Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main
Présentation
:
le blog totems par : Christian VANCAU
:
Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
Carte mondiale des Blogueurs
J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord de Sedan et 75 Kms au Nord
de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est,Sedan etCharleville au Sud-Ouest
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Mon adresse-mail est la suivante: christian.vancau@base.be
" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain
ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti " ( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )
Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre
Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges, un endroit magnifique au bord de la
forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en
Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était
embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à
part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je
me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la
banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" ! En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5
anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis
donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé.
Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en
ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été
fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des
étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis
retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à
suivre).
Archives
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art n'était pas plus
reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de
toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de
la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence,
agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche,
ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres
est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en
Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du
Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des
groupes,quels qu'ils soient,et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux
d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un
journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et
contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de
ce blog
Je termine "L'Ombre de la Bête" de Patrick GRAINVILLE. Livre remarquable. Un livre qui me concerne profondément. Un… https://t.co/C104t2zpz9 Christian Vancau (@VancauChristian) November 18, 2018
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Extrait de ma bio 1985. Jean DUBUFFET est mort. C'est intolérable. La nouvelle tombe ce mercredi 15 mai mais il est… https://t.co/qGjtC2a6oe Christian Vancau (@VancauChristian) November 18, 2018
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Deux grenouilles mâles (plus petits que les femelles) sur le dos d'une femelle l'étreignent dans un combat furieux,… https://t.co/b7UWPmaubF Christian Vancau (@VancauChristian) November 18, 2018
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Henri Michon mon ami bourguignon, celui qui m'a amené Christian Bobin à Libramont en 1976, m'envoie une analyse gra… https://t.co/smBKKB8MGB Christian Vancau (@VancauChristian) November 18, 2018
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A Anvers ces 21 et 22 mars 1985, en stage informatique au Centre Ordinateur de ma banque Ippa. Tout un parc indusri… https://t.co/HbDhrrVvhw Christian Vancau (@VancauChristian) November 18, 2018
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Je reçois une lettre de ma mère, pour la première fois depuis 4 ou 5 ans. Ma mère vient d'avoir 71 ans. On dirait q… https://t.co/XZnwmSfi3h Christian Vancau (@VancauChristian) November 18, 2018
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Extrait de mon journal 1985 "A 2 Kms de Buzenol, en pleine forêt, ce jeudi 28 février à 12h00, avec mes tartines e… https://t.co/wDClG9OTHJ Christian Vancau (@VancauChristian) November 18, 2018
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Extrait de ma bio 1985. Jean-Luc Godard à la Télé à propos de la sortie de son dernier film "Je vous salue Marie" q… https://t.co/kWvID4Ny9E Christian Vancau (@VancauChristian) November 18, 2018
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Extrait de ma biographie-1985. Il fait soleil, les glaces dégèlent tout doucement en cette fin février, mais on ne… https://t.co/a8QjtQCsVl Christian Vancau (@VancauChristian) November 18, 2018
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Texte Libre
Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami
Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à sespairs!http://www.bigmemory.be
Une invitation à une expo de Michèle Laveaux, mon amie libraire à Florenville
Voir ci-dessous
Vendredi 2 avril
A 16h00 je suis à Pontaury. Arrivée à 18h00 d'Anne-Julie et de son ami Larry. Je joue de la guitare
Nous abordons le WE de Pâques où malheureusement Enelle va retomber en pleine régression, suite à un coup de fil de sa mère. Pendant le WE je fais divers travaux de bricolage
Mardi 6 avril
Enelle a la grippe et est chez le toubib. Elle fait des crises d'asthme à cause des nouveaux plafonnages, a ouvert les fenêtres et hop la grippe Je suis rentré chez moi à 10 h30
Les Oscars 99. Benigni meilleur acteur et Gwynneth Paltrow la meilleure actrice dans Shakespeare in Love
Voir article ci-dessous
Mercedi 7 avril
Je commence "De cendres et de fumée" de Philippe Blasband
Trois charniers découverts en Yougoslavie
Marre des gémissements perpétuels d'Enelle
Vendredi 9 avril
Eric ici à 15h00. Il m'apporte un livre sur Brando "La Biographie non autorisée" et une K7 de Dutronc. On arrive à placer 3 billes de chemin de fer sur des moellons, ce qui me fait une table centrale
Le soir je retrouve Valérie au Miami et elle me parle d'une grosse bagarre entre un vétérinaire et son beau-fils. Je les connais tous les deux
Samedi 10 avril
Je commence "L'Evangile du Fou" de Jean-Edern Hallier
"Même le nazisme peut être soupçonné d'être un complot juif de l'inconscient. L'effrayante vengeance du bâtard Hitler, le fils de boniche autrichienne engrossée par un rejeton de faimlle juive. Et que dire de la rédaction de Protocole de Wanser en 1937, préconisant la solution finale par la chambre à gaz, rédigée par Heydrich, dont la mère était juive"
Promenade avec Plume dans les Champs d'en haut
L'affaire du Kosovo et de la Yougoslavie dure depuis 12 ans. De plus en plus de réfugiés albanais. Alors je pose une bête question "Pourquoi la mafia albanaise, omniprésente en Belgique et immensément riche, sinon elle ne pourrait jamais payer les 1000 euros de taxe sur chaque vitrine de ses bordels aux villes d'Anvers et de Bruxelles, donc pourquoi cette mafia albanaise parfaitement tolérée puisqu'elle paye ses taxes, ne peut-elle pas "soutenir" ses fréfugiés alabanais, que la Belgique est en train d'accueillir
Nous les wallons, nous sommes un peu les albanais des Serbes, finalement
Lundi 12 avril
Je lis "La biographie non autorisée" de Brando. Passionnant. Il est né le 3 avril 1924, à Omaha dans le Nebraska
Une série de reportages sur Alexander von Humboldt
Friedrich Karl, Wilhelm, Heinrich Alexander, baron von Humboldt1, plus connu sous le nom d'Alexander von Humboldt ou Alexandre de Humboldt, est un naturaliste, géographe et explorateurallemand, né le à Berlin et mort le à Potsdam2 ou Berlin. Il était membre associé de l’Académie des sciences française et président de la Société de géographie de Paris. Par la qualité des relevés effectués lors de ses expéditions, il a fondé les bases des explorations scientifiques.
Sandra Lee dit de Brando "C'est un des rares hommes que je connaisse qui aime la douceur au toucher de certains tissus" Tout comme moi
Mardi 13 avril
J'ai mon ex belle-soeur au téléphone et lui parle des mensonges de sa soeur depuis 1970. A son tour elle me parle des mensonges de son ex-mari
Mercredi 14 avril
Enelle qui n'a pas été bien depuis des semaines vient ici vers 12h15
Je lui montre l'émission sur Marianne Ponclet à TV Lux
Il neige de plus belle. 25 cms
FARGO Un très beau film de Joel et Ethan COEN. Voir ci-dessous
Vendredi 16 avril
Message téléphonique de Céline "Elle aurait voulu parler avec moi." Quelle surprise. N'a toujours pas répondu à ma lettre. Donc je ne réponds pas
Elle n'irait pas bien du tout, me dira Valérie le soir au Miami
Enelle en repos ici tout le WE
Mardi 20 avvril
Brando a gagné 140 millions de dollars pour sa discrètte prestation dans Apocalypse Now. Tennessee Williams aurait dit "Il est probable qu'on l'aura payé au poids".
Voir mon article sur Brando, Un Homme nommé Désir", sur mon Blog
Je repique des Delphinia
Jeudi 22 avril
Je commence K de Buzzati
Ce soir il restera à Enelle, 22 heures de cours pour terminer son année scolaire
Un Thema sur l'Affaire DUTROUX - Arte Voir ci-dessous
Vendredi 23 avril
A 12h20 à Pontaury. Enelle rentre de chez le psy. Après-midi, visite au Notaire Guygni de Fleurus. Je lui expose le problème qui nous occupe
Le soir dans l'immense salle à manger de l'Abbaye de Brogne à St Gerard. Nous sommes les seuls convives. Voir photos
Samedi 24 avril
On va à Tamines puis à Namur. On visite le Musée diocésain, puis à la Sambre, puis Place Saint-Aubain où derrière l'Eglise Sant Lou, on découvre "Le Chapitre" un petit café où on ne sert que des Whiskies. On croisera l'ex-mari d'Enelle, le directeur d'Ecole avec une poussette
A Pontaury le chat Charlie est toujours en fugue
Dimanche 25 avril
Un Thema sur les Indiens d'Amérique. Voir ci-dessous
Le Potlatch c'est quand un homme décide de céder ses privilèges à ses enfants. Grande cérémonie ou tout le monde reçoit des cadeaux
La Bataille de Little Big Horn en 1876. Défaite terrible de l'armée américaine. Mort du Général Custer, vaincu par Sitting Bull et Crazy Horse
Lundi 26 avril
Je suis à Moircy à 8h45
Une carte de ma belle soeur qui à cette époque daignait encore m'adresser la parole. Nous étions très liés mais comme tous les autres, elle a préféré croire aux mensonges de sa soeur
Un" Im memorian" adressé à mon ex belle-mère, récemment décédée avec un poème de Rilke
Mardi 27 avril
Je plante un céléri perpétuel. Hauteur 190 cms
Une émission sur Tomi UNGERER. Je m'en sens très proche; Il y a même une ressemblance physique
Son arrière-grand-père Auguste Théodore, son grand-père Alfred (1861-1933) et son père Théodore travaillent dans l’horlogerie et l’entreprise d’horlogerie Ungerer qui a été active de 1858 à 1989.
Son père décède alors que Tomi est âgé de moins de quatre ans. Ce dernier était ingénieur, fabricant d’horloges astronomiques, artiste et historien ; Tomi lui rend hommage dans De père en fils (2002) : « J’ai eu le sentiment qu'il m'avait transmis tous ses talents en mourant ». La famille part s’installer à Wintzenheim, dans le quartier du Logelbach au 12 rue Haussmann – une plaque signalant le lieu où il habitait a été posée le 19 février 2005 –, dont les paysages calmes et romantiques inspireront l’auteur. C’est en Alsace que son œuvre puise ses racines, malgré son tempérament de globe-trotter.
Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Alsace est annexée par l’Allemagne. La maison et l’usine familiale sont réquisitionnées par les Allemands et comme tous les Alsaciens, Tomi Ungerer subit un endoctrinement nazi via l’école qu’il fréquente et qui est soumise à la germanisation.
À la fin de la guerre, Tomi est à nouveau français mais il aura beaucoup de mal à s’adapter à cette nouvelle situation et se fait renvoyer de l’école, où on lui interdit de parler alsacien.
En 1946, il explore la France à vélo.
En 1951, après son échec au baccalauréat, il voyage par des moyens de fortune jusqu’en Laponie et au Cap Nord.
En 1952, Tomi Ungerer s’engage dans le corps des méharistes en Algérie. Il est réformé en 1953.
Il s’inscrit alors aux Arts décoratifs mais est renvoyé pour indiscipline. Il travaille alors comme étalagiste et publicitaire pour des petites entreprises.
Entre 1954 et 1955, il effectue de nombreux voyages dans toute l’Europe, toujours par des moyens de fortune (en auto-stop ou en s’engageant comme marin sur des cargos), notamment en Islande, en Norvège, en Grèce et en Yougoslavie.
Tomi Ungerer part pour New York en 1956. Il débarque avec un carton de dessins et 60 $ en poche, et c’est le succès immédiat : il travaille pour les journaux et magazines les plus prestigieux (New-York Times, Life etc.)2. Sa rencontre avec Ursula Nordström des éditions Harper & Row lui permet de publier quatre-vingt livres pour enfants en dix ans. Ce sont ses activités de publicitaire et notamment d’affichiste qui lui apportent la notoriété : ses affiches contre la guerre du Viêt Nam sont très connues. Il est également connu comme un important satiriste et dessinateur humoristique (pour adultes).
Il s’installe en 1971 en Nouvelle-Écosse, au Canada puis en Irlande, pays d’où est originaire sa femme, et où il vit encore3.
En 1975, il fait une première donation de son œuvre et de sa collection de jouets à la ville de Strasbourg qui sera suivie de plusieurs autres.
Depuis les années 1980, il s’investit énormément pour l’amélioration des relations franco-allemandes et dans la préservation de l’identité, du particularisme et du bilinguisme en Alsace.
En 1988, pour le bimillénaire de Strasbourg, il réalise un monument, « l’Aqueduc de Janus » situé à l’arrière de l’Opéra national du Rhin.
Tomi Ungerer est membre du comité de patronage du think tank strasbourgeois Forum Carolus créé et dirigé par Henri de Grossouvre, car pour lui, comme il aime à le répéter, « pour la première fois depuis des siècles, Strasbourg et l’Alsace sont au bon endroit au bon moment ».
Il obtient en 1998 le Prix Hans Christian Andersen, mention illustrateur, la plus haute distinction pour un auteur de livres d'enfants.
Ce musée conserve la collection Tomi Ungerer, qui provient de plusieurs donations effectuées par l’artiste à sa ville natale depuis 1975 et qui comprend onze mille dessins originaux, des estampes, un fonds documentaire, une bibliothèque. Six mille cinq cents jouets et jeux provenant de la collection personnelle de Tomi Ungerer font également partie de la collection du musée.
Il a ouvert ses portes en novembre 2007 et présente le fonds au rythme de trois accrochages par an.
Je commence "La Cité Potemkine" de Rezvani
Mardi 28 avril
Martine Doutrewe, juge d'instruction dans l'affaire Dutroux, vient de mourir à 42 ans
Un reportage sur le groupe alsacien KAT ONOMA et so leader Rodolph BURGER. J'adore. Voir ci-dessous
Enelle va écrire à Liliane Guisset, rue d'Omalius à Liège
Jeudi 30 avril
Enelle à Moircy
Henri Michon au téléphone. Il a des ennuis gastriques; Il a 47 ans. On s'est rencontré en 1973 àu 1974, à Seguret, au pled du Ventoux. Il a fait un petit étang à Châteaurenard. Sa fille Elsa 18 ans, a abandonné les Beau-Arts. Son autre fille Maud a abandonné la médecine pour faire des études de sage-femme
Samedi 1er mai
On rejoint les Neuberg à Longwilly chez Eric. Isabelle fait de très belles lampes. Ensuite on ira à Achouffe. Sur la route j'aperçois un chat mort, pendu par les pattes à une pancarte, avec "Mort-Vitesse-50 Kms". Il y a un vieux au 1er étage, derrière la vitre. On dirait qu'il est fou. C'est l'horreur. Nous arrivons dans la Vallée des Fées. On s'arrête dans un café avec une veranda, remplie d'arbres exotiques. La patronne me reconnaît à cause de la télé. On rentre tôt et Enelle repartira le lendemain
Mercredi 5 mai
Je termine "Dimanches d'août" de Modiano et commence "Les Grands Chemins" de Giono
Travaux au jardin et aux terrrasses
Vendredi 7 mai
Giono et Colette sont de tous grands écrivains. Même amour de la nature
Un tour au Miami en fin de journée. Il se confirme que tout le monde a vu mon film à la Télé
Samedi et dimanche 8 et 9 mai
Je suis à Pontaury à 11h00, avec un grand bousquet de Colza cueilli sur la route. Toute la région d'Enelle est remplie de colzas et de bleuets. La famille arrive. On ira manger une glace à Velaine. Je filme les champs de colza. On s'arrête à Fosse-la-Ville. Le chat Charlie est revenu
Le soir on regarde Bouillon de culture...sur Balzac et ça me donne envie de le lire (ce que je ferai 16 ans plus tard)
Lundi 10 mai
Je quitte Pontaury
Le soir une émission "Ecran-Témoin" sur Lucie et Raymond Aubrac. Lucie est profeseur née en 1912. Lui ingénieur
La Résistance
En août 1940, elle organise l'évasion de son mari Raymond Samuel, prisonnier de guerre à Sarrebourg. Le couple se réfugie à Lyon où Raymond a trouvé un emploi d'ingénieur dans un cabinet de brevets d'invention mais Lucie garde le bénéfice de sa bourse et n'enseigne pas l'année scolaire 1940-1941. Elle obtiendra un poste au lycée Edgar-Quinet de Lyon en octobre 1941, sous son nouveau nom d'épouse, Lucie Samuel. En automne 1940, de passage à Clermont-Ferrand ou peut-être tout simplement à Lyon elle retrouve Jean Cavaillès, professeur de philosophie et qui a été son collègue à Strasbourg. Celui-ci lui présente Emmanuel d'Astier de La Vigerie, journaliste, qui a créé deux mois plus tôt une organisation anti-nazie et anti-vichyste dénommée « La dernière Colonne »6. Cette rencontre est décisive. Raymond et elle consacrent alors tout leur temps libre aux activités de cette organisation : diffusion de tracts, recrutement, sabotages… Alors qu'elle est déjà engagée avec le groupe de Cavaillès et d'Astier, Lucie retrouve un ancien camarade communiste André Ternet qu'elle aurait aidé à mettre sur pied des moyens d'édition et d'émission clandestine. Elle a également un contact avec Georges Marrane qui représente le Parti communiste français en zone Sud.
À partir du mois de mai 1941, après la naissance de Jean-Pierre, leurs fils ainé, Raymond et Lucie aident Emmanuel d'Astier à faire un journal dont la parution du premier numéro, deux mois plus tard, marque la naissance du mouvement Libération-Sud. Sous divers pseudonymes, on retiendra Catherine pour Lucie et Aubrac pour Raymond, Lucie et Raymond contribuent à faire de Libération le mouvement de Résistance le plus important en zone Sud après le mouvement Combat fondé par Henri Frenay. Enseignante bien notée et assidue au cours de l'année scolaire 1941-1942, les activités clandestines de Lucie Samuel sont la cause de multiples retards au premier trimestre de l'année scolaire 1942-1943. Elle est en congé maladie sans discontinuer du 9 janvier au 4 mai, puis du 22 mai au 21 juin. De passage à Lyon en janvier 1942, Jacques Brunschwig, adjoint d'Emmanuel d'Astier, donne une idée des activités de Lucie Samuel à cette époque :
« […] Le mari formait l'élément pondérateur. Lucie Aubrac est une intellectuelle, peu pondérée, n'ayant pas d'esprit d'organisation, confuse et bouillonnante, douée d'un dynamisme excessif. Elle est d'un courage étonnant et donna un travail considérable. Bien qu'ayant un jeune bébé, elle travaillait la nuit, allait coller des tracts et papillons en ville, etc »
Lucie et Raymond Aubrac font partie du noyau de Libération-Sud. Elle assiste aux réunions de la direction qui se passent souvent à son domicile. Lucie est chargée des liaisons avec Libération-Nord et à ce titre, se rend souvent à Paris.
À partir de novembre 1942, les Allemands occupent la zone Sud et donc Lyon. Les résistants sont alors pourchassés par la Gestapo mais aussi par la milice créée en janvier 1943. Un premier coup dur frappe Libération-Sud le avec l'arrestation par la police lyonnaise d'un agent de liaison inexpérimenté qui entraîne celle de neuf autres personnes dont Raymond Aubrac. Ce dernier avait été chargé par d'Astier à l'été 1942 de diriger la branche paramilitaire du mouvement, c'est-à-dire de former des « groupes francs », sortes de commandos qui forment le bras armé du mouvement. « Catherine », alias Lucie Samuel, n'a de cesse de monter des coups pour libérer ses camarades avec l'aide des groupes francs nouvellement formés. Son zèle est parfois jugé intempestif : Jacques d'Andurain, membre de ces groupes francs, se montrera critique en 1946 vis-à-vis de « l'attitude de Lucie Aubrac qui, après l'arrestation de son mari, voulait que toutes les forces de Libération, toutes affaires cessantes, fussent mises au service de l'évasion ». Faute de pouvoir faire agir les corps francs, Lucie se rend directement chez le procureur qui a l'affaire en charge, se présente comme une envoyée des services gaullistes et le menace de mort si François Vallet — c'est le nom d'emprunt sous lequel Raymond a été arrêté — n'était pas libéré. De fait, Raymond est mis en liberté provisoire entre le 10 et le 12 mai. Le 24 mai21Lucie organise, avec la participation de son mari, l'évasion de l'hôpital de l'Antiquaille des comparses de Raymond qui, eux, n'avaient pas été mis en liberté provisoire : Serge Ravanel, Maurice Kriegel-Valrimont et François Morin-Forestier. Ils leur avaient d'abord procuré des médicaments pour les rendre malades afin qu'ils soient transférés à l'hôpital de l'Antiquaille où il était plus facile d'organiser l'évasion.
Après ce coup, Lucie et Raymond prennent quelques jours de vacances dans une pension sur la Côte d'Azur, à Carqueiranne, avec leur fils âgé de deux ans.
Le 21 juin, Raymond est à nouveau arrêté, cette fois-ci par la Gestapo, à Caluire, avec Jean Moulin notamment. En outre, sont arrêtés : le docteur Frédéric Dugoujon, leur hôte de la villa Castellane, Henri Aubry, du mouvement Combat, Bruno Larat, André Lassagne, de Libération-Sud, le colonel Albert Lacaze, du 4e bureau de l'Armée secrète et le colonel Émile Schwarzfeld, responsable du mouvement lyonnais France d'abord. René Hardy parvient à s'enfuir dans des conditions controversées qui le rendent suspect de trahison. C'est évidemment un coup très dur pour Lucie. Une de ses amies la dépeint au bord du désespoir le 24 juin, mais sur la voie du rétablissement six jours plus tard. Elle envoie Jean-Pierre à la campagne avec la bonne et prépare à nouveau l'évasion de son mari, ce qui ne l'empêche pas de participer à d'autres opérations : en septembre 1943, elle se fait passer pour un médecin pendant quelques jours, le temps de prendre contact, à l'hôpital de Saint-Étienne, avec quatre résistants arrêtés dans cette ville, blessés, dont Robert Kahn — chef des Mouvements unis de la Résistance (MUR) de la Loire, et frère de Pierre Kahn-Farelle, « Pierre-des-Faux-papiers » — et d'organiser le 6 septembre une exfiltration des quatre résistants avec un commando de faux gestapistes censé les conduire à un interrogatoire.
Voir Simone Signoret dans "L'Armée des Ombres"
Raymond Aubrac est emprisonné à la prison Montluc de Lyon. Dès la fin du mois de juin et en septembre, elle va voir en personne le chef de la Gestapo à Lyon, Klaus Barbie, et le prie de la laisser voir son prétendu fiancé dont elle était enceinte — ce qui était vrai — et d'autoriser leur mariage en prison. Elle se présente sous le nom de Guillaine de Barbentane, et trompe Barbie en lui disant qu'une personne de sa condition ne pouvait être mère sans être mariée. Lors de cette visite, elle fait parvenir à Raymond les plans de l'évasion. C'est pendant un transfert, le , que Lucie et ses compagnons attaquent, avenue Berthelot, à 300 mètres avant le boulevard des Hirondelles, le camion allemand dans lequel se trouvent quatorze résistants dont son mari. Six Allemands, le chauffeur du camion cellulaire et les cinq gardes (qui croyant à une soudaine panne ne s'étaient pas méfiés) sont tués pendant l'attaque et les résistants parviennent à s'évader
Je lis Isabelle Eberhard
Aussi" Vladimir Roubaiev" de Serge Lentz
Mercredi 12 mai
Je suis arrivé en 1979 dans mon roman autobiographique
Arrivée d'Enelle qui en a terminé avec son école. LIBRE!!!
Nous irons fêter cela à "La maison Blanche, rue St Gilles à St Hubert le jeudi 13 mai
Vendredi 14 mai
Un reportage sur le peintre BASQUIAT. Le film de Julian Schnabel, avec une apparition, la dernière au cinéma, de David Bowie
Aussi un Bouillon de Culture sur LE CLEZIO Voir ci-dessous
Samedi 15 mai
A Redu avec Enelle. J'achète Ramuz, Guilloux, Calvino, Zweig, L Clezio, Conrad, Tuman Capote et 2 volumes de La Pleîade sur Balzac au Bâteau-Livre pour 50 euros. Finalement 36 livres,en tout
Ensuite un verre au Fournil. La patronne qui s'appelle LEGRAND comme Enelle, est de Vesqueville
Dimanche 16 mai
Une émission sur René MAGRITTE
Mercredi 19 mai
Enelle retourne vers 9 heures à Pontaury
Jeudi 20 mai
Plongé dans mes lectures; J'attaque "Astachev à Paris" de Berberova
Je prends rendez-vous à la Banque à Luxembourg avec Montoisy, pour le 30 juillet
Un reportage sur René-Guy CADOU, mort en 1951 à 30 ans "Le temps qui m'est donné, que l'Amour le prolonge". Seghers "La maison d'Eté" et "Mon enfance est à tout le monde"
Coup de fil de ma tante. Flo vit à Paris. Elle attend une enfant avec le comédien Frédéric Laurent (Giovanni, son amant incestueux,dans la pièce de John Ford) avec lequel elle a joué "Dommage que tu sois une putain". Bébé dans 2 mois et demi. Divorce avec son mari (qui s'appelle Rivalle, ironie du sort). Le frère de Flo s'appelle aussi Frédéric et va épouser une autre Florence et son plus jeune frère s'appelle Vincent comme son mari
Une émission sur Guy Cuddel, le bourmestre de St Josse, mort récemment
Vendredi 21 mai
En repassant à Lorcy, je m'arrête devant la maison de Robert et Isabelle Felix où il n'y a personne. Je vais voir sur le côté pour savoir si mon totem a enfin été implanté. Eh bien si, il l'est, dans une haie avec un arbre planté devant si bien qu'il sera rapidement complètement caché. Je reçois le coup en pleine gueule. Je leur téléphone le lendemain matin et laisse un message leur disant ma déception. Ils m'avaient annoncé tout autre chose " Une pièce d'eau et le totem au milieu"
Dimanche 23 mai LA PENTECOTE
Je commence "American tabloïd "de James Ellroy
Je regarde un reportage sur Leos CARAX, à propos d son dernier film POLA X d'après Pierre Ou Les Ambiguités de Herman Melville
Drôle de mec. Ultra torturé. AMBIGU.Mais où trouve t'il son fric ?. Déjà que "Les amants du Pont Neuf" l'auraient ruiné. Il y a un culte de Carax dans la jeunesse paumée, droguée, chômeuse. Il est clair qu'il veut passer pour un génie, donc un incompris. Et c'est là que je me méfie. Qu'est-il devenu aujourd'hui en 2015???
Il est le fils de la journaliste américaine et critique de cinéma, Joan Dupont (International Herald Tribune) et du journaliste scientifique français Georges Dupont. Son nom d'artiste est une anagramme d'Alex qui est le prénom du personnage principal de la plupart de ses films (et le prénom qui lui a été donné par ses parents) et d'Oscar en référence à l'Oscar du cinéma : « Je suis né en 1976, dans une chambre noire, et ce serait très dur pour moi qu'on me fasse naître avant, sous un nom sorti de paperasses. J'ai fait du cinéma pour être orphelin. Avant, c'était comme si j'avais dormi pendant dix-sept ans. », déclare Carax.
Jeunesse
Dès son enfance, Leos Carax apprécie le cinéma et particulièrement « les femmes filmées » : il se passionne notamment pour Marilyn Monroe. Dans le même temps, son parcours scolaire est assez chaotique : « J'étais assez voyou. » Il gagne de l'argent de poche en allant voler des disques au centre commercial de La Défense pour les revendre à ses camarades de lycée, selon les listes de demande qu'ils lui font. C'est ainsi qu'il fera de nombreuses découvertes musicales. Ses idoles rock sont David Bowie et Iggy Pop .
À la fin des années 1970, il suit des cours au centre Censier de l'université Paris III, où il rencontre Serge Daney et Serge Toubiana, qui l'introduisent aux Cahiers du cinéma, où il ne reste que peu de temps. Il commence le tournage d'un film intitulé La fille rêvée, avec de petits moyens ; mais il n'aboutit pas et l'entreprise se finit quand un projecteur cassé met le feu aux rideaux d'une salle du restaurant chinois dans lequel est réalisée l'une des scènes.
Premiers films
Il arrive ensuite à terminer en 1980 un court-métrage de dix-sept minutes intitulé Strangulation Blues. Son univers poétique urbain, son style écorché vif et son lyrisme en font un des réalisateurs français les plus prometteurs au début des années 1980. Il reçoit le Grand Prix du court-métrage du Festival de Hyères de 1981.
Il réalise ensuite Boy Meets Girl (1984), avec Denis Lavant et Mireille Perrier. L'intrigue est simple : la nuit, dans une ville, un garçon et une fille déambulent chacun de leur côté, font une série d'étranges rencontres, finissent par faire connaissance, se parlent et tombent amoureux, mais leur rencontre s'achève de manière tragique et brutale. Le film, tourné en noir et blanc, est parsemé de références notamment à Jean-Luc Godard, Jean Cocteau et David Wark Griffith, et sera remarqué pour son ton poétique et l'énergie de sa mise en scène. Le film est présenté à la Semaine de la critique au Festival de Cannes 1984. Libération écrit à l'époque : « Un frêle fantôme hante tout le festival. »
Il réalise ensuite Mauvais Sang en (1986), avec Denis Lavant, Juliette Binoche (tout juste révélée dans Rendez-vous d'André Téchiné) et Michel Piccoli, poème d'amour lyrique niché dans un polar. C'est l'histoire d'Alex, jeune garçon naïf engagé par la mafia pour un casse, qui tombe amoureux d'Anna, maîtresse du chef. Le titre est une référence au poème Mauvais Sang qui ouvre le recueil Une saison en enfer d'Arthur Rimbaud.
Reconnaissance
Leos Carax s'attaque ensuite à un projet ambitieux à gros budget,Les Amants du Pont-Neuf, interprété par son acteur fétiche Denis Lavant et sa compagne d’alors, Juliette Binoche. À la suite d'un accident, les problèmes se multiplient, le tournage doit s'interrompre à plusieurs reprises. Carax doit l'achèvement de son film au soutien d'un grand nombre de cinéastes français et étrangers et d'une grande partie de la communauté cinéphile et artistique, ainsi qu'à l'appui du ministre de la Culture Jack Lang, ce qui finira par susciter l'intervention du producteur Christian Fechner. En 1991, Les Amants du Pont-Neuf est néanmoins un succès critique, malgré le demi-échec public en France.
Il faudra attendre 1999 pour que sortePola X, interprété par Guillaume Depardieu, Katerina Golubeva et Catherine Deneuve, mal accueilli par la presse et le public (sélection officielle à Cannes), mais soutenu ardemment par quelques-uns, notamment par le cinéasteJacques Rivette qui déclara : « Pour moi, le plus beau film français des dix dernières années ». Une version légèrement plus longue diffusée à la télévision sur Arte, en 2002, sous le titrePierre ou les Ambiguïtés(titre du livre de Herman Melville dont le film est inspiré) fut l'occasion d'un jugement plus favorable.
En décembre 2004, Leos Carax obtient une rétrospective et une carte blanche à la Cinémathèque française où il décida de programmer quatorze œuvres, parmi lesquelles : Après nous, le déluge de Howard Hawks (1933), Fleurs de papier de Guru Dutt (1959), la Foule de King Vidor (1928), la Petite Lise de Jean Grémillon (1930) et le Soldat américain de Rainer Werner Fassbinder (1970).
Fin 2007, il réalise au Japon un des trois segments d'un long métrage intitulé Tokyo ! (les deux autres réalisateurs sont Bong Joon-ho et Michel Gondry). Sa contribution a pour titre Merde.
En 2012, Leos Carax fait son grand retour treize ans après son dernier long métrage, avec Holy Motors, toujours interprété par Denis Lavant. Le film est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes et reçoit un accueil globalement très enthousiaste, qui le place quelques jours avant l'annonce du palmarès en favori pour gagner la Palme d'or, et ce malgré quelques réticences du fait de l'aspect extrêmement novateur et pompeux du film. Il ne gagnera finalement aucun prix du Palmarès officiel, mais est toujours considéré pour beaucoup comme l'un des meilleurs films de la sélection cannoise de cette édition. Cette même année, il se rend au Festival du film de Locarno en Suisse, où il reçoit unLéopard d'or pour l'ensemble de sa carrière. À cette occasion, ses cinq longs métrages sont projetés. Olivier Père, directeur artistique du festival, se déclare « très ému et honoré d'inviter à Locarno l'un des plus grands créateurs du cinéma mondial. Les apparitions Boy Meets Girl et Mauvais Sang demeurent les plus probants manifestes esthétiques des années 80, Les Amants du Pont-Neuf un rêve de cinéma poétique à l'ambition inégalée, tandis que Pola X, d'une beauté, d'une sincérité et d'une ampleur bouleversantes, est sans doute le chef-d'œuvre de Leos Carax. Quant à Holy Motors, il s'agit d'un fulgurant voyage où se mêlent la vie et le cinéma, au gré d'émotions et de visions extraordinaires. »
En 2014, la Galerie Gradiva à Paris demande au réalisateur de créer quelques minutes de cinéma autour de la sculpture Le Penseur d'Auguste Rodin.
« Carax est le plus grand poète français vivant. Il ne se passe pas un soir où, en traversant la Seine par le pont du Carrousel, je ne pense pas aux plans magiques des Amants du Pont-Neuf. Je lui ai demandé de filmer le Penseur. Et il a pensé que c’était une bonne idée », raconte le galeriste Thomas Bompard.
Éclairé par Caroline Champetier, ce court métrage est projeté en avant-première le soir du vernissage, le 27 mai, à la tombée de la nuit.
C'est ROSETTA le film belge des Frères Dardenne qui obtient la Palme d'Or à Cannes
Mardi 25 mai
Frédéric Robaye, ici pour consolider la digue de sortie du grand étang. Il y a des fuites. On refait tout et on met du caolin avec de la terre argileuse qu'on tasse. Cette digue je l'avais construite en 1982
Jeudi 27 mai
Pour la 1ère fois je n'irai pas vôter. Pourquoi? Refus de continuer à vôter pour des polichinelles politiques, incapables de gérer notre fin de siècle. Mes questions
1. Qui sont les tueurs du Brabant ?
2. Où est la vérité dans l'affaire Dutroux-Nihoul ?
3. Qui est le dépeceur de Mons ?
4.Où sont les assassins du fils du Procureur de Mons ?
5.Qui sont les assassins véritables d'André Cools ?
6. Que font nos responsables européens pour juguler Milosevitch en Yougoslavie ?
Une expo du plasticien Jean-Roch Focant. Voir ci-dessous
Vendredi 28 mai
Une expo de Jean-Pierre Devresse à Bruxelles. Voir ci-dessous
Et un magnifique film de Nikita Mikhalkov. URGA, tourné en Mongolie intérieure
Nicolas Bedos déjà présent en 1999. Voir ci-dessous
Samedi 29 mai
Je pars pour Pontaury
On va faire un tour à AISEAU. Prendre un verre au "Comme chez soi" avec le patron Christian et son Bouvier des Flandres qui s'appelle Plume-voir ci-dessous
Dimanche 30 mai
Très chaud à Pontaury. Puis grêle et orage en fin de journée
Le soir on regarde Alexandre de Humboldt, géographe, géologue, explorateur (1773-1858) Voir ci-dessous
Lundi 31 mai, nous inaugurons le feu ouvert d'Enelle. Cheminée donnant sur deux chambres (voir ci-dessous)
Mardi 1er juin
Message téléphonique de Robert Felix "L'installation de mon totem serait provisoire" me dit-il en substance. "On en reparlera"
Mercredi 2 juin
J"écris à Céline qui ne m'a toujours pas répondu "Si tu n'as rien à répondre je ne veux plus jamais entendre parler de toi? Je dis clairement mon dégoût et ma révolte sur ce passé de mensonges
Il fait chaud, je nettoie les étangs
Frédéric Robaye vient me verser un mètre cube de caolin dans mon barrage de sortie
Jeudi 3 juin
Un hommage à Nina De Smet, mon amié décédée, présidente du Club Photos de Libramont de 1986 à 1993. Voir ci-dessous
Vendredi 4 juin
Je pèse 72 Kgs
Je suis choqué par l'affaire Felix. Ils n'aiment pas mon totem et ne savent ou le cacher. Ils savaient à quoi s'attendre pourtant
Une rumeur. Céline aurait remis ma lettre à sa soeur, sans l'ouvrir, pour qu'elle la lise d'abord et sa soeur n'aurait pas transmis le contenu de ma lettre à Céline
Une invitation à Cadrilux, mon marchand de couleurs
Un superbe film de Pasolini "ACCATONE". C'est son premier film
Voir ci-dessous
Samedi 5 juin
Avec Enelle à Redu. On passe au Fahrenheit et puis on va au marché villageois. Voir ci-dessous; On achète des champignons. Puis au Fournil où l'on revoit Madame Legrand. Son père était boucher à Libin
Dimanche 6 juin
Les élections. Je vais glisser une lettre sous la porte de la Guimbarde où ont lieu les votes à partir de 8 heures
"Monsieur le Président
J'ai 61 ans et pour la première fois de ma vie, je n'irai pas vôter, complètement dégoûté que je suis par tous ces polichinelles politiques de quelque bord qu'ils soient
Je tenais seulement à vous en prévenir afin d'éviter de vous faire attendre, vous et vos assesseurs
Quelques unes des raisons pour lesquelles je ne puis même plus faire semblant de jouer le jeu. Vous les trouverez au verso
Bien à vous
Christian Van Cauwenberghe
Verso:
1. La Belgique devient tristement célèbre dans le monde en dépit de sa taille minuscule
2. Le chômage wallon ne cesse d'augmenter (j'en suis)
3. Où sont les tueurs du Brabant ?
4. Qui a fait assassiner André Cools ?
5. Qui est le dépeceur de Mons ?
6. Qui a assassiné le fils du Juge Poncelet ?
7. On nous a menti dans l'Affaire Dutroux. Puis on l'a laissé s'enfuir à Neufchâteau
8. Au coeur même de l'Europe, le génocide des Kosovars et une guerre qui dure depuis 10 ans. Impuissance de la Belgique et de l'Europe. Quelle Europe ?
9. Cette même Belgique acceptant que des villes comme Bruxelles et Anvers touchent des loyers plantureux de la Mafia albanaise (entre autres)
10. Et pour couronner le tout, voici la Dioxine. Bravo pour la santé et l'Economie des belges et de l'Europe
POLITICIENS, CESSEZ DE PRENDRE LES CITOYENS POUR DES CONS
Christian Vancau
Lundi 7 juin
C'est l'anniversaire d'Enelle. 53 ans.? On fait la fête dans l'atelier car hélas il pleut
Mardi 8 juin
Passage du ramoneur
Un docu sur Bruce Chatwin et son voyage en Patagonie
Chatwin a écrit une courte autobiographie dans un article publié le 2 août 1983 dans le New York Times Book Review : I Always wanted to go to Patagonia – The making of a writer (j'ai toujours voulu aller en Patagonie – la naissance d'un écrivain) et compilé plus tard dans Anatomie de l'errance.
Il est né à Sheffield dans le Yorkshire. Il a passé son enfance à Birmingham, où son père travaillait. Il a fait ses études au Marlborough College, dans le Wiltshire, mais est considéré comme un élève médiocre. Il y découvre cependant la littérature au sein de la bibliothèque locale.
En 1958, à 18 ans, il est embauché comme porteur en 1958 par Sotheby's où la rapidité et la sûreté de son œil le fait remarquer et il devient documentaliste puis expert dans l'art impressionniste et moderne; il y rencontre notamment André Breton et Georges Braque.
En 1965 des problèmes de vue probablement dus à son travail d'examen des œuvres d'art vont interrompre sa carrière, et il part au Soudan. il s'inscrit pour des études d'archéologie mais ne les poursuit pas; il part en Patagonie sur les conseils d'Eileen Gray, qui, vivant à Paris depuis 1904, avait toujours rêvé d'y aller.
À la suite d'un séjour de six mois dans cette région, il écrit En Patagonie, ouvrage qui le fait reconnaître comme l'un des plus grands auteurs de la littérature de voyage.
Atteint duSIDA, après avoir séjourné au château-hôtel de Seillans en Provence, et entouré de sa femme et d'un de ses anciens amants, Jasper Conran, il meurt à l'hôpital de Nice le 18 janvier 1989, quatre mois avant son quarante-neuvième anniversaire.
Selon son souhait ses cendres furent déposées auprès d'une veille église près de Kardamyli dans le Péloponnèse, voisine du domicile de son ami Patrick Leigh Fermor.
Influences
Chatwin était un grand admirateur de son compatriote Robert Byron, également auteur de récits de voyage; il a notamment rédigé une préface à The Road to Oxiana (« Route d'Oxiane », de Byron), qu'il dit considérer comme un « texte sacré »1.
La Sagesse du nomade - l'écrivain à l'oeuvre (Grasset et Fasquelle, 2012 pour l'édition française).
Je lis "Pierre ou les ambiguïtés" d'Herman Melville
Mercredi 9 juin
Un reportage sur Philippe Garrel, né en 1948 à Paris. Cet enfant prodige qui débuta à la télévision à 16 ans, a fait, à coup sûr, de chacun de ses films, tournés très vite, mal ou pas distribués, un cri d'écorché vif (Dictionnaire des cinéastes-Sadoul)
Si son premier long métrage Marie pour mémoire date de 1967, il lui faut attendre 1982 pour accéder à la renommée critique : il reçoit alors le Prix Jean-Vigo pour L'Enfant secret. Il obtient par la suite plusieurs autres prix. Il a été récompensé deux fois à la Mostra de Venise par le Lion d'argent du meilleur réalisateur : en 1991 pour J'entends plus la guitare et en 2005 pour Les Amants réguliersqui a valu aussi au chef opérateur William Lubtchansky un Osella, saluant sa « remarquable contribution artistique ». Philippe Garrel a déclaré en recevant son prix en 2005 : « Je suis un cinéaste indépendant français et je suis fier que des Italiens me récompensent. L'Italie est pour moi comme une grande université du cinéma. »
Ses réalisations reviennent souvent sur la jeunesse contestataire des années 1960 à laquelle il appartint.
Il a dirigé à de nombreuses reprises des élèves du Conservatoire national supérieur d'art dramatique où il donne des cours de comédie. Il a également mis en scène, au cinéma, ses amis et plusieurs membres de sa famille.
Stagiaire à 16 ans sur Le Vieil Homme et l'Enfant de Claude Berri, Philippe Garrel rachète des chutes de pellicule à la fin du tournage afin de réaliser — en trois jours — son court métrageLes Enfants désaccordés.
À la fin du mois de mai 1968, alors qu'il pense que la révolution a échoué, il part à Munich pour tourner son premier long métrage, Le Révélateur, avec Bernadette Lafont et Laurent Terzieff
5. Sa rencontre avec la chanteuse Nico lui inspire plusieurs films dont elle fera la musique. Entre 1970 et 1972, il tourne La Cicatrice intérieure, au Nouveau-Mexique, en Islande, en Italie et en Égypte4, Les Hautes Solitudes en 1973, Un ange passe en 1975, Le Berceau de cristal en 1976. De sa séparation douloureuse d'avec Nico il fera L'Enfant secret, avec deux anciens acteurs de Robert Bresson, Anne Wiazemsky et Henri de Maublanc
À partir des années 1980, son cinéma, très expérimental jusque-là, retrouve la narration. Garrel reconnaît lui-même cette rupture dans son œuvre : « C’est vrai qu’au tournant des années 80, les cinéastes de ma génération, Chantal Akerman, Werner Schroeter, nous qui étions tous très godardiens, sommes revenus vers le récit, le scénario. »
Liberté la nuit (1984) raconte à la fois le combat d'un homme et d'une femme durant la guerre d'Algérie et un double amour. Philippe Garrel donne le rôle masculin à son père, Maurice, et les rôles féminins à Emmanuelle Riva et Christine Boisson.
Son plus grand succès en salle, avec 95 000 entrées, seraLe Vent de la nuit en 1999.
Dans Les Amants réguliers (2005), un récit autobiographique sur les événements de mai 68, il donne le principal rôle masculin à son fils Louis Garrel. Le film, diffusé sur Arte devant 180 000 téléspectateurs, ne fera que 38 000 entrées par la suite en salles.
Très influencés par la mode « underground », les longs métrages de Philippe Garrel, produits de manière artisanale, vont à contrecourant de la dramaturgie et des modes de financement majoritaires dans l'industrie du cinéma
.
Ses films s'axent généralement sur un canevas très ténu, une narration linéaire, des décors et des dialogues réduits à leur strict minimum et plusieurs plans fixes. Le rythme est souvent lent et ses films comportent une esthétique contemplative dérivant, par instant, vers l'onirisme. Son œuvre constitue un ensemble cohérent par l'expression d'un « je » cinématographique. En effet, ses réalisations le mettent souvent en scène dans une série de personnages conçus comme des alter ego sur l'exemple de François Truffaut auquel ils empruntent aussi le thème de l'adolescence perturbée. Dans plusieurs films, les personnages ont le même âge que le réalisateur : lorsqu'il est adolescent, ils sont adolescents ; une fois qu'il devient père il commence à filmer son fils Louis dans Les Baisers de secours et avec La Naissance de l'amour il parle de la vie de famille et des rapports amoureux du point de vue de l'homme de 45 ans qu'il est devenu.
Les Cahiers du Cinéma notent, à la sortie deLa Naissance de l'amour en 1993 que, périodiquement, il semble que Garrel arrive à un problème esthétique, une question artistique qui ne peut se résoudre facilement. Cet obstacle va permettre à son cinéma de repartir de manière vivifiée. C'est ce qui arrive à la fin des années 1970, lorsqu'avec les films de la fin de sa première période (Voyage au jardin des morts ou Le Bleu des origines) il arrive à une limite dans sa veine « hermétique », celle de « l'art pour l'art. » Il repart alors vers l'autobiographie et réalise L'Enfant secret, film que la revue qualifie de « magnifique. » La limite de cette veine autobiographique serait Elle a passé tant d'heures sur les sunlights, où le cinéaste parait vouloir « tout montrer et tout garder » : aussi bien les claps des plans que la crise d'appendicite qu'il vient d'avoir. Les trois films suivants sont alors écrits avec des scénaristes (comme Jean-François Goyet) ou des écrivains (Muriel Cerf, Marc Cholodenko) tandis que Philippe Garrel cherche à travailler avec des équipes de tournage et de montage plus professionnelles. C'est ensuite sans doute après s'être affronté à la question du deuil dans J'entends plus la guitare, film « semi-réussi » d'après les Cahiers du cinéma, qui aborde la mort de la chanteuse Nico, qu'il a pu réaliser La Naissance de l'amour, un de ses plus beaux films selon la revue qui le qualifie de « libre et inspiré », où la douleur est aussi présente mais où « elle se teinte plutôt d'une douce mélancolie ».
Si on décèle plusieurs emprunts à la Nouvelle Vague (notamment à Jean-Luc Godard et Jean Eustache), son cinéma, intimiste et personnel, s'en écarte en grande partie. Dans l'entretien qu'il accorde au magazine Les Inrockuptibles après la sortie d'Un été brûlant (2011), il se définit lui-même comme le disciple de Jean-Luc Godard : « [...], ça me convient assez de me définir comme le disciple de Godard. C’est mon maître. Il arrive à faire des choses auxquelles je ne suis jamais arrivé. »
Son œuvre, favorablement accueillie par la critique, trouve néanmoins une audience publique relativement confidentielle.
Roger Caillois fait toutes ses études secondaires à Reims, habitant pendant sa jeunesse au 75 de la rue Hincmar, en face de la maison de Roger Gilbert-Lecomte. Il ne tarde pas à entrer en contact avec les membres de la revue Le Grand Jeu, soumettant ses premiers textes à Roger Gilbert-Lecomte et à René Daumal.
Durant cette période, il entre en contact avec André Breton, à la suite de sa réponse à une enquête sur la littérature. Il prend part aux activités du groupe, se liant d'amitié avec notamment Salvador Dalí, Paul Éluard, Max Ernst.
Caillois rompt avec le surréalisme en 1935 en publiant sa lettre ouverte à André Breton, pour se rapprocher d'anciens surréalistes comme Tzara et Aragon autour de la revue Inquisitions. La revue entend mener une étude scientifique et rigoureuse des phénomènes humains, en se plaçant sous le signe d'un nouveau rationalisme inspiré par Gaston Bachelard. Au surréalisme succède donc le « surrationalisme ».
Il publie un article sur Dionysos dans la revue Acéphale de Georges Batailleet collabore à la NRF à partir de 1935. Cofondateur, avec Bataille et Michel Leiris, du Collège de sociologie, Caillois fait, en 1938, la rencontre de la femme de lettres, éditrice et mécène argentine Victoria Ocampo, qui l'invitera à séjourner chez elle, en Argentine, durant la Seconde Guerre mondiale. S'engageant pour la France libre, il rallie le comité français libre local2, dirige, pendant ces années-là, l'Institut français de Buenos Aires et lance la revue Les Lettres françaises, à laquelle il travaille aidé de son épouse, Yvette3, venue le rejoindre en Argentine en 1940.
Caillois divorce de son épouse Yvette (1914-2008) peu de temps après leur retour de Buenos Aires, en 1945, ayant appris qu'elle avait un amant.
De retour en France, il anime chez Gallimard la collection « La Croix du Sud », spécialisée dans la littérature sud-américaine, traduit et publie les nouvelles fantastiques de Jorge Luis Borges qui, malgré des tensions entre eux, le reconnaîtra à plusieurs reprises comme son « inventeur ». On retrouve également dans cette collection les écrits de Neruda ou d'Asturias. Il est également membre du Conseil d'administration du Centre culturel international de Royaumont.
Caillois est nommé haut fonctionnaire à l'Unesco dès 1948, où il occupe la direction de la division des lettres, puis du développement culturel.
En 1955, il publie dans La Nouvelle Revue française un article intitulé « Illusions à rebours »5, dans lequel il expose ses réticences à la lecture de Race et Histoire de Claude Lévi-Strauss. Ce dernier lui répond dans l'article « Diogène couché », paru dans le numéro de mars des Temps modernes.
En 1957, il épouse en secondes noces Alena Vichrova (de nationalité slovaque, ex-Tchécoslovaquie), rencontrée à l'Unesco et mère d'un garçon, Jan, qu'il élèvera.
En 1966 paraît Pierres, où il fait l'éloge, dans un style d'une grande densité poétique, des minéraux.
En 1977, il collabore avec le peintre Bernard Mandeville dans le cadre d'un ouvrage biographique.
Roger Caillois meurt en 1978 ; il repose au cimetière du Montparnasse aux côtés de sa seconde épouse décédée en 1984.
Roger Caillois s'est, entre autres choses, interrogé sur la sympathie qui paraît régner entre les formes complexes du monde minéral et les figures de l'imaginaire humain. Le Fleuve Alphée et L'Écriture des pierres, notamment, explorent cette relation.
Sur le plan des recherches sociologiques, Roger Caillois s'est d'abord fait connaître par un essai d'anthropologie et de sociologie intitulé L'homme et le sacré dans lequel il développe une théorie de la fête. En disciple de Marcel Mauss, il contribue à la fondation du Collège de Sociologie avec Leiris et Georges Bataille. Dans son ouvrage suivant Le Mythe et l'homme paru chez Gallimard en 1938, Caillois poursuit son analyse du mythe de la fête de façon plus systématique. Dans ce dernier livre, il propose une rationalisation, une analyse du système rationnel du mythe et de sa signification. Dans un de ses derniers ouvrages sociologiques, Les jeux et les hommes, il tente de construire une épistémologie visant à saisir la structure rationnelle des rêves et de l'imaginaire en général.
Vendredi 11 juin
Stephane a organisé un voyage surprise pour Valérie et Renaud, deuxième quinzaine de juillet
Je parle de mon roman auto-biographique à Valérie
Isabelle Toussaint sortant de la Boulangerie à St Hubert me dit que l'installation de mon totem est provisoire. Elle me jure qu'elle aime ce totem
Samedi 12 juin
A Pontaury, puis départ pour Namur
J'achète un colier dans une boutique tenue par une petite indienne et l'offre à Enelle
On passe au Chapitre et je m'enfile 3 whiskys écossais. Un Graggamore de 12 ans, un Macallan de 18 ans et un Laphroaig de 10 ans
Dans la rue, une petite fille manipule derrière les gens un objet qui fait des bruits suspects (en un mot). Je me retourne et lui dis "Sale prouteuse", ce qui la fait rire aux éclats
Dimanche 13 juin Jour des élections mais je suis à Pontaury
Je lis Nadine Gordimer "Ceux de July"
Les plafonneurs italiens sont chez Enelle
Olivier va revenir d'Ibiza cette nuit
On visionne SHADOWS de Cassavetes
Lundi 14 juin
Je retourne à Moircy
Je passe trois heures dans mes étangs
Philippe Paquin vient remplacer un certain nombre d'ardoises sur mon toit
Mercredi 16 juin
Je commence Yves Navarre "Romances sans paroles" C'est mon septante et unième livre cette année
Eric Neuberg ne parvient pas à repeindre sa veranda au latex. Or il veut faire des portes ouvertes en juillet
Les éperviaires apportées par Bô Simon se développent bien, en façade
Le peintre TAL COAT (Front de Bois) s'appelle en fait Pierre JACOB et a pris ce surnom pour ne pas être confondu avec Max Jacob (1905-1985)
Henri Pousseur à l'Académie d'Eté
Vendredi 18 juin
Enelle à Moircy. On mange au Palais d'Asie à St Hubert
Je lis Jacques CRICKILLON, un poète belge. Retour d'Enelle le dimanche soir
Lundi 21 juin
Cette nuit les FOUINES vers 23h00. Des cris aigus en bas de ma chambre. J'allume ma lampe de poche, la braque sur le jardin et en aperçois trois sur le tas de compost. Animal ultra-rapide, culotté, se dressant sur ses pattes de derrière. Je descends et les chasse; J'avais déversé des coquilles d'oeufs sur le compost
Frédéric Robaye, ici pour tailler les haies. Il reviendra le lendemain. On travaille ensemble les haies et toutes les corniches
Mercredi 23 juin
Je lis "L'Homme qui rit" de Victor HUGO
Frédéric termine son travail mais je devrai me débrouiller seul pour les pignons
Vendredi 25 juin
Visionne et enregistre l'émission "Des Trains pas comme les autres". Afrique du Sud cette fois
Je suis à Pontaury à 14h30. Beau soleil. Pastis puis boire un verre à St Gerard
Samedi 26 juin
Enelle part chercher Anne-Julie sa file et son copain Larry. A 9h50, je décroche le téléphone; C'est Gilberte la maman d'Enelle qui feint de ne pas me connaître. Julie a t'elle réussi???. C'est lundi la délibé. Le tour sur une chanson de Bruce Springsteen. Oui, oui chère médème, je suis l'amant de votre fille depuis 7 ans. Ma profession? Euh diamantaire. J'ai 5 boutiques à Paris, une à Hong-Kong. Je suis associé avec Van Cleef à Paris et à New-York. Mais certainement chère médème
Dimanche 27 juin
Olivier est là retour d'Ibiza. Il va partir à Malaucène, au pied du Ventoux, pour travailler. Il a apporté le groupe Placebo et aussi Manic street preachers. Lary est blessé à la main
Lundi 28 juin
Retour à Moircy
Julie a réussi avec Distinction. Je lui téléphone pour la féliciter
Enelle me demande conseil car on lui propose deux formiles de prêts hypothécaires
Un article sur Gérard MALANGA, considéré de 1963 à 1970 comme le principal assistant de Warhol à la Factory. Une expo lui est consacrée au Botanique
Mardi 29 juin
Ah ces champs de renoncules en Californie. Voir ci-dessous
Un reportage sur Siegfried LENZ. Voir ci-dessous et un article du Monde lors de son décès en 2014
Siegfried Lenz (1926-2014), grand écrivain allemand de l’après-guerre
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Pierre Deshusses
Siegfried Lenz, figure tutélaire de la littérature allemande, est mort mardi 7 octobre dans sa maison de Hambourg, dans cette Allemagne du Nord qui était depuis longtemps devenue sa terre d’élection. Il était né pourtant – le 17 mars 1926 – à plusieurs centaines de kilomètres de là, à Lyck en Prusse-Orientale, aujourd’hui territoire polonais. Un point commun avec son ami Günter Grass né à Dantzig (aujourd’hui Gdansk en Pologne) et lui aussi installé en Allemagne du Nord. Après la mort de son père et le départ de sa mère et de sa sœur, Siegfried Lenz est élevé par sa grand-mère ; c’est une enfance heureuse en dépit de la perte des parents. Au bord du lac de Lyck, il apprend « en même temps à pêcher et à lire ».
A 13 ans, il est enrôlé dans la Jeunesse hitlérienne. En 1943, il est incorporé dans la marine mais après le naufrage de son navire, il déserte et rejoint le Danemark où il est fait prisonnier. Après la guerre, il s’installe à Hambourg où il commence des études qu’il ne termine pas, préférant prendre un emploi de pigiste au journal Die Welt. Désormais, il ne quittera pratiquement plus cette ville qui restera son point d’ancrage.
SUCCÈS MONDIAL EN 1968
A l’âge de 25 ans, il publie son premier roman : Es waren Habichte in der Luft, (non traduit, 1951), l’histoire d’un professeur qui tente de fuir la Carélie devenue communiste après la première guerre mondiale. On y sent la double influence de Dostoïevski et de Faulkner. Après deux autres romans, le succès – mondial – vient en 1968 avec La Leçon d’allemand (Robert Laffont, 1971). Siggi Jepsen est enfermé dans une prison pour jeunes délinquants, puni pour avoir rendu une copie blanche à une rédaction sur « Les joies du devoir ». Un sujet sur lequel il va finalement dire beaucoup de choses, réveillant un passé pas si lointain, évoquant la figure de son père, policier chargé de surveiller un peintre à qui les nazis ont interdit de peindre.
Lenz a dit une fois de lui qu’il était « un pédagogue secret ». Ce n’est pas faux puisque ce roman est désormais étudié depuis des années dans toutes les écoles d’Allemagne et figure régulièrement dans les programmes de germanistique des universités étrangères. Lenz est ainsi vite devenu une sorte de classique. Certains n’ont pas manqué de lui reprocher ce côté traditionnel. Si son écriture adhère à une certaine forme de réalisme, elle ne manque pourtant ni de force ni d’engagement. La Leçon d’allemand aborde de plein fouet ce qui préoccupait une grande partie des étudiants de l’époque : le rapport avec les pères et la question de l’endoctrinement.
CITOYEN ENGAGÉ
Engagé, Lenz l’a été aussi en tant que citoyen. Dans les années 1960, il s’est engagé, avec Günter Grass, en faveur de Willy Brandt et a soutenu activement l’Ostpolitik du chancelier social-démocrate. Il fut aussi l’ami de Helmut Schmidt, chancelier fédéral de 1974 à 1982. Enfin, il a toujours plaidé pour le renoncement à l’oubli. Recevant le prix de la Paix des libraires allemands en 1988, il déclare : « Auschwitz nous appartient. C’est une illusion de croire que nous pouvons vivre en paix avec ce passé ».
Lenz a écrit une quarantaine d’ouvrages, dont quatorze romans, vendus à plus de vingt-cinq millions d’exemplaires de par le monde. Après La Leçon d’allemand viennent plusieurs autres grands romans dont Heimatmuseum (non traduit, 1978), Champ de tir (1985, De Fallois-L’Age d’Homme, 1989),Le Dernier Bateau (1999, Robert Laffont, 2001),Le Bureau des objets trouvés (2003, Robert Laffont, 2011).
Il entretenait avec le lecteur un lien privilégié, loin de la critique qui fut souvent acerbe envers cet auteur discret. Paradoxalement, il fut très apprécié par Marcel Reich-Ranicki, celui que l’on surnommait Outre-Rhin le « pape de la littérature » et qui était l’ennemi juré de son ami Günter Grass. Cet équilibre des contraires l’a fait aussi miser sur la littérature comme force lente mais inéluctable de transformation des esprits. Son dernier roman, qui est à la fois une leçon d’écriture et une histoire bouleversante, s’appelle : Une minute de silence (Robert Laffont, 2009).
Pierre Deshusses
Journaliste au Monde
Mercredi 30 juin
Portes ouvertes annoncées chez Eric Neuberg à Longwilly avec Isabelle Goffinet. Voir ci-dessous)