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Il y a aussi à l'Est de la ville la Chapelle des Pénitents blancs(17e siècle) menant au bâtiment de LA CHARITE, édifié en 1669 pour accueillir les nécessiteux at abritant aujourd'hui des expositions dans ses caves
Fondée en 1585, la confrérie des Pénitents Blancs s’installe près de l’église Saint-Jean-du-Bourg. Elle se place sous le vocable de Notre-Dame-de-Pitié en référence à la Passion du Christ et à la souffrance de la Vierge Marie. Consacrée en 1661, la chapelle est réaménagée en 1705 puis en 1779.

Histoire
Histoire
Elle fut reconstruite au XVIIIe siècle : la population de la « carrière » étant passée d’environ 500 personnes à la Renaissance à près de mille à la
veille de la Révolution[3], on imagine que la communauté était à
l’étroit et que la vieille synagogue médiévale nécessitait un agrandissement. Celui-ci est mené en deux étapes ; un premier chantier est mené par l’architecte Antoine d'Allemand entre
1741-1746, une seconde tranche de travaux, de 1774 à 1776, donne l’aspect actuel de la salle de prière du premier étage. Faute d’espace au sol, on a multiplié les tribunes. Le développement en
hauteur est une solution fréquemment adoptée par les synagogues de la région comtadines qui comportent souvent deux salles de prière superposées, celle du bas réservée aux femmes, celle du haut
aux hommes. La décoration intérieure est un chef-d'œuvre de l’art religieux rococo du XVIIIe siècle avec ses ferronneries italianisantes.
Fonction
Les faits
Dans la nuit du 8 au 9 mai 1990, à Carpentras où vit une communauté juive qui date de l'époque des « juifs du Pape », 34 sépultures juives sont profanées : stèles renversées et brisées, sans inscriptions antisémites. Dans la journée du 9 mai, personne n'entra dans le cimetière ce qui explique que la
profanation ne soit découverte que le lendemain.
La découverte
Le 10 mai 1990, deux femmes découvrent la profanation et préviennent les autorités. Le cercueil de Félix Germon, décédé 15 jours plus tôt, non recouvert de terre, est sorti de sa tombe. Le corps, extrait du cercueil, est posé nu face contre terre sur une tombe voisine. Un mat de parasol est retrouvé à côté de lui : on parle d'un « simulacre d'empalement ».
L'affaire s'enflamme et Laurent Fabius le déclare « empalé ».
Une affaire politico-religieuse
Michel Rocard est le Premier ministre de François Mitterrand. Pierre Joxe est son ministre de l'Intérieur, patron de la police et des renseignements généraux. Le Front national est alors en pleine ascension électorale. Le soir du 9 mai, Jean-Marie Le Pen est à la télévision dans l'émission L'Heure de vérité.
Cette découverte provoque un vif émoi en France. Le ministre de l'Intérieur, Pierre Joxe, qui s'est rendu le jour même
à Carpentras en hélicoptère, déclare que les responsables sont « le racisme, l'antisémitisme et l'intolérance ». De nombreuses personnalités politiques (entre autres Jack Lang, Jean-Claude Gaudin, Harlem Désir, Raymond Barre, Lionel Jospin, Pierre Mauroy et Georges Marchais) se rendent sur
les lieux.
Des manifestations imposantes contre le racisme et l'antisémitisme sont organisées durant la semaine qui suit. Le président François Mitterrand participe à l'une d'entre elles à Paris. C'est la première fois qu'un président de la République dans l'exercice de ses fonctions participe à une manifestation en France.
Yves Bertrand, directeur des RG de 1992 à 2003
affirme dans son livre Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout, paru en octobre 2007, que la manifestation à Paris devait au départ se dérouler autour de la Grande synagogue de
Paris. C'était selon lui le souhait des autorités religieuses juives de Paris qui ne voulaient pas que l'évènement soit récupéré politiquement par l'extrême gauche. François
Mitterrand aurait alors « forcé la main » aux autorités juives pour que la manifestation ait lieu entre la place de la République et la place de la Bastille,
lieux traditionnels de rassemblement de la gauche française.Le Front national es.t montré du doigt. Jean-Marie Le Pen réplique que son parti est la cible d'un complot Il organisera des manifestations à
Carpentras, en 1991 et en 1995, pour demander réparation.
Pour Yves Bertrand, la profanation du cimetière de Carpentras fut l'objet d'une manipulation anti-FN orchestrée par François Mitterrand. Celui-ci aurait alors voulu empêcher toute possibilité d'alliance entre le Front national et la droite parlementaire.
L'enquête
Selon Yves Bertrand, François Mitterrand aurait demandé à la police de privilégier la recherche du coupable au sein du Front national. Mais l'enquête piétine. La police suit dans un premier temps la piste des groupuscules d'extrême droite et néonazis. Dans les jours qui suivent la profanation, deux membres du Parti nationaliste français et européen sont arrêtés, mais rapidement relâchés en l'absence de preuve les incriminant.
Des rumeurs locales circulent, mettant notamment en cause des fils de notables locaux, dont le fils du maire UDF. En 1995, une jeune femme de Carpentras renforce cette rumeur en évoquant des orgies organisées dans le cimetière. Leurs participants auraient selon elle commis la profanation, ainsi que le meurtre d'une autre jeune femme, Alexandra Berrus, retrouvée morte en 1992.
L'instruction établira plus tard que la jeune femme est une mythomane, mais ses propos alimentent alors la tension autour de l'affaire. Le procureur Jean-Michel Tissot autorise les animateurs d'une émission de TF1, Témoin n°1, à annoncer de prochaines mises en examen. Gilbert Collard, avocat de la famille de Félix Germon et de celle d'Alexandra Berrus, parle de « mensonge d'État », garantit qu'il s'agit strictement d'une affaire de droit commun, et présente, lors d'une conférence de presse, une enveloppe où sont inscrits, d'après lui, les noms des coupables. Soumise à une intense pression, la juge d'instruction Sylvie Mottes est dessaisie de l'affaire, qui est transférée au tribunal de Marseille3].
Le dénouement
Le 30 juillet 1996, un certain Yannick Garnier, 26 ans, se présente de lui-même au siège des Renseignements Généraux d'Avignon, et avoue être l'un des profanateurs. Il dit ressentir le besoin de se libérer de ce secret pour changer de vie et de ne pas avoir à mentir à la femme dont il est récemment tombé amoureux. Ses aveux confirment qu'il s'agissait bien d'un acte antisémite commis par des néonazis. Il dénonce ses quatre complices qui sont arrêtés aussitôt, sauf l'un d'entre eux, le meneur, Jean-Claude Gos — qui avait été interpellé dès le 11 mai 1990 et relâché après 24 heures —, skinhead originaire de Denain (1966-1993) et membre du PNFE. Jean-Claude Gos est tué le 23 décembre 1993 à moto sur une route de la grande banlieue d'Avignon, par une voiture dont le conducteur (Rachid Belkir, 36 ans) sera retrouvé mort en 1995, tué de deux balles dans le torse et plongé dans le Rhône[12], deux lourdes pierres attachées aux pieds
Aucun lien n'a été établi entre les coupables et le Front national. Les dirigeants locaux du FN, Guy Macary et Fernand Teboul, faisaient eux-mêmes partie de la communauté juive, ce qui ne pouvait que déplaire aux néonazis.
Le procès débute huit mois plus tard à Marseille, dure une semaine, et le verdict est rendu le 24 avril 1997. Patrick Laonegro, le « cerveau » du commando de profanateurs, et Olivier Fimbry, un ancien militaire, sont condamnés à deux ans de prison, tandis que les deux autres profanateurs sont condamnés à vingt mois.
Toutefois, une zone d'ombre demeure : les enquêteurs ne savent pas comment les profanateurs ont fait pour soulever les dalles sans les abîmer
Conséquences
Un grand nombre de théories ont été échafaudées et de pistes suivies lors de l'enquête, jusqu'aux plus fantaisistes. Relayées de façon aveugle et sensationnelle par les médias, ces allégations ont eu des conséquences sur des domaines n'ayant aucun rapport avec la vérité des faits.
L'un des exemples marquants est la stigmatisation du jeu de rôle, durablement étiqueté comme rassemblement de profanateurs, de casseurs, de satanistes et autres profils à tendance morbide. Dans les mois suivant ces allégations (initiées par Mireille Dumas dans son émission Bas les masques sur France 2), nombre de clubs et de boutiques spécialisées ont été fermés ou mis sous surveillance par divers organismes.
En 1998, le documentaire Jeux de rôle à Carpentras de Jean-Louis Comolli, diffusé sur Arte dans la série Les Mercredis de l'Histoire notamment le 2 mai 2001, rappelle — en se basant sur les documents publiés par Nicole Leibowitz dans L'Affaire Carpentras (Plon) — les fausses informations diffusées par les médias de l'époque, et confirme, soutenant la thèse de la journaliste, l'existence de manipulations délibérées de l'information autour de l'affaire, afin de faire inculper le fils innocent du maire de Carpentras qui se trouvait être un amateur de jeux de rôle. Le documentaire produit notamment les comptes rendus dressés par les Renseignements généraux des conversations téléphoniques entre Jacques Pradel et le procureur de la République de l'époque, conversations au cours desquelles ils s'entendaient pour faire pression sur la juge d'instruction.








