George MOUSTAKI
C'était un homme en blanc, barbe assortie, longs cheveux idoines. Il faisait de la moto et parlait
avec une voix sucrée, comme il chantait. Masculin-féminin, Georges Moustaki était un homme à femmes, qui l'adoraient. Il en avait épousé une, Yannick, dont il eut une fille, Pia, née en 1956. Il
en avait aimé certaines, il en avait adulé au moins deux : des femmes en noir, Piaf, le moineau, qui l'asservit pour mieux le révéler, et Barbara, l'exigeante, la "longue dame brune" raccompagnée
tard dans la nuit à la sortie des cabarets.
Moustaki était à la fois profondément méditerranéen et superbement atlantique. Mais le secret était
ailleurs : "Si je suis autant connu à l'étranger, c'est que je suis très français", disait l'inventeur d'une tour de Babel dont la clé de compréhension serait l'amour du voyage et de l'humanité.
L'auteur-compositeur "à la gueule de pâtre grec" est mort le jeudi 23 mai, à Nice, des suites d'une longue maladie. Né le 3 mai 1934 à Alexandrie (Egypte), Yussef Mustacchi (Georges Moustaki)
était âgé de 79 ans.

Il confiait faire partie de ces êtres qui, selon la formule du critique et philosophe George
Steiner, qu'il admirait, "n'ont pas de racines, mais des jambes". Mais s'il a pu parcourir le monde avec un appétit sans égal, tout en habitant fidèlement, depuis 1961, l'Ile Saint-Louis à Paris,
c'est qu'il est un enfant de l'Orient cosmopolite
Dans sa maison de l'Ile Saint-Louis en 1970.
Regarder En vidéo : 'Le Métèque', 'Ma liberté', et autres chansons de Georges
Moustaki
L'Alexandrie de la première moitié
du XXe siècle est un lieu de brassage culturel. Toutes les nationalités, et religions, s'y croisent. La chanson y est en effervescence – d'autres transfuges viennent enrichir l'histoire de la
chanson française, de Georges Guétary, né à Alexandrie, à Claude François, né sur les bords du canal de Suez, ou Dalida, du Caire... La grande chanteuse Oum Kalsoum, mais aussi Mohamed Abdel
Wahab, Farid el Atrach ou Asmahan, inventent la bande son de l'Egypte moderne, de la chute de la royauté égyptienne à la Révolution nassérienne et panarabiste.
"LE CULTE DU FRANÇAIS A VITE OCCULTÉ LE GREC, LA LANGUE DE L'EXIL"
Georges Moustaki a deux parents
grecs, Nessim et Sarah, "cousins germains, mais originaires de deux îles différentes". L'artisan de la dislocation, c'est Giuseppe (Joseph, Youssef) "comme moi", le grand-père, une légende
dans la famille, qui fabriquait des gilets brodés pour les notables égyptiens. "Il braconnait, adorait l'huile d'olive. Un jour un bateau est passé, il l'a pris, est arrivé à Alexandrie. C'était l'Empire ottoman. Il était devenu turc, de papiers." "Je parle mal le grec, expliquait Georges Moustaki. Mes parents sont
nés en Egypte. Pour moi et mes sœurs, le culte du français a vite occulté le grec, qui était la langue de l'exil."
M. Mustacchi dirige la Cité
du livre, l'une des plus grandes librairies du Moyen-Orient. Les célébrités y défilent. Et des Italiens, des Turcs, des Orthodoxes, des juifs, des byzantins, des orientaux... "Ce
fut la plus belle de toutes les universités." Pendant la seconde guerre mondiale, les alertes à la bombe envoient le jeune Yussef au paradis – le sous-sol, réservé aux livres d'enfants. Devenu
Georges, en hommage à Brassens, il le raconte dans un livre, Fils du brouillard, paru en 2000, où se croisent ses souvenirs de Georges et ceux, infiniment plus durs, de son ami Siegfried Meir,
emprisonné à Auschwitz et Mauthausen.

ll y a des villes qui marquent pour toujours : Alexandrie, donc, puis Bruxelles, où Yussef (Joseph) Mustacchi, à 20 ans, a reçu son premier cachet, pour avoir chanté et joué du piano ("mal")
dans un cabaret, La Rose noire. Et puis Paris, adoptée trois ans avant l'escapade belge. Dès 1951, il fréquente le cabaret des Trois Baudets, y découvre Brassens en première partie d'Henri
Salvador. Il chante à l'Echelle de Jacob, Brel est la vedette. Moustaki a connu Brialy (24 ans alors) allongé, "le dos cassé après une chute sur un tournage. Allongé, mais séducteur". L'apprenti
chanteur vit alors en zigzag, fait du gymkhana dans les cabarets : Les Trois Baudets, La Colombe, La Rose noire, Milord l'Arsouille, L'Echelle de Jacob, Le Port du salut... "Le seul où je n'ai
jamais chanté, c'est L'Ecluse. Mais j'allais y chercher Barbara pour dîner sur l'île."
"BRASSENS ÉTAIT MON MAÎTRE, PIAF ÉTAIT MA MAÎTRESSE"
Il a rencontré tout le monde, de Brassens à Dalida. Il a présenté Harry Belafonte à Jorge Amado,
qui "adorait les photos entre amis" – Sartre, Beauvoir, des leaders africains, des intellectuels asiatiques... L'enfant de l'Orient cosmopolite adore les familles recomposées. Il s'emploie à les
unir.
Ainsi, dans ses errances consenties, Moustaki se forge-t-il trois histoires, trois espaces
géographiques : la France, la Méditerranée, le Brésil. Moustaki, acte I, le français : en 1952, il ose à peine ses chansons, mais
elles se remarquent, et le guitariste Henri Crolla fait le pari qu'elles plairont à la Reine Piaf. Gagné. Il est timide, elle a de l'oreille, elle lui prend trois chansons, enregistrées en 1958,
"Eden Blues", "Les orgues de barbarie", "Le gitan et la fille" – un super 45-tours où ils font couple, Edith Piaf chante Jo
Moustaki. Puis, il lui écrit Milord, dont elle confie la mise en musique à Marguerite Monnot. Dès sa création en scène,
Milord devient un standard. Après quelques autres incunables, et un an de soumission, Georges Moustaki déclare forfait. "Brassens était mon maître, elle était ma maîtresse."


Avec Nicoletta
Il compose alors pour toutes les vedettes du moment (Colette Renard, Dalida, Yves Montand, Cora
Vaucaire, Juliette Gréco, Tino Rossi, Barbara...). Il défend ensuite sous son nom son répertoire en français sur une demi-douzaine de 45-tours ("La carte du tendre", "Dire qu'il faudra mourir un
jour", "La mer m'a donné"...). Devant l'insuccès, sa maison de disques lui rend son contrat. Il commence à percevoir ses droits d'auteurs. "J'ai pris alors une sorte de retraite, j'avais gagné de
l'argent et, avec Piaf, je sortais d'une histoire tellement formidable que tout, à côté, me paraissait secondaire..." Dix ans dilettante : devenir un crack aux échecs ou au ping-pong, filer à
Amsterdam pour un tableau... "Je n'avais aucune urgence. Mais, petit à petit, je suis passé de la Jaguar à la 4 L, réduisant chaque fois mes besoins pour ne pas avoir à
travailler."
1967, c'est l'année Barbara. Pour elle, il écrit "La longue dame
brune", et elle le somme de chanter avec elle cette chanson qui les lie, lors d'une tournée épuisante. Dans sa retraite aux dorures fléchissantes, Moustaki reçoit un coup de fil : "Une
invitation pour un récital à la cafétéria du théâtre de Caen. J'accepte. Peu après, Barbara m'appelle, me dit : 'Je vais à Caen demain, viens avec moi, il y a quelqu'un qui y chante et que tu vas
adorer'." C'était Serge Reggiani, à qui Moustaki donnera ensuite "Sarah", "Votre fille a vingt ans", "Ma liberté"... des carrés d'as qui le ramèneront à la vie
publique.
"Pendant un an, j'ai programmé des concerts de jazz à Caen : Gato Barbieri, Michel Portal, Aldo
Romano, Eddy Louiss, Daniel Humair, Martial Solal." Pour lui, Moustaki a composé une chanson de liberté, que les maisons de disques refusent. Elle sort enfin en 1969. Elle précède les envies
d'ailleurs des orphelins de Mai 68.
LA FIDÉLITÉ TOUJOURS AU RENDEZ-VOUS
La ballade gréco-latine plaira jusqu'à Salvador de Bahia, la ville de tous les saints, au Brésil, l'un des points de passage préférés de Moustaki. "J'y suis arrivé par Jorge Amado, après un court séjour à Rio, où en 1972 la chanteuse
Nara Leao m'avait invité au Festival de la chanson populaire", expliquait-il. En 1973, il adaptera en français "Aguas de Março", un hymne bossa-nova, suivant les traces du pionnier Pierre Barouh.
Trente ans après, "Moustaki", l'album sorti en 2003, commence par un hommage à Barbara écrit sur la musique Odeon, un choro célèbre du compositeur brésilien Ernesto Nazareth. Chez Moustaki, la
fidélité est toujours au rendez-vous. Pour Vagabond, en 2005, Georges Moustaki a enregistré à Rio de Janeiro, entouré de Paula Morelenbaum et du pianiste et compositeur Francis
Hime.
Alors qu'il compose pour la fine fleur de la variété française, Georges Moustaki continue d'essayer
une carrière personnelle. Il le fait d'abord sous un nom d'emprunt, Eddie Salem, son orchestre et ses chanteurs arabes, avec en
1960 un répertoire oriental-égyptien – puis grec (Les enfants du Pirée) – et quelques rocks parodiques. En 1966, il part en Grèce pour la première fois et y rencontre l'actrice et chanteuse
Melina Mercouri, qui transformera par la suite en le chantant en grec "Le Métèque" et "En Méditerranée", en hymnes de résistance
face à la dictature des colonels. Puis, il chante "La Pierre" du compositeur grec Manos Hadjidakis, "L'homme au cœur blessé", "Nous
sommes deux", sur des musiques de Mikis Théodorakis. Toujours proche de l'Orient, il chante avec Areski "J'ai vu des rois serviles", joue dans Mendiants et orgueilleux, film adapté du roman d'Albert Cossery, et ainsi de suite – en 1996, sur
Tout reste à dire, c'est le flûtiste turc Kudsi Erguner qui répond présent pour un poème chanté de Yunus Emre (XIIIe siècle).
Il se produit enfin en vedette, à Bobino à
Paris en janvier 1970. Il est chaleureux, liant. Il chante des anciennes chansons, jamais enregistrées, comme "Donne du rhum à ton homme". Les chansons de l'album qui paraît début 1978
jalonnent une année de déplacements (San Francisco, New York, Mexico, Tokyo, Québec, Eilat, Paris). "Vieux sage" dans "Si je pouvais t'aider", il retrouve sa fraîcheur dans une "Elle est elle"
quasi juvénile (avec la voix de sa fille Pia Moustaki, née en 1956 – en 1988, naîtra son fils, Laurent. "Solitaire, sans état d'âme et sans souffrance / Ma voile est gonflée de mystère / Ma cale
est remplie d'innocence." Un inlassable de la chanson.

En 2003, Moustaki publie
"Moustaki", qui comporte la première chanson qu'il a composée, "Gardez vos rêves" et, pour la première fois, son propre enregistrement de Milord, composée jadis pour Edith Piaf.
Jean-Claude Vannier donne à l'album un ton contemporain. Le dernier album de Moustaki faisait le point sur cette question
française. Pour "Solitaire", Moustaki fait main basse sur toute la jeune génération. Vincent Delerm, Cali pour des duos, Vincent Segall pour les arrangements. Dédié à Henri Salvador, l'album rend
hommage à l'âge d'or la chanson française, et à l'amour. Il y reprend ses chansons "gold" : "Sans la nommer", "La liberté et la fleur au fusil", "Ma solitude", "Donne du rhum à ton homme". En
2005, avec Vagabond, il revient sur son amour pour la bossa-nova, en 2008, il intitule un disque de duos Solitaire... Le paradoxe Moustaki.
Ici avec Serge
Reggiani
Moustaki avait chanté partout dans le monde. De Rio à l'Olympia, de Bobino au Japon, du Québec à
l'Algérie, l'homme en blanc et à la voix suggestive, avait rassemblé. Fidèlement, car les fidélités se créent dès l'enfance. Et quelle leçon en tirer ? Réponse de l'enfant d'Alexandrie : "Je
déclare l'état de bonheur permanent / Et le droit à chacun à tous les privilèges. Je dis que la souffrance est chose sacrilège / Quand il y a pour tous des roses et du pain
blanc."
Véronique Mortaigne
Georges Moustaki en 6 dates
Véronique Mortaigne - Journal Le Monde
Georges Moustaki en 6 dates
1934 Naissance le 3 mai à Alexandrie (Egypte)
1951 Arrivée à Paris
1959 Edith Piaf interprète Milord
1967 "La Longue Dame brune"
1969 "Le Métèque"
2008 SolitaireAlbums:
DISCOGRAPHIE
1969 : Le Métèque Polydor
1970 : Bobino 70
1971 : Georges Moustaki
1972 : Moustaki
1973 : Déclaration
1974 : Moustaki (inclus le droit a la paresse)
1975 : Moustaki
1976 : Moustaki
1977 : Moustaki
1979 : Moustaki
1979 : Moustaki
1981 : Moustaki
1982 : Moustaki & Flairck
1984 : Moustaki
1986 : Moustaki
1992 : Méditerranéen Polygram
1996 : Tout reste à dire Sony Tristar
2003 : Moustaki Virgin
2005 : Vagabond Virgin UK
2008 : Solitaire
Live
1971 : Bobino 70 Polydor
1973 : Moustaki en concert
1975 : Moustaki Live
1977 : Olympia 1977
1988 : En public au TLP Dejazet Ades
2000 : Olympia 2000 Polydor
2002 : Presqu'en solo - Live à la Philharmonie de Berlin Troubadour Records (double live)
Compilations
1975 : À la bonne vôtre
1975 : Prélude
1987 : Master Série
1989 : Jardins secrets et Terres promises Polydor
1989 : Voyages et Rencontres Polydor
1989 : Racines et Errances Polydor
1989 : Sagesses et Chemins de fortune Polydor
1993 : Ma Liberté Polydor
2000 : Un métèque en liberté PolydorGeorges Moustaki est mort. Je me souviens…
le 23 mai 2013 12H58 | par Gilles Médioni (L'Express)
Georges Moustaki s’est éteint ce matin, à 79 ans. Il avait quitté l’île Saint-Louis pour s’établir à Nice, et la scène en janvier 2009, atteint par une maladie incurable des bronches.
C’est bien sûr, son album Le Métèque (1969) qui a projeté « le pâtre grec » dans la chanson. Moustaki égrénait des airs qui deviendraient autant de classiques: Le Métèque, Ma Solitude, Il est
trop tard, Le Temps de vivre, Joseph….La voix était douce mais la parole ferme. Jusqu’au bout, il eût ce mélange de caresse et d’acier, de pudeur et de courage.
Le disque eut autant d’impact que celui de Serge Reggiani (Les Loups sont entrés dans Paris; Sarah; Le Petit garçon; Ma Liberté…) paru deux ans avant. Ils émergèrent ensemble dans la chanson, un
fil sensible les reliait. Moustaki avait écrit des textes pour Reggiani. Mais aussi pour Montand ou Barbara. Et le Milord, de Piaf, avec qui il avait vécu une courte passion.
Né à Alexandrie de parents grecs, Yussef (Joseph) Mustacchi s’était installé à Paris en 1951. Georges était un hommage à Brassens. Voyageur infatigable, il avait parcouru le monde, le monde lui
rendait bien. Il chantait les villes, les femmes, l’amour, les révolutions…
Au printemps 2005, Moustaki avait enregistré Vagabond, à Rio de Janeiro. Ce Brésil où il avait rencontré Chico Buarque et Jorge Ben, et découvert Aguas de Março, de Tom Jobim, devenu Les eaux de
Mars. J’avais passé une semaine avec lui. Jours de studio, il enregistrait Tom (Tom Jobim) et Les Mères juives, célébrait dans ce disque les femmes, l’amour.

Souvenirs de jours off, promenade sur la plage de Copacabana, où il évoquaitl’histoire de cette « chemise blanche » (du Métèque) qui faisait crier ses fans dans les salles des années 1970,
et qu’on lui arrachait parfois. Et d’une chemise en particulier qui l’avait amené à chanter dans une prison en Israël. Je lui confiais que j’aurais aimé interviewer Piaf. « Pose-moi
les questions que tu lui aurais posées… » Piaf avait répondu à travers lui. C’est lors de ce séjour, qu’il a légendé son Rio pour L’Express, prenant des photos au fil des jours… Il racontait son
Brésil, le séducteur qu’il était, sa fille, la couleur blanche…

En 2008, Moustaki avait publié Solitaire, son ultime disque, qui comprenait des duos avec Cali et Vincent Delerm – il avait déjà chanté avec ce dernier, Votre fille a vingt ans (Madame).
Et Au Temps de nos guitares, dans laquelle Moustaki se retournait sur son passé, comme je l’écrivais à l’époque.
« [...] Au joli temps de nos guitares/ Brassens criait « Gare au gorille »/ Sacha parlait de sa famille/ Maxime était né quelque part/ Henri chantait sa chanson douce/ C’était lui notre maître à
tous/ Moi je vivais comme un lézard/ Au temps joli de nos guitares [...] »
Enfin, un hommage inattendu était venu avec la reprise du Métèque (2006) par Joey Starr. Le rappeur mêlait sa voix à celle de Moustaki. Une voix universelle
Moustaki sera inhumé au Père Lachaise ce lundi 27 février 2013 à 15 heuresGeorges Moustaki a été enterré lundi à
Paris. Fans et amis sont venus lui rendre un dernier hommage. 
L'enterrement de Georges Moustaki s'est déroulé lundi à Paris. Le célèbre chanteur, décédé la semaine dernière, a réuni autour de lui admirateurs et amis pour un dernier hommage rendu au
cimetière du Père Lachaise, où il a été inhumé selon le rite juif.
De nombreuses personnalités se sont rendues à la cérémonie, notamment Guy Bedos, Cali, Brigitte Fontaine ou encore François Morel, qui lui avait déjà rendu un hommage ému sur France Inter
vendredi dernier. Si les proches ont rappelé, « l'humour », la « tendresse », ou « l'engagement » du chanteur, comme le raconte le Parisien, c'est à ses fans que le journal a donné le dernier
mot. « Avec lui, c'est toute une époque qui disparaît, déclare Nadia dans le quotidien. Depuis Le Métèque, en 1969, je n'avais cessé de le suivre. »
Célébré pour cette légendaire chanson, Georges Moustaki était aussi l'auteur de Milord pour Edith Piaf. C'est d'ailleurs à quelques allées de la chanteuse, qui demeure au Père Lachaise
depuis 1963, que Georges Moustaki a été inhumé. L'auteur avait aussi écrit pour Yves Montand, Barbara, Juliette Gréco ou encore Serge Reggiani avant de se lancer lui-même dans l'interprétation de
ses chansons.
Georges Moustaki avait passé ses derniers mois au bord de la Méditerranée, sur les hauteurs de Nice, où l'air était meilleur pour la maladie qui l'avait frappée il y a quelques années et
qu'il préférait ne pas nommer. « Je fais tout pour qu'elle ne progresse pas, mais c'est une maladie pernicieuse. C'est un tueur silencieux, qui ne fait pas un bruit. On n'aperçoit que les dégâts
», avait-il déclaré à Yves Calvi sur RTL en novem





















