Ce samedi 29 octobre, je quitte mon Hôtel de Roubaix, rue Greneta et par Turbigo et la République, gagne le Canal
Saint-Martin. Journée superbe, quasi l'été indien comme en octobre dernier
LA REPUBLIQUE, L'ART EST PUBLIC
Là, je tombe sur une performance en cours de montage. L'ART EST PUBLIC.
Il y a bien une dizaine de combis de flics. Je parle aux
organisateurs, d'abord l'Homme de Boue etc...ensuite je leur dis que j'ai un Blog de 180.000 lecteurs et que je veux bien parler de leur fédération. Empressement dans les tentes, on m'amène toute
la documentation que voici. Chose promise, chose due

Bref c'est pas tout cela, le temps passe et je plonge dans le Canal Saint-Martin
Le Canal Sain-Martin, imaginé à l'époque de Louis XIV, commencé sous Napoleon Ier etbterminé en 1825, reste l'un des paysages urbains les plus pittoresques, l'un des moins connus de Paris. Il a de tous temps inspiré poètes, écrivains et artistes. Ses berges ont longtemps été le cadre d'une intense activité. Plusieurs dizaines de péniches transportaient sable et charbon chaque jour. Au jourd'hui tué par le transporte routier, le canal, qui est en partie souterrain (de la Bastille au Faubourg duTemple ), ne voit plus que deux ou trois chalands par jour, glisser sous ses passerelles et faire jouer ses ponts tournants.
Il faillit mourir une deuxième fois d'ailleurs, lorsqu'au débur des années 1979, le Conseil de Paris(les
cons de politiciens) adopta un projet d'autorout à quatre voies pour le recouvrir ! La mobilisation des riverains et l'imbécillité flagrante du projet mirent un terme aux débats. Du coup
les parisins redécouvrirent le canal, ses neuf écluses, ses rives plantées d'arbres, ses petits squares, ponts métalliques à la vénitienne ou tournants, plans d'eaux parfois plus élévés que la
chaussée elle-même, qui composent l'un des plus romantiques paysages de la capitaleA nouveau dans l'air du temps, on aime longer le Quai de
Jemappes, avec son pont tournant à l'intersection avec la rue de la Grange-aux-Belles. En pleine évolution, cafés avec terrasse, petites brocantes, boutiques de fringues, galeries
d'artistes s'ouvrent régulièrement tout au long
La guêpe buissonnière et Le Canotier:
ce sont des bâteaux bien sympas, qui ne font pas du tout "bâteaux-mouches à touristes". depuis près de 30 ans, ils sillonnent les canaux de Paris, la Seine et la Marne. Plutôt une bonne idée de
descendre-ou de monter le canal en péniche. pourquoi pas prendre le temps de savourer des moments de détente, 2h30 durant, au rythme des écluses, qui se remplissent ou se
vident;..
Plaisant pour une ballade à deux le soir en été, le canal devait aussi inspirer de nombreux auteurs de romans policiers, comme Simenon (Maigret et le corps sans tête) et Léo Malet ( M'as-tu vu en cadavre), mais aussi le cinema. Souvenirs d'un temps que les moins de quarante ans, ne risquent plus de connaître: c'est là qu'on avait coutume de repêcher des cadavres, ceux des prostituées, des clochards, des mauvais garçons de l'époque.
Environ 50 mètres plus haut, uen passerelle permet de franchir le canal. D'en nhaur regardez vers l'écluse, ça ne
vous rappelle rien. C'est l'Hôtel du Nord bien sûr de Marcel Carné, avec Louis Jouvet et Arletty "Athmospère, athmosphère, est-ce
que j'ai une guele d'athmosphère???". Il existe ntoujours et est à droite de la passerelle sur cette photo, au 102 du Quai de
Jemappes, quasi au coin de la rue de la Grange-aux-Belles. On est dans la direction qui va du Bvd Jules Ferry à la Rotonde de la Villette, Place de la Bataille de Stalingrad, à gauche le
quai de Valmy, à droite le Quai de Jemappes.
Et on peut y boire un verre et s'y restaurer
Un retour ensuite par la rue du Temple et découverte de l'Eglise Sainte Elisabeth de Hongrie, pas banale du tout, consacrée en 1853
par le futur Cardinal de Retz, paroisse française du Quartier du temple, accueillant aussi l'Association française de l'ordre de malte et la amison catholique chinoise de Paris

Un grand Orgue superbe construit par
Louis Suret en 1853, avec 3 claviers et 39 jeux
Retour à l'Hôtel en transpiration car pour soutenir mes reins, mon bassin et ma côte félée j'ai mis une gaine de maintien, noire, des plus sexy, que m'a donnée une amie, qui se reconnaîtra, 48 heures plus tôt, et qui ne me fait pas rire comme une baleine. C'est efficace mais ça tient chaud.
Et j'ai rendez-vous avec Hugo Horiot à la Fontaine Saint-Michel à 14h30

