
Etrange ahmosphère, dans cette yougoslavie du Sud. On y côtoie à la fois, Byzance et l'Islam. Il y a des minarets et des muezzins en chair et en os. C'est notre premier contact avec l'Orient et rien que de ce fait, c'est inoubliable. On loge sous tente ou même souvent à la belle étoile. Camping sauvage, il n'y en a pas d'autres
Sur cette photo le village d'Andriyevitza, typique des villages que nous allons traverser avant de piquer sur la Grèce via Skoplje et Salonique
Et voici une partie de notreiitinéraire. Il faut signaler que rien que la côte Dalmate le long de l'Adriatique fait près de 1200 Kms
En bas de page, on peut voir quelques photos, celles du fascinant lac d'Okhrid, situé au Sud-Ouest de Skopje (Macédoine Yougoslave) et jouxtant la Grèce et l'Albanie. Les montagnes sont albanaises.
Et la voiture tient le coup et Pierre et moi brûlons de retrouver nos petites fiancées. Enfin moi je ne sais plus. J'attends toujours la réponse de Brigitte. Je sais qu'elle est à Hydra. Je suis troublé, inquiet, je ne comprends pas
Alors nous décidons de continuer et de traverser la Grèce de part en part. Les chemins rouges et poussiéreux de la Macédoine ne m'excitent pas particulièrement. Mais je me souviens de Salonique. Levé tôt comme toujours et un peu pèté de la veille, je me hasarde dans un monastère perché sur un piton rocheux et désertique et me retrouve entouré de popes et de fidèles en train de chanter des chants grégoriens. Je n' y comprends rien car nous sommes vraiment à l'aube. De nouveau en Grèce cette fois, je me retrouve aux Portes de l'Orient, entouré de ces voix graves et presque caverneuses qui me font penser à celle des moines tibétains. C'est un souvenir très prenant.
Deux jours pour arriver à Athènes, qui me fait une sale impression: ville sale justement, un trafic épouvantable, ville laide finalement. Heureusement il y a les collines environnantes illuminées: Parthenon, Erechteyon e tutti quanti. Et c'est là que nous retrouvons nos compagnes. Mes souvenirs sont brouillés. Un après-midi au Cap Sounion sur la plage avec Brigitte et surtout une longue promenade, sur la colline boisée du Parthénon (enfin boisée c'est beaucoup dire), par une chaude nuit d'été; une promenade d'amoureux dans la Grece antique, sous les pieds noirs des cariatides, avec, dans mes tripes, une question sans réponse que je n'ose plus poser. Et c'est sans réponse que je vais remonter en Belgique via Skoplje, Belgrade et Zagreb
Adieu Athènes, vécu dans la souffrance, hélas. Voici deux vues du Cap Sounion. Le seul bain de mer pris avec Brigitte. Il n'y en aura jamais d'autre

Et Voici le lac d'OHRID en question (Pron.OKrid)

On remarquera le Monastère Byzantin. Il y en a des tas dans la région

