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Marie Trintignant - Biographie
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Marie Trintignant, née à Paris le 21 janvier 1962 et morte à Neuilly-sur-Seine le 1er août 2003, est une actrice française, fille de Nadine Marquand (soeur de l'acteur Christian Marquand) et Jean-Louis Trintignant.
Biographie Carrière d'actrice
Elle commence sa carrière d'actrice de cinéma en 1966 à l'âge de quatre ans avec Mon amour, mon amour de Nadine Trintignant au côté de son père Jean-Louis Trintignant, avant d'enchaîner dans d'autres films de sa mère.
En 1979, alors qu'elle a 17 ans, sa carrière d'actrice commence véritablement avec Série noire1 (1979) d'Alain Corneau, qui entre dans les annales du film noir grâce à l'ambiance sombre et désespérée qui en émane.
C'est dans les années 1980 qu'elle prend toute sa dimension grâce à Claude Chabrol. Son timbre de voix grave et son regard profond sont mis en valeur dans Une affaire de femmes - film dans lequel elle incarne une prostituée, amie du personnage principal incarné par Isabelle Huppert - et dans Betty, dans lequel elle tient le premier rôle, un personnage d'alcoolique en rupture avec sa famille bourgeoise et qui provoque le désordre dans le couple qui la recueille.
Dans les années 1990, elle a le premier rôle dans Une nuit d'été en ville de Michel Deville. Elle se met à la comédie avec des films comme Cible émouvante ou encore ...Comme elle respire, deux films de Pierre Salvadori où elle donne la réplique à Guillaume Depardieu.
En 2000, sous la direction de sa mère t Nadine Trintignant, elle joue le rôle d'une militante du droit à l'avortement dans le téléfilm Victoire, ou la douleur des femmes.
La diversité de ses rôles en fait une actrice énigmatique difficile à classer dans un registre précis.
Elle a été nommée cinq fois aux Césars :
- En 1989 pour Une affaire de femmes (meilleur second rôle féminin) ;
- En 1994 pour Les Marmottes (meilleur second rôle féminin) ;
- En 1997 pour Le Cri de la soie (meilleure actrice) ;
- En 1998 pour Le Cousin (meilleur second rôle féminin) ;
- En 1999 pour Comme elle respire (meilleure actrice).
- Roman, né en 1986, avec le batteur du groupe Téléphone Richard Kolinka ;
- Paul, né en 1993, avec l'acteur François Cluzet ;
- Léon, né en 1996, avec Mathias Othnin-Girard ;
- Jules, né en 1998, avec le réalisateur metteur en scène Samuel Benchetrit.
Le 13 mai 2007, Bertrand Delanoë, maire de Paris, inaugure le square Marie-Trintignant situé entre l'hôtel de Sens et la Seine, rue de l'Ave-Maria, dans le 4e arrondissement
FilmographieCinéma
- 1967 : Mon amour, mon amour de Nadine Trintignant
- 1971 : Ça n'arrive qu'aux autres de Nadine Trintignant
- 1973 : Défense de savoir de Nadine Trintignant : Marie
- 1976 : Le Voyage de noces de Nadine Trintignant
- 1979 : Série noire d'Alain Corneau
- 1979 : Premier Voyage de Nadine Trintignant
- 1980 : La Terrasse (La Terrazza) d'Ettore Scola
- 1981 : Un matin rouge de Jean-Jacques Aublanc
- 1981 : Eaux profondes de Michel Deville
- 1983 : Les Îles d'Iradj Azimi
- 1985 : L'Été prochain de Nadine Trintignant
- 1987 : Noyade interdite de Pierre Granier-Deferre
- 1988 : La Maison de Jeanne de Magali Clément
- 1988 : Une affaire de femmes de Claude Chabrol
- 1990 : Wings of Fame (les ailes de la renommée) de Otovar Votocek
- 1990 : Nuit d'été en ville de Michel Deville
- 1990 : Alberto Express d'Arthur Joffé
- 1991 : Les Amants du Pont-Neuf de Leos Carax - voix uniquement -
- 1991 : Contre l'oubli de Chantal Akerman - documentaire pour Amnesty International
- 1992 : Betty de Claude Chabrol
- 1993 : L'Instinct de l'ange de Richard Dembo
- 1993 : Cible émouvante de Pierre Salvadori
- 1993 : Les Marmottes d'Elie Chouraqui
- 1995 : Les Apprentis de Pierre Salvadori
- 1995 : Fugueuses de Nadine Trintignant
- 1996 : Des nouvelles du bon Dieu de Didier Le Pêcheur
- 1996 : Le Cri de la soie d'Yvon Marciano
- 1996 : Ponette (1996) de Jacques Doillon
- 1996 : Portraits chinois de Martine Dugowson
- 1997 : Les Démons de Jésus de Bernie Bonvoisin
- 1998 : ...Comme elle respire de Pierre Salvadori
- 1998 : Le Cousin d'Alain Corneau
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2000 : Promenons-nous dans les bois de Lionel Delplanque
- 2000 : Le Prince du Pacifique d'Alain Corneau
- 2000 : Harrison's flowers d'Elie Chouraqui
- 2000 : Les blancs d'Eric Woreth
- 2001 : Sur la pointe du cœur d'Anne Lévy-Morelle - documentaire, voix uniquement -
- 2002 : Une longue, longue, longue nuit d'amour - (Una lunga, lunga, lunga notte d'amore) de Luciano Emmer
- 2002 : Petites Misères de Philippe Boon et Laurent Brandenbourger
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2002 : Total Kheops d'Alain Bévérini
- 2002 : Corto Maltese : La Cour secrète des Arcanes de Pascal Morelli (voix uniquement)
- 2002 : Lo, un jour où il y aura la nuit d'Olivier Brut - voix uniquement -
- 2002 : Ce qu'ils imaginent d'Anne Théron
- 2003 : Le Beau Sexe
- 2003 : Les Marins perdus de Claire Devers
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2003 : Janis et John de Samuel Benchetrit
- 1985 : Femme fidèle de Dominique Maillet
- 1986 : Paulette et son prince de Thierry Barrier
- 1996 : Gorille, mon ami d'Emmanuel Malherbe
- 1999 : Elle grandit si vite d'Anne Théron
- 1977 : Madame le juge (série - épisode L'Innocent)
- 1984 : La Groupie
- 1988 : Médecins des hommes
- 1988 : La Garçonne
- 1988 : Sueurs froides (série - épisode À la mémoire d'un ange) de Claire Devers
- 1989 : Marat : Charlotte Corday
- 1993 : Rêveuse jeunesse
- 1994 : Arrêt d'urgence
- 1994 : Le Misanthrope
- 1996 : L'Insoumise de Nadine Trintignant
- 1996 : Le Secret d'Iris
- 1997 : La Famille Sapajou
- 2000 : Victoire, ou la douleur des femmes de Nadine Trintignant
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2003 : Colette, une femme libre de Nadine Trintignant
Théâtre
- 1981 : Son premier grand rôle dans Les Nuits Blanches de Dostoïevski - mise en scène Alain Gambin avec Jean-Luc Battini en tournée à travers la France
- 1990 : Y'a pas que les chiens qui s'aiment de et avec Marie Trintignant et François Cluzet, Théâtre national de Chaillot
- 1992 : Belgicae d'Anita Van Belle, mise en scène Pierre Pradinas, lecture Festival d'Avignon
- 1994 : Pour Roland Dubillard, lecture Festival d'Avignon
- 1994 : Le Retour d'Harold Pinter, mise en scène Bernard Murat, Théâtre de l'Atelier
- 1995 : Néron de Gabor Rassov, mise en scène Pierre Pradinas, Théâtre de la Bastille
- 1997 : Néron de Gabor Rassov, mise en scène Pierre Pradinas, Le Trianon
- 1999 : Poèmes à Lou de Guillaume Apollinaire, mise en scène Samuel Benchetrit, avec Jean-Louis Trintignant, Théâtre de l'Atelier
- 2002 : Comédie sur un quai de gare de Samuel Benchetrit, avec Jean-Louis Trintignant, Théâtre Hébertot
Enregistrements
En 1990, elle joue le rôle de Bianca, une chanteuse pop au purgatoire dans le film d'Otakar Votocek Wings of fame (« Les Ailes de la renommée »), mais l'enregistrement de la chanson qu'elle y interprète n'est pas disponible.
En novembre 2001, elle interprète la chanson Je suis dev'nue la bonne en duo avec Thomas Fersen, lors de l'émission en public Absolument fabuleux sur France Inter. En 2003, toujours avec Fersen, elle enregistre Pièce montée des grands jours, chanson éponyme de l'album de ce dernier.
En 2003, dans le film Janis et John de Samuel Benchetrit, elle interprète le rôle d'une femme qui se fait prostituer
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26 juillet 2003, la comédienne française Marie Trintignant se trouve à Vilnius en Lituanie où elle achève le tournage du téléfilm "Colette" dans lequel elle tient le rôle principal. Son compagnon depuis quelques mois Bertrand Cantat, le leader du groupe "Noir Désir" se trouve à ses côtés. Les deux artistes s’étaient rencontrés à Vaison la Romaine le 3 juillet 2002.

La soirée débute par un pot de fin de tournage organisé par l'équipe du téléfilm. Plus tard, le couple passe boire un dernier verre au domicile d'un assistant lituanien, Andreus
Leliuga. Bertrand Cantat semble très contrarié. L'ambiance est tendue, le couple a une dispute et Cantat dans un geste
d'énervement casse un verre en le jetant contre un mur. Il s'excuse puis Bertrand et Marie décident de rentrer à l'hôtel Domina Plaza où ils logent depuis deux mois.Arrivés dans leur chambre la querelle reprend. A l'origine de ce conflit, un SMS de Samuel Benchetrit reçu par Marie Trintignant. Dans son message à caractère professionnel, l'ex-époux de Marie termine par " ma petite Janis" en référence au film Janis et John qu'ils viennent de tourner ensemble.
Bertrand Cantat, très jaloux, ne supporte pas ce petit mot et entre dans une violente colère. Il faut dire que Marie refuse qu'il téléphone à son ex-épouse Kristina Rady. Il venait d'ailleurs de lui signifier qu'ils n'auraient plus de relations qu'à propos de leurs enfants pour prouver à Marie qu'il se consacrait totalement à elle.

Dans la chambre le couple fait beaucoup de bruit. A tel point que le responsable de permanence va frapper à leur porte. Cantat ouvre la porte et s'excuse en promettant à l'employé qu'ils vont arrêter.
Mais la dispute n'est pas terminée pour autant.
Soudain Marie Trintignant excédée par la scène que lui fait son compagnon explose. Ses mots sont très violents et insultants vis à vis de Kristina et des enfants de Bertrand. C'est alors que les gestes prennent le pas sur les mots. Dans la lutte qui oppose les deux amants, Bertrand Cantat porte plusieurs coups au visage de la comédienne qui tombe au sol, inanimée.
Cantat ne se rendant semble-t-il pas bien compte de la gravité des blessures de sa compagne la porte jusque dans son lit. Dans la nuit il appelle au téléphone Vincent, le frère de Marie et lui parle "d'une sale situation". Vincent rejoint le chanteur à l'aube mais ne mesure pas l'ampleur du drame qui est en train de se jouer. Ce n'est qu'à 8 heures qu'il se décide enfin à appeler les secours.
Le 29 juillet 2003 une équipe médicale française pratique l’opération de la dernière chance à l’hôpital de Vilnius.
Marie Trintignant se trouve dans un coma profond. Pour les médecins qui s’occupent d’elle, le pronostic vital est extrêmement réservé. Dans les jours qui suivent, son état se dégrade et le 31 juillet 2003 elle se trouve dans un coma irréversible avec un encéphalogramme totalement plat.
Malgré l'avis défavorable des médecins, Nadine Trintignant décide de faire rapatrier sa fille en France par avion médicalisé. Elle décède des suites de ses blessures le 1er août 2003 à 10 heures 20 dans une clinique de Neuilly sur Seine.
De son côté Bertrand Cantat est placé en détention provisoire dès le 27 juillet.
Totalement désespéré par son geste, il tente de se donner la mort en absorbant une
grande quantité de médicaments. Après avoir subi un lavage d'estomac il est transféré de sa cellule à hôpital de la prison en raison d’inquiétudes sur son état de santé mentale. 
Le 8 août 2003 il est inculpé de meurtre par le parquet de Vilnius. Le procureur général Antanas Klimavicius refuse l'extradition du chanteur vers la France. Le crime ayant été commis en Lituanie, il doit être jugé en Lituanie.
A Vilnius comme à Paris, l'enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes du drame. Les analyses toxicologiques effectuées sur Cantat ne relèvent pas de traces de stupéfiants.
Cependant, selon un médecin toxicologue lituanien les résultats des expertises sont influencés par la désintoxication de Bertrand Cantat à
la suite de sa tentative de suicide.
L’autopsie réalisée en France indique que l’actrice a été violemment frappée et secouée à plusieurs reprises et écarte implicitement la
thèse d’une chute accidentelle. L’examen du corps relève de multiples traumatismes du visage, un oedème général du cerveau et une fracture des os du nez.
Lors de ses auditions, Bertrand Cantat reconnaît
avoir frappé plusieurs fois Marie et se déclare responsable de sa mort. Donnant sa version des faits aux enquêteurs, il affirme que Marie Trintignant posait beaucoup de questions sur son épouse
Kristina car elle
restait très jalouse de cette femme qui lui avait donné un enfant quelques mois auparavant. A leur arrivée à hôtel vers minuit et demi, il raconte que leur querelle s'est envenimée et que Marie
est apparue comme jamais il ne l’avait vue, en furie, hystérique. Elle a frappé un premier coup, l’a agrippé et il est tombé. Il explique ensuite être sorti de ses gonds et avoir donné plusieurs
gifles plutôt violentes à sa compagne. Il déclare enfin n'avoir jamais eu conscience de la gravité de la situation.
Le 20 août 2003,
la juge française Nathalie Turquey signifie à Cantat sa mise en examen dans une enquête distincte
de la justice française pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et non-assistance à personne en danger.
Début septembre 2003, les parents et les amis du leader de Noir Désir organisent une soirée de soutien en son honneur dans un café de Vilnius et rendent hommage à Marie Trintignant en projetant
le film Betty de Claude Chabrol. Cette initiative est jugée indécente par maître Kiejman, l’avocat des Trintignant.
Quelques jours plus tard, le 11 septembre 2003,
la maison landaise dans laquelle Bertrand Cantat vivait
avec son épouse et ses enfants avant de partir s’installer avec Marie à Paris est totalement détruite dans un incendie. Xavier Cantat, le frère de Bertrand déclare aux enquêteurs qu’il avait reçu
des messages sur son répondeur la veille du sinistre tout comme les membres du groupe Noir Désir dans lesquels étaient proférées des menaces telles « on va vous cramer » ou « vous allez payer ».
La police privilégie la piste criminelle. A la suite de cet incendie la famille de Cantat ainsi que les membres de Noir Désir sont placés sous protection
policière.
Le 30 septembre 2003 Nadine
Trintignant publie un livre « Ma fille Marie » dans lequel elle désigne Cantat comme « le meurtrier » de sa fille. Malgré les protestations et la demande d’interdiction proférée par l’avocat
bordelais de Bertrand Cantat,
la cour d’appel de Paris n’interdit pas la vente du livre mais demande que soit inséré un encart rappelant que le principe de la présomption d'innocence s'applique à Bertrand Cantat.
Fin Octobre 2003 dans un rapport complémentaire d’expertise, deux médecins de l'Institut médico-légal de Paris estiment que les blessures observées sont "compatibles" avec les déclarations
de Bertrand Cantat.
"C'est l'ensemble des traumatismes et surtout les mouvements violents de va et vient de la tête qui ont été responsables des lésions mortelles observées", notent les deux
médecins.
Par ailleurs l’examen toxicologique confirme qu’au moment des faits le chanteur était sous l’emprise de l’alcool (circonstance aggravante en droit lituanien) mais ne confirme pas l'absorption de
médicaments ou de drogues contrairement à la victime qui avait consommé de manière régulière du cannabis durant les six derniers
mois de sa vie.
Le 20 février 2004,
le parquet de Vilnius annonce la fin des investigations sur cette affaire et fixe au 16 mars 2004 le
début de procès.


Maître Kiejman, l'avocat de la famille Trintignant
Kristina Radi dans la salle, attendant le jugement
Confrontation du père Cantat et de Roman Kolinka, le fils de Marie Trintignan.
8 ans de prison ferme, le verdict est tombé...Kristina Radi
Après quinze jours d’audience Bertrand Cantat est
condamné à huit ans de prison, un an de moins que ce qu’avait requis le procureur dans son réquisitoire au cours duquel il a déclaré qu’on ne pouvait pas qualifier cet homicide d’involontaire.
Les deux familles font appel du jugement puis se désistent finalement à quelques jours du second procès prévu le 30 juin 2004.
Le 29 septembre 2004 Bertrand Cantat rentre
en France où il purge sa peine dans une prison de la région toulousaine.
Il sort de prison en 2007
KRISTINA RADY, l'épouse de Cantat se donne la mort en janvier 2010
Du côté d'Uzès, entretiens avec André Asséo,
par Jean-Louis Trintignant,
Cherche Midi, 198 p., 16 euros (en librairie le 10 mai).
(André Asséo Nous échangeons quelques paroles d'amitié. Je n'ose attaquer la disparition de Marie. La pudeur de Jean-Louis m'empêche d'en parler. Il doit sans doute s'en apercevoir, puisque, à l'issue d'une phrase sans grand intérêt il enchaîne ainsi:)
Jean-Louis Trintignant La mort de Marie fut la plus grande souffrance de ma vie. Il était impossible d'imaginer un jour sans entendre sa voix, sans voir son sourire. Rien au monde n'aurait pu m'atteindre davantage. Pendant deux mois, je suis resté prostré. Un mort-vivant, incapable du moindre mouvement. Deux mois pratiquement sans ouvrir la bouche, sans émettre le moindre jugement. La vie autour de moi passait sans que je m'en aperçoive. Au bout de ce long temps, j'ai décidé de vivre. De revivre. La poésie est venue à mon secours. Déjà, avec Marie, nous avions travaillé Apollinaire. Il me fallait suivre ce chemin. La poésie est devenue plus importante qu'elle ne l'était auparavant. Elle fut pour moi un refuge qui représentait une vie différente. [...]
Au plus fort de ta souffrance, y a-t-il eu des moments où tu as pensé au suicide?
Bien sûr. Lorsque la rage est en toi, les sentiments les plus extrêmes deviennent normaux. Mais j'y pense toujours. Tout le temps. J'ignore si la mort peut être plus forte que les rares moments de bonheur que me procurent un spectacle de poésie ou un repas avec un ami.
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| Marie Trintignant en 1996 (Sipa) |
Un jour, tu m'as assuré que si tu rencontrais l'assassin de Marie, la haine que tu avais en toi pourrait t'amener à le tuer.
Aujourd'hui encore, le manque de Marie, la douleur causée par son absence sont tellement évidents qu'un supplément minime de souffrance pourrait me conduire à cet acte. Mais je me dois de penser aux quatre enfants dont ma fille s'occupait avec tant d'amour, et je me dis qu'ils méritent autre chose que de la haine. [...]
SAMUEL BENCHETRIT (né le 26 juin 1973 à Champigny-sur-Marne) est un écrivain, acteur, scénariste, réalisateur, et metteur en scènefrançais.
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Biographie Benchetrit
Issu d’une famille modeste (son père est serrurier), il met un terme à sa scolarité à 15 ans pour se lancer dans la vie professionnelle1. Accumulant les petits emplois, il travaille par exemple comme assistant photographe ou comme ouvreur de cinéma1.
En 2000, il publie son premier roman, Récit d’un branleur.
Après avoir réalisé deux courts-métrages, il passe au long en 2003 avec la comédie Janis et John, où il dirige sa compagne de l'époque Marie Trintignant. Samuel Benchetrit garde un souvenir douloureux de son adolescence, un thème souvent abordé dans ses romans, de plus en plus personnels. À 33 ans, il entame ainsi sa biographie en 5 tomes sous le titre Les Chroniques de l’Asphalte, dont le 1er tome est paru en 2005 et le deuxième en 2007. Le troisième tome de la série sort en 2010.
En 2008, il revient au cinéma avec J’ai toujours rêvé d’être un gangster, qui reçoit notamment le prix du meilleur scénario au Festival du film de Sundance 20082.
En 2009, il publie un nouveau roman, Le Cœur en dehors, qui obtient le prix populiste 20093.
En 2011 sort son 3e long métrage, Chez Gino, avec José Garcia.



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