pour savoir si je puis continuer mes études (curieux puisque je ne redouble pas et n'ai même pas d'examens de passage). Et bien sûr, mes tests sont négatifs. "Je ne suis pas assez intelligent pour continuer mes études " Dis Monsieur le psychologue,. E ça veut dire quoi "intelligent" ? Un soir, au 144 de la rue de Snapeux (photo ci-dessous ), mon père vient me voir dans ma chambre et me demande si je n'aimerais pas entreprendre des études de Menuisier. Quoi? Je rêve. Pas question !!!. Eh oui, il paraît que mes tests m'orientent dans ce sens. Je suis un manuel, qui ne s'est jamais servi de ses mains, mais je suis un manuel tout de même ! Eh bien, je m'en fous et je refuse catégoriquement ! A la réflexion j'aurais mieux fait de faire "des études" de menuisier que de Droit. Seulement voilà, ma mère amoureuse des meubles aurait voulu avoir un menuisier "à l'oeil" à domicile, un menuisier en soutane éventuellement, une soutane en sciure de bois.... J'aurais pu lui faire des "Prie-Dieu" et des Confessionnaux...1949-LIEGE-Rue-du-Snapeux-1449.jpg

 

Il est intéressant de noter ici que ma mère qui adore les meubles, a régulièrement des menuisiers chez elle et des ébénistes, bien sûr pour restaurer ses Louis XIII, XIV, XV,et XVI. Alors pourquoi pas un menuisier à domicile et au surplus gratos. Mes parents viennent en effet d'acheter un terrain de 50 ares, à deux pas de chez nous, au 123 rue du Snapeux (au fond de la rue, derrière les maisons sur la photo) et s'apprêtent à y faire construire une villa dans laquelle les travaux de menuiserie tiendront une place importante: cage d'escalier, énorme armoire, énorme table en chêne (Aujourd'hui je pense que j'aurais mieux fait de devenir menuisiser que docteur en Droit)

 

Mais j'ai compris que ma mère essayait de me réduire une nouvelle fois et que mon père jouait le jeu. Il faut dire ici, qu'outre ma soeur, qui est dans un asile, j'ai un frère de 3 ans qui est autiste et un autre frère de 7 ans dont le parcours s'annonce difficile. Et que je me dis "Moi, ils ne m'auront pas".Je défendrai ma peau.

 

Donc, je me bloque et on est obligé de me faire repasser mes tests, avec l'accord du directeur de l'orientation professionnelle, Monsieur Bemelmans et de son adjoint, Monsieur Doutrepont. Merde, il s'accroche le gamin !!! Et mes nouveaux résultats, disent-ils, contredisent complètement les premiers. Personne, parmi ces psychologues-bidons, n'a pu imaginer un instant, que j'étais tout simplement, un garçon perturbé et que j'avais de fameuses raisons de l'être. Cette histoire est suspecte et je soupçonne ma mère d'avoir travaillé ces deux hommes au corps, avant les premiers tests, de la même manière qu'elle était allé voir mon professeur de 6e latine pour que je la redouble, alors que j'avais plus de 60%. De la même manière qu'elle vient de m'envoyer en Suisse pour cause de tuberculose imaginaire !
Et bien entendu, je réussis ma 3e latine, sans problèmes

 

Durant cette année 1954,( il y a t'il un rapport ?), on m'a aussi opéré des amygdales à la Clinique Sainte-Rosalie, tenue par des béguines. Je me revois, en salle d'op, assis dans un fauteuil. L'anesthésiste, un certain Docteur Bloch (opératoire) a mis un treillis sur mon visage, j'ai l'air d'un escrimeur. Dans la bouche, on m'a mis un ouvre-bouche (on est en plein "Aveu" de Costa Gavras) et ça  fait très mal. Mon père est assis, à côté de l'anesthésiste et celui-ci déverse goutte à goutte, un filtre d'ether, ça pue, et moi j'ai décidé de ne pas m'endormir. je résiste un max et je chante, disons que je mélodise (Nelson), car j'ai la gueule ouverte, comme un poisson accroché à l'hameçon fatal. "Tu ne m'auras pas" dis-je, probablement à mon père, autrement dit, tu ne me castreras pas, mais celà je ne le comprendrai que lors de ma psychanalyse, quinze ans plus tard. Des couilles aux amygdales, il n'a qu'un pas, que je ne franchirai pas!

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:45

Donc ces trois jours se terminent en apothéose. Je quitte ma mère après le repas dans son hôtel situé dans la vallée et s'engage alors un match-poursuite, autour du Lac de Pontresina. Nous nous rejoindrons juste avant son départ. Je la reconduis à la gare, après une réconciliation bidon. Ma mère adore les drames suivis de réconciliations. Pendant toute mon adolescence j'ai dû subir ce petit jeu sadique durant des soirées et des nuits entières.

Et dans ces courses folles autour du lac, je traverse Pontresina, Sils-Maria, ce village investi par Nietzsche, sérieusement malade, en 1888, avec des crises de folie et sa haine de Wagner son ex- ami félon. Le voici en 1889 et puis des photos de Sils-Maria, puis un rocher commémoratif dédié à Nietzsche ainsi que sa maison de Sils. dans laquelle il s'installera en 1888 mais il fait de nombreux séjours dans le coin depuis 1881. Il dit y avoir trouvé sa terre promise àù il viendrait mourir (il mourra à Weimar en 1900). Un endroit magnifique en effet qui "semble naître de la fusion de l'Italie et de la Finlande. L'air y est vif, la lumière se reflète puis sur les cimes enneigées, les chemins se perdent dans le silence des forêts d'épineux".Silvaplana et Sils à l'arrière450px-Sils&Silvaplana

Sils-Maria, mince langue de terre qui relie le Lac de SIlvaplana à celui de SIls, à 1800 mètres d'altitude; C'est là qu'il eût la révélation de" Zarathoustra" et de" L'Eternel retour" et qu'il écrivit "Par delà le bien et le mal"," La Généalogie de la Morale" et "L'Antéchrist". Voici des photos de Nietzsche en 1889, de sa maison à Sils, devenue Musée, d'un rocher à lui dédié et du lac de Sils-Maria

Chur235 001-copie-1

Sils et le Pic Corvatsch263 001y1-Lac de SilsSils-Maria Tombe de Nietszche912 001NIETSZCHE800px-La casa di niceBref je remonte à travers la forêt. Enfin le calme et la nature et surtout le silence. C'est sur ce sentier de montagne, que je me sens suivi par une sorte de chasseur tyrolien d'âge mûr, en loden vert. Méfiant je le laisse me dépasser, mais il m'attend plus haut sur le sentier et me dit : "Pon Chouer". On marche un peu, puis on s'assied sur un banc. Il me dit que j'ai de bonnes cuisses, les palpe à travers mon pantalon gris feutré, entre dans ma braguette à boutons (à l'époque on avait le temps de ne pas s'ouvrir "éclair"), et ne sent rien, ni moi non plus, pour cause d'impuberté. Donc le bide. Lui, déçu "Ach, encore fort cheûne" (Yawohl, aber nicht schöne bitte). Bref, on en reste là. Et le soir je raconte cette histoire à un de mes condisciples rentré de vacances un jour plus tôt que les autres et ça y est, hop, je me mets à bander dans mon lit sous la couverture, ça y est, miracle à Lourdes !'Tot fîr d'esse biesse" aurait dit Simenon dans son patois liégeois. Oh la la, dangereux, gefährlich, me voilà mûr pour une brillante carrière d'homosexuel! La révolte contre la mère oedipienne, l'absence de père, et le suisse alémanique, à chapeau tyrolien, tapi au coin du bois, juste au bon moment " "Youkaïdi, Youkaïda, c'est moi la tata et de youler de plaisir, oh là là itou, oh là là, tata "Maloja822 001

Plus grand'chose à dire de la Suisse, après celà. Les examens, le repas de fn d'année et un dernier examen de diction, à table, après le repas, où je me déchaîne, moi l'introverti, en récitant "La bataille de Ramscapelle". De qui est-ce? J'avais un ami, à Liège, qui récitait brillamment ce poème troupier 14-18, célébrant un héroisme de garçon- boucher ou napoleonien peut-être, avec une gestuelle et une aisance, dont je me sentais jusquelà, totalement dépourvu. Il s'appelait Michel Potelle, ça rime avec Ramscapelle. Car il faut le dire, cet "écureuil réservé" que j'étais (mon totem aus Scouts), avait le cours de diction en horreur. Je me blotissais au fond de la classe, complètement recroquevillé sous mon pupitre, pour ne pas être appelé à l'estrade, par mon professeur de diction, Jean Libon. Des heures d'angoisse, où je n'ai pour ainsi dire jamais été appelé, un vrai miracle ! J'en ai vu des rougissants comme moi, face à la classe goguenarde et sadique, tortillant les bords de leurs culottes courtes sur l'estrade en bois.
Donc là, à Saint-Moritz, un grand show. Je fais impression et m'y lance à corps perdu, dans cette bataille de Ramscapelle, où pas un ne survécut, au point que je me suis souvent demandé qui avait bien pu la raconter!
Et puis on proclame les résultats. Un seul classement pour toutes les classes. Dix-sept élèves. L'anglais était premier (la directrice était anglaise, faut-il le rappeler) et moi j'étais deuxième, sur dix-sept nuls. Mais ne pas être le plus nul parmi les nuls, c'était déjà une victoire! Adieu l'Engadine !!!St Moritz Dorf352 001st mor534 001
Je me retrouve à Bruxelles dans une gare. Mon père est venu me chercher. C'est la première fois qu'il me voit en pantalons. J'ai grandi et je suis tout basané, style "Moniteur de ski ". Le bronzage de la montagne, n'est pas celui de la mer. Il est au-delà du Rubicon.

Quant à mon père, il m'est toujours aussi étranger !

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:43

II y a  le dortoir. je me souviens d'un grand con, à côté de mon lit, exhibant généreusement, chaque matin, sa pine en "berne" (et nous étions pourtant à Saint-Moritz, c'est dire s'il l'avait longue ). Je n'avais jamais vu ça et j'étais d'autant plus effaré que j'étais toujours impubère à quinze ans. Il y avait aussii un garçon timide qui se prénommait Denis. C'était le souffre-douleurs. La nuit, les plus âgés se lèvaient pour lui tremper la main dans un bol d'eau, pendant son sommeil et le faire pisser tout son saoûl Qui a inventé ce jeu stupide? Mais je vous jure que ça marchait et que le gars se réveillait trempé le lendemain. Pipi  au lit !  Marqué à jamais !  Mieux que celà, un jour il  répond grossièrement à la professeur d'anglais, le pied-bot. Et le soir dans la salle de récréation, Denis a dû baisser son pantalon devant Directrice, professeurs et élèves et le pied-bot lui a administré une raclée "fesses nues". Voici pour l 'éducation sexuelle dans un collège anglais à Saint-Moritz en 1953 !
Heureusement qu'il y avait la glisse quotidienne, dans une neige souvent poudreuse, avec au soleil, des scintillements de pierres fines. Ce n'était tout
I
de même pas le sana, ni celui de  "La Montagne magique " de Mann, ni celui du "Siloë" de Paul Gadenne ! Quelques photos encore des lieux qui m'entourent. Mes photos à moi sont ratées. J'avais un vieil Alpha-Box, il n'a pas résisté au froid de la montagne hivernale.Celerina-Samaden708 001Champfer=Silvaplana445 001-copie-1
Alors, il y a eu les vacances de Pâques et tout le monde est rentré dans sa famille, sauf moi. Je me suis retrouvé seul, une fois de plus, à échanger quelques rares phrases avec John Bird, beau grand jeune-homme classieux, comme dirait Ginsbar, inséparable de sa mère, l'incontournable Mrs.Bird. Et je me suis promené dans les montagnes de printemps, à la recherche des chevreuils, avec mon appareil photo de l'époque, un Agfa Box.
Parfois je prenais le bus, pour descendre dans la vallée de l'Engadine, à 1800 mètres. Des noms sonnent encore à mon oreille, comme des clochettes de traîneaux: Campfer, Silvaplana, Pontresina, Sils-Maria, Piz Nair, Piz Maloya, Muotas Muragle, Diavolezza. Sur les lacs glaçés, les anglais jouent au "Curling". La population locale parle le Romanche, un dialecte alémanique. Il y at un côté carte postale "Merry Christmas", traîneaux à la Jivago, Santa Klaus de rigueur, pralines aux étalages kitsch des "Conditorei". Bref, très schleu finalement, les Grisons! Voici Campfer-Silvaplana:Champfer=Silvaplana445 001-copie-1Le Pic de La Maloya vue de St MoritzMaloja822 001
Ce qui me frappait, c'était l'ombre précoce dans la vallée de l'Engadine, dés quinze ou seize heures, provoquée par les montagnes saillantes environnantes. Je n'aimais pas ce soleil court dans le fond de la vallée. st mor534 001
Alors je remontais vers mon collège-villa, pour m'y dorer en terrasse au soleil couchant !
Et puis, il y a eu une visite de ma mère pendant ces vacances de Pâques, une véritable catastrophe, qui a duré trois jours. Trois jours de bagarres ! A l'origine, une anecdote qui peut paraître stupide. Elle m'avait tricoté un pull en grosse laine, d'un bleu électrique pètant,  absolument difforme, manches trop longues, épaules tombantes, dont la base m'arrivait presqu'aux genoux. Bref in-portable et j'ai donc refusé de le porter. Ma mère l'a très mal pris. Elle avait passé ders journées à me tricoter ce sac à pommes de terre et je refusais d'être transformé en topinambour. Obstinément. Ma mère, en effet, tricotait des pulls déformés à ses hommes (mon père et les trois garçons car nous étions trois, mes deux frères étant nés en 1946 et 1950 ), nous achetait des chemises à pointes de cols tordues et des pantalons difformes, qu'elle nous avait appris à repasser, en nous les faisant allonger, bien pliés, sous nos matelas, le soir, avant de nous coucher; une corvée ménagère en moins pour elle . Bref elle nous rendait "laids". Mon père lui, s'en foutait complètement. Pourtant il n'était pas laid du tout (comment dire le contraire alors que tout le monde a toujours affirmé que je lui ressemblais) mais habillé par ma mère, on aurait pu le planter au milieu d'un champ de blé, en guise d'épouvantail à moineaux. D'autant plus étrange comme attitude maternelle, que ses frères s'habillaient très anglais, très "chic", très"smart", très "Oxford", comme ils disaient, ces cons. Et pourtant c'était tout de même mon père et non pas eux, qui avait passé cinq ans en Angleterre. Allez comprendre ? Je me souviens très bien de mon père, le veston de travers, le pantalon froissé avec "de l'eau dans les caves ", la cravate mal nouée, le noeud en oblique et surtout, toujours, au moins une des pointes du col de sa chemise débordant sur le revers de son veston!

Le voici mon papa, avec moi, à la Côte belge. Il n'est pas mal habillé. Just married, ma mère n'a pas encore eu le temps de  "l'arranger" comme on dit, pas plus que moi d'ailleurs ca je n'ai pas vraiment une bouille de petit malheureux 1939-Mon-p--re-et-moi-n--2-1-copie-1.jpg1939-Mon-p--re-et-moi-n--2.jpgEt dire que Hitler va bientôt arriver.....Il a déjà envahi la Tcécoslovaquie..Ben dites donc, j'en ai une tonne de pampers là-dessous. A mon avis je devais pisser de rire

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:42

undefinedSt Moritz-Engadine-Montalia-Vancau 1952-53Voici l'Institut Montalia, 2000 mètres d'altitude. Je vais y vivre  pendant une année scolaire 1952-1953. J'arrive donc là-bas, un soir de septembre 1952, dans l'obscurité. Il faut imaginer ces deux photos avec d'énormes masses neigeuses, car elles ont été prises au printemps 1953 et l'effet est tout différent. Le lendemain  de mon arrivée, je réaliserai que je suis sur le toit du monde et qu'il n'y a aucune autre habitation aux alentours. C'est un peu la demeure du "Psychose" d'Hitchcock. J'arrive donc un soir dans une salle où je suis accueilli par élèves et professeurs. Je me souviens d'un liégeois très chaleureux (comme tous les liégeois) qui s'appelait Ricardo des Mezières (Franco-Espagnol); il y a une majorité de belges, mais aussi un anglais et un italien. Parmi les belges, je me souviens de Frédéric de Limelette et de Patrick Dumont de Chassart. Rien que du beau linge,une fois de plus.
La directrice Mrs. Bird est anglaise (en un mot, quoique..). Son fils John, plus âgé que nous, vit avec elle. Et puis les trois professeurs, un suisse, un italien et une françaiseSt Moritz from Corvatsch

A six heures du matin, on se retrouve tous en training, pour faire notre gymnastique dans la neige. On se croirait à la Starac. A 7 heures nous sommes en classe et les  3 professeurs défilent toute le matinée. Comment font-ils pour donner le même cours à des élèves de différentes classes d'Humanités ?Je n'ai toujours pas compris ! Après le repas de midi, il y a une sieste d'une heure et puis on skie jusqu'à 17 heures ! Alors là, c'est le pied ! Je n'ai plus skié depuis 7 ans, à Morzine, mais ça revient très vite, car dés le premier WE, je suis embarqué avec la troupe et je me tape le glacier de la Diavolezza, en peau de phoque, les skieurs me comprendront et je le redescends en glisse, avec les autres. Voiic une des raes photos convenables que j'ai prises, sur le glacier. Inoubliable randonnée.1953-54. SAINT-MORITZ Glacier de la Diavolezza Je porte des lunettes de glaciers, le soleil tape dur et le soir, lorsque je les enlève, j'ai des yeux de hibou (chouette alors!!!). Visage brûlé et deux cercles blancs à la place des lunettes.. Le voici le glacier de la Diavolezza mais en été, au lever du soleil. On y a érigé un stupa comme en IndeGlacier de la Diavolezza st Moritz 800px-Corviglia StMoritz
A 17h00, il y a étude jusqu'au souper. Comme à midi, on mange tous à la même table familiale- tous à savoir cinq adultes et quinze élèves, table où trône majestueusement notre directrice anglaise, la" grande mère". Quand l'un de nous a terminé son repas et veut quitter la table, il doit prononcer une phrase rituelle " Puis-je disposer, Mrs Bird " et attendre l'autorisation qui parfois se fait attendre et il faut recommencer plusieurs fois, en criant de plus en plus fort. Dire une telle phrase avec une insistance menaçante, ce n'est pas évident. Essayez et vous verrez! C'est donc dans ce décor que je vais fêter mes quinze ans le 1er Novembre 1952!Le Col de la Bernina vu de la gare deMorterratsch322 001SAINT-MORITZ.jpg
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:40

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Hé bien oui fin septembre, nous les élèves de quatrièle latine, nous passons à la cuti, la cuti_réaction, j'ignore si celà existe toujours, mais le but recherché était de détecter une tuberculose éventuelle. Et je suis "positif"; je fais ce qu'on appelle une primo-infection tuberculeuse. Enfin, il paraît, je n'y ai jamais cru et n'en ai jamais rien ressenti.  Et on m'envoie faire ma 4e latine à Saint-Moritz dans un établissement bien connu des jésuites de Saint-Servais, l'Institut Montalia, situé à 2ooo mètresd'altitude, soit à 200 mètres au-dessus de la vallée de l'Engadine, en fait, une grande villa, complètement isolée dans la montagne. Une directrice anglaise, Mrs Bird, 3 professeurs:  Mr Julmy,un Suisse Mr.Cattaneo un Italien et une dame dont j'ai oublié le nom et qui avait un pied bot (ça par contre je m'en souviens)

Tout celà, pour une quinzaine d'élèves de toutes nationalités, dont l'âge oscillait entre 12 et 18 ans. On pourrait dire, des gosses de riches dont les parents n'avaient pas le temps de s'occuper, ils avaient juste l'argent pour ne pas devoir s'en occuper. Bref un soir de septembre, me voilà embarqué à la Gare des Guillemins à Liège dans le train de nuit pour Bâle. Je me souviens de ce réveil au petit matin avec les premières montagnes neigeuses; on n'y croit pas parce qu'on a dormi et on n'a rien vu arriver.
A Bâle, changement de train pour Chur (Choir) dans les Grisons, je traverse la Suisse d'Ouest en Est et à Choir, nouveau train pour St Moritz où je vais arriver vers les 17 heures. On vient me chercher à la Gare et on grimpe, on grimpe. Voici sur la photo du bas, St Moritz vu du haut avec un des lacs de l'Engadine, lacs bordés par d'autres petits villages, Campfer, Silvaplana, et enfin  Pontresina où je vais rencontrer Nietzsche, 52 ans après sa mort.
Voici le trajet accompli en 3 cartes successives. Carte de Suisse d'abord avec un fléchage en noir de la Région de l'Engadine, en bas à droiteImageCarte suisseLa Gare de CHOIR-CHUR en allemand- où j'ai changé de train, sur la 2e carte à droiteChur321 001cChur 272 001cChur235 001EEt l'arrivée dans le décor de Saint-MoritzSt-Moritz 04 2004xSt Moritz004777AvSaint-Moritz en 1881St Moritz Bains en 1881xLe Palace Hôtel. On se croirait dans "THE SHINING"St Moritz Palace Hotel StMoritzCeci dit moi j'arrive dans le noir mais j'ai une année devant moi pour découvrir ce monde de palaces que je n'aime pas, mais par contre les montagnes environnantes et cette succession de lacs plendides, quel régal !!!
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:38
Je continue à remporter les premiers prix en composition française, en lecture et en orthographe. En Mathématiques je suis toujours aussi nul.1952.-4e-Latine.-copie-1.jpg
Sur cette photo de fin d'année, je suis à la deuxième rangée, en partant du bas, l'avant-dernier sur la droite, à côté de mon ami Paul Gielen, le premier de la classe avec de Lamotte.1953-Juin.-4e-Latine-Portos--Retour-de-Suisse.jpg
Notre professeur, nous l'appelons Portos, j'ai oublié son vrai nom. Un des trois mousquetaires, mais j'ignore l'origine de ce surnom. Il était bien gentil mais il devait avoir un problème. Comme j'étais souvent avec mon ami Paul G., dans les rangs, dans la cour et à la Chapelle, il n'arrêtait pas de nous séparer en nous faisant changer de place. Personne ne comprenait pourquoi. Il avait dû lire Gide, nous pas encore. Bref c'est celà, l'éducation. Projeter ses manques sur les gosses en les culpabilisant.
Quand je me regarde, je me dis que je devenais complètement difforme et bouffi, adipeux, boulot.  A la rangée du bas, le 2e, en partant de la gauche, il y a un phénomène dont je me souviendrai toujours, Justin Furnelle, le clown de la classe, prestidigitateur et capable d'improviser à tout moment. Par exemple, en se confectionnant une sorte de béret avec 2 pinces à linge, et en empoignant une chaise à barreaux qu'il renversait sous son bras pour en faire une cornemuse dont il reproduisait le son, de sa voix nasillarde, avec un réalisme surprenant. Chaque fois qu'en classe ou à l'étude, il y avait un changement de professeur ou de pion, il empoignait sa chaise et traversait la classe en cornemusant. Ceci dit, il ne fallait pas l'emmerder car il faisait du Judo. J'aimais beaucoup ce mec-là! A ce propos,  c'était aussi l'époque des combats de boxe, organisés par notre professeur de gym, Monsieur Alain, qui était un ami d'une vedette de l'époque, le celèbre Kid Dussart (le Cerdan wallon). je me suis donc retrouvé deux fois sur le ring opposé à un collègue, Guy Philippart, qui tenait absolument à me casser la gueule, je n'ai jamais su pourquoi. Il a remporté le 1er match et nous avons fait match nul au second. Ce garçon est devenu Jésuite, comme beaucoup d'autres et en est sorti comme presqu' autant d'autres.
De tout celà, je reparlerai plus tard. Cette classe, je ne l'ai vécue qu'en septembre 1952, mon départ en Suisse, et ne l'ai retrouvée qu'en Juin 1953, date de la photo, juste avant les vacances 
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:35
undefinedScouts-Jamboree 51-Vancau-Bad Ischl-AutricheJ'ai oublié de dire qu'en Eté 1951, j'ai  la chance d'être sélectionné alors que je n'ai pas l'âge requis de 15 ans, à un Jamboree Scout qui se déroule à Bad-Ischl, en Autriche, non loin de Salzbourg. une immense plaine entre deux chaines de montagnes, avec des milliers de tentes et des scouts de tous les pays, des noirs, des rouges , des jjaunes. Souvenir fort, mais assez brumeux ; j'ai 14 ans et ne suis pas bien dans ma peau; je vis tout au travers dScoutisme Autriche-Jamboree 51-Vancau'une vitre. J'ignore même que je suis à deux pas de la ferme de Thomas Bernhard (Gmunden), qui, probablement ne s'y trouve pas encore. un des plus grands écrivains autrichiens (oh si peu) contemporains, que je ne découvrirai que dans les années 1990, soit 40 ans plus tard. J'ai bien fait d'attendre. Oui bien sûr, c'était aussi le festival de Salzbourg et nous sommes allés entendre Amadeus. J'ignorais que 33 ans plus tard, un certain Milosz Forman...mais on n'en finirait plus...
Voici le gamin en 1951, à droite, j'ai en fait, treize ans et demi, les jambes ont pousssé mais pas le reste
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:30
Bouteilles aux couteaux - Maurice Pirenne

Huile: 0.36/0.28
1957

Bouteilles aux couteaux=Huile de Maurice Pirenneundefined
Je l'ai achetée 3000 FB en 1967 (J'en gagnais 12000), et payée en 6 mensualités de 500 FB)

Après le dernier versem ent, Maurice Pirenne a dit à André Blavier : " Tiens, m'fi, je n'aurais jamais cru que mon neveu me paierait jusqu'au bout... ".


Cette peinture est exposée dans la Galerie permanente de la Fondation Vancau, à Libramont (Belgique)
Pirenne a été à la base de ma longue amitié avec André et Odette Blavier, que je côtoierai jusqu'à leurs décès respectifs
André était bibliothécaire à la ville de Verviers, pataphysicien et ami de Raymond Queneau, qui lui avait légué son oeuvre littéraire. Voici André Blavier peint par Maurice PirennePortrait d'André Blavier mar Mauroce Pirenne=Verviers-Belgique

Des oeuvres  d'André Blavier, ami de Raymond Queneau, membre du Collège de Pataphysique comme Queneau et VianQueneauBlavierCorrespondance André Blavier-Raymond QuenauFrance 3 Un JOUR, un Livre - Olivier Barrot

Occupe-Toi d'Homélies d'André BlavierLes Fous Littéraires d'Anfré BlavierMaurice Pirenne par André BlavierEt voici le vrai BlavierBLAVIER Andre

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