Brigitte Bardot, née Brigitte Anne-Marie Bardot le 28 septembre 1934 à Paris, est une actrice de cinéma, ancien mannequin et chanteuse française, militante de la cause animale, fondatrice et présidente de la fondation qui porte son nom.
Figure féminine des années 1950 et 1960, elle est une star mondiale, l'égérie et la muse des plus grands artistes de l'époque. Emblème de l'émancipation des femmes et de la liberté sexuelle, elle passe des rôles de femme enfant à ceux de femme fatale. Elle tourne avec les plus grands réalisateurs, incarnant des personnages à l'élégante légèreté et à la sensualité photogénique. Elle devient rapidement un sex-symbol et acquiert une renommée internationale. Avec à son actif 48 films et plus de 80 chansons en près de vingt-et-un ans de carrière, Brigitte Bardot, tout aussi connue sous les initiales de « BB », est une des artistes françaises les plus célèbres (dans la France des années 1950-1970, seules Simone de Beauvoir et Françoise Sagan ont atteint une célébrité, auréolée de scandale, un peu comparable à la sienne).
Elle met un terme à sa carrière d'actrice en 1973 et se consacre dès lors à la défense des animaux.
Biographie
Brigitte Bardot naît à Paris, le 28 septembre 1934, 5 place Violet du 15e arrondissement, dans un milieu bourgeois. Son père Louis Bardot, surnommé « Pilou » (1896-1975), est un industriel originaire de Ligny-en-Barrois en Lorraine, propriétaire des Usines Bardot (appartenant à Air liquide) dont le siège était rue Vineuse à Paris. Sa mère Anne-Marie Mucel (1912 - 1978), dite « Toty » a passé son enfance en Italie. Brigitte et sa sœur cadette Marie-Jeanne (dite Mijanou), née le 5 mai 1938, reçoivent une éducation stricte. Dès son jeune âge, une amblyopie, qui l'empêche de voir de son œil gauche est diagnostiquée.
Enfant dissipée qui souffre de la préférence de ses parents pour sa sœur Marie-Jeanne, il lui arrive alors souvent de se poser la question « Pourquoi je vis ? ». Elle se passionne pour la danse classique et fait ses premiers pas, à 7 ans, au cours Bourgat. En 1949, la jeune fille entre au Conservatoire de Paris et y obtient un premier accessit. Son père, dont un recueil de poèmes a été primé par l'Académie française, est un passionné de cinéma et adore filmer. Il existe ainsi de nombreux films de Brigitte enfant (fait rare à l'époque). Sa mère aime particulièrement la mode et la danse. Les Bardot qui font partie de la haute société, fréquentent le Tout-Paris, des directeurs de presse, de théâtre, de cinéma mais aussi des gens de la mode.
Hélène Lazareff, directrice de Elle et du Jardin des Modes , est une grande amie de Madame Bardot ; elle engage Brigitte en 1949 pour présenter la mode « junior ». À 15 ans, l'adolescente devient très vite la « mascotte » du magazine Elle, dont elle fait la couverture dès 1949. Le réalisateur Marc Allégret, voyant les photos, demande à la rencontrer, mais ses parents s'opposent à ce qu'elle devienne actrice. Son grand-père, qu'elle surnomme « le Boum », lui fait confiance, et prend sa défense : « Si cette petite doit un jour être une putain, elle le sera avec ou sans le cinéma, si elle ne doit jamais être une putain, ce n'est pas le cinéma qui pourra la changer ! Laissons-lui sa chance, nous n'avons pas le droit de disposer de son destin. » À l'audition, elle rencontre l'assistant d'Allégret, Roger Vadim, qui lui donne la réplique pour une scène du film Les lauriers sont coupés. Le film ne se fait pas, mais ils tombent amoureux
Ses parents s'opposent à cette relation. Son père lui annonce un soir qu'elle va poursuivre ses études en Angleterre et qu'elle doit prendre le train dès le lendemain matin, pour ne revenir qu'à sa majorité dans cinq ans . Effondrée elle refuse, ce soir-là, de les accompagner à un spectacle, prétextant un mal de tête, et dès leur départ, met sa tête dans le four de la cuisine, le gaz ouvert. Rentrés plus tôt — le spectacle ayant été annulé — ses parents la trouvent dans le coma avec, à ses côtés, un petit mot expliquant son geste. Reprenant conscience elle parvient, à force de supplications, à convaincre son père de ne pas l'envoyer en Angleterre. Il accepte à la condition de n'épouser Vadim qu'à l'âge de 18 ans.
Après avoir de nouveau fait la couverture de Elle, Brigitte Bardot se voit offrir son premier — petit — rôle par le réalisateur Jean Boyer dans Le Trou normand avec Bourvil. La débutante n’est pas enthousiaste, mais accepte pour les 200 000 francs qu'on lui offre. Elle notera, dans ses mémoires parus en 1996, avoir un souvenir pénible de ce premier tournage, mais poursuit cependant dans cette voie avec Willy Rozier, qui lui offre son second rôle dans Manina, la fille sans voiles.
Pour ses 18 ans, son père l’autorise à se marier avec Roger Vadim (la majorité étant à 21 ans à l'époque). Le mariage est célébré à l'église Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy (16e arrondissement de Paris), le 21 décembre 1952.
En 1953, elle rencontre Olga Horstig, qui devient son agent Anatole Litvak, metteur en scène américain, lui demande de jouer un petit rôle dans Un acte d'amour avec Kirk Douglas.
André Barsacq lui propose de reprendre, au théâtre de l'Atelier, le rôle créé par Dany Robin dans L'Invitation au château de Jean Anouilh. N'ayant aucune expérience théâtrale, elle se trouve « nulle ». Le soir de la première, les plus grands critiques sont présents. Peu avant son entrée en scène, Anouilh lui envoie des fleurs et un petit mot : « Ne vous inquiétez pas, je porte chance ». Le lendemain, elle reçoit les compliments de Jean-Jacques Gautier et la plupart des critiques sont bonnes.
Sacha Guitry cherchant une comédienne « pas chère » pour jouer Mademoiselle de Rosille, maîtresse d'un soir de Louis XV interprété par Jean Marais, l'agent de Bardot propose à Brigitte de jouer une scène dans Si Versailles m'était conté... Elle accepte alors avec joie.
La jeune actrice se rend ensuite à Rome, où on lui propose du travail et s'y lie d'amitié avec Ursula Andress, rendue célèbre, quelques années plus tard, par le film James Bond 007 contre Dr. No. Bardot décroche un rôle dans un film américain, Hélène de Troie de Robert Wise avec Rossana Podesta. « Mon anglais était minable et mon trac formidable. J'appris mon rôle sur le bout des doigts, je ne savais même pas ce que je disais, mais je le disais avec tant d'assurance que je fus choisie ». Encore à Rome, elle tient le rôle principal d'une petite production italienne, Haine, Amour et Trahison, qu'elle qualifiera plus tard de « mélodrame ridicule ».
Elle joue un rôle dans "Le Portrait de son père", film de Berthomieu, avec Darry Cowl dans son 1er rôle et la visite du "Muzée Balzac". Nous sommes en 1952
De retour en France, son agent lui propose de jouer avec Michèle Morgan et Gérard Philipe dans Les Grandes Manœuvres de René Clair. Son rôle n'est pas important, mais elle préfère « un petit rôle dans un très bon film à un grand rôle dans un mauvais film ». Marc Allégret la dirige ensuite dans
En effeuillant la marguerite qui est un échec. Elle retourne alors à Rome pour Les Week-ends de Néron, elle devient, pendant le tournage, « capricieuse », selon ses propres termes, exigeant pour une scène de bain qu'une solution d'amidon soit remplacée par du lait... vite transformé en yaourt par la chaleur des projecteurs.
La naissance de son fils Nicolas a lieu le 11 janvier 1960 dans son appartement du 71 avenue Paul Doumer dans le 16e arrondissement de Paris. Après un accouchement difficile, « à la limite du supportable », elle refuse de voir son enfant qui représente à ses yeux « neuf mois de cauchemar. C'était un peu comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin ». Elle dira même un jour : « J'aurais préféré accoucher d'un chien. » Dans la rue, la circulation est interrompue par la centaine de photographes et de journalistes. Un policier est même de garde devant la porte de son appartement. Exténué par tous ces événements, le jeune couple décide de partir skier, laissant leur fils à la mère et à la grand-mère de Bardot
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Raoul Lévy lui téléphone pour parler de La Vérité. La comédienne fait des essais avec plusieurs jeunes acteurs, dont Jean-Paul Belmondo, Hugues Aufray, Gérard Blain, Marc Michel, Jean-Pierre Cassel et Sami Frey. C'est finalement ce dernier qui est choisi pour lui donner la réplique aux côtés de Charles Vanel, Paul Meurisse, Louis Seigner, Marie-José Nat et Jacqueline Poret.
Brigitte Bardot vit à ce moment une période difficile. Son époux est malade, le tournage s’avère éprouvant et elle n'arrive pas à s'occuper de son bébé. Un appel du directeur d'Ici Paris, Pierre Lazareff, un ami, lui apprend alors que son secrétaire, Alain Carré a vendu ses mémoires pour 50 millions d'anciens francs à France Dimanche, mettant ses secrets et sa vie privée sur la place publique. « Je me retrouvais seule avec un nourrisson, un mari malade, une maison à faire tourner, pas de bonne, un film à réussir. Une situation difficile à équilibrer pour tout être normal, impossible en ce qui me concernait ». Après le renvoi de son secrétaire, un accord passé entre les différents magazines, lui permet de supprimer tout ce qui ne lui convient pas
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Pendant ce temps, elle joue dans La Vérité. Henri-Georges Clouzot se montre difficile : « Il me voulait à lui tout seul et régnait sur moi en maître absolu ». Le tournage s'avère éprouvant. Dans une scène, alors qu'elle doit pleurer, elle se met à rire, ce qui énerve Clouzot qui la gifle devant toute l'équipe, gifle qu'elle lui retourne. « Il était hébété ! Jamais on ne lui avait fait ça ! Hors de lui, mortifié, humilié devant témoins, il m'écrasa les pieds avec les talons de ses chaussures. J'étais pieds nus, je poussai un hurlement et me mis à pleurer de douleur. Il demanda instantanément le « moteur » profitant de ces larmes bienvenues pour tourner la scène. Mais boitillante et claudicante, je quittais le plateau telle une reine offensée et réintégrais ma loge ». Une autre fois, à la fin du film, le scénario a prévu une scène de suicide où son personnage doit avoir avalé des barbituriques. Lorsqu'elle se plaignit d'un mal de crâne, Clouzot lui apporta deux aspirines. « Je me sentis bizarre, une torpeur m'envahit, mes yeux pesaient une tonne, j'entendais comme à travers du coton... On dut me ramener à la maison portée par deux machinistes. Clouzot m'avait droguée en me faisant absorber deux somnifères puissants. Je mis 48 heures à me réveiller ! Mais la scène était réaliste et on ne peut plus vraie ! »
Chaque matin, le réalisateur la met en condition, lui montrant la vie sous son jour le plus désespéré, le plus injuste, le plus cruel. Le film étant tourné au mois d'août, elle déprime, imaginant qu'elle pourrait être en vacances, mais finit par se prendre réellement au jeu. Il lui semble que se déroule son propre procès. Il est question de la mauvaise réputation de son personnage, de sa scandaleuse façon de vivre, de sa légèreté et son absence totale de moralité. À la fin du film, elle doit dire un monologue long, émouvant et sincère. Ce sont les dernières paroles de son personnage pour tenter d'attendrir les jurés sur le meurtre commis contre son petit ami.
« On m'attendait au tournant! Il allait probablement falloir recommencer une dizaine de fois [...] Clouzot vint me voir. Je savais mon texte au rasoir mais si je me trompais, ça n'avait pas d'importance, je devais continuer, inventer, parler avec mes tripes, avec mes mots. [...] Vanel se retourna juste avant le « moteur » et me dit un « merde » plein de tendresse. Il m'aimait bien et voulait que je sois ce qu'il savait que je pouvais être. Il y avait un silence de mort. J'attendis une seconde ou deux. Je les regardais, ceux-là, qui me jugeaient parce que j'osais vivre ! Puis ma voix s'éleva. Cassée, rauque, puissante, je leur dis ce que j'avais à leur dire à tous. Ma force venait de mes entrailles, je vibrais, je jouais ma tête, ma vie, ma liberté. Je pleurais, brisée par les larmes, ma voix hoqueta mais je continuai jusqu'à la fin et tombai assise, la tête entre les mains, en proie à une véritable crise de désespoir. Il y eut un moment de silence puis Clouzot cria « Coupez ! ». Alors, toute la salle du tribunal m'applaudit, les figurants pleuraient, les juges étaient émus, les jurés impressionnés. Ce fut une des plus grandes émotions de ma vie. J'étais vidée, à bout, mais c'était réussi. J'avais gagné. Bien sûr, on ne recommença pas »
— Brigitte Bardot, Initiales B.B., Éditions Grasset, p. 274
Le tournage de La Vérité se révèle pour elle, sur le plan personnel comme professionnel une belle réussite et sur le plan sentimental elle dissimule, par respect pour son mari, une liaison entretenue avec Sami Frey. Mais son mari ne tarde pas à la découvrir, de même que les journalistes, qui ne cesseront de la harceler. Madame Bardot, affolée par l'état dépressif de sa fille, l'envoie dans une maison isolée de Menton, en compagnie de Mercedès une amie.
Le 28 septembre 1960, le jour de son anniversaire, elle refuse de se rendre à la soirée organisée par Mercedès et préfère rester seule à la maison. Bardot boit du champagne et à chaque gorgée, avale un comprimé d'Imménoctal. Déterminée à mourir, la jeune femme sort et erre dans la campagne. Arrivée près d'une bergerie, « je m'assis par terre, enfonçais de toutes mes forces la lame d'acier dans mes deux poignets, l'un après l'autre. Ça ne faisait absolument pas mal. Le sang coulait à flots de mes veines. Je m'allongeai, regardai les étoiles au milieu des moutons. J'étais sereine, j'allais me dissoudre dans cette terre que j'ai toujours aimée ». Lorsqu'elle est retrouvée par un enfant, l'ambulance qui l'emmène à l'hôpital est contrainte de s'arrêter : des photographes, prévenus, peu soucieux de son état alarmant, barrent la route prennent des photos, puis la laissent repartir vers les urgences.
C'est à l'hôpital Saint-François de Nice que, 48 heures plus tard, elle reprend connaissance, pieds et poings liés à la table de réanimation, des tuyaux traversant son corps de part en part. « Chaque seconde où je reprenais conscience était un martyre de douleur. [...] Mon retour sur cette terre fut un cauchemar. Prise pour une folle par les médecins, ceux-ci me confièrent à des psychiatres. J'eus droit à une camisole de force ! » Sa tentative de suicide fait les gros titres des journaux de France Dimanche à Ici Paris qui la tournent en dérision « ayant eu l'effronterie de ne pas en mourir ». À sa sortie, elle doit faire face à la réaction du public. Une lettre anonyme lui tombe dans les mains : « La prochaine fois, jetez-vous du 7e étage. Ça fera une salope de moins sur terre ». Sa convalescence se passe à Saint-Tropez où sa mère ne la laisse jamais seule. Sami Frey, réformé, lui demande de venir le retrouver près de Paris.
Sans nouvelle, Olga, son agent, réussit à la joindre pour lui rappeler l'urgence de faire la synchronisation de La Vérité ainsi que l'existence du contrat de La Bride sur le cou, le film, mis en scène par Jean Aurel, qu'elle doit commencer en janvier suivant.
Le 2 novembre 1960, La Vérité sort dans les salles parisiennes. Malgré son absence à la « première », le film est bien accueilli par la critique et connaît un énorme succès public. Il est récompensé dans de nombreux festivals internationaux — le film fut nominé a l’Oscar du meilleur film étranger 1961 — et Brigitte Bardot y est enfin reconnue comme une « actrice » à part entière. Les critiques les plus acerbes écrivent : « Il faut reconnaître que Brigitte Bardot »… À l'étranger, elle est consacrée « meilleure actrice de l'année ».
« Brigitte Bardot telle qu'elle-même enfin. Clouzot la change. D'abord semblable à son personnage d'enfant gâtée évaporée et boudeuse, elle se métamorphose en femme dans son box de criminelle. Alors, véritablement elle est autre : par sa voix, son regard et ce corps brusquement effacé. Quand elle crie son amour et l'amour de celui qu'elle a tué, elle émeut. Et son regard de bête traquée, la nuit, dans la prison, à l'instant où elle saisit son morceau de miroir, ce regard fait mal... Quelle est la part de fascination du réalisateur dans cette métamorphose ? Il est difficile de le dire mais elle est certainement prépondérante. »
— Jean de Baroncelli, Le Monde.
En janvier, commence le tournage de La Bride sur le cou où Michel Subor est son partenaire. Ce film représente pour Brigitte Bardot une façon de se changer les idées, même si elle le considère comme une « ânerie et désespérant de nullité ». Devant le succès de La Vérité, et les faiblesses du scénario du film d'Aurel, elle annonce aux producteurs que : soit elle arrête de jouer, soit ils changent le réalisateur. Les producteurs, sans plus attendre, le remplacent par Roger Vadim. Le film est un échec dû, selon l'actrice, à sa « médiocrité et [à] sa banalité ».
Pendant ce temps, Louis Malle veut lui faire donner la réplique à Jeanne Moreau dans une parodie de western à grand spectacle et gros budget, tourné au Mexique : Viva María !. Son agent lui explique que c'est la chance de sa vie, un moyen de prouver au monde qu'elle est mieux que jolie et très différente de l'image stéréotypée qui circule dans les salles de rédaction. La décision s'avère difficile à prendre, mais il lui faut relever le défi : accepter d'avoir Jeanne Moreau comme partenaire et réussir à l'égaler dans l'estime du public. Elle se retire quelque temps, préférant partir skier ou faire de la plongée sous-marine.
Le 28 septembre 1964, Brigitte Bardot fête son 30e anniversaire. Paris Match lui envoie un de ses plus illustres reporters et son meilleur photographe. La presse mondiale s'empare de l'événement : « B.B. a 30 ans ! »
Elle, pour qui rien n'a changé, continue les essayages pour Viva María !. Sa rencontre avec Jeanne Moreau, à ses yeux « simple mais sophistiquée, chaleureuse mais dure, séduisante mais redoutable, enfin je la trouvais telle que je l'imaginais, avec son extraordinaire pouvoir de séduction qui dissimulait mal son caractère d'acier trempé. [...] Je comprenais que les hommes en soient fous ».
Avant d'aller au Mexique elle part à Noël pour Buzios, un village du Brésil, en compagnie de son petit ami de l'époque, le musicien brésilien Bob Zagury. Dès lors, Buzios connaît le même engouement que Saint-Tropez. On peut entendre à chaque coin de rue la fameuse chanson de Dario Moreno « Brigitte Bardot, Bardot, Brigitte Bejo Bejo... ». En remerciement, les Brésiliens lui érigent une statue à son effigie, sculptée par Christina Motta.
Le tournage de Viva María ! débute fin janvier 1965 à Mexico, où, selon Bardot, les plus grands photographes des plus célèbres journaux du monde défilent sur le plateau. Tous désirent des séances exclusives, des portraits, des reportages intimistes dans leurs maisons. Ce qui déplaît à la comédienne : « J'en avais déjà ras-le-bol de travailler toute la journée, maquillée du matin au soir, chapeautée, coiffée, encorsetée, bottée, crevée et harassée, qu'au moins, le dimanche, je puisse me détendre, me baigner, dormir traînasser ou visiter le pays ». Un jour, son agent, qu'elle surnomme affectueusement « Mamma Olga », arrive sur le plateau, furieuse, et brandit une pile de journaux où Jeanne Moreau figure en couverture. À l'intérieur, on ne voit et ne parle que d'elle, en anglais, en français, en allemand, en italien et même en japonais. Sous la pression de son agent, Bardot accepte de lui faire concurrence. « À partir de ce jour, je mis un point d'honneur à gagner le pari que j'avais fait contre moi-même en acceptant de tourner ce film. Si Jeanne avait gagné la première manche, j'emporterais la « belle » au finish, comme au poker. [...] J'en ai fait des photos, le soir, le matin à 5 heures à peine réveillée, le dimanche ! J'ai ouvert mes portes, je me suis livrée, insolente, perverse, souriante ou boudeuse. Sous tous les angles, sur toutes les coutures et de toutes les couleurs ». Elle avoue être capricieuse durant le tournage mais accepte de grimper sur un train en marche, sautant de toit de wagon en toit de wagon ou de se baigner dans l'embouchure d'un fleuve infesté de requins où un machiniste a perdu une jambe. Le film sort officiellement à New York et à Los Angeles en 1965 et Brigitte Bardot, d’abord hésitante, accepte de le représenter. Son voyage dans ces deux villes n'est qu'une succession ininterrompue d'interviews, de photos, de champagne et de toasts. Une journaliste lui pose la question « Que mettez-vous pour dormir? » et elle répond « les bras de mon amant », là où Marilyn avait répondu « du N° 5 de Chanel ».
». L'Avant scène remarque : « Si Jeanne Moreau est remarquable, Brigitte Bardot est tout simplement éblouissante dans son rôle de pétroleuse et il faut bien dire qu'elle vole la vedette à sa collègue ».
L'année suivante, elle rencontre le milliardaire allemand Gunter Sachs et l’épouse en troisième noces le 14 juillet 1966. Celui-ci, pour lui déclarer son amour, lui envoie une pluie de pétales de roses sur La Madrague depuis son hélicoptère.
Louis Malle fait de nouveau appel à elle pour le sketch William Wilson tiré des Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe. Son partenaire est Alain Delon et le tournage a lieu à Rome au début de l'été 1967. Sa performance (en perruque brune, fouettée par Delon) est saluée par la critique.
*La star française refuse le film américain Shalako, un western dont l'action se déroule dans les années 1880, mis en scène par Edward Dmytryk avec une grande distribution, dont le tournage prévu début 1968, dans le Sud de l'Espagne, avec Sean Connery comme partenaire doit être impérativement tourné en langue anglaise. Elle refuse également de jouer une James Bond Girl dans Au service secret de Sa Majesté et déclare : « Je trouve les films James Bond excellents, mais sans moi ! ». Son agent et son mari la poussent à accepter L'Affaire Thomas Crown avec Steve McQueen, pour lequel on lui propose un million de dollars. Nouveau refus, le rôle sera interprété par Faye Dunaway.
Entre-temps, elle prépare ce qui sera le Bardot Show pour passer de l'année 1967 à 1968. Plusieurs compositeurs célèbres de l'époque doivent lui écrire des chansons sur mesure qu'elle chantera ou dansera.
Bien qu'ils ne se voient déjà plus, Gunter Sachs lui demande de présenter Batouk le film qu'il produit, à la soirée de clôture du Festival de Cannes 1967, ou, qu'à défaut, ils cessent définitivement de se voir. Elle accepte. À Cannes, la foule est hystérique. « J'essayai ce fameux soir de gala à Cannes de me frayer un chemin au milieu d'une foule hystérique qu'hélas je connais trop bien, ballottée, écrasée, malmenée, étouffée, mais souriante, oui souriante ». C'est sa dernière apparition officielle dans le monde du cinéma.
Sa relation avec Gunter Sachs se détériore de jour en jour. Son agent en profite pour lui faire signer le western Shalako avec Sean Connery, dont elle ne lira jamais le script, et elle enregistre peu après les chansons Le Soleil, Harley-Davidson, puis le cadeau d'amour de Serge Gainsbourg : Je t'aime... moi non plus ainsi que Comic strip et Everybody Loves My Baby (en). Indépendamment de la complicité artistique qui existe entre eux, la comédienne-chanteuse ne résiste pas longtemps au charme singulier de l'homme à la « tête de chou ». « La beauté c'est quelque chose qui peut être séduisant un temps. Ça peut être un moment de séduction. Mais l'intelligence, la profondeur, le talent, la tendresse, c'est bien plus important et ça dure beaucoup plus longtemps », dit-elle plus tard. Sur les conseils de son agent, pour ne pas faire un scandale mondial qui ternirait son image à cause de Sachs, elle demande à Serge Gainsbourg de ne pas diffuser Je t'aime… moi non plus et de la remplacer par une autre, Bonnie and Clyde.
Puis c’est le départ en Espagne pour les besoins de Shalako : dans la chanson Initials B.B. de Serge Gainsbourg, l'héroïne prononce Almería, lieu de leur rupture définitive : Brigitte Bardot part y tourner le film Shalako avec Sean Connery ; Serge Gainsbourg ne la revoit plus jamais après ce départ. C'est, selon Brigitte Bardot elle-même, l'un des plus mauvais films de sa carrière. Son peu d’intérêt pour le tournage la fait arriver souvent en retard sur le plateau, ce qui n'est pas pour plaire au metteur en scène (Edward Dmytryk, figure de Hollywood) qu'elle décrit comme « dur, froid, il avait des exigences militaires ». La première mondiale du film a lieu à Hambourg le jour de son anniversaire et elle avoue ne pas ni en comprendre l'histoire, qui n'a selon elle aucun intérêt, ni l’ovation qu’il reçoit lors de sa première. Au box-office mondial, le film est cependant un échec et les critiques en majorité négatives. Jean de Baroncelli écrit dans Le Monde : « On se demande vraiment quelles raisons secrètes ont bien pu pousser Brigitte Bardot à accepter ce rôle (?) qu'elle tient dans Shalako. Si ce fut l'envie de changer d'emploi et d'incarner les héroïnes de western, elle s'est complètement trompée de scénario. »
Elle répond favorablement aux deux projets qu'on lui présente : Les Femmes et L'Ours et la Poupée. Le premier dirigé par Jean Aurel, (qu'elle avait fait remplacer dans La Bride sur le cou « tant il était nul et sans talent! ») est un film à petit budget qui doit se tourner en décors naturels. Elle le juge « sans intérêt ». Mal reçu par la critique, ce sera un échec commercial.
Entre-temps, François Truffaut prépare le tournage de La Sirène du Mississippi, dont elle aimerait avoir le rôle féminin, mais le cinéaste lui préfère Catherine Deneuve. Le film n'est pas un succès et à sa sortie, Bardot déclare : « Je suis ravie que ce soit un tel bide, parce que c'est bien fait. On me l'a piqué d'une manière tellement ignoble. J'étais folle de rage. ».
Son agent, s'inquiètant de ne pas recevoir beaucoup de propositions, lui conseille d'accepter Les Novices, une comédie avec Annie Girardot. « C'est vrai que l'idée était bonne, c'est le film qui ne le fut pas ! Mais alors pas du tout ! » Bardot trouve l'histoire faible mais améliorable si le metteur en scène, Guy Casaril, « avait eu du talent ». Ce dernier doit être remplacé. À sa sortie, le film reçoit des critiques mitigées. Certains trouvent le film « amusant », d'autres, au contraire écrivent « Rarement le cinéma français est tombé si bas dans l'ignorance.
Tandis que Claude Chabrol remplace Cazaril à la direction du film pour essayer d'en tirer le meilleur, Robert Enrico prépare Boulevard du rhum, un film sérieux, professionnel, long et difficile, dans lequel Lino Ventura doit jouer. On propose à Bardot le rôle de Linda Larue, star du milieu des années 1920, idole et amour inaccessible du marin Cornélieus. Celle-ci accepte, malgré son aversion pour les voyages à l'étranger. Elle y chante Plaisir d'amour en duo avec Guy Marchand et donne sa dernière grande comédie après L'Ours et la Poupée.
Sachant à peine de quoi il s'agit, elle donne son accord pour Les Pétroleuses, une comédie de Christian-Jaque tournée en Espagne, que Claudia Cardinale a accepté de jouer à condition de l'avoir comme partenaire. Brigitte Bardot doit assurer elle-même ses scènes à cheval, qui font éclater de rire Claudia Cardinale. « Claudia était rompue à l'équitation. Je la faisais rire aux larmes dès que, lancée dans un galop effréné par un assistant qui avait envoyé une bourrade dans le cul de mon cheval, je hurlais des « maman, au secours » cramponnée à ma selle ou à la crinière du pauvre animal ». Le tournage se poursuit avec le moment de la bagarre mémorable qu'elle doivent se livrer, pour la possession d'un ranch, et qui dure une semaine. Sept jours pendant lesquels elles passent leur temps à s'envoyer des coups de poing d'homme et à mordre la poussière à tour de rôle. « Le plus dur fut d'esquiver, en faisant croire que nous avions reçu le coup ! Deux ou trois fois, je me retrouvai avec la lèvre fendue. La pauvre Claudia eut un début d’œil au beurre noir. Cette bagarre sans pitié nous rapprocha. La scène finie, nous tombions dans les bras l'une de l'autre, nous excusant de nos maladresses mutuelles ».
Les deux femmes ne se reverront que 23 ans plus tard, lors d'une cérémonie à la Comédie-Wagram organisée par Jacques Chirac en 1994 pour la remise de la médaille de la Ville de Paris.
Le succès de ses deux derniers films, Boulevard du rhum et Les Pétroleuses, la laisse indifférente. Brigitte Bardot est alors choisie pour être le modèle du buste de Marianne, trônant dans toutes les mairies de France. En acceptant, la célèbre comédienne devient la première femme à prêter ses traits au symbole français. Le buste est réalisé par le sculpteur Aslan.
Roger Vadim souhaite faire un nouveau Et Dieu… créa la femme en lui proposant d'interpréter le rôle de Don Juan en femme. Elle signe pour ce film qui fait d'elle, à la fin de sa carrière, « l'actrice la moins appréciée, la plus exposée à l'ingratitude d'un public qui m'avait vénérée pendant vingt ans ! ». Ce film est un calvaire pour elle. Elle le trouve « sans intérêt » malgré tous ses partenaires de talent : Maurice Ronet, Robert Hossein, Mathieu Carrière et Jane Birkin.
Elle rentre à Paris une fois le film terminé, et son agent lui soumet le scénario de L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise. Nina Companeez, que Bardot aime bien, en est l'auteur et doit le mettre en scène, avec Francis Huster dans le rôle de Colinot. Sa participation, très courte, ne doit durer qu'une semaine et, après le flop de Don Juan 73, son agent pense que ce projet est bien choisi. Après avoir lu et apprécié, elle signe et se rend dans le Sud-Ouest.
En attendant, elle rencontre Jean-Pierre Elkabbach qui veut absolument qu'elle participe à son émission, généralement réservée aux hommes : Actuel 2 Elle doit être confrontée à quatre journalistes, pendant une heure et en direct. « C'était un terrible risque à prendre, j'en fus malade de trac huit jours avant et huit jours après, mais je le pris ! Après tout qu'avais-je à perdre ? J'avais tant à y gagner ! Le public ne connaissait pas la vraie Brigitte. Je passais depuis des années pour une ravissante idiote que je n'étais pas. Il était temps de le faire savoir ! » Le 9 avril, les Français la découvrent totalement différente de celle qu'ils imaginaient. « On m'avait fouillée jusqu'aux tripes, jusqu'aux moindres recoins de mon intimité, je m'en étais sortie avec des pirouettes humoristiques, laissant à d'autres moments parler mon cœur et ma tête! » Dix millions de téléspectateurs suivent l'émission et beaucoup la redemandent. Une rediffusion a lieu quatre mois plus tard.
Sur le tournage de Colinot, elle ne s'estime plus dans son rôle et, se regardant dans un miroir, se trouve « stupide » avec son déguisement. « Tout cela me sembla dérisoire, superflu, ridicule, inutile ». C'est à ce moment qu'elle décide d'arrêter définitivement ce métier. Le soir, elle annonce un scoop à Nicole Jolivet, journaliste de France-Soir qui se trouve là par hasard : « J'arrête le cinéma, c'est fini, ce film est le dernier - j'en ai marre ! » C'est un raz-de-marée médiatique. Tous les journaux du monde reprennent l'information. « Je me sentis allégée d'un poids terrible ».
Elle ne revint jamais sur cette décision, malgré le très grand nombre de propositions « parfois tentantes » que reçoit son agent depuis, comme la proposition de tourner un film avec Marlon Brando, pour un cachet s'élevant à un million de dollars américains. Néanmoins, elle se montre intéressée par une éventuelle adaptation du roman d'Albert Cohen, Belle du Seigneur. Elle déclare même au Monde : « Je vais encore faire un film, mais il faut que ce soit quelque chose de fantastique. C'est pourquoi je serai très prudente sur le choix du scénario », mais elle annonce néanmoins mettre un terme définitif à sa carrière en 1975.
La dernière image du dernier plan de son dernier film, le 48e de sa carrière, la montre une colombe à la main, symbole de sa vie future consacrée aux animaux. Le 6 novembre 1973, elle se fait le serment que son nom, sa gloire, sa fortune et sa force lui serviront à les aider jusqu'à sa mort, à se battre pour eux, à les venger, à les aimer et à les faire aimer
Pendant trois ans, par ses propres moyens, Brigitte Bardot essaie de faire de son mieux pour les animaux. Elle se fait porte-parole de la SPA et lance des appels en faveur des chiens abandonnés.
En 1976, elle rejoint Brian Davis de l'IFAW, et déclenche une vaste campagne internationale pour dénoncer la chasse aux phoques après avoir vu un documentaire à ce sujet. Pratique ancienne des Inuits de la région arctique, qui s'en servent pour maints usages en récupérant la viande, la fourrure, la graisse (ou l'huile) et les os, la chasse permet de nourrir pendant sept mois quelque 15 000 familles de pêcheurs (en hausse).
Mais ce sont les méthodes employées qui consternent l'actrice. En effet, les phoques âgés de 15 jours à peine sont assommés à coups de massue, puis dépecés sur place, parfois encore conscients. Bardot mène alors une manifestation devant l'ambassade de Norvège et de nombreuses interventions médiatiques remuent l'opinion publique mais ne suffisent pas à faire changer d'avis les responsables de la chasse.
Le 15 mars 1977, le président français Valéry Giscard d'Estaing interdit l'importation de peaux de phoques en France. Le 20 mars 1977, celle qui est encore une star aux yeux du monde entier se rend au Canada, sur les glaces polaires de Blanc-Sablon, afin d'y dénoncer la chasse aux blanchons pour leur fourrure. Elle entreprend alors un combat qui va changer sa vie. Son périple dure cinq jours sous une pression médiatique inouïe. À son arrivée, elle crie aux chasseurs « Canadiens, assassins » et déclare lors de sa conférence de presse :
« Si je suis venue ici, ce n'est pas pour faire du tourisme ou pour me faire photographier comme au Festival de Cannes. [...] Nous sommes ici pour trouver une solution au problème qui se pose mondialement et nous supplions, Monsieur Weber et moi, et le monde entier, le gouvernement canadien de trouver une solution à ce problème. De toute façon, quoi qu'il arrive, le phoque est en voie de disparition. […] Il faut que vous vous disiez, même si la chasse au phoque existe depuis 300 ans, que les traditions changent et seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. »
— Brigitte Bardot, Conférence de presse au Canada, 1977
Dans son combat, Bardot est soutenue par de nombreuses personnalités, telles Isabelle Adjani, Kim Basinger, Tippi Hedren, Ursula Andress et Johnny Hallyday.
Le 28 mars 1983, après l'avoir reçue au Conseil de l'Europe, l'Union européenne interdit l'importation des peaux et de fourrures de bébés phoques harpés (à manteau blanc) et de bébés phoques à capuchon (à dos bleu). Dès lors, la chasse connaît une forte diminution. En effet, 20 000 phoques sont abattus en 1985 contre 200 000 en 1981.
Pour prolonger l'action qu'elle vient de mener, elle publie en 1978 un livre illustré destiné aux enfants, Noonoah, le petit phoque blanc, racontant la vie d'un bébé phoque sauvé des chasseurs par un Inuit. En 1982, elle reprend à titre exceptionnel le chemin des studios d'enregistrement pour une dernière chanson, en hommage aux animaux : Toutes les bêtes sont à aimer.
En mars 1980, TF1 diffuse un reportage sur les conditions d'abattage des chevaux et révèle que la France est le 2e pays d'Europe à en manger. Scandalisée, Brigitte Bardot réagit le lendemain en demandant aux Français de ne plus le faire :
« Il y a des tas de pays qui ne mangent pas de chevaux et qui ne se portent pas plus mal pour autant. Je trouve ça dégueulasse et puis la façon dont on les transporte que ce soit par bateau ou par train. Ils arrivent dans des conditions abominables. Quand ils ont les pattes cassées, on les jette par dessus bord, vivants. [...] Les Français n'ont qu'à plus manger de viande de cheval et puis c'est tout. Pourquoi on ne mange pas de chien ou de chat ? Les Français pensent qu'à bouffer. Ils sont gros et gras, et meurent d'un infarctus, et les femmes font des régimes. Qu'ils mangent moins, et qu'ils commencent par arrêter de manger du cheval. C'est dégoûtant. »
Elle décrit les abattoirs comme « une vision proche de l'enfer. »
En 1984, Brigitte Bardot apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Elle refuse de se faire soigner, pensant qu'il s'agit de son destin, et part vivre à Saint-Tropez. Là, son amie, l'actrice Marina Vlady réussit à la convaincre de commencer un traitement qui se termine par sa totale guérison. L'année suivante, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur par le président François Mitterrand. « Ma légion d'honneur, je la dédie aux animaux qui souffrent. » L'ancienne actrice ne vient néanmoins pas chercher sa décoration.
En 1986, dix-neuf ans après son enregistrement, elle propose à Serge Gainsbourg de sortir leur version restée inédite de Je t'aime… moi non plus. La chanson, chantée entretemps par Jane Birkin, connaîtra un succès certain.
Alors qu'elle refuse toute interview sur le cinéma depuis sa retraite, elle brise le silence dans Studio Magazine en 1988 et conclut par ces mots : « Rien n'est jamais à refaire... Mais tout reste à faire ».
En 1986, Bardot crée à Saint-Tropez la Fondation Brigitte-Bardot, organisme ayant pour objet la protection des animaux. Pour la faire reconnaître d'utilité publique, elle disperse aux enchères les objets de son ancienne gloire : bijoux, effets personnels, robes ou encore des photos et affiches, pour la plupart dédicacées. Elle déclare alors : « J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes. Que je donne ma sagesse et mon expérience et le meilleur de moi-même aux animaux ». Elle réussit à obtenir les trois millions de francs nécessaires en grande partie grâce à la vente du diamant que lui avait offert Gunter Sachs, « l'immense diamant qu'il m'avait donné, qui a été une grande part de l'argent que j'ai récupéré. C'est lui qui l'a racheté. Il me l'a pas redonné parce qu'il se serait dit elle va encore le revendre pour les animaux. Mais enfin, il l'a racheté et m'envoie de temps en temps de belles sommes pour la fondation11 ». Cette dernière, dont l'action prend de plus en plus d'ampleur, s'installe d'abord au 45 rue Vineuse à Paris, puis au 28 de la même rue.
Elle accompagne la création de sa fondation d'une série télévisée S.O.S. Animaux (de 1989 à 1992) qui évoque tour à tour le trafic de l'ivoire, les expériences sur les animaux de laboratoires, les conditions des bêtes d'abattoirs, le transport des chevaux, le trafic des animaux exotiques ou l'abus de la chasse. Pour toutes ces causes, elle mobilise l'opinion en France et partout dans le monde, sollicitant l'appui de nombreuses personnalités, de chefs d'États, du dalaï-lama et du pape Jean-Paul . « Je ne peux pas mener cette fondation sans être politique. J'ai vu tous les ministres de l'agriculture. Tous les ministres de l'écologie depuis qu'ils ont été nommés. Tous les ministres de l'intérieur. J'ai vu trois présidents de la république et je suis dans une merde pas possible parce que personne ne m'aide »
.
Afin d'en augmenter le capital et d'obtenir la reconnaissance d'utilité publique, elle fait don de sa propriété La Madrague à sa fondation et celle-ci est finalement déclarée d'utilité publique par le Conseil d’État en 1992. La même année, grâce aux donations, elle fait l’acquisition dans l'Eure d’un domaine de 8 hectares, La Mare Auzou, afin d’y créer un refuge pour les animaux. Toujours en 1992, elle épouse Bernard d'Ormale, le 16 août, en quatrièmes noces.
Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :
« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu'il est impossible de lui garder intacte son aura d'autrefois. L'admiration qu'elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l'horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »
En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n'assistera toutefois jamais à la cérémonie.
À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s'installer à Paris![]()
La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu'il a fallu deux renards pour un des manteaux qu'il a créé. Le créateur lui répond : « Il n'en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d'un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d'âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu'elle en a déjà porté. « J'ai porté de la fourrure à une époque où je n'avais pas conscience de ce qu'elle représentait. La fourrure est aujourd'hui le symbole de la vulgarité. »
Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l'année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L'Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s'insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer 150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre "Ma réponsde à Brigitte Bardot" pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l'humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d'être aimés) et elle-même (digne d'être adulée). »
Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot , à propos de son fils Nicolax:
« C'est très triste, parce que j'en ai qu'un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c'est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant... Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n'ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »
Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l'interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.
Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l'homme qui lui reprochent les termes qu'elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de l'Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.
Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.
En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.
En 2002, à l'occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J'ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m'ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c'est grotesque. La culture, c'est composer de la musique, comme le faisait Mozart, ou construire des bâtiments ».
Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l'importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.
« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n'auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d'un commerce scandaleux, d'une cruauté inimaginable, inhumaine. »
En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l'Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.
En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avec Alain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d'écrire un livre qui doit sortir après l'émission, Un cri dans le silence. L'animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l'émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l'affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d'une société décadente. Je déteste l'humanité, mais j'aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m'en fous de la couleur, ce qui compte est à l'intérieur ». Le public la soutient contre l'animateur « à 300 %. Fogiel avait été d'une hypocrisie et d'une malhonnêteté redoutables ».
En décembre 2005, elle lance à Genève avec l'écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.
Cette même année 2005, à l'occasion d'une campagne contre le port de fourrure, elle s'insurge :
« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j'ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l'ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »
Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu'elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.
Le 28 septembre 2006, le jour de son anniversaire, elle célèbre les vingt ans d'existence de sa fondation au théâtre Marigny et y tient une conférence de presse où plus de 300 personnes sont conviées. L’ex-actrice profite de cette occasion, pour sortir un livre, Pourquoi ?, retraçant les 20 années d'existence de sa fondation. Une fondation qui compte en 2010 près de 60 000 donateurs répartis dans plus de vingt pays. Celle-ci fait ensuite don de sa propriété de plusieurs hectares située à Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, où vivent des animaux rescapés de l'abattage.
Cette même année, elle continue son combat contre la chasse aux phoques, en repartant près de trente ans après son premier voyage au Canada, à Ottawa, malgré son arthrose à la hanche gauche l'obligeant désormais à se déplacer en béquilles. Le premier ministre Stephen Harper, qui affirme l'admirer, refuse cependant de la rencontrer parce qu'il refuse de se faire photographier avec elle pour des raisons de publicité.
Elle y tient néanmoins une conférence de presse en précisant que c'est bien la chasse industrielle qui est visée, et par dessus tout la cruauté avec laquelle ces animaux placides sont abattus. « Vous n'avez pas besoin de vendre les peaux, l'huile, la graisse et les pénis en poudre pour faire des aphrodisiaques dans les pays asiatiques » lance-t-elle. Très émue, elle déclare, entre autres : « Il faut évoluer dans la vie. Je vous en supplie. Je vous adresse le message qui sort des tripes et du cœur. Je ne suis plus une jeune fille, je ne reviendrai probablement jamais ici. [...] Avant ma mort, je veux voir cesser ce massacre. »
La population du Canada lui refuse son aide. Denis Longuépée, président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles de la Madeleine déclare à propos du hakapik (outil semblable au marteau et qui sert à tuer les phoques) : « À première vue, ça peut sembler un peu barbare, mais les groupes indépendants de vétérinaires disent que c'est la meilleure façon de tuer l'animal. » Il explique également que les vidéos montrant des phoques qui semblent agoniser après avoir été frappés par cet instrument sont en fait le résultat du syndrome natatoire, qui débute de 0 à 15 secondes après la mort de l'animal et peut durer pendant une minute. « C'est le même syndrome lorsque les poulets continuent de courir après qu'on leur a coupé la tête. » Une étude, réalisée par des membres indépendants de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, révèle que la quasi-totalité des phoques chassés sont abattus sans cruauté. Des recherches scientifiques établissent par ailleurs que la chasse au phoque au Canada n'a aucun impact négatif sur la survie à long terme des espèces de phoque.
Le président Jacques Chirac apporte son soutien à Bardot et saisit, à ses côtés, la Commission européenne ; cette saisine débouche en 2009 à une interdiction des importations, des exportations, du transit et de la vente des produits issus de la chasse aux phoques. Elle déclare alors au président : « 30 ans, presque jour pour jour, après m'être rendue sur la banquise, j'ai le sentiment, peut-être pour la première fois, que mon combat, ma vie, n'auront pas été tout à fait inutiles... Merci ! » Elle reçoit également les soutiens de nombreuses célébrités tels Paul McCartney et Pamela Anderson.
La sénatrice canadienne Céline Hervieux-Payette, qui soutient la chasse, l'accuse alors de malhonnêteté et se dit insultée de l'image qu'elle laisse au Canada. Elle intervient auprès de Jacques Chirac et déclare que le Canada « offre la plus grande transparence sur ses pratiques de chasse. » Elle explique également en quoi la méthode est conforme à l'éthique : « écrasement du crâne, palpation et saignée [...] certifiée sans cruauté ». Bardot lui répond dans une lettre où elle écrit :
« Vos propos diffamatoires sur la chasse aux phoques, malhonnêtes à mon égard, sont à ce point ridicules qu’il me semblait logique de ne pas avoir à y répondre, de traiter par le mépris des paroles d’une politique visiblement en mal de publicité. Mais si votre travail de désinformation systématique plonge les Canadiens dans l’ignorance, sachez que le monde vous regarde, le monde est écœuré par la cruauté, la violence de cette tuerie et le nombre de phoques victimes d’une chasse inhumaine, dégueulasse, révoltante. [...]
La mobilisation internationale va s’amplifier, j’y veillerai. Je ne vous dirai pas ce que j’ai écrit à votre Premier ministre, que « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », car je vous crois bien trop atteinte pour espérer la moindre rémission... Avec mes sentiments écœurés. »
La conférence de presse à Ottawa marque sa dernière apparition publique. Retirée à Saint-Tropez l'ancienne star accepte rarement les entretiens.
Reçue, en 2007, à l'Élysée par le président de la République française Nicolas Sarkozy, pour qui elle a voté, elle y aborde plusieurs thèmes qui lui tiennent à cœur, notamment les abattages rituels et l'importation des produits issus de la chasse aux phoques. Malgré une entrevue jugée positive, elle se dit déçue par des promesses non tenues.
À l'occasion de l'élection présidentielle américaine de 2008, elle écrit à la colistière de John McCain, Sarah Palin, « scandalisée » par celle-ci et son soutien entre autres à la chasse aérienne des loups en Alaska. Elle l'accuse ainsi de mettre « en péril un habitat déjà fragilisé et toute la biodiversité d'une zone sensible qui doit, absolument, être préservée » mais également d'être « une honte aux femmes » ainsi qu'une « catastrophe écologique » et conclut en lui demandant de ne plus se comparer à « un pitbull avec du rouge à lèvre car, pour bien les connaître, je peux vous assurer qu'aucun pitbull, aucun chien ni aucun autre animal n'est aussi dangereux que vous l'êtes. Je souhaite que vous perdiez les élections, car le monde y gagnera » C'est Barack Obama qui est élu président des États-Unis le 4 novembre 2008. Elle lui fait alors parvenir une lettre le félicitant pour son élection, « un espoir pour le monde ». Obama un intérêt certain pour la raison de vivre de Bardot : la défense des animaux. C'est la raison pour laquelle elle le sollicite, en faveur de la protection des phoques.
Pro-veganisme de longue date (bien qu'elle avoue dans le tome 2 de ses mémoires consommer de temps en temps du poisson), elle écrit à l'ONU la même année, une lettre en faveur du végétarisme pour lutter contre la famine précisant qu'« une collectivité mondiale responsable ne peut plus se permettre de consacrer de 7 à 16 kilogrammes de grains ou de fèves de soja, jusqu’à 15 500 litres d’eau et 323 m2 de pâturages à la production d’un seul kilogramme de bœuf pour ceux qui ont les moyens d’en acheter. Nous avons désespérément besoin de méthodes plus accessibles et plus durables afin de produire des aliments pour tous ».
En 2010, Alain Delon lui apporte son soutien en écrivant une lettre à Stephen Harper en lui demandant de « sortir de la barbarie. [...] Face au massacre qui s'opère à nouveau dans votre pays, je tiens à m'associer à mon amie Brigitte Bardot et à dénoncer, avec sa Fondation, l'abattage d'environ 400 000 phoques dans des conditions ignobles ». Très touchée, elle déclare à l'AFP : « Ce qui se passe actuellement au Canada est tellement dégueulasse que le soutien d'Alain Delon me va droit au cœur ».
Elle écrit de nouveau à Nicolas Sarkozy pour lui demander de tenir les engagements qu'il avait pris avec elle à propos de l'étourdissement préalable à l'abattage rituel lors de l'Aïd el-Kebir. « Arrêtons de nous voiler la face : les bêtes crèvent dans une douloureuse agonie ».
Son engagement le plus récent est en faveur de la grâce à accorder aux deux éléphantes tuberculeuses du parc de la Tête d'Or à Lyon. Dans une lettre ouverte à François Hollande, elle menace de demander la nationalité russe si cette grâce n'est pas accordée.
Autour de Brigitte Bardot
Brigitte Bardot a été mariée quatre fois au cours de sa vie.
- du 20 décembre 1952 au 6 décembre 1957 avec Roger Vadim ;
- du 18 juin 1959 au 20 novembre 1962 avec Jacques Charrier ;
- du 14 juillet 1966 au 1er octobre 1969 avec Gunter Sachs ;
- depuis le 16 août 1992 avec Bernard d'Ormale.
Âgée de dix-huit ans, elle épouse Roger Vadim. Lors du tournage de Et Dieu... créa la femme, elle tombe amoureuse de son partenaire Jean-Louis Trintignant. Ses rapports avec Vadim deviennent ceux d'un frère et d'une sœur. Le réalisateur réalise avec difficulté les scènes d'amours entre elle et Trintignant. Marié à Stéphane Audran, Trintignant quitte tout pour aller vivre avec Bardot, qui en fait de même. Elle dit plus tard : « J'ai vécu avec lui la période la plus belle, la plus intense, la plus heureuse de toute cette époque de ma vie ». Il la quitte en 1957 lorsqu'elle revient de Madrid où elle a de nouveau tourné sous la direction de Vadim dans Les Bijoutiers du clair de lune, persuadé qu'elle lui a été infidèle. « Jean-Lou est parti parce que je ne l'en empêchais pas, parce que je ne savais plus où j'en étais ».
Ensuite BB a une brève liaison avec Gilbert Bécaud
Le 15 mai 1958, Brigitte Bardot achète La Madrague, une maison située sur la route des Canebiers, à Saint-Tropez, pour la somme de vingt-cinq millions de francs français
L'idylle entre ... Sacha DISTEL et B.B
... l'actrice et le chanteur de jazz
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En 1958, après sa rupture d'avec Jean-Louis Trintignant, Brigitte Bardot, âgée de 23 ans, s'installe seule dans son appartement de l'avenue Paul Doumer à Paris. Un soir, elle rencontre un jeune guitariste de jazz qui s'appelle Sacha Distel, âgé de 25 ans. Il lui donne des cours de guitare et très vite, la presse annonce les fiançailles de ce couple séduisant dont on murmure déjà qu'ils pourraient chanter en duo à l'Olympia. Le mariage est même annoncé, puis reculé. Car une embûche de taille s'immiscie au sein du couple: Sacha voudrait que Brigitte renonce à sa carrière par amour pour lui ! Se montrant publiquement (Sacha accompagne parfois Brigitte dans ses séances d'enregistrement de chansons), sortant dans les endroits à la mode (concert à L'Olympia, gala de la SACEM, Festival de Venise, ballades dans les rues de Saint Tropez), et traqué par les photographes, le couple connaît une grande médiatisation et propulse Sacha Distel à la une de tous les journaux.

Alors inconnu du grand public mais ayant déjà une certaine notoriété auprès de l'élite parisienne, le guitariste de jazz des clubs de Saint-Germain-des-Prés et qui joue en trio des morceaux de jazz au Casino d'Alger, n'a pas encore réalisé son rêve: celui de chanter, à l'instar de son modèle Frank Sinatra. Il se lance dans la variété et sort un 45 Tours, qui sera son premier succès commercial: Les Scoubidous. Ce titre devient aussitôt l'hymne de la jeunesse en France et donne même son nom à un porte-bonheur en plastique tressé que fabriquent les écoliers d'alors.
A la fin de l'année 1958, Sacha s'envole pour New York où il chante Brigitte, et il est même invité à la célèbre émission Ed Sullivan Show. Le petit prodige jazzman se retrouve propulsé chanteur de charme.
Pendant ce temps, Brigitte est à Londres et dans les studios de Joinville pour y tourner le film Babette s'en va-t-en guerre. Elle appellera Sacha pour lui faire part de sa décision: il est hors de question qu'elle renonce au cinéma. D'autant plus que sur le tournage de Babette, elle tombe sous le charme de son séduisant partenaire, Jacques Charrier. A Paris, Brigitte retrouve Jacques chez elle, dans son appartement de l'avenue Paul Doumer. C'est alors qu'un jour, Sacha arrive à l'improviste et Brigitte se retrouve bien embarrassée: "J'entendis l'ascenseur. Je ne fis qu'un bond jusqu'à la porte de ma chambre pour la fermer à clef, au moment même ou j'entendais s'ouvrir celle de l'entrée. Puis la voix de Sacha qui criait "Hou! Hou! c'est moi, je te fais une surprise"! Je restai glacée d'effroi, ne sachant plus ni que faire, ni que dire." Brigitte, enfermée dans sa chambre avec Jacques, jette la clef par la fenêtre et la rupture se fait derrière la porte. Leur liaison aura duré huit mois.
Cependant, Sacha n'a jamais tenu rancune à Brigitte et ils restèrent amis, étant amené à se revoir à plusieurs reprises pour plusieurs projets musicaux: en 1967, pour le BB Show, Sacha et Brigitte enregistrent le titre "La Bise aux Hippies" avec Serge Gainsbourg; en 1969, pour le Sacha Show, ils interprètent en duo "La Fille de Paille" et enfin en 1973, ils enregistrent "Tu es le soleil de ma vie".
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. Puis, elle se marie pour la seconde fois après avoir rencontré Jacques Charrier sur le tournage de Babette s'en va-t-en guerre. Avec lui, elle aura son fils unique Nicolas Charrier en 1960. Ils divorcent en 1962, Brigitte ayant une aventure avec Sami Frey depuis La Vérité en 1960. « Sami, un être rare, sensible, angoissé et érudit qui resta longtemps l'homme de ma vie ». Il met un terme à leur relation alors qu'elle tourne Le Mépris, du fait de sa liaison avec le musicien brésilien Bob Zagury.
En mai 1966, elle rencontre Gunter Sachs. « J'avais déjà connu bien des hommes, j'avais aimé, vécu des passions, mais ce soir-là, je m'envolais, portée par Gunter dans un monde féerique, que je n'avais jamais connu et que je ne connaîtrais jamais plus ». Elle l'épouse en troisièmes noces près de deux mois après cette rencontre. Ils restent ensemble moins d'un an bien qu'ils ne divorcent que trois ans après leur mariage. Paris Match et Jours de France leur consacrent un numéro spécial et ne cessent de parler d'eux pendant un mois, tout comme les quotidiens internationaux Time, Life, Newsweek, La Stampa ou encore Spiegel. Certains attendent même avec impatience 1973, ayant remarqué qu'elle se marie tous les sept ans. Pendant leur voyage de noces à Tahiti, elle est déçue par son attitude, la laissant seule pour partir rejoindre ses amis. « À ce moment, j'ai compris que Gunter était un homme qui avait besoin de copains, de traditions, les femmes n'étant dans sa vie que les parures splendides mais artificielles d'une mise en scène théâtrale d'où il ne pouvait tirer la quintessence de son existence ». Ils ne se voient que très rarement : « En deux ans de mariage, je dus le voir l'équivalent de trois mois pleins ». Alors qu'il rêve de tourner un grand film pour elle, il veut présenter au Festival de Cannes un documentaire animalier, « sans aucun intérêt » selon Brigitte. Il la menace de divorce si elle ne veut pas l'accompagner pour en faire la promotion. « Je haïssais Cannes. [...] Ce n'était pas pour aller présenter son film de merde que je changerais d'avis ! « Madame, me répondit Gunter, si vous n'acceptez pas, je divorce ! - Eh bien, divorcez, monsieur ». » Même si elle se sait trompée, elle finit par accepter. Leur relation ne cesse alors de se détériorer.
En 1967, elle enregistre, pour le Bardot Show, Harley-Davidson composé par Serge Gainsbourg avec qui elle se sent bien. « Ce fut un amour fou — un amour comme on en rêve — un amour qui restera dans nos mémoires et dans les mémoires ». Elle devient sa muse. Pour essayer néanmoins de sauver son mariage, elle lui demande de ne pas sortir Je t'aime... moi non plus et chante pour lui Bonnie and Clyde ou encore Comic Strip.
En mai 1968, alors qu'ils se trouvent à Rome, Gunter lui annonce son départ précipité pour les îles Canaries. Elle reste néanmoins suspicieuse. C'est la femme de chambre de Gunter, Margaret, qui, par ailleurs ne cesse d'espionner Brigitte, qui lui remet une lettre de rupture. Sur les témoignages précis de sa femme de chambre, il lui explique qu'il ne peut plus accepter plus longtemps d'être « trahi dans sa propre demeure, ridiculisé et cocufié ouvertement devant ses amis et collaborateurs, et ses domestiques! » Elle est atterrée par cette nouvelle, « J'avais déjà trompé Gunter, certes, il me l'avait rendu au centuple, mais cette fois ce n'était pas le cas et pourtant je sentais qu'il me serait impossible de me justifier. »
Elle noue ensuite une relation avec Patrick Gilles qui dure deux ans. En 1992, lors d'un dîner organisé par son avocat Maître Jean-Louis Bouguereau à Saint-Tropez, elle fait la connaissance de Bernard d'Ormale. « Un coup de foudre mutuel » dit-elle dans ses mémoires, « Il sera mon mari pour le reste de ma vie ».
Contrairement à ce que les journalistes prétendent, elle n'a pas de liaison avec Sean Connery durant le tournage de Shalako : « Sean ? Je l'ai découvert un soir à poil dans mon lit avec ses chaussettes... Il n'a pas fait long feu car je n'étais pas une James Bond Girl ! Je n'ai jamais succombé à son charme ».
Dans sa vie, elle dit n'avoir connu que 17 hommes.
Elle est arrière-grand-mère depuis début 2014.
Fritz Gunter Sachs, né le 14 novembre 1932 à Mainberg (de) près de Schweinfurt et mort le 7 mai 2011 à Gstaad (Suisse), est un héritier, homme d'affaires multimillionnaire, photographe et sportif de haut niveau, et de nationalités allemande et suisse, qui a atteint la célébrité mondiale par son mariage avec Brigitte Bardot en 1966.
Dans les années 1960-1970, il était considéré comme un "playboy".
Vie privée
Ses deux grands-pères sont des inventeurs et des industriels allemands dans le secteur automobile : son grand-père paternel est Ernst Sachs, l'un des deux fondateurs de Fichtel & Sachs, d'où lui vient sa fortune ; son grand-père maternel est Wilhelm Von Opel, fils d'Adam Opel, fondateur d'Opel. Il passe la plus grande partie de son enfance en Suisse à Lausanne, où il poursuit ses études.
Son père, Willy Sachs, proche des dignitaires nazis, dont Göring et Himmler, sera arrêté par l'armée américaine à la fin de la guerre. Mais il sera relâché car il était considéré comme un suiveur mais aussi grâce à son poids économique dans l'économie allemande. Gunter Sachs publia plusieurs livres sur le passé de son père.
Gunter Sachs s'unit pour la première fois en 1956 avec Anne-Marie Faure, qui meurt en 1958 des suites d'une erreur d’anesthésie.
Il fut en 1962 aussi amoureux de Soraya Esfandiary, seconde épouse du shah d'Iran.
Le 14 juillet 1966, il épouse Brigitte Bardot à Las Vegas. Pour la séduire, il lui envoie plus de 10 000 roses par hélicoptère. Le 28 mai 1967, il inaugure avec elle, lors d'une nuit de noces fastueuse, l'hôtel Byblos à Saint-Tropez, avec pour invités Françoise Sagan, Jacques Chazot, Juliette Greco, Bernard Buffet et son épouse Annabel, Michel Piccoli, Gilbert Trigano, Eddie Barclay, Eddy Mitchell, Michel Polnareff, et d'autres personnalités en vue de l'époque. Bardot et Sachs divorceront le 1er octobre 1969.
La même année, Sachs épouse Mirja Larsson (* 1943), un mannequin suédois.
Se sachant atteint de la maladie d'Alzheimer, il se suicide à l'âge de 78 ans, par arme à feu. Il laisse une lettre à ses proches pour expliquer son geste.
Carrière
Jeune homme, Sachs était très sportif, pratiquant notamment le bobsleigh. Il gagna ensuite une reconnaissance internationale grâce à un film documentaire et des reportages photographiques. Sachs était un collectionneur d'art moderne. Dans sa collection, il y a des artistes comme Yves Tanguy et ceux du Nouveau réalisme, mais aussi Yves Klein et René Magritte. Une autre partie concernait le Pop art avec Robert Rauschenberg, Roy Lichtenstein et Andy Warhol.
Passionné de photographie, de mathématique, d'économie et d'astrologie, Sachs publia un livre sur ce dernier sujet, Die Akte Astrologie (en français : Le Dossier astrologie), qui entendait donner une base scientifique à celle-ci, en établissant une corrélation statistique entre les signes du zodiaque et divers aspects de la vie humaine10.
Pendant plus de trente ans, Sachs fut président de différents clubs très fermés, dont le Dracula Club de Saint-Moritz.
Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)
Année Titre du film Rôle Réalisateur Partenaires
1952 Le Trou normand
Roger Pierre, Jeanne Fusier-Gir
Manina, la fille sans voiles
Willy Rozier Howard Vernon, Jean Droze,
Jean-François Calvé
Les Dents longues
Daniel Gélin Roger Vadim, Daniel Gélin,
Danièle Delorme
1953 Le Portrait de son père
André Berthomieu Jean Richard, Michèle Philippe,
Mona Goya, Frédéric Duvallès
Un acte d'amour
Anatole Litvak Kirk Douglas
Si Versailles m'était conté...
Sacha Guitry Jean Marais
1954 Haine, Amour et Trahison
Mario Bonnard Pierre Cressoy, Lucia Bosé,
Giorgio Albertazzi, Camillo Pilotto
Le Fils de Caroline Chérie
Jean-Devaivre Jean-Claude Pascal, Magali Noël,
Jacques Dacqmine
1955 Futures Vedettes
Marc Allégret Jean Marais, Isabelle Pia,
Denise Noël, Lila Kedrova
Rendez-vous à Rio
Ralph Thomas Dirk Bogarde, Brenda De Banzie,
James Robertson Justice
Les Grandes Manœuvres
Lucie René Clair Gérard Philipe, Michèle Morgan, Yves Robert,
Jacques Fabbri
La Lumière d'en face
Georges Lacombe Raymond Pellegrin, Roger Pigaut
Cette sacrée gamine
Michel Boisrond Jean Bretonnière, Françoise Fabian,
Michel Serrault, Jean Poiret
1956 Les Week-ends de Néron
Steno Alberto Sordi, Vittorio De Sica,
Gloria Swanson
En effeuillant la marguerite
Marc Allégret Daniel Gélin, Darry Cowl,
Robert Hirsch
Et Dieu… créa la femme
Roger Vadim Curd Jürgens, Christian Marquand,
Jean-Louis Trintignant
La mariée est trop belle
Pierre Gaspard-Huit Micheline Presle, Louis Jourdan,
Marcel Amont, Roger Dumas
Hélène de Troie
Robert Wise Rossana Podesta, Jacques Sernas 1957
Une Parisienne
Michel Boisrond Charles Boyer, Henri Vidal,
André Luguet 1958
Les Bijoutiers du clair de lune
Roger Vadim Stephen Boyd, Alida Valli,
Fernando Rey
En cas de malheur
Claude Autant-Lara Jean Gabin, Franco Interlenghi,
Nicole Berger, Annick Allières
1959 La Femme et le Pantin
Julien Duvivier Michel Roux, Antonio Vilar,
Jacques Mauclair, Lila Kedrova
Babette s'en va-t-en guerre
Christian-Jaque Jacques Charrier, Francis Blanche,
Hannes Messemer
Voulez-vous danser avec moi ?
Michel Boisrond Henri Vidal, Noël Roquevert,
Dawn Addams, Dario Moreno
1960 L'Affaire d'une nuit
Henri Verneuil Jacques Charrier
La Vérité
Henri-Georges Clouzot Sami Frey, Charles Vanel,
Paul Meurisse, Marie-José Nat
1961 La Bride sur le cou
Roger Vadim Jacques Riberolles, Michel Subor,
Claude Brasseur
Les Amours célèbres,
Michel Boisrond Alain Delon, Suzanne Flon,
Jean-Claude Brialy
1962 Vie privée
Louis Malle Marcello Mastroianni,
Nicolas Bataille, Dirk Sanders
Le Repos du guerrier
Roger Vadim Robert Hossein, Jean-Marc Bory,
Jean-Luc Godard Le Mépris
Jean-Luc Godard Michel Piccoli, Jack Palance,
Fritz Lang, Giorgia Moll
1964 Une ravissante idiote
Édouard Molinaro Anthony Perkins, Grégoire Aslan,
André Luguet, Paulette Dubost
1965 Chère Brigitte
(Dear Brigitte) elle-même Henry Koster James Stewart, Bill Mumy
Viva María !
Louis Malle Jeanne Moreau, George Hamilton,
Claudio Brook, Paulette Dubost
1966 Masculin féminin
Jean-Luc Godard Antoine Bourseiller,
Jean-Pierre Léaud Marie Soleil Apparition (non créditée) Antoine Bourseiller
1967 À cœur joie
Serge Bourguignon Laurent Terzieff, Jean Rochefort,
James Robertson Justice
1968 Histoires extraordinaires, sketch William Wilson Giuseppina Louis Malle Alain Delon Shalako Comtesse Irina Lazaar Edward Dmytryk Sean Connery, Peter van Eyck,
Stephen Boyd
1969 Les Femmes
Jean Aurel Maurice Ronet, Anny Duperey,
Jean-Pierre Marielle
1970 L'Ours et la Poupée
Michel Deville Jean-Pierre Cassel, Daniel Ceccaldi,
Xavier Gélin, Georges Claisse Les Novices
Agnès
Guy Casaril Annie Girardot, Jean Carmet,
Noël Roquevert 1971 Boulevard du rhum Linda Larue Robert Enrico Lino Ventura, Guy Marchand,
Christian-Jaque Claudia Cardinale, Georges Beller,
Micheline Presle
1973 Don Juan 73 ou si Don Juan était une femme
Roger Vadim Mathieu Carrière, Maurice Ronet,
Jane Birkin, Robert Hossein
L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise
Nina Companeez Francis Huster, Francis Blanche,
Récompenses cinématographiques
Comparée aux autres artistes de son époque et au nombre de films qu'elle a tournés, Brigitte Bardot n'a pas reçu un nombre très important de récompenses cinématographiques :
- 1957 : Victoires du cinéma français.
- 1958 : 1er prix de popularité.
- 1959 : 1er prix de popularité.
- 1960 : 1er prix de popularité.
- 1960 : Prix David di Donatello (meilleure actrice pour le film la Vérité).
- 1961 : 1er prix de popularité.
- 1966 : prix de L'Étoile de Cristal (meilleure actrice pour le film Viva Maria!)
- 1967 : prix Bambi.
- 1967 : Triomphe du cinéma français.
- 1969 : Triomphe du cinéma français.
Elle est 66e au classement des « 100 plus grands Français de tous les temps », établi en mars 2005 pour France 2.
Pour son combat envers les animaux, elle a reçu différents prix et honneurs.
- 1980 : Étoile de la paix (grade de chevalier).
- 1980 : Médaille de la ville de Trieste (Italie).
- 1985 : Médaille de la ville de Lille.
- 1989 : Prix de la paix au mérite humanitaire.
- 1992 : Global 500 (Prix du programme des Nations unies pour l'environnement).
- 1994 : Grande médaille de la ville de Paris.
- 1994 : Love of animals award (Espagne).
- 1995 : Grande médaille de la ville de Saint-Tropez.
- 1996 : Médaille de la ville de La Baule.
- 1996 : Prix Paul Léautaud pour son livre Initiales B.B..
- 1997 : Prix Chianciano (Italie) pour son livre Initiales B.B..
- 1997 : Prix de l'écologie / Club Unesco du Dodécanèse (Grèce).
- 1997 : Médaille de la ville d'Athènes.
- 2001 : Peta humanitarian Award (États-Unis).
- 2002 : Prix My Way (Autriche).
- 2003 : Prix des intellectuels indépendants pour son livre Un cri dans le silence.
- 2007 : Free Thinker (Ukraine). Prix spécial du jury de l'International Rights Film Festival pour sa contribution aux droits des animaux et la protection de la nature
- 2008 : Prix Fondation Altarriba (Espagne)
La Fondation Brigitte-Bardot (FBB), fondée par Brigitte Bardot en 1986, est une fondation française vouée à la protection des animaux, reconnue d'utilité publique depuis 1992.
Histoire
En 1962, Brigitte Bardot, alors actrice, entame ce qui sera son premier combat pour la cause animale en militant pour le pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs. En effet, ayant vu des photos démontrant les conditions dans lesquelles les animaux étaient tués, elle décide de devenir végétarienne et entame sa première bataille. Elle est reçue à l'Élysée et obtient quelques années plus tard des pouvoirs publics « l'étourdissement préalable à l'abattage ».
En 1977, Brigitte Bardot déclenche une vaste campagne médiatique en partant sur les glaces polaires du Canada, à Blanc-Sablon, après l'invitation de Paul Watson (Sea Shepherd Conservation Society) afin d'y dénoncer le massacre organisé des blanchons pour leur fourrure. Son périple va durer cinq jours sous une pression médiatique inouïe. À son retour en France, elle réussira à faire voter l'interdiction du commerce de produits dérivés de la chasse sur les phoques ayant moins de quatre semaines, grâce notamment au soutien du président de l'époque, Valéry Giscard d'Estaing.
En 1986, Brigitte Bardot crée la fondation Brigitte Bardot à Saint-Tropez, organisme voué à la protection des animaux, qu'elle finance par une vente aux enchères d'objets, bijoux et effets personnels afin d'obtenir les 3 millions de francs nécessaires.
En 1988, le siège est transféré à Paris.
Brigitte Bardot présente également, de 1989 à 1992, l'émission de télévision S.O.S. animaux, produite par Roland Coutas et Jean-Louis Remilleux, afin de sensibiliser l'opinion publique sur les souffrances infligées aux animaux.
En 1991, elle fait don de sa propriété « La Madrague » à sa fondation afin d'en augmenter le capital et obtenir ainsi la reconnaissance d'utilité publique, qui sera accordée le 21 février 1992 par le Conseil d’État.
En 1995, le dalaï-lama devient membre d'honneur de la Fondation qui fête ses 20 années d'existence en 2006.
En 2014, Brigitte Bardot revendique 70 000 membres de sa fondation.
Quelques actions accomplies
La Fondation a notamment aidé à créer des sanctuaires pour éléphants en Afrique du Sud, pour koalas en Australie, pour ours dansants en Bulgarie et pour primates au Cameroun. Elle a également réintroduit plusieurs espèces animales qui avaient complètement disparu au Sénégal et a participé à la réintroduction de loups dans les Alpes Une clinique vétérinaire mobile a aussi été créé pour les pays de l'Est.
La Fondation se porte régulièrement partie civile pour des procès sur des cruautés envers les animaux.
Elle aide financièrement aussi plusieurs refuges français, mais a également créé le sien, dans son manoir délabré dans l'Eure en Normandie, La Mare Auzou, qui est une véritable ferme étendue sur plusieurs hectares, où 200 chiens et 250 chats sont en attente d'une adoption. Ce refuge sert aussi de « maison de retraite » à plusieurs équidés, bovins, etc.
Un journal d'information de 32 pages est également publié chaque trimestre depuis 1992, servant à informer les adhérents des actions accomplies : L'Info-journal . C'est dans ce journal que le 23 décembre 2006, Brigitte Bardot publie une lettre à Nicolas Sarkozy où elle critique la pratique de l'Aid el kebir en France, ce qui lui a valu une condamnation pour incitation à la haine raciale.
En 2009, la Fondation Brigitte-Bardot lance une grande campagne de sensibilisation contre l'hippophagie : Le cheval vous l'aimez comment ?. Elle sera même bannie du salon du cheval de Paris, ces derniers ne voulant pas de coups d'éclat.
À l'hiver de la même année, la Fondation lance une campagne nationale d'affiches et de spots télévisés sur la fourrure : Fourrure : signe extérieur de cruauté. L'association française de la fourrure tentera de faire interdire ces publicités, en vain.
Principaux combats
Les grands combats de la Fondation Brigitte-Bardot sont :
- la captivité des animaux sauvages (telle que dans les cirques ou les zoos) ;
- la fourrure ;
- l'hippophagie ;
- le transport des animaux de boucherie ;
- les expérimentations animales ;
- les abus de la chasse et le braconnage ;
- les combats d'animaux (tels que les corridas ou combats de coqs) ;
- les abandons d'animaux de compagnie et la lutte contre les animaleries ;
- la stérilisation des chiens et chats errants (notamment dans les pays d'Europe de l'Est) ;
- la chasse à la baleine ;
- la chasse aux phoques.
Fondation Brigitte Bardot
28 rue Vineuse
75116 Paris - FRANCE
tél : 33 (0)1 45 05 14 60 - fax: 33 (0)1 45 05 14 80 - www.fondationbrigittebardot.fr





























































































































































































































































