Suivant de près mon journal de l'époque qui devient de plus en plus copieux et dont je ne transcris ici que des extraits, je suis obligé de rédiger 4 articles par an, soit un par trimestre. Je commence cet article à la page 4497 de mon journal, 12e tome.
Avril 1989. une visite de la soeur de ma femme, qui a dû l'appeler en renfort. Un show qui touche à la catastrophe. A 1 heure du matin, excédé de ce tribunal, je monte me coucher ce qui me permet d'éviter 2 heures de plus, d'hystéries et de vomissements. Le lendemain je suis réveillé par les cris de mon petit-fils appelant sa mère. Mais où est passée sa mère???Je le prends dans mon lit. J'ai fini par me relever pour trouver ma belle-soeur couchée dans mon bureau et Céline sur le divan du salon "et des taches de vin blanc et de vomissures, me lava, dispersant gouvernail et grappin" aurait dit Rimbaud. La décomposition de deux femmes de 40 ans. Pas tonique. Ma fille a assisté à tout ce show et m'a raconté . Ma fille a 25 ans. Quel spectacle!. Ma belle-soeur, sans aucun respect des autres, criaillant, piaillant, essayant de casser tous les verres, vomissant sur le carrelage du living, venant s'écraser sur le lit de mon bureau, foulant aux pieds mes dossiers professionnels que je retrouve sur le sol et qui n'aura même pas eu au réveil la délicatesse de remettre son bordel en ordre, ni de refaire le lit, ni de s'excuser. Ce sont ces gens-là qui viennent vous faire la morale à domicile. Ces gens-là Monsieur....
Je suis remonté dans mon lit, écoeuré. Et à 18 heures, j'ai vu à la télé anglaise deux femmes vraiment belles, les JUDDS, dans un duo de Country, une merveille, le monde de la musqiue avec une joie, une beauté, une santé, un vrai contraste avec toute cette triste lourdeur embourbée des Nassogne. Ca m'a guéri. Je suis monté à mon piano, comprenant d'une manière lumineuse, que c'est l'Art qui me sauvait et me conservait une santé morale en me permettant de toujours reprendre le dessus. Et aujourd'hui, 24 ans plus tard, je confirme et m'octroie le droit de remettre les pendules à l'heure. Dans la vie il y a des gens qui agissent et d'autres qui râlent sans arrêt contre les gens qui agissent... et passent leur vie à cela. On n'y peut rien.....
La carrière abandonnée de Tony-Amberloup où je vais chercher des pierres de grès rose pour en pavoiser les rives intérieures de mes étangs, à cause des rats musqués qui creusent des galeries. Ma maison qui a 400 ans a été construite en partie avec ces pierres de grès. Même le mortier était en grès rose
Céline avec un ami bricoleur, Jean-Pierre de Gothal, creuse une fenêtre dans la cuisine. Pour pouvoir se sauver peut-être????
Je repars en tournée ce 4 avril et il neige de plus belle. Région de Spa et de Verviers
Dans tous les restos que je fréquente lors de mes inspections professionnelles, les patrons et le personnel me voient en train d'écrire inlassablement dans mon journal du moment, avant et après le repas. C'est mon grand défouloir
Le village de Schoenberg dans le sud des cantons rédimés, en inspection, près de la frontière allemande
Et le we, des promenades avec ma chienne, de plus en plus fréquentes car la maison est devenue invivable. Me voici à Freux, tout près de chez moi. Etangs et cascades, l'EAU toujours l'EAU


Et comme par hasard mes reflets dans un miroir
Et puis cette expo "Un quart d'heure d'avance" à laquelle j'ai renoncé à participer, une de plus, parce que tout cela m'emmerde. BÔ Simon apprend mon désistement. Il m'écrit
Et la Presse à ce sujet
A mon ami Daniel Seret je dis "quand cesseras-tu de bavarder autour de la peinture". Seret qui devient de moins en moins mon ami
Et puis cette réunion des cadres de ma banque à GENVAL dans un décor de carton-pâte le 12 avril, avec lac artificiel en prime. Non je n'irai ni à l'apéro, ni au souper
Je me volatilise et rentre dans les ardennes. Ouf ! Un peu d'air pur
Et c'est le retour dans les rédimés du Sud (cantons germanophones), Heppscheid-Heppenbeach, Amel, Schoenberg
Ma fille Valérie trouve une place à mi-temps chez un avocat à Luxembourg
Hospitalisation de Serge Gainsbourg. Arrêt total du tabac et de la bibine sinon il sera aveugle dans un an et mort dans deux. On va lui enlever une partie du foie
Lettre ouverte aux jeunes d'aujourd'hui: "Faute d'avoir des tripes on a des fripes"
Le 16 avril je vais voir la maison achetée à Saint-Hubert par ma fille et qui est en cours de rénovation, route de Poix. La voici. Elle est hitchcockienne, perchée sur un rocher, au lieu-dit " Moulin d'en Bas"
Je termine Regain de Giono:
"On sent que la terre s'est passionnée pour un travail qui éclate en gémissements d'herbes et passages de bêtes sauvages"
"Le vent éparpille de la rosée comme jeune poulain qui se vautre"
"C'est tiède comme la vie sous le poil des bêtes, ça sent amer"
"De larges navires d'ombre naviguent sur les collines...Il passe dans le vent un corbeau tout éperdu, roulé comme une feuille morte"
Pudeur, je me sens partir avec pudeur. Très beaux dialogues néanmoins avec Dominique Marx de Bertrix, sculpteur, que je connais depuis 1980
Je commence "Avec mon meilleur souvenir" de Françoise Sagan ainsi que le" BREL" d'Olivier Todd
Dans la région de St Vith et Schlierbach à la frontière allemande, puis Rocherath et Elsenborn
J'ai eu hier un récit atroce. Mon père après son opération a été invité par ma mère, chez lui, enfin chez eux, pour manger, avant de retourner dans son home. Etienne mon frère de 8 ans plus jeune que moi, donc 44 ans, est allé le chercher dans son home liégeois, du côté de Coronmeuse,, ou ma mère l'a plaçé. Il paraît qu'a table mon père gémissait-douleurs post-opératoires. Ma mère lui aurait alors dit que s'il continuait, elle ne viendrait plus le voir au home. Mon père aurait répondu que dans ce cas, il n'avait plus qu'à mourir. Et ma mère lui aurait répondu que ce serait en effet mieux comme cela. Mon frère indigné, qui est pourtant aussi doux que je ne le suis pas, aurait alors dit à ma mère qu'elle était une crapule (ce que je sais depuis longtemps).
Voici donc une anecdote sur l'amour d'un couple chrétien convaincu, qui a fêté en grand pompe ses 50 ans de mariage (non bien sûr je n'y étais pas), afin de faire éclater aux yeux de la ville de Liège, à quel point leur couple" chrétien" était exemplaire
Je trouve cela plus que pénible. Le sadisme de ma mère, femme désséchée qui laisse to:mber son masque... enfin.., le masochisme de mon père, qui ne survit que pour cette femme idéalisée qui en réalité est un monstre. Ce que je lui avais dit-à mon père-lors de notre dernière conversation téléphonique, il y a quelques années. Ce qui avait amené mon père à exiger des excuses que j'ai refusé de donner. Ce qui causera nore rupture définitive. Mon père a une image de la femme totalement sublimée et il a empoisonné ma vie avec cette image fantasmatique qui m'a empêché par la suite de retrouver sur le tard, un père dont j'avais été totalement privé dans mon enfance de guerre. Pour lui ma mère était une sainte. Mon père, lui avait une vocation de martyr
Ce 18 avril, je reçois une carte de mon ami Marcel Reynders qui est à Tourettes-sur-Loup
A Wiesenbach, je passe trois heures chez les Schouteden (Simone Huby), couple de peintres dont j'ai déjà parlé. Cela fait du bien.
On parle pas mal de Jean-Pierre Grafé, l'avocat liégeois, futur Ministre, dans le bouquin sur Brel. C'est lui qui m'a présenté à Jacques, jadis
Il neige toujours ce 27 avril
Brel adorait ce livre que je vais acquérir au Carrefour Messancy et qui est "L'ÏLE" de Robert MERLE
J'ai repiqué du lierre, cueilli à Rossignol, tout autour de ma maison en pierres de schiste à Moircy
"Non ce ne sont pas les femmes qui bouffent les hommes, comme le disait Brel, ce sont les hommes qui se laissent bouffer par leur "Anima", leur inconscient féminin archaïque comme le disait Jung
Un grand chanteur qui s'annlonce: Philippe LAFONTAINE
Blandy Mathieu, la peintre de Virton quitte la Belgique et va s'installer à Nice. Je vais la voir à Virton dans son café Le Bistro. Son compagnon André Wargny qui travaille à la Poste et qui est peintre et écrivain, hésite à partir. Voici des photos du BISTRO qui est mis en vente
A droite en-dessous André Wargny. Au mur des peintures d'ARENKA
Et nous voici en mai avec l'Expo-Porc de Bô Simon au Casino de Marche-en-Famenne

Très belle expo, Bô ayant amassé une collection invraisemblable sur le thème du clochon au fil des ans. Il s'intitule lui-même PORCOLOGUE
BREL toujours lui "Si j'aime les hommes c'est surtout parce que c'est pas des femmes" (Quel aveu!!!)
"Aznavour c'est le seul homme que je connaisse , capable de rentrer debout dans une Rolls"
"La Belgique c'est un terrain vague où des minorités se disputent au nom de deux cultures qui n'existent pas"
Reçu une lettre de Catherine Lieutenant qui me parle d'un peintre qui expose à Verviers, un certain François De Clercq, 51 ans qui est un ami de Sebastien Evoy, dont les Blavier m'ont déjà parlé. Le peintre en question a entendu parler de moi. Catherine semble ignorer que je me suis retiré de l'exposition de Marche et s'excuse de ne pas pouvoir venir.
Je commence le KAHNWEILER d'ASSOULINE
Le 6 mai j'apprends que Gricha, le macaque de Nina de Smedt-Auer a disparu dans la forêt depuis mardi. Je pars à sa recherche avec Craquotte, mes jumelles et une carte d'Etat-Major. J'appelle le singe de forêt en forêt et repasse chez Nina, Gricha est revenue il y a 5 minutes. Avec Nina, on fête cela au whisky
A Tony, la vue depuis le chalet de Nina Auer mon amie allemande.
Je suis tout le temps à l'Arlequin, un café situé derrière le cimetière de Saint-Hubert, avec un étang...encore
Le 8 mai réunion Ippa à Charleroi
Je termine Hécate de Pierre-Jean JOUVE, ainsi que Vagadu
A la recherche de Nénuphars, ce samedi 13 mai avec Luc Verhaegen de Freux et son copain Eric SIMON. Ensuite nous allons dans un étang à Hatrival. Bon contact avec Eric Simon. Nous ne trouvons que des Potamots nageants. Eric me donne la recette du Maitrank.(aspérule odorante) Eric travaille à la SNCB à Stockem (Arlon). Il habite à Remaux-Bougnimont, un petit village près de chez moi et il y est régisseur d'un château avec sa mère
Je repique des Angéliques près du petit étang
Le WE de la Pentecôte (15 mai)restera celui des Nénuphars ramenés d'Auby par Luc et Eric
Valérie commence son stage à Bruxelles ches Collard et Colette
Je dois incessamment être évalué par ma société, une sorte de bilan de l'efficacité de mon travail. Ca commence à sentir le roussi. Un inspecteur viendra passer 3 jours avc moi dans mes agences
Je me sens de plus en plus révélé à moi-même et de plus en plus cohérent vis-à-vis de cette révélation. Je pense n'avoir plus grand chose à faire sur cette terre, si ce n'est de révéler à d'autres personnes-et encore-quelques gargouillis tout à fait intimes et subjectifs mais issus, rouges et trempés d'une sacrée vie, à la fois intérieure et extérieure
Mon père va mourir et je n'ai pu percevoir de lui qu'une chiffe molle que j'ai essayé de secouer pour lui dire "Papa, parle, vide tes tripes" pour ne sentir finalement entre mes mains qu'un petit corps d'intellectuel tremblant, ce corps qui cependant à l'époque jouait allègrement du scalpel sur des billards sans verdure et ne parvenait, tout essouflé qu'à me dire "Tu devrais demander pardon à ta mère". Ca c'est de l'éthique de couple catho style "Anneau d'Or". Etre purs et masos comme le Christ au Golgotha
Mon petit-fils Renaud (2ans et demi) est à la maison. Il est adorable mais il pèse aussi, il pompe l'air. Un gosse comme celui-là, il faut qu'on s'en occupe entièrement ou rien. Et là il faut être bâti pour. Je m'en occupe commme je peux. Avec moi il vit le physique. On parle de la BOSQUE comme il dit (lisez la Boxe) que j'ai pratiquée un peu jadis. Mais aussi quand je lui demande "Renaud que feras-tu quand tu seras grand?" il répond "Dans l'Eau!!"Ah bon. Et puis il y a la musique, guitare, piano et Niagara et Sarbacane de Cabrel. Que deviendra-t'il???Homme de scène, comédien, musicien, sportif, clown. Ou tout à la fois????
Voici mes étnags au mois de mai 89. De plus en plus de plantes aquatiques. Les premières Laiches de la Semois, aux feuilles coupantes comme des lames de rasoir
Nouvelle viste chez le toubib le 24 mai. Grâce au Lomir ma tension est redevenue presque normale en dépit des circonstances
Je repars sur la Gaume et mange au bord des étangs de Rabais un de mes lieux de prédilection où Craquotte adore se baigner. Je revois Blandy Mathieu dans son bistro à Virton. Elle s'apprête à partir pour NIce "Je pars ou je suis foutue" Elle espère pouvoir vivre de sa peinture en partant là-bas. Elle a trouvé une place de femme d'ouvrage pour 3 mois, le temps de se retourner. Nettoyage des entrées des buildings résidentiels
Le 25 mai je vais à Namur pour mon évaluation, à Erpent plus exactement chez Gérard Evrard. Mon bilan est au maximum des points attribués et en informatique je suis le meilleur (informatique préhistorique à l'époque, il faut le préciser. Internet n'existe pas encore). On mange à Jambes à "La Tour de Pise" et puis on remonte sur Anvers. Encore une réunion avec un nouveau directeur un certain Huget qui ne parle pas un mot de français. Alors après une demi-heure de monologue en néerlandais en présence de mes collègues néerlandophones et francophones, je l'interromps et pose une question en français. Je lui demande de bien vouloir demander à mes collègues flamands s'ils rencontrent les mêmes problèmes que nous, inspecteurs wallons. Tohu bohu, tout le monde se met à parler et le Directeur est obligé de répondre en français, comme il le peut. Jolie preuve de cette liquidation progressive du personnel au travers des fusions multiples qui consistentt à liquider d'abord les wallons que nous sommes , plutôt que nos collègues flamands. L'emploi d'une seule langue, le néerlandais est évidemment significative, provocatrice et tout le monde ferme sa gueule sauf moi
Après la réunion, quand le Directeur est parti, des tas de gens viennnent me féliciter de mon intervention, y compris mon supérieur direct, un certain Beyens, gantois, comme moi. C'est celui qui va très bientôt me liquider...l'Hypocrite. Moi j'en ai profité pour larguer, fort de mon rapport d'évaluation qui va être déposé sur le bureau de mon supérieur
Ma femme n'est plus jamais là quand je rentre
J'ai péché 42 truites en ce début d'année dans le ruisseau, toutes remises dans mes étangs, saines et sauves
Dans Kahnweiler d'Assouline une phrase du peintre Masson: "La grande peinture est ue peinture où les intervalles sont chargés d'autant d'énergie que les figures qui les déterminent "
Le 31 mai je termine Kahnweiler
Je commence l'ILE deRobert Merle(698 pages). Robert Merle est né en 1908 à Tebessa en Algérie et a fait des études à Paris, agrégation et Doctorat en lettres. Agent de liaison auprès de l'armée britannique, il participe à la retraite de Dunkerke (comme mon père) qu'il évoquera dans le "WE à Zuidcote", prix Goncourt 1949."
L'Ile"a été écrit en 1962. "Un animal doué de raison" en 1967," Malevil" en 1972
Juin 1989 reprise des inspections en Lorraine belge
Réunion à Charleroi ce 5 Juin. J'en ramène photocopie de mon rapport d'évaluation et de nouvelles félicitations pour mon intervention à Anvers
Je mange de l'Autruche à Rochefort, pour la 1ère fois
A nouveau chez Blandy Mathieu à Virton au Bistro. Je rencontre pour la 1ère fois Marguerite Brouhon, peintre locale bien connue et je flirte avec elle... à mort
"TU VAS VOIR LES ETANGS DE MIEL ??" me dit mon petit-fils Renaud en sortant de la cuisine et en me prenant la main pour aller voir mes étangs. Allusion à la chanson fétiche de Niagara "Soliel d'Hiver"
Ce 15 juin. PEKIN Trois étudiants chinois condamnés à mort seront éxécutés d'une balle dans la nuque. La balle sera facturée aux trois familles.....(Sic) Et il y a encore des crétins qui croient à l'avenir de l'humanité....
Je vôte Ecolo aux élections européennes. Renaud est avec moi...
Antoine de Gouberville m'annonce qu'il ouvre une galerie à Paris et qu'il souhaite y exposer les oeuvres que j'ai laissées en dépôt chez lui
A Anvers on considère malgré mon rapport d'évaluation que je passe beaucoup trop d'heures au bureau alors que je suis sur les routes toute la journée et mes Kms le prouvent. On va me faire surveiller. C'en est trop. Déclaration de guerre
La famille de Philippe Witmeur m'invite en secret pour ses 50 ans, à Nandrin. Philippe est un ami depuis nos 18/20 ans
J'envoie une documentation sur mon oeuvre à Paris
Le dimanche 25 juin, découverte d'un CERF ASSASSINE à 1 Km de chez moi, un Six-Cors (photo du dessous). Il n'en reste que la tête et les tripes. Braconnage. Tiré à l'arbalète de la fenêtre d'une voiture. On achève et on vide et le tour est joué. Nom de dieu si j'attrape celui qui a fait cela, je l'étripe; Paraît que c'est quelqu'un du village mais tout le monde se taît

Blandy est partie en France sans prévenir, sans laisser d'adresse mais elle va m'écrire bientôt
Je lis Arthur Miller
Dans la nuit du 30 juin je ramène de chez un agent à Harre, 300.000 frs belge(7500 euros) en petite monnaie sonnante et trébuchante, une cagnotte. Je ne suis pas assuré pour des transports de fonds. Je traverse la route noire des Ardennes. Pas question d'avoir une panne ou un accident. J'irai porter cet argent le lendemain à Liège au siège liégeois d'Ippa. Tomberai sur Betty Jamar, une ancienne collègue qui m'annonce la mort de son mari, Charles Gochel, même âge que moi. Je repasse à la FNAC où j'achète deux René Char (Le marteau sans maître et Les voisinages de Van gogh), un Gracq "Le rivage des Syrtes et" Belle du Seigneur" d'Albert Cohen





