BIO 47 HAMOIR sur Ourthe
Ma tante Berthe Pirenne, une belle vieille dame, épouse de Joseph Duesberg, a une fille qui s'appelle Hélène ayant épousé Paul Collard qui me prêtera un jour, un livre dont le titre est, si je me souviens "Du Berger au Savant". Hélène a une fille, Anne-Marie Collard, qui, plus tard occupera une villa 1920, située dans la même propriété, plus en hauteur mais toujours avec un accès sur l'Ourthe, et qui épousera un avocat liégeois, Yvon Hanquet. Elle est décédée en 2006 et possèdait un certain nombre d'oeuvres du peintre Maurice Pirenne, auquel elle est apparentée par sa mère. C'est donc dans sa maison que je passe mes vacances en 1956
Bref les vacances à Hamoir et il y en aura plusieurs, sont pour moi, un véritable paradis, tout comme le sont les vacances à Anseremme et dans ces deux lieux, comme par hasard, il y a des cours d'eau, l'Ourthe à Hamoir et La Meuse à Anseremme. C'est dans la Meuse que j'ai appris à nager avec mon Oncle Lucien Brunin, à huit ans, mais je préférais l'Ourthe, plus sauvage, tout comme je préférais le canoë d'Hamoir, à la barque lourde et un peu plate que je manipulais à Anseremme. Avec le canoë, je redevenais le Peau-Rouge que j'étais depuis toujours. Et dans ces deux maisons, je fus un pêcheur invétéré. La photo de haut représente le lieu ou je passais des heures à pêcher le Barbeau sur une plage de cailloux, en plein courant, ce qu'on appelait la pêche au toucher.
On y voit mon oncle Joseph Duesberg et son épouse Berthe Pirenne à gauche de la photo, les pieds dans l'eau. Cette photo date de 1904 ( La photo du bas, c'est la maison de ma tante Berthe, peinte au pastel par mon grand-oncle Maurice Pirenne) L'Ourthe, c'était une grande étendue de cailloux blancs, avec le lit du fleuve, presqu'à sec en été par endroits, avec tout le courant bouillonnant, s'échappant par une bande étroite tourbillonnante où je " ferrais" des barbeaux, poissons vifs comme l'éclair, costauds, barbus, casseurs de ligne, difficiles à sortir. Une sorte de pêche au saumon en miniature. Après quoi je leur rendais leur liberté










