Tout d'abord une émission sur Elia KAZAN. Quel cinéaste (et malheureusement aussi dénonciateur de ses collègues à la Commission Mac Carthy). J'ai vu de lui 1.Sur les Quais 2. A l'Est d'Eden 3.America-America 4.L'Arrangement 5.Un tramway nommé Désir 6. Baby Doll 7. Le Fleuve sauvage 8. La Fièvre dans le Sang. J'ai tous ces films en K7 VHS (Eh oui je sais, la préhistoire). J'ai toujours été fasciné par le jeu animal de Brando et ensuite par celui de Dean, surtout dans"A l'Est d'Eden". Cette façon introvertie de jouer, de se déplacer, souvent recroquevillés, comme des autistes, leur difficulté à s'exprimer, à lâcher leurs mots, leur tête dans les épaules, le jeu aussi de leurs mains et de leurs avant-bras. On sait toute l'influence de l'ecole de Stanislawski et de Lee Strasberg (Actor Studio) dans cette façon instinctive de jouer. L'influence de la psychanalyse est évidente. On retrouve cette gestuelle également chez Montgomery Clift
Au cinéma j'au vu 5 fois "Sur les Quais", 3 fois A l'Est d'Eden ainsi que Viva Zapata.
En 1983 il a 74 ans, a été marié deux fois et ses deux femmes sont mortes jeunes (maladie)
Evidemment complètement lié à Brando, Dean et à l'Actor Studio.
" C'EST UN JARDIN D'EDEN QUE JE CONSTRUIS ICI ! NON A L'EST MAIS AU CENTRE D'EDEN
Au mois de juillet en fin un peu de repos. J'agrandis encore le deuxième étang et je prends au soleil les couleurs de mes totems. je contine de peindre ma muraille de Chine. Cet étang bis aura été la grande entreprise de 1983 au niveau de l'extérieur; elle a pris des proportions inattendues et étale aujourd'hui, ses 80 m2 (bientôt 100)

Mes poteaux ressemblent-ils à mon corps de Peau-Rouge ou alors ne serait-ce pas mon corps qui se met à ressembler à mes poteaux de couleurs ???. Tant la création est liée à la vie.. 
On voit ici qu'un deuxième espace est né derrière mes totems, un espace vert bien plane avec de jeunes arbres qui, dans quelques années, seront une petite forêt qui transformera encore le paysage. Hêtres, Chênes pédonculés et chênes chats. Que s'est-il passé cette nuit??? .
Dans mon journal ce samedi 2 juillet 1983, après une conversation pénible, avec ma belle-soeur:
" Je crois que je commence à comprendre. Ce n'est pas seulement en tant que marginal que l'on veut "m'assassiner", c'est aussi simplement parce que j'ai la force de m'obstiner, de m'acharner à réaliser quelquechose dans ma vie, alors que la majorité des gens n'a pas cette force, cette volonté de pousser toujours plus loin, de renoncer à la facilité, d'apprendre la solitude. Alors quand quelpar ce langage de curé impuissant???On vacille un moment, on se dit, oui tu ferais mieux d'aimer que de créer, comme si en créant, on n'aimait pas profondémentement. Ah tous ces prêchi-prêchas de tous ces gens qui ne font rien et qui préfèrent tuer ce que les autres font.
On me dit qu'il y a d'autres voies initiatiques que celles de la création artistique. Je réponds oui, mais souvent moins intenses et j'ai moi-même suivi beaucoup de chemins, un des plus récents étant celui qui a consisté à construire une maison et dès lors à devenir un "manuel" ce que je n'étais pas du tout de par mon éducation. Passionnante initiation aussi.
Mais la voie artistique rassemble et intensifie, toutes les initiations quotidiennes. Voilà la différence. Cela vole au-dessus...Dabord parce que la création opère en dehors du quotidien, ensuite parce qu'il s'agit d'un travail constant de remise en question et de concentration. Enfin parce que l'acte même de création se situe en dehors du temps et en dehors des autres. Il s'accomplit dans un silence total. ll se peut qu'une oeuvre soit le reflet d'un manque ou d'un mal-être mais elle est aussi complètement au-dessus de tout et notamment de la mort, ce qui n'est pas le cas dans nos initiations fortuites reçues au cours de notre vie. Néanmoins l'amour se situe au même niveau mais l'amour nous échappe car nous ne sommes pas seuls en cause. Tandis que dans la création.,, Oui !!
Je pense que beaucoup de gens m'envient d'avoir la volonté inébranlable de chercher à atteindre l'inaccessible. Je me tiens à mes choix, je sacrifie à mes choix. Je ne suis pas un dilettante, je préfère agir que parler. Alors causez toujours mes lapins, moi je continue et si ça vous déplaît, allez vous faire foutre et disparaissez de ma vie. Cessez de réduire ma création à une problématique. Vous avez vos problèmes mais le drame c'est que vous, vous n'en faites rien....
Je sens que je vais devenir beaucoup plus impitoyable. On m'a souvent reproché mon egoïsme-eh bien, on n'a encore rien vu. L'altruisme, ce n'est pas payant. Cela consiste souvent à se laisser dévorer par les faiblesses des autres. Ma grande faiblesse a été de vouloir être aimé, parce que je ne l'avais pas été en tant qu'enfant.
L'amour des autres est un leurre dans la plupart des cas. L'amour existe au même niveau que la création, aussi difficile à réaliser que la création. Ils appartiennent tous deux à un autre monde.
Ce matin à la radio, j'ai entendu parler de TRUITES de MER, qui évolueraient dans la Meuse et qu'une circulaire ministérielle viendrait de mettre sous protection. La truite serait peut-etre à l'origine, un poisson de mer, ce qui expliquerait ses affinités avec le requin
Mon travail sur les pierres dans l'atelier avance bien, lui aussi
Et à l'extérieur les PONEYS se mêlent aux Totems
Mon ami de l'Université, Alex Jacquemin, devenu éminent professeur d'Economie à l'Unuiversité de Louvain, reçoit le Prix Francqui, considéré comme le Nobel de l'Economie, des mains du Roi Baudhuin et de la Reine Fabiola. Il est a ccompagné de sa femme Brigitte Desaive, mon ex-fiancée. Je ne m'étendrai pas sur le sujet, dont j'ai parlé par ailleurs dans ma biographie (1960). Il est décédé de la maladie d'Alzheimer en 2003 ou 2004, je pense
Et fin août, ce voyage à Lille. Notre hôtel chevauche le Furet du Nord, la plus grande librairie de France, avec 150 employés et 500.000 livres en stock. C'est sans le savoir que nous avons réservé un hôtel, l'hôtel de Strasbourg qui recouvrait cette librairie au premier étage, en grand écart sur la Place de Gaulle et la rue Roisin. Là, à l'intérieur du Furet, j'ai fini par m'offrir un "Cahier de l'Herne"sur CELINE



A Lille, il ya des tas de petits coins et dans le vieux Lille, un endroit remarquable. L'ilôt de notyre-Dame de La Treille, avec ses maisons abandonnées envahies par le Lierre. Fascinant. C'est moi qui m'amuse à colorier les ciels de mes photos au feutre bleu.
Je crois avoir lu qu'à Lille, il y avait eu une ILE et que donc Lille vient de l'Ile et l'Ile ça me concerne car je suis en train de devenir une île au milieu de mes étangs. Je suis donc parti à Lille avec mon épouse Céline pour y retrouver au Furet du Nord, l'écrivain CELINE
En revenant de Lille, je suis passé à Mons, rue d'Havré, chez mon ami libraire André LETO et j'ai acheté un livre sur Victor HUGO "AUTREMENT L'ART", un livre à propos de ses dessins et de ses peintures car j'ai lu ceci dans la préface: "Les deux mille dessins connus obéissent à une règle mystérieuse. D'un côté le monde minéral et végétal est seul représenté. De l'autre, se déplace un monde organique, zoomorphe ou anthropomorphe. Il est exceptionnel qu'un personnage traverse un décor." 
On pourrait dire exactement la même chose de mon travail ou de celui de Dubuffet. Bref on pourrait dépeindre ma production exacement de la même manière et mon attirance pour certains aspects de Victor Hugo n'est évidemment pas le fruit du hasard.
A mon retour de Lille ja vais me plonger dans Les Cahiers de l'Herne sur CELINE, avec délices. Je jubile à chaque page, surtout au niveau des correspondances entre Céline et ses amis(es)
Et j'apprends ceci sur Céline, dans une lettre qu'il adresse à Evelyne Pollet "Moi-même Flamand par mon père (tout comme moi) et bien breughelien par l'instinct (comme moi), j'aurais mal à ne pas délirer entièrement du côté du Nord..."
et plus loin "Il est certain que vous êtes douée de haute malice, de fine observation, de sentimentalité délicate, de grande ferveur. , mais tout ceci n'est pas grand'chose SANS BEAUCOUP D'ANARCHIE (c'est moi qui souligne). Non pour le principe et le poncif, mais parce que nous vivons de travers et à l'envers. Il n'y a de lumière que dans les endroits défendus-hélas!"
me
"Elie, l'Homme est maudit. Il inventera des supplices mille fois plus effarants encore. Dès l'ovule, il n'est que le jouet de la mort...)
Reçu une lettre de Jean DUBUFFET. Il a tout compris lui, Dubuffet. Autre chose que tous ces bovins, organisateurs d'évènements, comme on dit maintenant...Des fonctionnaires exsangues. Les cloportes de la Culture...
Le 30 septembre c'est la fermeture de mon bureau. J'ai vécu dans ce lieu en 1971, en arrivant de Liège et l'ai quitté au niveau privé en 1979 (les deux étages au-dessus du bureau), après avoir acheté Moircy. Mais le bureau a continué d' exister jusqu'en 1983
L'Atelier et les créations en cours, fin 1983. Des tas de pierres peintes, des tas de mini-totems, le début de mes créations"PolaroÏds", en 5 et une grosse pierre, en 6
Il y a aussi ce piano qui m'apprivoise de plus en plus. je recherche les accords du passé, enfouis dans ma mémoire (appris il y a 34 ans). Mon père et mon grand'père avaient un piano et en jouaient. J'ai été élevé dans la musique classique.
Extrait de mon journal.
"Je suis toujours fasciné par la beauté formelle des instruments de musique. Le piano est un objet merveilleux, à l'extérieur comme à l'intérieur, une beauté à la fois rationnelle et émotive. Et en plus c'est un objet qui a une voix et qui parle. Quand je le vois, tout de noir vêtu, d'une sobriété incroyable, au milieu des mille feux de mon atelier, je le ressens comme un "contrepoint "à mon travail pictural.
Hier en m'essayant à des compositions "impros", je me disais que j'avais à la fois tendance à jouer à la gauche du piano (je dis bien, quand je compose) et à la fois sur les touches noires- à savoir en MINEUR, plutôt qu'en Majeur. Pourquoi ces termes de "Mineur" et de "Majeur"? D'où viennent-ils?. J'ai pensé qu'ils venaient peut-être de la pensée occidentale ou le BLANC, la lumière, le YANG, est considéré comme prééminent, primordial, à savoir "Majeur", alors que l'obscurité, le féminin, le YIN, le NOIR, est considéré comme MINEUR (Les Noirs sont considérés comme inférieurs).
Les mélodies en mineur sont toujours graves, mélancoliques, nostalgiques. C'est ce genre de mélodie ténébreuse, orageuse (scorpionnesque?) qui est en moi et qui sort de moi lorsque je compose. Je suis né à la nuit tombante, à 18h20, le 1er novembre, en automne, à quelques heures du Jour des Morts. Dans les Quatre Saisons de Vivaldi, c'est l'automne qui me trouble le plus.
En outre les mélodies orientales sont souvent en Mineur. Et l'Orient est la partie féminine du monde par rapport à l'Occident (la partie mineure hé, hé) et mon attirance pour l'Orient n'est pas due au hasard. Il y a aussi de l'Orient dans mon travail pictural. Et je préfère les femmes aux hommes et les indiens aux Cow -boys. Tout se tient".
Le 5 novembre, je retrouve mon ami Jacques LIZENE, plasticien liégeois avant-gardiste, bien connu, qui vient de sortir un disque qu'il me dédicace. Jacques Lizène, le minable Music Hall, le chanteur en-dessous de tout, le chanteur de la médiocrité et de la non-importance. Nous nous connaissons depuis 20 ans. Il est scorpion comme moi. Un personnage. Voir sur Google....
Et enfin la Noêl, à La Seyne-sur-Mer, à côté de Toulon. Chez nos amis Dion,Thierry et Mireille, pour préparer une exposition de mes oeuvres, qui devrait avoir lieu en Mai 1984, au Fort Napoleon ci-dessous. Nos amis habitent à Fabregas au sud -ouest de La Seyne. Nous quittons la belgique le 27 décembre 1983 à 5h30. Nous sommes à Dijon au km 417 à 10h35 (contournement de la ville à l'époque), à Lyon Km 613 à 12h30, à Avignon, Km 836 à 14h30 et à La Seyne-Toulon, Km 985 vers 16h00 Puis Fabregas, 16h15. Mille kilomètres d'une traite. Mon épouse ne peut pas conduire, j'ai une voiture de société que je puis utiliser pour mes vacances mais....
Extraits du journal:
Fantastique séjour de 48 heures. La descente vers le Sud. Le verglas à 5H du matin, puis petit à petit le jour qui se lève, la lumière qui s'intensifie en Bourgogne, grand soleil mais le choc sur l'autoroute avec l'apparition de la Montagne Sainte-Victoire, succédant au Ventoux et brutalement la grande ouverture sur la Méditerranée à hauteur de La Ciotat, la recherche des Dion dans la ville de La Seyne, le faux aiguillage dans la presqu'île de Saint-Mandrin (celle des sous-marins atomiques), les Parcs à Moules, à contre-jour sur une mer de soleil couchant.
L'appartement des Dion et leur terrasse dominant la mer à Fabregas, le souper et la promenade le soir, sans lune mais avec des étoiles sur cette colline et à nos pieds, scintillantes, les mini-villes: La Seyne, les Sablettes, Saint-Mandrier, Tamaris, le Mont Faron, Toulon, Six-Fours, les Embiers, Saint-Elme. Je suis loin de me douter que je vais revenir séjourner à 6 reprises dans ces lieux, de 1990 à 1994 et encore en 2007
Et le lendemain le 28 décembre, la plage de Fabregas, puis de nouveau Les Sablettes, les parcs à Moules avec toutes ces cabanes en bois sur pilotis et puis la mairie de La Seyne, au 8e étage, la rencontre avec l'attaché à la Culture BREMONDI, originaire de La Spezia, très vieille famille de La Seyne, qui est remplie d'italiens, de Corses, de Nord-Africains, beaucoup de noms en "i", toute l'histoire de la ville par Bremondi en regardant par la fenêtre du 8e étage, une ville où les Communistes ont le pouvoir depuis 1947 avec le Maire Merle (chantiers navals de La Seyne),
ensuite le restaurant Ll'OUSTAL, où nous mangeons Sud-Ouest et Bremondi qui parle et qui parle pendant que nous buvons notre apéro maison à base d'Armagnac, ensuite les Tapenades, le foie gras mi-cuit et enfin le Magret aux haricots et la glace aux pruneaux avec du Cahors. (Ah ....elle sait recevoir la Mairie de La Seyne. Dire tout de même, que mon ami Thierry Dion fait partie du service culturel de la Mairie, organisant le festival de théâtre, le Festival de Jazz et les expositions. Sinon je ne serais pas là)...
Et nous resortons très lourds dans la lumière du port, et plus loin... les chantiers navals
,
puis nous montons vers le Fort Napoleon, sur une butte située au centre d'un Parc de 18 hectares, appartenant à la Municipalité. C'est là que je vais exposer. Un Fort comme un cratère de volcan envahi par la végétation, avec une cour intérieure superbe, et des murs surplombés de Pins maritimes, des murs sur lesquels je grimpe, avec la Méditerranée à gauche et à droite et des collines partout (au loin le Mont Faron et le Mont Coudon), tout cela dans la lumière du soir car il est entre 16 et 17 heures. Et puis le concierge qui ressemble à Brassens, qui nous invite à prendre un verre, sa femme qui parle comme une mitraillette cet "aksagne du Sude" difficile à suivre, les deux gendarmes de Saint-Tropez qu viennent dire que l'accès du Fort est interdit aux voitures, que les promeneurs se plaignent...et puis qui finissent par prendre l'apéro avec nous dans la cuisine ("eugne Casa" le pastis de là-bas, c'est galère) devant le feu ouvert où brûle le Pin Maritime.
Et le soir Thierry et moi, gavés comme des oies-enfin comme des canards-, incapables de manger ce que nos femmes sont allé chercher au Marché de Toulon. Cosi fan tutti sur le tourne-disques et la musique d'Apocalypse Now et nous écroulés sur le divan, putaigne...
Et le lendemain c'est le plein soleil. Encore un tour au parc à Moules, l'achat des journeaux locaux, la marseillaise et le Var-Matin, le soleil splendide
et la montée vers le Cap Sicié, les sentiers de Mulets, la descente dans les criques, la découverte des rocher noirs, les crevettes et les oursins, la plage et...sur notre droite, le rocher des deux frères face au Cap Sicié, les natuistes mâles qui se promènent, tout fiers d'exhiber leurs zizis de crique en crique...et que la grande crique me croque..
Et moi plongeant dans la méditerranée qui doit faire entre 15 et 17 degrés. Nous sommes un 29 décembre. C'est l'Eté Indien et nous nous dorons au soleil, ramassons des pierres et des bout de bois patinés par les marées. Et aussi les carcasses de voitures, précipitées du haut de la falaise et les Messugues (de la Ciste cotonneuse), petites chicorées vertes que l'on découpe sur les falaises et que nous mangerons le soir dans un autre décor: celui de Sainte Anastasie, près de Brignolles. 
Et puis départ via Toulon pour Sainte-Anastasie où Mireille Rousseau (compagne de Thierry Dion), a une maison,... direction Nord, avec cette route de Corniche dans le soleil couchant et ce panorama superbe de couleurs ocres, et sur le bord de la route, au soir tombant, la cueillette du thym, à pleines poignées.
Et enfin Ste Anastasie, une vue unique et étroite, le soleil a disparu, une impression d'oppression, je ne sais pourquoi, et puis la soirée avec la famille de Mireille, avec Romolo, Françoise et Fabrice. Nous mangeons des Violets et des Rougets(de Lille), un vrai repas de peintres. Une nuit agitée, j'ai bu trop de ricard, un lever pénible à 6h00 du matin, l'expresso très lent à "s'expresser", le morceau de gâteau de la veille, le départ à 6h30, la recherche de l'autoroute aux alentours de Brignolles. Arrivée en Belgique à 16h30, en dépit du brouillard. Nous sommes le 30 décembre 1983 et avons quitté la Belgique, le 27 décembre
Et c'est terminé pour 1983. J'en suis à la page 598 de mon journal manuscrit














