Bien sûr le film de Coppola n'était pas encore sorti et le 11 septembre n'avait pas encore eu lieu
Je pense que nous montons dans le train à Liège, ma fille et moi, le 12 Juillet 1971, nous arrêtons en Gare de Libramont," regarde fifille c'est là qu'on va habiter dans 2 semaines à peine, oh que c'est beau la gare de Libramont ", arrivons à Luxembourg assez tôt le matin, puis Findel Airport, pour monter à bord d'un DC10" d'Islandic Airlines"-Loftleidir, le Ryanair aérien de l'époque. Et ensuite un voyage interminable qui va nous conduire d'abord en Islande, Keflavik, puis à New-Y ork, en 17 heures, avec atterissage à Kennedy Airport. C'est très impressionnant et à 33 ans c'est la première fois que je prends l'avion. Un délégué d'ambassade, Mr.De Schriijver, nous attend avec sa voiture à la sortie de l'aéroport. 
Il est aux alentours de 21 heures lorsque nous traversons Brooklyn, saluant au passage Henri Miller et Paul Auster, et que nous traversons le Brooklyn Bridge. Voici d'abord le vaisseau de Manhattan alors que nous traversons l'East River. C'est totalement irréel. Ce n'est pas une ville, c'est un mirage ! Il fait beau, le soleil se couche et je regarde ce vaisseau de Manhattan, flamboyant, c'est à tomber raide-mort. Jamais je n'oublierai cette image d'autant plus forte que le ciel est rouge. J'en rêve encore. Je la photographie et à mon retour je la peindrai, la Manhattan. Une sorte de Manhattan Transfer à la Dos Passos, si vous voyez ce que je veux dire, autrement dit si vous avez lu ce livre ! Je ferai deux
peintures à l'huile sur papier, mauvaises mais peu importe, elles retranscrivent ma vision de new-York. Il y a Manhattan et puis ce pont de Brooklyn, celui qu'on voit dans Marathon Man avec Dustin Hoffman. Il y a la vraie Manhattan ci-dessus, enfin la photo, puis la peinture,
ci-dessous, faite à mon retour en Belgique. Hélas je ne m'appelle pas Turner mais enfin, je peins depuis 4 ans seulement et n'ai jamais pris le moindre cours, ni de peinture, ni de dessin, alors soyez indulgents et j'ajoute une autre peinture de l'intérieur de Manhattan, reflétant bien cette impression que l'on ressent à Manhattan d'être un Liliputien et que tout, d'un seul coup, dans votre vie, absolument tout se passe à une autre échelle, que vous perdez tous vos repères, exactement comme si d'un coup de baguette magique, on avait réduit votre taille de 180 à trente centimètres. C'est totalement hallucinant! La peinture qui
vient représente la sensation vécue le lendemain matin lors de ma première sortie dans New-York, car la veille je ne suis sorti de la voiture que pour entrer dans l'hôtel et aller m'y coucher avec ma petite donzelle, sans faire un autre pas dans la ville que celui consistant à traverser le trottoir de l'hôtel, Le Century Paramount situé en plein Broadway. A New-York, on se promène en levant la tête sans arrêt et donc en se cognant à tous les réverbères et voilà ce que celà donne
Mais en attendant, après avoir traversé en voiture la moitié sud de Manhattan, c'est de nuit que nous arrivons devant notre hôtel dont voici l'entrée avec un immense salon prestigieux, ensuite la montée au 10e étage avec un groom, des couloirs style "couloir de la mort à la Carryl Chessman" et devant notre porte, appuyé au mur, un cop, oui un flic, avec son "dubble meter", sa gigantesque matraque, ce qui me confirme d'emblée que New-York n'est pas une ville sûre, que les articles de presse n'exagéraient rien car tout de même nous sommes au centre ville d'un grand hôtel, à 2 pas de Broadway et au dixième étage. Un peu l'ambiance !!!. A moins que ce flic ne soit là à la demande de l'ambassade de Belgique et de l'Onu ???. Majesté c'est trop d'honneur.
Et à peine rentré dans la chambre, je vois que la porte comporte non seulement la clé traditionnelle mais une énorme chaîne et un avis nous priant de bien l'arrimer ce que je m'empresse de faire tout en guettant du coin de l'oeil les réactions de ma fille. Je sais que je vais lui inventer une histoire abracadabran du genre" c'est le jour du mardi gras pour les flics de New-York et la chaîne est en chocolat, c'est pour le petit dèj, on la mangera demain, donc une histoire idiote, dont elle ne croira évidemment pas un mot. Sur la photo ci-dessus, à droite, deux réservoirs d'eau (classique à New-York), c'est la vue de notre chambre dont on ne peut ouvrir la fenêtre. L'air est conditionné. Autant vous dire qu'il ne faut pas être claustrophobe. Une fenêtre soudée, une énorme chaîne et un flic à matraque double-mètre dans le couloir, ça commence très fort. Voici un plan
d'une partie de Manhattan avec notre hôtel, au sud de Central Park et à gauche de Times Square et donc de Broadway, et les lieux essentiels que nous allons parcourir les jours suivants à savoir l'Onu, les abords et l'intérieur de Cental Park qui fait 4 Kms de long sur 1 de large, en bordure du Parc, le Musée d'Art Moderne, le Musée Guggenheim et le Musée d'Histoire Naturelle, Harlem, le Sud de Manhattan avec Greenwich, Washington Square et Battery Park, ainsi que Wall Street et les deux célèbres tours du World Trade Center qui sont encore en construction, à savoir au niveau 102, pour 112 étages prévus, et enfin l'embarquement pour la petite île de la statue de la liberté, tout celà en 4 jours, réception aux Nations Unies comprise
Et enfin New-York,à la nuit tombante. Le crépuscule des Dieux



C'est une partie de ce dépliant que l'on aperçoit sur la photo ci-jointe, où Valérie, qu'elle est mignonne !!, se retrouve en juillet entre l'ambassadeur de Belgique aux Nations-Unies, Mr Longerstaey et Mr Thant. Elle semble tout à fait à l'aise entre ces deux éminences. Pourtant 



Brac, Hvar, Korcula, Peljesac, Mijet.
la preuve ci-dessous
afin de nous embarquer pour 
avec des barriques de vin dans les arbres et là encore on retrouve Vancau l'Albanais à la pompe, mais nous avons été plusieurs fois au bord du gouffre comme le prouve cette 



Avec
Jacques Samain qui est à notre table et assez porté sur la chose, a deviné et la défie de m'embrasser sur la bouche, ce qu'elle fait, en pleine table. Et moi je commence seulement à comprendre. Elle avait laissé la place à son amie, mais apprenant que celà n'avait pas marché la veille...
A ma gauche le Docteur Aubrion de Caen, nouveau-venu et sa jolie épouse et puis Jacques Rialland et Suzanne Bregeon, ex-madame Pauwels et enfin Jeanine de Bakker, notre secrétaire belge. Genève c'est un tournant. Nous faisons une très belle visite de l'accélérateur de particules au 
dessinateur publicitaire et
Ensuite une photo de
Et enfin, une photo de notre 














