Ensuite la fête continue. Imaginez:: "Hé, Vancau a un appartement à Paris !". Les nouvelles vont vite et les liégeois défilent à tours de bras. Arrive une certaine Nicole R.. Je la connais à peine. Beaucoup plus jeune que moi; elle est la petite soeur de mon grand ami de l'époque qui, lui, fait la médecine, Michel R. Elle ne fait pas partie de notre groupe à Liège et j'ignore comment elle surgit. La voici sur la photo du haut. Il y a aussi Paul D. qui fait le droit avec moi et que
l'on retrouve sur la photo de bas ainsi que François Weerts et Philippe Witmeur que vous connaissez déjà et bien sûr nous dansons le twist dans l'apart . Nicole R. est une fille à l'humour décapant et on rit beaucoup. Dans l'apart on loge tous dans la même pièce, sur le plancher car il n'y a que deux lits-divans. Donc sacs de couchage et matelas pneumatiques en pagaille
Donc Paris en Janvier 1962, ça se termine comme celà, à savoir bien. J'ai voulu vivre l'amour, j'ai été trompé par cet amour et par mon meilleur ami. Pour moi l'amour n'existe pas, c'est un leurre. Je vais donc m'envoyer toutes les nanas que je croise et suis donc parti pour une brillante carrière "casanovienne".
Je reviens péniblement chez mes parents. Ben oui, il n'y a plus de famille D.. Volatilisée. Ce n'est pas une, mais huit personnes que j'ai perdues, plus mon ami Alex. Je suis donc en quatrième année de droit. Je fais semblant d'aller au cours et je me lie avec une bande de joyeux lurons, des fêtards de première, Leon, René son frère, Vivian et tous les autres, ils se reconnaîtront. Presque tous du Droit. Plus jeunes que moi car ils m'ont rattrapé, eux aussi. Une amitié se noue avec Leon P.. Grande famille cointoise. Sa manie, c'est de se foutre à poil n'importe où et n'importe quand. dans les soirées, dans la rue d'Amay, au Pont d'Avroy, au Sanglier à Spa et même carrément dans la luxueuse avenue Lippens au Zoute (Côte belge). A poil avec un chapeau boule et un parapluie. On dirait une toile de Paul Delvaux. Les autres de la bande ne se foutent pas à poil mais ils ont plus d'un gag dans leur sac. Le grand Vivian saute à pieds joints sur les comptoirs des bars. Fagot, le fils de la bijouterie de la place cathédrale, arrache en plein jour et en pleine rue, les calottes de curés, puis traverse la nef de la cathédrale en plein service religieux, fait un cumulet dans le Choeur et réenfile la nef vers la sortie, en saluant la foule de fidèles. Ou alors toute la bande transporte les bacs à fleurs de la dite place, pour édifier un "massif central". C'est un peu Dada ressuscité ou encore Boris Vian et "Le Major". Nous oscillons entre trois lieux privilégiés, le Carré à Liège, Spa, la ville d'Eau, et Knokke-le-Zoute. De boite de nuit en boite de nuit. Un côté Fitzgerald , Franz et Zelda (Franz Scotch Ritzgerald comme aimait à le dire Gainsbar )


