Nous avons été amis depuis 1978.
Cette page extraite de ma biographie (1978)publiée sur ce blog
en témoigne. Henri s'est éteint à Malmédy, à l'âge de 80 ans. Ma gorge est serrée. C'était un homme bon et très humain, modeste, et un musicien brillant. Un des tout grands de la
Musique contemporaine d'avant-garde. Ainsi qu'un pédagogue, notamment lorsqu'il dirigea le Conservatoire de Liège, y introduisant un cours d'improvisation, sous l'égide de Garett
List
J'adresse toute mon affection à ses deux filles Isabelle et Marianne ainsi qu'à son fils
C'est le samedi 9 septembre 1978 qu'Henri Pousseur
viendra donner une conférence-audition au
Foyer culturel de Libramont dont je suis toujours administrateur. r Voici Henri en plein dans ses préparatifs acoustiques, accompagné de sa fille Marianne Pousseur
Notez que le 2 septembre nous avons inauguré une exposition des hyperréalistes
belges,
organisée par Bernard Noirot dans ce même Foyer Culturel et c'est donc dans ce décor de plage qu' Henri fera sa
prestation, en compagnie de Pat en Veerle, deux superbes nanas en polyester que voici et qui prennent leur bain de soleil à l'entrée du Foyer Culturel
Henri et Marianne Pousseur arrivent dans notre appartement au-dessus de la banque vers 11h45. Nous partons directement faire des essais de son installation électronique au Foyer Culturel. Nous
revenons pour l'apéro et le repas de midi. Le contact est excellent. Nous visitons mon atelier dans le grenier. Henri me dit que ma peinture plairait à Michel Butor, son meilleur ami, et qu'il va
le faire venir à Libramont. Lui et sa fille partent à pied pour le Foyer Culturel vers 16h00. Les frères Devresse sont arrivés. Le spectacle commence à 17h15 après que j'aie présenté Pousseur au
public. La salle paraît vide; 45 personnes dans une salle de 500 places. Presqu'aucune question posée dans le public. Je suis gêné. Michel De Paepe (CDA) est là. Nous revenons tous à la maison,
les Pousseur, les Devresse, De Paepe, les Rikkers, Toinette Francotte et le Gros
Très belle journée donc si ce n'est cet
absentéisme qui me reste en travers de la gorge
Le 26 septembre 1978, j'écris à Roger Thumilaire, responsable du Foyer Culturel, que j'arrête les Ateliers at qu'au surplus je démissionne
du Conseil d'administration. Pour moi c'en est fini de l'animation dans cette région. Que les luxembourgeois restent dans leur Moyen-Age puisqu'ils ne veulent pas en sortir. J'aurais
essayé pendant trois ans, en vain. Tout ce qui est pour moi fondamental, n'intéresse personne ici. Mon "fondamental, c'est une culture vivante, contemporaine, basée sur le risque, l'aventure, la
remise en question et le questionnement sur un monde qui est au bord du précipice. L'heure n'est plus aux petits ronronnements
folkloriques
Le 28 septembre, je rencontre André Romus, à Liège, rue de Londres. André est sous-directeur à la Radio Télévision
belge à Liège, a fait de très beaux documentaires sur certains peintres dont Pierre Soulages avec lequel il est devenu ami
(et auquel il me présentera un peu plus tard) et il s'est lui-même mis à la peinture il y a peu.
Le 3 0ctobre je commence mes travaux dans
la nouvelle maison de Moircy
Le 5 octobre nous allons avec les Devresse
voir à Liège "Le Procès du Jeune Chien" un spectacle théatral et musical composé et mis en scène par Henri Pousseur. Pour
moi, un chef d'oeuvre. Avec l'Ensemble "Musique Nouvelle" de Georges Octors Junior, le revoici, et à la Harpe la fille de Pierre Bartholomée.
Il s'agit en fait d'une biographie "romancée" (ou plus exactement mythologisée)de Schoenberg, écrite avec Michel Butor. Il y a du Brecht, du
Weil, du Kafka, du Thomas Bernhard,du Visconti des Damnés, tout celà à la fois. La fosse qui descend sous terre avec les musiciens de "Musique Nouvelle", le chef d'Orchestre délirant,
l'intervention d'un comédien venu du fond de la salle, le Nazisme, les étendards, la statue de Moïse, les infirmières blanches, la double scène avec le rideau transparent, l'alternance de la
musique électronique et de l'orchestre. J'en suis complètement retourné. Pousseur est un grand bonhomme
Le 7 octobre c'est la naissance de la
fille de mes amis français Thierry et Mireille Dion : Aurelia
Et le 9 Octobre, comme un coup de
tonnerre, un de mes agents, à Musson, en m'ouvrant la porte à 9h00 du matin, m'annonce la mort de Jacques BREL. Je reste pétrifié
sur le seuil
Nous mettons
au point notre projet "Groupe Compost" avec Jean-Pierre Devresse.
Et puis je suis continuellement sur mon chantier et c'est dur car je suis tout seul et l'hiver ardennais se pointe. Toute la bande de Saint-Luc-Liège emmenée par les frères Devresse vient m'aider
le dimanche 5 novembre 1978 avec en plus, Jean-Pierre Collgnon. Michel De Paepe vient m'aider le 22 décembre. Nous signons l'acte d'achat définitif le 20 décembre. Le 31 décembre je
me suis déjà appuyé 35 séances de travail dans la reconstruction
Ben Vautier m'écrit de Berlin; il y est pour un an. Edward Kienholz
est aussi à Berlin avec sa famille et m'écrit de là-bas
Michel de Paepe décide de se mettre à son tour sur les listes du Rassemblement Wallon, un an après moi. Il me demande de prendre
ses photos électorales dans la nature. Catastrophe mon film ne s'est pas déroulé

