Beaumes de Venise, en Vaucluse, dans les
Dentelles de Montmirail
au pied du
Ventoux.
Beaumes-de-Venise est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés balméens.
Ce fief devint la deuxième baronnie du Comtat après Sérignan-du-Comtat : seigneurie des Agoult au XIIIe siècle, des Clermont-Lodève au XIVe siècle, des Astorg de Peyre et, enfin, des Fortia jusqu'à la Révolution. Il fut érigé en duché à la fin XVIIIe siècle par le pape Pie VI
Histoire
Les grottes furent habitées dès le néolithique. Les Gaulois occupent le sommet de la montagne qui domine la ville, probablement le peuple gaulois des Cavares (Beaumes est située à la limite des territoires de ce peuple et de ceux des Voconces et des Memini). Vestiges d'occupation gallo-romaine.
Les ruines du castellas de Durban marquent toujours l’accès de l’oppidum de Courens. Ce lieu fut occupé de la préhistoire jusqu’à la période phocéenne puis gallo-romaine où fut construit sur ce site une villa urbana, c’est-à-dire une résidence campagnarde pour un riche patricien. De défense facile, il servit de refuge pendant les grandes invasions.
La première mention Ad Balmas a été faite en 993.
Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait une église au lieu-dit la Frigoule, dont elle percevait les revenus.
Fief du comte de Toulouse, Raymond Vl, donné au Saint-Siège en 1209.
En février 1389, Raymond de Turenne, en pleine guerre privée contre Clément VII, qui l'avait spolié de ses fiefs, venant de Vaison-la-Romaine, qu'il avait ravagé, et qui venait de détruire le village d’Aubusson, situé au pied de l’oppidum où se trouve aujourd’hui, à 400 mètres d’altitude, la chapelle de Notre-Dame d’Aubusson dont la restauration date de 1771. C’est, de nos jours, le lieu-dit de Séguret, voisin de Séguret, s'attaqua à Beaumes-de-Venise et saccagea en partie l’église Saint-Nazaire, dans le bas du village.
Cette seigneurie était alors partagée entre Latil IV de Mormoiron, seigneur de Durban, tandis que le village dépendait de la mense de Pierre de la Manhania, évêque d’Orange. Au XIVe siècle, le village de Durban, composé du hameau des Grottes et de quelques bastides isolées, comptait environ une centaine d’habitants et un quart de moins à la fin du XVIIIe siècle.
Cet épisode donna matière à Frédéric Mistral, pour apporter sa pierre à l’édifice des légendes colportées sur le compte de Raymond de Turenne. Faisant de Mormoiron son vainqueur, il versifie dans son poème « Nerte » :
« Il y aura treize ans, vienne la saint Eutrope,
Un jour, Isnard de Mormoiron
Nous réunit, quelques barons,
Pour chasser de son parc
Les loups de Raymond de Turenne.
Tu sais ? Ce grand pillard,
Ce détrousseur, enfonceur de moûtiers
Qui, dans ses incursions, traînait
Le meurtre et l’incendie et qui passait
Sur les bastides et les châteaux
Tel un râteau aux dents de fer. »Le poète provençal ne respecte pas la vérité historique dans ces quelques vers. Outre que le rôle de Mormoiron fut bien petit dans les guerres de Raymond de Turenne, Mistral fait intervenir non pas Latil IV, mais son arrière-grand-oncle Isnard Ier ou son grand-père Isnard II. Le premier avait rendu hommage de ses fiefs comtadins, en 1274, à Guillaume de Villaret, recteur du Comtat et grand maître des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Mort sans postérité, il légua ses titres et ses biens à son neveu Isnard II, fils de son frère Latil II
Renaissance
Lors des guerres de religion, le Comtat Venaissin fut ravagé et les huguenots massacrés en nombre. D'autant qu'un enfant du village donna un de leurs nombreux surnoms aux religionnaires. L'abbé Allègre, premier historien de la commune, narre : « En 1518, la peste ravageait Avignon. Des Avignonnais, dont Maître Perrinet Parpaille qui eut un fils avec sa servante, se réfugièrent à Beaumes. Cet enfant, dès qu'il eut vingt ans, put recueillir des témoignages et prendre ainsi le nom de son père. Il joua un grand rôle dans l'histoire du protestantisme et c'est à cause de lui que les huguenots furent surnommés parpaillots »..
En 1572, la ville fut prise par le baron des Adrets.
Période contemporaine
Jusqu'en 1914, un établissement thermal exista au quartier de Font-Salée.
Entrons dans le village par le Porche(Cours Louis Pasteur) situé à gauche de l'Eglise et grimpons vers le château surplombant les rochers
Toujours plus haut vers les rochers et le Château
Une maison nommée "La Ruine"
An Nord-Nord-Ouest de Carpentras et d'Aubignan, dans le bas de la carte à gauche
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Le muscat de Beaumes-de-Venise est un vin français d'appellation d'origine contrôlée produit sur les communes de Beaumes-de-Venise et d'Aubignan, dans le Vaucluse. C'est l'une des deux appellations fournissant du vin doux naturel (VDN) du vignoble de la vallée du Rhône, avec le rasteau.
Ce vin doux naturel, unique dans la vallée du Rhône car élaboré exclusivement à base de muscats petits grains, implanté sur le terroir du massif des Dentelles de Montmirail et qui a honoré la table de la papauté d'Avignon au XIVe siècle, a pourtant failli disparaître et n'a retrouvé tout son lustre que dans la seconde moitié du XXe siècle.
C'est à son propos que l'œnologue Charles Quittanson5 a noté dans son ouvrage L'Élite des vins de France, en 1969 : « Le muscat de Beaumes-de-Venise a une vieille renommée mais il a été entièrement sauvé par l'Institut national des appellations d'origine puisque sa production au plus bas était nulle. Rien n'aurait pu être fait s'il n'y avait pas eu la conjonction de sols favorables à la culture du muscat petits grains, d'un climat propice et de vignerons particulièrement courageux ».











An Nord-Nord-Ouest de Carpentras et d'Aubignan, dans le bas de la
carte à gauche