Juste à côté de la Galerie Vivienne se trouve la Galerie Colbert (en 2 et 3 sur le plan ci-dessous ). Ensuite nous ferons une
incursion au Palais Royal pour découvrir la Galerie Vero-Dodat Puis nous glisserons vers la droite de ce plan, en 6, 7, 8 et 9. Bref nous allons de l'Opera Garnier vers le Boulevard de
Sébastopol et la Tour Jean-sans-peur. Quant au Passage DES PRINCES, il est en 4 au Nord et doit être visité en même temps que le Passage des PANORAMAS en 5 et Le Passage JOUFFROY juste
au Nord-Est du 5, près du Musée Grévin
Découvrir le 2e arrondissement d'une façon originale, à l'abri de la pluie et dans une athmosphère très 19e siècle
Le duc d'Orléans, qui fut le premier, en 1786, à lotir le jardin de son palais royal (Galerie Véro-Dodat), pour pouvoir y toucher le loyer de ses boutiques, allait donner des idées aux spéculateurs de l'époque. Dans un Paris sans trottoirs ni éléctricité, le passsage dallé posé entre les échoppes est un véritable havre de confort. Protégés de la boue et de la pluie par les verrières qui le surplombent depuis 1792, boutiques et cafés connaissent un véritable succès
La Restauration et la monarchie de Juillet verront éclore vingt-quatre de ces villes en miniature, invention du luxe industriel naissant, qui pousseront toujours plus haut leur ciel de verre. Toujours plus beaux et modernes, les passages évoluent (le bois fait place à la fonte, le gaz fait ses premières apparitions), on s'y bouscule, on s'y amuse et on y consomme pas mal. Les premiers véritables restaurants s'y distinguent, on joue aux dames ou aux dominos dans les cafés, on se rend au théâtre, au bal ou dans le estaminets pour boire de l'absinthe. Dans la foule se mêlent pickpockets et bourgeois, poètes et théâtreux
Par la suite Paris oubliera ses vieux passages, trop sombres et trop étroits
Aujourd'hui fort heureusement, par un juste retour des choses, les embouteillages ont ramené les piétons sur les trottoirs et les passages connaissent une seconde jeunesse. Tous ne sont d'ailleurs pas commerciaux, certains ne sont que d'insolites voies de communication entre deux rues
Voici donc la Galerie COLBERT (entrée par la rue Vivienne ou par
la rue des Petits-Champs ) qui offre une très belle perspective avec une petite statue de vénus, posée sous la Rotonde. Ell abrite des salles de cours d'universités parisiennes
Nous descendons alors dans la cour du Palais Royal et via la rue Montesqieu, découvrons la Galerie VERO-DODAT, créée par les charcutiers Vero et Dodat (1826), elle fut l'une des premières à recfevoir l'éclairage au gaz. Elle est
pourvue d'une belle décoration intérieure néoclassique (plafonds peints, carrelage en damier noir et blanc) avec des boutiques de qualité au charme parfois suranné. Aujoutd'hui, le lieu est
empreint d'une certaine tristesse car souvent désert et l'on a du mal à imaginer qu'au 19e siècje, une foule de voyageurs y déambulaient en attendant les
diligences

Retour vers le Nord de la Carte et donc vers le boulevad d'Italie, Point 4 où nous découvrons Le Passage des PRINCES.
Après restauration, le dernie-né des passages de Paris (1860 ) a retrouvé son panache du 20e siècle. On y admire le joli dallage
quadrillé, la longue verrière aus armatures "Art déco ", les teintes ocres et la belle série de lampadaires. La cour ravalée de haur en bas, avec sa fontaine rectangulaire et moderne est calme,
propre et discrète, bien agréable pour une petite halte dans ce quartier dynamique
Cette fois nous allons aborder la partie Est du plan . Descente progressive vers le Sud, en direction de Sebastopol et d'Etienne Marcel
En passant par la rue et le PASSAGE du CAIRE; Nettement moins sexy;
Nous entrons dans le SENTIER , le royaume de prêt-à-porter. Le Sentier c'est toute una athmosphère pendant la journée, où grouillent chariots, scooters, klaxons et autres diables. Le quartier est par contre calme et désertique, la nuit et le week-end. Sur la place du Caire se trouve la plus belle entrée du Passage du Caire, bordée par un immeuble d'inspiration égyptienne dont la façade présente de façon grossière, des fresques, des moulures de Lotus et de la déesse Hator, et des fausses colonnades qui entrent dans le café. C'est original, surtout quand on sait qu'ici reposait l'ancien couvent des Filles-Dieu, détruit à la Révolution
La rue du Caire, ainsi rebaptisée après la campagne de Napoleon en Egypte en 1798. Tout le quartier fut d'ailleurs rebaptisé de noms egyptiens. C'est à cet endroit (plus exactement dans le Passage du Caire au niveau du 239) que se tenait au 17e siècle, la célébre COUR DES MIRACLES. Celle-ci devait son nom au fait qu'au soir venu "les aveugles voyaient clair, les estropiés retrouvaient l'usage de leurs jambes " (Là et non point, près de ND. de Paris). On y trouvait des milliers de faux mendiants, des tire-laine (pickpockets de l'époque), soldats déserteurs et filles de joie. On y élisait un roi et une reine, surnommés Rolin-Trapu et Catin Bon-Bec. Il y avait une bassine devant une statue de saint dérobée dans une église et, lorsque les gueux passaient devant, ils étaient obligés d'y jeter une pièce...d'où l'expression "cracher au bassinet"
Voici la Place du Caire et le quartier du Sentier









