Ce 11 Février, nous allons nous rendre à Monieux par la
route St Saturnin-Sault, la D 943, celle
qui traverse les Monts de Vaucluse et passe par la forêt de Javon. Voici tout d'abord le Ventoux, vu du sommet des Monts de Vaucluse et ensuite le Château de Javon ( Renaissance XVIe siècle). Et
nous arrivons ensuite à Monieux, petit village de 250 habitants, 6 kms à l'Ouest de Sault et une des portes d'entrée du fond des
Gorges de La Nesque, dominé par une tour de guet médiévale du 12e siècle. Monieux a été présenté dans une des émissions
de "La Carte aux Trésors" ainsi que son" Restaurant des
Lavandes" hélas en congé annuel
A 650 m. d'altitude, Monieux est accroché au flanc sud-est du massif
du Ventoux et regarde vers le Levant. La commune, étendue sur 4712 ha est composée de plusieurs hameaux. De nombreuses routes touristiques offrent des vues panoramiques grandioses et de multiples
chemins de randonnées sillonnent un paysage c'une grande variété: garrigue parfumée, forête de chênes d'où émérge l'intense blancheur des crêtes calcaires, combes profondes
En contrebas la Nesque, modeste et paisible rivière, déroule nonchalamment ses méandres, avant d'aller s'engouffrer dans des gorges sauvages,
entaillées dans les roches calcaires du plateau de Vaucluse. Monieux est indissociable de l'histoire des gorges de la Nesque, dont l'occupation humaine remonte au Prénéanderthalien (
env.200.000 avant J.C )
f
Monieux est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Les habitants sont les moniliens et les moniliennes.
Il se distingue de la commune de Bonnieux, plus au sud dans le même département, dans le massif du Luberon.
Géographie
La commune de Monieux est situé sur les plateaux des Monts de Vaucluse, proche de la commune de Sault.
Elle abrite sur son territoire une partie des sites classés « Réserve de Biosphère » du Mont Ventoux.
La route départementale 942 permet de parcourir par les hauteurs avec plusieurs arrêts point de vue dont un « belvédère » (734 m) d'impressionnantes gorges dont fait partie le rocher de cire Lou Roucas dou Cire, chanté par le félibre Mistral. C'est un passage très emprunté par les cyclistes et touristes qui l'apprécie pour sa grande beauté et sa nature préservée. Le bourg est à 6 kilomètres de Sault en continuant par la route départementale 942, 30 kilomètres d'Apt et 40 kilomètres de Carpentras.
Le chemin de grande randonnée 9 passe par les gorges.
Les routes départementales 1 et 943 passent sur la commune.
Plateau de Sault, en bordure des Monts de Vaucluse et Gorges de la Nesque (dont certaines falaises mesurent plus de 200 mètres de hauteurs).
Le massif des monts de vaucluse est formé de calcaires de l'ère secondaire, souvent perméables. L'eau s'enfonce dans la roche, créant des réseaux souterrains (système karstique), ressortant aux points bas comme la Fontaine-de-Vaucluse, où encore au niveau de la source de la Nesque.
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de Sault, auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments1.
La Nesque passe sur la commune, alimentant au passage deux plans d'eau dont un plan d'eau d'environ 2,5 hectares, puis creuse des gorges : les Gorges de la Nesque, qu'elle parcourt sur environ 25 kilomètres pour finir au pied du bourg de la commune de Méthamis.
La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Il y 275 jours de soleil par an.
Histoire
Les gorges de la Nesque ont abrité nombre de populations préhistoriques. L'abri sous roche du Baou de l'Aubesier fut occupé par une tribu moustérienne, durant le paléolithique, soit environ 200 000 ans avant notre ère. L'abri du Castellaras fut occupé par une population néolothique. Il fut ensuite un des sites importants de la civilisation laténienne avec La Peysonnière. La colonisation romaine a laissé de nombreux fragments de poteries et un autel dédié à Mars Nabelcus3.
Au début du Moyen Âge, création du village de Monilis dépendant du Comté de Sault qui deviendra Monjeu au XVIIIe siècle et Monieux au XIXe siècle. Le village fut frappé d'une épidémie de peste en 1630-1631. Ce fut pour éviter le retour d'un tel fléau que fut édifiée une chapelle dédiée à saint Roch en 1632. Démolie, sans que nulle archive en garde trace, elle fut reconstruite deux siècles plus tard lors d'une épidémie de choléra4.
Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Au cours du mois d'août 1944, une importante colonne de la Wehrmacht qui avait emprunté la « Route des Alpes » (RN 100) remontait d'Avignon vers Digne. Informée de la présence de barrages installés par les résistants à l'entrée d'Apt, elle préféra bifurquer en direction de Sault par la RN 143. Dès que ce changement de direction fut connu, l'alerte fut donnée par les Aptésiens à leurs compagnons de Saint-Jean-de-Sault, qui tenaient une permanence devant la cabine téléphonique du hameau.
Cette section du « Maquis Ventoux » était composée d'officiers et sous-officiers de l'Armée de l'air. Largement prévenue à temps, elle tendit une embuscade, après Monieux, dans des gorges de la Nesque. Le tir nourri, déclenché dès que la colonne fut engagée, la cloua sur place et fit 110 morts. Les résistants se replièrent alors tandis que le reste de la colonne reprit la route, en évitant Sault après quelques tirs d'obus. Les rescapés, la nuit tombée, dressèrent leur campement dans un bois sur le plateau d'Albion et poursuivirent leur route le lendemain. Totalement désemparés, les Allemands laissèrent derrière eux blessés et éclopés qui furent fait prisonniers le 25 août et incarcérés à Sorgues.

