Voici mon ecole à Londres, dans Oxford Street
Lawrence OLIVER-Laurence OLIVIER, dans une pièce de John OSBORNE
Et
certains soirs, je sors avec mon ami Robert Jefford, qui n'est pas vraiment mon ami mais qui est très gentil avec
moi..
. les Anglais savent accueillir. Il m'emmène dans une cave à la mode, où se produit un certain Chris Barber, tromboniste dixieland anglais, célèbre à l'époque, puis nous allons voir "West Side Story", qui est en train de remporter un
succès phénoménal. Mais ce qui m'impressionnera le plus, c'est Lawrence Oliver que nous irons voir à l'Old Vic Theatre dans "The Entertainer " de John Osborne. Enthousiasmé et
ayant acheté le livre tiré de la pièce, j'attendrai, après le spectacle, Laurence Olivier, que je vois de tout près, Jacques Lang aurait dit "Quel bel homme", en train de signer ce livre que je
possède toujours, 51 ans plus tard, cette photo et cet autographe en sont la preuve.
Et c'est la rentrée d'Octobre 1957, à l'Université de Liège, deuxième candidature en
Droit. Mon ami Jean-Pierre Willemaers, qui, lui, fait les Romanes, est amoureux d'une étudiante en Philo, Cécile, qui a des cours
en commun avec nous dans cette immense salle godefroid Kurth. Jean-Pierre donc, fait une immense cour, à la manière d'un arlequin, à cette fille rousse, qui sans être vraiment très jolie, a du
chien (je ne me rappelle plus quelle race) et un certain succès. Et cette Cécile va, début 1958, devenir mon premier grand amour. Amour? Disons ma première grande aventure. Celà va durer près de
quatre ans. C'est avec elle que je fais ma première grande expérience de la femme. Comment l'oublier "la première fille qu'on a tenu dans ses bras" ?. Son père est mort, elle vit seule avec sa
mère, près de la Place de Bronckart et a un frère Curé. Nos débuts sont assez laborieux et notre liaison va être difficile, pleine de ruptures, heurtée. Nous nous rencontrons dans des
"surprises-parties" et à l'Université et je la reconduis chez elle, le long du Boulevard d'Avroy et je la séduis peu à peu. Je suis un petit bourgeois qui s'encanaille, en rupture de ban, et je
ramène mes cheveux vers l'avant, sur mon front. On m'appelle "le Beat-Nik" (Retour à Kerouac qui sort son "On the Road" en 1957).
Je porte des jeans, me laisse pousser un collier clairsemé, que, régulièrement je rase, car il est mal fourni et mon désir de virilité en souffre. Heureusement qu' en compensation, la barbe me
pousse sur la poitrine, contre toute attente et pas un peu (ce qui n'est le cas ni de mon père...., ni de ma mère ). Aujoud'hui encore, il n'y a que sur la poitrine et sur le ventre que mon gazon
pousse dru, bien des femmes vous le diront

