Ces mini-vacances se situent en sept.1963, après la réussite de mon deuxième doctorat (et non en sept. 1964 où nouis irons à la Côte belge avec Françoise Lambinet et Valérie). Nous partons en train, Céline, sa soeur et moi, pour Fréjus avec un passage à Paris, à l'Hôtel Saint-Severin, mon hôtel de l'époque, en plein quartier latin, sur le flan de cette magnifique eglise Saint-Séverin, ce magnifique paquebot, devrais-je dire. Un prix dérisoire à l'époque. On voit ci-dssous le square du Vert-Galand (et le Pont-Neuf) qui va devenir mythique en ce qui me conderne, à cause de ce que je vais y vivre en 1968, à cause aussi d'un pic-nique étonnant en 2001 avec ma compagne actuelle Nicole (voir Paris sur ce Blog) Et puis ce Pont-Neuf n'est pas seulement celui de Ravaillac, mais aussi celui de Christo l'emballeur et des "Amants du Pont Neuf" film-culte de Leo Carax (Tiens que devient-il?)
En retournant à deux pas de Juan-les-Pins, FREJUS,
en l'occurence, nous voulons peut-être fêter nos amours clandestines, d'il y a deux ans. néanmoins la petite soeur est assez chiante, c'est encore une gamine et je ne garde pas un très bon souvenir de ce séjour d'une semaine, voire pas de souvenirs du tout en dehors de quelques photos.( A Fréjus je me souviens d'un cloître magnifique). Je n'avais pas encore perçu que le nombre trois est un nombre à éviter tout prix. Car Trois c'est toujours deux plus un, à savoir deux contre un.
Voici une photo des deux soeurettes prise au bord d'un puits lors d'une randonnée sauvage à l'intérieur de la Côte des Maures Marie-Henriette, à l'avant-plan a 19 ans et Céline en a 21. Marie-Henriette ne va pas tarder à rencontrer un certain Jean-Pierre Ransonnet, dont j'aurai l'occasion de reparler plus tard.
Comme on le voit sur la photo du dessous, nous avons surtout fait de la plage. C'est pas possible comme j'ai les cheveux courts . En fait depuis l'âge de

dix-huit ans, je ne vais plus chez le coiffeur, je me coupe les cheveux moi-même avec une espèce de peigne-rasoir apparu sur le marché à la fin des années 50. Je détestais les attentes chez le coiffeur, d'ailleurs je déteste toutes les attentes, aujourd'hui encore
Mais ce qui me marque surtout lors de ce séjour, c'est la perspective du service militaire; j'ai épuisé tous mes sursis et j'ai été convoqué à la caserne de Namur, pour le 2 Novembre 1963, lendemain de mon anniversaire. Et tenez-vous bien, cette caserne se prénomme Marie-Henriette comme ma belle-soeur. Bref je suis terrorisé par cette perspective. Non seulement je suis anti-militariste mais en plus je ne supporte ni l'autorité, ni l'enfermement
Alors dés mon retour à Liège, je continue provisoirement mon métier de correcteur et comme j'ai un peu de temps libre, au mois d'août, je m'inscris à des cours de boxe, à La Sauvenière. Il y a eu jadis des sessions pour universitaires et j'étais allé voir boxer mon ami Foulek Ringelheim. Ca m'avait plu alors pourquoi ne pas essayer ? Mais voilà quand j'arrive là-bas, pour m'inscrire, il n'y a plus de boxe universitaire. C'est plutôt l'ambiance "les routiers sont sympas", vachement populo de derrière les fagots. M'en fous je prends ! Après deux séances d'entrainement, quand j'arrive au cours, tout le monde m'appelle" Le Docteur". (ce surnom me restera collé à la peau lorsque je deviendrai champion d'Europe..... je blague bien sûr) Mais ça me fait rire quand je pense que je n'ai pas voulu faire la médecine comme la plupart de mes ascendants (à savoir mon père, son père et son grand-père, le père et le frère de ma mère ) et que me voilà affublé par ce vocable ridicule. Je ne suis que docteur en droit et non en médecine, mais pour eux, un docteur c'est un docteur et puis c'est tout, na !

