Lundi 1er avril
A nouveau coup de fil de Nadine Graeffe de la Société Royale Belge des Ingénieurs et des Industriels. Il s'agit d'attribuer un prix des Ingénieurs à un artiste de la Province du Luxembourg. Je lui signale que Marie-Anne Bolle-Corbiau n'est jamais venue ici et ne connait pas mon travail; Mais ce n'est rien, elle viendra tout de même
Une question à Jean Edern Hallier "On vous dit megalo?" Jean Edern: ". Ce sont les autres qui sont petits. Et j'ai mal au dos si bien que je n'ai pas envie de me baisser. Je ne suis pas plus mégalo que Balzac, Hugo ou Nabokov, lesquels n'arrêtaient pas de me dire qu'ils étaient les meilleurs écrivains. Et ils l'étaient ! "
Mardi 2 avril
Patrice Gaillet revient de St Luc demain
Une émission de Christian Bussy sur les couples créateurs avec mes ex-amis, les Vandeloise, Guy et Juliette. Guy toujours aussi prétentieux et méprisant (voir ci-dessous). Une des réflexions de Vandeloise "La peinture ne m'intéresse pas". Il devrait plutôt dire "La peinture, je n'y arrive pas"
Mercredi 3 avril
Je reçois une lettre de Benoît Piedboeuf à propos de mes totems de 1993, qui se détériorent. Ah ben oui, il sont dehors et le Centre Culturel ne les entretient pas "Que comptes-tu faire ??,,,"Ils sont gonflés. Voici donc ma réponse à Benoît, mayeur de Tintigny, Président du Centre culturel de Rossignol at administrateur du Centre d'Art contemporain:
Cher Benoît,
Oui j'ai vu !(le mauvais état de mes totems). L'an dernier déjà au Festival de Jazz ! Des boursouflures ! Des explications? Elles sont multiples. Au niveau des grandes poutrelles, le bois neuf a joué, ce qui est tout à fait normal puisqu'en 1993, nous n'avons pu trouver du bois sec, tes animatrices le savent bien. Avec du bois sec et ancien les couleurs tiennent. C'est le cas depuis 17 ans chez moi (Tiens au fait je n'ai vu personne de Rossignol lors de mes portes ouvertes de 1995). Cela semble tenir le coup aussi dans la baie de Toulon alors que mes totems sont dans la mer. Mais il y a d'autres raisons, des erreurs dee manipulation qui ont été commises dans les ateliers. Une fois en mon absence, on a utilisé de la gouache à la place de la couleur acrylique-il a fallu tout effacer à mon retour avec des détergents, ce qui a pu altérer le vernis de base. Une autre fois pendant le spectacle des femmes aux tams-tams, des totems ont été rayés aux marqueurs, belle surveillance. Là aussi il a fallu employer des détergents; Jacqueline Daloze et Maryse Sampaix savent très bien tout celà. Je rappelerai aussi que les totems ont été réalisés par des enfants; Il y avait 6 équipes et nous ne pouvions tout contrôler. Certains travaillaient à toute allure et sans soin. Là aussi il a fallu corriger
En outre en 1993, après l'inauguration, j'ai surpris des enfants de Rossignol en train d'escalader mes totems et je les ai très clairement sermonnés. A la même époque, c'st moi qui ai découvert la sculpture de Philippe Le Docte, complètement renversée par les jeunes de Rossignol et j'ai alerté immédiatement les animatrices qui, bien entendu, n'avaient rien vu, comme d'habitude. Une autre fois, des campeurs au Festival de Jazz avient fixé leur tente en enfonçant des pitons dans mes totems et je m'en suis plaint immédiatement auprès de toi
Je te signale que je ne suis pas un artiste à qui l'on aurait commandé une oeuvre pour un parc, sinon j'aurais demandé un certain prix, beaucoup plus élevé. J'ai été engagé comme animateur d'une oeuvre réalisée par des enfants et j'ai été uniquement dédommagé en frais de défraiements "voiture"
J'ajouterais encore une chose. Nous avons reçu 1750 euros pour réaliser ce projet à Rossignol, ce qui est dérisoire. En France nous avions obtenu 15.000 euros pour le même travail
Bien à toi
Christian
Ci-dessous les totems à Rossignol en 1993 et une vue du stage, le travail en atelier avec les enfants
Vendredi 5 avril
Vernissage à Bastogne de Josée ANDREI (voir ci-dessous)
Je me retrouve seul à l'Hôtel de Ville de Bastogne et vais chercher Eric qui dort chez lui, me disent ses parents. Je ramène Eric, puis demande à Anne Dominique de me présenter à sa mère, la peintre aveugle de San Francisco. Dominique me présente en disant "Je t'amène un monsieur formidable, Maman, tu vas voir". Et en effet cela va durer 2 heures. Elle a des cheveux blancs tirés en arrière et un visage basané de peau-rouge, vêtue de lin. Aveugle de naissance. A San Francisco depuis 14 ans. Peint depuis 10 ans. Ecrit aussi des poèmes et fait de la musique, compose et joue flûte, Kena etc...Elle a un ami térapeuthe. Adepte de la Gestalt et du Chamanisme. Expose dans les locaux de la Fondation Menuhin à La Hulpe et connait bien Marianne Poncelet. Je lui achète une K7 audio. Elle m'invite à San Francisco
Ensuite au bistro avec eric Neuberg qui me fait l'éloge de monj travail artistique
Samedi 6 avril
Je téléphone à Patrice Gaillet. On parle longuement. En gros cela va bien...
Dimanche 7 avril PAQUES
Je termine l'Alchimiste de Coelho et commence Le Hussard Bleu de Roger Nimier.(21ème livre de cette 'année)
Une émission sur Belmondo (voir ci-dessous)
Lundi 8 avril
J'étudie et résume par écrit l'Histoire de l'Egypte:. Ancien Empire (3000 av J.C), Moyen Empire(-2000) et Nouvel Empire (-1600 Louxor-Karnac-Vallée des Rois). Aménophis IV vers moins 1300. Le culte d'ATON(monothéisme) remplace celui d'AMON etc....jusque Nasser
J'apprends par A.G qu' Alain Schmitz a demandé la sponsorisation d'Idelux. Annie a dû refuser au nom de la Direction générale et Alain a raccroché. Donc Monsieur Schmitz peut demander du fric à Idelux mais j'aurais dû refuser d'être repris dans un dictionnaire Omer Marchal, sponsorisé par Idelux
Amusant et d'une cohérence remarquable
Un hommage à BELMONDO (voir ci-dessous)
Mardi 9 avril
Visite de Madame Graeffe qui sort de chez Monique Bossicart. Je vois tout de suite qu'elle n'y connait rien en peinture. En fait chaque année dans une province différente cette société d'ingénieurs offre un oeuvre d'un artiste, à une entreprise régionale méritante. C'est Lambert Rocour qui a été choisi dans la Province de Liège l'année dernière et à Charleroi, celui qui a fait la sculpture sur la Grand'Place; Je ne recevrai jamais de nouvelles et ignore toujours (en 2015) qui a emporté la commande
Mercredi 10 avril
Anniversaire de la mort de ma chienne Craquotte. Ma première chienne inoubliable...
Visite de Dominique Marx qui n'est plus venu depuis un an. Il m'apporte une magnifique bouteille de whisky Glenfiddish. Grande discussion dans le jardin. Pourquoi a t'il pris le parti d'Alain Schmitz contre moi, à l'époque??. Pourquoi n'a t'il pas d'atelier à lui? Il est en crise et j'essaie d'être positif
Jeudi 11 avril
Mady Richard m'a laissé un message hier après 22 heures. Pourrais-je conduire Patrice à ses examens de contrôle à St Luc Bruxelles, demain à 11 heures, car elle ne peut pas????. Donc aller le chercher à Villers, 50 Kms vers le Sud, revenir vers le centre de la province et le remonter à Bruxelles puis refaire tout en sens inverse. Au minimum 6 heures de route avec une voiture en fin de course et Enelle qui vient cet après-midi. Désolé c'est non !
A midi à Charleville avec Enelle que je suis allé chercher à Bertrix. On va voir le Musée Rimlbaud avec Plume (voir photo)
Ah les Forsythias en fleurs le long de la route de Sedan
Un reportage sur STALINE
Vendredi 12 avril
J'achète deux Forsythias 'Mimosa de Paris) et un cerisier du Japon (Prunus) à Libramont et les repique dans mon jardin
Je croise Monique Bossicart qui me confirme la visite de Madame Graeffe chez elle. Elle reviendra la semaine prochaine avec son mari. Ah, ah......
Dimanche 14 avril
J'apprends par Enelle qu les Redant lui ont dit que je voulais profiter de son argent. Eh ben oui, je suis chômeur donc suspect. Un comble !!. Plus tard c'est moi qui vais lui avancer une somme importante qui ne sera remboursable qu'à sa mort, même pas à la mienne et cela parce qu'elle s'avèrera incapable d'assumer la maison qu'elle vient d'acheter à Pontaury, bien loin de chez moi. J'ai seulement évité de léser ma fille au profit de ses enfants à elle, la moindre des choses, en prenant des années plus tard une hypothèque sur sa maison de Pontaury, ce qu'elle aura tout fait pour éviter en prenant un avocat que j'ai rapidement roulé dans la farine et réduit à neant
Mardi 16 avril
Un Thema à Arte sur Jean Genêt (voir ci-dessous).Jean Genet (Paris, 19 décembre 1910 - id., 15 avril 1986) est un écrivain, poète et auteur dramatique français. Par une écriture raffinée et riche, Jean Genet exalte la perversion, le mal, l'homosexualité et l'érotisme, à travers la célébration de personnages ambivalents au sein de mondes interlopes.
Né de père inconnu à Paris VI. Sa mère l'abandonne à l'âge de sept ans. Il faut lire le poème "Un condamné à mort"
Le vent qui roule un cœur sur le pavé des cours,
Un ange qui sanglote accroché dans un arbre,
La colonne d'azur qu'entortille le marbre
Font ouvrir dans ma nuit des portes de secours.
Un pauvre oiseau qui meurt et le goût de la cendre,
Le souvenir d'un œil endormi sur le mur,
Et ce poing douloureux qui menace l'azur
Font au creux de ma main ton visage descendre.
Ce visage plus dur et plus léger qu'un masque
Est plus lourd à ma main qu'aux doigts du receleur
Le joyau qu'il empoche ; il est noyé de pleurs.
Il est sombre et féroce, un bouquet vert le casque.
Ton visage est sévère : il est d'un pâtre grec.
Il reste frémissant au creux de mes mains closes.
Ta bouche est d'une morte où tes yeux sont des roses,
Et ton nez d'un archange est peut-être le bec.
Le gel étincelant d'une pudeur méchante
Qui poudrait tes cheveux de clairs astres d'acier,
Qui couronnait ton front d'épines du rosier
Quel haut-mal l'a fondu si ton visage chante ?
Dis-moi quel malheur fou fait éclater ton œil
D'un désespoir si haut que la douleur farouche,
Affolée, en personne, orne ta ronde bouche
Malgré tes pleurs glacés, d'un sourire de deuil ?
Ne chante pas ce soir les «
Costauds de la
Lune ».
Gamin d'or sois plutôt princesse d'une tour
Rêvant mélancolique à notre pauvre amour ;
Ou sois le mousse blond qui veille à la grand'hune.
Il descend vers le soir pour chanter sur le pont
Parmi les matelots à genoux et nu-tête «L'Ave
Maris
Stella ».
Chaque marin tient prête
Sa verge qui bondit dans sa main de fripon.
Et c'est pour t'emmancher, beau mousse d'aventure,
Qu'ils bandent sous leur froc les matelots musclés.
Mon
Amour, mon
Amour, voleras-tu les clés
Qui m'ouvriront le ciel où tremble la mâture
D'où tu sèmes, royal, les blancs enchantements,
Qui neigent sur mon page, en ma prison muette :
L'épouvante, les morts dans les fleurs de violette,
La mort avec ses coqs !
Ses fantômes d'amants !
Sur ses pieds de velours passe un garde qui rôde.
Repose en mes yeux creux le souvenir de toi.
Il se peut qu'on s'évade en passant par le toit.
On dit que la
Guyane est une terre chaude.
Ô la douceur du bagne impossible et lointain !
Ô le ciel de la
Belle, ô la nier et les palmes.
Les matins transparents, les soirs fous, les nuits calmes,
Ô les cheveux tondus et les
Peaux-de-Salin.
Rêvons ensemble.
Amour, à quelque dur amant
Grand comme l'Univers mais le corps taché d'ombres.
Il nous bouclera nus dans ces auberges sombres,
Entre ses cuisses d'or, sur son ventre fumant,
Un mac éblouissant taillé dans un archange
Bandant sur les bouquets d'oeillets et de jasmins
Que porteront tremblant tes lumineuses mains
Sur son auguste flanc que ton baiser dérange.
Tristesse dans ma bouche !
Amertume gonflant
Gonflant mon pauvre cœur !
Mes amours parfumées
Adieu vont s'en aller!
Adieu couilles aimées! Ô sur ma voix coupée adieu chibre insolent !
Gamin, ne chantez pas, posez votre air d'apache !
Soyez la jeune fille au pur cou radieux,
Ou si tu n'as de peur l'enfant mélodieux
Mort en moi bien avant que me tranche la hache.
Enfant d'honneur si beau couronné de lilas !
Penche-toi sur mon ht, laisse ma queue qui monte
Frapper ta joue dorée.
Ecoute, il te raconte,
Ton amant l'assassin sa geste en mille éclats.
Il chante qu'il avait ton corps et ton visage.
Ton cœur que n'ouvriront jamais les éperons
D'un cavalier massif.
Avoir tes genoux ronds !
Ton cou frais, ta main douce, ô môme avoir ton âge !
Voler voler ton ciel éclaboussé de sang
Et faire un seul chef-d'œuvre avec les morts cueillies Çà et là dans les prés, les haies, morts éblouies
De préparer sa mort, son ciel adolescent...
Les matins solennels, le rhum, la cigarette...
Les ombres du tabac, du bagne et des
marins
Visitent ma cellule où me roule et m'étreint
Le spectre d'un tueur à la lourde braguette.
Le condamné à mort
On joue aussi RAGING BULL de Martin SCORSESE avec De Niro (voir ci-dessous)
Mercredi 17 avril
J'ai reçu ce matin l'affiche et le programme de l'expo de Liège aux Brasseurs, à laquelle je devais participer et je n'y suis pas. Pire, on ne m'a rien dit
Voici l'extrait de la lettre que m'adressait Evelyne Massart, organisatrice, le 24 janvier dernier:
"J'ai bien reçu ton courrier et ta proposition de travail. On en reparlera prochainement, au cours d'un déplacement vers ta région. Je te tiens au courant"
TU PARLES !!!,
Ce n'est pas ma non-sélection que je condamne mais la manière. Je n'avais pas demandé à participer, dégoûté de ce que j'avais vécu. Ce sont les organisatrices, dont aussi Anne Garnier, qui sont revenues à la charge. Il s'est donc passé des saloperies en coulisse, derrière mon dos (voir document ci-dessous. Invitation)
Un reportage sur Philippe LABRO et son expérience du COMA (voir ci-dessous)
Une émission sur l'écrivain américain John FANTE (voir ci-dessous)
J'ai repiqué un "Arbre à Papillons"
Dimanche 21 avril
Il fait superbe, je plonge dans l'étang, fais des coupes dans les élodées
Danse avec les Loups de Kevin COSTNER (voir ci-dessous)
Lundi 22 avril 1996
Voici ma réponse
Lettre A Anne GARNIER et Evelyne MASSART:
"Fin janvier je vous écrivais à chacune d'entre vous et vous envoyais-par sympathie, une mini-peinture. Aucune réponde d'Anne à qui je proposais de montrer des peintures d'Eric Neuberg, un des peintres les plus prometteurs que j'aie rencontré ces 20 dernières années
Le 24 janvier Evelyne me répondait
J'ai donc attendu, attendu jusqu'au 17 avril...j'avais d'autres propositions à vous faire, en outre. Et ce 17 janvier, je reçois de l'Administration communale de Liège, un carton d'invitation avec toutes les expositions sur le thème du FEU
Enterré le Vancau ou plutôt Incinéré...sans un mot, sans un signe de vie. !!!
Il avait cru que son installation aux Brasseurs avit suscité de l'intérêt, vous le lui aviez dit d'ailleurs, il avait cru qu'un certain contact humain s'était installé entre vous et lui, il avait même renoncé à porter plainte pour le vol de son totem, pour ne pas créer de problèmes à Evelyne
Et puis voilà, rien ! Le néant !; Ce n'est pas son élimination qu'il discute, c'est la manière. L'ART SANS ETHIQUE N'EST RIEN ! ! !
Christian Vancau
Très curieux; Je tombe sur une article à propos de Roger SOMVILLE "qui accuse les stratégies maffieuses du monde culturel aux mains de quelques généraux et de nombreux sous-caporaux...les Femmes en tête "
Mardi 23 avril
Soirée Samuel BECKETT
En Belgique grosse affaire, le procès INUSOP, avec la condamnation du Ministre Guy Coeme et de bien d'autres (voir article ci-dessous) (Hermanus, Stalport, Vosswinkel, Javeau etc...)
Mercredi 24 avril
Une émission sur Henri TROYAT (voir ci-dessous)
J'ai laissé un message à Alain Schmitz en présence d'Eric Neuberg; Lui dis que je lui ai écrit une lettre de 10 pages à laquelle il n'a jamais répondu et qu'en conséquence il me foute la paix et pour de bon car lui ausi voudrait que je répare les totems, à l'oeil bien entendu
Vendredi 26 avril
Un article sur Gabriel Belgeonne que je ne connais pas encore
Aucune réponse d'Evelyne Massart ni d'Anne Garnier
J'ai Alain Schmitz au téléphone. Il laisse tomber pour les totems de Rossignol. Je lui dis ce que je sais à propos de sa demande de sponsoring à Idelux. Il ne nie pas. Il s'étonne que je ne participe pas à la nouvelle opération Portes ouvertes qu'il lance cette année; Je pense avoir assez donné. Et je lui parle d'Anne Garnier et de ma lettre
Dimanche 28 avril
On projette BOSNA de Bernard-Henri-Lévy qui nous raconte le conflit Bosniaque. Terrible film réquisitoire
Un article sur Charles BERTIN, le montois, neveu de Charles Plisnier. A reçu le prix Rossel en 1963 pour "Le Bel âge"
Lundi 29 avril 1996
Je reçois une convocation pour le Conseil culturel du Caclb malgré ce que j'ai dit au téléphone à Alain S. (voir ci-dessus). La réunion aura lieu à La Grange le 4 mai prochain. Stupéfait, je réponds en donnant ma démission officielle. Je dis que de toutes façons je me casse du monde de l'art sauf éventuellement pour l'une ou l'autre expo individuelle dans des conditions valables "Oubliez Vancau. Pensez à des gens comme Neuberg dont l'expo à Bastogne était remarquable". Qu'Anne-Marie aille voir ses peintures comme elle me l'avait promis et qu'elle passe par ici pour voir mon travail de cet hiver. Je quitte sans animosité et serai toujours prêt à l'aider dans un projet valable à condition qu'il ne concerne pas mon travail..." et je poste
Je termine Rimbaud "Souvenirs d'Ernest Delahaye", qui a rencontré Rimbaud sur les bancs de l'école de Charleville-Mézières. C'est le début d'une amitié indéfectible
Rimbaud est mort d'une tumeur synovite comme sa soeur Vitalie qui, elle, est morte à 17 ans, d'une synovite, après des souffrances dont le spectacle l'a cruellement affecté. Elle lui ressemblait par la fraiche carnation, la chevelure châtain foncé, les yeux bleus
A la télé on donne GERMINAL avec RENAUD. Un film de Claude Berri (voir ci-dessous)
Mardi 30 avril 1996
A la télé je visionne JOYCE-YEATS et BECKETT
Beckett, né un vendredi saint, en 1906 dans la banlieu de Dublin. Va à la même école qu'Oscar Wilde en Irlande du Nord. Joue du piano. Son favori Schubert. Joue aussi du criquet. Nommé en 1928, lecteur d'anglais à Paris; A 32 ans il est poignardé par un clochard qui lui avait demandé du fric. A l'hopital il est visité par une certaine Suzanne Deschevaux de Mesnil. Il l'épouse
Il est présenté à Joyce. Ils se voient pendant 10 ans, surtout au Pont de Grenelle. Le soir, le fils de Joyce chante Schubert accompagné au piano par Beckett
Pendant la guerre B.rejoint la Résistance et se réfugie avec sa femme à Roussillon. dans le Vaucluse. Il sera décoré de la Croix de Guerre par de Gaulle etc...
Un Thema sur SIMENON (qui était somnambule)
Sa deuxième femme était Denise QUIMET, la canadienne. Une ressemblance avec Piaff. La première était Régine RENCHON dite Tigy. Elle peignait (voir les articles ci-dessous)
Je vais chercher des appareils à jeter chez Jean-Louis Brocart
La sécheresse est de plus en plus intense
Un reportage sur Jane BIRKIN (voir ci-dessous)
Mercredi 1er mai
Simenon, 3 ans après la mort de sa mère Hannette (remariée)-il a 71 ans, écrit "Une lettre à ma mère" dans laquelle il dit " Non, nous ne nous sommes jamais aimés de ton vivant, tu le sais bien, tous les deux nous avons fait semblant"
Il ajoute "Ma mère était une scrupuleuse, une culpabilisée mais en même temps, elle voulait que sa bonté rapporte"
Elle lui préférait son frère
Cet hiver j'ai peint 120 broux de noix, plus ceux que j'ai donnés à Enelle, aux Gaillet, à Luc Neuberg, à Pascale Ravet et aux Michon
Je commence le "Journal d'André Gide". Plus de 1300 pages
Le vrai nom de Marina Vlady est" de Poliakov"
Un Thema sur Saint-John Perse (Alexis (ST) LEGER)
Fils d'Édouard Pierre Amédée Leger, avocat-avoué à Pointe-à-Pitre à partir de 1873, et Marie Pauline Françoise Renée Dormoy, fille d'une famille de planteurs, Alexis Leger passe son enfance à Pointe-à-Pitre ainsi que dans les deux importantes demeures familiales que sont La Joséphine — une caféière sur les hauteurs de Saint-Claude au sud de Basse Terre — et Le Bois-Debout — une exploitation de canne à sucre à Capesterre — qui marqueront son imaginaire. Il fait son entrée en huitième au lycée de Pointe-à-Pitre tout récemment créé (futur lycée Carnot) mais suit ses parents partis pour Pau en mars 1899. Il entre en classe de cinquième au lycée de la ville, l'actuel lycée Louis-Barthou (c'est un autre lycée de Pau qui porte aujourd'hui son nom). Il fait ensuite des études de droit à Bordeaux dès 1904, puis fait son service militaire dans l'infanterie à Pau dès avant la fin de ses études.
Il rencontre assez tôt le poète Francis Jammes, en 1902, qui habite alors à Orthez, lequel le présente notamment à Paul Claudel, avec qui il entretient des relations mouvementées. Grâce à Jammes encore, il entre en relation avec André Gide et le milieu de la NRF. Gide et Jacques Rivière le poussent à publier ses premiers poèmes. Les poèmes Images à Crusoé puis Éloges paraissent dans La Nouvelle Revue française en 1909 et 1910, puis en recueil sous le titre Éloges en 1911. Valery Larbaud consacre un article très élogieux au recueil dans la revue La Phalange.
De gauche à droite : Saint-John Perse, Henri Fromageot, Aristide Briand, Philippe Berthelot.
Ayant réussi au concours des consulats en 1914, il est affecté au service de presse du ministre Delcassé, puis à la Maison de la presse du ministère des Affaires étrangères avant d'être nommé secrétaire de la légation française de Pékin où il reste de 1916 à 1921. Remarqué par Aristide Briand, il est nommé à l'administration centrale du ministère en 1922 puis devient en 1925 directeur du cabinet du ministre. En février 1933, il remplace Philippe Berthelot souffrant au poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, avec le rang et la dignité d'ambassadeur de France, et ce jusqu'en 1940.
Peu de temps après avoir été nommé chef de cabinet d'Aristide Briand, Alexis Leger, alors germanophile, est l'un des principaux auteurs des Accords de Locarno en octobre 1925, plaidant pour une « conciliation franco-allemande pour assurer la sécurité de la France puis de l'Europe » ; Aristide Briand aura été son mentor et après sa mort en 1932, son disciple prolongera son influence au Quai d'Orsay et ce jusqu'en 1940. Ce que l'on a appelé la « pactomanie » lui sera reprochée par ses ennemis politiques. Toute sa vie, Alexis Leger a défendu la mémoire de Briand, comme en 1942 où il prononce un discours à sa mémoire à New York.
Secrétaire général du ministère des affaires étrangères, il a participé en avril 1935 à la conférence de Stresa. À ce poste pendant huit ans, il a assuré la continuité de la diplomatie française devant la valse des ministres (plus d'un par an en moyenne, dont Pierre Laval). Ainsi, en mai 1936, au moment de son arrivée au pouvoir, Léon Blum, sur plusieurs sujets, demanda : « Qu'en pense Leger ? » Par exemple sur l'attitude à adopter face à la remilitarisation de la rive gauche du Rhin. S'agissant de la Guerre d'Espagne et de la politique de la non-intervention, le rôle de Leger a peut-être été déterminant. Lors des Accords de Munich, il semble moins complaisant que Daladier et surtout Georges Bonnet, son ministre, devant l'abandon de la Tchécoslovaquie : Hitler le qualifie à cette occasion de « petit martiniquais sautillant ». En juin 1940, Paul Reynaud le démet brutalement de ses fonctions pour marquer une rupture avec la politique de passivité pratiquée vis-à-vis du Reich pendant huit ans et, accessoirement, pour complaire à sa maîtresse. Leger, remplacé par François Charles-Roux, en est blessé, refuse les affectations qui lui sont proposées en compensation et s'exile aux États-Unis.
Non sans être d'abord passé par Londres, mais tout rapprochement avec de Gaulle était impossible : Leger lui dénie toute légitimité. Il est alors déchu de la nationalité française par le régime de Vichy, son appartement parisien est mis à sac et il est radié de l'ordre de la Légion d'honneur. À Washington, il a trouvé un emploi à la Bibliothèque du Congrès grâce à Archibald MacLeish, poète américain, qui en était le bibliothécaire. Il devient, avec Jean Monnet peut-être, le seul Français qu'accepte d'écouter le président Roosevelt, très hostile au général de Gaulle. Le chef de la France libre essaie de le rallier à sa cause, mais Leger refuse sèchement, ce que le Général ne lui pardonnera jamais : en 1960, à l'occasion de son Prix Nobel, Alexis Leger ne reçoit aucune félicitation du Général.
Après la publication de ses Œuvres Complètes dans La Pléiade, en 1972, deux anciens très importants diplomates du Quai d'Orsay, René Massigli et Léon Noël, le dénonceront comme faussaire (sic) : en effet, il y publie sa correspondance privée avec sa mère, qui annonce, entre 1917 et 1920, des prophéties politiques concernant la Chine et l'Union Soviétique, que l'on ne retrouve pas dans ses notes adressées, à cette époque, au ministère des Affaires Etrangères.
Aux États-Unis, en Argentine et en France, il publie successivement Exil en 1942, Pluies et Poème à l'étrangère en 1943, Neiges en 1944. À la Libération, depuis les États-Unis, il publie Vents chez Gallimard en 1946, puis Amers en 1957. À cette date, il revient chaque été faire de longs séjours en France, sur la presqu'île de Giens où des amis américains ont acquis pour lui une propriété, « Les Vigneaux ». Il se marie avec une Américaine, Dorothy Russel, dédicataire de Poème à l'étrangère, qu'il appelle « Dot » et surtout « Diane », de vingt ans plus jeune que lui. Il publie son poème Chronique en 1960, année où lui est attribué, grâce à ses amis américains et à Dag Hammarskjöld, secrétaire général des Nations-Unies, le Prix Nobel de littérature. Son allocution au banquet Nobel du 10 décembre 1960 est consacrée aux rapports entre science et poésie. Il publiera encore le recueil Oiseaux, inspiré par Georges Braque en 1963, et encore quelques poèmes dans la Nouvelle Revue Française : Chanté par Celle qui fut là en 1969, Chant pour un équinoxe en 1971, Nocturne en 1973 et Sécheresse en 1974. Il meurt le 20 septembre 1975, sur la presqu'île de Giens, dans le Var, où il repose désormais. Ses quatre derniers poèmes paraissent peu après en recueil sous le titre Chant pour un équinoxe. Peu avant sa mort, il avait légué tous ses manuscrits, papiers et objets personnels, ainsi que les livres de sa bibliothèque, à la Ville d'Aix-en-Provence, qui aujourd'hui encore abrite la Fondation Saint-John Perse. Son épouse Dorothy est décédée en 1985.
Jeudi 2 mai
CREOLE= Personne d'ascendance européenne, née dans les Antilles, la Guyane ou La Réunion
Parler né à l'occasion de la traite es esclaves noirs et devenu la langue maternelle des descendants de ces esclaves (Antilles-Guyane. Iles de l'Ocean indien)
Il existe des créoles a base de français, d'anglais et de portuguais
Vendredi 3 mai
Un Bouillon de Culture sur Jean-Marie Colombani et Franz Olivier Giesbert
Jean-Marie Colombani est un journaliste et essayiste français, né le 7 juillet 1948 à Dakar (Sénégal), cofondateur et directeur de publication du magazine en ligne Slate.fr. Il a été président du directoire du journal Le Monde et directeur du journal Le Monde de 1994 à 2007.
Franz Olivier Giesbert dit FOG
Nommé en 1985 directeur de la rédaction d'un journal en pleine crise, il redresse Le Nouvel Observateur. Il y était considéré comme "de droite" par certains de ses journalistes.
En septembre 1988, il quitte Le Nouvel Observateur pour rejoindre Le Figaro, quotidien alors emblématique du Groupe Hersant. Sa mère s'était pourtant vivement opposée à Robert Hersant quand ce dernier avait racheté Paris-Normandie et le passage du grand hebdomadaire de gauche vers le grand quotidien de droite surprend beaucoup de gens. Jean Daniel dit avoir vécu son départ comme une trahison1 De 1988 à juin 2000, il est directeur des rédactions et membre du directoire du Figaro. Il redresse par ailleurs les ventes du Figaro Magazine.
Il quitte ses fonctions en septembre 2000, et entre à l'hebdomadaire Le Point en qualité de directeur, sous l'influence de son fondateur Claude Imbert. Il croit dans les valeurs du travail d'équipe, aussi s'entoure-t-il de Michel Colomès, directeur de la rédaction et de Michel Richard comme directeur adjoint. Avec Philippe Bertrand, son directeur artistique, il décide de moderniser la maquette. Pour augmenter le nombre de lectrices, il fait évoluer la dernière partie du magazine, car les études montrent que davantage de femmes que d'hommes commencent leur lecture par la fin.
PDG depuis 2003 du groupe SEBDO Le Point, il permet au magazine de connaître un nouvel essor commercial, notamment auprès des catégories socioprofessionnelles les plus élevées. Misant sur l'indépendance d'esprit, les couvertures de l'hebdomadaire sont volontairement de plus en plus agressives. Sous sa houlette, les ventes du Point passent de près de 300 000 en 1999 à environ 415 000 en 2010, soit une augmentation de quelque 120 000 exemplaires.
Le ton ou l'impertinence du Point aurait déplu à Nicolas Sarkozy qui, en 2008, aurait demandé la tête de Franz-Olivier Giesbert à François Pinault, tout comme l'auraient fait auparavant François Mitterrand, Jacques Chirac et Dominique de Villepin. En février 2012, François Pinault confirme l'information au magazine économique Challenges : « C'est à moi que Nicolas Sarkozy s'adressait pour me demander régulièrement de virer Franz-Olivier Giesbert de la direction du Point », explique le propriétaire de l'hebdomadaire, avant de préciser que l'immixtion présidentielle lui déplaît et le conduit au contraire à maintenir Giesbert, qu'il décrit comme un « excellent patron de presse, solide, créatif et paradoxal », dans ses fonctions.
Il entretient ou a entretenu des relations d'amitié avec plusieurs grand écrivains : Julien Green, Michel Tournier, Norman Mailer et J.M.G. Le Clézio qu'il a interviewés souvent ou qui ont collaboré régulièrement aux journaux qu'il a dirigés. Il fréquente le club Le Siècle. Il est membre du jury du Prix Renaudot, où il a été élu en juin 1998 .
Lundi 6 mai
Homage à Joseph Redouté le peintre de la Rose, né à St Hubert en 1759
Mardi 7 mai
Je taille mes haies. J'en ai taillé trois sur quatre
Un reportage sur Stephan ZWEIG ((voir ci-dessous). Né en 1881-Juif. A Vienne, puis à Salzbourg, il part pour Londres en 1934 et ensuite pour le Brésil en 1940, après avoir en 1939 épousé Lotte Altsman, sa secrétaire
Enelle est à Tamines peandant que les travaux suivent leur cours à Pontaury
Mercredi 8 mai
Un Siècle d'écrivains sur Jean-Marie LE CLEZIO, né à Nice en 1940 (voir ci-dessous)
Jeudi 9 mai
De Kurt WEIL: "Je n'ai jamais admis la différence entre la musqiue sérieuse et la musique légère. Il n'y a que de la bonne ou de la mauvais musique"
Un article sur mon ami, l'écrivain liégeois Bernard GHEUR ainsi que sur LOU REED
Vendredi 10 mai
Hier j'a lu dans Le VIF-L'EXPRESS que Christian BOBIN était un jeune écrivain catholique. L'article s'intitule SAINTES ECRITURES. :Hériters de Bernanos, Clavel et Peguy, de jeunes écrivains catholiques
"Aujourd'hui quand on entend l'expression "écrivain chrétien", on sort son Christian Bobin de la poche. Ecrivain du silence et de la contemplation, Bobin en appelle à l'esprit d'enfance évangélique"
Quelle horreur ! ! !. C'est un article signé Laurence LIBAN
Pour moi un artiste n'appartient à aucune religion. Il est au-delà. Sinon ce n'est pas la peine
J'écrirai à Bobin qui n'a peut-être pas vu cet article, que je lui envoie, s'il compte exercer un droit de réponse.?? (Je suis vraiment naïf)
Je n'aurai jamais de réponse
Goya est mort à Bordeaux en 1792 (né en 1746), frappé d'une méningite cérébrale à 46 ans
Samedi 11 mai
Une page de mon journal esquissant ces 4 haies que je suis en train de tailler à la hauteur réglementaire (voir ci-dessous).Cela m'aura pris 7 jours
Un Bouiilon de Culture avec BERTOLUCCI. Son père Attila est poète et a 85 ans. Berto a fait beaucoup d'années de psychanalyse. Sa femme est metteur en scène. Il a reçu le Grand Prix de Poésie avant de se lancer dans le cinéma. S'est inscrit au PC en 1968
Aussi "La Femme Tatouée" film japonais de TAKABAYASHI
Au Delhaize je croise Didier Anciaux :"Il paraît que tu as quitté le CACLB (Centre d'Art Contemporain du Luxembourg Belge), tu as bien fait, je te félicite. Ce sont des cons !"
Il dit que je dois lire DELTEIL (Et je le ferai bien sûr)
Patrice Gaillet au répondeur. Aïe, récidive, le joue regonfle, le cancer est revenu. Ils vont voir à St Luc ce qu'il y a lieu de faire
Lundi 13 mai
On diffuse PARIS TEXAS de WENDERS; Palme d'Or à Cannes en 1984 (voir ci-dessous)
Patrice me dit au téléphone "J'ai trois chances sur dix de survivre dans les 5 ans qui viennent" Il va commencer la chimio
Mercredi 15 mai
Raymond ROUSSEL à "Un siècle d'écrivains" (voir ci-dessous)
Raymond Roussel, né à Paris, le 20 janvier 1877 et mort à Palerme, en Italie, le 14 juillet 1933, est un écrivain, dramaturge et poète français.
« On en sait plus sur Virgile que sur lui » écrit Jean Ferry. Pour résoudre certaines énigmes de sa biographie, on peut interroger Roussel lui-même en consultant Comment j'ai écrit certains de mes livres, publié deux ans après sa mort.
Raymond Roussel est né le samedi 20 janvier 1877 à 6 h du matin au 25 boulevard Malesherbes (Paris) dans un milieu extrêmement aisé. Ses parents sont Eugène Roussel, 47 ans, agent de change et fils d'un avoué normand et Marguerite Moreau-Chaslon, 30 ans, fille du président du conseil d’administration de la Compagnie générale des omnibus, Aristide Moreau. Il est le cadet d'une famille de trois enfants : un frère, Georges, et une sœur, Germaine. Après des études musicales, durant lesquelles il s'est essayé à la composition, mais vainement, « la musique restant rebelle », il décide à dix-sept ans de ne plus faire que des vers, dans une versification parfaite, il écrit nuit et jour pendant de longues périodes.
En 1883, la famille Roussel quitte le boulevard Malesherbes pour venir s'installer dans un hôtel particulier, au 50 rue de Chaillot qui deviendra le 20 rue Quentin-Bauchart, et sera l'adresse de Raymond de 1928 jusqu'à sa mort. Il a 16 ans quand il est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, en classe de piano.
En 1894, sa mère, sa sœur et lui-même héritent de la fortune du père, ancien agent de change, mort le 6 juillet. Cette fortune, qui sera gérée par le père de Michel Leiris, est alors estimée à environ 40 millions de francs-or. Raymond Roussel commence à écrire des vers pour accompagner ses compositions musicales. À 17 ans, il écrit Mon Âme, un long poème publié trois ans plus tard dans Le Gaulois.
En 1896, il commence l'écriture d’un long poème intitulé La Doublure. Pendant la rédaction de cette œuvre, il a ce qu’il appellera une « curieuse crise » où, durant quelques mois, il éprouve une « sensation de gloire universelle d’une intensité extraordinaire ». En octobre, il est à Milan avec sa mère. Il s'éveille à la vie et à la poésie.
La Doublure, paru le 10 juin 1897, reste son premier livre mais s'avère cependant un échec complet : « J'eus l'impression d'être précipité jusqu'à terre du haut d'un prodigieux sommet de gloire », témoigne Roussel. Il tombe alors en dépression. Il est soigné par le psychiatre Pierre Janet qui décrira son cas dans De l'angoisse à l'extase (1926)
Ses insuccès provoquent chez lui de véritables crises de délire.
Raymond Roussel fréquente les salons mondains, y rencontre Marcel Proust. En 1899, il rend visite à Jules Verne. Il admirait aussi Pierre Loti et Paul Bourget.
Au moment de la parution d’Impressions d’Afrique, en 1910, il est de nouveau déçu. Le roman reçoit peu d'échos. Personne ne s’y intéresse, sauf Edmond Rostand qui prétend en faire une « pièce extraordinaire ». Roussel en fait alors jouer successivement trois versions, mais la critique s’acharne sur la pièce qui s'avère un échec.
L'année 1911 est marquée par la mort de sa mère. Sa sœur, Germaine Roussel (1873-1930), duchesse d'Elchingen, s'installe dans l'hôtel particulier familial.
En janvier 1914, c'est la parution du roman Locus Solus qui n’est guère mieux accueilli que les précédents.
En 1920 et 1921, Roussel effectue un tour du monde. Il séjourne notamment à Tahiti, sur les traces de Pierre Loti.
En 1923, Roussel charge Pierre Frondaie de faire une adaptation théâtrale de Locus solus, qui rencontre aussi un notable insuccès et provoque même des disputes. Roussel accède ainsi à une forme de célébrité par le scandale.
Le 5 mai 1924, pensant que ses pièces échouaient parce qu'elles n’étaient que des adaptations, Roussel écrit directement pour la scène L’Étoile au front, mais c’est encore un échec accompagné de protestations et de bagarres : « Pendant le second acte, un de mes adversaires ayant crié à ceux qui applaudissaient : « Hardi la claque », Robert Desnos lui répondit : « Nous sommes la claque et vous êtes la joue ». Le mot eut du succès et fut cité par divers journaux. »
Le 2 février 1926, La Poussière de soleils, sa dernière pièce, est jouée au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, dans les décors de Numa et Chazot : « On s'arracha les places, et l'affluence y fut énorme. Beaucoup ne venaient que pour avoir le plaisir d'assister à une séance houleuse et d'y jouer leur rôle. Cependant la représentation fut calme. »9 La critique fut toutefois encore assez négative.
En 1932 paraît le dernier livre publié de son vivant, Nouvelles Impressions d’Afrique.
Le 14 juillet 1933, il est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel, au Grand Hôtel et des Palmes, à Palerme, à la suite d'une ingestion excessive de barbituriques. Le 2 juillet, il avait déjà tenté de s'ouvrir les veines, mais fut sauvé par son mystérieux chauffeur Orlando et par sa « gouvernante », Charlotte Dufrêne.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
Deux ans plus tard est publié un ouvrage posthume, Comment j’ai écrit certains de mes livres.
Vendredi 17 mai
Enfin des orages et des averses...
Un Bouillon de culture sur Yehudi Menuhin qui a fêté ses 80 ans
Un article sur les GRENOUILLES
Dimanche 19 mai
WE de l'Ascension. Patrice Gaillet me téléphone et me propose de venirr. Ils m'attendenr à 14h00 pour le déjeûner. J'y suis Arrivent un collègue du Soir, sa femme et leur bébé. Aucune affinité avec ces gens-là. Après leur départ je fais un tour du potager avec Mady et Patrice s'endort dans l'herbe. Ensuite promenade avec eux deux le long de leur sentier boisé (Il sont vraiment dans un cul-de-sac)
Patrice part chez sa mère pour téléxer ses photos
Conversation lourde avec Mady. Il y a vraiment très peu d'espoir. Il va suivre un traitement omeopathique en même temps que sa chimio
Lundi 20 mai
Je sème des fleurs de rocailles un peu partout (voir ci-dessous)
A Cannes "Secret end Lies" de Mike Leigh (Grande Bretagne) remporte la Palme d'OR
Mercredi 22 mai
Eric Neuberg ici avec ses nouvelles peintures, dont une en cours, qu'il retravaille dans mon atelier
Jeudi 23 mai
Je prépare le deucième potager pour les haricots et plante des tuteurs
Un reportage sur Jack Nicholson
Vendredi 24 mai
Un grand document sur "L'Histoire du Vatican" qui est devenu un Etat par le Traité du Latran signé par Mussolini et Pie X, en 1929
Samedi 25 mai Pentecôte
Je rentre mon bois de chauffage, fourni par Clarenne et déversé devant la maison. 74 brouettes sous la pluie
Enelle arrive ici le soir
José Bedeur et Mirela vont déménager à PECROT
Dimanche 26 mai
Je lis un article sur un livre " Lila dit ça" dont l'auteur se fait appeler CHIMO mais personne ne sait qui c'est. Nouvelle supercherie littéraire?? Edité chez Plon (voir ci-dessous)
Le soir au Miami avec Enelle, Valérie et Stepahne qui revient de Virton, avec une casquette et en super-forme. Aussi Nathalie Slachmuylders, Christine Brocart, Anne Bourdon et tous les autres
On va rire jusqu'à 1 heure du matin
Denyse W une nouvelle fois au répondeur. Ma lettre d'il y a un an à laquelle elle n'a jamais brépondu, était pourtant on ne peut plus claire
Mardi 28 mai
Je reçois une carte d'Irlande de Christine Ligi et Isabelle N. (voir ci-dessous)
Mercredi 29 mai
Un Siècle d'écrivains sur Frédéric DARD, le commissaire San Antonio (voir ci-dessous). Dard a 76 ans. Est né dans le Lyonnais avec un bras gauche inerte, dans une famille pauvre; mais sa grand-mère le faisait lire. Sa fille a été enlevée pendant 3 jours en 1983. Amateur d'art contemporain. Escarpit le compare à Rabelais. Rencontre Albert Cohen
Vendredi 31 mai
Eric Neuberg ici vers 16h00. Pastis. On monte dans l'atelier. Je lui montre un catalogue sur Tal Coat et Eric s'éclate. Il n'aime pas Rolet
A 20h00, je suis chez le couple Anciaux à Libramont, pour la première fois, je crois. Didier Anciaux fou de lecture. Aussi le chien Bouboule. On a discuté de philosophie et de littérature. Didier me prête de Claude Duneton 'Le Bal à Korsor"--Sur les traces de Luois FerdinandCéline à Sigmaringen.
On a écouté Léautaud
Je me couche à 2h20
J'ai écrit 150 pages de journal en mai
44Samedi 1er Juin 1996
Le peintre TAL COAT(signifie Front de Bois en Breton), Breton (1905-1985). Son vrai nom Pierre Jacob. En 1927, sa 1ère exposition à la Galerie Fabre où il prend le pseudonyme de Tal Coat pour ne pas être confondu avec Max Jacob (qui peint aussi, pour rappel). Se lie d'amitié avec les frères Giacometti. Puis il rencontrera Balthus-Artaud et Tzara
Je lis "Le cauchemar climatisé" d'Henri Miller
Je termine DUNETON. Très bon
Claude Duneton, né en 1935 à Lagleygeolle en Corrèze et mort à Lille le 21 mars 2012, est un écrivain, romancier et traducteur, historien du langage, chroniqueur au Figaro Littéraire et comédien.
De culture occitane, Claude Duneton est d'abord enseignant d'anglais. Il se fait connaître par ses livres sur l'institution scolaire et sur la difficulté à faire aimer les lettres en raison du conformisme de l'enseignement de la langue française et des préjugés de classe ; il souhaite une langue française ouverte aux apports populaires et dialectaux, comme l'est, à ses yeux la langue anglaise (Parler croquant).
Depuis la publication de La Puce à l'oreille, il est connu comme un dénicheur d'expressions dont il cherche, autant que faire se peut, à retrouver des origines attestées.
Il fait aussi œuvre d'historien dans Le monument qui narre la vie et la mort des jeunes morts inscrit sur le monument aux morts, micro-contribution à l'histoire de la guerre de 1914-1918.
Il a publié l'œuvre d'Alain Cahen, dont il a retrouvé les manuscrits.
Il faisait partie du jury de l'académie de la Carpette anglaise.
Claude Duneton était également comédien au théâtre, à la télévision et au cinéma.
Il décède le 21 mars 2012 à l'EPHAD Edilys à Lille.
Bibliographie
- Jojo l'animain, ill. Marie Fatosme : conte jeunesse illustré, Tertium éditions, 2010
- La Dame de l'argonaute : roman, Paris : éd. Denoël, 2009
- « Marcelle », texte in Inconnues Corréziennes, résonances d'écrivains. Ouvrage collectif, éd. Libel, 2009
- Pierrette qui roule. Les terminaisons dangereuses, Paris : éd. Mango, 2007
- Les Origimots : album jeunesse, avec Nestor Salas, Paris : éd. Gallimard Jeunesse, 2006
- Loin des Forêts rouges : roman, Paris : éd. Denoël, 2005
- Le Monument : roman vrai, Paris : éd. Balland, 2004
- Au Plaisir des mots, Paris : éd. Balland, 2004
- La Duchesse de Malfi, John Webster, Claude Duneton, Paris : éd. Grasset et Fasquelle
- Mots d'amour : petite histoire des sentiments intimes, Paris : éd. du Seuil
- Alexandre Vialatte ou la complainte d'un enfant frivole, Claude Duneton & Ferny Besson, éd. Jean-Claude Lattès (Biographie)
- La Chienne de ma vie, éd. F. Janaud, 2000
- La Mort du français, Paris : éd. Plon, 1999
- Le Guide du français familier, Paris : éd. du Seuil, 1998 (Dictionnaire/Encyclopédie)
- Histoire de la chanson française (coffret - 2 volumes : Vol. 1 - Des origines à 1780 ; Vol. 2 - De 1780 à 1860), Paris : éd. du Seuil, 1998 (Danse/Musique)
- Le Voyage de Karnatioul, éd. du Laquet, 1997 (diffusion Tertium éditions)
- Bal à Korsor, sur les traces de Louis-Ferdinand Céline : nouvelles, Paris : éd. Grasset et Fasquelle, 1994
- Marguerite devant les pourceaux, Paris : Grasset et Fasquelle, 1991.
- Le Bouquet des expressions imagées : encyclopédie thématique des locutions…, en collaboration avec Sylvie Claval, Paris : éd. du Seuil, 1990 (Cinéma/Photographie)
- Rires d'homme entre deux pluies, Paris : Grasset et Fasquelle, 1990 / Prix des libraires 1990
- L'Ouilla, Paris : éd. du Seuil, 1987
- Petit Louis, dit XIV, l'enfance du roi-soleil, Paris : éd. du Seuil, 1985 (Littérature - Documents)
- Le Chevalier à la charrette, en collaboration avec Monique Baile, Paris : éd. Albin-Michel, 1985 (document - actualités)
- À hurler le soir au fond des collèges : l'enseignement de la langue française en collaboration avec Frédéric Pages, Paris : éd. du Seuil, 1984 (Sociologie/Anthropologie)
- La Goguette et la gloire, Le Pré aux Clercs, 1984
- Le Diable sans porte, Paris : éd. du Seuil, 1981
- La puce à l'oreille : anthologie des expressions populaires avec leur origine / Paris : éd. Stock 1978 ; nouvelle édition revue et augmentée, Paris : éd. Balland, 2001
- Anti-manuel de français à l’usage des classes du second degré / en collaboration avec Jean-Pierre Pagliano, Paris : éd. du Seuil, 1978(Littérature/Documents)
- Je suis comme une truie qui doute, Paris : éd. du Seuil, 1976
- Parler croquant, Paris : éd. Stock, 1973
A 19h00 je suis chez les Felix à Lorcy. Maryse et sa mère me disent "Ta braguette est ouverte" alors que je vais entrer et que tout le monde est sur le seuil. Et moi sans réfléchir "Que voulez-vous, quand on vit seul..". Eclats de rire. Merveilleuse soirée
Dimanche 2 juin
Enelle au téléphone de Tamines. N'en sort pas, est à bout, est sur le point de revendre, n'ose pas additionner ses devis. ben oui les travaux doivent être terminés pour la fin de ce mois. Mais pourquoi alors
Lundi 3 juin
Je me prends deux doigts dans la tondeuse mais je me tape tout de même toutes les pelouses
Eric Neuberg veut m'acheter une pièce, en payant par mois. C'est OK. Une pièce magnifique qui provient de la cheminée de Ransonnet à Cortil que j'ai fracassée lors de travaux de démolition partielle de l'immeuble qu'il venait d'acheter. La voici ci-dessous. Je la regrette cette oeuvre
Je cuve mon mal de doigts comme je peux
Mardi 4 juin
Eric vient chercher ma pièce de marbre et de plâtre
Mercredi 5 juin
Grand soleil
Sortie de mes 4 premières lignes d'Haricots
Je me baigne deux fois dans le grand étang avec Plume qui semble accepter l'eau
Je vais être bientôt libéré de l'obligation de pointer. Il faut faire baisser les statistiques. Un chômeur de moins????
Je nettoie les étangs
Je me mets à penser à mon psychanalyste Robert George. Il y a des années que je pense que je devrais lui dire merci de m'avoir permis de survivre. Je ne l'ai plus vu depuis 25 ans. Vit-il toujours et si oui, où?? Exerce t'il toujours?? Je prends un vieil annuaire. Son nom est dedans. Je risque. Il est là. Je lui dis que je suis un homme heureux et que je le lui dois en partie. Il a 65 ans.(Il n'avait donc que 6 ans de plus que moi lorsqu'il m'a psychanalysé) Sa femme, psychagogue n'exerce plus. Il travaille avec mon oncle Jean-Pierre Duesberg, dermatologue à Liège; en travaillant les verrues par suggestion. Il ne vient plus à Beauraing (maison de campagne de sa belle-mère qui est décédée). Il semble très content de mon coup de fil. Je vais lui écrire et lui envoyer des photos
Vendredi 7 juin
C'est l'anniversaire d'Enelle. Elle viendra ce soir. Courses à Libramont.et probablement mon dernier pointage. A 11 heures, deux femmes inconnues surgissent par le côté (qui n'est pas encore clôturé à l'époque. Une des deux est Zaïroise (du Kivu). La blanche est grecque d'origine. Je leur fais tout visiter et elles vont rester deux heures. En fait elles veulent que je m'abonne à un Club du Livre. Non, pas d'argent et puis leurs sélections ne m'intéressent pas. Désolé. Leur car vient les chercher à Moircy à 14h00; Ci-dessous une trace de la grecque. La noire a bronzé en restant au jardin Elle n'en revenait pas en regardant les traces de ses sandales. Le soleil de Moircy qui fait bronzer les Noires
Je prépare le Maitrank, travaille aux étangs, tonds les pelouses, prépare le repas d'anniversaire
Nicolas Bertolazzo me téléphone pour m'inviter à l'anniversaire de Mady Richard, femme de Patrice Gaillet, demain. Désolé c'est trop tard; Toujours cette manie des gens de prévenir en dernière minute
) depuis un mois. Les genêts s'ouvrent ainsi que les lupins
Les travaux de la maison d'Eric à Longwilly sont en cours
Les ORAGES arrivent. Il risque de faire trop "pical" ce WE
Enelle arrive à 21h15. Bravo. On boit tout de même le champagne dehors
Samedi 8 juin
L'anniversaire d'Enelle et un de mes cadeaux. Plein soleil
Eric Neuberg le soir
Mardi 11 juin
Je reçois du chômage de nouvelles cartes blanches confirmant ma dispense de pointage. Je dois en renvoyer une tous les mois
Une émission sur la transsexualité (voir ci-dessous)
Dans mon journal je recopie des extraits du "Cauchemar climatisé" de Miller qui est un livre important
Mercredi 12 juin
Mon Rhodo est en fleurs (voir ci-dessous)
Reportage sur l'écrivain Jules ROY "L'amour c'est la déraison"
Jeudi 13 juin
Une expo de mon ami Bernard Noirot de Libramont chez son copain Daniel Fauville à Montigny-le-Tilleul
Je plante des Canisses de Toulon dans mon plus petit étang(voir ci-dessous)
Vendredi 14 juin
C'est le foot. L'Euro 96 qui commence en Angleterre avec un match Portugal-Turquie
Quel est l'endroit où les femmes sont le plus frisées?? Réponse "En Afrique"
Un ABER ou RIA c'est la basse vallée d'un cours d'eau, envahie par la mer, formant un estuaire profond et découpé
Samedi 15 juin
Je suis dans Le Clezio "Diego et Frida" mais je ne parviens toujours pas à coller à son écriture
Je vais chez Valérie et cela se terminera au Miami où je rencontre Xavier Dupont et ses deux amis liégeois. Xavier fait de moi quelques carricatures sur des cartons à bière; Fin à 3h00 du mat.
Mardi 18 juin
Je réalise ma première tarte (voir ci-dessous)
Coup de fil de Didier Anciaux qui travaille à l'Offic des Pensions à Arlon. Il me dit que mes années de chômage entrent en ligne de compte pour le calcul de ma pension. Bonne nouvelle !
Mercredi 19 juin
Au printemps j'ai transplanté une bouture de Spirée venant de La Courbeure et elle à repris. Une Spirée Triumphans (fleurs rouges). Les Spirées attirent beaucoup les abeilles, les Papillons..ett les Mouches
Dans mon jardin, aussi une Ancolie (voir photo ci-dessous)
Boris Vian avait deux enfants Patrick et Carol
A nouveau forte sécheresse
Les têtards sont en train de devenir grenouilles
De Vian que je visionne à la télé "Je m'applique volontiers à penser aux choses auxquelles je pense que les autres ne penseront pas" ou "Personnellement je ne sais pas du tout ce qui est beau mais je sais ce que j'aime et je trouve ça entièrement suffisant". Je visionne Vian à" Un Siècle d'écrivains" (voir ci-dessous)
A la Courbeure pour aider Enelle dans son déménagement. Je rentre vers 19h00 et Enelle me suit et remplit presque la totalité de mon surgélateur avec des quantités de provision. Pouc combien de temps. Je lui fais remarquer que je suis à son entière disposition depuis des mois mais que moi aussi j'ai une existence et des problèmes dont je n'ai même pas le temps de lui parler. Et aussi que c'est très agréable pour moi de l'aider à déménager loin de chez moi.
Trois maçons sont occupés à Pontaury et ça n'avance pas et ils disent qu'ils n'auront pas fini avant fin juillet. Je pensais qu'Enelle avait acheté une fermette habitable, le 13 ami dernier ???.
Eric Neuberg est né le 19 juillet 1965. Il va donc avoir 31 ans
Vendredi 21 juin
On donne "La Dame de Shangaï" d'Orson Welles à la télé. Un chef d'oeuvre
Samedi 22 juin
Un Metropolis sur Pierre COMBESCOT qui vient de sortir "La Sainte Famille" (Voir article ci-dessous)
Patrice Gaillet encaisse difficilement sa deuxième chimio. Il a comme d'habitude des ennuis avec son groupe éléctrogène
Dimanche 23 juin
A nouveau un article sur CHIMO cet auteur inconnu qui a écrit "Lila dit ça", édité par Plon et déjà acheté par 17 pays (voir article ci-dessous)
En soirée je reçois Didier et Anne Anciaux et Eric Neuberg. Didier m'offre un livre de Céline "Entretiens avec le professeur Y" et Eric m'apporte "Le Désert" de Le Clézio
Didier m'a aussi apporté deux K7 de Léautaud (180 minutes)
Lundi 24 juin
Je visionne "Le Village des Damnés". Génial. Voir ci-dessous. Film britannique réalisé par Wolf RILLA
Je commence "L'Occupation" de Georges PERROS (1923-1978) qui a aussi écrit "Papiers collés"-"Poèmes bleus" et "Une vie ordinaire"
Un "Fait Divers" sur JULIE et MELISSA" "Affaire Dutroux", qui ont été enlevées le 24 juin 1995 à Grace-Hollogne; On n'a toujours rien trouvé. Impensable! (voir ci-dessous)
On joue Lily Marlène de Fassbinder (voir ci-dessous)
Mardi 25 juin
Un Thema sur" L'Art afrcain". Arman a commencé sa collection d'art africain en 1954. Baselitz en 1974 (voir ci-dessous)
Mercredi 26
Je commence" Le Désert" de Le Clezio
Dominique Mars expose à la Galerie Simoncini à Luxembourg (voir ci-dessous).
Un reportage sur LAURENCE D'ARABIE (voir ci-dessous) (1888-1935). Le roi sans couronne d'Arabie. Cela se passe durant la guerre 14-18. Les turcs sont du côté allemand et tiennent Jérusalem. Etudes à Oxford. Un frère de 17 ans plus âgé que lui et mort en 1981. Son père-Chapman- est parti avec la" Bonne". Laurence croyait qu'il n'était pas son père. Part pour la Syrie en 1911. Il est engagé à 22 ans pour fouiller des sites hittites et prend à son service, un jeune garçon Selim Ahmed. D'où la dédicace des Sept Piliers de la Sagesse. "à S.A ". Mais ce garçon mourra du typhus en 1917. Deux frères de L. tués alors qu'il est au Caire. Les arabes commencent à se soulever contre les turcs. L. est envoyé avec eux pour rencontrer FAYCAL et lui apporter des armes. lls vont prendre Akaba. A 29 ans la tête de Laurence est mise à prix à cause de ses attaques des trains turcs. Il sera trahi par les accords SYKES-PICOT entre les anglais et les français qui se partagent les nations arabes. Un grande partie de la Syrie va à la France. Laurence veut se suicider et est capturé par les Turcs qui le violent. Il s'évade. Il vient à Paris en 1919 pour défendre les arabes une dernière fois. En 1922, Laurence disparaît et un certain ROSS( c'est lui bien sûr) s'engage dans la RAF. Laurence perd son manuscrit des Sept Piliers et le réécrit entièrement de mémoire. On finit par l'envoyer dans le Nord des Indes. Il y traduit L'Odyssée et s'occupe de vedettes de sauvetage en mer. Démobilisé à 45 ans, il se tue en faisant une embardée en moto, pour éviter deux enfants
A nouveau déménagement d'Enelle à La Courbeure
Vendredi 28 juin
Didier Anciaux me propose de me prêter CHARLIE-HEBDO chaque semaine. C'est gentil et j'accepte bien sûr. (Je n'ai toujours pas d'argent). Voir sa lettre ci-dessous
Je taille le pignon Ouest de ma maison. Le Lierre. A la double échelle. C'est ma 3ème façade taillée
Un article encore sur l'écrivain Bernard Gheur (ci-dessous)
Un portrait de François TRUFFAUT. Film de Toubiana
Après ma sieste je passe chez Didier Anciaux. On discute à mort jusqu'à 20h30. De Delteil, de Perros et de Zweig. Didier à l'âge de ma fille, soit 36 ans. Didier, lui non plus ne prête pas ses livres; C'est très rare mais il a remarqué chez moi ma méticulosité et aussi le fait que je rende rapidement les bouquins et sans qu'on me le demande. Il a horreur comme moi des gens qui gardent les livres pendant des mois ou pire ne vous les rendent jamais
Enelle déménage de Bertrix ce WE. Je reste en dehors? J'en ai fait assez et ce déménagement me fait souffrir
Je lis "Histoire de Tönle" de Maria Rigoni Sterne,'auteur italien 1961-2008
Samedi 29 juin
Un "Dites-moi' de Michèle Cedric de la RTB, sur Didier COMES, le dessinateur, né en 1942 dans les cantons de l'Est (Sourbrodt)
Suite au plagia des peintures d'Eric par une certaine Christiane G., ce qui lui a valu d'être présentée sur le programme des mois à venir( Le Parcours d'Eté, voir ci-dessous), comme future exposante à Rossignol,alors qu'Eric lui, le plagié, a été écarté de cette sélection, vu aussi que je ne suis plus dans le coup, je mets au point un gag avec Eric, en préparant une fausse lettre-réponse de CY TWOMBLY auquel Eric a écrit. Je fais des essais de copie d'écriture et de signature dans mon journal et montre le tout à Eric, emballé par ce gag (voir ci-dessous)
Un article sur la PIE-GRIECHE (voir ci-desssous)
Dimanche 30 juin
Je vais à Bertrix faire les derniers chargements, notamment toutes les plantes d'Enelle que l'on mettra provisoirement dans mon hall. Terminé cette sordide méprise à La Courbeure mais rendez-vous à la Banque demain pour récupérer sa caution, ce qui va nous permettre d'amener en pleine lumière, la malhonnêteté de son propriétaire à La Courbeure. En effet ce monsieur sera à la Banque avec elle à Bertrix le lendemain, touchera le chèque qu'Enelle lui a remis ce dimanche pour la facture d'eau et d'électricite et vu qu'Enelle, trop tard comme d'habitude, conteste l'eau, il refus de libérer la caution et s'en va, le gougeat. Je lui téléphone: "Je vous conseille de retourner tout de suite à la CGER et d'en finir sinon ce sera un grabuge épouvantable..." Un grand silence mais il ne raccroche pas. J'attends et conclus" Eh bien on va voir ce qu'on va voir "
Enelle s'est réfugiée chez le menuisier et sa femme et leur a raconté. Je lui téléphone, lui dis que sa facture d'eau est correcte, qu'elle renonce à la contester et le dise à P.R et aille chercher sa caution; Elle n'ose pas. "Il est violent et capable de tout". M'en fous. je retéléphone en messagerie car no answer et dis " qu'Enelle accepte la facture d'eau, donc vous retournez à la banque, on clôture et c'est terminé"
J'ai un coup de fil muet. Pour vérifier si je suis encore là, sûrement et je dis dans le silence "C'est bon, je descends sur Bertrix"
Jacqueline sa compagne va alors rétéléphoner à Enelle, toujours chez le menuisier et lui dit "Je t'envoie Pol dans les 10 minutes". Ensuite elle me téléphone à moi car elle croit qu'Enelle est ici et se demande comment elle pourrait être à Bertrix dans les 10 minutes. je lui explique et ajoute "Tant que je n'ai pas les 1125 euros ici sur ma table, je ne vous laisserai pas tranquilles. Nicole est partie à la Banque et j'attends de ses nouvelles"
A midi Enelle est ici et l'argent est sur la table. Nous sommes le 1er juillet 1996.Terminé le cauchemar de La Courbeure





















































































