Pirenne disait "La peinture compte plus
que le peintre, qu'on n'a nulle raison de faire connaître, contrairement à ce qui se passe de nos jours"! No comment !
Il a une tête de vieux sage chinois, une gueule terrible !C
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Site traduit en Allemand : |
http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html |
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Site traduit en Anglais : |
http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html |

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord de Sedan et 75 Kms au Nord
de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Sedan et
Charleville au Sud-Ouest
Mon adresse-mail est la suivante: christian.vancau@base.be
" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain
ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )
Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre
Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges, un endroit magnifique au bord de la
forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en
Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était
embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à
part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je
me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la
banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" ! En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5
anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis
donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé.
Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en
ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été
fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des
étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis
retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à
suivre).
J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art n'était pas plus
reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de
toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de
la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence,
agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche,
ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres
est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en
Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du
Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des
groupes, quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux
d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un
journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et
contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de
ce blog
Pirenne disait "La peinture compte plus
que le peintre, qu'on n'a nulle raison de faire connaître, contrairement à ce qui se passe de nos jours"! No comment !
Il a une tête de vieux sage chinois, une gueule terrible !C
En partant du bas,
je suis au 3e rang, à l'extrême droite, près du vase de Soissons. En bas, au centre, notre Professeur, le Père Jacquemin
Les noms qui me reviennent sur la photo, en commençant par la rangée du bas: Pierre Verlaine, Pierre Couvreur, Darimont,
Jeukens, Witmeur, Gielen. Dans ma rangée, au centre, Robert Seghers et Michel Mersch. Au-dessus, Brisbois, Gevers, De Lamotte
Je repère encore, Malmédy et Hardenne, Noirhomme, Albert Hemmerlin, Brassine
J'en ai revu quelques uns aux 20 ans de Rhéto (Terminale) en 1976, pour la dernière fois.
Les autres je ne les ai jamais revus.
Et pourtant je suis à même de reconnaître et de nommer les deux-tiers d'entre eux.
C'est dire si ces années d'enfance et d'adolescence sont gravées dans notre mémoire, au-delà de toutes les
autres! Alors qu'elles sont les plus anciennes. Et pourtant, contrairement à la plupart, j'ai quitté Liège et n'y retourne jamais
Et puis, il y avait ma mère et la géographie. Elle passait des heures
à me recopier au papier-calque, des cartes géographiques. C'était obsessionnel chez elle. Et ça ne me servait à rien pour mes interros. Elle avait envie de dessiner des cartes, point barre
! Peu importe que j'en aie besoin ou non !. En outre, de la sorte, elle donnait à tout le monde, l'image d' une mère exemplaire !
Retour provisoire au Collège Saint-Servais, en sixième primaire, en 1950. Nous avons un professeur
de religion, le Père Denis, complètement gâteux. Long et décharné comme un personnage du Gréco, un épouvantail croassant. Il ne supporte pas les garçons qui portent des chemises à manches courtes
et à col ouvert. Voyez le malade et de quoi, je ne vous fait pas un dessin. Ce sont des gens comme ceux-là qui sont censés nous apprendre la vie. Son grand amusement sadique consiste, durant les
cours, à s'approcher de l'un d'entre nous, dont la tenue est normale, enfin décente, pour l'engueuler copieusement, en prononçant finalement le nom de l'élève "impudique", qui, lui, se trouve de
l'autre côté de la classe et auquel il tourne le dos. Et ça dure et c'est violent. Et ce vieux corbeau nous fait peur. Une bonne torgnole qu'il lui aurait fallu . "Oh, Gibets noirs, manchots
éteintes, dansent, dansent les paladins, les maigres paladins du diable, les squelettes de Saladin (François Villon, faut-il le préciser)
"Je suis François dont il me poise
Né de Paris emprès Pontoise
Et de la corde d'une toise
Saura mon col, que mon cul poise"
Sur la photo, en partant du 1er rang en bas, je suis le
garçon du 3e rang à droite.
A la fin de l'année, j'obtiendrai soixante pour cent des points. Donc pas de problème !
Mais ma mère va voir mon professeur, le Père Jacquemin
" Christian ne devrait il pas doubler ou alors faire d'autres études?" Lui, interloqué ne comprend pas "Non pas
du tout ", lui répond-il. Pour rappel. deux ans auparavant, elle est déjà parvenue à me faire redescendre de classe, mais apparemment celà ne lui suffit pas! Devant la réponse de mon professeur,
elle n'ose insister et décide de me metre en semi-internat pour ma cinquième latine. Celà va lui permettre de se tirer encore plus de chez elle et de ne plus faire à manger à midi (mon père
mangeant à la Clinique)

1949, c'est aussi mon entrée dans le Scoutisme à Liège. A la XXe Saint-Hubert, une troupe catholique mais
inter-paroissiale, qui a son local à Cointe, au lieu-dit "Le petit Bourgogne", la troupe de la grande bourgeoisie liègeoise, de la noblesse aussi. Des noms à charnière, comme de
Laminne de Bex, Begasse de Dhaem, de Ville de Goyet, de Theux de Melan de Montjardin, chevaler du Saint-Empire ( oui ça existait encore; il se prénommait Louis et se présentait "Louis de Theux de
Montjardin, Chevalier du Saint-Empire du même style de folie que celle de Jean-Edern Hallier, à qui il ressemblait d'ailleurs ), de Spirlet, de Pierpont et autres Nagelmackers. Rien que du
beau linge! Voici deus photos de mon premier camp en 1949 à Bérisménil. Photo du haut, le blondinet à droite sans chapeau, c'est moi. Le 2e, debout à gauche, c'est Vincent Halkin, futur Doc
Gyneco et fils du Professeur d'Université Leon Halkin. Photo de bas, le petit chétif, debout à gauche, devant mon chef de patrouille, Jean-Pierre Paquot, futur toubib, c'est encore moi. A sa
droite, mon cousin germain François Duesberg, de quatre ans mon aîné. Accroupi devant moi, Baudhuin Nagelmackers. Accroupi à l'extrême droite, Hervé de Borman (futur Notaire). Debout derrière lui
le second de patrouille, Baudhuin Jamar de Bolzée.
eux jours après cette première bagarre je suis provoqué en duel par le deuxième caïd de la cour. un fils de colonial, une tête basanée aux cheveux blonds coiffés en arrière. Johnny Weissmueller et
son corps tarzanique, déjà trapézique.C'était une merveille de le voir coulisser son crawl dans la piscine. Il s'appelle Robert Seghers, comme l'éditeur. Deuxième arène, mais cette fois il s'agit
de lutte et non plus de boxe. C'est du corps à corps, des bras qui se nouent, des prises de tête. C'est de nouveau la foule autour de nous et je ne suis bien sûr, pas le favori. Mais je résiste à
ce bull-dozer, il ne parvient pas à me terrasser...et c'est la cloche qui retentit. Matche nul ! déclare la foule! Il ne faut pas se leurrer, je fais mon entrée dans un monde qui ne m'a pas
attendu pour fonctionner et établir sa hiérarchie, une hiérarchie avant tout physique et pré-sexuelle ou pré-pubertienne. Priorités de mâles. Nous sommes en plein "Lord of the Flies" (Le seigneur
des Mouches ). En effet, je suis arrivé en janvier dans une école qui fonctionne depuis le mois de septembre précédent, j'ai un an de plus que ceux de ma classe et je viens de Bruxelles dans un
milieu liégeois. Je suis doncl'étranger, il faut me mettre au pas tout de suite. Et c'est raté !. Moi qui, jusque là, ai été un garçon solitaire et quasi"hors scolarité", je me retrouve dans un
groupe et heureusement pour moi quei j'ai des couilles. Ca veut dire simplement qu'il n'est pas question que l'on m'enterre. C'est l'enfant sauvage qui résiste. Pour la première fois l'enfant
sauvage, rencontre la tibu des hommes et il refuse de se soumettre aux lois du clan.
Voici notre maison de la Rue du Snapeux à Liège où nous avons vécu de 1949 à 1955-,56. Ma chambre est
au-dessus à droite. Dans le fond la fameuse propriété arborée. Au fond de la rue, à droite, on aperçoit en retrait, la maison que mes parents ont fait construire en 1954-55, sur un terrain
de 50 ares. Dans cette maison, cette villa très "Le Zoute" devrais-je dire, je vais vivre de 1955 à 1962, date à laquelle je quitte mes parents et vais vivre en ville, dans un taudis ou presque,
puisque je ne paierai même pas de loyer. Mais la maison du fond, restera la maison de ma folle jeunesse, de la fin de mes humanités et du début de mes études de Droit à
l'Université.