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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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Archives

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 04:14
Le Mur de la Peste à Cabrières d'Avignon

Au mois de mai de l'année 172O, en provenance de Syrie avec sa cargaison d'étoffes précieuses, le Grand Saint-Antoine mouille à Pomègues, en rade de Marseille. Malgré la mort de membres d'équipage sur le chemin du retour, la négligence et la complicité des autorités maritimes, la cupidité des armateurs font que la Peste gagne la ville
En 1721, les paroisses du Comtat-Venaissin se protègent en construisant un mur de pierres sèches (comme les Bories), gardé par des "sentinelles", que l'on a dénommé plus tard "Mur de la Peste". La maladie ne sera éradiquée qu'en janvier 1723. Marseille a perdu la moitié de ses 100.000 habitants. Les ravages de la Peste entraîneront dans la région le décès de plus de 200.000 personnes. Désormais au Nord du village, le Mur de la Peste, témoigne encore des peurs d'antan.
Ce n'est qu'en 1986 que l'Association "Pierre sèche en Vaucluse" entreprit de le relever, beaucoup de pierres ayant été arrachées pour construire des maisons. Depuis cette date des centaines de jeunes bénévoles viennent chaque été y travailler...actuellement plus de cinq kilomètres ont été restaurés, en direction de Méthamis;

Sur cette carte Cabrières d'Avignon est au Sud-Ouest de Gordes.Cabrières-Beaumettes-StPantaleonnew 090728173008 14
Le Mur de la Peste-Luberon-Cabrières d'Avignon-Fev2009Cabrières d'Avignon-Le Mur de la PesteLe Mur de la Peste-Cabrières d'Avignon-LuberonLe Mur de la Peste-Cabrières d'Avignon-fév2009

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 08:48
GORDES en Luberon

Un bijou mais à ne jamais visiter en saison car là c'est la cohue imbécile et des prix imbattables. Hors saison, il faut aller au Café Républicain. Il faisait grand soleil et mistral violent et il gelait, les stalactites en bordure de route en témoignent. Mais la lumière était magnifique. 

Dressé au bord du plateau de Vaucluse, Gordes compte parmi les villages vedettes du Luberon où de nombreuses célébrités et artistes ont élu domicile.
Ses maisons en pierre sèche, de couleur blanche ou grise, s'alignent en spirale autour du rocaher sur lequel est posé le vilage avec, à son sommet, l'église et le château qui font face aux collines du Luberon

Sa situation prvilégiée, son charme exceptionnel et son architecture typique lui ont valu d'être classé "un des plus beaux villages de France". Au centre du village de Gordes, vous pourrez visiter son imposant château forteresse qui abrite l'hôtel de ville et le musée Pol Mara, peintre flamand contemporain

 

Histoire

Antiquité

 

L'origine de Gordes est liée au peuple celte des Vordenses qui érigent un oppidum défensif pour Cavaillon au sommet du roc où se trouve actuellement le village. Le nom de Gordes viendrait de Vordense qui se transforma en Gordenses puis Gordae et enfin Gordes.

Il reste encore plusieurs traces de l'importante occupation romaine comme le passage de la voie romaine de Carpentras à la vallée d'Apt au quartier des « Cousins », les vestiges gallo-romains du quartier des Bouisses (squelettes, amphores, colonnes) ou les substructions gallo-romaines au hameau des Gros.

Moyen Âge

Au VIIIe siècle, l’abbaye bénédictine de Saint-Chaffret est fondée par des moines de l'abbaye de Saint-Chaffre de Monastier-en-Velay sur les restes d'une ancienne cella détruite lors des invasions arabes12.

La vue du château par le nord permet de voir qu'il ne subsiste pas que la partie  
Renaissance.

Depuis le XIe siècle, la masse impressionnante de son château couronne le village de Gordes. Guillaume d'Agoult, l'un des premiers ancêtres de cette puissante famille féodale qui couvrit de fortifications tous les villages environnants, le mentionne dans une charte datée du 30 novembre 1031 (texte original contenu dans le cartulaire de Saint-Victor de Marseille). Ses successeurs le renforcent jusqu'à en faire en 1123 un nobile castrum, le seul ainsi dénommé parmi les très nombreux châteaux avoisinants. Assiégé en vain par le Baron des Adrets durant les guerres de religion, il est le fief des marquis de Simiane puis des ducs de Soubise et au XVIIIe siècle des princes de Condé13.

Au XIIIe siècle, Gordes rallie la maison de Savoie en se mettant sous la protection de Béatrix de Savoie à la suite d'une brouille avec le royaume de France. Celle-ci y établira une garnison (citée en 1258)14.

Au milieu du XIVe siècle, tout comme dans les villages environnants, les premiers remparts se dressent au pied des maisons. C'est l'une des répercussions de la peur engendrée par la guerre de Cent Ans15. François Joseph de Rémerville de Saint-Quentin décrit en 1690 le village en ces termes : « Gordes, gros bourg fermé de murailles ».

À la suite de la mort du roi René, le comté de Provence est incorporé au royaume de France sous l'appellation de « province royale française » en 1481. Une insurrection éclate dans les anciens états des d'Agoult-Simiane et l'ancien comté de Forcalquier. Gordes se distingue par une forte opposition au centralisme français mais paie lourdement ses prétentions d'indépendance. Un an plus tard, pour le mariage de son fils, Jacques Raybaud de Simiane prend le titre de « Baron de Gordes ». Par la suite, l'ensemble de sa descendance garde ce titre sans qu'aucun texte connu ne parle d'une transformation de la seigneurie en baronnie.

Temps Modernes

En 1544, des Vaudois incendient le monastère de Sénanque, abbaye cistercienne fondée en 1148 lors du mouvement de renaissance spirituelle et religieuse qui touche la région aux XIIe et XIIIe siècles16.

Gordes est l'un des premiers villages à accepter la Réforme protestante, choix très osé à l'époque vu la proximité d'Avignon17. En 1615, Gordes est érigé en marquisat par Louis XIII en faveur de Guillaume de Gordes Simiane.

En 1709, plusieurs documents attestent d'un hiver très rude qui a fortement pénalisé la population en détruisant récoltes (dont les oliviers), pots de stockage, cuves en pierre, etc18. En 1720, la peste arrive à Marseille, l'année suivante, elle frappe déjà toute la Provence et arrive en Comtat Venaissin19.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, l'entretien des remparts qui entourent le bourg est peu à peu abandonné. L'un des cimetières est transféré en dehors de l'enceinte en 1755 à son emplacement actuel mais il n'est solennellement béni que le 27 mai 1855.

Période contemporaine
XIXe siècle

À la suite du décret du 25 juin 1793, le département de Vaucluse est créé le 12 août 1793. Il est alors constitué des districts d'Avignon et de Carpentras mais aussi de ceux d'Apt (dont Gordes fait partie) et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

De la fin du XVIIIe siècle à la deuxième moitié du XIXe siècle, l'activité économique autour de Gordes est forte et la commune est alors bien peuplée20.

Au début du XIXe siècle, la transformation du grain en farine est réalisé dans 5 moulins, tous à eau. Le plus important est le Moulin des Roberts21, situé sur l'Imergue, en bordure de la commune de Goult.

Dans le domaine de la production agricole, on note la culture de la garance, l'oléiculture ou encore la culture des figues et des amandes. Il y a aussi l'élevage de vers à soie servant pour l'artisanat.

Dans le domaine de la production artisanale, il y a le travail du cuir par des tanneurs et de très nombreux cordonniers. À l'époque, une chaussure était un modèle unique pour les deux pieds et c'est l'idée (trouvée et exploitée ailleurs) que l'on pouvait différencier la forme de la chaussure mise à droite de celle mise à gauche qui fit perdre le marché militaire au village et entraîna la chute de cette activité. On note aussi le tissage de la soie dont Gordes était un centre important avec deux filatures. Enfin, plusieurs carderies de laine ainsi que la confection de « cadis » (lainages et draps grossiers).

Concernant la production de matières premières, c'est avant tout pour ses pierres que Gordes est connu. Deux variétés ont fait sa renommée : la « molasse », qui fut utilisée dans la construction, et la « pierre de Gordes », résistant au feu et utilisée pour les fours et les cheminées. Il y eut aussi des mines de fer, une mine de charbon sur la colline de Roques et même une mine de soufre au bas du village.

En décembre 1851, environ cinquante à soixante républicains de la commune de Gordes participent à l'insurrection contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte22. Dirigés par le médecin Appy, homme ayant pris le relais de Germain dit Saint-Martin comme meneur du parti républicain dans le village, les « rouges » de Gordes se joignent à la colonne insurrectionnelle, partie d'Apt le matin du lundi 8 décembre, à Coustellet. À ce moment de l'insurrection, les forces républicaines peuvent être évaluées à près de 1600 hommes23.

Le mardi gras de 1886, la filature de Fontaine basse est détruite par un incendie. Cette catastrophe économique oblige les « fileuses » à trouver du travail ailleurs. Elles vont devoir faire plus de trois heures de marche pour rejoindre Fontaine-de-Vaucluse. Le chemin qu'elles empruntèrent est depuis appelé le « chemin des fileuses ».

De la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, plusieurs tremblements de terre se produisent en Luberon. Celui du 14 novembre 1887 ébranle même le clocher et détruit plusieurs maisons ainsi que tout un secteur de l'activité gordienne en rendant souterrain la Véroncle et privant ainsi d'énergie ses cinq moulins. Celui de 1909 détruit d'autres maisons encore. En outre, les froids rigoureux de 1890 et 1892 endommagent profondément les productions agricoles.

En 1914, on recense dix-huit moulins à vent sur la commune. Ceux-ci ont petit à petit remplacé les anciens moulins à eau.

XXe siècle

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gordes est un important lieu de Résistance, ce qui vaudra au village de recevoir la Croix de guerre avec étoile d'argent.

Le 21 août 1944, une semaine après le débarquement sur les côtes de Provence, une patrouille ayant été durement accrochée par le maquis, le village dès le lendemain est victime de violentes représailles.

Le 22 août, les Allemands font rentrer dans les maisons les rares habitants qui n'ont pu se mettre à l'abri, tirant sur ceux qui s'attardent; puis, ayant installé des canons en face sur le rocher de Bel Air, ils bombardent le village, y détruisant une douzaine de maisons, tandis que plusieurs autres sont dynamitées puis incendiées, principalement aux entrées de la cité pour obstruer les carrefours et ralentir ainsi d'éventuels poursuivants. Au total, vingt immeubles ont été détruits par représailles ou par faits de guerre.

La milice avait aussi été active à Gordes et de nombreux immeubles furent, en invoquant cette raison, pillés et incendiés à la Libération, dont la maison du notaire Villevieille qui contenait les archives notariales du village. Toutes ces destructions valurent à la commune le triste privilège de figurer parmi les trois « villes sinistrées » du département de Vaucluse.

Au total, treize personnes sont tuées ou exécutées pendant la Seconde Guerre mondiale et c'est l'intervention d'un moine de l'abbaye de Sénanque auprès de la Kommandantur qui permet d'éviter des sévices encore plus graves. Vingt habitants sont tombés sous les balles ennemies et cinq d'entre eux ont été emmenés en terre étrangère.

À la suite de ces heures tragiques, la ville est citée à l'ordre de la division, le 11 novembre 1948. La Croix de guerre avec étoile d'argent lui est attribuée avec la citation suivante : « Ville martyre qui fut sous l'Occupation un des centres les plus actifs de la Résistance ».

Depuis l'après-guerre et la nécessaire période de reconstruction, le village attire de plus en plus d'artistes dont Marc Chagall ou encore Jean Deyrolle qui découvre le village en 1947 et y entraîne nombre de ses amis (Serge Poliakoff, Vasarely, Dewasne, etc.).

Plus récemment, les principales activités sont liées au tourisme (dont l'hôtellerie, les santons, les tissus, l'art, etc.) et à l'immobilier (vente, construction, décoration, etc.).

Plusieurs galeries d'expositions sont également installées dans le village.

Gordes-Fév2009-Café RépublicainEt le Palace pour milliardaires, en Euros bien sûr

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 08:56

Besoin de me positionner en revenant à l'orée de ce grand voyage d'un mois dans le Luberon. Besoin de dire à ceux qui me lisent que je suis fasciné par le Vaucluse dont le Luberon n'est qu'une partie et que pour moi toute cette région se décline en coupes horizontales, longitudinales se superposant du Nord au Sud. D'abord une première horizontale Nord avec le Sud de la Drôme (Nyons en haut à gauche) et les Baronnies, ensuite Le Mont Ventoux, promongé à  l'Est par la Montagne de Lure et encore plus à l'Est par les Alpes de Haute Provence (région de Digne-Sisteron), ensuite le plateau du Vaucluse au Sud du Ventoux avec les dentelles de Montmirail et Carpentras, puis Les Monts de Vaucluse avec Venasque, puis le Luberon coupé en deux par la Chaîne du Petit et du Grand Luberon et enfin le Pays d'Aigues qui descend  jusqu'à la Durance et Aix en ProvencePR.07 450Histoire du Luberon-Vaudois-Merindol-CabrièresHISTOIRE  
Le Luberon a été occupé par l'homme dès la préhistoire, mais c'est à partir du néolithique (2000 avant Jésus-Christ) que les vestiges abondent
A la fin de l'âge de Bronze (peu avant l'an 1000 av.J.C), les Ligures et les Celtes s'installent sur des sites fortifiés, les "Oppidums" (Voir la colline de Perreal à Gargas) qui sont à l'origine de la plupart des châteaux médiévaux
A la fin du 2e siécle avant J.C, la romanisation du Luberon se  fait avec la construction de la "Voie Domitia", dont un des plus anciens ouvrages est le Pont Julien à Bonnieux. Le pays se couvre alors d'expmoitations rurales sur les vestiges desquelles se construiront les mas d'aujourd'huinew_090723112220_20.jpg
Vers la fin du IIIe siècle, l'Empire romain se désagrège. Le christianisme apparaît et se propage en même temps que son clergé s'organise

Vers la fin du Ve siècle, le Vaucluse est le théâtre d'invasions barbares, comme les Wisigoths

En l'an 5OO, Gondebaud, le roi des Bourguignons s'empare d'Avignon et s'y défend contre Clovis Ier. Par la suite la ville est la proie des Goths e fin des Francs

En 574, les Lombards ravagent le secteur

Les troupes arabo-musulmanes prennent Avignon en 735, puis attaquent la Bourgogne. Mais Charles Martel parvient à les refouler dans le sud de la vallée du Rhône. En 737, il reprend Avignon et en 739, il s'allie aux Lombards pour reprendre la Provence. L'éviction définitive des troupes arabo-musulmanes du secteur (dont le Var) ne sera faite q'en 976 par Guillaume le Libérateur

 

Le moyen-âge est marqué par la forte empteinte du christiannisme et la construction de nombreuses églises, prieurés et abbayes, telles que Sylvacane et Sénanque. Au XIèmé siècle, création des "Gastrum" (Fortification perchées) du Luberon et du Vaucluse.

 

 Vers 1136 les Templiers fondent de puissantes commanderies. En 1148, l'Abbaye de Sénanque est fondée sur le territoire de Gordes
En 1236 avec leTraîté de Meaux, Raymond VII abandonne aux Papes tout ce qu'il possède sur la rive gauche du Rhône. En 1274, Philippe le Hardi met les Papes en possession du Comtat-Venaissin

Vers 1340 s'ouvre une période difficile: pestes et guerres déciment la région. Le repeuplement s'amorce au début du XVIe siècle avec l'arrivée de nombreux paysans alpins de religion Vaudoise. Le mouvement vaudois a été initié en 1170 par Pierre Vaudès (ou Pierre Valdo), créateur d'un mouvement religieux intitule "Les Pauvres de Lyon ) qui fut condamné en 1179 par l'Eglise au 3e concile de Latran.

De 1347 à 1351, l'Europe est touchée par une très importante épidémie de peste noire. La Provence (1347) puis le Comtat-Venaissin (1348) sont touchés dans les premiers

Avignon devient la résidence des Papes en 1309. Sept papes vont s'y succéder jusqu'en 1418. Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent IV, Urbain V et Grégoire XI. Il faut distinguer deux périodes:

 1) Celle des Papes légaux qui s'installent à Avignon, en résidence, au lieu de rester à Rome (1309-1378)
 

2) La période de 1378 à 1418, correspondant au Grand schisme d'Occident ou deux papes coexistent, celui de Rome et celui d'Avignon ( ceux que l'on nomme les Anti-Papes
Le Palais des Papes à Avignon est construit entre 1335 et 1352, sous les pontificats de Benoit XII et Clément 5)

1394. Expulsion des Juifs du royaume de France. Nombre d'entre eux se réfugient alors dans le jeune Comtat-Venaissin (et notamment à Carpentras qui en est la Capitale ), Etat pontifical qui se montre tolérant à leur égard


Les VAUDOIS.Le terme de Vaudois est appliqué aux disciples de Vaudès ou Valdès,. Ce riche marchand lyonnais décide vers 1170 de se faire pauvre et de prêcher l'Evangile en langage populaire, en l'appliquant à la lettre. Les vaudois refusant le serment, le mensonge, la peine de mort et la richesse sont déclarés schismatiques en 1184 et hérétiques en 1214, pour leur négation du purgatoire.  L'installation des Vaudois dans la région du Luberon commence en 1399: Louis II de Provence, à la suite d'une longue campagne militaire en Italie a besoin d'argent. Il met en vente des terres de peu de valeur, qui lui sont achetées par les Seigneurs de Boulier-Cental et de Rocca-Sparviera. Ceux-ci, qui ont des possessions dans le Piémont, installent dans ces terres nouvellement acquises une centaine de familles de paysans piémontais, de religion vaudoise: à Mérindol, Vaugines, Cabrières d'Aigues

Les témoignages de l'époque décrivent ces vaudois comme de gros travailleurs, intègres, payant leurs dettes, d'une grande pureté de moeurs. Grâce à leur labeur, les terres produisent de plus en plus et leurs seigneurs voient leurs dividendes passer de quatre écus à 800 (Ca n'a pas changé)

Par accroissement naturel et par la venue de nouveaux Piémontais, ils s'installent, de l'autre côté du Luberon (au Nord): Gordes, Goult, Lacoste
En 1490, par son mariage avec Germaine de Montjoie, Cabrières devient seigneurie de Goraud d'Ancézune, Baron de Caderousse. Pour mettre ses terres en rapport, il fera venir plusiurs familles vaudoises du Piémont
Jusque vers 1528, ils semblent vivre en bonne intelligence avec leurs voisins catholiques

En 1528, l'évêque d'Apt, Jean Nicolaï, commence à lancer des procès en hérésie. Vers 1530, Jean de Roma, un dominicain, assemble une troupe et  commence massacres, viols, tortures, pillages, avant de devoir s'enfuir au Comtat Venaissin:( le roi de France, inquiet de ces pillages, avait saisi contre lui, le Parlement d'Aix.) Il meurt quelques années plus tard

En 1532, le mouvement vaudois se rattache officiellement au protestantisme

Dans le Comtat Venaissin, appartenant au pape, le vice légat confisque les terres des Vaudois et les redistribue à des catholiques. Le Pape Clément VII demande au Roi de France, François Ier, d'agir de même sur le versant français du Luberon (Le Comtat Venaissin  a appartenu aux Papes, de 1274 à 1791)

Or, après l'élection de Charles-Quint en 1619 comme empereur d'Allemagne, François Ier se senr encerclé car Charles-Quint possède l'Espagne, les Pays-Bas et une partie de l'Italie. En réaction François Ier s'allie avec l'empire Ottoman de Soliman le Magnifique, par le traîté des capitulations en 1536. Cette alliance avec un pays musulman faisant scandale, François Ier ne peut plus se permettre une attitude tolérante en France envers les hérétiques

Le parlement d'Aix-en-Provence condamne en 1532 sept personnalités vaudoises et demande aux seigneurs locaux de confiquer les terres des Vaudois. Ceux-ci prennent les armes et s'emparent de Mérindol, Lacoste et Cabrières d'Avignon

En 1535, François Ier cherche à calmer la situation dans le Luberon et accorde le pardon aux Vaudois à condition que ceux-ci abjurent leur religion dans les 6 mois
 

En 1540, le Parlement prend un nouvel arrêt, l'Edit de Merindol (la Genève provencale, en référence à Luther). Il ordonne que soient brûlés sur le bûcher les Vaudois de Mérindol et le village rasé.Merindol wo40vt2x Après quelques revirements, François Ier, accepte l'arrêt des Provençaux. Adjoint au Parlement de Provence, le baron Maynier d'Oppède prend la tête de la répression. Avec lui 6000 hommes se préparent à la curée, une soldatesque avide de vols, de viols et de tueries. Devant la colonne en marche, les Vaudois s'enfuient. En vain. Le 16 avril 1544 commence le massacre. Loin de s'en tenir au seul village de Merindol, les soldats s'en prennent à tout ce qui se trouve sur leur passage. En vallée d'Aygues, Cabrières, La Motte, Peypin et Saint-Martin -de-la-Brasque sont tour à tour, pillés et incendiés. Le 17 avril, 140 maisons de Lourmarin sont brulées. Entièrement vaudoise, Cabrières d'Avignon, entourée d'une enceinte, fut la dernière place forte prise par les armées royales et pontificales, le 19 avril 1545. Six à 7000 Vaudois sont dans le village et les assiégeants finissent par entrer dans Cabrières: c'est un carnage.
Après Cabrières, Lacoste est la cible des soldats. Mais le seigneur de Lacoste est parent de Maynier d'Oppède: le village sera épargné
En 1544, les Vaudois incendient le Monastère de Sénanqueabbaye-senanque
C'est donc en 1544 que commence la persécution des vaudois. Leurs villages sont pillés, les hommes sont massacrés ou envoyés aux galères, les femmes violées avant d'être tuées. Certains sont vendus comme esclaves. Leurs terres sont confisquées. Le chef de la résistance vaudoise, Eustache Marron a son fief à Cabrières d'Avignon. C'est pourquoi le village sera détruit le 19 avril 1545, tout comme 23 autres villages du Luberon, massacrés par l'armée du baron d'Oppède, Jean Maynier, président du parlement d'Aix. . Il incendie 9 villages, en pille 18, extermine 3000 personnes 
new 090722184424 40en cinq jours et envoie aux galères 670 hommes des deux côtés de la montagne du Luberon. De plus le passage des soldats empêche les cultures, les troupeaux sont tués et un nombre indéterminé de paysans meurent de faim

L'Edit de Nantes de 1598 va apporter un répit certain aux protestants mais dès 1661 les persécutions reprennent. Dans le Luberon, les réformés du Luberon sont à nouveau inquiétés. C'est le temps des dragonnades imposées par Louis XIV, à savoir pour les protestants l'obligation d'héberger ses dragons royaux. La pression fiscale est de plus en plus forte, elle aussi. Et en 1685 les habitants de Mérindol abjurent collectivement "la religion réformée". Même chose à Joucas où l'on compte plus de 120 abjurations. Et la même chose à Cabrières d'Aigues et tout celà aboutira à la Révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV, en 1685

Le XVIIe siècle avait pourtant commencé dans la tranquillité. Après le traumatisme dess guerres de religion, les 28 ans de paix de l'Edit de Nantes, ont permis aux campagnes de respirer. Celles-ci ont connu un regain d'activité et de nouvelles petite agglomérations rurales ont vu le jour, à Buoux par exemple. Mais la démographie est aussi vigoureusement repartie de l'avant et les espaces commencent à manquer. De simples fermes donnent naissance à des hameaux. Des terres sont défrichées jusque dans la montagne.

En 1661, au moment même où les persécutions contre les réformés reprenaient, la petite chapelle de Notre Dame des Lumières, au sud-ouest de Goult est le théâtre de surprenants évèvements. Après la guérison inimaginable d'un paysan du village, ce furent d'étonnantes lumières que l'on aurait vu briller autour de l'antique chapelleGoult N-D des Lumieres En 1720 la peste commence à à remonter de Marseille dans toute la Provence. Pour protéger le Comtat-Venaissin des pestiférés de Provence, les communes de la région commencent alors la construction d'un mur de 27 kilomètres, le Mur de la Peste (voir mon article sur ce blog). Il s'agit d'une muraille en pierre sèche, gardée. A Pernes toutes les portes des remparts sont fermées sauf la Porte Notre Dame. L'épidémie prend fin en 1723
new 090722202140 99-copie-1
En 1791, précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat-Venaissin sont rattachés à la France et en 1792 est créé le département de Vaucluse. En 1800 Suze la Rousse est rattachée à la Drôme ce qui cause l'enclavement du canton vauclusien de Valreas dans ladite Drôme

Au 18e siècle, la sériciculture (mûriers et vers à soie) commence à se développer dans le Luberon. Elle connut un large essor en Provence au XIXe siècle et perdurera jusqu'à la Première Guerre mondiale. Avec Viens, la Bastide des Jourdans fut l'une des communes du Luberon qui en tira le plus de bénéfices grâce à des plantations de mûriers aujourd'hui disparues

Au XXe siècle la Résistance établit de nombreux foyers. Le département est occupé par l'Italie fasciste de novembre 1942 à septembre 1943
En avril 1965, le Plateau d'Albion est choisi pour l'implantation de silos nucléaires. Les travaux sont terminés en 1971 et en septembre 1996, le Président Chirac annonce son démantèlement ( chute du blog de l'Est )

 

En 199O c'est l'Affaire de la profanation du cimetière de Carpentras

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 08:54

Carte-Vaucluse--Luberon004.jpg 

Carte générale du LUBERON. Ne pas oublier que le Luberon est un Parc régional inscrit dans le département du VAUCLUSECarte-g-n-rale-new_090728173404_86.jpg

D'APT à Forcalquier: Apt-Forcalquier-Pertuis-new_090728172127_83.jpgMONIEUX-SAULT-MONT VENTOUXMonieux-Sault-Mt-Ventoux-new_090728175028_24.jpgRégion d'APT, Gargas et Rustrel au Nord, Ménerbes, Bonnieux et Sivergues au Sud d'AptSud-d-Apt-Bonnieux-Lourmarin-Cabri-res-new_090728181757_8.jpgGargas, Apt, Saignon, Buoux, Sivergues, VauginesLourmarin-Vaugines-new_090728174757_85.jpgLe Pays d'Aigues au Sud de la Chaîne du Luberon, Vaugines, Cucuron, Cabrières d'Aigues, Grambois, La Tour d'Aigues.  St Martin de la BrasqueLe CONTADTour-d-Aigues-St-Martin-Grambois-new_090728181108_55.jpgLe Contadour au départ de SAULTContadour-new_090728174338_87.jpgAPT, St Saturnin au nord, Saignon,Villars, Rustrel et son colorado-Gignac-Oppedette, Caseneuve, St Martin du Castillon, CéresteCaseneuve-Viens-Reillanne-Simianenew_090728173651_25.jpgCabrières d'AIgues, Cucuron, Vaugines, Cadenet, Pertuis, Ansouis, La Tour d'AiguesCabri-res-Pertuis-new_090728180749_11.jpgL'Ascension du Mourre-Nègre, le sommet de la chaîne du Luberon, par Auribeau et CastelletAuribeau-Castellet-new_090728180243_2.jpg

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 08:47

PR.07 372

PR.07 371v

 
 
Céreste
 
Céreste
Vue générale du village
Vue générale du village
Blason de Céreste
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Apt
Maire
Mandat
Gérard Baumel
2008-2014
Code postal 04280
Code commune 04045
Démographie
Gentilé Cérestain
Population
municipale
1 267 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg.png43° 51′ 24″ Nord 5° 35′ 16″ Est / 43.8566666667, 5.58777777778 ()  
Altitude Min. 370 m – Max. 971 m
Superficie 32,54 km2
 
Localisation
 

Carte MANOSQUEj-ForcalquierCéreste est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Cérestain.

La Mairie de CérestePR.07 388

Géographie

Protégée au nord par les monts du Vaucluse, et au sud par la chaîne du Luberon, Céreste est à la frontière entre la Basse et la Haute Provence, sur l'ancienne via Domitia, à 370 m d’altitude.

 
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Céreste et les communes voisines 

Les communes limitrophes de Céreste sont Sainte-Croix-à-Lauze, Reillanne, Montjustin, Vitrolles-en-Luberon, Peypin-d'Aigues, Saint-Martin-de-Castillon, Viens.

Géologie
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Lithymnates laurenti

Il y a 50 millions d'années, au début de l'éocène, les bassins d'Apt et de Céreste étaient recouverts d'un grand lac intérieur. Le climat de type tropical, avait développé une faune et une flore très riche qui se retrouve dans plaques très fines de calcaires schisteux jusqu'à oligocène. Ces nombreux fossiles correspondent à une flore riveraine (myrica, nymphaea, salix, etc.) et à des poissons, mollusques et insectes[3].

L'accès facile des sites fossilifères permettait leur pillage quasi organisé. L'action du Parc naturel régional du Luberon a permis de le faire diminuer de 95 %[4]. La commune fait aujourd'hui partie du périmètre de la Réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité à ces sites fossilifères exceptionnels.

Hydrologie
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Gorges de l'Encrême

Céreste est arrosée par plusieurs cours d'eau : en plus de l'Encrême, le Calavon et l’Aiguebelle (dont la source est sulfureuse) traversent dans la commune. Certains de leurs affluents, comme le ravin de Carluc[8] coulent également près du village. Le Nid d'amour est un pittoresque vallon ombragé à l’entrée des gorges de l’Encrême.

Transports

La commune est à l’extrémité occidentale des Alpes-de-Haute-Provence, en bordure de l’Encrême, sur la route départementale D4100 (ex route nationale 100).

La liaison de bus entre Digne et Avignon effectue un arrêt à Céreste, avec plusieurs aller-retour dans la journée.

Une station météo manuelle de Météo-France est installée à Céreste. Les autres stations météos proches de Céreste sont situées à Apt (département du Vaucluse) et Dauphin.

Environnement
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Chênes pubescents dans une doline

La commune compte 1 612 ha de bois et forêts, soit la moitié de sa superficie.

Flore du versant nord du Luberon 

Le versant nord, plus humide et moins chaud que celui qui jouxte la Durance, a déjà une allure plus montagnarde. Il est couvert en grande partie par une chênaie pubescente[11]. Mais le chêne pubescent (ou chêne blanc, ou blaque selon le nom local) a besoin de terrains plus riches que le chêne vert du versant sud, et demande de l'ombre pendant les premières années de sa vie. Ce sont d'autres espèces qui lui préparent le terrain : amélanchier, buis, genêt, genévrier commun, pin sylvestre. Ce dernier fournit une ombre permettant à d'autres végétaux de se développer : chêne blanc, mais aussi érable de Montpellier, érable champêtre ou encore alisier blanc.

Faune du versant nord du Luberon

Sur le piémont du massif, on trouve des insectes (sauterelle, mante religieuse, cigale), des arthropodes, comme le grand scolopendre et le grand scorpion jaune, tous deux très venimeux, des reptiles tels que la vipère aspic, venimeuse mais qui fuit au moindre bruit, la couleuvre à échelons, la couleuvre de Montpellier, le seps, le lézard ocellé, le plus grand lézard d'Europe, pouvant atteindre 90 cm de long.

De nombreux oiseaux sont spécifiques à ce versant, le merle noir, le rouge-gorge, le troglodyte (localement nommé la pétouse ou lou petouso en provençal[13]), le pinson des arbres, le geai des chênes, la mésange bleue, la mésange à longue queue, la fauvette à tête noire, l'épervier d'Europe, prédateur des précédents.

En plus de ces espèces typiques du versant nord, on retrouve nombre d'oiseaux ayant colonisé le versant sud, rapaces diurnes d'une part, comme le circaète Jean-le-Blanc, le plus grand des rapaces du Luberon, le vautour percnoptère, le faucon et la buse (toutes espèces menacées), ou nocturnes d'autre part, comme le grand-duc[14], le moyen-duc, le petit-duc, la hulotte.

Se rencontrent aussi fréquemment des mammifères comme le sanglier, le blaireau en voie d'extinction, ainsi que le renard roux, l'écureuil, des rongeurs dont le plus petit mammifère du monde, le pachyure étrusque.

 

Histoire

Préhistoire et Antiquité 
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Pont romain de Céreste

Les fouilles faites à la Combe Joubert ont révélé un site paléolithique de première importance. Dans un dépôt alluvial, ont été retrouvés des bifaces et des produits Levallois datés de la fin du pléistocène moyen mais qui ont une grande similitude avec l'acheuléen supérieur méditerranéen. Des tombes de l’âge du bronze ont été retrouvées dans la grotte de Carluc

Un vicus gallo-romaine était établi au quartier Saint-Sauveur. Il peut s’agir de Catuiaca, une des mansio de la voie domitienne. L’époque romaine a laissé un four de potier, un hypogée et des sarcophages à Saint-Sauveur. Un pont romain enjambait l'Aiguebelle ; l'autre, dit "romain", date en vérité du XVIIIe siècle[31]. En 1758, près de celui de l'Encrême a été découvert une borne milliaire. Le quartier Saint-Martin a lui aussi livré des vestiges romains avec des tombes à incinération et une pierre gravée ATI/IO/Porci V. F.. Une villa a été découverte par prospection aérienne à La Déguine en 1982.

*
Moyen Âge

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire .

Le prieuré de Carluc est fondé au XIe siècle. Un autre prieuré, celui de Saint-Sauveur-Au-Pont sur le Calavon, appartenait aux XIIe et XIIIe siècles à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[35]. À partir de 1103, le prieuré de Notre-Dame-de-Beauvoir-et-de-Saint-Michel revient, avec les revenus attachés au prieuré, à l’abbaye Saint-Victor de Marseille[30], auquel est rattaché en 1221 l’église Notre-Dame-de-Brésis[30].

En 1113, Stephanus Scizerest (Étienne de Céreste), fut témoin à Apt et signataire de l'acte d'achat fait par Laugier d'Agoult, évêque d'Apt, des châteaux qui sommaient le rocher de Saignon et du don qu'il en fait à son Église d'Apt.

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Bertrand du Guesclin

Au début du XIe siècle, entre 1117 et 1122, l'évêque Laugier d'Agoult transigea avec Rodolphe, l'abbé de Saint-Victor de Marseille. L'évêque donna à l'abbé les églises et prieuré de Céreste avec leurs dépendances. Il retint pour son Église un tiers des droits de sépulture et une coupe d'huile d'olive. L'abbé remit à l'évêque le quart des dîmes qu'il prélevait déjà sur Céreste et trois églises rurales en pays d'Apt[37].

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Raymond de Turenne par Girolamo di Benvenuto

Du château, ayant appartenu aux Sabran et aux Brancas, subsistent les traces des murailles, parfois doubles, et quelques pans de murs du côté sud. D’autres parties du mur d’enceinte sont entières, avec une bretèche reposant sur quatre corbeaux[38].

Le fait le plus marquant de cette période fut la bataille de Céreste. Elle opposa les routiers de Bertrand Du Guesclin à l'ost de Provence commandée par le sénéchal Raymond d'Agoult qui avait à ses côtés Raymond de Turenne et son père Guillaume III Roger de Beaufort, neveu de Clément VI. Au cours de l'année 1368, alors que depuis un an Urbain V était retourné à Rome, Louis Ier d'Anjou décida de s'approprier la Provence. Il fit appel à Bertrand Du Guesclin qui passa le Rhône au cours du mois de mai, assiégea Tarascon, batailla devant Arles et remonta ensuite vers Apt. Poursuivi par les troupes du sénéchal de Provence, le Breton se replia à Céreste. Le choc entre les deux armées vit la lourde défaite des Provençaux. Cet exploit valut à Du Guesclin d'être excommunié par le pape le 1er septembre 1368.

 

La mort de la reine Jeanne ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou (déjà cité). Le seigneur de Céreste, Louis de Sabran, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine .

La communauté de Céreste relevait de la viguerie de Forcalquier .

Période moderne

Au XVIe siècle, l’activité du village reprend, avec entre la transhumance à longue distance. Les moutons de Céreste partent dans la vallée supérieure du Var, en Provence orientale.

Jusqu'en 1648, il n'y eut pas de cure dans le village, l'église paroissiale Saint-Michel et le prieuré de Notre-Dame de Beauvoir étant desservis par les moines de Saint-Victor de Marseille.

Le fief, qui avait dépendu des comtes de Forcalquier puis de Provence, passa à la famille de Brancas[23], qui obtint son érection en marquisat en 1674[44].

La tour d’Embarbe (d’Embarbo) est une ancienne tour défensive du XVIe siècle, transformée en pigeonnier.

Au début du XVIIIe siècle, les frères Estieu exploitaient un four à poteries.

Révolution française

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792.

Période contemporaine

Au milieu du XIXe siècle, l'élevage principal était celui des porcins. La vigne et les oliveraies colonisaient les collines, le blé couvrait les vallées. Et la commune était réputée pour ses truffes d'une exceptionnelle grosseur. Le village comportait plusieurs filatures à soie. Une carrière à ciel ouvert permettait d'exploiter la lignite, elle s'étendait sur 166 hectares. Sur le chemin de Viens, dans une grotte, était exploité du poudingue utilisé pour faire des pierres meulières. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 35 habitants de Céreste sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie.

Comme de nombreuses communes du département, Céreste se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve.

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René Char pendant la Résistance.

René Char au cours de la Seconde Guerre mondiale rejoignit la Résistance et devint le chef du réseau installé sur la commune. Il dut prendre une décision dramatique, laisser fusiller son camarade Roger Bérard pour que Céreste ne subisse pas la répression des SS. Il narre dans les Feuillets d'Hypnos : « Nous étions sur les collines dominant Céreste, des armes à faire craquer les buissons et au moins égaux en nombre aux SS. Je n'ai pas donné le signal parce que le village devait être épargné à tout prix » Capitaine Alexandre 1943-copie-1

   Capitaine AlexandreCérestexTournage du film sur la résistance à Céreste, en &944. Au premier plan René CharCéreste 1944
       
         
         
         

L’histoire démographique de Céreste ,après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période est très courte à Céreste (1861-1872). L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1930, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1866, plus tardivement que la plupart des autres communes du département[69]. Le mouvement de recul se poursuit jusqu’aux années 1950, avant de s’inverser, permettant à la population de retrouver son niveau de l’optimum du XIXe siècle.

 

Économie

Aperçu général 

En 2009, la population active s’élevait à 472 personnes, dont 84 chômeurs (91 fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (69 %)[74] et travaillent majoritairement hors de la commune (57 %)[74]. L’essentiel des établissements de la commune se trouvent dans le secteur tertiaire (62 % et 80 % de l’emploi salarié en 2010)[75].

Agriculture

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 27 établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (non-professionnels) et deux emplois salariés.

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 16 en 2010. Il était de 18 en 2000, de 33 en 1988. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les grandes cultures, l’élevage ovin, des exploitations pratiquant la polyculture subsistent encore6]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 724 ha à 1 364 ha. La SAU a chuté lors de la dernière décennie, à 576 ha.

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. La terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres.

Industrie 

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 32 établissements, employant 22 salariés

Activités de service[

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 76 établissements (avec 56 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 22 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 43 personnes.

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[79], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil : au nombre de 288, elles représentent un tiers des logements. Cinq résidences secondaires possèdent plus d’un logement.

À Céreste, le tourisme a plusieurs aspect : un côté historique et culturel, qui s'appuie sur un patrimoine riche (village médiéval, prieuré de Carluc) et sur les activités festives proposées tout au long de l'année ; le tourisme détente ; le tourisme vert, grâce aux nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif du Luberon et ses environs.

Vie locale[

Cultes
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Église paroissiale Saint-Michel

 

Les remparts ont conservé la porte renaissance (XVe siècle).

Plusieurs maisons du village ont des façades remontant aux XVIe (Le Cours, avec fenêtres à meneau et une petite sculpture antropomorphe sous le larmier) et XVIIe (une rue des Réfractaires, de 1664 ; rue Imbert, maison à attique et fenêtres arrondies ; cours Aristide-Briant, une maison du XVIIe siècle et plusieurs du XVIIIe siècle.

Une maison médiévale (du XIIIe siècle) est classée monument historique. L’’ancienne maison de la prévôté possède deux cheminées ornées de gypseries.

Églises et chapelles 

L’église paroissiale Saint-Michel est construite au XVIIIe siècle, avec deux travées du bas-côté sud plus anciennes (fin XVe siècle) Jean-Christophe Labadie date l’église d’avant le XVIIe siècle, et fait remonter les travaux d’agrandissement aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle possède une statue de Saint Michel terrassant le dragon, de 130 cm de haut, en bois polychrome et doré. Saint Michel est vêtu en centurion romain[99]. Le clocher est surmonté d’un campanile provençal en fer.

La chapelle Saint-Georges est située dans une pinède, près du Calavon, 1 km à l’ouest de Céreste. La chapelle Notre-Dame-de-Pitié est construite au XVe siècle. Une chapelle romane se trouve dans le centre.

À 3 km du village, se trouve le prieuré de Carluc, dont la chapelle est en partie classée monument historique, en partie inscrite. Ce prieuré dépendait de l’abbaye de Montmajour. Autour du prieuré, se trouve une nécropole médiévale, en partie rupestre et souterraine (une galerie la reliant à la chapelle).

Ponts

Le pont romain, à l’est du village, permettait à la voie domitienne de franchir l’Aiguebelle (affluent de l’Encrême, lui même affluent du Calavon). il est arasé à la fin XIXe, lors des travaux sur la RN 100. Il était large de 6,5 m et long de 36 m, avec deux arches de 6 m. Il possède deux particularités : la semelle de fondation en grand appareil, une des rares semelles filantes romaines subsistantes (148 m²) ; et c’est un des rares ponts anciens à deux arches (et même à un nombre pair d’arches). Construit à la fin du Ier siècle avant J.-C., il n’en reste que la pile centrale et les rampes d’accès à murs parementés.

Le pont de la Baou sur l’Encrême, dit « romain » : construit sur la route de Carluc et Reillanne, son tablier mesure 19 m de long par 3,95 m de large, soutenu par une arche surbaissée de 10,5 m de portée, et de 4,5 m de hauteur sous clef. La chaussée a 3,15 m de large. En fait de pont romain, il est construit en 1740 (d’après les archives), mais classé monument historique comme pont romain en 1862[103],[104]. Il est établi sur le gué antique de l’Encrême. À proximité devait se trouver le prieuré de Saint-Vincent-du-Pont

Le pont du Calavon : long de 60 m et large de 5,1 m à l’origine (XVIIIe siècle), il repose sur trois arches surbaissées égales, de 12,45 m de portée. Il est doté d'avant et d'arrière-becs triangulaires, à chaperons prismatiques. Les corbeaux saillants qui ont été réservés lors de la taille des pierres pour servir de support au cintre subsistent. Le tablier du pont a été élargi au XXe en surplomb.

Habitat traditionnel
Article détaillé : Habitat traditionnel provençal.

Les différentes formes d’habitat traditionnel provençal sont représentées dans la commune : maisons en hauteur au village, où hommes et bêtes vivaient sous le même toit, mais aussi des maisons isolées dans les collines. Au XIXe siècle se sont ajoutées hors du village des maisons à terre. Toutes ces constructions sont pensées pour les besoins agricoles : terrasse pour sécher les fruits, grenier pour serrer le foin et le grain.

Les pigeonniers de particuliers sont souvent construits au XIXe siècle, et se signalent par des plaques vernissées en façade, protégeant les oiseaux des rongeurs. L'approvisionnement en eau des différentes constructions était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture.

Les cabanons fournissent un habitat aménagé près de champs ou de vignes éloignées.

Personnalités liées à la commune[

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 08:00

Voici quelques photos du Manoir de Rustrel et du Café de la Place où vous serez bien reçus si vous allez de ma part chez les patrons Monsieur et Madame Michel Moreno, originaires d'Aubignan-Vaucluse, café local très sympa où vous pourrez vous restaurer en terrasseManoir de Rustrel-Luberon-Colorado-Rustrel-VillageDSCN1093.JPGDSCN1094.JPGDSCN1097.JPGDSCN1098.JPGDSCN1099.JPGDSCN1100.JPGDSCN1103.JPGDSCN1101.JPGd

18px-Geographylogo.svg.png43° 55′ 31″ N 5° 29′ 09″ E / 43.9252777778, 5.48583333333 () (carte)
Rustrel
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Rustrel
Château de Rustrel, siège de la mairie
Château de Rustrel, siège de la mairie
Blason de Rustrel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Apt
Canton Canton d'Apt
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Apt
Maire
Mandat
Roger Fenouil
2008-2014
Code postal 84400
Code commune 84103
Démographie
Gentilé Rustreliens, Rustreliennes
Population
municipale
772 hab. (2011[1])
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées  18px-Geographylogo.svg.png43° 55′ 31″ Nord 5° 29′ 09″ Est / 43.9252777778, 5.48583333333 ()  
Altitude 422 m (min. : 279 m) (max. : 1 073 m)
Superficie 28,26 km2
 
Localisation

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Rustrel
Liens
Site web http://mairie.rustrel.net

Rustrel est une commune française située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Rustreliens.

Géographie

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Flancs méridionaux des monts de Vaucluse à proximité du signal de Saint-Pierre

Rustrel est un village situé au nord d'Apt et au pied des Monts de Vaucluse. Ses carrières d'ocre à ciel ouvert, pleinement exploitée autrefois, ont fait sa richesse et continue par le biais du tourisme avec celles du "Colorado Provençal". Ses sentiers en terre permettent de découvrir des falaises érodées comprenant plus de 20 teintes d'ocre, des cheminées de fée, etc. Elles datent du crétacé et sont composées principalement de sables ocreux, de sables blancs et de cuirasses ferrugineuses)].

Sur les hauteurs des Monts de Vaucluse, on trouve au nord des sols calcaires à faciès urgonien et des calcaires argileux (sols du jurassique supérieur et crétacé) et au sud, des sols datant de l'eocène et oligocène, composées essentiellement de calcaires, de marnes et de grès.

Le reste de la commune est composé de quelques dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis du quaternaire, ainsi que d'une succession de sols (Jurassique supérieur, crétacé, paléocène) avec calcaires : argileux, à faciès urgonien, gréseux, lacustres, etc. et Marnes (dont Marnes bleues de l'Aptien.

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de Carpentras auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].


                           
                           
                           
                           
                           
                           
                           
 

Histoire

Préhistoire et antiquité

Le territoire de la commune est occupé dès le néolithique puis par les Romains. Il est dominé par deux oppidums celto-ligures (le Pointu et Castillon). Après la conquête romaine, deux grandes villæ occupèrent le site du futur Rustrel : Lausnava et Proxana dont les noms sont d'origine ligure. Au IIe siècle, elles furent la propriété de Fronton.

Moyen Âge
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Ancienne porte du prieuré Saint-Julien faisant communiquer le chœur et le cloître

À l'époque carolingienne, la première appartenait aux ancêtres de Foucher, le père de dom Mayeul de Cluny, et fit partie de la dot de sa mère Raymonde. Au XIe siècle, elle fut fortifiée et devint Castelli Launanicus, puis Castrum Lonanici en 1125. La chapelle Notre-Dame des Anges marque encore ce site. Il fut définitivement ruiné, sous le nom de Lhaulnanicis, en 1391, par Raymond de Turenne, neveu de Grégoire XI.

La seconde appartint au XIe siècle au noble Bonald, apparenté aux Agoult-Simiane. Son emplacement est toujours marqué par le prieuré Saint-Julien (début XIIe siècle). Elle fut aussi ruinée par Raymond de Turenne. Ce fut pour fuir l'arrivée du terrible vicomte que les habitants de ces deux villæ se réfugièrent à Rustrel et Saint-Martin-de-Castillon, mieux fortifiés.

Jusqu'au XIIe siècle, les importants revenus de ces fiefs des Agoult[5] revinrent soit à cette famille, soit à l'Église d'Apt quand ses cadets Alfant et Laugier en furent évêques.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Ce fief fut la seigneurie des Simiane, des Eyroux, puis de la ville d'Apt qui l'a vendu en paréage[6].

De 1570 à 1575, durant les guerres de religion, le village est occupé par les protestants.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.
Période contemporaine
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Plaque du monument aux morts

Le monument aux morts, qui se trouvait initialement placé à droite de la route conduisant sur le plateau d'Albion, a été déplacé pour pouvoir construire des logements sociaux et se situe actuellement de l'autre côté de la route, à proximité des locaux de la Poste. C'est une colonne carrée, flanqué de quatre obus, ses plaques de marbres répertorient tous les Rustréliens mort au cours de la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre mondiale et la guerre d'Algérie.

Toponymie

Rustrel est mentionné au XIIe siècle sous le nom de "Rograstrel" puis, en 1274, "Ruastrello" dans le Cartulaire de l'Église d’Apt.

Héraldique
Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sault

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à un rustre d'or

Devise : l'épée est mon droit


 

Économie

Exploitations minières

Une mine d'ocre est toujours en exploitation industrielle sur le territoire de la commune au XXIe siècle.

Tourisme

Le tourisme est l'une des principales ressources de la commune: camping, chambres d'hôtes, gîtes, etc.

L'attraction touristique principale réside dans le Colorado provençal, où le sol est constitué d'ocres de différentes teintes, en direction de Gignac. L'exploitation et l'érosion naturelle ont façonné le paysage pour lui donner des apparences rappelant celui du Colorado. La ressemblance évidente avec Roussillon, distant d'une quinzaine de kilomètres, est due à la nature commune de leurs sols.

16px-Information_icon.svg.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Agriculture
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Vignes de Rustrel avec en second plan le Colorado provençal
Viticulture

La commune produit des vins AOC Ventoux. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[10].

Le vignoble se situe en majeure partie sur des sédiments déposés par les mers de l’ère tertiaire à la base du massif calcaire du Ventoux. On distingue trois types de terroirs[11] :

  • les sols rouges provenant de la dégradation du calcaire. Ce sont des terres à garrigue, typiquement méditerranéenne, et qui ont été à la source du vignoble actuel ;
  • les sols formés d'un mélange de sable et d'argile ocreuse de différentes couleurs selon les oxydes minéraux contenus. Reliquat d'un climat tropical, ils prennent un faciès latéritique dans la haute vallée du Calavon ;
  • les sols détritiques recouverts soit par des galets roulés (terrasses fossiles des torrents du Tertiaire descendus des Préalpes), soit par des éboulis calcaires détachés de la montagne (piémont du Ventoux).
Trufficulture
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Truffière à Rustrel
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Truffes de Rustrel sur le marché du samedi à Apt

 

Fleuron de la gastronomie française, la truffe est une spécialité provençale, puisque la région produit 80 % des truffes en France  . Le Vaucluse, autour du piémont du mont Ventoux et des monts de Vaucluse est, avec la Drôme provençale, le premier producteur de Tuber melanosporum Son marché reste hors normes car c'est la seule production à échapper aux inspecteurs de l'administration fiscale, aucune transaction n'étant réglée par chèque . L'approche des fêtes de fin d'année fait exploser les prix. Mais les meilleures truffes sont celles du mois de janvier, période où elles sont à pleine maturité]. En saison, ce sont les marchés de Carpentras et de Richerenches, les plus importants de la région, qui fixent les cours. Les rabassiers (trufficulteurs) affirment, pour justifier les prix, que le « diamant noir » naît entre les pluies des deux Vierges. Ces précipitations doivent être abondantes entre l'Assomption (15 août) et la Nativité de Notre-Dame (8 septembre). C'est loin d'être faux puisque les spécialistes ont vérifié qu'une bonne année dépend à la fois d'un fort ensoleillement estival suivi de pluies entre la mi-août et la mi-septembre .

 

La truffe se récolte jusqu'à 1 000 mètres d'altitude. Préférant les terrains calcaires, elle se développe toujours en symbiose avec le chêne blanc ou vert, le frêne et le charme. On prétend que les plus fines poussent à l'ombre du tilleul].

Enseignement

Le village de Rustrel possède une école primaire.

Sports
  • Club de parapentes
  • Parcours d'aventures forestières

Lieux et monuments

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Fontaine de Farinette
Moulin à huile
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Pressoir à olive et ses scourtins (XIXe siècle)

Le village a conservé son moulin à huile. Daté du XVIIIe/XIXe siècle, il est ouvert à la visite.

Au XVIIIe siècle, la grande majorité des moulins étaient « à recense ». Le marc d'olives, passé plusieurs fois au pressoir, était régulièrement ébouillanté, ce qui permettait de faire remonter la matière grasse. Cette technique permettait de recueillir l'huile à la surface des bassins de décantation. Le résidu du marc ou grignon était recyclé, soit en tant qu'engrais, soit comme combustible pour la chaudière[16].

La révolution industrielle eut ses répercussions en agriculture. Elle apporta une mécanisation de plus en plus poussée et l'outillage des moulins à huile devint de plus en plus encombrant et coûteux. Rares furent, au XIXe siècle, les petits propriétaires qui purent s'équiper. Ils préférèrent opter pour l'apport de leur récolte au moulin le plus proche[16].

Article détaillé : Huile d'olive de Provence AOC.
Hauts fourneaux[modifier | modifier le code]
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Haut fourneau de Rustrel d'une capacité de six tonnes ayant fonctionné au bois

Rustrel est au centre d'un vaste bassin minier et métallurgique dont la production de fer perdura jusqu’au XIXe siècle. Il est divisé en trois secteurs qui se jouxtent.

Des datations au C14 ont permis d'identifier certains ferriers comme appartenant la période de La Tène. Des campagnes de prospections, réalisées entre 1996 et 2008, ont répertorié plus de 300 ferriers. Exploité jusqu'à la fin du XIXe siècle, en particulier à Gignac et à Rustrel, ce minerai de fer contribua à l'essor économique et industriel de la vallée du Calavon.

Dans les années 1850, le besoin de bois pour la production de fer s’intensifia tellement qu'il provoqua la déforestation des Monts de Vaucluse et du Mont Ventoux  À Rustrel, au pied du site de Notre-Dame des Anges, existent toujours les vestiges des hauts fourneaux qui furent construits, à partir de 1836 pour se substituer à celui de Velleron. Ils permirent, jusqu'en 1890, de produire des fontes à gueuses et à moulages. Cette exploitation périclita par manque de moyens de transport adéquat.

ChâteauX
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Château de Rustrel

Il a été construit au centre du village au cours du XVIIe siècle et abrite la mairie. Il a remplacé le château de Villevieille démoli sur ordre du Conseil de Ville en 1590 pour un prix-fait de 25 écus.

Il se présente sous la forme traditionnelle des châteaux de haute Provence, un quadrilatère flanqué de quatre tours d'angle arrondies]. Une intelligente restauration a mis en valeur porte d'entrée et fenêtres centrales avec un encadrement en grand appareil à bossages.

Prieuré Saint-JulienX
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Prieuré Saint Julien

Situé près de la route menant d'Apt à Rustrel, il est daté du XIe mais a été construit sur l'emplacement d'une des anciennes résidences de Fronton. En effet, des travaux de réfection entrepris, en 1646, révélèrent la présence d’une stèle funéraire épigraphique sur laquelle était gravée l’inscription :

FRONTO ATIPONIS F. SIBI PARENTIBUSQUE SUIS EX TESTAMENTO SUO.

Sa nef a été raccourcie à une époque indéterminée. Son abside a la particularité d'être semi-circulaire à l'intérieur et pentagonale à l'extérieur. Quant à son cul-de-four, il est d'une parfaite stéréotomie.

Notre-Dame-des-Anges

Cette église est construite sur un ancien fundus romain. Ancien lieu de culte de la villa Lausnavo, elle était dite chapelle de Villevieille avant 1600.

Elle fut agrandie en 1660. C'est lors de ces travaux que l'entrée a été restructurée avec des blocs en réemploi dont l'un porte une inscription malheureusement indéchiffrable.

Devant cette chapelle se déroulait chaque année, le 8 septembre un pèlerinage suivi du Juec dou Borni ou Jeu du Borgne.

Église paroissiale
220px-Rustrel_-_%C3%A9glise.JPG
magnify-clip.png
église de Rustrel

Cette église du XVIe siècle fut d'abord placée sous le vocable de Saint-Romain. Elle l'est de nos jours sous celui de la Nativité de Notre-Dame. Elle comporte une nef unique et une abside semi-circulaire dominée par un clocher-arcade à trois baies.

Laboratoire Souterrain à Bas Bruit de Rustrel (LSBB)[modifier | modifier le code]

Après 25 ans de service opérationnel, le Poste de Conduite de Tir no 1 du système d'arme Sol Balistique Stratégique du plateau d'Albion, a pu être converti en Laboratoire Scientifique Multidisciplinaires.

Galerie photos

Personnalités liées à la commune

Anecdotes

L'émission C'est pas sorcier y a tourné un reportage, expliquant l'ocre et son exploitation (ainsi qu'à Gargas et Roussillon).

Le clip de Laurent Wolf I walk the line y a été tourné.

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 15:29

P1160004Trois parmi ces photos font partie du Blog de Gabrielle AZNAR...voir ci-dessous

P1160003Un Cimetière pour tous ceux qui ont voulu faire une "carrière" ...en ocreP1150995P1150988

    Photo ci-dessous de Gabriel Aznarcimetiere roussillon copyright gabrielle aznar 8P1150996Photo ci-dessous de Gabrielle Aznarcimetiere roussillon copyright gabrielle aznar 2P1160002Le cimetière des pauvres....celui des "caves" qui se rebiffentP1160014P1160015P1150993P1160007P1160010P1160012 Photo ci-dessous provenant du blog de Gabrielle AZNARcimetiere roussillon copyright gabrielle aznar 10P1160016

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 06:05

Célèbre pour son observatoire dont les coupoles brillent  sous le ciel le plus pur de France, St Michel est aussi un agréable village étageant sur ses collines ses fontaines et ses maisons anciennes aux belles portes.

Du sommet du village, magnifique vue sur le pays de Forcalquier et les Alpes de Haute Provence A

Au Nord du village on accède à l'Observatoire de Haute Provence (accès réservé aux chercheurs ou aux visites organisées ). L'implantation de cet observatoire s'explique par la pureté du pays de Forcalquier. Quatorze  coupoles abritent des instruments astronomiques parmi les plus grands d'Europe, des laboratoires, des ateliers et des logements accueillant astronomes français et étrangers. Les travaux ont commencé en 1937 mais ont été perturbés par la guerre et ce n'est qu'en 1958 que le grand téléscope entra en service

Sur cette carte l'Observatoire se trouve à l'Ouest de Forcalquier (qui lui est au-dessus à droite)Apt-Forcalquier-Pertuis-new_090728172127_83.jpgVoici d'abord le village...désertSt Michel de l'Observatoire-Observatoire de Provence- Fev 2009-Forcalquiernew 090722143110 61new 090722143313 87new 090722143354 29new 090722143150 43new 090722143430 11Et nous grimpons vers l'Eglisenew 090722143630 92new 090722143745 3new 090722144634 52Après l'église que nous contournons par la droite, new 090722144220 75nous découvrons un panotama splendide, avec Forcalquier à gauche et la chaîne des Alpes de Haute-Provence dans le fondnew 090722144008 64new 090722144409 75Et voici Forcalquiernew 090722144758 39-copie-1Forcalquier vu de l'Observatoire de Provence-Fev2009Une carrière non identifiéenew 090722144447 60Et sur notre gauche, l'Observatoire de Haute-Provence. Nous essaierons de nous y rendre en voiture en reprenant la route d'Apt mais nous nous somme heurtés à une grille puissante. Seuls le personnel et les visites guidées annoncées sont autorisées, du moins en hiver

 

C'est dans ce ciel que de nombreuses soucoupes volantes ont été aperçues il y a quelques annéesnew 090722144840 7 Observatoire de Haute Provence-Fev 2009new 090722145243 33new 090722145603 83Et c'est  la descente vers le villagenew 090722150007 9new 090722144521 6

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 09:23

Une petite précision, le Luberon est un parc naturel régional qui est situé dans le Vaucluse et en fait partie intégrante. Ses limites sont bien précisées sur cette carte au Luberon vert. Saint-Saturnin-lès-Apt se situe donc bien dans le Luberon et Apt en est la capitale. Le Luberon est en fait le sud du département du Vaucluse et descend jusqu'à la Durance, englobant le Pays d'Aigues. Il est bordé au Nord-Est par le Département des Alpes de Haute-Provence dont Forcalquier  fait partieSaint-Saturnin est un gros village de 2400 habitants, situé à 420 mètres d'altitude et adossé à un rocher sur lequel, deux moulins à vent du 17e siècle et les vestiges d'un château médiéval (du 11 au 16e siècle), montent la garde. Nous sommes à 6 Kms au Nord d'Apt. Au Nord le Ventoux, au Sud le Parc National du Luberon (Bonnieux, Menerbes, Cucuron etc..) ave la descente la Durance, Aix-en-Provence et la Montagne Sainte-Victoire, à l'Ouest Gordes, l'isle-sur-la-Sorgue, Venasque et Carpentras et à l'est les alpes de Haute Provence, via Reillanne, Manosque, Forcalqier et la région de Digne.

Voici le château et sa chapelle romane du XIe siècle. Nous avons picniqué au pied de cette chapelle fin févrie. J'étais en torse nu, derrière la croix, avec une baguette, un saucisson et un litron de rougeEt l'entrée de la chapelle par le mur d'enceinte et ensuite les différentes portes d'accès

 

Et enfin - en

contrebas, l' Eglise de Saint-Saturnin. C'est donc au pied de ce château que nous avons vécu durant tout le mois de février 2009St Satuurnin-lès-Apt-L'Eglise-Fev2009-Luberon

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 06:16

 

Ansouis et son fameux château, propriété depuis le XIIe siècle d'une des grandes familles de Provence, les Sabran-Pontevès, dont l'Eglise a béatifié deux membres. L'eglise est, elle aussi du XIIe siècle et incorporée au château. Il faut la visiter à l'intérieur.

 

Bâti au sommet d'un piton rocheux dans la vallée d'Aigues, Ansouis fut un poste d'observation privilégié à l'entrée de la Haute-Provence. Le château fut d'abord une forteresse celto-ligure. Au Moyen-âge il apparaît sous la forme d'un vaste quadrilatère doté d'un donjon central, flanqué de quatre tours et comportant un important système de fortifications que l'on suit encore de nos jours. A cette époque Ansouis appartient à la puissante maison de Forcalquier. Leur suzeraineté sur Ansouis dura jusqu'en 1178, dare à laquelle ce fief entra dans le patrimoine de la maison de Sabran par le mariage de Raymond Ier de Sabran avec Garsende, comtesse souveraine de Forcalquier. Puis le temps passa sur Ansouis jusqu'en 1286, année de la naissance  d'Elzéar de Sabran. Le roi Charles II de Sicile, le maria à quatorze ans à Delphines de Signe, riche héritière et dernière descendante des Comtes de Marseille.

 

A partir du XVIIe siècle, période enfin plus calme, le château se transforma prograssivement de forteresse en demeure de plaisance avec sa belle façade classique au Sud. Inhabité pendant presque tout le XIXe siécle, il plongea dans l'abandon total pendant toute cette période. Le duc et la duchesse de Sabran-Pontevès reprirent le château en 1936 et n'eurent de cesse pendant toute leur vie de lui rendre sa splendeur passée. Il est classé Monument historique en 1948.

 

En 2008, l'Histoire décide que le château d'Ansouis connaîtra de nouveaux propriétaires, M. et Mme Gérard Rousset-Rouvière appartiennent à une très ancienne famille marseillaise, qui donna un maire à la cité phocéenne. Ce sont d'ardents amoureux de la Provence, de ses pierres et de ses arts décoratifs, une passion qui conduit leurs activités professionnelles en matière d'immobilier et de patrimoine. Ansouis devient leur maison, ils s'attachent à poursuivre l'oeuvre de restauration, ouvrant largement le château aux visteurs

Voici Ansouis dans le bas de la carte,  à droite, au-dessus de la DuranceAnsouis-Vaugines-Cadenet-new_090728174057_40.jpgnew 090719073024 1new 090719073128 70 new 090719073725 90new 090719074513 62new 090719073805 54new 090719074236 42Dans le fond la chaîne du Luberon, côté Sudnew 090719074437 32new 090719075101 39new 090719074725 28new 090719074927 93new 090719075159 52

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