Retour à la caserne où je deviens copain avec un certain Nico Dewalque, un des footballeurs en pointe du moment, center-half du Standard et de l'Equipe nationale, celui qu'on appelle déjà le Beckenbauer liégeois. C'est un Limbourgeois de Zichen-Zussenbolder (région de Trongres), donc un Néerlandophone. C'est moi qui lui rédige ses demandes de permission de nuit et il m'en est reconnaissant. C'est un grand garçon timide et qui joue au football parce que c'est la volonté de son père, car lui s'en fout. Seulement voilà, il est superdoué et est pris dans l'engrenage. La meilleur c'est qu'on se fait des passes dans la chambre entre les lits et il me dit que je suis doué, alors que j'ai très peu pratiqué ce sport, uniquement dans la cour du collège. Et me voici reconnu par un grand joueur de l'équipe nationale belge. Encore une vocation ratée après celle d'acteur.
Nous irons, avec Céline, à son mariage, dans le Limbourg où nous passerons une soirée mémorable dans ce milieu du football belge, avec un Georges Heylens, grand joueur d'Andelecht, assez délirant. je n'ai jamais su pourquoi Nico s'était pris d'une telle amitié pour moi. Il semblait effectivement ne pas avoir d'amis alors qu'il était poursuivi pas les chasseurs d'autographes. Dur, dur d'être Nico. J'ignore totalement ce qu'il est devenu
A la fin de mon service, fin octobre, on va me proposer au grade de caporal et bien entendu je vais refuser à nouveau. Je resterai Plouc jusqu'au bout, non mais ça va pas la tête ? Avant de quitter la caserne, j'ai plaidé une troisième fois, encore pour un témoin de Jehovah, un certain Goedert d'Arlon
J'ai donc aussi accompli, en même temps que mon service militaire, ma première année de stage au barreau de Liège. Il m'en reste deux mais non merci, je me tire. Je n'aime pas les déguisements...
Bien maintenant que j'en ai fini avec cette connerie de service militaire, il est temps que je parle de ma fille que je n'ai presque pas vue et qui a 2 ans et trois mois, mine
de rien. Je vais donc faire un petit flash-back photographique. Voici Valérie, pétrifiée dans les bras de son papa "Mais non , je ne suis pas Gérard Depardieu, ma chérie, je ne vais pas te manger ".
Valérie a presque 5 mois et ces deux premières photos sont prises rue Hocheporte à Liège
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Plus bas, elle a 9 mois, c'est à Duinbergen, à la côte belge, à Pâques 1964, elle se dresse mais ne marche pas encore, elle y arrivera en septembre, toujours à la Côte belge et sur les deux photos du bas, ce sont les premiers pas, encore un peu titubants. C'est quoi ce petit crabe qui s'avance sur le sable fin ??

Je vais seulement entrer à l'armée, un mois plus tard. Voici donc dans quel état je vais abandonner ma fille pour partir à la guerre, la fleur au canon et à la bouche, une chanson
Comme vous le voyez c'est une enfant toute mignonne, toujours de bonne humeur, nous n'avons vraiment aucun problème avec elle
Elle a des yeux très grands et de longs cils arachnéens. Je me demande si celà existe toujours, ces berceaux circulaires, entourés d'un filet à losanges
Voici un père très fier de sa progéniture. Plutôt dangereux de s'avenrurer sur un brise-lames avec un bébé. Parfaitement inconscient le papa
Et voici les premiers pas, l'aventure va commencer et elle commence dans le sable et au bord de la mer du nord, très exactement à Duinbergen-sur-mer
Moi mes premiers pas, je les ai faits, soit à Gand, soit à un autre endroit de la côte, Saint-Idesbald en l'occurrence. Probablement au début de 1939. Ici nous sommes en avril ou en septembre 1964 et je vais bientôt avoir 27 ans








