| Céreste | ||
Vue générale du village |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |
| Arrondissement | Forcalquier | |
| Canton | Reillanne | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays d'Apt | |
| Maire Mandat |
Gérard Baumel 2008-2014 |
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| Code postal | 04280 | |
| Code commune | 04045 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cérestain | |
| Population municipale |
1 267 hab. (2011) | |
| Densité | 39 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 43° 51′ 24″ Nord 5° 35′ 16″ Est / 43.8566666667, 5.58777777778 () | |
| Altitude | Min. 370 m – Max. 971 m | |
| Superficie | 32,54 km2 | |
| Localisation | ||
Céreste est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Cérestain.
Géographie
Protégée au nord par les monts du Vaucluse, et au sud par la chaîne du Luberon, Céreste est à la frontière entre la Basse et la Haute Provence, sur l'ancienne via Domitia, à 370 m d’altitude.
Les communes limitrophes de Céreste sont Sainte-Croix-à-Lauze, Reillanne, Montjustin, Vitrolles-en-Luberon, Peypin-d'Aigues, Saint-Martin-de-Castillon, Viens.
Il y a 50 millions d'années, au début de l'éocène, les bassins d'Apt et de Céreste étaient recouverts d'un grand lac intérieur. Le climat de type tropical, avait développé une faune et une flore très riche qui se retrouve dans plaques très fines de calcaires schisteux jusqu'à oligocène. Ces nombreux fossiles correspondent à une flore riveraine (myrica, nymphaea, salix, etc.) et à des poissons, mollusques et insectes[3].
L'accès facile des sites fossilifères permettait leur pillage quasi organisé. L'action du Parc naturel régional du Luberon a permis de le faire diminuer de 95 %[4]. La commune fait aujourd'hui partie du périmètre de la Réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité à ces sites fossilifères exceptionnels.
Céreste est arrosée par plusieurs cours d'eau : en plus de l'Encrême, le Calavon et l’Aiguebelle (dont la source est sulfureuse) traversent dans la commune. Certains de leurs affluents, comme le ravin de Carluc[8] coulent également près du village. Le Nid d'amour est un pittoresque vallon ombragé à l’entrée des gorges de l’Encrême.
La commune est à l’extrémité occidentale des Alpes-de-Haute-Provence, en bordure de l’Encrême, sur la route départementale D4100 (ex route nationale 100).
La liaison de bus entre Digne et Avignon effectue un arrêt à Céreste, avec plusieurs aller-retour dans la journée.
Une station météo manuelle de Météo-France est installée à Céreste. Les autres stations météos proches de Céreste sont situées à Apt (département du Vaucluse) et Dauphin.
La commune compte 1 612 ha de bois et forêts, soit la moitié de sa superficie.
Le versant nord, plus humide et moins chaud que celui qui jouxte la Durance, a déjà une allure plus montagnarde. Il est couvert en grande partie par une chênaie pubescente[11]. Mais le chêne pubescent (ou chêne blanc, ou blaque selon le nom local) a besoin de terrains plus riches que le chêne vert du versant sud, et demande de l'ombre pendant les premières années de sa vie. Ce sont d'autres espèces qui lui préparent le terrain : amélanchier, buis, genêt, genévrier commun, pin sylvestre. Ce dernier fournit une ombre permettant à d'autres végétaux de se développer : chêne blanc, mais aussi érable de Montpellier, érable champêtre ou encore alisier blanc.
Sur le piémont du massif, on trouve des insectes (sauterelle, mante religieuse, cigale), des arthropodes, comme le grand scolopendre et le grand scorpion jaune, tous deux très venimeux, des reptiles tels que la vipère aspic, venimeuse mais qui fuit au moindre bruit, la couleuvre à échelons, la couleuvre de Montpellier, le seps, le lézard ocellé, le plus grand lézard d'Europe, pouvant atteindre 90 cm de long.
De nombreux oiseaux sont spécifiques à ce versant, le merle noir, le rouge-gorge, le troglodyte (localement nommé la pétouse ou lou petouso en provençal[13]), le pinson des arbres, le geai des chênes, la mésange bleue, la mésange à longue queue, la fauvette à tête noire, l'épervier d'Europe, prédateur des précédents.
En plus de ces espèces typiques du versant nord, on retrouve nombre d'oiseaux ayant colonisé le versant sud, rapaces diurnes d'une part, comme le circaète Jean-le-Blanc, le plus grand des rapaces du Luberon, le vautour percnoptère, le faucon et la buse (toutes espèces menacées), ou nocturnes d'autre part, comme le grand-duc[14], le moyen-duc, le petit-duc, la hulotte.
Se rencontrent aussi fréquemment des mammifères comme le sanglier, le blaireau en voie d'extinction, ainsi que le renard roux, l'écureuil, des rongeurs dont le plus petit mammifère du monde, le pachyure étrusque.
- Faune visible à Céreste.
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Le circaète Jean-le-Blanc est le plus grand des rapaces du Luberon.
Histoire
Les fouilles faites à la Combe Joubert ont révélé un site paléolithique de première importance. Dans un dépôt alluvial, ont été retrouvés des bifaces et des produits Levallois datés de la fin du pléistocène moyen mais qui ont une grande similitude avec l'acheuléen supérieur méditerranéen. Des tombes de l’âge du bronze ont été retrouvées dans la grotte de Carluc
Un vicus gallo-romaine était établi au quartier Saint-Sauveur. Il peut s’agir de Catuiaca, une des mansio de la voie domitienne. L’époque romaine a laissé un four de potier, un hypogée et des sarcophages à Saint-Sauveur. Un pont romain enjambait l'Aiguebelle ; l'autre, dit "romain", date en vérité du XVIIIe siècle[31]. En 1758, près de celui de l'Encrême a été découvert une borne milliaire. Le quartier Saint-Martin a lui aussi livré des vestiges romains avec des tombes à incinération et une pierre gravée ATI/IO/Porci V. F.. Une villa a été découverte par prospection aérienne à La Déguine en 1982.
Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire .
Le prieuré de Carluc est fondé au XIe siècle. Un autre prieuré, celui de Saint-Sauveur-Au-Pont sur le Calavon, appartenait aux XIIe et XIIIe siècles à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[35]. À partir de 1103, le prieuré de Notre-Dame-de-Beauvoir-et-de-Saint-Michel revient, avec les revenus attachés au prieuré, à l’abbaye Saint-Victor de Marseille[30], auquel est rattaché en 1221 l’église Notre-Dame-de-Brésis[30].
En 1113, Stephanus Scizerest (Étienne de Céreste), fut témoin à Apt et signataire de l'acte d'achat fait par Laugier d'Agoult, évêque d'Apt, des châteaux qui sommaient le rocher de Saignon et du don qu'il en fait à son Église d'Apt.
Au début du XIe siècle, entre 1117 et 1122, l'évêque Laugier d'Agoult transigea avec Rodolphe, l'abbé de Saint-Victor de Marseille. L'évêque donna à l'abbé les églises et prieuré de Céreste avec leurs dépendances. Il retint pour son Église un tiers des droits de sépulture et une coupe d'huile d'olive. L'abbé remit à l'évêque le quart des dîmes qu'il prélevait déjà sur Céreste et trois églises rurales en pays d'Apt[37].
Du château, ayant appartenu aux Sabran et aux Brancas, subsistent les traces des murailles, parfois doubles, et quelques pans de murs du côté sud. D’autres parties du mur d’enceinte sont entières, avec une bretèche reposant sur quatre corbeaux[38].
Le fait le plus marquant de cette période fut la bataille de Céreste. Elle opposa les routiers de Bertrand Du Guesclin à l'ost de Provence commandée par le sénéchal Raymond d'Agoult qui avait à ses côtés Raymond de Turenne et son père Guillaume III Roger de Beaufort, neveu de Clément VI. Au cours de l'année 1368, alors que depuis un an Urbain V était retourné à Rome, Louis Ier d'Anjou décida de s'approprier la Provence. Il fit appel à Bertrand Du Guesclin qui passa le Rhône au cours du mois de mai, assiégea Tarascon, batailla devant Arles et remonta ensuite vers Apt. Poursuivi par les troupes du sénéchal de Provence, le Breton se replia à Céreste. Le choc entre les deux armées vit la lourde défaite des Provençaux. Cet exploit valut à Du Guesclin d'être excommunié par le pape le 1er septembre 1368.
La mort de la reine Jeanne ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou (déjà cité). Le seigneur de Céreste, Louis de Sabran, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine .
La communauté de Céreste relevait de la viguerie de Forcalquier .
Au XVIe siècle, l’activité du village reprend, avec entre la transhumance à longue distance. Les moutons de Céreste partent dans la vallée supérieure du Var, en Provence orientale.
Jusqu'en 1648, il n'y eut pas de cure dans le village, l'église paroissiale Saint-Michel et le prieuré de Notre-Dame de Beauvoir étant desservis par les moines de Saint-Victor de Marseille.
Le fief, qui avait dépendu des comtes de Forcalquier puis de Provence, passa à la famille de Brancas[23], qui obtint son érection en marquisat en 1674[44].
La tour d’Embarbe (d’Embarbo) est une ancienne tour défensive du XVIe siècle, transformée en pigeonnier.
Au début du XVIIIe siècle, les frères Estieu exploitaient un four à poteries.
Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792.
Au milieu du XIXe siècle, l'élevage principal était celui des porcins. La vigne et les oliveraies colonisaient les collines, le blé couvrait les vallées. Et la commune était réputée pour ses truffes d'une exceptionnelle grosseur. Le village comportait plusieurs filatures à soie. Une carrière à ciel ouvert permettait d'exploiter la lignite, elle s'étendait sur 166 hectares. Sur le chemin de Viens, dans une grotte, était exploité du poudingue utilisé pour faire des pierres meulières. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée.
Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 35 habitants de Céreste sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie.
Comme de nombreuses communes du département, Céreste se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve.
René Char au cours de la Seconde Guerre mondiale rejoignit la Résistance et devint le chef du réseau installé sur la commune. Il dut prendre une décision dramatique, laisser fusiller son camarade Roger Bérard pour que Céreste ne subisse pas la répression des SS. Il narre dans les Feuillets d'Hypnos : « Nous étions sur les collines dominant Céreste, des armes à faire craquer les buissons et au moins égaux en nombre aux SS. Je n'ai pas donné le signal parce que le village devait être épargné à tout prix » 
![]() xTournage du film sur la résistance à Céreste, en &944. Au premier plan René Char![]() |
L’histoire démographique de Céreste ,après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période est très courte à Céreste (1861-1872). L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1930, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1866, plus tardivement que la plupart des autres communes du département[69]. Le mouvement de recul se poursuit jusqu’aux années 1950, avant de s’inverser, permettant à la population de retrouver son niveau de l’optimum du XIXe siècle.
Économie
En 2009, la population active s’élevait à 472 personnes, dont 84 chômeurs (91 fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (69 %)[74] et travaillent majoritairement hors de la commune (57 %)[74]. L’essentiel des établissements de la commune se trouvent dans le secteur tertiaire (62 % et 80 % de l’emploi salarié en 2010)[75].
- Agriculture à Céreste.
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 27 établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (non-professionnels) et deux emplois salariés.
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 16 en 2010. Il était de 18 en 2000, de 33 en 1988. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les grandes cultures, l’élevage ovin, des exploitations pratiquant la polyculture subsistent encore6]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 724 ha à 1 364 ha. La SAU a chuté lors de la dernière décennie, à 576 ha.
La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. La terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres.
Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 32 établissements, employant 22 salariés
Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 76 établissements (avec 56 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 22 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 43 personnes.
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[79], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :
- un hôtels (classé deux étoiles), avec 12 chambres ;
- une aire naturelle de camping;
- plusieurs meublés ;
- des chambres d’hôtes ;
- un village de vacances.
Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil : au nombre de 288, elles représentent un tiers des logements. Cinq résidences secondaires possèdent plus d’un logement.
À Céreste, le tourisme a plusieurs aspect : un côté historique et culturel, qui s'appuie sur un patrimoine riche (village médiéval, prieuré de Carluc) et sur les activités festives proposées tout au long de l'année ; le tourisme détente ; le tourisme vert, grâce aux nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif du Luberon et ses environs.
Vie locale
Les remparts ont conservé la porte renaissance (XVe siècle).
Plusieurs maisons du village ont des façades remontant aux XVIe (Le Cours, avec fenêtres à meneau et une petite sculpture antropomorphe sous le larmier) et XVIIe (une rue des Réfractaires, de 1664 ; rue Imbert, maison à attique et fenêtres arrondies ; cours Aristide-Briant, une maison du XVIIe siècle et plusieurs du XVIIIe siècle.
Une maison médiévale (du XIIIe siècle) est classée monument historique. L’’ancienne maison de la prévôté possède deux cheminées ornées de gypseries.
L’église paroissiale Saint-Michel est construite au XVIIIe siècle, avec deux travées du bas-côté sud plus anciennes (fin XVe siècle) Jean-Christophe Labadie date l’église d’avant le XVIIe siècle, et fait remonter les travaux d’agrandissement aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle possède une statue de Saint Michel terrassant le dragon, de 130 cm de haut, en bois polychrome et doré. Saint Michel est vêtu en centurion romain[99]. Le clocher est surmonté d’un campanile provençal en fer.
La chapelle Saint-Georges est située dans une pinède, près du Calavon, 1 km à l’ouest de Céreste. La chapelle Notre-Dame-de-Pitié est construite au XVe siècle. Une chapelle romane se trouve dans le centre.
À 3 km du village, se trouve le prieuré de Carluc, dont la chapelle est en partie classée monument historique, en partie inscrite. Ce prieuré dépendait de l’abbaye de Montmajour. Autour du prieuré, se trouve une nécropole médiévale, en partie rupestre et souterraine (une galerie la reliant à la chapelle).
- Monuments au village de Céreste.
Le pont romain, à l’est du village, permettait à la voie domitienne de franchir l’Aiguebelle (affluent de l’Encrême, lui même affluent du Calavon). il est arasé à la fin XIXe, lors des travaux sur la RN 100. Il était large de 6,5 m et long de 36 m, avec deux arches de 6 m. Il possède deux particularités : la semelle de fondation en grand appareil, une des rares semelles filantes romaines subsistantes (148 m²) ; et c’est un des rares ponts anciens à deux arches (et même à un nombre pair d’arches). Construit à la fin du Ier siècle avant J.-C., il n’en reste que la pile centrale et les rampes d’accès à murs parementés.
Le pont de la Baou sur l’Encrême, dit « romain » : construit sur la route de Carluc et Reillanne, son tablier mesure 19 m de long par 3,95 m de large, soutenu par une arche surbaissée de 10,5 m de portée, et de 4,5 m de hauteur sous clef. La chaussée a 3,15 m de large. En fait de pont romain, il est construit en 1740 (d’après les archives), mais classé monument historique comme pont romain en 1862[103],[104]. Il est établi sur le gué antique de l’Encrême. À proximité devait se trouver le prieuré de Saint-Vincent-du-Pont
Le pont du Calavon : long de 60 m et large de 5,1 m à l’origine (XVIIIe siècle), il repose sur trois arches surbaissées égales, de 12,45 m de portée. Il est doté d'avant et d'arrière-becs triangulaires, à chaperons prismatiques. Les corbeaux saillants qui ont été réservés lors de la taille des pierres pour servir de support au cintre subsistent. Le tablier du pont a été élargi au XXe en surplomb.
- Les ponts anciens de Céreste.
Les différentes formes d’habitat traditionnel provençal sont représentées dans la commune : maisons en hauteur au village, où hommes et bêtes vivaient sous le même toit, mais aussi des maisons isolées dans les collines. Au XIXe siècle se sont ajoutées hors du village des maisons à terre. Toutes ces constructions sont pensées pour les besoins agricoles : terrasse pour sécher les fruits, grenier pour serrer le foin et le grain.
- Habitat traditionnel à Céreste.
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Maison en hauteuréf. souhaitée] à l'entrée de Céreste, sa construction date du milieu du XXe siècle.
Les pigeonniers de particuliers sont souvent construits au XIXe siècle, et se signalent par des plaques vernissées en façade, protégeant les oiseaux des rongeurs. L'approvisionnement en eau des différentes constructions était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture.
Les cabanons fournissent un habitat aménagé près de champs ou de vignes éloignées.
Personnalités liées à la commune
- Charles Barbeyras (1629-1699), né à Céreste, médecin du cardinal de Bouillon106],[107].
- Joseph Solliers (1764-1838), orateur de renom, vicaire général du diocèse d'Avignon.
- René Char (1907-1988), poète et résistant, qui y établit son QG de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Henri Claude Panet-La Trémolière, né en 1783 à Céreste, historien des religions[108]
- le poète du Félibrige Joan-Baptista Gra de son nom occitan, né en 1831 à Curbans et curé de Céreste
- Visite faire en 2007. Beaucoup de travaux, hélas




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Une vieille à son balcon




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