Je quitte le Musée Branly vers 14h00 ce dimanche 10 octobre 2010 et décide de longer la Seine jusqu'à plus soif. Une chance extraordinaire: à cause des 20 Kms de Paris, les quais sont libérés, la circulation automobile ayant été coupée. J'ai l'impression de me promener sur une digue ou carrément sur la plage. Enfin une promenade sans carbone et sans bruit. Dans les trémies, des cyclistes et des patineurs silencieux. Une fille veut me filer un patin, mais je refuse: Je veux les deux..Non me dit-elle, elle doit pouvoir rentrer chez elle, bref...
Voyez le plan. Je pars de la gauche (au grand désarroi de Sarko), on peut dire de la Tour Eiffel, de l'espace Branly-Eiffel et je vais me taper les ponts suivants: Alma, Invalides, Alexandre III et ses Grand et Petit Palais, l'Assemblée Nationale et son Pont de la Concorde, la Passerelle de Solferino, sa statue de Thomas Jefferson, Le Palis d la Légion d'honneur et ensuite l'immense Musée d'Orsay et son Quai Anatole France, le Quai Voltaire et son Ecole des Beaux-Arts et juste avant l'Ecole je vais prendre la rue des Saints-Pères et tourner à droite, rue de Verneuil, chez Gainsbarre et ensuite par la rue St Benoît, je me rendrai par les rues Bonaparte et Apollinaire , sur la Place St Germain des PRés
Avant
de partir je me retourne et salue le Pont de Bir-Hakheim, Brando et Bertolucci. Le dernier tango c'était là, en
1972
Et très vite je suis invité à vider un litron de rouge (Cuvée des égoûts de Paris) par des SDF. Eh bien oui ça existe,
messieurs-dames du 16e qui êtes en face, et encore ce sont des privilégiés, ils n'ont pas encore été "boutés hors" par la police de Sarko. Heureusement les gars que vous avez un maire socialo,
qui apprécie aussi le caviar de la Seine
Ah voici à l'horizon le Pont Alexandre III et les 2 Palais, le Grand et le Petit, sur la gauche
Le Pont Alexandre III et ses colonnes d'Or, incontournables, de quoi résoudre le problème des caisses de pensions
Et puis il faut passer en-dessous du Pont Alexandre III, plus armaturé et bétonné que celà tu meurs. Et en plus les auto-pompes de la ville de Paris qui dégagent les crasses des 20 kms de Paris, sachets de frites, Fantas et autres capotes et vont hélas lâcher la meute des automobilistes frustrés, grands dieux, il fait beau et ils avaient bien le droit eux aussi de faire leur promenade gazée en voiture. Derrière ces camions il ya une file énorme, je l'ai compris après, heureusement. Terminé, les cyclistes et les patineur.
Voici sous le Pont, l'Enfer de Dante
Solferino et son Thomas Jefferson
Et donc là, par la rue des Saints-Pères, je vais bifurquer vers la rue de Verneuil et St Germain-des-Prés



