Saignon, superbe village, situé à 6 Kms au Sud-Est d'Apt, un vrai bijou que nous avons visité le lundi 9 février. Depuis la veille la pluie avait cessé enfin et nous allions avoir du soleil durant les trois semaines restantes. Saignon est un village belvédère magnifiquement adossé à un rocher; vue superbe sur la vallée d'Apt
Village d'environ 1200 habitants
Présentation :
Le nom du village vient du latin signum qui signifie « le signe ».
Mentionné "Sagnione" au 10ème siècle.
Co-seigneurie des Simiane et des évêques d'Apt qui cédèrent successivement leurs droits sur Saignon au comte de Provence. Sous François Ier, il semble que le village fut racheté par ses habitants après la vente de la seigneurie. Pendant les guerres de Religion, les protestants s'emparèrent du château. Saignon fut de tous temps une place forte importante, qui commandait l'accès au pays d'Apt.
Saignon est situé sur le flanc nord du Grand Luberon, entre Apt et Auribeau. Saignon, un des plus pittoresques villages anciens du Luberon, adossé à un puissant éperon rocheux (qui surplombe la ville d'Apt).
Panorama semi-circulaire permettant de voir le mont Ventoux, le plateau d'Albion, la montagne de Lure, le sud des Alpes de Haute-Provence.Festival de Cinéma François Morénas du 15 juillet au 15 août.
Vie de village importante et conviviale : commerces, restaurants, galeries, ...
Situation géographique :
Saignon est situé sur le flanc nord du Grand Luberon, entre Apt et Auribeau.
Saignon, est un lieu de vacances pour la visite des villages du Luberon
Histoire
Les Gallo-Romains d’Apta Julia font de ce site, dominé par son rocher, l'un de leurs lieux de villégiature. Sur le «Mont Flavien» sont construites de nombreuses villae dont la Villa Obaga, où ont été exhumés des autels consacrés à Bacchus, Mercure et Mithra ainsi que l’épigraphe à la gloire du quatrovir Valerius Fronton.
À la même époque, au cours du IIe siècle, le site de la Molière, au sommet d’une butte dominant le Calavon, est occupé par un vicus gallo-romain. Une nécropole y a été mise à jour avec quatre sépultures à incinération dont les cendres étaient contenues dans des amphores avec un abondant mobilier funéraire dont maints objets en verre.
Le site des Tourettes, fouillé par Dominique Carru et son équipe, a permis de dégager les ruines d’une villa gallo-romaine essentiellement consacrée à la production d’huile et de vin. Elle fut détruite par une horde barbare vers l’an 275 de notre ère].
Au IXe siècle, ce territoire, comme la quasi-totalité de ceux du « Pagus Aptensis », appartient au noble Robert, l’arrière-grand-père de dom Maïeul de Cluny. Un siècle plus tard, il est le fief de Robert II et Farald II Varacon, fils de Raynouard Ier de Saignon. Ils le rétrocèdent à leur cousin Humbert de Caseneuve. Au cours des générations, cette famille, qui va donner les branches cousines des Agoult-Simiane, se partage cette possession avec sa parentèle les Bot et les Gondon.
Dès 976, est édifié sur le rocher un premier castrum au XIe et XIIe siècles, sous les épiscopats d’Alfant et de Laugier d’Agoult, il est remplacé par trois forts, clefs de la défense d’Apt : ces trois castri avaient pour nom Crugière, Méjean et la Roche.
L’abbaye Saint-Eusèbe est prospère, et compte 21 prieurés et églises dans sa dépendance en 1154.
Au XIIIe siècle, ces trois châteaux vont être la cause d’un conflit entre les Simiane et l'Église d’Apt. Il éclate, en 1245, entre l’évêque Guillaume Centullion et Bertrand-Rambaud de Simiane qui s’empare du rocher et rase les fortifications. Ce qui lui vaut d'être excommunié.
La famille s’interpose. Bertrand de Bot obtient un compromis, le 2 juillet 1248, les Simiane renoncent à contester la suzeraineté de l’Église d’Apt sur le rocher et Bertrand-Rambaud voit son excommunication levée par le nouvel évêque Geoffroy de Dalmas.
Calmées, les deux parties vont inféoder Saignon à de multiples co-seigneurs, on en comptera jusqu’à quarante au cours du XIVe siècle. La reine Jeanne, en 1345, récupère l’ensemble du fief à son profit.
La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Saignon fait partie des premières à se rallier au parti angevin.
Peu après la mort du Roi René, le roi de France, Louis XI capte à son profit le comté de Provence. Les familles de la vieille noblesse provençale représentées par Foulque d’Agoult, René de Castellane et Jean de Pontevès, refusant cette main mise, font appel à René II de Lorraine, le petit-fils du défunt. En mars 1481, une partie des troupes du prétendant, conduite par Tinteville, s’installe à Saignon et à Apt.
Pour réduire la rébellion, Louis XI dépêche 18 000 hommes sous le commandement de Galeotti. La répression se déchaîne dans les Alpes provençales, mais par politique, Saignon et Apt sont amnistiés au cours du mois de septembre.
Cette lutte était prémonitoire pour préserver les libertés communales, puisque par deux fois au XVIe siècle, les Saignonnais sont obligés de les monnayer à François Ier et à Henri III qui voulaient les inféoder. Leurs droits sont rachetés 500 écus en 1526 et 300 écus en 1596.
Dans cette période d’intégration difficile, en 1503, les magistrats de Saignon mettent en place un règlement de police des vignes et des champs. Pour lutter contre les vols de nuit, l’amende infligée au contrevenant fut doublée. En 1562, à la demande du Conseil de Ville d'Apt, la cité accueille une garnison de cavalerie censée devoir lutter contre les religionnaires qui tiennent Sivergues et le fort de Buoux. Les cavaliers sont licenciés au bout de trois jours car ils avaient exigé que chaque paire de jours leur soient livrés « douze poules, six moutons, quatre perdrix et deux tonneaux de vin ».
Georges et sa sœur Madeleine de Scudéry, séjournent au château de Valcroissant entre 1630 et 1640. Là, ils se lient d'amitié avec les Rémerville qui habitent le château voisin de Saint-Quentin. Cette relation permettra à Joseph-François de Rémerville, jeune militaire à Paris, d'être reçu dans le salon de la Grande Précieuse.
Jusqu'au début du XXe siècle, au hameau de Saint-Quentin, était exploitée une mine de soufre. Elle fut remise en activité lors de la Seconde Guerre mondiale pour fournir la viticulture en sulfate de cuivre[7].
Il existe deux hypothèses. La première est que ce nom provient d’un homme latin dénommé Sanius qui semble s’être transmis jusqu’au haut Moyen Âge. En effet une charte du Cartulaire de l'Église d’Apt datée de 906 est signée par un Ansegnone (En’ Segnone)[16].
La seconde explique que ce nom vient du latin signum qui signifie « le signe ».[réf. nécessaire] L'énorme rocher à la pointe du village, et qui surplombe la ville d'Apt, servait en effet de lieu de signalisation par les feux qui y étaient allumés pour communiquer de loin en loin entre populations gauloises avant l'invasion romaine (la ville d'Apt fut fondée en 50 avant J.-C.).
Sur cette carte à 3cms au Sud d'Apt, la capitale du Luberon
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Et dans le fond, le Ventoux comme de bien entendu
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L'intérieur du Village
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Place de la Fontaine
L'auberge du Presbytère

Le rez-de-chaussée de l'auberge
caA l'étage de l'auberge
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La vue de l'étageL'Eglise de Saignon


A nouveau le Ventoux
L'Eglise
LA MONTEE VERS LE CHÄTEAU ET LE CHATEAU
Oui des hauteurs de Saignon, après la longue montée vers le château, j'ai pu capter le sommet enneigé du Ventoux avec son observatoire grâce à mon zoom bien entendu. De plateau, on a une vue superbe et circulaire, pas seulement sur lei Mont Ventoux, mais aussi sur les "Monts de Vaucluse", la Chaîne du Luberon, La montagne de Lure, les Alpes de Haute Provence, et toute la vallée d'APT
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