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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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Archives

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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COHEN Eveybody Knows
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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 06:11

Ma bio 13 Thème astral

Theme astral de Christian VANCAU
Né le  1-11-1937, à Gand (Nord Belgique) à 18h20

Scorpion, Ascendant Gemeaux
Mercure et Soleil en Scorpion

Milieu du Ciel en Verseau
Mars et Jupiter en Capricorne
Saturne en Poissons
Uranus en Taureau
Neptune en Vierge
Venus et Lune en Balance
Pluton en Lion

Gémeaux en Maison 1

Cancer en Maisons 2 et 3
Lion en Maison 4
Vierge en Maison 5
Balance en Maison 6

Sagittaire en Maison 7
Capricorne en Maison 8 et 9
Verseau en Maison 10
Poissons en Maison 11

Bélier en Maison 12

Biographie 13   Mon thème astral
Biographie 13   Mon thème astral
Biographie 13   Mon thème astral
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 05:59

Mes dessins d'enfant

Dessins de guerre

Puis, les deux dernières photos ci-dessous.

La Noël dans le salon de mes grand-parents , quai Mativa. De gauche à droite, mon grand-père, moi collé à ma mère, géante, alors qu'elle fait 40 cms de moins que mon grand-père, ma soeur et ma grand-mère. Noter les détails de la tapisserie à fleurs et ceux du tapis persan, avec la crèche. Une baie vitrée et une fenêtre ouvrent sur le jardin, en contrebas, puisque nous sommes  au 1er étage J'ai sept ans et la contre-offensive des Ardennes a commencé. Bombardements à gogo; toute la famille vit dans les caves, refaisant surface entre deux largages de bombes ou de V1 (les fameux Von Braun)

Sur la photo du bas, c'est le repas de famille, les deux enfants de dos, ma mère à gauche ( ici minuscule par contre), ma grand-mère en face et à côté d'elle, une place vide, celle d'un père que je ne connais pas

Ma Biographie 12 - Mes dessins de 1944-45
Ma Biographie 12 - Mes dessins de 1944-45
Ma Biographie 12 - Mes dessins de 1944-45
Ma Biographie 12 - Mes dessins de 1944-45
Ma Biographie 12 - Mes dessins de 1944-45
Ma Biographie 12 - Mes dessins de 1944-45
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 05:52

 

Ma BIO 11. Mon milieu environnant

 

Bref mon milieu environnant est plutôt gratiné. Tous les ingrédients d'une savoureuse sauce judéo-catholico-chrétienne. Le ROI, l'EGLISE, les SCOUTS cathos, plus tard on ajoutera les JESUITES. Et bien sûr on m'a appelé CHRISTIAN ! Je suis le Christ-Roi de ma mère. D'ailleurs, il paraît que je ressemble au petit Prince de Liège, l'actuel Roi Albert II. Je me souviens avoir été porté en triomphe à la campagne par des adolescents qui m'appelaient "Le petit  Prince"                                                                                                                                                                

Quant à mon père, connais pas ! Dommage car lui est issu d'un milieu libéral gantois, pas croyant pour un sou. Hélas pas de chance. J'apprendrai plus tard que ma mère a mis comme condition à leur mariage, l'obligation pour lui, de se convertir. Alors mon père, athée, s'est mis, très rationnellement à étudier la question, à lire les Evangiles et il en a conclu que le Christ ne pouvait pas être simplement un homme, pas même un saint, mais simplement un dieu, le fils de dieu tout puissant etc...C'est lui qui m'a dit celà un jour mais ça ne m'a pas impressionné du tout. Je pense plutôt que dés cette acceptation "d'épouser" les mythologies de ma mère, il s'est avoué vaincu, asservi. Il ne s'est pas rendu compte de l'indécence de cette exigence, du manque de respect de l'autre qu'elle dénonçait, que cela n'avait aucun rapport avec l'amour ! Donc ce n'est pas lui qui aurait pu m'aider à résister. J'ai sans doute résisté à ma mère et je suis le seul, peut-être justement parce que mon père n'avait pas pu résister                                                                                                                                                                                                                                                                                       Le grand cirque commence avec ma première communion, non la solennelle, mais celle que l'on appelait la communion privée. Il paraît, aux dires de ma mère, que je suis tellement évolué au niveau "spirituel", qu'elle est parvenue à obtenir de l'Evêque de Liège, une dispense me permettant de faire cette communion à 5 ans au lieu de sept. Et me voici devenu "cureton en pépinière". une carrière d'Evêque est en vue, voire même de cardinal et pourquoi pas ..de Pape... tant qu'on y est !! Après cela on s'étonnera que je sois devenu narcissique  !!l                            

 

Cette première communion, je la fais à la Chapelle des Dominicains au Quai Mativa, en 1943. Je me vois encore, avancer, en costume blanc, dans l'allée centrale de la chapelle, au milieu de deux parterres de cheftaines, les  amies de ma mère; Il n'y a que des femmes. Je suis "(sic), un petit prodige, consacré prématurément par l'Evêque, un ange d'une pureté fabuleuse, avec ses longs cheveux blonds (ma mère expliquera qu'elle me laissait pousser les cheveux pour que mon père me retrouve tel quel, après la guerre). Mon cul ! En réalité elle est occupée à déviriliser le petit homme qu'elle a sous la main, comme elle le fera toute sa vie avec ses autres hommes (mon père et mes deux frères). La chapelle, moi le héros du jour, l'ange avec son ange gardien sur les talons, les yeux baissés (en réalité je regarde sous les jupes des femmes ), je m'en vais  avaler le Christ, Saigneur-Dieu ! ( non ce n'est pas une faute d'orthographe ). Et des cadeaux de toutes ces femmes, des bénitiers, des chapelets, des crucifix, des images pieuses "Félicitations au petit Christian qui aujourd'hui a reçu pour la première fois le petit Jésus dans son coeur" Amen !

 

In fine ma mère est ses cheftaines du Clan Reine Astrid
In fine ma mère est ses cheftaines du Clan Reine Astrid
In fine ma mère est ses cheftaines du Clan Reine Astrid

In fine ma mère est ses cheftaines du Clan Reine Astrid

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 05:45

Bio 10   Souverain-Wandre -Dom Hilaire -Simenon

 

 Recevoir 'le petit Jesus dans son coeur"?. C'est la phrase utilisée par ma mère, à la veille de ma communion privée. Ah bon ? En fermant les yeux,  en ouvrant la bouche et en sortant la langue. Et en plus, ça n'a aucun goût ce machin là. Totalement insipide ! Rien d'autre, de plus excitant à me proposer? Qu'est-ce que ce ballet de femmes frustrées et dés lors mystiques? On n'est pas en 1914, on est en 1940 ! En principe les hommes ont été démobilisés, surtout les bourgeois. Et pourtant je ne les vois pas. Alors à quoi jouez-vous les femmes??
 

Un jour, toujours sur son vélo, ma mère m'emmène à Souverain-Wandre, chez une amie qui  a un fils, qui a environ une dizaine d'années et qui veut devenir Curé plutôt que de commencer à vivre. On lui aménagé une pièce, transformée en chapelle, dans laquelle, il nous "dit la Messe", déguisé en petit prêtre, tous accessoires compris, étole, burettes, encensoir et autres patènes, bref du grand spectacle. Un vrai petit show pour trois spectateurs agenouillés: sa mère, ma mère et moi. Je suis bel et bien dans un monde de malades mais je ne le sais pas encore! Il est clair que l'on me présentait l'ami exemplaire, la voie à suivre, mais après la messe, sa messe, aucun contact ne s'est établi entre ce garçon et moi. Heureusement !

Vingt trois ans plus tard, en 1956, j'allais sortir d'une Rhétorique Jésuitique où  dix élèves sur vingt-trois, parmi mes condisciples, allaient devenir  curés, jésuites, dominicains, missionnaires, mais là, j'avais compris et avais cessé d'aller à la messe et à confesse !
 

De toutes ces années d'occupation, je n'ai gardé que des "flashes".
 

Il y a d'abord, ma soeur, Danièle, qui a un an et demi de moins que moi, (née en juin 1939), à qui j'apprends ses premiers mots dans les escaliers de la maison du Quai Mativa. Et aussi des vacances de guerre avec elle, dans une ferme de Hockay, (campagne liégeoise) où nous nous roulions dans les meules de foins, sacré défoulement pour des petits citadins. Des images de Jeux Interdits, où nous incarnions , avant la lettre, Brigitte Fossey et Georges Poujouly. On s'entendait à merveille et on rigolait tout le temps
 

Je me souviens aussi de ma détestation des peaux, dans mon lait chaud, (on me forçait à les manger), que je finissais à ingurgiter, à force de menaces, ce qui m'amenait à crier, en fin de course, pour avoir la paix "J'ai avalé mes peaux" !
 

Même comédie avec la viande (celle du "marché noir") que l'on me force à avaler; des comédies à n'en plus finir, à chaque repas, car j'emmagasine les morceaux dans ma bouche, mais refuse de les avaler . Alors pour me punir, on m'enferme dans une chambre, avec mon assiette à terminer. Mais un jour je suis pris en flagrant délit par mon jeune oncle, qui recule le divan sur lequel je suis couché; j'ai recraché toute ma viande derrière le lit. Ni lait ni viande, ni père ni mère!!!

 

Pendant tout ce temps, pas d'école. J'ai connu l'école pour la première fois, lors de ma troisième année primaire, en 1946, chez les Soeurs de Sainte-Véronique à Liège, des religieuses comme de bien entendu. Ma première année scolaire, je l'ai vécue avec ma mère qui était mon institutrice de fait, sous le contrôle d'une frebelienne attitrée, car ma mère n'était en rien attitrée, mais elle adorait enseigner, on s'en doute, à  pouvoir imprégner, envahir, asservir tous ceux qui l'entouraient

 

Elle nous donnait donc des cours, à ma cousine Béatrice et à moi, sous l'égide du couvent des religieuses de Jupille, dont ma Tante Loulou Duesberg, plus austère que cela, tu meurs, était la "Mère supérieure attitrée". Oui, c'était la soeur de mon grand-père Jules Duesberg, le mécréant, qui avait un autre frère religieux, mon Oncle Emile, Bénédictin à l'Abbaye de Maredsous et exégète biblique, (auteur notamment des "Scribes inspirés") et plus tard ami de Simenon. Dom Hilaire Duesberg (1888-1969), décédé à Maredsous. Elu à l'Académie royale de langue et de littérature française en 1952, frère de Jules Duesberg, cousin germain d'Henri et de Maurice Pirenne...Il faut s'y retrouver

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In Fine Dom Hilaire Duesberg et juste avant la lettre que m'a adressé Georges Simenon, puis un extrait des Mémoires intimes du même Simenon
In Fine Dom Hilaire Duesberg et juste avant la lettre que m'a adressé Georges Simenon, puis un extrait des Mémoires intimes du même Simenon
In Fine Dom Hilaire Duesberg et juste avant la lettre que m'a adressé Georges Simenon, puis un extrait des Mémoires intimes du même Simenon
In Fine Dom Hilaire Duesberg et juste avant la lettre que m'a adressé Georges Simenon, puis un extrait des Mémoires intimes du même Simenon
In Fine Dom Hilaire Duesberg et juste avant la lettre que m'a adressé Georges Simenon, puis un extrait des Mémoires intimes du même Simenon
In Fine Dom Hilaire Duesberg et juste avant la lettre que m'a adressé Georges Simenon, puis un extrait des Mémoires intimes du même Simenon

In Fine Dom Hilaire Duesberg et juste avant la lettre que m'a adressé Georges Simenon, puis un extrait des Mémoires intimes du même Simenon

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 05:42

BIO 9  Mes premiers souvenirs d'enfance

 Mes vrais souvenirs d'enfance commencent en 1940, à Liège, dans cette maison du Quai Mativa. Les aleas de la guerre vont faire que mon enfance sera liégeoise et non gantoise, même si je retourne de temps en temps à Gand chez mes grand-parents et chez mon Oncle Lucien Brunin (qui est Juge) et  ma tante Ginette, soeur de mon père, qui ont un fils, Didier, qui a quatre ans de plus que moi. J'y reviendrai plus tard !
 

Je vis donc en bordure de Meuse, sous l'occupation allemande, plus que présente. "Ausweispapieren" à tous les tournants, j'en ai plein les oreilles. Barrages de barbelés, guérites, contrôles. Ma mère qui ne tient pas en place m'emmène sans arrêt sur son vélo, plus exactement dans un panier en osier fixé à sa selle. Le plus souvent elle va voir des amies cheftaines car avant la guerre elle a été une des premières cheftaines de Belgique et a formé un clan de femmes, le Clan Reine Astrid, des femmes catholiques, bien sûr et royalistes puisque "Reine Astrid", cette Reine mythique, Suédoise, épouse du Roi Leopold III et morte tragiquement dans un accident de voiture en 1935, en Suisse à Küssnach. On peut dire que ma mère et ses amies sont de féministes avant la lettre, des mini "Lady Baden  Powell"

Dés le départ, j'évolue donc dans un monde catholique, scout et royaliste. Le seul qui fasse tache c'est mon grand-père, ex-ministre libéral, probablement franc-maçon (milieu de l'Université non-catholique de Liège) mais néanmoins très ami avec notre Roi catholique Leopold III. C'est en tout cas le seul à ne pas aller à la messe. 

 Donc en gros, je vis la guerre dans un panier en osier , sur le porte-bagages d'un velo, au rythme des coups de pédale énergiques de ma mère et des » Ausweisspapieren » des Scleus en guérite.

Autour de moi, ma soeur, Danièle, un an et demi de moins que moi (juin 1939) avec laquelle je m'entends très bien, et ma grand'mère et marraine, Adrienne surnommée Lily, qui passe sa vie dans la cuisine (elle a un diplôme de régente ménagère mais elle n'exerce pas ou plutôt elle exerce son diplôme à la maison) à demi-enterrée (la cuisine et elle du même coup)) avec des remontées en surface au salon du 1er étage, pour lire le journal et écouter la radio et il y a le grand homme, son mari, le recteur et professeur d'anatomie, qui rentre ponctuellement à 18h00, s'installe dans le salon que nous devons quitter, ma grand-mère, ma soeur et moi, pour le laisser s'installer à son piano (à queue, quel piano. Mon goût du piano vient de lui)). On le revoit dans la cuisine à l'heure du repas du soir. Il ne dit rien, semble continuellement absent; il est clair que sa vie est au-dehors.

En ce qui me concerne, je puis attester qu'il ne m'a jamais adressé la parole, sauf une fois à la fin de la guerre. Il avait perdu ses lunettes dans un champ sur les hauteurs de Liège; c'étaient des lunettes d'écailles auxquelles il semblait tenir beaucoup car il était complètement paniqué. Nous montons à plusieurs dans ce champ et nous faisons un "rateau "et miracle, c'est moi qui retrouve les lunettes; il est tellement content qu'il tire de son porte-feuilles un billet de 5 Francs, un billet rose et me le donne; ce billet je l'ai toujours ! (voir ci-dessous)

Incroyable d'imaginer qu'un homme qui héberge sa fille et ses deux enfants pendant la guerre et qui se trouvant quotidiennement devant son petit-fils, privé de père, ne lui accorde néanmoins aucune attention! J'apprendrai plus tard que mon grand'père n'aimait pas les garçons et que ma mère était sa préférée.

On comprendra mon septicisme vis-à-vis du concept de "grand homme". Un grand homme n'a rien à voir avec les honneurs, les décorations, la stature, les diplômes, les vrais grands  hommes sont ailleurs et souvent dans l'ombre

 Ma Biographie 9  Mes premiers souvenirs d'enfance commencent en 1940
 Ma Biographie 9  Mes premiers souvenirs d'enfance commencent en 1940
 Ma Biographie 9  Mes premiers souvenirs d'enfance commencent en 1940
 Ma Biographie 9  Mes premiers souvenirs d'enfance commencent en 1940
 Ma Biographie 9  Mes premiers souvenirs d'enfance commencent en 1940
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 05:32

 

Voici mes grands-parents maternels, Jules Duesberg et Adrienne de Neuville, à Naples. C'est chez eux, Quai Mativa, que je vais vivre pendant l'occupation allemande de 1940-45 et ce jusqu'en 1947

Ma Biographie 8 Voici mes grands-parents maternels de Liège, les Duesberg
Ma Biographie 8 Voici mes grands-parents maternels de Liège, les Duesberg
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 15:08

BIO 7 Ma mère, moi et ma sœur Danièle pendant l’ocupation

Poure en finir avce ma généalogie, j'ajouterais deux choses. La mère de mon grand-père maternel Jules Duesberg était allemande et s'appelait Anna HAMMESPHAER. Pendant la guerre, j'allais la voir au Sanatorium d'Eupen avec ma mère. Comme toutes les dames de sa génération, elle portait un ruban noir autour du cou (peut-être un ruban de veuve ?). Et moi, je jouais tout l'après-midi avec sa loupe (j'essayais de mettre le feu au sanatorium en la braquant sur les rideaux de la chambre, histoire de tuer l'ennui).

Quant à la mère de ma grand'mère maternelle, Adrienne de Neuville, épouse Jules Duesberg, celle que j'appelais "Bobonne" et qui était dans un home tenu par des Dominicaines au Quai Mativa (et donc je l'ai bien connue), c'était une HOUGET, Hélène, ayant épousé en premières noces, Alfred de Neuville (et en seconde un Deheselle avec lequel elle aura un fils, Antoine, qui épousera une française (Tante Ponette), avec laquelle il tiendra une ferme à Bois-Briard, près d'Evry -Petit-Bourg, Essonne (25 Kms de Paris, direction Sud ), ferme dans laquelle j'irai passer plusieurs séjours mémorables pendant la guerre. J'en reparlerai. Et la mère d'Hélène Houget, s'appelait Laura della Morte, épouse d'Adrien HOUGET. Je veux seulement relever, qu'outre mon ascendance flamande et wallonne, j'en ai d'autres, allemande et italienne et que je suis donc une mixture de germaniques et de latins, en quelque sorte un mélange de "contraires", qui se retrouve continuellement dans ma personnalité, à la fois rêveuse et lyrique, et en même temps, rationnelle, ponctuelle et organisée !
 

Enfin du côté de mon père, j'ai une ascendance paysanne, des huiliers de la région d'Audenarde (S.O de Gand): Wortegem, Wanegem, Nokere. Au plus loin, on remonte à un Daneel van Coudenberghe, reçu en 1421, dans la bourgeoise d'Audenarde, et c'est après trois générations, que les van Coudenberghe, adoptent leur nom patronyme Van Cauwenberghe. Jusqu'au jour où l'un d'entre eux, entre à l'Université de Gand, y fait ses études de médecine et deviendra Professeur et Recteur de la dite université. Il s'agit de mon arrière grand-père, CHARLES VAN CAUWENBERGHE (1841-1911) qui épousera IDA ROLIN, mon arrière-grand-mère, et tante du SénateurSocialiste HENRI ROLIN, le cousin germain de mon père Roger Van Cauwenberghe qu'il retrouvera en Angleterre à Londres, pendant la guerre 40-45. J'ai rencontré Henri Rolin chez lui à Bruxelles en 1964. Tout comme j'ai rencontré mon oncle par alliance Maurice PIRENNE, en 1967, à Stembert, grâce au couple Vandeloise et à André Blavier( car jamais ma famille ne m'en avait parlé !), André Blavier avec qui je vais me lier d'amitié, lui et son épouse Odette, bien entendu et celà jusqu'à leurs décès respectifs. Avec eux, j'ai retrouvé, entre autres choses, mon milieu verviétois ancestral!
 

Voilà, j'en ai je crois terminé avec ma généalogie, mais ce travail probablement fastidieux pour le lecteur était indispensable pour planter le décor de ma vie


 

In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle
In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle
In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle
In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle
In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle
In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle
In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle
In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle
In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle

In fine, Bois-Briard, en 1946, dans l'Essonne, propriété Antoine Dehaselle

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 14:30
La maison et le quai avec la Meuse (dérivation) et La Boverie en face (actuel Musée d'art moderne)
La maison et le quai avec la Meuse (dérivation) et La Boverie en face (actuel Musée d'art moderne)
La maison et le quai avec la Meuse (dérivation) et La Boverie en face (actuel Musée d'art moderne)
La maison et le quai avec la Meuse (dérivation) et La Boverie en face (actuel Musée d'art moderne)
La maison et le quai avec la Meuse (dérivation) et La Boverie en face (actuel Musée d'art moderne)
La maison et le quai avec la Meuse (dérivation) et La Boverie en face (actuel Musée d'art moderne)

La maison et le quai avec la Meuse (dérivation) et La Boverie en face (actuel Musée d'art moderne)

Bio 6 Quai Mativa

C'est au n°22 du Quai Mativa, à Liège, que j'ai vécu mon enfance, de 1940 à 1947, dans une maison superbe, conçue vers 1910 par le frère de mon Grand-Père, l'architecte Joseph Duesberg, en bord de Meuse, ou plus exactement au bord de la dérivation, en face de la Boverie, et de l'actuel centre d'Art Moderne, il n' y a pas de hasard... Quartier de Fétinne, quartier de Saint-Vincent et des Vennes. Décor idyllique, au bord de l'eau, un quai désert à traverser, puis la descente de la berge et puis la flotte, et plein de verdure. Rimbaud et son bâteau ivre...

Trois photos de l'extérieur de la maison, plus le hall d'entrée, la cage d'escalier et la cuisine-cave dans laquelle j’ai vécu toute la guerre, au côté de ma grand'mère Adrienne de Neuville, dite Lily, ma marraine, que j'adorais et qui fût ma vraie mère

 

Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse
Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse
Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse
Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse
Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse
Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse
Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse
Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse
Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse

Quai Mativa, le 22 (la moins haute au centre), l'intérieur, la Boverie, la Dérivation de la Meuse

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 14:12

Ma Bio 5 Mes Généalogies

 

Bien, après ces quelques photos introduites dans mon texte, que voulez-vous que je vous dise, sinon que, je suis un peintre et donc un visuel, et je crois plus à la suggestion de l'image qu'à celle du verbe, je reviens à ce berceau familial, essentiel pour faire le bilan de sa vie, rapport , comme disent les rapeurs, après Gabin, que nous commençons tous notre vie dans un berceau, hormis un certain nombre de défavorisés, qui la commencent dans un carton roulé sur le trottoir ou dans une poubelle. Je suis donc un enfant de favorisés, un bébé de bourgeois, mais j'insiste, je n'ai rien choisi, d'ailleurs qui choisit ?? Le problème n'est pas là, le problème est de se faire avec ou contre ou plutôt avec et contre ce qui vous est donné au départ, mais avant tout de se faire SOI. Suis-je clair? J'y reviendrai. Pour le moment mon propos est de dire dans quel contexte je suis né, avec quelle éducation et quelle hérédité et de dire ensuite comment je me suis reconstruit par rapport à ces contextes que je n'ai pas choisis.

 

 Donc je nais dans un contexte familial assez particulier. Deux familles bourgeoises:

Celle de mon père, chirurgien spécialisé en orthopédie, la famille gantoise, un grand-père gynéco, dont le père était aussi gynéco, Charles Van Cauwenberghe (1841-1911) et Recteur de l'Université de Gand de 1894 à 1897, époux de  Ida Rolin, les Rolin, encore une dynastie, il s'agit donc de mes arrières grands-parents, que je n'ai pas connus.  Charles Van Cauwenberghe est issu de la paysannerie, c'est lui qui a fait des études de médecine et donc qui a introduit la rupture avec  ses prédecesseurs, qui étaient des "Huiliers", des "Olieslaegers" de la région de Wanegem-Wortegem (Oudenaerde comme on dit maintenant). (si je n'ai peint qu'à l'huile pendant des années, ce n'était peut-être pas un hasard ) Un de mes ancêtres,, Pierre-Jean Van Cauwenberghe ((1663-1724) était bourgmestre de Nokere. En passant, la traduction du nom Van Cauwenberghe serait "Du mont des Choucas" et non des corneilles, sinon je m'appellerais "Van Craaienberg".  Cauwen en vieux flamand, voudrait dire Choucas. Et Choucas en tchèque se dit Kafka. Pas de quoi en faire un "Procès"!

 Du côté de ma mère, il y aussi un recteur d'Université, mon grand'père Jules, on pourrait parler donc d'une sorte de bourgeoisie intellectuelle, issue, là aussi, de la médecine, mais issue en même temps d'un milieu, non pas de Huiliers mais de Lainiers, car les Duesberg font partie des grands familles de lainiers de Verviers, avec les Houget et bien d'autres. Et tout ce monde, en pleine prospérité, s'entrecroise et se croise.

C'est ainsi, par exemple que Maurice Pirenne, le peintre et frère de l'historien Henri Pirenne, épousera la soeur de mon grand'père Jules Duesberg, ma tante Maria.

Mais il y a aussi une prospérité du blé, du grain, de la laine et des tissus à Gand et c'est ainsi que Robert Van Cauwenberghe, le frère de mon grand'père, épousera une Verviétoise, Daisy Beck(ma tante Daisy, très belle femme, que j'ai connue à Ceroux-Mousty), qui était la cousine germaine de Christian BECK, écrivain verviétois(1879-1916) qui est allé rencontrer Tolstoï à Moscou, en faisant le voyage à pied. J'en ai parlé souvent avec mon ami André Blavier, autre verviétrois célèbre, qui avait publié un livre sur lui aux Editions "Temps Mêlés" Christian Beck était aussi le père de Béatrice Beck, Prix Goncourt en son temps, et secrétaire d'André Gide, que je n'ai malheureusement jamais rencontrée. 

 

J'ajouterai encore que mon grand-père Jules Duesberg,  libéral confirmé et à mon avis franc-maçon, avait une soeur religieuse, supérieure du couvent de Jupille, Tante Loulou et un frère Bénédictin de Maredsous, Oncle Emile dit Dom Hilaire avec une figure rubiconde à coller sur une bouteille de 'Bénédictine", Dom Hilaire Duesberg, mon Oncle Emile, exégète de la Bible bien connu, écarté de Maredsous, disons exilé comme non-conforme et envoyé à Ouchy ou Luchy, avec trois autres moines, dans une petite villa au bord du Lac Léman, (professeur d'Exégèse à l'Université de Fribourg ), où il est devenu ami de Georges Simenon et a notamment baptisé son fils Marc, le réalisateur bien connu, époux de Mylène Demongeot. Simenon en parle dans ses "Mémoires Intimes" et nous avons eu un courrier à ce sujet. En fait, ils gueuletonnaient ensemble toutes les semaines, c'est Simenon qui me l'a écrit, ça ne devait pas être triste pardi !

Ma Biographie  5 : Mes généalogies
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 08:26

 

Mon père et moi, à Gand, en 1938-1939, peu avant son départ en Angleterre. Aucun souvenir. Jusqu'à l'âge de 8 ans, je ne vais connaître, de mon père, que ces 2 photos sur la cheminée. " Mon papa c'est celui qui est sur la cheminée". Concrètement, j'ignore absolument ce que cela signifie, un père ?

 Et sur la photo du dessous, c'est Vancau bébé, toujours à Gand en 1938 ! Pas l'air triste, le mec, et déjà basané

Et ma grand’mère maternelle et marraine Adrienne de Neuville et son mari Jules Duesberg, en voyage de Noces à Naples, au début du 20e siècle. C'est chez eux que je vais vivre à Liège, Quai Mativa n°22, de 1940 à 1947

Ma biographie 4. Mon père et ma grand-mère maternelle
Ma biographie 4. Mon père et ma grand-mère maternelle
Ma biographie 4. Mon père et ma grand-mère maternelle
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