|
Henriette Grindat, née à Bienne le 3 juillet 1923 et morte le 25 février 1986, est une photographe suisse. Biographie
Atteinte jeune de la poliomyélite, elle effectue son gymnase de 1941 à 1944 à Lausanne, puis obtient un diplôme de photographe (Lausanne et Vevey, 1945-1948) chez Gertrude Fehr. En 1948, Henriette Grindat monte son atelier de photographie personnel à Lausanne et publie son travail dans plusieurs magazines et quotidiens suisses. Henriette Grindat s'installe à Paris en 1949 ; elle travaille pour différents journaux et diverses maisons d'édition (Bordas, Arthaud, Seuil). S'efforçant de perpétuer la magie de Lautréamont, Henriette Grindat expose dans la capitale française où ses œuvres séduisent, entre autres, André Breton, Man Ray, René Char et Albert Camus. Ces deux derniers lui proposent d'éditer un livre en trio. Achevé en 1952, La postérité du soleil ne paraît qu'en 1965, soit cinq ans après la mort de Camus. Photographiant au Rolleiflex, Henriette Grindat développa aussi un travail plus personnel proche des surréalistes, puis de la photographie humaniste. Henriette Grindat expose en Italie (Florence, Milan), aux États-Unis (Chicago) et à plusieurs reprises en Suisse, notamment à Lausanne. Elle obtient le Prix fédéral des arts appliqués en 1952, 1953 et 1954. Quelques jours après le décès de son compagnon, le graveur Albert Yersin, Henriette Grindat se suicide, le 25 février 1986. Ses travaux font l'objet de grandes rétrospectives au Kunsthaus de Zurich (1984) et au Musée de l'Élysée à Lausanne (1995). Prix et récompenses
PublicationsGrindat, proche de poètes et écrivain, illustra des textes de René Char, Henri Noverraz, Albert Camus, Philippe Jaccottet, Henry Bauchau, Pierre Chappuis.
Sources
Liens externes
Image, G.AdC Henriette Grindat est née à Bienne le 3 juillet 1923 Élève de Gertrude Fehr, Henriette Grindat étudie la photographie à l'École de photographie de Lausanne puis à l'École des Arts et Métiers de Vevey, en Suisse. En 1948, elle séjourne à Paris et expose, l'année suivante, à la Librairie-Galerie La Hune. La même année, elle participe au Gewerbmuseum de Bâle à l'exposition Photographie in der Schweiz-heute. Le mois de juillet 1949 est marqué par sa rencontre avec le graveur Edgar Albert Yersin qui devient son compagnon. Publié aux éditions de la Guilde du Livre en 1952, Lausanne, son premier ouvrage, rassemble 50 photographies. De 1952 à 1959, Henriette Grindat multiplie les voyages : Algérie, Venise, Espagne, Proche-Orient, Afrique. Ces moments d'itinérances sont accompagnés d'expositions et de nombreuses publications : Dictionnaire pittoresque de la France (Arthaud, 1955), Le Livre des arbres (Paris, Arts et Métiers graphiques, 1956), Algérie, ouvrage préfacé par Jean Amrouche (Guilde du Livre, 1956), Méditerranée (Guilde du Livre, 1957), Adriatique (Éditions Françoise Mermod, 1959), Le Nil (Guilde du Livre, 1960), Matière (Éditions Chabloz de Lausanne, 1960). L'année 1962 est consacrée à ses Abstractions. À la rêveuse matière (Éditions du Verseau, Lausanne, 1963), est une plaquette-estampe qui regroupe un poème de Francis Ponge, une gravure d’Edgar Albert Yersin et une photographie d'Henriette Grindat. De 1964 à 1973, l'artiste s'attache à une série sur les agaves. En 1965 est publié, sur l'initiative de René Char, La Postérité du soleil d'Albert Camus, aux Éditions Edwin Engelberts de Genève. Les photographies qui accompagnent le texte de cette édition à tirage limité ont été prises par Henriette Grindat au début des années 1950 à L'Isle-sur-Sorgue. Cet ouvrage, enrichi d'Itinéraire, poème liminaire de René Char, et d'une postface du poète, a fait l'objet d'une exposition éponyme dans la galerie de l'éditeur genevois. Une autre exposition La Postérité du soleil se tiendra à L'Isle-sur-Sorgue en 1967, puis en 1977. ![]() ![]() Entretemps, Henriette Grindat épouse Edgar Albert Yersin (1970) et effectue deux voyages aux États-Unis. En 1968, elle expose à l'Art Institute of Chicago, puis, en 1971, au Massachussetts Institute of Technology de Boston. De retour en Europe, Henriette Grindat participe à l'exposition « Print » (Lausanne) et cherche à promouvoir (avec d'autres photographes) l'édition de photographies à tirages limités.L'année 1984 est marquée par une exposition monographique « Photographien 1948-1983 » au Kunsthaus de Zurich, et surtout par le décès d'Edgar Albert Yersin. Le 25 février 1986, Henriette Grindat se suicide à Lausanne. Elle est une des grandes figures de la photographie des années 1950-1980. |






