Lundi 1er janvier 1996
Enelle a t'elle oui ou non l'intention d'acheter une maison dans ma région ou alors dans la sienne, à savoir dans le Namurois?? Dois-je continuer à éplucher les journaux? A t 'elle l'intention de prendre sa pension ou pas, à 55 ans??(Elle va avoir 50 ans). L'inertie des gens me rend fou, leur incapacité à faire des choix
Mardi 2 janvier
Ma chienne Plume est en âge de se faire couvrir. Il ne faut surtout pas que ce soit son frère, qui habite tout près qui s'en charge
Eric Neuberg ici le soir
Mercredi 3 janvier*
Invitation du Collège Saint-Servais à Liège. Banquet pour mes 40 ans de Rétho. J'y suis allé il y a 20 ans et ça m'a profondémenr déplu (voir la convocation ci-dessous, écrite par un de mes anciens condisciples, devenu Jésuite, André Pirard, qui était aussi dans ma patrouille ax Scouts et que j'ai sauvé de la noyade, quand nous étions scouts)
Jeudi 4 janvier
Une lettre de Dominique Bechet (voir enveloppe ci-dessous)
Vendredi 5 janvier
Les vacances d'Enelle se sont très mal passées. Enelle s'en va, c'est un échec complet "On s'est trompé d'histoire d'amour" à t'elle écrit dans le livre sur Christo qu'elle m'a offert "Christo et Jeanne-Claude" (voir ci-dessous)
Une émission sur la Yougoslavie et le début de cette guerre, au printemps 1987 (Voir ci-dessous). Il y aura une série d'émissions télé dans les semaines qui suivront "Yougoslavie, suicide d'une nation européenne". Tout est bien parti d'une volonté d'autonomie et de suprématie des Serbes dans toutes les républiques yougoslaves. Et tout a commencé au Kosovo en 1987, lors de la viste de Milosevic, Président du PC serbe, les Serbes du Kosovo se prétendant persécutés par les albanais majoritaires
Samedi 6 janvier
Verglas généralisé. Arlon est paralysé
Dimanche 7 janvier
Je subis mon 1er alcootest à Transinne, en revenant de Redu. Pas de problèmes. Négatif ! Le gendarme m'a demandé "Vous avez déjà passé le test ?"et moi comme un innocent "Non c'est pourquoi faire?? Pour savoir si on est séro-positif???" Le flic semble estomaqué...
Je termine "L'os de Dyonisos" de Christian Laborde, prêté par Eric
A Redu, chez Pierre Dailly, j'ai acheté plusieurs Rezvani, Victor Hugo peintre, Maurice Sachs, Vincent Van Gogh: Lettres à Théo. Carson Mc Cullers: Reflets dans un oeil d'or, La Modification de Butor, Melville (Herman) par lui-même ainsi que Montherlant, Le Passage de Jean Reverzy, Rainbow pour Rimbaud de Jean Theulé
Lundi 8 janvier 1996
Mort de François MITTERRAND-Cancer de la Prostate
Mitterrand, l'ancien anti-militariste (Désarmement nucléaire) et socialiste agnostique, sortant de l'Eglise de Jarnac, porté par des militaires....C'est tout lui..
J'écris à Marie-Odile et à Anne-Marie K.
On joue Apocalypse Now
Mardi 9 janvier
Avec Plume, visite à ma belle-mère
Coup de fil avec Gil Dons où il est question de son amie Annie Lambert que j'ai déjà croisée à plusieurs reprises
Mercredi 10 janvier
Je termine " Le Passage" de Reverzy. Très bien écrit. Reverzy est né en 1914 à Lyon, de mère irlandaise. Père médecin tué à la guerre. Ami avec Charles Juliet. Son état naturel était le désarroi. Grand, très maigre, triste. Admirait Sade et Joyce , meurt en 1959, à 45 ans d'une crise cardiaque. N'a écrit que pendant 6 ans (Place des Angoisses-Le corridor-Le Silence de Cambridge...)
Je commence "J'avais un ami" de Rezvani. "Pour que je communique avec vous, il faut que soit exclu cet informe, ce brouillage, ce social. Il faut donc à priori, qu'il y ait un point de rencontre, un accord, le refus ou au moins le doute sur le monde et la société, sur leurs valeurs "
Albert Cohen avait la hantise d'être enterré vivant. Il aurait voulu être enfermé dans une petite cabane avec le téléphone au cas où....
PPDA condamné à 15 mois avec sursis (Affaire Michel Noir et Botton)
Jeudi 11 janvier
Je visionne Albert Cohen; "J'ai été un enfant, je ne le suis plus et je n'en reviens pas". Il est resté à Corfou jusqu"à l'âge de 5 ans. Il y retournera à 13 ans, après Marseille
Biographie
Né dans l'île grecque de Corfou en 1895, Francis Albert Cohen a un père d'origine juive romaniote et une mère juive de langue italienne. Son grand-père préside la communauté juive locale.
Issus d'une famille de fabricants de savon, les parents d'Albert décident d'émigrer à Marseille après un pogrom, alors qu'Albert n'a que 5 ans. Ils y fondent un commerce d'œufs et d'huile d'olive. Il évoquera cette période dans Le Livre de ma mère. Albert Cohen commence son éducation dans un établissement privé catholique. C'est le 16 août 1905 qu'il se fait traiter de « youpin » dans la rue par un camelot de la Canebière, événement qu'il racontera dans Ô vous, frères humains. Le jeune garçon court à la gare Saint-Charles. Il s'enferme dans les toilettes, faute de pouvoir s'enfuir. Sur le mur, il écrit : « Vive les Français ! ». En 1904, il entre au lycée Thiers, et en 1909, il se lie d'amitié avec un autre élève, Marcel Pagnol. En 1913, il obtient son baccalauréat avec la mention « assez bien ».
En 1914, Albert Cohen quitte Marseille pour Genève. Il s'inscrit à la faculté de droit de la ville en octobre. Dès lors, il s'engage en faveur du sionisme mais n'ira jamais en Israël. Il obtient sa licence en 1917 et s'inscrit à la faculté des lettres où il restera jusqu'en 1919. En 1919, il obtient la nationalité suisse (il était ottoman). Il tente sans succès de devenir avocat à Alexandrie. Il épouse cette même année, Élisabeth Brocher. En 1921, sa femme donne naissance à Myriam, leur fille. En 1924, sa femme meurt d'un cancer. En 1925, Albert prend la direction de la Revue juive à Paris, qui compte à son comité de rédaction Albert Einstein et Sigmund Freud. De 1926 à 1931, il occupe un poste de fonctionnaire attaché à la Division diplomatique du Bureau international du travail, à Genève. Il trouvera dans cette expérience l'inspiration qui lui permettra de construire l'univers d'Adrien Deume et de Solal des Solal pour Belle du Seigneur. En 1931, il se marie en secondes noces avec Marianne Goss dont il divorcera.
En 1941, il propose de regrouper les personnalités politiques et intellectuelles européennes réfugiées à Londres dans un comité interallié des amis du sionisme qui aidera la cause d'un État juif, une fois la paix revenue. En effet, les dirigeants sionistes choisissent de porter tous les efforts sur le sauvetage des Juifs d'Europe quitte à sacrifier l'avenir politique. La stratégie de « propagande » de longue haleine de Cohen n'est donc plus d'actualité. De plus, avec l'entrée en guerre des États-Unis, l'Agence juive comprend que l'avenir du sionisme dépendra plus de l'Amérique que de l'Europe. Cohen est alors chargé par l'Agence juive pour la Palestine d'établir des contacts avec les gouvernements en exil. Il s'irrite vite de la méfiance de ses supérieurs de l'Agence juive. Il démissionne en janvier 1944 très déçu par la cause sioniste.
Le 10 janvier 1943, la mère de Cohen décède à Marseille. Cette même année il rencontre sa future troisième épouse, Bella Berkowich, En 1944, il devient conseiller juridique au Comité intergouvernemental pour les réfugiés dont font partie entre autres la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Il est chargé de l'élaboration de l'accord international du 15 octobre 1946 portant sur le statut et la protection des réfugiés. En 1947, Cohen rentre à Genève. Il est directeur d'une des institutions spécialisées des Nations unies. En 1957, il refuse d'occuper le poste d'ambassadeur d'Israël, pour poursuivre son activité littéraire.
Dans les années 1970, Albert Cohen souffre de dépression nerveuse et manque de mourir d'anorexie en 1978. Cette mort qu'il attend à chaque instant depuis toujours, ne veut pas de lui. Il change alors radicalement de vie (à plus de 80 ans…) et va employer ses dernières années à faire ce que son grand ami Marcel Pagnol avait fait toute sa vie : la promotion de son œuvre. Sortant de l'ascèse, il publie ses Carnets 1978 et répond aux demandes d'interviews. Une interview télévisée exclusive de Bernard Pivot, réalisée depuis son domicile genevois situé 7, avenue Krieg, pour Apostrophes le propulse sur le devant de la scène littéraire. Un numéro du Magazine littéraire lui est enfin consacré.
Il publie son dernier texte dans Le Nouvel Observateur en mai
1981 en forme de dernière glorification de l'amour de sa femme pour sa personne.
Albert Cohen décède à 86 ans, le 17 octobre 1981 (très tôt après la publication de son texte), des complications d'une pneumonie. Il est enterré au cimetière israélite de Veyrier, près de Genève. Bella Cohen est décédée le 1er décembre 2002, à 83 ans.
Son œuvre
En 1921 il publie Paroles juives, un recueil de poèmes. Il publie ensuite un roman, Solal (1930), premier volume d'un cycle que Cohen a pensé un temps intituler « La geste des juifs », ou « Solal et les Solal ». Le roman, préfigurant en quelque sorte Belle du seigneur, raconte la jeunesse du jeune grec sur l'ile de Céphalonie, ainsi que ses premières amours. Le livre bénéficie en France d'une critique exceptionnelle. Il est traduit dans de nombreuses langues et le succès du roman devient universel : « Une œuvre stupéfiante », écrit le New York Herald Tribune ; pour le New York Times, Cohen, c'est James Joyce, Erskine Caldwell, Rabelais réunis, avec en plus la magie des Mille et Une Nuits. Les critiques anglaise, autrichienne, italienne ou helvétique s'expriment sur le même ton.
Vient ensuite Mangeclous en 1938. Aux analyses sentimentales s'ajoutent l'observation amusée de la gent S.D.N.. Après seize ans de silence, Cohen publie Le Livre de ma mère en 1954, poignant portrait d'un être à la fois quotidien et parfaitement bon qu'il évoquera une nouvelle fois dans ses Carnets (1978).
J'entame "Mille aujourd'hui" de Rezvani, né en 1928 de mère russe et de père perse. A été peintre à Paris pendant 20 ans, compose et écrit des chansons sous le nom de Cyril Bassiak. Après un premier mariage, épouse Danièle avec laquelle il s'installe, vers 1957, à la Garde-Freinet (voir mes articles à son sujet sur http://www.christianvancautotems.org )
Vendredi 12 janvier
Je visionne Jamon Jamon de Bigas Luna avec Pénélope Cruz et Javier Bardem (voir ci-dessous). C'est nul et vulgaire
Eric Neuberg ici avant et après un passage à Paliseul. Soirée épique. Il restera loger
Samedi 13 juin
Enelle m'annonce par téléphone qu'elle s'est décidée à chercher une maison dans sa région. J'aurais passé 3 mois à chercher cette maison dans ma région avec elle...pour rien; J'encaisse en pleine gueule. Je suis justement en négociation avec le Notaire De Maré pour lui acheter une maison à Bras qui va être vendue en surenchère
Son amie Franciane Lhost a vu mon installation aux Brasseurs à Liège. Elle en a parlé élogieusement à Enelle, sans savoir que j'en étais l'auteur
Dimanche 14 janvier
Enelle passe ici avec sa fille en allant faire des courses à Bastogne. Anne-Julie monte dans l'atelier. Je lui montre comment marche ma chaîne, elle met des disques. Devant Enelle, je lui dis que je l'aime beaucoup et c'est vrai. Je viens de l'écrire dans une longue lettre que je remets à Enelle et qu'elle lira plus tard, que c'est elle qui a gâché le contact entre moi et ses enfants et qu'il n'y a donc de problèmes d'enfants que posés par elle
Et elles s'en vont. Enelle m'a enfin apporté l'article sur Rezvani avec une photo de lui et de Danièle à La Béate
(Voir ci-dessous)
Lundi 15 janvier
Une lettre de Mireille Rainchon(voir ci-dessous) totalement typique d'elle
Une autre carte de José Strée
Mardi 16
Un carte du couple Blavier, invitant à l'amour dans les bois. Pas un mot sur mon expo à Liège. Pas un mot de José Strée non plus d'ailleurs
J'écris à Anne Garnier pour qu'elle prenne Eric Neuberg dans son expo sur le Feu, en préparation et à laquelle je dois participer
J'aborde le 50e tome de mon journal à la page 15.333
Madame H., caissière au Delhaize m'apprend que son ami, le garde-chasse de Resteigne, avec lequel elle était venue visiter le territoire ici et qui devait revenir à Moircy avec une châtelaine qui s'intéressait à l'art contemporain- a été assassiné avec une femme, par un mari jaloux vers Noël- Nouvel-an
Mercredi 17 janvier
Une émission sur Heinrich Böll (voir c-dessous)
Heinrich Böll, né à Cologne le 21 décembre 1917, mort le 16 juillet 1985 à Kreuzau-Langenbroich, est un écrivain allemand. Il est considéré comme l'un des plus grands auteurs allemands de la période de l'après-guerre.
Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1972. L'Académie de Stockholm le distingue pour une poésie qui, par la synthèse de sa description clairvoyante des courants de son temps et la puissance créatrice et attentive, a contribué au renouveau de la littérature allemande. Ses romans, ses nouvelles, ses essais et ses déclarations publiques ont connu une répercussion importante dans le monde littéraire et dans la société de la République fédérale d'Allemagne d'après-guerre.
Vendredi 19 janvier
Je lis "Maîtres anciens" de Thomas Bernhard, mort à 58 ans (1931-1989), né à Heerlen aux Pays-Bas
Décès de Leonor FINI
Photos de Moircy. Paysages gelés (voir ci-dessous)
Dimanche 21 janvier
Enelle de passage ici le matin, ébauche deux peintures dans l'atelier avec mes pigments. Je fais semblant de ne rien voir car je peins à l'autre bout de l'atelier; C'est la première fois qu'elle peint ici. Ca va durer une heure. Elle me dit que Ransonnet revient comme professeur à l'Académie d'Eté
Elle continue à fréquenter son psy et commence enfin à noter ses rêves.
Une soirée Michelangelo ANTONIONI (voir ci-dessous)
Mercredi 24
Je suis invité à participer à une expo à Vresse-sur-Semois au Centre culturel. C'est un vériatable gag. L'animatrice Johanne Courtois veut que j'expose l'oeuvre qui figure dans le catalogue d'Omer Marchal, or c'est une photo de mon jardin qui y figure et sans doute pense t'elle que c'est une peinture...
Je lui réponds ceci car tout cela devient de plus en plus grotesque
"Chère Madame,
Je suis assez surpris de votre lettre; L'oeuvre dont vous me parlez c'est mon jardin, ici à Moircy. Elle fait 3000 m2 et je me vois mal la transporter et la faire entrer dans votre Centre culturel de Vresse-sur-Semois. Il ne s'agit donc pas d'une peinture. Ce territoire a d'ailleurs fait l'objet d'une porte ouverte tout l'été et les gens y sont venus par centaines.
Mon travail est essentiellement tri-dimensionnel. J'avais proposé pour le dictionnaire, une oeuvre constituée des déchets peints et mis en scène sur une échelle noire, de l'Antenne d'Anlier qui avait explosé avec la tornade de Léglise. Cette oeuvre avait été longuement photographiée, ici à Moircy, par Yvan Thierry, photographe officiel du dictionnaire et exposée dans les locaux d'Idelux. Quelle ne fut pas ma surprise de réaliser qu'elle n'avait pas été reprise dans le dictionnaire et cela sans que j'aie été contacté. Et vous êtes un bel exemple du malentendu que peut provoquer un tel manque de rigueur professionnelle.
Je vous propose donc de venir me voir ainsi que mon travail et que sur cette base, nous choisissions éventuellement ensemble, une oeuvre qui puisse rentrer valablement dans l'espace de votre exposition.
Je préciserai encore que mon nom de peintre est VANCAU, que tout le monde me connait sous ce nom, et que le nom de VAN CAUWENBERGHE n'avait pas à figurer dans le dictionnaire, pas plus que le fait que j'étais "Docteur en Droit en recherche d'emploi". Ceci n'a rien à voir avec la peinture
Mais bien sûr vous n'êtes en rien responsable de ces légèretés professionnelles
PS L'article de La Libre Belgique d'août 1992 que je vous envoie a été fait par Colette BERTOT, qui n'est autre que la fille de Stephane REY, critique d'art bien connu, et non par Colette BARTOT, comme indiqué dans ledit dictionnaire, autre bévue. Stephan BERTOT, c'est aussi le véritable nom de l'écrivain fantastique belge, Thomas OWEN
Eh bien cette pauvre dame, ne me répondra jamais et ne viendra pas à Moircy. Bravo Johanne COURTOIS !!!
Mercredi 24 janvier (suite)
En fin de matinée je vais chez Valérie m'occuper de Renaud et fais la connaissance de ses ouvriers polonais qui sont de CZESTOCHOWA. On parle en allemand de Witkacy, de Wajda, de Polanski etc....
500 Poids lourds bloqués sur l'A 411 par le Verglas, la nuit dernière, entre Neufchâteau et Léglise
Jeudi 25 janvier
Je reçois une lettre de dominique Marx avec une reproduction de Gaston CHAISSAC
Aussi une lettre des Chiroux d'Evelyne Massart et d'Anne Garnier, me remerciant et m'annonçant leur visite en prévison de l'expo FEU (voir ci-dessous)
A la télé, un film d'Elia Kazan "La Fièvre dans le sang", un docu sur Nathalie Wood
Je lis René ALLENDY, psychanalyste de Maurice Sachs et d'Anaïs Nin
Sa thèse : "Notre destin trouve ses causes dans des sources inconscientes qui nous poussent à reproduire sans cesse les mêmes errements, les mêmes échecs, à revivre les mêmes situations de souffrance. Notre vie alors, ressemble fort à une roue, au Karma des philosophies orientales, à quoi seule la connaissance de notre inconscient peut mettre un terme en nous révélant les motivations en dernière analyse de nos faits et gestes les plus destructeurs"
Vendredi 26 janvier
De J.J Rousseau "Je sais bien que le lecteur n'a pas besoin de savoir tout cela, mais j'ai besoin moi, de le lui dire" . Ceci pourrait s'appliquer à mon journal
Ou alors cette phrase-ci de Zola "Nulla Dies sine Linea"
Dimanche 28 janvier
Un article sur Dubuffet et une émission sur Philippe Soupault
Philippe Soupault, né à Chaville le 2 août 1897 et mort à Paris le 12 mars 1990, est un poète français, cofondateur du surréalisme. Il est inhumé au cimetière de Montmartre (17e division).
Biographie
Il est le 3e enfant du docteur Maurice Soupault, gastro-entérologue, médecin des hôpitaux de Paris, riche propriétaire terrien en Beauce et de Cécile Dancongnée, fille de Victor Léon Dancongnée, célèbre avocat au Conseil d'État dont la famille originaire du Puy-en-Velay avait fait fortune dans la dentelle. La sœur de sa mère, Louise, épouse Fernand Renault, frère aîné de Louis Renault. Philippe Soupault portera un jugement très dur sur son oncle par alliance. Il le décrit dans Le Grand Homme ou Histoire d'un Blanc.
Il est également l'oncle de Brigitte Sabouraud, qui est une auteur-compositrice-interprète de chanson française et la cofondatrice du cabaret L'Écluse.
Il est le père de deux filles : Nicole, de son premier mariage (1918) avec Suzanne Pilliard (1895-1980), et Christine, de son second mariage (1923) avec Marie-Louise Le Borgne (1894-1955).
Avec ses amis André Breton et Louis Aragon, il participe à l'aventure Dada, qu'il considère comme une « table rase nécessaire », pour ensuite se tourner vers le surréalisme, dont il est un des principaux fondateurs avec André Breton. Avec ce dernier, ils ont en effet écrit le recueil de poésie Les Champs magnétiques en 1919, selon le principe novateur de l'écriture automatique. Ce recueil de poésie peut être considéré comme une des premières œuvres surréalistes, alors que le mouvement ne sera lancé effectivement qu'en 1924 avec le premier Manifeste du surréalisme d'André Breton.
Soupault est cependant exclu du mouvement surréaliste en 1926, avec le motif « trop de littérature », alors que le mouvement surréaliste s'engage dans la cause communiste.
Le 7 novembre 1933, lors de la « fête de la Révolution » à l’ambassade soviétique où se retrouve le Tout-Paris intellectuel, Philippe Soupault fait la rencontre d’une Allemande, Ré Richter. Ils se marient en 1937. Ré Soupault fait déjà partie du cercle d’artistes parisiens qui évolue autour de Man Ray, Fernand Léger, Elsa Triolet, Max Ernst, Kiki et bien d’autres. Cette ancienne élève du Bauhaus et amie des dadaïstes berlinois, leur fait découvrir l’avant-garde allemande jusque-là peu connue en France. Le couple qu’elle forma avec Philippe Soupault concrétise ce fructueux partage artistique.
Depuis la fin des années 1920, Philippe Soupault est devenu un journaliste français très célèbre. Il travaille notamment pour VU, Excelsior ou L’Intransigeant. Il croit au talent de sa femme qui a étudié l’art et il la convainc donc d’illustrer ses reportages.
Dès 1934, le couple Soupault sillonne le monde, voyageant en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Angleterre puis aux États-Unis. Lui écrivant, elle photographiant. Comme il le racontera dans ses entretiens sur France Culture, il rencontra même par hasard dans un ascenseur Hitler et son aide de camp. Il regrettera de ne pas avoir eu un revolver à ce moment-là. De même, il croisa un jour Staline et fut surpris par l'expression cruelle de son visage. Ce jour-là, il le vit boire 24 vodkas dans une réception mais on lui affirma que Staline les jetait discrètement sans les boire. En 1935, ils font ensemble une série de reportages en Norvège, de nouveau en Allemagne, en Tchécoslovaquie, en Angleterre, en Espagne (1936) et enfin en Tunisie. Philippe Soupault est chargé par Léon Blum, alors président du Conseil du Front populaire, de lancer une nouvelle station antifasciste Radio Tunis, qu’il dirigea de 1937 à 1940.
En 1941, ils voyagent à travers tout le pays à vélo. Ils veulent rencontrer la population, voir de leurs propres yeux la réalité et en faire part : « nous voulions parler au peuple » racontera-t-elle dans un entretien pour Libération en 1994. Pourchassés tant par la police de Vichy que par la dictature nazie – Philippe Soupault est emprisonné durant six mois – ils parviennent, par un heureux concours de circonstances et sans pouvoir rien emporter, à fuir clandestinement hors de Tunisie en novembre 1942, un jour avant que les troupes allemandes de Rommel n’envahissent Tunis. Leur maison de la rue el Karchani sera plusieurs fois pillée. Ils passent par l’Algérie et vont se réfugier sur le continent américain.
Durant l’année 1943, Philippe Soupault est chargé de nombreuses missions en Amérique du nord, centrale et du sud, où il travaille à reconstruire le réseau des agences de presse françaises pour le gouvernement de Charles de Gaulle. Ils retrouvent à New York leur groupe d’amis parisiens, Walter Mehring, Man Ray, Fernand Léger, Marcel Breuer, Herbert Bayer, Kurt Weill, Max Ernst. Ré accompagne Philippe dans tous ses voyages. Ils rencontrent Gisèle Freund et Victoria Ocampo en Argentine. Ils font de nombreux voyages en Amérique du sud durant l’année 1944 : Mexique, Bolivie, Colombie, Guatemala, Chili, Argentine, Brésil. Ils rentrent aux États-Unis en passant par Haïti, Cuba et un bref séjour à Swarthmore en Pennsylvanie, où Philippe enseigne à l’Université. L’année 1945 marque la séparation du couple Soupault.
Sa poésie est depuis le début très cosmopolite et ouverte aux mouvements d'avant-garde. Soupault fut aussi journaliste, critique, essayiste, producteur à la radio (en compagnie de Paul Gilson) et l'auteur de nombreux romans.
Lundi 29 janvier
A la télé "L'odeur de la Papeye verte" de Tran Ahn Hung et un reportage sur MISHIMA.
Aussi un article sur Eric ORSENNA
Mardi 30 janvier
Le soir une émission sur François PERIN qui fut mon professeur de Droit public international au début des années soixante à l'Université de Liège et fondateur avec Gendebien du Rassemblement Wallon
Je commence "Le Chevalier et la Mort" de Leonardo SCIASCIA
3Mercredi 31 janvier
Rezvani répond à ma lettre (voir ci-dessous) et me renvoie tout ce que je lui ai envoyé. Je n'admets pas et lui répond illico en lui renvoyant uniquement la photo de mon territoire
Cher ami,
Je vous comprends très bien, suivant exactement la même évolution que vous car pour moi aussi le temps se rétrécit.
La lettre que je vous ai écrite était une exception à une règle de vie et de distanciation du monde au profit de l'oeuvre, que je pratique comme vous
Je disparais donc, n'ayez crainte. Mais il y a une chose que je n'accepte pas ! Vous m'avez donné votre oeuvre, je vous en ai remercié puisque je l'ai aimée. Je vous ai envoyé à mon tour des bribes de la mienne et vous me renvoyez le tout.
Imaginez un instant qu'après avoir vu mon oeuvre, vous m'envoyiez un de vos livres et que je vous le renvoie, aussi sec!!!. Je ne suis pas d'accord sur le plan humain !
Vos livres sont ici devant moi. On crée aussi pour partager, sinon pourquoi puiblier ???. Acceptez que je vous renvoie la photo de mon territoire, en signe de protestation. Qu'elle vous rappelle qu'il existe d'autres sauvages, en d'autres lieux
Je ne vous en veux pas et vous conserve toute mon estime
Vancau
PS Vous m'auriez écrit : "On arrête les frais mais je garde une photo", tout aurait été différent
Je veux simplement faire de ma folie, un gigantesque feu d'artifice
Jeudi 1er février 1996
Je termine Cioran "Larmes et Saints"
Je commence Max Gallo "Un Pas vers la Mer"
Vendredi 2 février
J'ai à ce jour, enregistré 11 films d'Hitchcock, plus 2 interviews
Encore la Yougoslavie. Les Serbes ont froidement assassiné tous les Bosniaques qui voulaient s'enfuir de SREBRENICA. Au moins 3000 musulmans massacrés
Une carte d'Eric Neuberg et une invitation à son expo, à Bastogne "Talisman", le 24 février
Il neige
Dimanche 4 février
On reparle de l'Affaire LEROUX à Nice (Renée et Agnès-Palais de la Méditerranée-Fratoni) dans une émisson sur la Mafia rachetant les casinos à la Côte d'Azur
Lundi 5 février
Une émission sur Le Combat de Serge Klarsfeld. Sa femme Beate est allemande non-juive. Elle a giflé le Nazi Kiesinger en pleine campagne électorale et c'est Willy Brandt qui a été élu. Son père Arno Klarsfeld, déporté en septembre 43, a giflé un Kapo en arrivant dans son camp de concentration. A fait condamner Lishka (Chef de la Gestapo à Paris) au Procès de Cologne. A fait arrêter et condamner Barbie, en découvrant le document signé par lui et ordonnant la déportation des "Enfants d'Izieu", fin 1944. Pour rappel, LAVAL, PETAIN et René BOUSQUET, auquel on peut ajouter le chef de cabinet de Laval, le "Main Jaune" Jean Jardin, grand -père de l'écrivain Alexandre Jardin ("Des Gens biens") et père de Pascal Jardin, auteur du "Nain Jaune"
Pierre Mertens, l'écrivain belge nous parle de Mitterrand (voir ci-dessous), l'ami de René BOUSQUET, chef de la Milice française. Il parle aussi de l'Attentat-bidon de l'Observatoire et de sa complaisanceà l'égard de Mobutu
Mardi 6 février
Je termine "Mozart assassiné" de René Fallet
Je restaure mes champignons peints avec du durcisseur
Emission de Bussy "Les Arts en Liberté" sur les Gares allemandes(voir ci-dessous)
Cet hiver j'ai réalisé, en Broux de noix, 36 grands formats, 36 moyens et des tas de petits
Depuis des mois, je transcris dans un cahier à part tous les rêves que j'ai écrits dans mon journal, journal qui commence, en fait en 1975 et non en 1980, avec 4 cahiers couvrant la période 1975-1980, dont 3 en format A4, le tout faisant 970 pages. C'est MON JOURNAL DES RÊVES
Mercredi 7 février
BAROQUE : Qui est d'une irrégularité bizarre. Se dit d'un style qui s'est développé au 16e-17e et 18e siècle, d'abord en Italie puis dans de nombreux pays catholiques, style caractérisé par la liberté des formes et la profusion des ornements
ROCOCO se dit du style "rocaille" du 18e siècle, carcactérisé par la profusion des ornement contournés et par la recherche d'une grâce un peu mièvre
Un Siècle d'Ecrivains sur Patrick Modiano (voir ci-dessous). Son oeuvre est une topographie une quête au sein de Paris. Obsédé par l'Occupation. Sa mère est anversoise, son père juif d'Alexandrie, instable et aventurier. A passé son enfance dans le même appartement que Maurice Sachs. Son frère Rudy est mort d'une leucémie à 10 ans, en 1957. Sa mère était comédienne de boulevard. Proche de Truffaut. En 1969, rencontre Queneau, ami de la famille; Prix Roger Nimier. Goncourt en 1958 avec "Rue des Boutiques obscures"
Jeudi 8 février
Je téléphone à Patrice Gaillet. La cata. Il a un cancer à la joue droite. Il faudra opérer à St Luc à Bruxelles. Je suis assommé
Coup de fil de Viviane Bechoux de Rossignol qui veut que je lui dise l'orthographe du mot ANATOR dont je lui aurais parlé à l'apoque. Heureusement je comprends qu'il s'agit d'ATHANOR (Four de l'Alchimiste). Elle est séparée de fait, donne des cours à St Luc( de restauration d'estampes)
Vendredi 9 février
Un GEOPOLIS sur le Ruanda (voir ci-dessous). C'est en 1916 que les belges s'installent au Ruanda et soutiennent les Tutsis. Mais en 1950, les Tutsis réclament l'Indépendance et les colons belges se rallient aux Hutus.Les Tutsis fuient dans les pays voisins et font des raids. Dès 1963, la chasse aux Tutsis commence. L'armée Ruandaise Hutu est encadrée pae des officiers belges. Mille Tutsis sont exterminés. En 1973 s'installe le règne d'Habyarymana, un Hutu. Les Tutsis exilés pour la plupart, ont renoncé à la lutte armée. Habyarimana est inconditionnellement soutenu par les belges et par le Roi Baudhuin. Mais Habya est un dictateur et les Tutsis revenus d'Ouganda, au sein du FPR (armée gouvernementale ruandaise soutenue par la France) déclarent la guerre aux Hutus et la Belgique ne bronche pas. En avril 1994 Habyarimana est abattu à l'atterrissage de son avion par les Tutsis, soi-disant, ou par je ne sais qui et le Génocide des Tutsis commence
Je relis l'histoire d'Oedipe et d'Antigone (voir ci-dessous mon tableau). Oedipe veut dire "Pieds enflés", son père Laios lui ayant troué les chevilles pour les lui attacher dans la montagne. En effet l'Oracle de Delphes lui avait interdit d'avoir un enfant car Laios avait une relation homosexuelle avec Chrysippos et l'Oracle lui avait prédit que s'il en avait un, celui-ci le tuerait. Oedipe sera recuelli par un berger qu'il pense être son père. Oedipe ignore donc que son père est Laios, le roi de Thèbes, lorsqu'il le tue. Le sphynx est un monstre qui sévit dans la région de Thèbes. Oedipe après avoir tué son père, rencontré par hasard et qui lui barrait le chemin avec son charriot, (une bête dispute qui tourne mal), rencontre le Sphynx et le vainct en résolvant son énigme (Quel est l'animal qui le matin marche sur 4 jambes etc...). Et en récompense, Creon, beau-frère de Laios, lui offre la main de sa soeur, Jocaste, qui se trouve être la mère d'Oedipe. Oedipe et Jocaste donneront naissance à Antigone dont Jocaste est à la fois, la mère et la grand-mère
Samedi 10 février
Un article sur le Génocide Srebrenica-Glogova. Deux mille corps de Musulmans viennent d'être retrouvés (voir ci-dessous)
Dimanche 11 février
En visite chez les Gaillet à Villers-devant-Orval. Patrick a un cancer de la joue et je vais aux nouvelles. Il aura le résultat de ses examens dans quinze jours. Toute la famille est présente. Je vais féliciter la chienne Toundra qui a eu un jeune
Lundi 12 février
Un Thema sur André BRETON (voir ci-dessous)
Mon territoire neigeux(voir photos)
Mercredi 14 février
Un reportage sur Maurice GENEVOIX (voir ci-dessous). Ecrivain de la guerre, puis de la campagne et de la forêt dès 1930. Ecologiste avant la lettre. Ami de Max. Veuf à 48 ans
Rencontre Suzanne et en a une fille, Sylvie
Maurice Genevoix, né le 29 novembre 1890 à Decize dans la Nièvre en Bourgogne et mort le 8 septembre 1980 à Jávea, est un romancier-poète français, héritier du réalisme.
L’ensemble de son œuvre témoigne des relations d’accord entre les hommes, entre l’Homme et la Nature, mais aussi entre l'Homme et la Mort. Son écriture est servie par une mémoire vive, le souci d'exactitude, et le sens poétique. Normalien, il admire tout autant l’éloquence des artisans ou des paysans. D’une grande vitalité malgré ses blessures reçues lors de la Première Guerre mondiale près du village des Éparges, en avril 1915, et animé de la volonté de témoigner, il écrit jusqu’à ses derniers jours. Son œuvre, portée par le souci de perpétuer ce qu'il a tenu pour mémorable, produit d'une grande longévité littéraire, rassemble 56 ouvrages.
Maurice Genevoix est surtout connu pour ses livres régionalistes inspirés par la Sologne et le Val de Loire comme son roman Raboliot (prix Goncourt 1925). Il a cependant dépassé le simple roman du terroir par son sobre talent poétique qui, associé à sa profonde connaissance de la nature, a donné des romans-poèmes admirés comme la Dernière Harde (1938) ou la Forêt perdue (1967).
Genevoix a également témoigné des épreuves de la génération qui a fait la Grande Guerre (1914-1918), particulièrement dans Ceux de 14, recueil de récits de guerre rassemblés en 1949. Il s'est aussi penché plus largement et plus intimement sur sa vie en écrivant une autobiographie : Trente mille jours, publiée en 1980.
Vendredi 16 février
Tombé en panne d'essence sur la route de Libramont, sur la glace et dans le brouillard. Dépanné par une voisine, Madame Nicolas, qui va me remplir un jerrycane d'essence au Garage Jacquemin
Valérie part à Val Torrens ce soir. C'est une folie
Je termine la restauration de mes champignons peints
Dimanche 18 février
On donne à la Télé, SMOKING d'Alain Resnais. Très drôle.( Voir ci-dessous)
Et aussi Down by Law de Jim Jarmush
Enelle, le soir me disant "A demain???" alors que l'on va s'endormir. Et moi : "Ah oui, au fond, pourquoi pas, c'est une idée, Je n'y avais pas pensé..."
Lundi 19
On donne Baby Doll d'Elia Kazan avec Caroll Baker
Mardi 20 février
Une prochaine expo au CACLB, sur la Chasse." APPEL AUX CHASSEURS". Heureusement que je ne suis plus dans le coup car ça aurait encore pété (voir ci-dessous)
Mercredi 21 février
Un reportage sur "Les Oubliés de Kigali". L'assassinat des dix commandos belges (voir ci-dessous)
Je déblaye mon seuil envahi par la neige et puis part déblayer celui d'Enelle à Bertrix
Il neige depuis le 2 février
Jeudi 22 février
Photo de mon ruisseau sous la neige (ci-dessous) ainsi que des totems
Le CACLB projette de rééditer une opération Portes Ouvertes chez les autres artistes luxembourgeois
Il neige à gogo
Vendredi 23 février
Coup de fil inattendu d'Alain Schmitz, soi-disant pour me demander des nouvelles de Patrice Gaillet. Il me questionne sur mes projets. Je n'en ai aucun
Le chat noir de Valérie, Figaro, en pension chez moi, reste bien au chaud. (voir photo)
Samedi 24 février
A Bertrix Enelle est dans les inondations avec son ruisseau en bordure de fermette
Vernissage Eric Neuberg à l'Hôtel de Ville de Bastogne. Magnifique. Beaucoup trop long discours de George Fontaine. Benoît Dominique, Secrétaire communal et aussi une femme originaire de Liège qui peint mais n'a jamais exposé. Sa mère aussi est peintre et aveugle de naissance. Elle habite San Francisco. Elle va venir exposer à Bastogne. Son mari(de la fille) est passionné de Jazz et me connait par Rossignol (voir photos ci-dessous)
Discussion avec Didier Anciaux sur Cioran et Schopenhauer
Ensuite, tous au resto chinois. Mais ça dégénère entre Eric et George Fontaine qui s'en va avec Willy Dory. Nous restons un peu avec Eric mais nous sommes en désaccord avec lui car c'est lui qui a demandé un discours et maintenant il s'en plaint
Dimanche 25 février
Valérie et Stephane viennent rechercher leur chat Figaro
Mardi 27 février
Enelle me téléphone le soir, après son congé de carnaval catastrophique à Bertrix. Elle a acheté une maison cet après-midi par agence immobilière et a signé le compromis. C'est à Pontaury, près de Mettet. Bravo. Je pleure, après le coup de fil. Joli coup qu'elle m'a donné là...
Le soir je me plonge dans Powys "Apologie des sens" et regarde un docu sur Tahar Ben Jelloun
Mercredi 28 février
Patrice Gaillet sera opéré le 11 mars
Mort de François CHAUMETTE à 62 ans (cancer)
On diffuse "Un Tramway nommé Désir"" A streetcar named Desire". Une phrase de Vivian Leigh "On m'a dit de prendre un tramway nommé Désir et puis un autre qu'on appelle Cimetière et, après 5 arrêts de descendre aux Champs Elysées..."
Jeudi 29 février
Visite de Pascale R. Un fiasco complet; L'Impuissance personnifiée. Je lui offre néanmoins un brou de noix
Vendredi 1er mars 1996
Enelle passe ici . J'apprends qu'elle n'a pas de copie du compromis qu'elle a signé, donc aucune preuve. On téléphone à l'agent immobilier et je le prie d'envoyer ce compromis signé par Fax à mon agent à Libramont. Ordinateur, connais pas, à cette époque. Vers 18h00 le fax est sur le téléfax de mon agent auquel je téléphone. Enelle est sauvée.Toujours cette même inconscience, cette propension destructive à se faire rouler
Arrive Eric Neuberg et nous passons une très belle soirée. On a regardé ensemble Alain Delon à Bouillon de Culture. Il s'en est tiré en dépit de son inculture notoire
Mais on parle aussi du flic de Nathalie, vu au vernissage d'Eric, un petit minable qui, le lendemain a fait un grand numéro chez la soeur d'Eric, en racontant, très excité, les petites tortures dans les commissariats de police...pour se mettre en valeur sans doute
Dimanche 3 mars
Mort de DURAS à 81 ans
Mort de Leo MALET
Un hommage à Serge Gainsbourg "Je me suis fait faire trois millions de Jocondes sur papier-cul, et chaque matin j'emmerde son sourire ambigu "
Mardi 5 mars
Duras à ARTE en dernière minute vu son décès. Deux heures d'India Song et une interview de Dumayet. Duras me bouleverse encore plus qu'avant. La bicyclette d'Anne-Marie Stretter. LOLA VALERIE STEIN. "Il tirait la nuit sur les jardins de Shalimar (Le Vice- Consul). "Lol a très bien compris qu'on se déprenne d'elle"
Je reçois une lettre de Minique, de Toulon, lettre assez ironique et particulière, l'essentiel étant qu'elle soit guérie (voir ci-dessous)
Mercredi 6 mars
Eric me téléphone. A découvert un Christ en croix sans bras dans son terrain. Me parle de "J'ai un ami" de Rezvani que je lui ai prêté
Jeudi 7 mars
Je visionne Raymond CHANDLER (voir ci-dessous). Lire "The Big Sleep". Quinze à 17 personnes à son enterrement. Sa femme Cissy est morte en 1954 (lui en 1959). Son père disparaît quand il a sept ans. Il part à Londres avec sa mère. Naturalisé anglais en 1907. Part aux USA en 1912. Rencontre Cissy en 1919. Elle a 17 ans de plus que lui. Il l'épouse en 1924. A Los Angeles il travaille dans le pétrole mais il est viré à 45 ans pour alcoolisme. Il déménage sans arrêt. Il reconnait que c'est HAMMET qui a inventé le roman noir
Jeudi 7 mars
Enterrement de Marguerite DURAS
Vendredi 8 mars
Journée de la Femme
J'aprends à jouer India Song au piano (d'oreille comme toujours)
En regardant mes "Mémoires braisées" de Rossignol...Pourquoi ne pas les proposer pour l'exposition aux Chiroux sur le thème du FEU???
J'écris à mon ami André Pirard au Collège Saint-Servais pour lui dire que je ne viendrai pas au Banquet des 40 ans de Rétho et je lui envoie quelques articles de presse à mon sujet à l'intention de mes ex-copains qui seront là, ce jour-là
Lundi 11 mars
Opération de Patrice Gaillet. Je téléphone à Mady qui me retéléphone. Elle me propose de venir voir Patrice un WE et de lui apporter des livres. On parle aussi de son optimisme nouveau, apparu avec son cancer, ce qui est pour le moins paradoxal. Mercredi prochain, elle va le voir avec les enfants
On donne LE TAMBOUR de Volker Schlöndorff à la Télévison, ainsi que "Les années de plomb" un film de Margarethe von Trotta, la mère du petit Oscar Matzerath, (David Bennent fils de Heinz Bennent que l'on verra dans Le Dernier Metro)
Mardi 12 mars
Voici une lettre publiée par Le Cirque Divers, dans son bulletin de mars 1996, lettre écrite à Vitrival, le 21 septembre 1967 et qui est un vrai délire. C'est la lettre d'un Milicien belge, envoyée au Ministère de la Défense Nationale
"Monsieur le Ministre
J'ai l'honneur de vous exposer ma situation. Je suis marié avec une veuve, laquelle a une fille. Mon père a épousé cette fille
Donc à cette heure, mon père est devenu mon gendre puisqu'il a épousé ma fille. Et puis ma belle-fille est de ce fait devenue ma belle-mère, puisqu'elle a épousé mon père. Ma femme et moi par ailleurs avons eu un fils à la StJean
Cet enfant est donc le fils de la mère de la femme de mon père, en conséquence, mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère. Mon fils est donc devenu mon oncle. Quand à la femme de mon père, elle a eu à Noël, un garçon qui est à le fois mon frère puisqu'il est le fils de mon père, et mon petit-fils, puisqu'il est le fils de la fille de ma femme.
Ma fille se trouve être ma mère puisqu'elle est devenue la femme de mon père et moi, en plus que je suis le mari de la mère de cette femme, donc son père, je suis aussi le frère de mon petit-fils. Comme le mari de la mère d'une personne est le père de celle-ci, il arrive qu'à cette heure je suis le père de mon père et le frère de mon fils. Je suis donc mon propre grand-père
J'ai donc l'honneur Monsieur le Ministre de vous demander de me renvoyer dans mes foyers, vu que la réglementation interdit que le père, le fils et le petit-fils soient mobilisés ensemble
Veuillez agréer Monsieur le Ministre etc...
Signature illisible
Le père de mon père
2e F1B
Une des pièces occupée par Enelle à La Courbeure avec une de ses grandes peintures au-dessus du divan (voir ci-dessous)
Mercredi 13 mars
Lawrence DURRELL à "Un siècle d'écrivains" (voir ci-dessous)
A la télé, j'apprends la mort de Jacques-Louis NYST, Jacques Luinyst de son nom de peintre, à 53 ans. Nous avions exposé ensemble il y a 3 mois à Liège et je savais qu'il avait un cancer. Je l'avais rencontré chez lui en 1965, pendant mon service militaire, emmené à Presseux-Sprimont par son frère Frédérique Nyst et nous y sommes retournés un certain nombre de fois en 1966 et 67 et 68, avec mon épouse Céline . C'est même chez lui ,que j'ai rencontré Jacques Lizène. Ci-dessous quelques photos prises au Château de Presseux. Son père avait été directeur de la STIL (Tramways liégeois)
"Jacques était un poète, pas un plasticien" a dit Jacques Charlier, hier à la Télé . Il a parfaitement raison. Jacques était d'ailleurs un des pionniers wallons de la video, avec sa femme Dany qui travaillait à la RTB
Mort de Kieslowski à 54 ans
Voici des photos de quelques uns de mes Broux de Noix accrochés dans mon atelier
On joue BLEU de Kieslowski avec Juliette Binioche
Mardi 14 mars. Un article sur l'écrivain suisse Jacques CHESSEX
Vendredi 15 mars
Je suis toujours dans "Pascal Lainé" qui écrit bien mais ne m'excite pas plus que cela
La mort d'Ugo, fils de Michèle, le cancer de Danielle, celui de Dominique, celui de Patrice, celui de Jacques Nyst, celui de Jean Blanc ami de Dominique, quelle ambiance....
Samedi 16 mars
Coup de fil de Dominique Bechet (dite Minique). Je comprends enfin l'allusion de sa lettre (voir plus haut) à laquelle je n'ai pas répondu "Je ne vois pas ce qui te permet de juger Marie-Odile alors que tu t'es comporté exactement de la même façon avec moi" me dit-elle
Oh là, tout doux la Minique. D'abord je ne t'ai jamais parlé d'amour et ne me suis en rien engagé; Deusio, Thierry est mon ami depuis 20 ans et il est normal que je sois de son côté car il ne faudrait pas l'oublier, c'est elle qui l'a quitté; Or ils disaient s'aimer, cohabitaient depuis 6 ans, avaient acheté une maison ensemble, réalisé un spectacle etc...Aucun rapport avec notre situation
Eh bien me répond-elle "Je crois que nous n'avons plus rien à nous dire;" "En effet, réponds-je et nous raccrochons le combiné. Ce sera désormais le silence absolu et cela m'arrange tout à fait
Dimanche 17 mars
J'apprends par Mady, que l'opération de Patrice a duré 12h30, qu'on lui a enlevé le Péroné (adjoint quasi inutile du Tibia) pour essayer de réparer sa machoire
Un reportage sur Lee Harvey OSWALD et un Thema sur les OVNIS, tout ceci, enregistré comme toujours (voir ci-dessous)
Lundi 18 mars
Je prends des photos de ma petite Plume dans le hall (voir ci-dessous)
Patrice Gaillet au téléphone. Il peut me parler grâce à sa trachéo. On parle de bouquins Boyd-Auster-Hemingway-Salinger (Patrice est féru de littérature américaine). Je lui demande s'il lit langlais? Héla non, sinon je leui aurais prêté mes Vonnegut. Mais il a lu en français "Abattoir 5".(Slaughterhouse Five)
Il voudrait avoir 3 cannisses à moi (peintes pour le spectacle de Marie-Odile)
Mort de René CLEMENT
On joue Louis II de Bavière-LUDWIG- de Visconti
Un article sur BHL et Sarajevo
(Voir ci-dessous)
Mardi 19 mars
Je passe chez Yvan Thierry le photographe de Libramont. Il n'a jamais vu le catalogue d'Omer Marchal dont il a fait les photos. On ne l'a même pas invité au vernissage. Quelle bande de salopards !!!. Tout se confirme
Les grenouilles sont là
Je commence "La Vie passionnée de Vincent Van Gogh" d'Irving Stone
Mercredi 20 mars
Une lettre de mon condisciple du Collège Saint-Servais, André Pirard SJ. Très sympa mais aucun de ces ex-amis d'enfance ne tentera de prendre contact avec moi, par la suite. Vrai, ils sont resté catholiques et moi pas. lls sont aussi restés à Liège et moi pas (voir lettre ci-dessous, ainsi que la liste de mes ex-condisciples de la Rhéto 1956)
Une émission sur Hervé BAZIN (voir ci-dessous) "Un siècle d'écrivains"
Jeudi 21 mars
Une invitation de mon ami José Bedeur au Théâtre Le Café à Bruxelles avec son ami Christian DURAY, "Eboueur poétique"et le Centenaire de la Mort de Paul VERLAINE à Paliseul, où il séjournait fréquemment chez ses tantes Evrard (Région de Bertrix). Le père de Verlaine était de Jehonville, près de Paliseul "Au pays de mon père il y a des bois sans nombre"
(voir ci-dessous)
Vendredi 22 mars
Je visionne BLANC de Kieslowski. Je suis très troublé
Aussi un portrait de Marcel LIEBMAN, Professeur à l'ULB
Les grenouilles ont pondu
Samedi 23 mars
Ci-dessous le trajet de la Comète HYAKUTAKE, qui sera observable du 23 au 28 mars
Un article sur le "HERGE" de Pierre ASSOULINE
Dimanche 24 mars
Depuis qu'Enelle a acheté sa maison bien loin de chez moi, nos relations sont excellentes. Allez comprendre. J'ai avalé la pillule et elle est soulagée de ne pas avoir à vivre dans ma région. C'est beau l'amour ....
Un Thema sur Ingrid BERGMAN
Je reçois un article du 5 mars sur l'expo Neuberg à Bastogne
Lundi 25 mars
Les grenouilles continuent de pondre dans mes bassins (voir photos)
Mardi 26 mars
Je plante un Aulne sur la tombe de Craquotte, ma première chienne, morte il y a un an. J'y pense sans arrêt
Patrice Gaillet. Une des greffes a mal pris. On a regreffé une peau. Toujours pas de sortie en vue par conséquent
Jeudi 28 mars
Une performance à l'Atelier 340 (voir ci-dessous)
Jean-Marie Gheerardijn et ses mouches. Tout simplement répugnant
Un entrefilet sur Gstaadt, la station suisse pour individus riches et célèbres
Vendredi 29 mars
Ma cousine Régine me téléphone que sa fille Florence, comédienne, joue à Bruxelles au Théâtre National; Il s'agit de Francesca de Franck WEDEKIND, joué par une troupe française. Metteur en scène; Braunschweig
Benjamin Franklin Wedekind, dit Frank Wedekind, né à Hanovre le 24 juillet 1864 et mort à Munich le 9 mars 1918, est un dramaturge et un poète allemand.
Biographie
Apparenté à une ancienne famille comtale (les Wedekind zur Horst), Friedrich Wilhelm Wedekind, le père de Frank Wedekind, est médecin-gynécologue. Il émigre à San Francisco après la révolution de mars 1848, attiré sans doute par la ruée vers l'or. Il épouse Emilie Kammerer, la fille de l'industriel Jakob Friedrich Kammerer. Le couple aura six enfants, dont Frank.
En 1872, la famille Wedekind s’établit au château de Lenzbourg en Suisse. En 1884, Frank commence par étudier la littérature allemande et française à l'université de Lausanne, mais son père exige qu'il fasse son droit à l'université Louis-et-Maximilien de Munich. Le conflit éclate et Frank quitte l'université pour un poste de rédacteur publicitaire chez Maggi. Attiré par le monde des saltimbanques, il travaille également pour le Cirque Herzog.
En 1888, rentrant dans le rang, il se réinscrit en droit mais cette fois à l'université de Zurich : son père meurt en octobre de cette année-là, lui laissant un patrimoine conséquent, assurant son indépendance financière. Frank va désormais se consacrer à l'écriture1.
En 1891, il publie L'Éveil du printemps, une « tragédie enfantine » où l'on découvre des adolescents en proie à l'éveil de leur sexualité, un texte relevant à l'époque de la pornographie puisqu'il y décrit plusieurs actes d'autoérotisme, de masturbation collective et évoque sans complexe l'avortement, autant de thèmes considérés alors comme tabous
Il est ensuite à Paris, se lie d'amitié avec Albert Langen et fréquente le milieu de la nuit, assistant aux spectacles joués au Grand-Guignol et à des pantomimes, dont Lulu, tirée d'un « roman clownesque » de Félicien Champsaur et qui lui inspirera La Boîte de Pandore dont une première version est établie dès 1892.
À partir de 1896, il vit une histoire d'amour avec Frida Uhl, la femme d'August Strindberg, dont il aura un fils, Friedrich (1897-1978). Le couple s'installe à Munich.
L'année suivante, il trouve un emploi dans le journal satirique munichois Simplicissimus. En 1899, il se rend à la police allemande et est condamné à sept mois de prison ferme pour « crime de lèse-majesté », ayant écrit et fait publier des poèmes satiriques visant le kaiser : durant son incarcération, il rédige une nouvelle version de sa pièce Mine-Haha.
En 1906, il épouse la comédienne Tilly Newes (1886-1970) dont il aura deux filles, Pamela et Kadidja. Cette même année, Max Reinhardt monte L’Éveil du printemps à Berlin.
Analyse de son théâtre
Son théâtre conteste dès le départ la société bourgeoise et les tabous sexuels. Il provoque dans un dessein d'émancipation des masses et en usant de nombreux procédés dramatiques, de la farce au vaudeville en passant par le drame et le cirque. Ses provocations lui causent d'incessants problèmes de censure, l'inquiétude des directeurs de théâtre, et des problèmes de budgets. Aussi revint-il vers le cabaret de ses débuts, lieu plus permissif et moins onéreux. Là, il s'attire la sympathie des artistes, souvent irrévérencieux comme lui, tandis que les procès assurent sa notoriété. Il peut ainsi consacrer sa vie au théâtre.
Après une période de répression, il finit par obtenir des autorités une relative liberté d'expression, un privilège implicite accordé à certains dramaturges ayant un comportement décalé, cette forme d'art étant considérée à cette époque et dans ce contexte comme négligeable. Certains observateurs contemporains de Wedekind comprirent que ses provocations et son théâtre parlaient de la société elle-même, faisant émerger la notion de théâtre vivant.
Son œuvre annonce l'expressionnisme. Cependant, bien qu'il soit souvent associé à ce mouvement, Wedekind lui-même ne s'y reconnaissait pas, déclarant qu'il en utilisait les techniques avant que ce mouvement existe . Wedekind a été influencé par Ibsen, Nietzsche, Hauptmann, Büchner et Strindberg.
Alban Berg s'est inspiré de L'Esprit de la terre et de La Boîte de Pandore pour écrire l'opéra Lulu.
Wedekind est également poète et lithographe, mais son talent de dessinateur est peu connu.
Mon frère Etienne y serait allé, est entré dans sa loge après le spectacle et lui a dit qu'elle était sur une mauvaise pente ( pièce anticléricale et en plus Florence montre ses nichons paraît-il), qu'elle devait se tirer de ce milieu et qu'il allait être obligé d'écrire un article très défavorable sur la pièce dans un journal catholique. Florence dit qu'elle a vu entrer dans sa loge "L'INQUISITION". On comprendra pourquoi je n'ai plus de contacts avec ce frère qui pue la vieille soutane; Le plus drôle c'est qu'il vient de se faire virer d'un couvent à...FLORENCE
Enelle envoie son renon à La Courbeure-Bertrix. Elle devra aussi récupérer sa caution de 1125 euros et là on n'a pas fini de rigoler
Pendanr que je prends mon bain, une certaine Madame Graff me téléphone de la part de Madame Corbiau, ah oui, je me rappelle, Anne-Marie Bolle de son nom de jeune-fille, amie de Marianne et proche de l'entourage de Menuhin. Madame Graff voudrait passer voir mon oeuvre à l'occasion d'un prix à décerner dans la Province de Luxembourg par la Société des Ingénieurs et Industriels ( Anne-Marie Bolle a organisé jadis une exposition Julos Beaucarne à Nobressart et m'avait déjà contacté à l'époque. Elle s'intéresse tellement à mon oeuvre qu'elle ne s'est jamais déplacée jusqu'à Moircy, même pas lors des Portes Ouvertes )
Madame Graff me recontactera en avril
Mes Ides Mélanottes dans mes étangs se réveillent (voir photos)
Une émission sur Paolo COELHO
Samedi 30 mars NEIGE
Dimanche 31 mars
En préparant le repas de midi, je demande à Enelle de prendre le Parmesan dans le frigo. Et voici qu'elle cogne le sachet contre l'évier par inadvertance. Pour rire, je lui dis "tape encore" et je la vois frapper 3 fois le sachet sur l'évier. "Pourquoi fais-tu cela" lui dis-je? Mais parce que tu m'as dit de le faire me répond-elle. Fou-rires. Un gag de plus !





































































































