Hugo m'annonce que notre film L'HOMME DE BOUE sera projeté en avant-première au mois d'Octobre 2011, à l'Angora, Place de la Bastille. En attendant je continue mon courrier avec Françoise et la rédaction de mes articles sur son oeuvre
Françoise Lefèvre. 18 août 2011
A vrai dire, je crois que ne pas "corriger" donne à certains textes une authenticité. Mais pas toujours... A l'évidence tu es un écrivain-né, me semble t-il. On entend une voix, on sent une énergie, un souffle ... et tout cela dure. Quelqu'un vous parle. Tu as aussi des "fulgurances", ce que j'appelle ainsi, ce sont ces phrases dont l'auteur n'est pas toujours conscient et qui lui échappent. Ex: Quignard, Bachelard, Rimbaud et tant d'autres. Tu sais aussi raconter, décrire, préciser. Je t'ai toujours dis que tu étais un conteur. Bien sûr, il arrive qu'en vue d'une publication, il faut corriger, nettoyer, "se tenir à l'oeil et à la baguette", réecrire, faire le deuil de certains passages, éviter trop de répétitions et tant de choses. Seul le temps entre l'écriture et la relecture, (les relectures) d'un texte permet ce recul nécessaire. Plus personne ne le fait aujourd'hui ou si peu d'écrivains. Cette maladie de publier deux livres par an... D'être porté par de stupides médias etc... Cette auto-satisfaction et tout le reste fait que je me tiens de plus en plus à l'écart. Pour en revenir au jaillissement d'un texte, je crois que dans mon prochain livre, j'en laisserais certains "brut de fonderie" et je donnerai à comparer, le "jaillissement" et le texte "retravaillé". De toutes façons, quand je ne serai plus là on trouvera les multiples versions de centaines de mes pages. Cela donnera du pain sur la planche à de futurs "archéologues" de la genèse de l'écriture.... Ne doute pas de ton talent Christian et de ta force d'écriture. On sent bien que tu es "contraint" d'écrire. J.J Pauvert, me citait souvent cette réflexion de G. Bataille (je crois) Je la transcris très approximativement:" Comment s'intéresser aux textes auxquels l'auteur n'a été contraint..."
Je repense à ta "bio", il me reste en mémoire des éléments de texte et les vues d'une ville sombre et ahurissante. J'y retournerai pour bien te visiter. Je ne veux pas affaiblir mon souvenir. j'ai besoin de lire lentement et de relire et de laisser se déposer les impressions avant de réagir. Tu as accompli un vrai travail de "bénédictin" Ici, charge émotionnelle intense.
- 29 août 2011
Françoise Lefèvre le 26 septembreChristian, je m'organise pour être présente à ta projection. je viendrai avec Merlin. Nous nous retrouverons tous chez Hugo pour dormir. J'espère qu'Hermine sera là aussi. Ce sera une belle parenthèse.
Hermine Horiot
Coucou Christian! je suis vraiment désolée pour ton accident...J'espère que tu te remets bien, et que tu fais attention à toi, il faut se ménager dans ces cas là! Je suis ravie que tu viennes bientôt à la maison! C'est sûr qu'on va se voir, juste je vais beaucoup bouger ce mois ci, et j'ai accepté de faire quelques dates sur la tournée de Charles Aznavour, et je ne sais pas encore si je commence le 25, ou le 28, et c'est jusqu'au 6 Novembre. Dans tous les cas, en Octobre, il y a parfois un jour de battement entre les concerts, donc on va se voir, oui oui! J'espère vraiment être là le 26 Je te tiens au courant, et me réjouis de ta venue! Bon courage d'ici là, fais attention à toi ! Je t'embrasse
Christian VancauMerci ma petite Hermine.j'arriverai demain en Gare du Nord à 9h40. Mon amie Wakanda vient me "charger". Prendrons un taxi et serons chez vous vers 10h30. Je repartirai avec Wakanta vers St Germain pour manger et reviendrai fin de journée quand Hugo aura terminé sa répète. Je serai donc chez vous le soir car on dîne à la maison. Le lendemain Françoise arrive vers 13h00 en gare, amène sa valise bien chargée à Montreuil et nous repartirions manger ensemble. Je ne sais pas quand toi tu vas apparaître dans tout ce planning. Je quitterai votre maison vendredi pour m'installer à l'Hotel de Roubaix, rue Greneta dans le 3e et cela jusqu'au lundi 31 où je reprends le train d 16h01. J'ignore toujours si mon amie Romy viendra le mercredi soir. Demain mardi je pars à 5h du mat; Je t'embrasse
Le 19 septembre, Danielle me téléphone. Elle m'annonce que son mari est mort accidentellement, il y a un an et demi, ce que je sais. Elle me dit que c'est son anniversaire et je l'invite prendre l'apéro. Elle vient. Je ne l'ai plus vue depuis 20 ans. Elle était à l'époque en instance de divorce et nous sommes restés 10 mois ensemble, jusqu'en juillet 1991. Mais elle n'a pas pu tenir, à cause de la violence du mari qui ne voulait plus du divorce et aussi à cause de ses deux filles. Notre vie était en danger et nous avons dû tout arrêter.
Je suis troublé mais complètement absorbé par mon film, par mon travail sur Françoise Lefèvre et enfin par ma liaison avec Romy. Je lui dis que je vais partir pour Paris et que je dois voir comment évolue ma liaison actuelle. Je la tiendrai au courant après Paris. Danielle est probablement la seule femme que j'aie jamais vraiment aimée et son retour mérite réflexion. En plus je la connais, elle. Par contre elle m'a quitté à l'époque et je lui en veux encore. Seul mon départ dans le Sud de la France à six reprises m'a permis de tenir le coup et de ne jamais revoir Danielle, alors qu'elle habitait et habite encore, à vingt minutes de chez moi
C'est donc le mardi 25 octobre que je pars à Paris pour assister à la projection du film d'Hugo. Eric Simon vient me chercher à 4h15 du matin et je prends le Thalys à 5h08, arrive à 6h19 à Namur, change de train et redémarre à 7h20 direction Gare du Nord Paris où Violette vient me chercher et m'emmène à Montreuil, en taxi, car j'ai mal aux jambes depuis le tournage et ai même failli ne pas assister à la projection. Apéro à Montreuil où nous accueille Hugo, sa soeur Hermine et un ami comédien, Sébastien. Je dormirai dans la chambre d'Hugo. Romy déjà absente au tournage ne sera pas non plus à la projection de demain et je le vis mal
Je repars en metro avec Violette-Charlyne, nous dirons Cha. On mange à St Germain au Relais Odeon, visitons la Cour de Rohan et le Café Procope, descendons au Vert Galand, Place Dauphine et le Square St Julien-le-Pauvre (Viviani). Cha rentre dans son apart, derrière St Eustache et je remonte seul à Montreuil par La Nation
Soirée avec Hugo, les deux techniciens qui ont participé au montage du film, Guillaume Gravier et François Clevarec, Hermine et Cha qui nous a rejoint. C'est demain le grand jour, a commencer par l'arrivée de Françoise Lefèvre que je vais voir pour la première fois, alors qu'on se parle et s'écrit depuis début 2010. C'est elle qui est l'instigatrice de ce film
Mercredi 26 octobre
Le GRAND JOUR !!!
Au petit matin, je vais chatouiller les pieds de Violette qui dort dans le living. Il me faut un certain temps pour reconnaître l' homme qui dort à côté d'elle. C'est Hugo ! Ainsi, ils sont ensemble. Cha ne m'a rien dit. Cha vit à Paris et est au Cours Florent et au cours de Michel Galabru. Elle est allée voir Hugo et hop !!! Je sors de la chambre, mort de rire. Ils me suivent de peu, pliés en quatre. Je suis le con qui n'avait rien compris...
Le matin, je me promène dans Montreuil. L'Eglise Saint-Paul, le Parc. Apéro avec Hermine et Hugo. Resto avec Hugo. Nous rentrons à la maison à 14h30 et Françoise est dans le couloir. Longue étreinte. Moment dense. La première fois qu'on se voit en vrai
Hugo part à la Bastille pour préparer la salle
Je reste avec Françoise et Hermine qui nous joue du violoncelle. Forte émotion. Je filme et je pleure, puis je vais vers elle et lui récite un poème de Baudelaire "Entre tant de beautés, que partout on peut voir, je comprends bien ami, que le désir balance, mais on voit scintiller en Lola de Valence, le tendre éclat d'un Bijou rose et noir "
Cela commence fort
Et à trois nous prenons le metro pour la Bastille. Hermine nous photographie, Françoise et moi
Nous y sommes. C'est à l'Angora, au coin du Boulevard Richard Lenoir. Voir la suite ci-dessous
Nous sommes le mercredi 26 octobre. Je suis arrivé la veille à Montreuil. Françoise Lefèvre est arrivée vers 14h00 en droite ligne de Dijon. Emotion. Amis virtuels depuis février 2010, ayant travaillé ensemble sur son oeuvre que j'ai publiée entièrement sur mon Blog, nous ne nous étions jamais rencontré. Hugo est alors parti préparer la salle de projection à l'Angora. Hermine nous a joué 3 morceaux au violoncelle, à Françoise et à moi. Je l'ai filmée. Grand moment d'émotion. Et vers 17h00 nous nous sommes embarqués dans le metro, changement à Nation et puis Bastille. Nous nous sommes photographiés mutuellement...Françoise et moi on se connait depuis deux heures...on se connait depuis toujours, c'est l'évidence mêmeEt voici la mère et la fille
Il fait nuit lorsque nous arrivons à La Bastille et à l'ANGORA. Voici ce lieu de nos forfaits, à Hugo et à moi, en plein jour, au coin de la Place de la Bastille et du Boulevard Richard Lenoir
Nous entrons et..... Voici Catherine Dasté, petite=fille de Jacques Copeau,L. Sara Dubas, Sylvie Viant, Marie-Line Dominique Tillandsia Goldenberg, Josiane Caron, sophrologue, beaucoup d'amies Facebook et puis ma petite amie belge, toute "belge" dans sa robe rouge, Wakanda Subodini, de son vrai nom Charlyne Gerard, ou Violette, élève au Cours Florent et au Cours Galabru, bref la future Sarah Bernhardt...Bref un vrai tourbillon...
Mais il est 20h00. Hugo nous dit de monter. Nous nous installons au premier rang, Hugo, Charlyne, moi Françoise Lefèvre, hermine Horiot, Catherine Dasté et les deux techniciens François Glévarec 'étalonnage des couleurs) et Guillaume Gravier(Graphisme et Affiche) avec lesquels j'ai passé la soirée d'hier et qui ont fait un travail d'enfer mais je ne le sais pas encore. Voici François et dans le fond Catherine Dasté et son petit-fils. Voici la scène avec l'Ecran. Au fond Catherine Dasté
Hugo présente. Il y a un autre film qui va passer avant le mien, réalisé par François Glevarec, sur" Khalid K est des Gwanas". Un marocain, homme-orchestre ,un personnage... malheureusement absent
Et que la séance commence
Je craque pendant le film, carrément. C'est magnifique. Applaudissements. Etreinte avec Hugo sur la Scène, je serre la mains de François et de Guillaume. Travail superbe. Je suis en pleurs, me rassieds. Hugo m'annonce une seconde projection, tant il y a du monde. Je reste sur ma chaise. Quelle aventure; C'est terrible de se voir comme cela, avec ma voix, ma guitare, mon piano. En plus la musique est de mo... Ce tournage a duré 4 jours. je n'ai pas vu les rushes, ne me souviens que de certains détails. C'était en juin...13 heures de rushes. Je descends, les jambes flageollantes. Je m'assieds dans un grand fauteuil en cuir entouré de Sylvie Viant, Charlyne, François et Hermine et les autres. Hugo est rayonnant et soulagé

Jeudi 27 octobre
Vers 9h00, Cha entre dans ma chambre et Françoise arrive peu après. Cha s'en va, craignant d'être indiscrète. Françoise vient voir ce que je pense du début de manuscrit de son dernier livre dont elle m'a donné une copie cette nuit. Je l'ai lu quelques minutes auparavant. J'adore. On en discute longuement
Lettre de Françoise fin octobre
Christian, je découvre tes photos et c'est tellement vivant! Quelque chose passe,un fluide mystérieux... Entre tous ces êtres. Je dois attaquer aujourd'hui, le passage de la boite aux lettres. Il me faut les coups d'archet de Vengerov. Je revois ta réaction après t'avoir dit que la femme mystérieuse avait disparu ... Tu as dit quelque chose comme "Bon Dieu, merde alors!... "Tu étais comme un enfant face à l'histoire qui s'arrête ! Je ris toute seule en y pensant ! A moi d'aller la rechercher maintenant, cette femme imaginaire dans la cohue des âmes disparues. A moi de la tirer de l'ombre !
Petit-déjeuner tous ensemble vers 11 heures. Ensuite je fais des courses avec elle au Shopi de Montreuil et engueule le patron qui refuse sa carte de crédit
Et je l'invite au resto "La Terrasse" à Montreuil. Superbe dialogue. Mais Françoise reprend déjà le train cet après-midi, pour Dijon. Je l'accompagne en metro avec Hugo et Cha vient nous rejoindre sur le quai. Le train s'ébranle à 17h00. Françoise s'estompe peu à peu. Cha, Hugo et moi entrons au Train Bleu prendre un verre car c'est l'anniversaire de Cha. Un décor superbe !!! Voir ci-dessous. Et ensuite nous irons manger au restaurant corse "Le Temple", rue de Turbigo
Le vendredi 28 octobre
Une séance d'initiation au Reiki dans la chambre d'Hermine. Je soigne son épaule droite. Les vibrations sont bonnes. Elle est enthousiaste. On décide de manger ensemble dimanche midi et puis d'aller nous promener au Bois de Vincennes
Je quitterai Montreuil vers 17h00. J'ai retenu une chambre pour Romy et moi. Romy est à Angers mais elle se décommande. Je vais donc avec Cha à l'Hôtel de Roubaix, rue de Turbigo et échange ma chambre-double contre une chambre simple. C'est tout bonnement dégueulasse
J'ai rendez-vous avec Cha dans son apart, non loin de là, rue J.J Rousseau. Je photographie tout le quartier St Eustache. Mais je ne trouve pas sa maison. Je m'installe au Why et Cha vient me chercher,. Visite de son studio. Elle téléphone à Hugo. On va manger tous les trois au Japonais tout proche. Françoise me téléphone de Dijon, sur le portable. Je rentre seul et photographie de nuit St Eustache, Etienne Marcel et la Tour Jean-sans-Peur
Samedi 28 octobre
Seul dans mon hôtel et désormais séparé de Montreuil, je décide de me faire le Canal St Martin. J'ai mal au dos et aux jambes et mets la ceinture noire que Françoise m'a donnée. Romy me téléphone à 8h30. Elle viendrait à Moircy début novembre. C'est maintenant et à Paris qu'il fallait venir.
Via la Place de la République, je gagne le Quai de Valmy et le Quai de Jemappes, à la recherche de l'Hôtel du Nord, celui de "Athmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'athmosphère" d'Arletty, et finis par le découvrir au 102 du Quai de Jemappes, presque au coin de la rue de la Grange aux Herbes. Je m'attable et y prends un verre car le café est toujours ouvert. Nombreuses photos du canal. Ensuite je rentre par la rue du Temple et découvre l'étonnante Eglise Sainte Elisabeth
En marchant vers le Canal, j'ai traversé Place de la République une énorme manifestation d'artistes "L'ART EST PUBLIC " avec lesquels j'ai parlé quelques moments. Il y avait aussi des voitures de CRS, en masse et de nombreux chapiteaux. Mais j'avais peu de temps, devant retrouver Hugo à la Fontaine Saint-Michel à 14h30
Samedi 28 octobre (suite)
Je suis attablé à la Place Saint-Michel à 14h30. Suis venu de mon hôtel, à pied car on est en pleine grève des métros. Je marche très difficilement et il m'a fallu descendre une bonne partie du Boulevard Sébastopol, passer devant le Théâtre du Châtelet et la Fontaine du Palmier, puis passer le Pont aux Changes (voir photos ci-dessous).
Il y a foule près de la Fontaine. Je parle avec un peintre, un vrai Toulouse Lautrec "Je suis peintre et il faut que cela se sache, donc j'ai mis mon costume d'artiste-peintre".(voir photo ci-dessous) Hugo est bloqué par la grève mais il s'arrangera pour être là vers 17h00 avec les affiches de "L'Homme de Boue". En attendant je vais à la Librairie Shakespeare and Cy et essaie de voir le patron, le célèbre George Whitman, mais hélas il est absent et sa fille Sylvia aussi. J'ai mangé et logé par terre dans cette librairie dans les années soixante. Ensuite je refais tout le tour du Quartier St Julien-le-Pauvre. Puis je m'installe en terrasse de la Bûcherie . Hugo arrive à 17h00 avec les affiches. Charlyne qui n'est pas allée à son cours Galabru, nous y rejoint à 18h30 et nous allons dîner au Chat qui Pêche, rue de la Huchette. Il pleut quand on sort. Cha et moi remontons en taxi vers le Nord et Hugo rentre à Montreuil
Parcours de mon hôtel, rue Greneta, via le Boulevard de Sébastopol et le Théâtre du Châtelet, pour atteindre la Fontaine St Michel, via le Pont aux Changes
Dimanche 30 octobre
Vers 9h30 je descends sur Beaubourg par la rue St Martin, croise la superbe Eglise Saint-Merry, traverse la Marais par la rue Croix de la Bretonnière et pique sur la place des Vosges par la rue St Antoine en m'arrêtant un bon moment à l'Hôtel de Selys. (Une merveille) Place des Vosges, nombreuses photos pour Françoise (Victor Hugo). Arrive à la Bastille et passe à l'Angora. Le patron me dit qu'il a été étonné du monde qu'il y avait lors de la projection, mercredi soir. Ensuite Metro Bastille-Nation et je suis chez Hugo à Montreuil à 11h15. Françoise me téléphone;
Je pars déjeuner avec Hermine. C'est notre dimanche. Elle m'emmène au Méditerranée à Montreuil et je lui fais connaître le Rosé de Tavel. On prend du Tajin.
Il est temps de partir pour Vincennes. Bus 115 et RER. La forêt rousse superbe. On cherche le Lac des Minimes. On demande à un couple de nous photographier. Nous voici au Lac
Hermine Horiot c'est une violoncelliste hyper- douée. Elle est la fille de l'écrivain Françoise Lefèvre, qui lui a consacré un livre qui s'intitule "HERMINE"et la soeur de Hugo HORIOT, le réalisateur du film "Homme de Boue, Homme d'Argile, le vieux con qui ne se rend pas".
En arrivant à Paris je n'avais jamais vu Hermine, pas plus que sa mère Françoise Lefèvre. L'osmose entre nous a éré immédiate comme elle l'avait été en juin avec Hugo, lorsqu'il est venu tourner chez moi en Belgique.
Hermine m'a arraché des larmes en me jouant du violoncelle,
Sa maman l'écrivain Françoise Lefèvre a écrit un livre sur elle


A mon tour je l'ai un peu initiée au Reiki et ce dimanche 30 octobre nous avons décidé, après avoir déjeuné ensemble à Montreuil,il faisait superbe, d'aller nous plonger dans les rousseurs de la Forêt de Vincennes et mieux que celà, d'aller nous plonger dans le Lac des Minimes, à savoir de louer une barque pour faire le tour de ce lac amazonien, digne d'un film de Maurice Herzog.
Et voici ce que cela a donné...J'ai confié mon appareil numérique à un couple de promeneurs, nous voulions des photos de nous deux...et la madame a très bien fait cela. Tendresse, complicité et confiance dans ce couple d'un jour...Hermine et moi, nous nous connaissons depuis toujours...
Ensuite à la recherche du Lac des Minimes
cah voici l'embarcadère...tout le monde à bord...j'empoigne ma camera Sony et la passe à Hermine
En avant toutes....
Je passe les rames à Hermine, pour qui c'est une première, elle est désormais "la Princesse du Lac"
Elle prend de l'assurance rapidement, sereine comme une madonne
Peu à peu nous nous enfonçons dans des canaux tropicaux
C'est la JUNGLE...., nous croisons des Colverts...
Puis au retour un arrêt au centre du lac et une méditation Reiki.Mes mantras et ma voix d'outre-tombe attirent une foule de canards. Voici un Tadorne...
A vous revoir un jour, "la Dame à l'Hermine" de Leonardo Da Vinci.Vous avez illuminé mon dimanche à Vincennes...Merci...tendre amie
Au Bois de Vincennes
Y'a des petites fleurs
Après cette merveilleuse promenade par un temps superbe, nous retournons à Montreuil, à 18h15 pour rencontrer Catherine Dasté, l'héritière de Jacques Copeau, en fait sa petite fille, et ex-épouse de Graeme Allwright. Catherine était à la projection du film
Je suis fatigué et me tire en taxi peu avant minuit
Lundi 31 octobre
C'est le jour de mon retour en Belgique. Je quitte ma chambre à 9h30, mets ma valise en consigne, pars à pied vers le Pont Neuf et le quai de la Mégisserie et là sur le Pont Neuf, je craque, obligé de m'asseoir. Je téléphone à Cha. Je me repose et essaierai de la rejoindre devant St Eustache au Forum des Halles vers 12h30. Mon trajet sera laborieux, mes jambes ne me portent plus du tout. Arrivé au Forum, je l'attends, assis sur les marches. La voici. On s'installe à l'Acajou des Volcans, à côté du Pied de cochon, rue Coquillère. On quitte la table à 14h45. On prend un taxi pour rejoindre l'hôtel et ma valise et on fonce vers la gare du Nord. Un dernier verre; Adieux. A 16h00 le train s'ébranle. A 17h25, je suis à Bruxelles et à 19h45 à Libramont. Un ami est venu me chercher. A Moircy, à 20h00. Demain c'est mon anniversaire : 74 ans
Cha me rejoint demain dans les ardennes. On aurait pu voyager ensemble, c'est con. On se retrouvera à 18h00 ce 1er novembre, pour une séance photos de la collection de vêtements de Valérie, ma fille, Cha étant son modèle préféré. Cha habite seulement à quelques kilomètres, à Awenne, chez sa grand-mère. Awenne est aussi le village de Danielle. Les coïncidences....
1er novembre de Françoise Lefèvre
Françoise LefèvreChristian, je découvre tes photos et c'est tellement vivant ! Quelque chose passe,un fluide mystérieux... Entre tous ces êtres. Je dois attaquer aujourd'hui, le passage de la boite aux lettres. Il me faut les coups d'archet de Vengerov. Je revois ta réaction après t'avoir dit que la femme mystérieuse avait disparu ... Tu as dit quelque chose comme "Bon Dieu, merde alors!... "Tu étais comme un enfant face à l'histoire qui s'arrête!Je ris toute seule en y pensant! A moi d'aller la rechercher maintenant, cette femme imaginaire dans la cohue des âmes disparues. A moi de la tirer de l'ombre! Voilà sans doute ce qu'est la genèse d'un de leurs foutus romans, soi-disant roman! La feuille blanche et rien d'autre que sa pauvre tête. J'ai aussi repenser à ta réaction au passage où les lèvres de la mère se posent sur la fontanelle de son nouveau-né, espérant y sceller un baiser qui le protégera sa vie entière... Ta réaction, le choix de ce passage aurait été celui d'André Hardellet, lui, qui larmes aux yeux m'avait cité quelque phrases de la Première habitude, celle où la mère passe un bracelet de laine au poignet de son bébé, afin qu'on le reconnaisse dans la maternité et cet autre où la narratrice marchant dans un champs gelé, sent sous ses pas le craquement de petits squelettes d'oiseaux, des alouettes "qui ne crieront plus comme des folles dans la lumière du matin". Tu vois, un lecteur aussi doué et attentif que toi permet à un auteur comme moi de comprendre OU IL VA. Bien sûr, je pense à ton anniversaire, à ce séjour magnifique, à d'autres projets, à tout ce que nous devons encore accomplir. Je ne passe pas à la ligne, j'ai peur que tout mon texte saute! J'adore la photo de Vincenne avec mon adorable Hermine. Vous êtes vraiment beaux tous les deux et si vivants! J'espère que tu n'as pas de photos trop moches avec moi. Je suis devenue imbuvable en photos parfois. Hélas! Si c'est le cas,ne les publie pas. Je connais ta délicatesse! Je t'embrasse avec reconnaissance et émotion. Belle journée en compagnie de ton joyeux modèle Wakanta et de ta fille bien aimée! Voilà ce que c'est d'être resté si jeune! Ils ne te lâchent plus!
Françoise, tu es la beauté même et tu me comprends..ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais. Oh toi que j'aime encore plus depuis que je t'ai vue, profondément belle, sensible. Je t'écrirai sur tout cela, très bientôt, c'est tellement dense. Je m'attendais à une rencontre merveilleuse mais pas à ce point. C'était extraordinaire. Deux êtres qui se reconnaissent....Pourquoi toi, moi, Hugo, Hermine, tant d'évidence insolente. Je les aime tous deux, je t'aime, on s'aime. C'est incroyable...Mon émotion est intense. Je rentre de chez Valérie qui s'entend à merveille avec Charlyne, Cha, qui est une belle âme. Nous avons fait des photos merveilleuses que je publierai. De Paris ça viendra.J'attends seulement que finisse le déferlement des voeux d'anniversaires. pourquoi les gens tiennent t'ils tellement aux anniversaires???Je ne vois pas l'intérêt. Enfin...Tu sais tenir Hermine dans mes bras autour du Lac de Vincennes...ta fille...tellement proche de toi...quelle émotion et elle tout à fait confiante avec la même complicité tendre, c'est incroyable. Bon je vais me coucher mais je suis profondément ébranlé par ce séjour avec toi et tes mômes...secoué au plus profond..Baisers tendres mon amie... fabuleuse
3 novembre. Romy vient passer la nuit ici, venant d'Angers et allant voir sa mère hospitalisée à Bayreuth. Cela ne se passe pas trop bien, vu la défection pour Paris. Elle repart le lendemain matin































