Samedi 1er Novembre
C'est mon anniversaire.En fin d'après-midi je vais chercher les Collignon, Jean-Pierre et Lily, à la gare de Libramont. De retour ici les invités s'amènent peu à peu. José Bedeur et Mirela, puis tous les autres. Les grands absents : Steve Houben-Les Verheggen-JP.Ransonnet, Joseph Sibret. Petit discours de José-Grand numéro comique de Jean-Pierre Collignon. Belle prestation de Lily au piano. Tout est filmé. Mais la soirée ne démarre pas vraiment. Certains s'en vont très tôt et notamment ma fille, son compagnon et Renaud qui ont l'air de s'emmerder. . Je me promets que je ne ferai plus jamais d'anniversaire et je tiendrai ma promesse
Dimanche 2 novembre
Heureusement les Collignon (Jean-Pierre Collignon et Liliane Guisset) sont restés loger..Mais nous avons très mal dormi. Lily est malade. Nous visionnons la cassette de Jean-Luc Leon. Nos amis n'en reviennent pas. On regarde aussi Rezvani que Lily connait un peu. Et puis l'après-midi, le couple Devresse qui a logé à Libramont vien chercher les Collignon pour les ramener à Liège en voiture. Malcolm est avec eux (fils de Marine Closset). Enelle s'en va aussi. Beaucoup de brouillard. J'ai les Bedeur au téléphone. José Bedeur me demande le téléphone de Steve Houben
Ci-dessous quelques uns des livres commis par Jean-Pierre Collignon et Liliane Guisset. Le livre de Jean-Pierre, ses chronique sur le cinema, il me l'a offert pour mon anniversaire. Ces chroniques, semblables à celles qu'il diffuse à la radio, sont succulentes. Il a un style incontestable
Jean-Pierre est aussi un homme de radio (voir ci-dessous)
Liliane Guisset est née le 22 juin 1952 à Liège. Elle mène de front une enfance perturbée et des études de piano. Après un bref passage aux Jeunesses Musicales de Charleroi, on ne la retrouve dans aucune expérience professionnelle conventionnelle ou de longue durée. Elle connaît par contre un parcours privé dense et singulier. Liliane Guisset participe en 1995 au film Maîtresses de Marie-France Collard et publie en 1999 un récit autobiographique «L’autre Tambour» aux éditions de L’Harmattan. S’ajoute désormais une nouvelle ligne à sa biographie: en 2000, elle reçoit le premier Prix «Pages d’Or» pour «In Vino», roman à la première personne du masculin singulier.
Voici une des chroniques radiophoniques(RTB) hebdomadaires de Jean-Pierre Collignon, dit " l'Indispensable Monsieur Jean-Pierre ". Elle date de 2008 . Un vrai style
C'est chaque année la même chose; on n'y échappe pas. En décembre il fait plus froid qu'en juillet et Noël tombe le 24. Ou le 25, je ne sais pas très bien. Enfin, Noël tombe, nous serons au moins d'accord là dessus. Et, à cette occasion, chaque année à la même époque depuis les débuts de ma présence dans cette émission que le monde entier nous envie, je me sens tenu de vous parler d'amour, de solidarité, de villages de Noël, de petit Jésus, de boeuf, d'âne et autres rois mages. Aussi bien, pour cette fois - je vais vous étonner - je vais m'en tenir à cette déjà vieille tradition. Car enfin, je vous le demande, pourquoi bousculer les bonnes habitudes, changer son fusil d'épaule ou échanger un baril de poudre à canon contre un bidon de lessive liquide – ou le contraire - quand rien ne le justifie. Maintenant, et à la demande générale, je vous fais le coup du film que m'inspire les commentaires qui vont suivre. Vous avez pu le voir ou le revoir la semaine dernière, sur la chaîne franco-allemande qui ne prend pas les téléspectateurs pour des cons ou des demeurés; c'est une histoire qui m'a ému aux larmes, je veux parler de «Lost in translation» de Sofia Coppola. Tokio, là où naît cette merveilleuse rencontre, est une ville qui, la nuit, avec ses néons géants, cette débauche de lumières, ces reflets dans les vitres des immeubles d'acier, les vêtements colorés et chamarés des jeunes japonaises et japonais, ressemble étrangement à un arbre de Noël bruissant et fantasque. C'est là, dans un grand hôtel, que vient au monde la singulière et tendre aventure qui va lier, pour quelques soirs, ce quinquagénère et cette jeune femme, tous deux perdus et solitaires; au bar de l'hôtel, d'abord, puis dans la ville à la rencontre de laquelle ils vont, en même temps que d'eux-mêmes. Remercions le Père Noël, le dieu Pan, Eros et tous ses saints – S A I N T S - et pas nichons, roberts ou roploplos, louons ensemble l'incomparable manière avec laquelle la fille de son père nous emmène au plus profond de ces êtres qui, se regardant comme on regarde les étoiles, entendent monter en leur coeur la douce musique de l'éblouissement et de la ferveur. Qui n'a rien à voir avec le coup de foudre qui met les sens en émoi et commence et se termine dans la moiteur de draps dévoilant, selon le bon vouloir des comités de censure, telle ou telle partie de l'anatomie des amants de passage. J'ai pensé à ces mots, et je les ai peut-être écrit déjà, mais pas à votre intention. Ce sont des mots et une image : il y a des ces émotions, de ces moments, si rares et si chauds, qui font comme des ronds dans l'eau de l'âme de ceux qui en viennent à se reconnaître. Des ronds dans l'eau de l'âme... imprégnez vous de cela. Regardez en vous, écoutez ce que disent vos souvenirs. Sûrement, vous avez connu, vous connaissez peut-être encore - bonheur à vous - cette félicité qui se passe de mots, qui ne demande que des gestes mesurés où n'entre aucune langueur, qui soulève le coeur vers des sommets grandioses d'où l'on ne voit que nuages floconneux et atomes de lumière. Cîmes d'où l'on ne voudrait jamais redescendre; vallées où glissent les rivières; arbres, oiseaux et insectes, frémissement des feuilles, tiédeur de l'air; et cette main que l'on tient en silence, les yeux clos, les lèvres nourries d'un sourire aimable et confiant. Je revois encore, et je savoure la dernière séquence de ce film, que je tiens pour un des plus beaux que j'ai vu ces dix dernières années. Lui est dans le taxi qui le mène à l'aéroport, ils se sont fait leurs adieux dans le hall de l'hôtel, tout à l'heure et, de la fenêtre de la voiture, il la voit, là, dans cette artère piétonnière. Il demande au conducteur de s'arrêter, il court presque vers elle, que l'on voit de dos, il la rejoint. Ils se regardent une dernière fois, d'un regard qui pénètre l'âme entière; ils s'étreignent, debouts, au milieu de la foule et puis, il se détache d'elle et s'en va. Ce qui advient de beau et de grand entre les êtres ne s'efface pas; c'est à chaque fois comme un nouveau soleil. Qu'il vous réchauffe et vous réconforte...
, craignant que l'on me dise ensuite que j'ai menti, qu'il n'y avait pas d'exposition Bernard BUFFET en 1996
et postée à Libramont...(Donc ça ne peut-être que moi. Nous sommes en plein vaudeville..)
dans toute la Belgique
. Il me dit que pour lui, je le suis mais il est obligé d'attendre le résultat des analyses. Il me retéléphonera (non il ne le fera pas et je n'entendrai plus jamais parler d'eux) Il avoue qu'ils ont dû investiguer à Libramont dans les semaines précédentes mais m'assure qu'ils l'ont fait discrètement
Le soir je pars à Pontaury car ma fille est à nouveau inexistante dans cette épreuve. Elle n'a pas le temps de me recevoir elle va au tennis et ne propose rien. Sans doute croit-elle que je suis coupable????
Samedi 8 novembre
Sommes invités chez les voisins Maurice et Anne-Marie pour déguster du vin provenant de la région de Beaune
Enelle est à nouveau agressée par ses enfants et leur père, au téléphone. On la menace de saisir son salaire. Je décide de rester ce soir avec elle
Ce soir pour la première fois, les Anciaux vont dans la nouvelle maison d'Eric Neuberg
J'écris à JP Collignon et lui raconte toute l'affaire de l'interrogatoire
Dimanche 9 novembre
Je pars très tôt d hez Enelle. Suis à Moircy à 8h50 (100 Kms)
Téléphone avec les Anciaux et Eric Neuberg. Tout s'est bien passé
Lundi 10 novembre
Les Anciaux à Moircy. J'ai le récit de leur visite chez Eric
Ma fille ne m'a rien offert pour mon anniversaire. Il avait été question d'une vieille couette qu'elle avait chez elle et dont elle ne se servait plus mais voilà, elle est pleine de pisse de chats (la couette) et elle doit l'amener chez le teinturier. Peut-être est-ce de la pisse de ses châtons que nous avons sauvés, Enelle et moi, en les recueillant ici. Elle est la seule à ne pas m'avoir offert de cadeaux
Je signale que je suis toujours chômeur
Un très beau reportage en plusieurs épisodes sur la professeur Jacques DUEZ (Professeur de Morale dans les écoles du Hainaut) qui dialogue avec ses jeunes élèves sur l'affaire Dutroux. Chapeau à ce monsieur. J'ai tout enregistré (voir articles ci-dessous)
Aussi enregistrement d'un reportage sur Eugène LEROY, un grand peintre belge et un documentaire de Chabrol sur "L'OEIL de VICHY" (voir ci-dessous)
Mardi et mercredi 11 et 12 novembre
Nouveaux enregistrements. Un Thema sur Tennesseee WILLIAMS, et la diffusion du film de Manckiewicz "Soudain l'été dernier", avec Montgommery Cliff, Catherine Hepburn et Liz Taylor
De Tennesee Williams "Personne ne connait jamais personne. Nous sommes condamnés à la réclusion; Chacun dans sa peau..A vie "
...ainsi qu'une soirée d'hommage à Yves Montand
Mercredi 12 novembre
En passant devant la maison de mes pollueurs, ceux qui m'ont déversé 80 litres de leur cuve à mazour dans mon ruisseau, je vois le type sur son seuil, m'arrête et entre et leur explique tous les emmerdements qu'ils m'ont causés. Et que néanmoins, vu que cette pollution n'avait pas été volontaire, j'avais à plusieurs reprises, refusé de porter plainte contre eux. ils me remercient chaleureusement
Je viens de parler au Directeur de Valérie qui travaille à Valbois. Il s'appelle Francis Dupont et nous sommes amis de longue date. Je lui raconte l'affaire de la PJ. J'ai d'ailleurs retranscrit tout le PV que Valérie va me photocopier. Je crains toujojurs une perquisition et un embarquement immédiat. Il ne faut pas oublier que nous sommes toujours en pleine affaire Dutroux, qu'on parle de réseaux de pédophilie etc... que même des ministres sont soupçonnés
Je rentre à 17h00. Ils ne sont pas venus. Ouf ! Rien sur le résultat des expertises (ecriture, salive et empreintes digitales). J'ai ramené ma fameuse couette de chez Valérie
Le soir, un reportage sur "Les Amants diaboliques" Les deux amants ayant assassiné leurs conjoints respectifs. Peter et Ursula ont été arrêtés en Floride par le FBI, le WE des 15 et 16 novembre. Ils seront extradés dans les trois mois à venir.
Vendredi 14 novembre
Enelle à Moircy à 12h30.
Samedi 15 novembre
Nous écoutons "L'indispensable Monsieur Jean-Pierre" à la radio. Son billet du samedi matin, que j'enregistre chaque semaine
Nous avons Jean-Pierre et Lily au téléphone. Jipé a reçu ma lettre, il va me répondre. Il est persuadé qu'il n'y aura aucune suite. Il est question que Lily et lui viennent passer 3 jours pendant les vacances
Dimanche 16 novembre
Je commence" L'enfant de volupté" de D'Annunzio
COME L'OCCHIO STA DI LUNGE
COME STA DI LUNGE IL CUORE
Loin des yeux, loin du coeur
Les endormissements d'Enelle presque tous les soirs devant la télé
Lundi 17 novembre
Je vais mieux mais ce n'est pas encore cela; Aucune nouvelle du résultat de mes tests à la BSR. Il y a maintenant 11 jours que j'ai été interrogé
Superbe lettre de JP Collignon (voir ci-dessous, juste pour le dessin de l'écriture)
Et une lettre d'Isabelle
Un article sur James ELLROY
Aussi un thema sur Liz Taylor
Mercredi 19 novembre
Un Siècle d'Ecrivains sur Romain ROLLAND. Passionnant
Romain Rolland, né le 29 janvier 1866 à Clamecy (Nièvre) et mort le 30 décembre 1944 à Vézelay, est un écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature en 1915.
D’une culture sculptée par la passion de l’art et de la musique (opéra, Michel-Ange, Scarlatti, Lully, Beethoven, amitié avec Richard Strauss) et le culte des héros, il rechercha durant toute sa vie un moyen de communion entre les hommes. Son exigence de justice le poussa à rechercher la paix « au-dessus de la mêlée » pendant et après la Première Guerre mondiale. Tenaillé par son idéal humaniste et sa quête d’un monde non violent, par son admiration pour Léon Tolstoï, grande figure de la non-violence, par les philosophies de l’Inde (conversations avec Rabindranath Tagore et Gandhi), l’enseignement de Râmakrishna et Vivekananda, par sa fascination pour ʿAbd-al-Bahāʾ (il lui fait référence dans « Clérambault »), puis par le « monde nouveau » qu'il espérait voir construire en Union soviétique.
Issu d’une famille de notaires, il trouve dans son ascendance des paysans et des bourgeois aisés.
Il est professeur d’histoire aux lycées Henri-IV et Louis-le-Grand, membre de l’École française de Rome, professeur d’histoire de la musique à la faculté des lettres de l’université de Paris et professeur d’histoire de l’art à l’École normale supérieure.
Reçu à l’École normale supérieure en 1886, où il se lie avec André Suarès ou Paul Claudel. Il est reçu à l’agrégation d’histoire en 1889.
Il passe ensuite deux ans à Rome, de 1889 à 1891, comme membre de l’École française de Rome, où sa rencontre avec Malwida von Meysenbug – qui avait été l’amie de Nietzsche et de Wagner – ainsi que la découverte des chefs-d’œuvre de l’art italien, seront décisives pour la construction de sa pensée. À son retour en 1895, il passe son doctorat de lettres en présentant une thèse sur Les origines du théâtre lyrique moderne. Histoire de l’opéra en Europe avant Lulli et Scarlatti. Il s’installe en 1901 au 162 boulevard du Montparnasse à Paris.
Ce jeune homme exigeant mais timide n’aime pas l’enseignement. Dès que la littérature lui assure de modestes revenus, il donne sa démission de l’Université, en 1912.
Romain Rolland entretient une longue relation épistolaire et amicale avec Alphonse de Châteaubriant, malgré d'importantes divergences politiques, ils gardent contact jusqu'à la mort de Romain Rolland, en 1944. Il correspond avec Sigmund Freud de mars 1923 jusqu’à février 1936. Il le rencontre à Vienne en 1924. Il entretient également des rapports épistolaires avec Hermann Hesse, Richard Strauss, André Suarès, Stefan Zweig, Alain (Émile-Auguste Chartier) René Arcos et Jean Guéhenno jusqu’à sa mort, en 1944.
Voir photos ci-dessous
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Jeudi 20 novembre
Un abondant courrier de Bô Simon avec son PIG MAIL ART (voir ci-dessous)
Joseph Sibret va aller raccorder le piano d'Eric Neuberg
Samedi 22 novembre
"A la Sainte Catherine, tout bois prend racine"
Rencontre Didier et sa fille Maïlisse au Delhaize. A Didier qui regarde les pots de cornichons, je dis "Tu as fini de te regarder dans le miroir???"
Je fais 7 litres de soupe aux navets
Je commence "Mademoiselle Julie" et "Le Pélikan" de Strindberg
Dimanche 23 novembre
Didier Anciaux ici . C'est le début de mes interviews qui seront enregistrés sur cassettes-radio. On va faire environ 1h15, non stop et puis je suis vidé. Je reconduis Didier
Un Thema sur Alain RESNAIS
Lundi 24 novembre
Il y a des inondations au Pâchis à Anseremme; La Meuse a débordé. Regine doit y aller à la Noêl pour tout nettoyer
Je peux aller loger chez sa fille Florence (Flo, la comédienne) à Paris quand je veux. C'est dans le 18e. Madame Florence Rival-Hebbelynck
Mort de Barbara. à l'Hopital américain de Neuilly comme Brel et bien d'autres .. Septicémie. 67 ans. Larmes...
Mardi 25 novembre
Un reportage sur Libin à savoir sur l'Euro-Space Center. C'est à 30 kms de hez moi
Un reportage sur le Prince Régent de Belgique, Charles, régent de septembre 1944 à juillet 1950 (Retour au pays de son frère Léopold III). Il était Comte de Flandre (voir ci-dessous)
Mercredi 26 novembre
Je vais chez mon toubib, Philippe Marechal, lui raconte l'histoire de la BSR. On parle de Julien Green dont il m'a jadis prêté l'entièreté du journal car on passe des documents sur lui a la télé. Il a raté le dernier et je lui dis que je l'ai enregistré et que je lui passerai la K7 video. Vaccin anti-pneumocoques valable pour 5 ans
Un reportage sur l'écrivain André Helena (1919-1972) Né à Narbonne. 200 romans noirs. Le premier en 1949 "Les Flics ont toujours raison". Escapade en Espagne pendant la guerre civile
Vendredi 28 novembre
On diffuse "A l'Ouest rien de nouveau" de Lewis Milestone-1930. Voir ci-dessous
Dimanche 30 novembre
Une émission à la RTB sur Henri VERNES, l'écrivain créateur du personnage MOB MORANE
voir ci-dessous
Lundi 1er décembre
Je commence "La Femme et la Bête" de D.H Lawrence
C'est le 7 novembre 1996 que j'ai commencé mon premier grand "brou de noix" 60/90. J' en ai fait 42 depuis
Décès de Stephane Grapelli
Mardi 2 décembre
Une lettre dEnelle. Elle et complètement immobilisée par son mal de dos. Le brufen ne fait aucun effet. Elle a mal partout, même assise ou couchée. Cela vient du bas de la colonne. Ce n'est pas le nerf sciatique. Enelle c'est toujours le dos et l'asthme. En fait c'est l'articulation sacro-iliaque qui est atteinte
Un docu sur Simenon
On diffuse QUEIMADA de Gillo Pontecorvo avec Brando
(voir ci-dessous)
Egalement un Thema sur Heinrich HEINE, considéré comme le plus grand poète allemand du 19e siècle
Christian Johann Heinrich Heine, né le 13 décembre 1797 à Düsseldorf, Duché de Berg, sous le nom de Harry Heine et mort le 17 février 1856 à Paris (8e arrondissement) sous le nom de Henri Heine, fut l'un des plus grands écrivains allemands du XIXe siècle.
Heine est considéré comme le « dernier poète du romantisme » et, tout à la fois, comme celui qui en vint à bout. Il éleva le langage courant au rang de langage poétique, la rubrique culturelle et le récit de voyage au rang de genre artistique et conféra à la littérature allemande une élégante légèreté jusqu'alors inconnue. Peu d'œuvres de poètes de langue allemande ont été aussi souvent traduites et mises en musique que les siennes. Journaliste critique et politiquement engagé, essayiste, satiriste et polémiste, Heine fut aussi admiré que redouté. Ses origines juives ainsi que son positionnement politique lui valurent hostilité et ostracisme. Ce rôle de marginal marqua sa vie, ses écrits et l'histoire mouvementée de la réception de son œuvre.
Marcel Evrard, le beau-frère d'Enelle est décédé à la Clinique d'Ottignies, à 60 ans. On a "débranché"
Le Papa d'Anne Dupond est aussi décédé ce matin
Mercredi 3 décembre
Un docu sur Alma Mahler. Lire sur elle le livre de Françoise Giroud
Il neige
Alma Maria Mahler (née Schindler, Vienne, 31 août 1879 – New York, 11 décembre 1964), fut successivement l'épouse du compositeur Gustav Mahler, de l'architecte Walter Gropius et du romancier Franz Werfel. Peintre et musicienne, elle a composé des lieder.
Biographie
Fille du peintre paysagiste Emil Jakob Schindler et de sa femme Anna Bergen (1857-1938), Alma grandit à Vienne. Parmi les amis de son père, on compte Gustav Klimt, à qui elle aurait donné son « premier baiser ».
Elle est généralement reconnue comme une femme ambitieuse que plusieurs contemporains décrivent négativement. La lecture croisée du chapitre féroce d'Elias Canetti ("Trophées" dans Jeu de regard. Histoire d'une vie. 1931-1937.), du journal intime d'Alma (qui contient ses propres hésitations et aspirations) et de la somme d'Henry-Louis de La Grange, biographe de Mahler, permet de se faire une idée des tiraillements entre la légende et le caractère réel de la femme qu'on devine pas toujours facile à saisir.
Issue d'un milieu cultivé, musicienne, belle, intelligente, indépendante d'esprit, Alma est courtisée du Tout-Vienne. Elle fréquente quelques personnages éminents de la capitale, dont Klimt, le directeur de théâtre Max Burckhard (de) et le compositeur Alexander von Zemlinsky avant d'épouser en 1902 Gustav Mahler, de dix-neuf ans son aîné, pour une vie de couple tumultueuse. Ils s'aimeront passionnément même si la nature possessive d'Alma et son aptitude à séduire tous les grands hommes passant sur son chemin mettent plusieurs fois en péril l'harmonie du couple. Son charme naturel et sa vivacité transforment Mahler qui rencontre, grâce à elle, d'éminent artistes comme le poète dramatique Gerhart Hauptmann, les peintres Gustav Klimt et Koloman Moser ou le chef de file de l'avant-garde musicale viennoise, Arnold Schönberg.
En épousant Mahler, il est convenu qu'elle doit abandonner ses propres aspirations artistiques en musique et en peinture. Frustrée, souvent sacrifiée au travail d'un mari distrait et exigeant, Alma succombe au charme de l'architecte Walter Gropius, avec lequel elle s'engage dans une relation extraconjugale. Mais le divorce est exclu. En raison de l'échec de leur relation conjugale que Mahler attribue à son âge, il consulte Sigmund Freud avec lequel il a de longues conversations. « Votre femme cherche son père dans l'homme qu'elle aime, vous êtes celui-là », lui dit-il1. L'entretien semble avoir été d'un certain secours au compositeur qui écrit à sa femme « …Suis joyeux. Conversation intéressante… . De fait, Mahler recouvre « sa capacité d'amour » pour Alma durant les derniers mois de sa vie.
Alma a deux enfants avec Mahler, Maria (1902-1907), qui meurt de la scarlatine ou de la diphtérie, et Anna (1904-1988) qui deviendra sculpteur.
À la mort de Mahler en 1911 (décédé à l'âge de 50 ans d'une endocardite, maladie du cœur rare), Alma, jeune veuve riche, est engagée en novembre de la même année comme assistante par le biologiste autrichien Paul Kammerer, qui était fou d'elle et qui devint son amant. Mais leur relation prend fin au printemps 1912. Pendant deux ans, Alma est la maîtresse de l'écrivain et peintre Oskar Kokoschka, qui, pour représenter leur amour, réalise la toile La Fiancée du vent (en). Effrayée par la passion qu'elle suscite en lui, Alma rompt avec Kokoschka, lequel part pour Berlin.
Alma, qui dans le même temps fréquentait toujours Gropius, l'épouse en 1915 et de leur union naît Manon en 1916. Cette dernière décède de la poliomyélite en 1935, à l'âge de 18 ans. Le compositeur Alban Berg, grand ami d'Alma et qui aimait beaucoup Manon, dédie à sa mémoire le Concerto à la mémoire d'un ange. Dès 1919, elle vit avec le romancier Franz Werfel. Enceinte de lui (elle a quarante ans) alors qu'elle est toujours mariée avec Gropius, elle divorce en 1920, mais leur enfant, Martin Carl Johannes, naît prématurément et meurt à dix mois. Elle épouse Werfel en 1929.
En 1938, Alma et Werfel fuient l'Anschluss et se réfugient en France, où ils trouvent asile auprès d'autres intellectuels exilés à Sanary-sur-Mer, dans le Var, (Exil en paradis, artistes et écrivains sur la Riviera (1933-1945), Manfred Flügge). Mais l'invasion et l'occupation de la France par les Allemands en 1940 les contraignent de nouveau à fuir avec l'aide du journaliste américain Varian Fry installé à Marseille. Ils franchissent à pied les Pyrénées pour se rendre en Espagne puis au Portugal d'où ils embarquent pour les États-Unis.
Ils s'installent à Los Angeles, où Werfel connaît le succès lorsque Le Chant de Bernadette est adapté au cinéma, avec notamment Jennifer Jones. Après la mort de Werfel en 1945, Alma retourne à New York, où elle devient une actrice culturelle majeure jusqu'à sa mort en 1964, à l'âge de 85 ans.
L'histoire de sa vie a été adaptée au cinéma dans le film de Bruce Beresford, Alma, la fiancée du vent. Elle a également été l'objet d'un best-seller de Françoise Giroud (Alma Mahler, ou l'art d'être aimée). Il est à noter que sa présence dans l'imaginaire public est plus liée aux rencontres de sa vie amoureuse qu'à ses œuvres - ce dernier ouvrage refuse explicitement, par exemple, de parler de sa musique
Je lis Jean Cayrol. Remarquable !
Jean Cayrol (Jean Raphaël Marie Noël Cayrol), né le 6 juin 1911 à Bordeaux, mort dans la même ville le 10 février 2005 est un poète, romancier, essayiste et éditeur français.
Biographie
Dès son adolescence, il se consacre à l'écriture et fonde à l'âge de 16 ans une revue littéraire, "Abeilles et pensée" (en hommage à Paul Claudel) avec Jacques Dalleas. C'est la voie qu'il choisit après l'échec de son doctorat en droit.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Jean Cayrol s'engage dans la Résistance (réseau Confrérie Notre-Dame du colonel Rémy). Il est arrêté en 1942, après avoir été dénoncé et est déporté N.N. (Nacht und Nebel) au camp de concentration de Mauthausen-Gusen (camp Gusen I). Cette expérience a nourri ses Poèmes de la nuit et du brouillard. Au camp de Gusen, Jean Cayrol rencontra le Père Jacques de Jésus, un carme français déporté pour avoir caché des enfants juifs dans le collège d'Avon dont il était directeur. Ce prêtre mourut peu après la libération du camp par l'armée américaine. Jean Cayrol lui dédiera Chant funèbre à la mémoire du Révérend Père Jacques en ces termes : « Pour mon plus que frère, le R.P. Jacques du carmel d'Avon […] qui fit sourire le Christ dans le camp de Gusen, mort d'épuisement à Linz, le 2 juin 1945 ». Dans Au revoir les enfants de Louis Malle (1987), le Père Jacques est représenté par un personnage nommé Père Jean.
Jean Cayrol a obtenu le Prix Renaudot en 1947 pour son roman Je vivrai l'amour des autres, le Grand Prix littéraire de Monaco en 1968 pour l'ensemble de son œuvre et le Prix international du Souvenir en 1969. Il a été membre de l'Académie Goncourt de 1973 à 1995. Il a également participé, comme scénariste ou réalisateur, à quelques films et téléfilms, dont au moins cinq courts-métrages. L'un de ces derniers, Nuit et brouillard, dont il a écrit le commentaire, a vivement impressionné des générations entières de spectateurs depuis 1955. Au début des années 1950, il entre comme éditeur aux éditions du Seuil, et y restera jusqu'à la fin des années 1980 où il a rencontré Jeanette Durand qu'il a épousée et qui l'a soigné jusqu'à son décès en 2005.
Son passé et son tempérament discret lui font éviter de se montrer en société, même après son élection à l'Académie Goncourt. En revanche, il se montre actif comme éditeur : son goût et sa patience lui font découvrir et publier des auteurs alors inconnus qui trouveront leur voie, comme Philippe Sollers, Didier Decoin, Roland Barthes, Erik Orsenna, Bertrand Visage, Marcelin Pleynet, Denis Roche ou encore Kateb Yacine. Beaucoup d'entre eux suivront l'exemple de Jean Cayrol pour devenir d'importants découvreurs de jeunes talents littéraires.
L'écriture de Cayrol, dominée par la figure de Lazare, revenu d'entre les morts, représentation du retour de l'univers concentrationnaire, s'est toujours située dans une modernité radicale, avant même l'émergence du « nouveau roman ». Les personnages sont passifs et anonymes face à un monde dépourvu de sens, dans un espace détaché de la conception narrative classique.
Je vais le soir à la mortuaire du papa d'Anne et de Francis, à St Pierre. Après avoir rendu hommage, Francis m'emmène à la cuisine avec les proches du défunt.. On ouvre une bouteille de Hauteterre. Puis je me tire car le Curé va arriver pour la veillée funèbre. Didier me raccompagne à ma voiture et me remercie (C'est le père de sa femme)
Vendredi 5 décembre
Levée de corps et enterrement de Marcel Evrard. Je n'y suis pas prié ne connaissant personne, même pas la soeur d'Enelle
Je devais voir Valérie au Miami mais elle décommande. La Saint-Nicolas et patati et patata
Je construis une mangeoire pour les oiseaux avec une vieille caisse rectangulaire
Un article sur Lydie Salvayre qui vient de remporter le Prix Novembre avec "La Compagnie des Spectres" un roman sur Vichy dont l'héroïne se nomme Putain (au lieu de Petain)
(voir ci-dessous)
Mardi 9 décembre
Il y a eu les jours derniers des échanges téléphoniques avec Enelle, plus que pénibles à mon égard. Elle veut venir fin de semaine et je dis Stop, pas question. Y en a marre
De Cayrol que je termine cette phrase superbe
"Je mourrai sans savoir comment, une mort belle et impévue comme des primeurs dans une cariole au bout d'une rue d'hiver, un éclatement de couleurs quelque part, un tombereau de fruits inconnus versés dans une rigole; ce sera le signal "
Mercredi 10 décembre
Montherlant :
"L'écrivain donne son oeuvre comme le pommier la pomme, sans se soucier si elle sera ramassée, et si elle l'est, de quelle façon le cuisinier l'accomodera"
"Je pense toujours que le souci du rapport avec le public, est le revers de l'art. Ce qui empoisonne et corrompt tantôt l'oeuvre d'art, tantôt le caractère de l'artiste, tantôt les deux"
"Une vie est heureuse quand elle commence par l'ambition et finit par n'avoir plus d'autres rêves que celui de donner du pain aux canards"
"D'une querelle on sort peut-être brisé, mais aussi plus riche de soi-même, plus vrai envers soi, plus sûr de sa force, sans feinte et sans détour"
Je commence Stephen King "Different reasons"
Je termine ma collection de "Un beau Jardin". Six tomes. (Voir ci-dessous)
Jeudi 11 décembre
Décès de Maryline Colot, la femme de mon ami Philippe, mes anciens agents Ippa à Senonchamps, lui professeur à Bastogne et correspondant pour journal "La Meuse", elle employée au Journal "La Lorgnette" à Bastogne. C'est avec elle que j'avais discuté de la mise en forme de la photo de mon territoire, celle de Patrice Gaillet. J'apprends cette nouvelle en feuillettant "La Lorgnette".Tristesse
(voir ci-dessous)
Un Thema sur Vichy et tous ses personnages sinistres et équivoques dont DARQUIER de PELLEPOIX, réfugié en Espagne depuis 1953, condamné à mort par contumace en 1947, René BOUSQUET condamné à 5 ans d'indignité nationale, Raphaël ALIBERT de la Loi Alibert, Xavier VALLAT, TASCAT conseiller à l'Information, René GILLOUAIN, Yves BOUTILLIER, Phimippe HENRIOT, Marcel DEAT, Francis BOUDELAN, sans oublier Jean JARDIN(mort en 1976), dit Le Nain Jaune, le grand-père d'Alexandre Jardin et le père de Pascal Jardin et Directeur du Cabinet de LAVAL et d'autres, tous les planqués de l'HOTEL du PARC
J'enregistre une émission sur KEVORKIAN, le Docteur de la Mort qui vient d'inventer une machine à suicide individuelle
Samedi 13 décembre
Finale des Dicos d'Or 1997
Dimanche 14 décembre
Valérie doit trouver quelqu'un pour les deux châtons qui lui restent et qui pissent partout
A La Seyne, Monsieur Paul, un nouveau maire communiste. Le projet Marina abandonné. On avait remblayé Les Sablettes pour construire cette structure touristique gigantesque et ces remblais ont pollué toute la rade
Un Thema sur "Le Temps des Pharaons (voir ci-dessous)
Quelques rappels. Les Grandes Pyramides c'est en 2.600 avant J-C, pendant l'Ancien Empire qui dure jusque - 2300. Memphis en est la capitale
En 1580, le Hyksos sont chassés d'Egypte et c'est le Nouvel Empire. L'apogée avecThoutmès III (Livre des Morts), Aménophis IV (-1373 à - 1354),, Toutankhamon ( -1354 à -1346), Ramsès II (-1301 à -1235 ) et Ramsés III ( -1198 à - 1168)
En moins 1100, déchéance des Pharaons
, écrivain, né à Caen, en 1919
Roger Grenier, né le 19 septembre 1919 à Caen dans le Calvados, est un écrivain, journaliste et homme de radio français. Il est régent du Collège de ’Pataphysique.
Biographie
Il passe son enfance à Pau, où sa mère Andrélie ouvre un magasin de lunettes. Pendant la guerre, Roger Grenier suit les cours de Gaston Bachelard à la Sorbonne avant de participer en 1944 à la libération de Paris. Il est ensuite engagé par Albert Camus dans l'équipe de Combat, puis à France-Soir. Journaliste, il suivra de près les procès de la Libération auxquels il consacrera son premier essai en 1949 sous le titre Le Rôle d'accusé.
Homme de radio, scénariste pour la télévision et le cinéma, membre du comité de lecture des éditions Gallimard depuis novembre 1963, il reçoit le Grand prix de littérature de l'Académie française en 1985 pour l'ensemble de son œuvre. Celle-ci est composée de plus d'une trentaine d'ouvrages, romans — dont deux best-sellers Le Palais d'hiver en 1965 et Ciné-roman, Prix Femina en 1972 —, essais et nouvelles. Publié internationalement (The Difficulty of Being a Dog…), il est également conférencier, parlant de littérature, de l'histoire des éditions Gallimard ou de ses amis (Albert Camus, Brassaï…). En 1971, il rédige la préface à L’île de Sakhaline d'Anton Tchekhov pour la collection Folio.
Il est marié et a deux enfants.
Combat
Dans un entretien, il décrit son passage à Combat comme une aventure : « À Combat, j'entrais non dans un journal, mais dans un monde où j'allais tout apprendre. » - Le Magazine Littéraire, Nº18 janvier - février 2010
Jeudi 18 décembre
Après-midi chez Eric à Longwilly. Eric me dit que Joseph Sibret m'aime beaucoup
Je termine Michel Onfray "La Raison gourmande". Excellent !
Vendredi 19 décembre
Je commence Shining de Stephen King pour essayer d'élucider le mytère du film de Kubrick
Dans le journal, une photo de Dominique Streel.il habitait une rue plus bas que chez moi, rue du Calvaire, dans les années cinquante et avait été adopté par un hongrois, qui travaillait comme infirmier dans la clinique de mon père, Franz Honhon (pron Onon), qui avait épousé la veuve de José Streel
J'ai surtout connu une des soeurs de José, Véronique Streel, jeune fille charmante dont j'ai gardé un excellent souvenir. Notre histoire fut courte mais belle. A l'époque je vivais chez mes parents, rue du Snapeux. Véronique avait une soeur, Isabelle
Dominique par la suite est devenu directeur de la Spaque qui s'ocupait en Wallonie de la gestion des déchets
Lucien Alphonse Joseph Streel (connu sous le nom de José Streel), né en 1911 et décédé le 21 février 1946, est un journaliste belge, membre actif de Rex. Fervent partisan de la collaboration mais sans sympathie pour le nazisme, il se retire de la vie politique en 1943. Il est néanmoins condamné à mort après la libération et fusillé.
Éléments biographiques
Enfant illégitime issu d’un milieu catholique, José Streel est un intellectuel aux nombreux diplômes. Il rencontre Léon Degrelle en 1930 et devient rapidement l’un de ses partisans et un des meilleurs journalistes des différentes publications rexistes, dont les articles attirent un lectorat non-rexiste.
Il publie en 1932 son ouvrage Les Jeunes Gens et la Politique, qui révèle son dégoût du monde moderne. Il est rapidement nommé rédacteur en chef des périodiques rexistes. Malgré ses nettes réserves à l’égard du nazisme, en raison de sa profonde foi catholique, Streel soutient la politique de collaboration avec l’occupant. Il prendra ainsi part, après 1942, à Radio Bruxelles, l'organe radiophonique de la propagande nazie en Belgique1. Fervent défenseur de l’indépendance de la Belgique, il appelle à une action commune entre les Rexistes et les mouvements nationalistes flamingants. Lorsque Degrelle rejette cette option, Streel se retire de Rex et de la vie politique en 1943. Il se réfugie en Allemagne en 1944. Il n'y exerce pas d’activités politiques. Après la fin du conflit, il rentre en Belgique où il se cache. Il est arrêté. Ayant été condamné à mort par contumace, il est fusillé le 21 février 1946
Samedi 20 décembre
Je vais à Redu. Une seule librairie ouverte. J'achète "Le Palais d'Hiver" de Roger Grenier, "Le Hussard sur le toit" de Giono, "Entretiens avec Henri Miller" par Pascal Vrebos etc..
Dimanche 21 décembre
Je suis totalement tenu à l'écart par Enelle depiis la mort de son beau-frère
Du mal aussi à fixer un RV avec Didier pour la suite de l'interview
Je termine Jean-Edern Hallier
Lundi 22 décembre
Les rats musqués sont là
Je lis "Entretiens avec Henri Miller" de Pascal Vrebos
Quand un homme est âgé et qu'il a rempli sa mission sur terre, il a le droit de se préparer à la mort dans la paix. Il n'a pas besoin de voir les gens? Il en a vu assez; Il est inutile d'aller le voir, de l'importuner avec des bavardages et des banalités. On doit passer devant chez lui, comme si personne ne vivait là"
Quand Miller n'a pas envie de répondre à son abondant courrier, sa secrétaire envoie une carte avec cette phrase imprimée par avance "J'ai le choix entre deux possibilités : ou je vous réponds ou je peins une nouvelle aquarelle, ce qui est bon pour mon âme. Si vous ne recevez pas de réponse, vous saurez ce que j'ai choisi"
Et pourtant il m'a répondu. Voir sa lettre ci-dessous
"Dear friend
I must be brief. I am now blind in one eye. It took me quite some time to decipher your two letters
Please do'nt try to visit me. I am overwhelmed with visits and correspondance
Sincerely
Henri Miller
Mardi 23 décembre
J'enregistre "Les Enfants du Paradis" de Marcel Carné
En 1792 Goya tomba malade. Probablement une intoxication due aux métaux contenus dans ses couleurs
Les atrocités peintes par Goya sont celles de la guerre de l'Indépendance qui a suivi l'installation par Napoleon Ier de son frère Joseph Bonaparte comme Roi d'Espagne, alors que celle-ci appartenait aux Bourbons qui sont chassés puis rétablis sur le trône (Frédéric VIII) après une héroique guerre d'indépendance
Mercredi 24 décembre
Mort de Jacques FABRI à 76 ans
Je passe mon réveillon de Noêl, seul à la maison
Jeudi 25 décembre
J'ai accepté d'aller manger à Pontaury, en famille (Olivier et sa compagne Fabienne et Anne-Julie) Cela se passe très bien. Une fondue bourguignonne. Je repartirai le lendemain en fin d'après-midi
Samedi 27 décembre
Je lis Nemirowski et ensuite "La Baie des Anges" de Max Gallo
Où en est l'Affaire DUTROUX???Voir ci-dessous
Dimanche 28 décembre
Enelle arrive ici à 18h30 avec 2h30 de retard? Pas un mot d'excuse. Je lui dis '"apprends à gérer ta vie" Ensuite elle me parle de ses problèmes d'argent. Pas d'argent pour faire les courses de Nouvel-An. Je serai donc seul à payer les courses pour la semaine Normal, elle gagne plus du double de ce que je gagne au chômage; Hum ! Après les courses au Delhaize elle me pousse à lui dire pourquoi je suis de mauvaise humeur. Je commence à lui expliquer et elle se tire illico. Pour moi tout cela était prémédité
Lundi 29 décembre
Enelle s'est barrée. Impossible cette histoire; Pourquoi est-elle venue???? Elle a repris toutes ses affaires, y compris son matériel de peinture
Mercredi 31 décembre
Je suis seul pour le réveillon. J'ai les Anciaux et les Dupont au téléphone. Ils proposent de passer à Moircy.Ca me fait du bien. Et ils ne partiront qu'à 2 heures du matin ce 1er janvier 1998
Ci-dessous la liste des livres lus en 1997

























































