Je séjournerai dans ce quartier du 8 au 13 October 2010, à deux pas, près du Parc de Choisy, au S.E de la Place d'Italie, très exactement à l'Hôtel des Beaux-Arts, un ancien relais à chevaux
MODIFICATION : Cet hôtel vient de m'apprendre ce matin que ma réservation faite par téléphone le 9 août dernier, en présence d'une amie parisienne, Béatrice Bréard qui s'était déplacée expressément, n'avait tout simplement pas été notée. Si je n'avais pas téléphoné pour demander mon n°de chambre, je me serais trouvé devant porte de bois avec ma valise le 8 octobre. Bravo pour cette incompétence de l'Hôtel des Beaux-Arts...
J'ai donc réservé tout près, il ne restait plus qu'une chambre, à l'entrée de la Butte aux Cailles en venant de la place d'Italie, à savoir Hôtel du Roussillon, , 23 rue Paulin Méry, tél 01-45-80-27-99 e-mail: hotelduroussillon@wanadoo.fr
La Butte-aux-Cailles est un quartier de Paris situé dans la partie occidentale du 13e arrondissement.
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Historique
À l'origine, c'est une colline recouverte de prairies et de bois, construite de plusieurs moulins à vent et surplombant la Bièvre de 62 mètres. La Butte-aux-Cailles tire son nom de Pierre Caille, qui en fait l'acquisition en 1543.
Au xviie siècle, l'exploitation minière des calcaires coquilliers est pratiquée, mais les nombreuses activités industrielles utilisant l'eau de la Bièvre, telles que teintureries, tanneries, blanchisseries, mégisseries, et même boucheries, rendent ce quartier insalubre.
En 1784-1785, la muraille des fermiers généraux est construite au nord de la butte, à l'emplacement de l'actuel boulevard Auguste-Blanqui, mettant la Butte-aux-Cailles aux portes de la capitale.
En 1860, la Butte, qui appartenait à la commune de Gentilly, rejoint le territoire de Paris qui annexe des communes environnantes en partie ou en totalité.
De 1828 à 1910, la ville de Paris mène des travaux pour rendre la Bièvre souterraine, et la Butte prend progressivement son apparence actuelle au début du xxe siècle, restant un village du siècle dernier en plein cœur de Paris3. Cette particularité est due aux carrières de calcaire qui empêchent encore aujourd'hui la construction de bâtiments lourds. Toutefois, la quasi-totalité des vides ont été remblayés ou injectés. Les anciennes carrières ne sont d'ailleurs plus aisément accessibles aux cataphiles.
Le puits artésien[modifier]
Sur une idée de François Arago qui voulait alimenter le quartier en eau et déverser le surplus dans la Bièvre au débit devenu insuffisant, le forage d'unpuits artésien est décidé par arrêté du préfet Haussmann daté du 19 juin 1863. Les travaux ne commencent que le 28 août 1866, et débutent par l'érection d'une tour de forage en bois.
Devant les difficultés techniques rencontrées, les travaux sont interrompus en 1872, et seule la tour en bois, abandonnée, demeure comme témoin de cette tentative sur la place au nom prédestiné de place du Puits-Artésien. Repris en 1893 sous la direction de l'ingénieur Paulin Arrault5, l'eau captée à582 m de profondeur jaillit enfin en novembre 1903, à la température de 28 °C et avec un débit de 6 000 m3 par jour. À cette époque, la Bièvre était déjà en cours d'enfouissement, et il n'était plus question d'y déverser l'eau du puits artésien. Ce n'est qu'en 1924, lors de la construction de la toute proche piscine de la Butte-aux-Cailles que cette dernière fut alimentée par cette eau de qualité. En l'an 2000, le puits est creusé plus profondément, jusqu'à 620 mètres3.
Événements
- 1783, le 21 novembre : le premier vol « officiel » en montgolfière de Pilâtre de Rozier et du Marquis d'Arlandes atterrit à l'angle des rues actuelles Bobillot et Vandrezanne.
- 1871, les 24 et 25 mai : Bataille de la Butte-aux-Cailles. Lors de la Commune de Paris, les « Fédérés de la Butte-aux-Cailles », commandés par Walery Wroblewski repoussent par quatre fois les troupes versaillaises. La place de la Commune-de-Paris, à l'angle des rues Buot et de l’Espérance, perpétue le souvenir de ce mois de mai.
Édifices, monuments et lieux remarquables
L'École nationale supérieure des télécommunications, qui occupe l'espace entre les rues Barrault, Vergniaud, Tolbiac et Daviel, sur la pente occidentale. À l'époque École supérieure des postes & télégraphes (ESPT), elle intègre en 1934 les locaux libérés par la manufacture de gants Noblet, comme en témoigne le logo constitué d'un N et de deux C inversés plusieurs fois répété sur la façade de la rue Barrault.
Sur la façade principale, au no 46 de la rue Barrault, on remarque un bas-relief daté de 1962 et dû au sculpteur Félix Joffre (1903-1989) et à l'architecte Marcel Chappey. Il comporte l'inscrption suivante : « L'homme au cours des âges utilise les forces élémentaires pour les transmissions ». Six personnages y utilisent symboliquement chacun une forme de transmission à distance : la vue, les pigeons voyageurs, une trompette, le feu - sans doute sous forme de signaux de fumée - la frappe dans les mains et le cri.
À deux pas de là, toujours sur la façade principale, mais au no 42, un autre bas-relief de plus petite taille, dû au même sculpteur, porte l'inscription « De la terre au cosmos » et représente des empreintes de pieds humains ainsi que plusieurs étoiles.
Autres monuments :
- La piscine de la Butte-aux-Cailles.
- La place Paul-Verlaine, avec sa fontaine d'eau artésienne remise en état en 2001, et ses monuments au sergent Bobillot ainsi qu'au premier vol humain en montgolfière.
- Sur la place, le square Henri-Rousselle, du nom de ce président du conseil général de la Seine, orné de son buste en bronze dû à Denis Saula.
- L'église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles, au 188 rue de Tolbiac.
- L'École Estienne des arts graphiques et de l'imprimerie au 18 boulevard Auguste-Blanqui.
- Le temple antoiniste au carrefour de la rue Vergniaud et de la rue Wurtz, construit en 1913.
- Une fontaine Wallace, sur la place de la Commune-de-Paris.
- La Petite Alsace, rue Daviel, ensemble de petits pavillons à colombage.
- Des maisons ouvrières du début du xxe siècle et leurs jardins minuscules.
- Le théâtre Les Cinq Diamants, dans la rue du même nom (rue des Cinq-Diamants), dû à une ancienne enseigne de bijoutier.
- Les graffitis de l'artiste plasticienne Miss. Tic dans la rue des Cinq-Diamants : une série de pochoirs présents sur la devanture de deux cafés.
LA BUTTE AUX CAILLES. La rue de mon hôtel du Roussillon, rue Paulin-Méry est en bas du pla à droite,S.O de la place d'Italie
La "Butte" pour les nostalgiques. Cernée par les tours du secteur Italie et de la Clacière(on y fabriquait de la glace avec l'eau des marais de la Bièvre), elle occupe une place à part
à Paris. Au lieu de dépérir socialement, elle connait au contraire un renouveau intéressant. Sur le plan culturel, il se passe des choses. Un certain nombre d'habitants, nouveaux et
anciens sont déterminés à défendre le caractère exceptionnel de leur "village". La Butte aux Cailles n'est plus, et depuis bien longtemps, un repaire de malfrats. Dans ce lieu populaire,
c'est désormais la jeunesse qui tient le haut du pavé et anime le quartier. D'où cette multiplication de bistrots branchés, pas chers, ouverts à la fête jusque tard dans la nuit. Les
difficultés que l'on éprouve pour accéder aux passages étroits et aux ruelles des hauteurs contribuent à maintenir la butte à l'écart des itinéraires touristiques. Qui s'en plaindrait
?
UN PEU D'HISTOIRE
La rue du Moulin-des-Prés indique que, de Gentilly aux Gobelins, des moulins à eau jalonnaient le bord de la Bièvre . Jean-Jacques Rousseau aimait aller herboriser le long de ses rives et admirer la petite rivière qui borde la butte.. Benjamin Franklin vint lui-même assister à l'atterrissage de la montgolfière de Pilâtre. en 1783. On recouvrit progressivement la Bièvre. Elle n'avait plus très bonne réputation à cause des tanneries qui y lavaient les cuirs et laissaient flotter dans le quartier une odeur nauséabonde. Presque tous les habitants de la Butte aux Cailles y travaillaient. Mais depuis peu la Bièvre est d'une certaine manière, remontée à la surface, puisqu'un marquage au sol sur les trottoirs (de gros clous de bronze) jalonne désormais son traçé (3 bras différents), de la Poterne des Peupliers au Pont d'Austerlitz.
On doit à la pauvreté du quartier, le début de la consommation de viande de cheval (et allez....). La première boucherie chevaline s'ouvrit à Paris, palce d'Italie en 1866
Contrairement à d'autres quartiers du 13e, la Butte ne subira pas par la suite trop d'attentas architecturaux. Il suffit pour s'en convaincre de se promener dans la rue de la Butte-aux-Cailles et les rues adjacentes, ou place de l'Abbé Georges Hénocque (ex-place des Peupliers)
IL ETAIT UNE FOIS UN MONSIEUR CAILLE
La butte de Pierre Caille. Un certain Pierre Caille planta ici dans les années 1540, des pieds de vignes. D'autres fermiers ont également laissé leur nom aux rues de ce quartier dépendant alors de la commune de Gentilly. La colline ne comportait que des moulins à vent édifiés sur la ligne de crête, l'actuelle rue de la Butte-aux-Cailles. La butte est devenue célèbre le 21 octobre 1783: pour la première fois on vit dans les airs une montgolfière transportant des hommes. Construit dans les ateliers du fabricant de papiers peints Réveillon (près de la Bastille), cet objet volant était piloté par le physicien Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlande. Partis du château de la Muette (Passy), ils franchirent 9 Kms avant de se poser entre deux moulins. Leur vol avait duré 25 minutes
Au pied de la Butte-aux-Cailles coulait la Bièvre, le long de laquelle s'étaient établis tanneurs et teinturiers, la manufacture des Gobelins n'est pas loin (au Nord sur mon plan). Lorsqu'elle est annexée à Paris en 1860, la colline se couvre peu à peu de maisons modestes; mais la véritable urbanisation n'est entreprise qu'après 1910, une fois que le lit de la rivière fut entièrement comblé. La colline étant percée de nombreux puits de carrière, la hauteur des constructions se trouve limitée. Aujourd'hui plusieurs ensembles de pavillons formant des villas ou des cités originales ponctuent la promenade depuis le haut d e la butte jusqu'aux abords du Parc Montsouris
ITINERAIRE
Dans le boulevard Auguste Blanqui, en descendant vets le Sud, prendre la première rue
à a gauche, la rue du Moulin-des-Prés, au charme indéniable avec ses petites maisons, ses escaliers, ses courettes. On parvient
alors à la Place Paul Verlaine, ancien centre du village de la Butte-aux-Cailles. Un fontaine y commémore les travaux de forage du
puits artésien, celui-là même qui alimente la piscine (pardon "Etablissement Balnéaire" de la Butte-aux-Cailles, de style Art déco.
Sa façade en brique rouge contraste avec l'intérieur très épuré et très modene pour l'époque, avec ses sept arches en béton armé. Ouverte au public en 1924, cette piscine est aujourd'hui
classée 
Via la rue des CINQ-DIAMANTS que voici (du
nom d'une ancienne taverne et au n°58, à l'angle, on touve un immeuble baptisé "La Tour de Pise". Il peine en effet à se
tenir droit, bâti qu'il fût sur un sous-sol perçé de carrières, bienfaisantes carrières, sans elles on eût déjà remplacé maisonnettes et jardinets par des immeubles de 10 étages et des tours en
verre-miroir), on arrive rue de la Butte-aux Cailles (photos ci- dessous)
Nous sommes ici au centre historique de la Butte
Au Temps des Cerises au
n°18 , on trouvera un des derniers si ce n'est pas le dernier, vieux bistrots de la butte. Monté en coopérative en 1976, par une bande de potes, très anar dans l'âme; il résiste encore et
toujours à l'invasion des bistrots chicos et neobranchés du quartier; et ça se resent jusque dans l'ambiance du coude à coude, le décor(murs patinés et nappes en papier)et le service. Quant à
votre portable, n'espérez même pas le sortir, ça dérange. Le menu c'est une cuisine à la bonne franquette, voire quasi ouvrière. A la carte c'est un peu pus élaboré mais un peu plus cher aussi.
Poires au Roquefort, joues de cochon braisées (pouah) etc....
Et puis il y a GERARD ALPHA, le patron, la mémoire de la Butte. Il peut vous parler pendant des heures de l'expérience de ce lieu pas comme les autres, qui fonctionne depuis 30 ans en
coopérative ouvrière, et de son village, la Butte "Quand je suis arrivé au Temps des Cerises, à la fin des années 1970 , c'était le seul retaurant du quartier. La Butte -aux-Cailles
était alor un repère de malfrats. C'est d'ailleurs au début des années 1980, à cause de la mauvaise réputation du quartier, que la plupart des petits commerçants, ont fermé " Et puis, à
l'occasion d'une fête de la musique, au début des années 1990, le village a fait reparler de lui...en bien "Le quartier s'est tranformé: des restaurants, des bars, quelques boutiques tendance
ont ouvert. Aujourd'hui, la butte n'est plus vraiement populaire, mais n'a pourtant pas perdu toute son authenticité: la preuve nous sommes toujours là "
En poursuivant vers le Sud, par la rue Bobillot, on arrive à la perite Eglise de Ste
Anne de la Butte-aux-Cailles
De là, on reprendra la rue Michal pour gagner la rue Daviel et "La petite Alsace". Ne manquez pa au n°10, l'ensemble arcitectural à colombages, sortes de constructions de style anglo-normand.
Cette cité ouvrière ouverte en 1913 comporte 40 pavillons à la disposition de cité-jardin. Tout un mythe dû à Walter et à l'abbé Violet Ci-dessous la rue Daviel et la rue
Buot
En face une série de coquettes villas peintes et fleuries vous dépaysent totalement: Irlande,
Angleterre ou Paris enchanté ?








