C'est le jeudi 1er septembre que nous partons avec Valérie pour Paris, via Reims où nous logerons, après un dîner assez délirant dans un restaurant de la rue de la Gare où l'on nous sert un repas dégueulasse que je refuse d'avaler et de payer et on finira par me servir un autre plat, en m'offrant le dessert, pour me dédommager. Je ne supporte pas que l'on me traite comme un con de touriste et bien des restaurateurs ont eu affaire à moi et ont dû faire marche arrière
A part celà quelle magnifique cathédrale !!!
Cathédrale du Sacre des Rois de France, de Clovis à Louis XIV, édifiée sous les Carolingiens, elle a été reconstruite sur ses fondations après l'incendie de 1210 qui emporta non seulement la cathédrale de l'époque mai quasiment aussi la ville entière
Ses tours font 81 mètres de haut

Découvrir le Centre Pompidou qui a été inauguré le 31 Janvier 1977, tel est le but principal de notre voyage. Et aussi rencontrer Xenakis, avec qui j'ai pris rendez-vous pour le 4 septembre, chez lui.

Et cette fois, je change de quartier et nous nous installons à l'Hotel de Roubaix, rue Greneta, dans ce qu'on appelle le Quartier du Temple,( L'ordre religieux et militaire du Temple fut fondé en 1118, aux Lieux Saints, par neuf chevaliers qui avaient en vue la protection armée des pélerins. Il s'installa à Paris en 1140. L'Ordre des Templiers connut alors, un prodigieux développemen dans toute l'Europe) juste au Sud de la Place de la République, à deux pas du Forum des Halles en chantier et du Centre Pompidou auquel on accède directement par la rue Beaubourg. La rue Greneta est une rue qui donne d'un côté dans le boulevard de Sébastopol et de l'autre côté sur la petite Eglise Saint-Nicolas-des-Champs que voici ci-dessous, vue de la fenêtre de notre chambre. L'Eglise fut élévée au 12e siècle, par le Prieuré de Saint-Martin des Champs , à l'usage des serviteurs du couvent et des paysans des environs. Il y a un grand parking sous la place, ce qui est un sérieux avantage et je retournerai dans cet hôtel à plusieurs reprises. A côté de l'Eglise Saint-Nicolas, il y a l'Eglise St Martin-des-Champs et le Conservatoire de Arts et Métiers
A deux pas aussi, la rue de Montmorency avec au n°51, la maison de l'Alchimiste Nicolas FlameL

Nous irons une nouvelle fois voir les travaux en cours au Trou des Halles
C'est plutôt impressionnant. Un vrai massacre pourrait-on dire et pour faire quoi ??? Et aujourd'hui, on s'apprête à tout recommencer.
Voici donc le bâteau ou l'Usine, photographié de nuit. Un projet de Georges Pompidou datant de 1969 et réalisé par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers. En 2006, il a accueilli 6 millions 600.000 visteurs. On criait au scandale et je n'ai pas trouvé celà scandaleux du tout, pas plus qu'un peu plus tard, la Pyramide du Louvre ou Les Colonnes de Buren
Voici la bibliothèque publique du Centre et son restaurant avec une vue superbe sur Paris
. A Beaubourg on a aussi installé une des deux plus belles collections d'Art Moderne au monde avec celle du Musée d'Art Moderne de New-YorK, que j'ai visitée 6 ans plus tôt.
Au pied de Beaubourg, le Polytope de XENAKIS, à côté de l'IRCAM (Institut de Recherche Acoustique Musique) qui est dirigé par Pierre BOULEZ, revenu d'Allemagne, un centre de recherche exceptionnel mais qui va connaître bien des vicissitudes. Boulez s'est entouré d'une équipe de compositeurs contemporains dont Luciano Berio et Valdimir Globokar, des compositeurs dont j'ai découvert la musique les mois précédents. Boulez ne s'entend pas avec Xenakis et celui-ci a installé son polytope à l'extérieur de l'Ircam, une tente circulaire dans laquelle il donne un spectacle de musique électro-acoustique (une musique stochastique basée sur le calcul des probabilités) Xenakis, né en Roumanie en 1921 ou 22 est devenu Grec en 1932, son nom signifie l'Etranger et Boulez va le lui faire sentir. Alors qu'il faisait partie d'un mouvement de Résistance (L'armée Nationale Populaire) aux Anglais qui avaient remplagé les Nazis en 1945, il a voulu renvoyer une grenade aux anglais et elle lui a éclaté dans les mains en lui emportant la moitié du visage. Emprisonné à plusieurs reprises, il est condamné à mort pas contumace (il est au parti Communiste et entre au service de Le Corbusier en 1946. Voici donc l'homme que Boulez a complètement ignoré, le tenant à l'écart de son équipe de compositeurs de l'Ircam
D'ailleurs Boulez ne s'entend avec personne mais il règnera néanmoins en maître de 1975 à 1992
Voici une autre vue au départ de Beaubourg avec à l'avant-plan, l'Eglise Saint-Merri et la Tour Saint-Jacques

Et je termine mon séjour avec Xenakis, rue Chaptal. Je suis reçu par son épouse Françoise Xenakis qui n'a pas encore la notoriété qu'elle acquerra ensuite, comme évrivain. Pour l'instant, elle est attachée de Presse. Iannis n'est pas encore levé. Elle va voir. Rendez-vous est pris dans son atelier Rue Victor Massé, à deux pas de là; Dès qu'il aura pris sa douche et son petit Dèche. nous nous retrouvons rue Massé n°17, à 10 heures

Nous avons parlé pendant plusieurs heures. Des nouveaux philosphes, Glücksman et BHL venaient de sortir "Les Mâitres à Penser", du Psychologue Janet, il m'a montré des photos de sa maison en Grèce, une espèce de Bünker blanc, m'a dit que pour lui la lumière était plus importante que la peinture (d'où son travail sur les lasers présenté pour la première fois au Musée de Cluny ). Il m'a offert un de ses livres qu'il m'a dédicacé "Musiques formelles"Quand nous nous sommes quittés nous étions devenus amis.Je reviendrai le voir en Février 1981 et lui offrirai une de mes pierres peintes. Xénakis était un génie, le génie des Grecs avec une culture énorme dans tous les domaines. C'était un mystique, extrêmement réservé et pudique, un vrai sauvage. Il avait le visage de Janus. En musique il avait trente ans d'avance sur son temps. Voici son atelier. Iannis est dans le fond à droite, derrière sa table. Et pour finir le livre et sa dédicace











