Ce samedi 6 octobre. Un raid en Hollande à Maastricht . Je fais surtout le quartier des Remparts que je ne connaissais pas et qui est magnifique
LE VOL DE MON SAC
Tout commence à Richelle dans la région de Visé, chez Marine Closset et son ami, Jan BUSCHAERT le brugeois, chez lesquels j'ai passé la nuit après avoir parcouru Maastricht dans tous les sens. Une nuit presque blanche sur un matelas pneumatique trop petit
Nous sommes donc le dimanche 7 octobre.
En allant dans ma voiture dans la cour intérieure de la maison, je découvre une lame cassée dans la serrure. En plus j'avais laissé ma deuxième clé de contact à l'intérieur. Sueurs froides
Longue promenade ensuite avec Marine et son fils Malcolm Devresse, dans les chataîgneraies de la propriété van Zuylen
Après avoir quitté mes amis, je décide de repasser à Liège, au Marché de la Batte et à la terrasse du Café Ponto, rue de la Cité, entre la rue Neuvice et la rue du Pont, je tombe sur Jacques Lizène, accompagné d'un certain Goldot et rejoint par Robert Coulonval. Il devait être 12h30 environ. Plus tard est arrivé Laurent Jacob (Espace Nord) avec un peintre, un certain Georges. Vers 16 heures en revenant des toilettes, je me suis aperçu que mon sac avait disparu. Idiotie de l'avoir laissé au pied de ma chaise, me croyant entre amis.
L'horreur!!!!Mon sac contenait mon appareil photos Mamyia avec un objectif grand angle 28 mm, un doubleur de focale, une cellule photo-électrique, le tome 19 de mon journal, un carnet de poésie illustré de mes gouaches, deux films, 2 chèques, une carte de Crédit, une K7 d'un groupe sud-américain que je venais d'acheter, mes lunettes, un cran d'arrêt
. Jacques Lizène est toujours là, sur le siège à côté mais Jacob et ses amis ont disparu. Il y a aussi une certain Jean-Pierre Pastever d'Alleur, dénommé Pastoche. Recherches vaines. personne n'a rien vu. Et c'est complètement assommé que je reprends la route de Moircy
Le lendemain je porterai plainte à la Gendarmerie de Libramont. Je téléphonerai aussi à Jacques Lizène et à Laurent Jacob. J'espère surtout récupérer mon journal. Il avait été commencé le 3 septembre et devait approcher les 6660 pages. Je téléphone aussi à Jean-Pierre Collignon qui se rendra au Casa Ponton, y laissera un avis et fera toutes les poubelles des rues avoisinantes pour retrouver ce journal rempli de photos en outre
Je récupère mon appareil Yashica prêté à Céline qui ne s'en sert pas et je photographie les chiots. Enfin me fais photographier par Nina qui est aussi ocupée à faire les photos de mes peintures pour le catalogue futur
Un petit mot de Pascal Flamand, Directeur des Editions du Seuil
Ce mardi 9 octobre. Les chiots ont 7 semaines. les voici



Le 10 octobre, Valérie réussit son permis de conduire à Bastogne. Je l'ai accompagnée
Je travaille sur les plaques de mon antenne d'Anlier
Octavio PAZ, Prix Nobel de Littérature
Marianne Poncelet va voir Menuhin à Londres. Menuhin décide de se retirer de la Fondation. Il voit Bessières dans quelques jours en Suisse, à Constance. Il le vire le 13 octobre et lui envoie une lettre officielle de confirmation. Je recevrai une lettre de remerciements datée du 16 octobre
Le 14 octobre chez José Strée à Ferrières. J'y rencontre les Fauville, les Courtois, les Schouteden(Simone Huby)
Marianne est virée de la Fondation Menuhin le 15 octobre
Je termine les plaques de l'Antenne d'Anlier
Aucune nouvelle de l'enquête sur le vol de mon sac. Mais mes chèques n'ont pas encore été présentés
Le 17 octobre la maison de la Culture de Marche me téléphone qu'elle viendra chercher mes peintures (une quarantaine) le lendemain matin
Une émission "Caractères" sur Pascal Quignard que je n'ai pas encore lu
Schubert n'a entendu aucune de ses symphonies si ce n'est un seul mouvement interprété par ses amis
Une autre émission sur la cinéaste belge Marion Hänsel
Il y a du RADON à Libramont. Toutes les maisons vont être analysées par la Commune
Le 20 octobre je suis à Marche à la Maison de la Culture. Réunion de tous les exposants. Je suis pris à partie. Longue discussion. Ces éternels problèmes de groupe, de rivalités, de jalousies. A minuit j'en ai marre et dis devant l'assemblée et les animateurs "Bien c'est bon comme cela. Vous me ramenez mes 40 pièces chez moi, Salut les gars, j'ai autre chose à faire" et je ramasse au passage un de mes totems dont le pied a déjà été cassé et sors de la salle dans un silence de mort. Seul Dominique Marx sort derrière moi et me supplie de revenir. C'est non !
Dominique Marx décrochera ses oeuvres, le jour du vernissage et distribuera le tract ci-dessus. Daniel Seret et son entourage perdent ainsi leurs deux principaux exposants. Ils l'auront bien cherché...Je ne supporte pas ceux qui mélangent l'art et le social, ceux que l'on appelle les SOCIO-CULS. A Didier Boulanger j'écris "Il ne faut pas confondre Art et Boy-scoutisme"
Travail de Dominique Marx sur des disques vinyl
Le 22 octobre mon voisin Brasselle vient chercher mon chiot mâle YOUKI (qui sera rebaptisé Mickey). C'est un déchirement. Mais il ne sera pas loin et viendra me voir régulièrement en traversant les prairies derrière chez moi
Mort de Louis ALTHUSSER, à 72 ans ce 22 octobre, dans une maison de repos. Il avait tué sa femme en 1980
Le Poète NORGE (Georges Mogin) est mort ce 25 octobre
Ce samedi 27 octobre, je peins mes champignons
Je lis MOI ROMY...Schneider bien sûr mais de son vrai nom Rosemarie ALBACH, née le 23/9/1938 et décédée le 29/5/82, 10 mois après la mort de son fils, empalé sur une grille de portique à 14 ans. Son dernier film "La Passante du Sans-Souci" de Jacques Rouffio. Je suis très ému par ce livre...
Soirée avec Nathalie Slachmuylders au Moulin d'en Bas à St Hubert, face à la maison de ma fille et rencontre de la femme de ma vie, Danielle D. Coup de foudre réciproque. Je m'assieds à sa table qu'elle partage avec une amie. On parle beaucoup. Elle est très belle. Et quand elle s'en va, je lui demande "On se revoit???" et elle me répond "Je suis mariée".
Je ne veux pas d'histoires et donc je renonce mais je ne sais pas encore que j'en suis tombé fou amoureux.
Le 28 Céline vient chercher Nénette (qui deviendra Plume) pour la conduire chez sa mère à On. J'en pleure
J'apprends par mon supérieur direct, Evrard, qui m'a toujours soutenu, que Céline lui a demandé, pendant que j'allais aux toilettes, de me persuader de réintégrer ma banque, à n'importe quel prix, en septembre dernier
Le 29 je suis à Cortil chez Ransonnet. On discute surtout de mon catalogue. Aussi de Jo Lemaire(Oh mon bâteau, voyage en solitaire...)
Le 30 octobre j'achète un appareil-photo RIKOH, japonais, semi-automatique avec un 28mm
Ce 1er novembre 1990, j'ai 53 ans. Je vais fêter mon anniversaire à midi à l'Arlequin et suis invité à partager le repas des patrons, Marc et Christine Lagrange, Marc sortant une bouteille de Haut-Medoc de 1979. Surgit Benoit Graftiaux avec qui je passerai une partie de l'après-midi. Il me remet cette lettre très touchante et une sculpture faite par un copain au Centre de désintoxication de Malmédy dont il sort. On part au Rubis à Libramont et on écoute Arno. Discussion très franche.
Pendant ce temps, ma fille a invité sa mère à déjeûner mais pas moi. Voici la lettre en question:
"Enormément d'amour et d'amitié pour cet anniversaire que tu vis aujourd'hui, lequel je ne saurais passer à côté, étant donné que tu m'as apporté beaucoup, que tu m'apportes encore et que tu m'apporteras toute ma vie" Benoit Graftiaux
Le 4 novembre, visite de Jan le Brugeois et de Marine Closset. C'est la 1ère visite de Jan à Moircy. Très bon dialogue
Le 8 novembre, mort de Lawrence Durrell
On dit que la guerre avec l'Irak est imminente
Le 9 je vais chez Nina Auer qui était à Gand hier. Elle me remet les photos ds chiots. Magnifiques. Ses macaques javanais font un bruit infernal, en secouant leur cage qui est à l'étage. Je verrai ses amis Babusiaux (vétérinaire) à l'Arlequin le lendemain soir
Rêves de cette nuit du 12 novembre::Je trouve un petit requin agonisant sur la rive de l'étang n°2. Je le remets à l'eau et il nage. Puis j'aperçois un 2e mini-requin. Je rentre dans la maison et explique à quelqu'un que ça ne peut être des requins mais plutôt une sorte d'espadon. Cette personne me répond que les requins remontent les cours des ruisseaux pour l'instant et que c'est normal...En même temps je vois des tas de tritons morts dans le même étang, le ventre en l'air
Deuxième tentative de suicide de Cheyenne Brando qui vient de sortir du coma
J'ai arrêté de fumer la pipe (tabac Langue de Chien de Bohan-sur-Semois)
Ce 16 novembre chez Dominique Marx. Il me montre des Polypores, champigons parasites des chênes et des bouleaux(différents des ganodermes). Promenade avec son adorable chien MOKSHA
Une émission sur Andy WARHOL,ce 19 novembre
Warhol et sa mère qui avait la maladie d'Alzheimer
Son assassinat par Valérie Solanas. Il en réchappera
A laissé 100 millions de dollars à sa mort
Avait un frère, Pol
Tchèque d'origine
Sa compagne Ultra Violet
Des mouches énorme dans la cuisine
Le 22 novembre je vais chez ma belle-mère à On avec Craquotte pour aller voir sa fille Nénette que je rebaptiserai Plume lorsqu'elle reviendra à la maison. Elle a grandi. Promenade dans les bois avec elles deux (Craquotte et Plume)
Dans le journal, un hommage à mon ami Gustave BERNARD et son école de Libramont. Institut technique de l'Etat
Le vendredi 23 novembre, un coup de fil de Danielle, un mois après notre rencontre au Moulin d'en bas à St Hubert. Et hier avec Craquotte et n'y tenant plus je suis allé faire un tour à Awenne, espérant la rencontrer dans la rue car j'ignore où elle habite. Je n'ai pas cessé de penser à elle pendant un mois. Impossible de m'en défaire. Je suis donc rentré bredouille et voici qu'elle me téléphone. La conversation est chaude, sans problèmes, on se retrouve tout à fait. J'apprends qu'elle lit beaucoup et a fait deux ans de transactionnelle. Maintenant nous savons que nous avons tous les deux envie de nous revoir. Elle a failli téléphoner plusieurs fois. Elle connait bien Numa au Fourneau St Michel où elle a travaillé. C'est elle qui doit refaire signe la semaine prochaine. Elle me donne le téléphone de son amie...
.Je lis Michel SEUPHOR, "Le commerce de l'Art"
Je lis Jean DUBUFFET de Laurent Danchin
Samedi 24 novembre, il neige
Un dessin de mon petit-fils Renaud
Jean-Pierre Ransonnet a gagné le prix de la Fondation BOLY

Le mardi 27 novembre, je cherche à atteindre Danielle via son amie mais le téléphone est en dérangement toute la matinée. A 13h45, je pars pour Awenne avec Craquotte. Le bungalow est désert. Je retourne par la forêt du Fourneau. Rentré ici je trouve un mot de Danielle sur la vitre de ma porte d'entrée.
Je m'en doutais. Le chassé-croisé parfait. Moi devant chez elle et elle devant chez moi
A ce moment-là arrive un ami, Pierre Colette. A peine est-il là que Danielle passe en voiture avec son amie. Je sors, elle est garée près de la petite chapelle, et nous parlons devant son amie. Elle a téléphoné deux fois ce matin??? Mystère complet. Rendez-vous pris pour après-demain
Le 28 novembre, se présente à ma porte en soirée, une certaine Marie-Christine Henet. Elle a vu mon expo à Rossignol puis est venue à Marche pour me voir mais comme on le sait je n'y étais pas et mes oeuvres non plus. Elle habite Durbuy et y dirige un centre pour handicapés. Elle a vécu 12 ans en brousse. Aime le côté sauvage de mon travail
Au téléphone Ransonnet me parle de sa rencontre avec un couple de la région que je ne connais pas. Elle, peintre, Jacqueline Richard, lui Paul Redan de Bertrix- La Courbeure
Jeudi 29 novembre. Danielle va venir. Je réalise que je ne l'ai encore jamais vue, debout. J'ai pourtant l'impression qu'elle est grande.Tous les deux nous avons décidé d'aller chez l'autre...d'allécher l'autre;..il y a quelques jours. J'ai le trac. La voici à 13h30, à l'heure pile.
Il est 16h50 et bien c'est parti mon kiki. On s'est "rejoint" sans problèmes. Et puis premier baiser avant qu'elle ne parte...M..miam. C'est une très belle femme et elle est grande (1m70)
On verra bien mais on est ensemble déjà, ça c'est clair. Elle m'a un peu raconté sa vie. Ex-mannequin etc...Originaire de Waterloo. Dans la région depuis 14 ans. Son mari est de Saint-Hubert
Plus on se parlait dans le divan, plus on se touchait, sans le faire exprès. Mais je suis lucide. C'est une femme qui ne s'est pas encore déteminée vraiment. Je pourrais n'être qu'une petite marche dans son évolution. Elle a 46 ans. Moi 52. Elle est Vierge ascendant Balance
Elle m'a dit que mon coin de feu est la pièce donte elle rêvait depuis toujours
Et le vendredi 30 novembre nous partons ensemble à GIVET. En effet Danielle m'a téléphoné à 10h00 de la gare de Jemelle. Je réponds J'Y VAIS. C'est le Marché puis nous allons chercher dans une Pharmacie des médicaments pour le père de Danielle qui a 70 ans. Après le marché nous irons dans un café où nous parlerons intensément jusqu'à 15h00.Elle me dit qu'elle m'avait laissé ue chance de la revoir en me disant qu'elle irait au Bal dAwenne, un certain samedi et encore le mardi qui suivrait. Je ne me souviens de rien. Ce soir-là j'étais chez Stephane, me suis tiré à 2 heures du matin et c'est Stephane et Cie, que Danielle a vu arriver au bal, persuadée que j'allais surgir en arrière-ligne alors que j'étais tout simplement dans mon lit. Elle dit à Stephane "Il est là Vancau???" puis a attendu quelques minutes avant de quitter le bal
Je suis de retour à Moircy à 16h30. Céline rentre à ce moment et moi je dois partir pour Bruxelles, au 340 à Jette, pour le vernissage de Jacques LIZENE
A 19h00 je suis chez Marianne Poncelet, en pleine forme et qui me danse quelques flamencos car elle prend des cours. Je regarde cette blonde andalouse qui est vraiment très belle dans cette danse ero-thanatique. Ensuite un coup de fil de son amie Yvonne et d'un certain Enzo qui veut me parler et à qui je dois prouver que je ne suis pas Stefano, l'ami de Marianne. Je joue le jeu à fond, prends l'accent italien (comme Stefano) ponctué d'un certain nombre de mots italiens et lui jure "che yè né souis pas Stefano". Le gars a de l'humour et on rit beaucoup au téléphone
Puis nous partons à Jette pour le vernissage de Jacques Lizène à la Drève de Rivieren. Le 340 est désert. C'est une mortuaire. Marianne et moi visitons et trouvons l'ensemble parfaitement malsain et morbide, y compris les videos avec le minable Music-Hall et les 3 chiens copulants. pas de surprise pour moi qui connais Jacques depuis longtemps mais Marianne en est malade. On se sauve au bar du 340 qui n'est plus du tout ce qu'il était. Le monde commence à arriver. Je crois Jacques Renwart et bien sûr Wodek, le Président-Concierge. Lizène m'ignore. Marianne et moi on se sauve et Jacques vient me dire qu'il aura la visite de la PJ de Liège à propos du vol de mon sac. J'ai dû donner des noms de témoins de cette sordide affaire et Lizène assis à côté de moi et de mon sac, n'a rien vu. ll ne sera pas le seul interrogé. Après tout il n'avait qu'à surveiller mon sac, faire un peu attention aux autres, une fois de temps en temps. Nous nous connaissions en plus depuis 25 ans. Bref on se tire vite fait bien fait. J'achèterai néanmoins son catalogue car Lizène a une oeuvre c'est incontestable
En sortant de l'expo, Marianne me dit:"Cette expo sent le cadavre. Pour moi un peintre ça doit être lumineux et lui c'est tout le contraire". Et voilà elle a tout dit et je ressens cela très fort, moi aussi
On se couche vers 3 heures et je m'endors comme une souche jusque 8h20
Nous sommes le samedi 1er décembre 1990 (page 6804 de mon journal). Après avoir conduit Marianne cehez son comptable, nous prenons la route du Cinquantenaire pour visiter l'Exposition sur les Incas. J'achète le catalogue. Nous mangerons finalement chez Marianne et Stephano viendra lui rendre viste mais restera sur le seuil. Je ne le verrai jamais
Le 5 décembre je fais mon premier test HIV et le lendemain j'apprends que je suis séro-négatif. Ouf car j'avais pris des risques fin d'année dernière. Ce 6 décembre D. me rejoint et c'est l'amour l'après-midi, le jour de la Saint-Nicolas. Elle aussi a passé son test évidemment. Danielle retourne chez elle et j'attends l'arrivée de Ransonnet à 18h30. Danielle nous rejoindra vers 22h00, juste pour prendre un verre
Céline me dit que Etienne Collard lui a téléphoné longuement. Un ancien du théâtre de l'Atelier d'Ambly et du Centre Dramatique ardennais, ami de Michel De Paepe. Son père est juge à Neufchâteau
Le 10 décembre, D. me téléphone. Je vais la chercher. Moments superbes mais trop courts
Je ramasse deux cartons brûlés devant l'Arlequin, deux nouvelles oeuvres à venir, qui seront toutes deux exposése et vendues lors de mon exposition à Ferrières en 1991
Je lis Contemplation de Kafka: "Tu n'es pas un américain aux larges épaules, avec des yeux posés horizontalement, une peau massée par l'air des prairies et des fleuves qui les traversent, tu n'es pas allé aux grands lacs et tu n'as pas navigué sur ceux qui se trouvent je ne sais où. Alors je te le demande, pourquoi une belle fille comme moi, irait-elle te suivre?"
13 décembre, D. ici de 13 à 17h00. Superbe après-midi (9e rencontre). Récit émouvant de son enfance. Je lui prête Le Sud d'Yves Berger
Voici Danielle dans mon hall à Moircy

Les oiseaux sont heureux. Ils en prennent de la graine
Le 14, visite de Marie-Christine Henet qui veut me présenter son ami André Liénard de la région de Gembloux. Spécialisé en psychiatrie infantile et ayant fait une psychanalyse entre 1971 et 1976 avec un psy peintre. Très bon contact. Il reviendra...mais non il n'est jamais revenu.... Marie-Christine me téléphoné le lendemain pour me remercier de mon accueil
Voici mon quatier général depuis un an
Le dimanche 16, visite imprévue de Thierry Dion et de sa nouvelle compagne, Marie-Odile, une danseuse, très belle. Ils redescendent sur Dijon. Je leur prépare un Bami Goreng pendant que Thierry fait visiter l'atelier à Marie-Odile. Thierry me parle d'un projet à Toulon où je pourrais animer des gosses de la Seyne aux fins de peindre et planter des Totems dans la baie de Toulon. Ils partent à 14h00
Visite du couple Jacques de Paliseul, des clients qui visitent les lieux, eux aussi
J'en suis à 1320 pages de journal pour 1991
Ce 18 décembre, il neige et Mickey Brasselle vient en visite chez sa maman Craquotte
Awenne, le village de Danielle
Pour le rendez-vous de Noël, j'ai rendez-vous avec Marianne à Redu, le village du livre. Tout l'après-midi. Je lui offre un livre sur le Flamenco
Ce que je pense des réveillons familiaux: "Les femmes préparent la table, le repas, ornent les sapins, font des noeuds dans les rubans, se reflètent dans les boules de pacotilles...on s'excite et puis bientôt...en fin d'après-midi, ils seront venus, ils seront tous là...papiers multicolore, cliquetis d'étincelles, biberons alcoolisés, cris et chuchotements,chaleurs avinées, le sexe émerge, passions coupables, incestes refoulés, haines flottant le long des longues nuées tabagiques blanc-bleutées, excitations montantes, tabous turgescents, premières coliques alccooliques, lentes sorties des points noirs, dessous en chaleur, excrétions, suaves sueurs. Les sapins sont tous morts, les gibiers marinés...et il ne reste que les femelles déjà rougies par les vapeurs des fourneaux et celles des mâles en rut"
Ce 27 décembre Bagdad Café
Le 31 décembre une lettre de José Strée de Ferrières qui annonce sa viste en janvier 1991
Réveillon de Nouvel-An avec Danielle "Elle est tout pour moi, un tourbillon sauvage, les remous du film Délivrance de Boorman. Elle est arrivée à 16h30 de la clinique de Libramont où son père est hospitalisé
Elle a griffonné sur un bout de carton. On l'a déchiré et collé les morceaux dans mon journal












