WC Handy-Blind Blake-BB King-John Lee Hooker-Robert Johnson-Blind Lennon Jefferson-Lonnie John-Tommy Johnson-Othar Turnerson-Tommy Johnson son
LE BLUES
Le blues est un genre musical vocal et instrumental, dérivé des chants de travail des populations afro-américaines apparues au Mexique et aux États-Unis au courant du XIXe siècle ainsi que des immigrés anglais, irlandais, écossais, espagnols, français, polonais et d'indiens Cherokee, gens de pauvres conditions qui exprimaient eux aussi leurs peines dans un genre de musique comparable. C'est un genre où le chanteur exprime sa tristesse et ses déboires (d'où l'expression « avoir le blues »). Le blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine, puisqu'il est à la source du jazz, du R'n'B et du rock 'n' roll entre autres.
Étymologie
Le terme blues vient de l'abréviation de l'expression anglaise blue devils (« diables bleus »), qui signifie « idées noires ».
Le terme blue d'où le blues est aussi dérivé de l'ancien français et signifie « l'histoire personnelle » (il reste dans la langue française actuelle le terme bluette, qui est, pour tous les bluesmen, la signification du blues, une chanson à la première personne du singulier). La note bleue - en fait la gamme pentatonique mineure couramment utilisée dans la musique asiatique, à laquelle on ajoute une note dissonante - donne une sonorité particulière caractéristique du blues. L'utilisation de cette "blue note" est l'essence musicale du blues qui a de nombreuses origines (africaines, asiatiques via les Amérindiens, irlandaises, etc.)
L'utilisation de l'expression dans la musique noire américaine remonte au début du XXe siècle dans le Music Hall Américain (vaudeville) et était couramment employée dès le XIXe siècle dans les pièces de théâtre traitant des Noirs du Sud des États-Unis (cf dans Americana, chez Fayard). W.C. Handy l'a en quelque sorte officialisée dans son Memphis Blues en 1905.
Histoire du blues
Les plus anciennes formes de blues proviennent du Sud des États-Unis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ces formes étaient le plus souvent orales, accompagnées parfois par un rythme donné par des instruments rudimentaires. C'est principalement dans les champs de coton de la région du delta du Mississippi (entre Senatobia et Clarksdale) que ces formes prennent des tours plus complexes.
L'une des formes antérieures au blues est le Fife and Drums joué dans la région Hill Country du Mississippi (il s'agit d'un ensemble de percussions guidé par un fifre en bambou, instrument que jouait le maître en la matière, Othar Turner).
Il y eut d'autres formes de blues avec des instruments rudimentaires, le diddley bow, une corde fixée sur une planche, le jug, cruchon en terre dans lequel on soufflait. Puis le blues a évolué avec des instruments simples, tels que la guitare acoustique, le piano et l'harmonica. La légende raconte que l'un des guitaristes bluesmen, Robert Johnson, aurait signé un pacte avec le diable ce qui lui aurait permis de devenir un virtuose du blues (blue devils : c'est une musique liée aux forces maléfiques qui était fuie et rejetée par beaucoup de personnes aux États-Unis). Cependant, Robert Johnson ne serait pas le premier à avoir raconté cette histoire, c'est un autre bluesman, auteur du morceau Canned heat Tommy Johnson, qui en serait à l'origine.
W. C. Handy fut l'un des premiers musiciens à reprendre des airs de blues, à les arranger et les faire interpréter par des chanteurs avec orchestres. Il fut également l'auteur de morceaux parmi les plus célèbres, tel le fameux Saint Louis Blues.
Du point de vue des textes, les premiers blues consistaient souvent à répéter un même vers quatre fois. Au début du XXe siècle, la structure s'est standardisée sous sa forme la plus commune : "AAB". Dans cette structure, un vers est chanté sur les quatre premières mesures ("A"), puis répété sur les quatre suivantes ("A"), enfin, un second vers est chanté sur les quatre dernières mesures ("B"), comme dans l'exemple suivant : « Woke up this morning with the Blues down in my soul / Woke up this morning with the Blues down in my soul / My baby gone and left me, got a heart as black as coal ».
Les années 1920 et 1930 virent l'apparition de l'industrie du disque, et donc l'accroissement de la popularité de chanteurs et guitaristes tels que Blind Lemon Jefferson et Blind Blake qui enregistrèrent chez Paramount Records, ou Lonnie Johnson chez Okeh Records. Ces enregistrements furent connus sous le terme de race records (musique raciale), car ils étaient destinés exclusivement au public afro-américain. Mais les années 1920 connurent également des chanteuses de classic blues extrêmement populaires, telles que Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith, Ida Cox et Victoria Spivey.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'urbanisation croissante et l'utilisation des amplificateurs pour la guitare et l'harmonica menèrent à un que le Chicago blues), avec des artistes comme Howlin' Wolf et Muddy Waters qui influencère le célèbre Jack Mawell quand il écrivit Black days. C'est ce blues électrique qui influencera, plus tard, une partie du rock 'n' roll.
Vers la fin des années 1940 et pendant les années 1950, les Noirs américains ont migré vers les villes industrialisées du Nord comme Chicago et Détroit, pour y trouver du travail. Dans les villes comme Chicago, Détroit et Kansas City, un nouveau style de blues « électrique » apparut. Il utilisait la voix, la guitare électrique, la basse électrique, la batterie et l'harmonica amplifié avec un micro et un ampli. J. T. Brown, qui jouait avec les groupes d'Elmore James et J.B. Lenoir a également utilisé le saxophone, plutôt comme instrument d'accompagnement qu'instrument soliste.
Le style de blues urbain de Chicago fut bien influencé par le blues du Mississippi, d'où sont venus des musiciens comme Howlin' Wolf, Muddy Waters, Willie Dixon, et Jimmy Reed. Les harmonicistes comme Little Walter et Sonny Boy Williamson (Rice Miller) étaient bien connus dans les clubs de blues à Chicago. Les autres joueurs d'harmonica, comme Big Walter Horton, Snooky Pryor et Sonny Boy Williamson, avaient aussi beaucoup d'influence. Muddy Waters, Elmore James et Homesick James jouaient de la guitare électrique avec un « slide » ou « bottle neck » ; l'exercice consiste à jouer les notes sur le manche en posant un bout de métal ou un goulot de bouteille sur les cordes. B. B. King et Freddie King n'ont pas utilisé le « slide ». Les chanteurs Howlin' Wolf et Muddy Waters marquèrent le blues de leurs voix rauques et fortes.
Le contrebassiste, compositeur, chercheur de talents Willie Dixon a eu un grand impact sur l'environnement musical de Chicago. Des chansons comme Hoochie Coochie Man, I Just Want to Make Love to You (écrite pour Muddy Waters), Wang Dang Doodle (pour Koko Taylor), et Back Door Man (pour Howlin' Wolf) sont devenus des « standards » de blues. Nombres d'artistes de Chicago Blues enregistrèrent leurs disques sur le label Chess Records ou d'autres labels importants tels Vee Jay et Cobra.
Le style de blues urbain des années 1950 a eu un grand impact sur la musique populaire des musiciens comme Bo Diddley et Chuck Berry. Aussi, le style de blues urbain des années 1950 a influencé le style de musique de Louisiane de zydeco, surtout Clifton Chenier. Les musiciens comme T-Bone Walker (de Dallas) étaient plus associés au style de blues de la Californie, plus policé et sophistiqué que le style de blues de Chicago, les Charles Brown's Three Blazers étant le combo qui illustrera le mieux cette tendance au milieu des années 1940.
Les blues de John Lee Hooker étaient plus individuels que le style de blues de Chicago. À la fin des années 1950, le swamp blues s'est développé près de Bâton-Rouge avec des artistes comme Slim Harpo, Lazy Lester, Sam Myers et Jerry McCain. Le swamp blues était plus lent, avec un style d'harmonica moins complexe que dans le Chicago Blues. Les chansons du style les plus connues sont Scratch my Back, She's Tough et King Bee.
Le jump blues était un autre développement du blues de cette période qui a influencé la musique populaire. Le jump blues était un hybride populaire du swing et du blues, mettant en vedette des chansons "up-tempo" orchestrées pour des big bands. Le musicien de ce genre qui a le plus influencé la musique populaire était Big Joe Turner, qui a enregistré la version originale de "Shake, Rattle, and Roll". Pensons aussi à Tiny Grimes, Ruth Brown, et LaVern Baker ("Tweedle Dee").
Lors des années 1960, les genres de musique influencés ou créés par les noirs américains, comme le rhythm and blues et la musique soul sont devenus populaires. Les musiciens blancs ont popularisé beaucoup de styles des américains noirs aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le Rock'n'roll a souvent été qualifié de mélange des musiques Noires et Blanches bien que ce mélange remonte aux années 1930 avec certains genres de la Country Music comme le Western Swing ou le Country boogie dont le Rock'n'roll n'apparaît souvent que comme un prolongement.
Dans les années 1960, une nouvelle génération d'enthousiastes du blues apparaît en Europe et en particulier en Angleterre. Les principaux acteurs de ce que l'on appelle alors le British blues boom sont les Yardbirds, les Bluesbreakers menés par John Mayall ou encore les Animals, Fleetwood Mac (1re période avec Peter Green), Chicken Shack, et incluent de nombreuses stars de la pop et du rock à venir Jimmy Page, Eric Clapton ou Jeff Beck (tous trois membres successivement des Yardbirds) qui intègrent à leur musique des influences psychédéliques et pop.
À la fin des années 1960, le style West Side Blues fut créé à Chicago par des artistes comme Magic Sam, Magic Slim, Junior Wells, Earl Hooker et Otis Rush. Le West Side Blues de Magic Sam, Otis Rush, Buddy Guy et Luther Allison était caractérisé par une guitare électrique suramplifiée.
Aux États-Unis, les guitaristes et chanteurs B. B. King, John Lee Hooker, et Muddy Waters ont inspiré une nouvelle génération de musiciens, comme le New-Yorkais Taj Mahal. L'ère des « Civil Rights » a augmenté l'auditoire des blues traditionnels, et des festivals tels que le Newport Folk Festival ont programmé des prestations de « grands » comme Son House, Mississippi John Hurt, Skip James, Big Joe Williams ou le Reverend Gary Davis. J.B. Lenoir a enregistré des chansons qui touchaient aux thèmes du racisme ou de la guerre du Viêt Nam.
Des artistes américains comme Bob Dylan, Janis Joplin ou Jimi Hendrix, tous influencés à la fois par le blues traditionnel et le blues électrique, firent découvrir cette musique au jeune public de l'époque. L'interprétation que les artistes de cette génération donnèrent au blues aura plus tard une influence très forte sur le développement de la musique rock proprement dite.
Pendant les années 1980 et jusqu'à nos jours le blues a continué d'évoluer à travers le travail de Stevie Ray Vaughan, Robert Cray, Bonnie Raitt, Taj Mahal, Ry Cooder, Albert Collins, Keb 'Mo', Alvin Youngblood, Corey Harris, Jessie Mae Hemphill, R. L. Burnside, Junior Kimbrough, Kim Wilson, James Harman et ses deux guitaristes Hollywood Fats mann et David "kid" Ramos, Ali Farka Touré et bien d'autres.
Le style de blues « Texas rock-Blues » a été créé dans les années 1980, et utilise les guitares solo et d'accompagnement en même temps. Le style Texas a été fortement influencé par le Blues-rock d'Angleterre (comme John Mayall). Les artistes importants du style Texas blues étaient Stevie Ray Vaughan qui révolutionna le style dans les années 1980, The Fabulous Thunderbirds et ZZ Top.
À la même époque, John Lee Hooker a retrouvé sa popularité, grâce à ses collaborations avec Carlos Santana (Cd The Healer), Miles Davis, Robert Cray et Bonnie Raitt. Eric Clapton (anciennement des Bluesbreakers et du groupe Cream) est redevenu populaire dans les années 1990 avec son album pour MTV Unplugged, où il joue quelques chansons traditionnelles, entre autres succès, sur une guitare acoustique.
Blues traditionnel
- Texas Alexander
- Kokomo Arnold
- Barbecue Bob
- Scrapper Blackwell
- Blind Blake
- Ishman Bracey
- Big Bill Broonzy
- Sleepy John Estes
- Cousin Joe
- Leroy Carr
- Honeyboy Edwards
- Reverend Gary Davis
- Blind Boy Fuller
- Homesick James
- Brownie McGhee
- Son House
- Lightnin' Hopkins
- Mississippi John Hurt
- Skip James
- Blind Lemon Jefferson
- Blind Willie Johnson
- Lonnie Johnson
- Robert Johnson
- Tommy Johnson
- Charley Jordan, chanteur, guitariste
- Leadbelly
- Louisiana Red
- Mance Lipscomb
- Tommy McClennan
- Mighty Sam McClain
- Mississippi Fred McDowell
- Blind Willie McTell
- Memphis Minnie
- Montgomery ( Little Brother )
- Charley Patton
- Jimmie Rodgers
- Saint Louis Jimmy
- Mississippi Sheiks
- Sunnyland Slim
- Sonny Terry
- Bukka White
- Big Joe Williams
- Sonny Boy Williamson I
- Roscoe Chenier
Delta Blues
- Roosevelt « Booba » Barnes
- Ishman Bracey
- Willie Brown
- R.L. Burnside
- Sam Chatmon
- James Cotton
- Son House
- John Lee Hooker
- Mississippi John Hurt
- Skip James
- Robert Johnson
- Tommy Johnson
- Paul Jones
- Robert Lockwood Jr.
- Tommy McClennan
- Mississippi Fred McDowell
- Louis Myers
- Charley Patton
- Paul Pena
- Johnny Shines
- Henry Sloan
- Sunnyland Slim
- Geechie Temple
- Hound Dog Taylor
- Bukka White
- Big Joe Williams
- Elmo Williams
- Muddy Waters
Kansas City Blues
Chicago blues
- Luther Allison
- Doctor Clayton
- Eddy Clearwater
- Willie Cobbs
- Bo Diddley
- Billy Boy Arnold
- Lil' Ed
- Deitra Farr
- Buddy Guy
- Jazz Gillum
- Buddy Scott
- Bonny B.
- Billy Branch
- Howlin' Wolf
- T-Bone Walker
- Little Walter
- Big Walter Horton
- John Lee Hooker
- Luther Johnson
- Elmore James
- Vance Kelly, chanteur, guitariste, 1954
- Albert King
- Freddie King
- Mad in Blues
- Johnny B. Moore
- Louis Myers
- Muddy Waters
- Sleepy John Estes
- Sonny Boy Williamson I
- Sonny Boy Williamson II
- Hammie Nixon
- Robert Nighthawk
- Yank Rachell
- Jimmy Rogers
- Sunnyland Slim
- Barkin' Bill Smith
- Eddie Shaw
- Tampa Red
- Hound Dog Taylor
- Maurice John Vaughn
- John Watkins
- Junior Wells
- Valerie Wellington, chanteuse
- J.B. Hutto
- Earl Hooker
Memphis Blues
- Albert King(Stax)
- Little Milton(Stax)
- Memphis Minnie
Texas blues
- Albert Collins
- Texas Alexander, chanteur
- Pee Wee Crayton
- Lightnin' Hopkins
- Lil' Son Jackson
- Tutu Jones, Chanteur-Guitariste-Batteur
- Sonny Terry
- Stevie Ray Vaughan
- Sonny Rhodes
- Blind Lemon Jefferson
- Louis Charles Robinson (L.C. Good Rockin')
- Scott H. Biram
- Delbert McClinton
Redd Volkaert
Calvin Russell
New York blues
Blues moderne (après 1950)
- Carey Bell
- Bjørn Berge
- Eric Bibb
- Bobby Blue Bland
- Joe Bonamassa
- Billy Branch
- The blues brothers
- Clarence Gatemouth Brown
- R. L. Burnside
- J. J. Cale
- Eric Clapton
- Robert Cray
- Peter Green
- Albert Collins
- James Cotton
- Jimmy Dawkins
- Edwin Denninger
- Willie Dixon
- Snooks Eaglin
- Ruthie Foster
- Lowell Fulson
- Rory Gallagher
- Slim Harpo
- Screamin' Jay Hawkins
- Jimi Hendrix
- Cisco Herzhaft
- Long John Hunter
- John Jackson
- Etta James
- Luther Johnson Jr
- Tutu Jones
- Albert King
- BB King
- Freddie King
- Jonny Lang
- Professor Longhair
- Larry McCray
- Taj Mahal
- Wolf Mail
- Krzysztof Majchrzak
- J.J. Malone
- Harry Manx
- Little Milton
- Keb Mo
- Bobby Parker
- Lucky Peterson
- Roy Roberts
- Sherman Robertson
- Magic Sam
- Rockin' Sidney
- Kenny Wayne Shepherd
- Guitar Slim
- Memphis Slim
- Koko Taylor
- Rufus Thomas
- Big Mama Thornton
- George Thorogood
- Stevie Ray Vaughan
- Johnny "Guitar" Watson
- Johnny Winter
- Hugh Laurie
- Buckwheet Zydeko
Funk Blues
- Johnny "Guitar" Watson
- Lowell Fulson
- Little Sonny
- Bobby Rush
Nu Blues et blues électro
- Cujo
- G. Love & Special Sauce
- Kid Loco
- NuBlues
- T-Model Ford
British blues
- Chicken Shack
- Cream
- Cyril Davies
- John Mayall's Bluesbreakers
- Fleetwood Mac
- Peter Green
- The Groundhogs
- Jethro Tull
- Alexis Korner
- Aynsley Dunbar Retaliation
- The Yardbirds
- The Rolling Stones
- Rory Gallagher
- Savoy Brown
- Stan Webb (Groupe Chicken Shack)
- Ten Years After
Blues français et francophone
- Alan Jack
- Alexandre Thollon
- Alexx & MoOonshiners (groupe)
- Awek (groupe)
- Nina Attal (groupe)
- Awek (groupe)
- Rod Barthet
- Benoit Blue Boy
- Daniel Blanc, (groupe)
- Big Brazos (groupe)
- Bluesoul, (Chant & Guitare)
- Les Blouzayeurs (duo, guitare et accordéon)
- Bonny B., (Harmoniciste)
- Boom Desjardins
- Fred Chapellier
- Bill Deraime
- Hobo Blues (duo)
- Charlie Fabert (guitariste)
- Manu Galvin (Guitariste)
- Cisco Herzhaft, (ACI)
- Chris Lancry
- Fred and the Healers, (Groupe) Belgique
- Mad in Blues (Groupe)
- Malted Milk (Groupe)
- Jean-Jacques Milteau, (Harmoniciste)
- Jean-Pierre Froidebise (Belgique)
- Little JC, (Harmoniciste)
- Krzysztof Majchrzak
- Mike Lécuyer
- Yann Lem
- Roland Malines
- Philippe Ménard
- Offenbach, (Québec)
- Charles Pasi
- Paul Personne
- Mauro Serri (Guitariste)
- Lorenzo Sanchez
- Stringers in The Night (duo)
- Greg Szlapczynski (Harmoniciste)
- Roland Tchakounté (Cameroun)
- Eric Ter
- Nico Wayne Toussaint, (Harmoniciste)
- Patrick Verbeke
- Wimps Blues Band, (Groupe)
- Slawek Wojnarowski
- Ze Bluetones, (Groupe)
- ZU
Blues cadien
Blues d'autres pays
- Bonny B. : harmoniciste-chanteur de blues et gospel
- Monney B. : Guitariste et chanteur frontman des Hell's KItchen (CH)
- Celso Blues Boy : guitariste et chanteur, blues et blues rock
- Blues Etílicos : groupe, blues et blues rock
- Ron Martinez : guitariste et chanteur, blues
- Lamine Konté : koriste et chanteur, blues sénégalais
- Ali Farka Touré : guitariste et chanteur, blues songhaï et bambara
- Tinariwen : groupe, blues malien
- Boubacar Traoré : guitariste et chanteur, blues malien
- Lobi Traoré : guitariste et chanteur, blues bambara
- Diabel Cissokho : kora et chanteur, blues sénégalais
- Mangala Camara : chanteur de blues bambara
Camerounais:Roland Tchakounte
Karim Alberkook et Amar Sandy (Algérie)
- Pappo : guitariste et chanteur, blues et blues rock
Pendant les années 1980 et 1990, des « Blues scenes » furent créés partout aux États-Unis, au Canada, et en Europe. Ces « Blues scenes » comprenaient des revues de Blues (par exemple : Living Blues et Blues Revue), les sociétés de blues, des festivals de blues, et des clubs où est joué du blues.
Structures musicales du blues
D'un point de vue technique, le blues repose sur trois éléments : un rythme souvent ternaire syncopé, l'harmonie en I-IV-V (c'est-à-dire les degrés principaux dans l'harmonie tonale), et la mélodie qui utilise la gamme blues et les notes bleues.
Le blues a eu une influence sur une très large variété de styles musicaux, qui intégrèrent dans des proportions variables l'un ou plusieurs de ces éléments. Si l'on ne peut alors plus parler de blues on utilise fréquemment le qualificatif bluesy pour indiquer cette coloration particulière. Au-delà de stricts canons techniques, le blues se caractérise souvent - mais pas toujours - par une humeur teintée d'une certaine langueur ou mélancolie.
Le rythme le plus employé du blues repose sur une division ternaire de chaque noire (ou temps dans une mesure en 4/4) ou triolet de croches. Chaque temps est donc divisé en trois croches dont on ne marque que la première et la troisième. On crée ainsi une impression de décalage quant à l'emplacement "naturel" des notes. Le terme de shuffle est souvent employé pour désigner ce rythme. Le blues est souvent synonyme de tempo medium voire lent.
Initialement assez libre, la structure harmonique du blues se fixe progressivement pour aboutir à une forme de base articulée autour de trois accords, généralement sur 8, 12 ou 16 mesures. La forme en douze mesure est – de loin – la plus commune ; on parle de « 12 bar Blues » (Blues de 12 mesures). Ces trois accords, désignés par les chiffres romains I-IV-V, représentant les premier, quatrième et cinquième degrés (c.-à-d. tonique, sous-dominante et dominante) de la gamme majeure correspondant à la tonalité du morceau. ex. : Do/Fa/Sol ("Blues en Do"), Fa/Si bémol/Do ("Blues en Fa"), Mi bémol/La bémol/Si bémol ("Blues en Mi bémol"), etc. Les accords de base comportent le plus souvent la septième (mineure). Dans les formes plus élaborées, les musiciens recourent fréquemment à des accords de neuvième, ainsi qu'à différentes altérations. Dans le jazz, à partir des années 1940 (Bebop), des musiciens comme Charlie Parker ont poussé la sophistication harmonique (et mélodique) de la forme à un degré élevé, qui contraste avec les enchaînements rudimentaires du blues originel ("early blues"). Dans "Blues for Alice", Charlie Parker multiplie les accords de passage et altérations au point que, malgré les 12 mesures caractéristiques, il est parfois difficile pour des oreilles novices de "détecter" la forme (harmonique) du blues.
| Suite d'accords de base (Blues en Fa) : | Suite d'accords de "Blues for Alice" : | ||||||||||||||||||||||||
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La mélodie d'une gamme blues traditionnelle est simplement une gamme pentatonique mineure à laquelle on a ajouté une note. C'est cette dernière (la quarte augmentée) qui donne la couleur blues au morceau, d'où son nom de blue note (note bleue). Certains auteurs, notamment Le Roi Jones dans son livre Le Peuple Blues, avancent la théorie que ce serait là une tentative d'adaptation d'une gamme propre à la musique traditionnelle africaine. D'autres relient cela aux musiques amérindiennes, notamment Cherokees, qui proviennent très largement des musiques de l'Asie du Sud Est.
L'autre gamme fréquemment utilisée en Blues est la
Bill Wither- Etta James-Koko Taylor-Buddy Guy- Ida Cox-Miles Davis-Nina Simone-Bessie Smith-Hank Williams-Gertrud Mc Rainey-Howlin Wolf-JB Lenoir-The Blues Brothers





















