Émission du 1er octobre 2000
Michel Onfray est né en 1959, d’un père ouvrier agricole et d’une mère femme de ménage, à Argentan
dans l’Orne. Il enseigne à mi-temps la philosophie dans un lycée technique de Caen. Il est l’auteur de 16 livres (voir liste plus bas), dont le tout dernier, sorti cette année, Théorie du corps
amoureux, chez Grasset.
L'Intégrale Michel Onffray
INSPIRATION
De toute évidence Onfray est fasciné par la philosophie ancienne, grecque et latine, et à
l’intérieur de ce très vaste ensemble qui n’est une galaxie perdue que pour ceux qui l’abandonnent, sa préférence va aux cyniques, une école à laquelle l’acception moderne du nom ne rend pas
justice. Il est aussi profondément nietzschéen. Nietzsche est cité sans cesse, partout mis en exergue, référence indispensable. Et puis, parmi les maîtres plus récents, Foucault, Deleuze,
...
LES CYNIQUES
Il faut distinguer le cynisme qu’Onfray qualifie de vulgaire du cynisme dont il se réclame, celui
de Diogène de Sinope (oui, celui du tonneau et de la lanterne, celui qui lança au grand Alexandre venu lui rendre visite et lui dit
: " Demande-moi ce que tu veux " l’apostrophe célèbre : " Ôte-toi de mon soleil ") et de son maître Antisthène, celui que
l’on considère comme le fondateur de l’école.
Sans revenir sur le personnage de Diogène qui est pourtant haut en couleurs, plutôt réjouissant,
extravagant et en même temps sage, bien sûr, disons que les cyniques de son espèce sont de merveilleux provocateurs, désespérés (car l’espoir enchaîne) mais truculents et jouisseurs; farouchement
rebelles devant le pouvoir et la richesse; farouchement individualistes et indépendants et solitaires.
"Le cynique veut faire éclater les structures culturelles caduques. (…) Diogène veut promouvoir le Déracinement contre le Sol, l’Exil contre la Patrie, le Mélange contre la Race, l’Intelligence contre le Sang ". (Michel
Onfray, Cynismes)
Ce sont ces cyniques-là, caractérisés à grands traits, qui ont les faveurs de Onfray, il les
appelle de ses vœux pour conclure le petit livre qu’il leur consacre : " De nouveaux cyniques auraient à dire en quoi nous sommes encore pieux, ils sauraient nuire à la sottise, désespérer des
lieux communs, inviter à la singularité pure, défier les entreprises grégaires et promouvoir la vérité du singulier. Avec eux, on découvrirait une alternative à l’esprit de lourdeur, aux
marchands d’apocalypse et aux théoriciens du nihilisme. (…) Ni cuistre, ni abonné aux lamentions, ni pédant, ni pleureur et annonceur du retour de la barbarie ou de la décadence, le cynique est
un insolent pour lequel la philosophie est un contrepoison à la perpétuelle arrogance des médiocres. " Un contrepoison, il va sans dire, au cynisme vulgaire aussi.
NIETZSCHE
Pas question bien sûr de résumer Nietzsche en quelques phrases. Disons qu’on a dit que Nietzsche a été un des inspirateurs du nazisme et il est sûr que certains de ses écrits
(surtout revus et corrigés par sa sœur qui, elle, en effet, était mariée à un homme d’extrême droite) ont pu être utilisés par l’extrême droite. Mais il est clair que Nietzsche, penseur complexe,
dont le style est tantôt lumineux, tantôt cryptique, a aussi nourri toute une tradition de gauche. C’est de cette tradition que se réclame Onfray. Mais au-delà de cela, il est le penseur phare du
XXe siècle, après lui, plus moyen de penser sans lui.
Deux ou trois choses importantes que l’on retiendra du penseur mort en 1900, fou, après onze années
de silence et une vie errante, comme en cavale de l’université, de la famille, une vie de tourments physiques sans cesse reliés par lui à la pensée. Pour Nietzsche, on pense avec son corps
:
- le drame de la mort de Dieu donc la solitude de l’humain. Le surhomme, c’est l’homme qui peut
vivre sans Dieu, c’est-à-dire sans vérité;
- s’il n’y a pas de vérité forte, c’est notre volonté qui nous fait vivre, c’est la fameuse volonté
de puissance;
- la morale est construite historiquement, elle est fondée sur la violence et la force.
Aujourd’hui, elle serait fondée sur la violence de la masse, la violence de la démocratie, en quelque sorte. Nietzsche en ce sens est profondément anti-démocratique;
- Nietzsche est avec Marx et Freud considéré comme un penseur du soupçon. Pour Nietzsche, la morale
cache la volonté de puissance des individus ou de la masse;
Nietzsche est un pourfendeur du ressentiment, il dit oui à la vie, non à la plainte. L’homme
devrait arriver à considérer tout ce qui lui arrive comme le fruit de sa volonté à lui. L’homme fort doit accepter d’être fort et l’homme faible doit accepter sa
faiblesse.
Pour en savoir plus: The Nietzsche Page
(http://nietzsche.usc.edu/)
FOUCAULT
Philosophe français (1926-1984), membre du Collège de France, co-fondateur en 1971 du Groupe
d’information sur les prisons qui a été très important pour toute une activité militante de la jeunesse anti-autoritaire.
Foucault se présente, selon sa propre expression, comme un archéologue, dont la recherche est
consacrée à la reconstitution des clivages qui, en profondeur, rendent compte d’une culture : archéologie du " silence imposé aux fous " (Histoire de la folie à l’Âge classique, 1961);
archéologue du regard médical (Naissance de la clinique, 1963); des sciences humaines (Les mots et les choses. Un archéologie des sciences humaines, 1966); du savoir en général (L’archéologie du
savoir, 1969) et de la société disciplinaire (Surveiller et punir. Naissance de la prison, 1975).
Explorateur des savoirs et des pouvoirs, philosophe des corps, Foucault meurt en 1984 avant d’avoir
achevé le quatrième volume de Histoire de la sexualité. Il a sûrement été un des personnages les plus marquant pour la jeune génération des philosophes. Il domine la scène de la philosophie
française après Sartre.
Foucault est sûrement un continuateur de
Nietzsche. " La puissance de Foucault, est de faire comprendre que nos plus exacts savoirs sont transitoires et mortels. Ils résultent d’un agencement temporaire du discours, d’un système
de représentations dont les enquêtes historiques ont révélé l’origine et la fin. La vérité n’est pas… – il n’y a que des discours historiquement repérables. (…) Nous sommes face à un relativisme
absolu. (…) Foucault a tenté de mille façon, de répondre à cette question : que faire après Nietzsche ? C’est-à-dire après la destruction sans retour de l’idée même de vérité. (…) Si Nietzsche a
tué la vérité, son lecteur a entamé l’interminable rédaction de l’acte de décès." (Roger-Pol Droit, La compagnie des philosophes, Éditions Odile Jacob, Paris, 1998, p.
296)
Pour en savoir plus : Michel Foucault
http://philo.8m.com/fouc.html
LA POLITIQUE
Onfray se situe clairement à
gauche, fidèle à ses origines modestes et à sa révolte d’adolescent contre le contre-maître, féroce et stupide, de la fromagerie où il travaillait pour aider à payer ses études. La
politique du rebelle, sous-titré Traité de résistance et d’insoumission, comme tous les livres de Onfray commence par cet épisode autobiographique : l’expérience du travail en usine,
l’exploitation paternaliste du patron et de l’exigence bornée des intermédiaires de l’autorité.
Onfray enracine son propos non seulement dans ce qu’il a vécu mais aussi dans une tradition. Il
reprend les analyses de Robert Antelme sur les camps de concentration et fait le rapport entre l’homme des camps, l’homme "
contesté comme homme " (selon l’expression de Antelme) et l’exploitation de l’homme par l’homme dans le monde du travail par exemple. C’est évidemment commencer avec un coup de poing. Onfray
évoque ainsi la ségrégation de classe, si vive dans la société européenne et dont on peut trouver sans doute des équivalents dans la société nord-américaine, déclinés peut-être sur d’autres
registres.
Onfray part en guerre contre la
misère, l’exploitation, la frénésie du travail, l’exclusion des sans-abris, des pauvres mais aussi des jeunes, des travailleurs aux emplois précaire. Il reprend la topologie de l’Enfer de
Dante et décrit les " cercles " de la misère :
- Premier cercle : les damnés. Sans-abris, vagabonds clochards.
- Deuxième cercle : les réprouvés. Vieux, fous, malades délinquants dans un groupe et dans un autre
: immigrés, clandestins, réfugiés politiques, chômeurs et personnes sur le bien-être social.
- Troisième cercle : les exploités. Dans un groupe : les contractuels et les apprentis, dans un
autre : les adolescents, les scolarisés, les prostituées, les prolétaires.
Il faut retrouver une mystique de gauche, lutter contre l’idée que la distinction droite gauche n’a
plus cours et reprendre les idées qui ont inspiré les événements de mai 68, retrouver le souffle libertaire d’alors " poétiser l’existence, …révolutionner la vie quotidienne,… réaliser l’art en
l’injectant dans le réel…promouvoir un urbanisme ludique " (Michel Onfray, Politique du rebelle), bref retrouver le goût de l’utopie et de la critique de la publicité, de la consommation, du
mandarinat, de la pensée unidimensionelle.
Pour Onfray, l’esprit de Mai 68,
c’est moins celui de Marx que celui de" Fourier, " le fondateur d’une théorie de l’attraction passionnée, une modalité majeure de
la mystique de gauche. Pour les temps à venir, elle devrait devenir une vertu cardinale… " (Michel Onfray, Politique du rebelle). Volonté libidinale, puissance libertaire. Ce sont les maîtres
mots.
" La négativité de Mai 68, si d’aventure elle est repérable, l’est dans la mesure où l’œuvre reste
à accomplir et n’a pas été terminée. "(Michel Onfray, Politique du rebelle). Il faut pour cela reprendre le flambeau de Foucault et Deleuze. Faire surgir une individualité plus rebelle, plus
libre.
Il faut à la suite de Foucault faire la critique de l’humanisme. " La déclaration de principe,
fût-elle généreuse superbe et magnifique – comme dans le cas de l’humanisme et des droits de l’homme – vaut pour rien en regard du monde concret si le passage à l’acte est impossible. " (Michel
Onfray, Politique du rebelle).
L’humanisme et le discours des droits de l’homme fonctionnent sur le mode de la légitimation d’un
état de fait et c’est en cela qu’ils sont dangereux. Gare au discours humaniste, à l’institutionnalisation des vieilles notions de charité et de compassion, il ne sert qu’à désamorcer
le désir de réforme ou de révolution.
Alors, que faire ?
- Ne plus fétichiser l’État, ce
n’est pas le seul lieu du pouvoir. " Une pensée anarchiste contemporaine doit rompre avec cette fétichisation de l’État. " " La révolution sur le mode du coup d’État est morte, vive la révolution
sur le mode libertaire, moléculaire pour le dire avec les mots de Deleuze et Guattari. ".
- Il faut cesser de vivre dans l’expectative d’un avenir radieux, il faut vivre ici et maintenant, le présent absolu.
- Installer l’éthique et la politique sur le terrain de la résistance
- Renouer avec les vertus du détournement,
de l’ironie, de l’humour, du cynisme (le rire de Foucault, la danse de Nietzsche, le grotesque de Rabelais, les folies de Swift, le ricanement de Voltaire… tout cela sont des exemples de
détournement)
- Opter pour un dandysme révolutionnaire, contre l’égalitarisme, le culte de l’argent, l’esprit
bourgeois, le populisme;
- Faire sienne la formule de Baudelaire : " Il ne peut y avoir de vrai progrès (c’est-à-dire moral) que dans l’individu et par l’individu lui-même. "
- Se définir comme un libertin,
c’est-à-dire s’inspirant du sens du Littré " un individu rebelle à l’endroit de toutes les tentatives d’assujettissement menées contre son
autonomie, son indépendance. "
Accepter que le combat ne cesse jamais,
qu’il n’y ait pas de victoire finale, de fin de l’histoire.
Mettre de la pensée dans sa vie et sa vie dans la pensée
" Je n’imagine pas de philosophie sans le roman autobiographique qui la permet " écrit Michel Onfray au début de Politique du
rebelle. Et en effet, au fil de ses livres, il enracine son propos dans l’expérience, dans la sienne, scènes choisies d’une autobiographie qui se construit aussi, sur un mode différent,
dans son journal hédoniste dont il a écrit pour le moment deux tomes : Le désir d’être un volcan et Les vertus de la foudre. Ces deux livres sont des recueils de textes courts, des fragments, des
réflexions faites à partir de la vie quotidienne, de rencontres, de lectures, d’admirations. " Ce qui donne le goût de la vie est dans ce livre : ", écrit-il toujours dans la préface du premier
tome, " l’amitié et la lecture, la musique et les beaux-arts, la littérature et les voyages, la conversation et la gastronomie, l’écriture et le corps, la poésie et la philosophie, l’enfance et
le silence, l’admiration et la colère, les livres et les chats, la mémoire et la mort. "
Il y a donc une forte connotation
autobiographique dans l’œuvre de Onfray, une œuvre qui se déroule sur deux registres entremêlés, celui des essais et celui du journal. Dans une entrevue accordée à Sébastien Charles,
philosophe d’Ottawa, lui demande s’il n’y a pas un certain narcissisme dans son journal hédoniste et dans le projet hédoniste lui-même. À cela , il répond :
" Il faudrait s’entendre sur la question du narcissisme. La tradition judéo-chrétienne enseigne le moi haïssable, le je indéfendable, elle oblige au travestissement et à la haine de soi,
sinon à la fâcherie avec soi. Je ne vois pas quelles bonnes raisons il y aurait à se détester, à ne pas s’aimer. Maintenant, je n’en vois pas plus à s’adorer, se vénérer, prendre un plaisir
absolu à soi. Le narcissisme que je trouve indéfendable est celui-ci : le plaisir excessif pris à soi-même, l’amour inconsidéré de soi. Entre haine de soi et adulation de soi, il y a place pour
ce que Foucault appelait un souci de soi.
En ce sens, je revendique, en effet, un narcissisme singulier : celui qui suppose qu’on soit capable de travailler à soi, à l’élaboration, la construction et l’échafaudage de soi,
sans hypertrophie, en sachant qui l’on est, comment on peut agir sur soi, etc. C’est, bien sûr, l’antique projet socratique du " Connais-toi toi-même ". Des siècles de discrédit du moi et du je,
du corps et de soi sont à dépasser, mais sûrement pas au profit de l’excès inverse qui supposerait une vénération de soi telle que l’hédonisme consumériste, libéral et marchand le propose.
"
LE STYLE
Parlons d’abord du style propre de Onfray. De toute évidence, il y a chez lui un très grand souci de l’écriture et une très grande culture littéraire. Cela donne un style assez limpide, très soigné, avec une certaine verve
polémiste parfois, de la fougue, presque du lyrisme. Un grand souci de la lisibilité, malgré une évidente coquetterie du mot savant, précis, recherché. Onfray n’est pas du tout hermétique mais il
oblige parfois à tourner les pages du dictionnaire pour découvrir certains termes techniques peu communs de la philosophie, de la rhétorique, du droit, etc.
Quand Serge Truffaut dans l’entrevue du Devoir
(http://www.ledevoir.com/edu/1998/onfr250598.html) lui demande de préciser ce qu’il entend par " politesse de la clarté
", Onfray répond ainsi : " On n’a pas le droit d’ennuyer le lecteur. Le manque de clarté est un vice de la profession. Il y
a d’ailleurs là un paradoxe, car il y a une grande tradition française de la politesse et de l’éloquence. Je me place dans cette tradition soucieuse de la clarté et soucieuse de produire des
effets. Je me sens plus un philosophe proche du monde que proche du monde des philosophes. "
On sent par ailleurs que le style est au cœur de son œuvre, comme l’esthétique ou le plaisir. Il y
a sans doute une forme de jubilation dans l’écriture de Onfray. On sent le soin, le souci du livre bien construit, bien ficelé, la
recherche du raffinement, avec l’idée nietzschéenne que la forme c’est le fond; qu’il faut se fier aux apparences, qu’il n’y a pas de fond à chercher derrière, pour la bonne raison qu’il n’existe
pas.x
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QUELQUES CITATIONS
" L’authentique travail philosophique consiste à découvrir la supercherie, à la dénoncer et à
pratiquer une pédagogie du désespoir. " (Cynismes, p. 55)
" La seule issue pour un philosophe consiste à être la mauvaise conscience de son temps, de son
époque, donc de son monarque, quel qu’il soit. "
(Cynismes, p. 132)
" Plus que jamais, la tâche de la philosophie est de résistance, plus que jamais elle exige
l’insurrection et la rébellion, plus que jamais elle se doit d’incarner les vertus de l’insoumission " (Cynismes, p.132)
" Tout système philosophique où le Corps de l’homme ne joue pas un rôle fondamental, est inepte,
inapte. " (citation des Cahiers de Paul Valéry, mise en exergue dans L’art de jouir, p.89)
" Sur le terrain philosophique, je m’intéresse prioritairement à ceux qui trouvent plutôt qu’à ceux
qui cherchent – et j’ai toujours préféré une petite trouvaille existentiellement utile à une grande recherche de philosophie inutile dans la vie quotidienne. " (Théorie du corps amoureux, p.
39)
" Où sont les philosophes qui firent la théorie de la misère, ceux qui après Proudhon et
Marx, suivis par Simone Weil, ont fait de la condition des miséreux et des ouvriers un objet philosophique aussi digne politiquement que la question des droits de l’homme, du droit d’Ingérence ou
de la fin de l’histoire ? J’attends encore qu’un contemporain en vue, moins soucieux de son inscription dans l’actualité d’une mode que dans la logique d’un travail authentiquement philosophique,
soit à son temps ce que Proudhon fut au sien en écrivant sa Philosophie de la misère, un ouvrage qui, malgré ses limites, reste le prototype du travail politique par excellence : celui qui
consiste à poser en termes clairs ce qui fait à ses propres yeux de penseur l’objet du scandale majeur.
Le mien – mon scandale majeur – est qu’il existe dans mon voisinage, dans le cadre d’une proximité
douloureuse et quotidienne, un enfer dans lequel on entretient un certain nombre d’hommes, de femmes (…) Ma logique demeure hédoniste, elle ne cesse de l’être livre après livre. J’ai précisé
souvent mais jamais assez, que l’impératif catégorique de l’hédonisme envisageait le jouir et le faire jouir – cette seconde partie, indissociable, constitue la généalogie de la politique que je
propose – elle vaut comme modalité d’une éthique alternative à celle de l’idéal ascétique. " (Politique du rebelle, p. 64-65)
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LISTE DES OEUVRES DE MICHEL ONFRAY :
Georges Palante, Essai sur un nietzschéen de gauche 1989
Le ventre des philosophes, Critique de la raison diététique 1989
Cynismes, Portrait du philosophe en chien 1990
L'art de jouir, Pour un matérialisme hédoniste 1991
L'oeil nomade, La peinture de Jacques Pasquier 1993
La sculpture de soi, La morale esthétique 1993
Ars Moriendi, Cent petits tableaux sur les avantages et les inconvénients de la mort
1994
La raison gourmande, Philosophie du goût 1995
Métaphysique des ruines, La peinture de Monsu Désidério 1995
Les formes du temps 1996
Le désir d'être un volcan, Journal hédoniste 1996
Les vertus de la foudre, Journal hédoniste II, 1998
Politique du rebelle 1997
Ars Moriendies 1998
À côté du désir d'éternité 1998
Théorie du corps amoureux, Pour une érotique solaire 2000.
Prêter n'est pas voler, Mille et une Nuits 2000
Antimanuel de Philosphie Bréal 2001
Esthétique du Pôle Nord, Stèles hyperboréennes Grasset 2002.
Physiologie de Georges Palante, Pour un Nitzschéisme de gauche Grasset 2002.
L'Invention du plaisir, Fragments cyrénaïques
La Sagesse tragique (Nietzsche) 2006 LGE 2002.
Célébration du génie colérique, Tombeau de Pierre Bourdieu Galilée
2002.
Les Icônes payennes, Variation sur Ernest-Pignon-Ernest Galilée 2003.
Archéologie du présent, Manifeste pour une esthétique cynique Grasse-Adam Biro
2003..
Fééries anatomiques, Généalogie du corps faustien, Grasset 2003 LGF
2009
Epiphanies de la séparation, la peinture de Gilles Aillaud Galilée 2004
La Communauté philosophique, Manifeste pour l'Université populaire, Galilée
2004
Oxymoriques, Les Photo graphies de Bettina Rheims, Jannink 2005
Traité d'athéologie, Physique de la métaphysique Grasset 2005. LFG 2009
Suite à la Communauté philosophique. Une machine à porter la voix, Galilée
2006
Traces de Feux furieux, La Philosphie féroce II, Galilée 2006.
Splendeur de la catastrophe, La peinture de Vladimir Velikovic, Galilée 2007
Théorie du Voyage. Poètique de la Géographie, LGF, 2007
La Pensée de midi, Archéologie d'une gauche libertaire, Galilée 2007
Fixer des vertiges, Les Photographies de Willy Ronis, Galilée, 2007
La Sagesse tragique, Du bon usage de NIetzsche, LGF, 2008L'Innocence du devenir, La vie de Frédéric Nietzsche, Galilée 2008
La puissance d'exister, Manifeste hédoniste, Grasset 2006; LFG 2008
Le Songe d'Eichmann, Galilée 2008
Le Chiffre de la Peinture, L'oeuvre de Valério Adami, Galilée 2008
Le Souci des Plaisirs, Construction d'une érotique solaire, Flammarion 2008, J'ai lu
2010
Le Bûchers de Bénares. Cosmos, Eros et Thanatos, Galilée 2008
La vitesse des simulacres. Les sculptures de Pollès, Galilée 2008
La Religion du Poignard. Eloge de Charlotte Corday, Galilée 2009
L'Apiculteur et les Indiens, La peinture de Gérard Garouste, Galilée 2009
Le Corps de mon père, Hatier 2009
Le Recours aux forêts. La Tentaion de Démocrite, Galilée 2009
Philosopher comme un chien. La Philosophie féroce III, Galilée 2010
Nietzscha, se créer liberté, dessins de M.Leroy, Le Lombard 2010
Manifeste hédoniste, Autrement 2011
Le Crépuscule d'une idole, Grasset 2010; LFG 2011
La Construction du Surhomme, Grasset 2011
Journal hédoniste:
I. Le Désir d'être un volcan Grasset 1996 LFG 2008
II. Les Vertus de la foudre -Grasset 1998; LFG 2000
III. L'Archipel des Comètes, Grasset, 2001; LFG 2002
IV. La Lueur des orages désirés, Grasset, 2007
Contre-histoire de la
Philosophie Grasset De 2006 à 2011
Le Crépuscule d'une idole (Freud) Grasset 2010.
L'Ordre libertaire (La vie philosophique
d'AlbertCamus) 2012
Contre-histoire de la philosophie en CD,
Fremeaux et associés. De 2004 à 2010.
Treize
CDs
BIOGRAPHIE de
Michel ONFRAY:
Docteur en philosophie, Michel Onfray
enseigne en classe terminale au lycée technique de Caen. Il démissionne de l'Education Nationale en 2002 pour créer l'Université Populaire de Caen, afin d'y enseigner une "contre-histoire"
de la philosophie. La première année de cette université est consacrée à "Archipel pré-chrétien". Il y montre toute la richesse de cette époque qui ne se limitait pas à la philosophie de Platon,
chère aux chrétiens, avec des penseurs tels Démocrite, Antiphon, Aristippe, Diogène le cynique, Epicure, Lucrèce… chez lesquels il trouve une alternative au spiritualisme.
Michel Onfray est l'auteur de nombreux ouvrages où il développe une théorie de l'hédonisme. Il propose de réconcilier l'homme avec son corps, machine sensuelle, et de bâtir une éthique fondée sur
l'esthétique. Pour lui, la philosophie est comme un art de vivre, de mieux vivre, qui permet de se débarrasser de ses illusions.
Michel Onfray estime qu'il n'y a pas de philosophie sans psychanalyse et se définit comme un "freudo-marxiste". Sa philosophie est
celle d'un rebelle, admirateur de Nietzsche. Il prône une révolte contre le conformisme et le dogmatisme qui génèrent le conservatisme social.
Affichant un athéisme sans concession, il considère que le christianisme est indéfendable.
Bibliographie partielle : Le ventre des philosophes (1989), Cynisme (1990), L'art de jouir (1991),
La sculpture de soi (1991), La raison gourmande (1995), Les formes du temps (1996), Politique du rebelle (1997), A côté du désir d'éternité (1998), Théorie du corps amoureux (2000), Cynismes
(2000), L'invention du plaisir (2002), Féeries anatomiques (2003), La philosophie féroce (2004), Traité d'athéologie (2005).
Liens:
Site officiel de Michel Onfray et de l'Université populaire de Caen
Les écrivains du recours aux forêts - Michel Onfray - La politique du rebelle
Onfray, un philosophe nietzschéen
CITATIONS de Michel ONFRAY :
"Le religieux conduit à l'émasculation, il vise la castration des énergies, leur inclusion dans des
instances qui les stérilisent. L'Etat et L'Eglise excellent dans ces entreprises.
La religion produit des communautés et celles-ci s'évertuent à fonctionner de manière autonome, instruisant leur dossier pour produire, ensuite, des lois, des ordres, des règles, des
commandements auxquels il s'agit de se subordonner. Abdiquer sa souveraineté au profit d'une sécurité obtenu par le groupe, c'est toute l'alchimie du contrat social auquel voudrait nous faire
croire ses partisans."
(Michel Onfray / né en 1959 / La Sculpture de soi / 1991)
"…il s'agit d'éviter ce à partir de quoi se sont constituées les religions du siècle, à savoir la croyance à des entités singulières, autonomes, susceptibles de vénération, d'adoration. Dieu,
l'Etat, la Race, le Prolétariat, l'Argent furent totems durant de longues décennies. Aux pieds des fétiches, on a versé du sang, de la sueur et des énergies. Ils se sont nourris de passions,
d'enthousiasmes, de foi, ont grandi avant de se transformer en léviathans et béhémoths qui ont absorbé toutes les vitalités passant à leur portée. Ridicules et niais, les adorateurs et leurs
clercs ont produit des doctrines universalistes à l'aide desquelles ils ont châtré les velléités singulières et individualistes."
(Michel Onfray / né en 1959 / La Sculpture de soi / 1991)
"… autrui est, de toute façon, un épiphénomène d'une égoïste relation à Dieu : il faut aimer son prochain pour plaire à Dieu, puis, promesse non négligeable pour ceux qui sacrifient à cette
mythologie, pour un salut de notre âme, notre petite âme privée."
(Michel Onfray / né en 1959 / La Sculpture de soi / 1991)
"Devant tout pouvoir qui exige soumission et sacrifices de toute nature, la tâche du philosophe est l'irrespect, l'effronterie, l'impertinence, l'indiscipline et l'insoumission. Rebelle et
désobéissant, et bien que convaincu du caractère désespéré de sa tâche, il se doit d'incarner la résistance devant le Léviathan et ses porteurs d'eau. Il s'agit d'être impie et athée en matière
politique."
(Michel Onfray / né en 1959 / Cynismes / 2000)
"L'argent, le pouvoir, les honneurs, la jouissance, la puissance, la domination, la propriété c'est pour eux, une poignée, l'élite ; pour les autres, le peuple, les petits, les sans-grade, la
pauvreté, l'obéissance, le renoncement, l'impuissance, la soumission, le mal-être suffisent..."
(Michel Onfray / né en 1959 / Les Deux violences / 27 mars 2003)
"Trop de siècles chrétiens ont enseigné qu'elles [les femmes] n'étaient rien, moins que rien, la lie de l'humanité, sans âme, indigne de considération, pécheresses, tentatrices et autres
sornettes."
(Michel Onfray / né en 1959 / La philosophie féroce / 2004)
"Les religions monothéistes communient dans une même foi : la vie sur terre est une fiction; seul compte un arrière-monde peuplé de créatures à faire pâlir les contes d'enfant - un dieu qui voit
tout, un barbu qui fend la mer en deux, une vierge qui enfante, un mort qui ressuscite, un prophète abstème détestant la charcuterie; le corps est une punition; la femme, une catastrophe;
l'enfantement, une nécessité pour perpétuer une négativité au nom de laquelle on nous châtre..."
(Michel Onfray / né en 1959 / La philosophie féroce / 2004)
"Les monothéismes détestent également les individus qui ne sacrifient pas au même Dieu qu'eux. Intolérants, jaloux, exclusifs, arrogants, sûrs d'eux, dominateurs, ils s'érigent en loi pour
autrui. D'où leur complicité de toujours avec les guerriers, les soldats, les militaires - du sicaire payé par les tribus primitives au terroriste surfant sur le Net, en passant par les armées
régulières de tant d'Etats..."
(Michel Onfray / né en 1959 / La philosophie féroce / 2004)
"... les jeunes filles voilées, même si elles se réclament de la liberté - quel aliéné reconnaît d'ailleurs son aliénation ? c'est son principe même et sa signature que de se parer des plumes du
libre choix ! -, sont des victimes en bout de course là où, très en amont, se trouvent les véritables protagonistes de cette affaire. Va pour le voile - le pétard et le trottoir -, mais pas pour
les caïds qui manipulent les marionnettes.
Laissons donc se voiler celles qui croient - quelle étrange idée quand on y pense... - se rapprocher du ciel en cachant leurs cheveux
!"
(Michel Onfray / né en 1959 / La philosophie féroce / 2004)
"Chaque fois que j'ai souhaité m'entretenir avec un vendeur d'arrière-monde juif, chrétien ou musulman - ils vendent les mêmes tapis -, je n'ai rencontré que des gens doués d'une bonne mémoire,
mais qui la plupart du temps mettent leur intelligence sous le boisseau... Mémoire des lieux communs enseignés et écrits dans la chair de leur enfance ; et refus de penser pour mieux entretenir
leurs illusions."
(Michel Onfray / né en 1959 / La philosophie féroce / 2004)
"Au vu de l'état du monde, l'urgence me semble plutôt l'enseignement du fait athée !"
(Michel Onfray / né en 1959 / La philosophie féroce / 2004)
"... les chrétiens paraissent plus doués pour le ressentiment et la haine que pour l'amour du prochain."
(Michel Onfray / né en 1959 / La philosophie féroce / 2004)
"Le désir n'est pas une expression du manque... c'est de l'excès qui appelle débordement."
(Michel Onfray / né en 1959 / émission TV sur Arte : désirs de femmes, désirs d'hommes)
"Les trois monothéismes - je dis bien les trois - professent fondamentalement une même détestation des femmes, des désirs, des pulsions, des passions, de la sensualité et de la liberté, de toutes
les libertés. Qu'on n'aille pas s'exciter sur la pertinence ou non de l'enseignement du fait religieux à l'école, l'urgence, c'est l'enseignement du fait athée."
(Michel Onfray / né en 1959)
"Ne pas être paresseux suppose se sacrifier totalement aux impératifs sociaux."
(Michel Onfray / né en 1959)
"L'avenir de chacun réside dans son vouloir et sa résistance à l'endroit de ce qu'on veut qu'il soit socialement, à l'exclusion de tout autre dessein".
(Michel Onfray / né en 1959)
"La vie de tous les jours, l'emploi de son corps et de son temps, l'usage des plaisirs et les techniques de soi, voilà le fond de toute quête philosophique".
(Michel Onfray / né en 1959)
"La plus belle réussite d'un dandy est l'emploi de son temps, et non son argent. Car il méprise l'or dans lequel croupissent les bourgeois: son chef d'oeuvre est sa liberté, l'acquisition de sa
liberté."
(Michel Onfray / né en 1959)
Citations : "Traité d'athéologie" (2005)
UNE AUTRE BIOGRAPHIE
Interview par Frank Olivier Giesbert sur
l'Université populaire de Caen
Michel ONFRAY, né le 1er janvier 1959, docteur en philosophie a enseigné dans les classes terminales d’un lycée
technique de Caen de 1983 à 2002 avant de créer une Université Populaire à Caen en octobre 2002, puis une Université Populaire du goût à Argentan en 2006. Natif d’Argentan, dans l’Orne, où
il est domicilié.
Il a publié une cinquantaine d’ouvrages
dans lesquels il propose une théorie de l’hédonisme : que peut le corps ? En quoi est-il l’objet philosophique de prédilection ? Comment penser en artiste ? De quelle manière installer
une éthique sur le terrain de l’esthétique ? Quelle place laisser à Dionysos dans une civilisation tout entière soumise à Apollon ? Quelles relations entretiennent l’hédonisme éthique et
l’anarchisme politique? Selon quelles modalités une philosophie est-elle praticable? Quelles chances le corps peut-il attendre des sciences post-modernes ? Quelles relations entretiennent
biographie et écriture en matière de philosophie ? Selon quels principes sont fabriquées les mythologies philosophiques ? Comment déchristianiser l’épistémè occidentale ? De quelle façon
non institutionnelle incarner et transmettre ses idées ?
Les réponses supposent le détour par le vitalisme libertin, l’éthique immanente, l’individualisme
libertaire, le philosophe artiste, le nietzschéisme de gauche, le matérialisme sensualiste, l’utilitarisme jubilatoire,
l’esthétique généralisée, la subjectivité païenne, le libertinage solaire, le corps faustien, la vie philosophique, l’historiographie alternative, l’athéologie post-chrétienne ou les
Universités Populaires.
Ses œuvres l’ont conduit à célébrer les sens décriés, tels l’olfaction et le goût : Le Ventre des philosophes. (1989) (Prix de la Fondation del Duca, Prix Chiavari), L’art de jouir. (1991), Les Formes du
Temps. (1996) et La Raison Gourmande. (1995, Prix Liberté Littéraire).
Pour autant, il ne néglige pas les sens visuels et propose une esthétique contemporaine : L’Oeil Nomade (1993), Métaphysique des Ruines (1995), Splendeur de la catastrophe (2002), Les icônes
païennes (2003), Epiphanies de la séparation, (2004), Le chiffre de la peinture (2008) examinent les œuvres peints de Jacques Pasquier, Monsu Desiderio,
Vladimir Vélickovic, Ernest Pignon Ernest, Gilles Aillaud et Adami. Ou encore, sur l’art contemporain, Archéologie du
présent. (2003). Un ouvrage intitulé Fixer des vertiges analyse les photographies de Willy Ronis (2007). La vitesse des simulacres (2008) propose une réflexion sur
la sculpture. L’organe de la crainte, (2009) une correspondance avec le compositeur Pascal Dusapin, envisagera la musique.
Il s’est également soucié de formuler une éthique moderne athée avec Cynismes (1990), puis
La Sculpture de Soi (1993, Prix Médicis) et d’en proposer la formule politique dans Politique du rebelle (1997). La religion du poignard, (2009) un éloge de Charlotte Corday, La pensée de
midi, sur la genèse des idées libertaires au XX° siècle, affinent ses options politiques. Dans Théorie du corps
amoureux (2000), il tâche de répondre à la question : comment peut-on être libertaire en amour ? Et, dans Le souci
des plaisirs. Construction d’un érotisme solaire (2008) comment élaborer une intersubjectivité sexuelle hédoniste ? Enfin, dans Féeries anatomiques il propose une bioéthique résolument postchrétienne (Prix de l’Union des Athées, 2004). Le Traité d’athéologie (2005) pose les bases radicalement athées de ce projet philosophique.
De même, il a initié des variations sur le thème hédoniste dans les volumes d’un journal philosophique
Le Désir d’être un volcan (1996), Les vertus de la foudre (1998), L’archipel des comètes (2001), La
lueur des orages désirés (2007). Le tome 5 s’intitule Le magnétisme des solstices.
Il a également publié la biographie de l’un des premiers nietzschéens français, Physiologie de
Georges Palante (2002), un essai sur Nietzsche. La sagesse tragique (2006) et un scénario sur la vie du philosophe
L’innocence du devenir, La vie de Frédéric Nietzsche (2008).
Il a aussi écrit Ars Moriendi
(1995), et un récit de voyage en Arctique, Esthétique du pôle nord (2002), en Égypte, À côté désir d’éternité, (1998), en Inde, Les bûchers de
Bénarès (2008). Une Théorie du voyage (2006) propose une méditation sur l’art de voyager.
Son Antimanuel de philosophie (2001),
synthétise avec ironie et jubilation dix-sept années de cours avec ses élèves de Lycée technique. Dans L’invention du
plaisir (2002), il établit la première édition en langue française des textes qui subsistent sur Aristippe de Cyrène et les Cyrénaïques. Enfin, dans Célébration du génie colérique (2002), il rend hommage à la figure de Pierre Bourdieu.
Avec La philosophie féroce (2004),
Trace de feux furieux (2006), il propose une lecture libertaire de l’actualité. La foudre gouverne le monde est le titre du prochain volume à paraître. Le quatrième tome
sera constitué par le journal des présidentielles 2007 : Tout un Léviathan.
Il est édité plus de vingt fois au livre de poche, traduit en néerlandais, brésilien, espagnol (Espagne
et Amérique du sud), allemand, portugais, roumain, japonais, italien, chinois, grec, serbe, coréen, finnois, catalan, turc, anglais (USA, Grande-Bretagne, Canada, États-Unis ) suédois,
polonais, norvégien, hongrois, russe.
La création de l’Université Populaire de Caen en
2002 a été l’occasion de publier : La communauté philosophique (2004), un manifeste expliquant les raisons
de ce projet. Les cours donnés bénévolement dans cet espace où travaillent une quinzaine d’enseignants, ont été publiés sous le titre Contre histoire de la philosophie, tome 1 : Les sagesses antiques ; tome 2 : Le christianisme hédoniste (2006) ; tome 3 : Les
libertins baroques ; tome 4 : Les Ultras des Lumières ; tome 5 : L’eudémonisme social et tome 6 : Les radicalités existentielles (2008). Quelques quatre autres tomes sont
prévus. Le tome 7 s’intitulera La construction du surhomme. Suite à la communauté philosophique (2006)
établit un premier bilan du projet d’architecture en dur pour l’Up de Caen. Ce qui n’est pas donné est perdu
rapportera la chronique de la création et de l’existence de l’université Populaire du goût créée en 2006.
Autres publications : un ouvrage synthétique sur tout son travail La puissance d’exister (2006) ; une pièce de théâtre Le songe d’Eichmann (2008) ; La religion du poignard. Eloge de
Charlotte Corday (Galilée, 2009) ; L’apiculteur et les indiens. La peinture de Gérard Garouste (Galilée, 2009) ; Le recours aux forêts. La tentation de
Démocrite (Galilée, 2009), qui a fait l’objet de la création à la Comédie de Caen-CDN de Normandie, d’un spectacle de Jean Lambert-wild et Jean-Luc Therminarias ; Philosopher comme un chien (Galilée, 2010) ; Le crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne (Grasset, 2010) ;
Apostille au Crépuscule. Pour une psychanalyse non freudienne. (Grasset, 2010).
A paraître : une suite à l’édition audio de ses séminaires à l’Université Populaire de Caen. 15 coffrets
de 13 CD audio parus, plus d’une vingtaine sont prévus. Également : un recueil d’entretiens : Les paroles données
; une anthologie des textes de la philosophie hédoniste : Génie de l’hédonisme ; un texte de morale : Le plaisir de l’Autre.
Travaille à : L’éthique de Camus.
Essai sur la pensée libertaire.
Parution en 2012 chez Flammarion de
L'Ordre libertaire, La vie philosophique d'Albert Camus