BIO 18 MORZINE 1946 et Naissance de mon frère Etienne
Voilà, l'Hôtel "Champs fleuris" que l'on aperçoit dans le fond à droite. Nous étions quatre clients dans cet hôtel, ma mère et moi, sa mère et elle. Elle, c'était Béatrice de Thiollaz, plus savoyard que cela comme nom, tu meurs. une belle grande blonde comme je les aime, entre 10 et 12 ans. regardez-moi ça le petit séducteur, il s'y croit. mais il faut dire que pour une première, ce n'était pas vraiment un coup dans l'eau. Hélas, elle ne skiait pas et on ne se voyait qu'en dehors des pistes, entre deux stalactites! Qu'est-elle devenue, ma belle stalagmite ???
Après quelques semaines, hélas, c'est le retour à Liège, en repassant à Bois-Briard, durant une quinzaine de jours, dans la ferme de mon oncle Antoine Deheselle et de ma tante Ponette. C'est près de Fontainebleau (Every-petit-Bourg). J'ai vécu là-bas quelques délires. L'assassinat de mon premier cochon, l'horreur, une attaque violente d'un coq alors que j'étais assis sur un tas de foin dans la cour de la ferme, et surtout les pétainisme de mon oncle, qui chaque soir avant que j'aille me coucher, essayait de me faire faire le salut "Heil Hitler", devant ma mère, la royaliste. Je me souviens aussi du fils de la famille, Eddy, courant après ma mère dans le living et enfonçant son poing dans la porte vitrée, qu'elle venait de refermer derrière elle. A table dans les jours qui ont suivi, il portait à l'avant-bras, un plâtre que je ne quittais pas des yeux. (Voir la photo de Bois Briard ci-dessous, in fine) En effet, ma mère est enceinte et en Juillet 1946, c'est la naissance de mon frère Etienne, à la clinique Sainte Rosalie à Liège. Je dois avouer que cela ne m'excite pas particulièrement. Que mon frère qui me lira peut-être un jour me le pardonne, d'ailleurs je m'en fous ! Voici un parfait portrait de famille (Photo du bas) Mon père est là cette fois. Mon frère c'est l'enfant d'après-guerre, celui de la Libération, celui qui a eu l'intelligence de naître après et non avant. Il ne va y en avoir que pour lui et je vais passer complètement au second plan.
J'aurais peut-être eu besoin d'autre chose, après ce que j'avais vécu dans mon enfance mais voilà on ne choisit rien quand on a huit ans. Nous allons encore vivre à Liège quelques mois car mon père a enfin trouvé une situation; il est engagé dans une clinique privée à Neerijsse, on disait Neerissche à l'époque, près de Bruxelles (Overijsse) et nous allons déménager en Janvier 1967, au centre de Bruxelles, très exactement au 36 de la Rue Montoyer. Mais ceci est une autre histoire !







