Alors là, il s'agit d'un de mes quartiers préférés. Le square Viviani et l'Eglise Saint-Julien à
l'ombre de Notre-Dame, donnant sur le Quai de Montebello et construite avec les pierres qui n'ont pas été utilisées pour la construction de Notre Dame. C'était en 1170. La façade actuelle
date du 17e siècle. C'est une église de rite grec melkite catholique. C'est là que je vais m'asseoir sur un banc à l'ombre du celèbre Robinier "Faux acacia", vieux de 400 ans, ce lundi
vers 16h30 parce que tout de même quelle journée!!!. Voici Notre Dame vue du Square
Et voici l'Eglise Saint-Julien le Pauvre
Les rues avoisinantes (Galande etc..)
Mais avant de me reposer dans le Square,
je suis allé revoir pour la Xe fois ma librairie anglo-saxonne Shakespeare and Company. J'y suis allé loger et servir pendant 3 jours dans les années soixante. Le fondateur de la Librairie
était américain et s'appelait George Whitman. Il a ouvert cette librairie en 1951, pour faire renaître la librairie anglo-saxonne qui avait été tenue rue de l'Odéon par une certaine Sylvia Beach,
de 1910 à 1941,Sylvia Beach la première à avoir publié l'Ulysse de Joyce. La librairie avait été fermée en 1941, Sylvia ayant refusé de vendre un exemplaire du Finnegan's wake de Joyce à un
officier allemand
En 1951 Whitman ouvre au 37 de la rue de la Bucherie, "Le Mistral" qui deviendra Shaekspeare and Company à la mort de Sylvia Beach
Cette librairie était fréquentée par des américains de la Beat Generation, tels que Ginsburg et Burroughs. Fréquentée aussi par Henti Miller. A l'époque, George m'a montré la petite chambre, un réduit où Henri Miller emmenait ses conquêtes draguées dans la librairie. Un lit et un petit lavabo (même pas un bidet)
Au jourd'hui encore, environ 13 personnes passent les nuits sur des matelas étalés par terre en échange de
quelques heures consacrées à la Librairie. Le soir on soupait ensemble dans une petite kitchenette ouverte sur les rayons et on refaisait le monde comme aujourd'hui, on défait le monde. Environ
40.000 personnes ont logé là-bas
C'est donc de retour dans ce square que je vais recevoir deux appels sur mon portable. Le premier de l'écrivain franco-algérien Leila Marouane, qui me dit disposer d'une heure et qu'elle m'attend à 17h00 en face du Metro Saint-Placide, dans un café de la rue de Rennes et un autre de Poline Carton qui m'attend à la Mosquée de Paris. Trop tard Poline, je viens de m'engager mais on se retrouve demain, jour de grève, à la Fnac de la Place d'Italie.
Me revoici donc parti pour Saint-Placide et la journée est loin d'être finie, car une heure va durer 5 heures, jusqu'à minuit. Voir l'article suivant

